Quelques jours de plus passèrent et un début d'après midi trouva Bilbo entrain de faire de la lessive pendant que Fili montrait à Kili comment tenir et manier correctement une lance. Le jeune nain rigola, agitant l'arme vers Fili qui l'esquiva avec un sourire. Il se déplaça ensuite vers Kili et enroula ses bras autour de lui pour lui montrer une nouvelle fois la bonne position et ainsi faire une nouvelle démonstration. Le brun ferma les yeux alors que l'odeur du blond remplissait ses narines puis se retourna rapidement pour planter un baiser sur ses lèvres. Fili regarda vers le bas avec un sursaut avant de poser sa lance sur le côté et tirer Kili vers le banc où il s'assit pour lui retourner passionnément le baiser.
Bilbo entra dans la pièce, les aperçut et fit aussitôt demi tour dans la cuisine en soufflant.
- Encore ? Je ne peux pas toujours rester dans la cuisine. Vous deux avez une chambre vous savez !
En dépit de ses mots, il y avait une certaine légèreté dans les paroles du hobbit. Il était soulagé de les voir à nouveau apprécier la compagnie de l'autre.
Fili rigola mais Kili ne comprit pas les mots, Bilbo ayant choisit de parler en Firebeard. Cependant, il était heureux de voir la joie de Fili s'exprimer. Les réjouissances du jour furent interrompues par un bruit sourd contre la porte. Soudainement tendu, Fili se releva puis plaça une main sur l'épaule de Kili en lui indiquant la cuisine. Le jeune prince hocha la tête et glissa dans la cuisine avec Bilbo. Le hobbit regarda avec hésitation vers la pièce principale avant d'attraper un balai qu'il poussa dans les mains de Kili.
- Ai l'air occupé. Garde les yeux baissés.
Fili approcha la porte puis l'ouvrit pour y trouver son oncle derrière. Il se redressa et offrit une rapide révérence.
- Mon oncle.
- Fili.
Il le dépassa et alla s'asseoir sur le fauteuil du blond.
- J'aimerais discuter des raids du printemps et d'été avec toi.
- Très bien.
Fili s'assit sur le banc.
- Que dirais tu d'un verre, Fili ? J'ai soif.
Le blond se releva.
- Je vais en chercher un.
- Non, non. Assieds-toi. N'as-tu pas des esclaves pour le faire à ta place ?
Fili soupira et se tourna.
- Bilbo ! Deux bières !
- Non. Je veux voir comment l'autre se débrouille. Le nain aux cheveux noirs d'Erebor. Comment l'appelles-tu déjà ?
- Raven.
- Raven. Très bien. Laisse-moi le revoir.
Un sourire malicieux traversa son visage.
Fili sentit les poils de son cou se dresser. Son oncle n'avait rien à faire des raids mais était plutôt intéressé de voir Kili.
- Il est occupé. Bilbo peut nous servir.
- Occupé ? Allons voir ce qu'il fait.
Son oncle se releva et se dirigea vers le coin cuisine avant que Fili ne puisse l'arrêter. A son plus grand soulagement, Bilbo était occupé à nettoyer des tissus dans un bassin et Kili était tourné à l'opposé, penché pour nettoyer le sol que le hobbit gardait immaculé.
- Tu vois ? Il est occupé. Laisse les s'occuper de leurs taches, je me charge des bières, dit Fili en sortant deux pintes de l'étagère avant d'avancer vers le fût de bière.
Bronin s'éclaircit la gorge et parla d'une voix profonde.
- Je veux le voir nous servir, Fili. Repose les pintes.
C'était un ordre et non une requête.
- Raven, appela Fili et Kili releva la tête avec appréhension.
Le blond lui tendit les deux pintes, lui indiqua le fût puis hocha la tête en direction de la pièce principale. Kili se saisit des pintes et commença de les remplir. Fili retourna sur le banc et son oncle prit une nouvelle fois possession du fauteuil.
- Tu dois avoir hâte d'être au raid, Fili.
- Pas vraiment.
Kili sortit de la cuisine en portant les deux pintes. Il tendit la première au blond qui fronça les sourcils. Les yeux du jeune nain s'élargirent, demandant silencieusement à Fili ce qu'il avait fait de travers.
Celui-ci tendit la première pinte à son oncle puis permit à Kili de lui donner la seconde.
- Il ne sait même pas comment servir correctement des invités, déclara Bronin avec dédain. Il est ici depuis des mois, sait-il quelque chose à part comment correctement se faire prendre ?
Fili contracta sa mâchoire, retenant une réplique.
- Il fait ce que j'ai besoin qu'il fasse.
Kili se tenait debout devant Fili, fixant le sol, incertain de ce qu'il devait faire. Ses épaules tremblaient alors qu'il fixait le sol, la présence de Bronin l'effrayant clairement. Les deux dernière fois que le Chef de la tribu avait vu Kili, celui-ci avait été blessé. Fili voulait le tirer dans ses bras et le garder sauf à l'intérieur. Mais il fut contraint de faire du mieux qu'il le pouvait pour le moment.
- Raven, dit-il sévèrement en pointant le sol à côté du banc.
Heureusement Kili comprit et s'agenouilla à côté des pieds du blond.
- Dis moi encore une fois, Fili, comment est-il au lit ?
- Il satisfait mes besoins.
Fili prit de courtes respirations, se demandant combien de temps encore il devrait supporter ces ridicules questions et démonstration de supériorité.
- Eh bien, il ne fait pas grand-chose pour tes invités d'après ce que je vois. Envoie le vers moi, j'aimerais surélever mes pieds.
Fili secoua la tête.
- Non.
- Ai-je besoin de te rappeler que j'ai le pouvoir de l'arracher de tes mains pour le détruire ?
Fili ferma les yeux. Il voulait tuer son oncle. Et apprécier de voir chaque goutte de sang qui en peindrait le sol.
- Raven, dit-il en regardant Kili vers le bas.
Il ne savait pas comment expliquer ça avec des mots qu'il connaîtrait alors il plaça précautionneusement une main sur son bras pour le guider devant son oncle tout en gardant une pression vers le bas pour qu'il rampe. Les yeux de Kili se relevèrent, larges et confus. Fili secoua doucement la tête et le positionna sur ses mains et genoux, de manière à lui faire face. Il jeta à nouveau un œil en l'air et Fili pointa le sol. Il baissa les yeux. Le blond savait que Kili était confus et effrayé et son propre cœur lui faisait mal tellement il désirait le soulager de son fardeau.
Bronin s'étira, leva un pied puis l'autre et les laissa lourdement tomber sur le dos de Kili. La tête de celui-ci tomba un peu plus mais il conserva sa position. Bronin commença de parler des raids à Fili, parlant de ses plans consistant à se concentrer uniquement à ramener plus d'esclave pour le village et de surveiller ceux qui pourraient être utilisé aux mines. Il parla longtemps et Fili entendit certain de ses mots alors que ses yeux se déplaçaient vers Kili qui fixait toujours le sol, le corps se balançant un peu alors que le temps passait. Il espérait que le brun pourrait supporter encore un peu plus la présence de son oncle.
Finalement, Bronin baya.
- Je pense qu'il est l'heure du diner. Est ce que Bilbo a récemment fait quelque chose de bien que je puisse emporter avec moi ?
- Viens je vais te montrer, répondit Fili en se relevant.
- Oh, non. Je vais rester ici. Apporte moi simplement une assiette de quelque chose.
Fili fixa son oncle puis Kili au sol. Il alla rapidement dans la cuisine, attrapa la première assiette et balança un peu de tarte et pâtisserie dedans. Il retournait vers l'embrasure de la porte quand il entendit Kili crier. Il arriva juste à temps pour le voir allongé sur son côté, recroquevillé sur lui même en serrant ses côtes.
- C'est ma faute, sourit Bronin. J'ai voulu me relever mais j'ai marché sur sa main. Je pense que ça l'a effrayé. Et il a roulé, alors ma botte est rentrée en collision avec son estomac, expliqua-t-il en haussant les épaules. S'il est brisé, tu n'auras qu'à en ramener un autre l'année prochaine.
Il saisit l'assiette.
- Oh, de la tarte à la pomme. Je les adore.
Il prit une part tout en marchant vers la porte et croqua dedans. Des miettes tombèrent au sol.
- Agréable discussion, Fili. On se reverra bientôt.
La porte claqua derrière lui et Fili laissa un bruyant grognement de frustration sortir de sa gorge alors qu'il s'asseyait avec Kili sur le sol. Bilbo arriva en courant.
- Je ne sais pas ce que ce bâtard préparait mais je lui ferais payer d'avoir blessé Kili, murmura Fili en faisant courir ses doigts à travers les cheveux du brun.
- Je n'ai pas vu ce qu'il a fait, tu peux lui demander Bilbo ?
Le hobbit traduisit et Kili agrippa son estomac avant de murmurer.
- Il lui a donné un coup de pied. Kili pense qu'il lui a brisé une côte. Il dit qu'il a mal mais que ça guérira rapidement et que tu ne dois pas t'inquiéter.
Fili déposa ses mains sur le visage du brun et se pencha pour venir embrasser le bout de son nez.
- Ça va aller, Kili. Je vais trouver ce qu'il manigance et faire tout ce qu'il faudra pour te garder en sécurité. J'ai juste besoin d'un peu plus de temps.
Ce soir là, Bilbo et Kili discutait pendant que Fili, assit derrière le brun, massait son dos. Les yeux de Kili papillonnaient pour se fermer alors que les mains fortes de Fili défaisaient les nœuds présents dans ses épaules. Il n'avait pas réalisé toute la tension qu'il avait accumulé pendant la visite de Bronin. Il enroula ses mains autour des genoux de Fili, remarquant au passage à quel point lui aussi était tendu. Kili avait essayé de retourner les gestes amicales au Firebeard mais celui-ci avait refusé. Il poussa Kili au sol et continua de masser son cou et ses épaules.
- Vrik. Ça veut dire frotter ou masser, expliqua Bilbo, essayant d'apprendre à Kili un nouveau mot.
Mais le nain secoua la tête.
- Dis le Kili. Vrik
- Non.
Bilbo soupira.
- Tu dois faire un effort pour comprendre leur dialecte. Ça rendra ta vie bien plus facile.
- Je ne veux pas le comprendre. Tu me traduis très bien et j'ai l'intention de partir au printemps.
Bilbo soupira à nouveau en secouant la tête.
- Tu es trop têtu, Kili. Apprends juste quelques mots.
- Je connais déjà quelques mots. Je ne veux pas en connaître plus.
Le hobbit n'insista pas plus. Les doigts de Fili se déplacèrent légèrement de haut en bas sur le cou de Kili et celui-ci laissa sa tête tomber sur un côté, la posant sur la jambe de Fili pour quelques instants.
- Bilbo, toi et Fili étiez heureux et sauf avant que j'arrive, n'est ce pas ?
- Et bien autant que nous puissions l'être je suppose.
- Est ce que Bronin était déjà venu en visite avant ?
- Rarement. Et s'il venait, c'était seulement très rapidement. Je le connais depuis que je suis là mais heureusement il m'ignore. Excepté quand il veut de la nourriture. C'est seulement depuis ces dernières années qu'il est devenu hostile avec Fili. Depuis que son père est mort. Il n'a jamais été dur avec moi, il me faisait des bleus quand il me prenait par les bras pour me tirer dans la cuisine. Mais je ne pense pas qu'il le faisait intentionnellement.
- Je suis le problème ici, dit alors silencieusement Kili.
- Non, non Kili. Ce n'est pas toi ! C'est l'oncle de Fili la raison. Je ne sais pas pourquoi il te vise particulièrement, mais donnes le temps à Fili de régler cela.
- Mais je devrais être à Erebor entrain de vivre la vie que j'étais destiné à vivre. Sans moi, vous seriez tous les deux entrain de vivre en paix. Fili a la possibilité d'être Chef et améliorer la qualité de vie des esclaves et de tous les autres. Je ne fais que faire obstacle.
- Bien sur que non, tu –
- Tu viens juste de dire que vous étiez tous les deux heureux et sauf avant que je n'arrive, Bilbo. C'est moi. Ou lié à ma présence.
Le hobbit tendit la main pour la poser au dessus de celle de Kili et le nain retourna la sienne pour la saisir.
- Je suis désolé de t'avoir apporté de la peine, Bilbo. Et je ne sais pas combien je peux supporter en plus en sachant qu'il y a un nain à l'extérieur de ses murs qui veut me faire du mal. Je n'aime pas vivre dans la peur. Et ma famille me manque, Bilbo.
Les mains de Fili s'enfoncèrent dans ses épaules et il grogna, les doigts habiles ayant touché un endroit sensible. Le blond s'arrêta pour parler en Firebeard.
- Il a dit que peut importe ce dont nous parlions, nous devrions arrêter d'en parler, dit Bilbo amusé. Il ne sait pas de quoi on parle mais il dit que ça te tends à nouveau.
Kili se tourna vers Fili pour lui offrir un sourire puis tapota son genou pour lui dire que tout allait bien. Le Firebeard se pencha alors pour embrasser son nez. Kili s'affaissa entre ses genoux et il recommença de masser.
- Est ce que tu vas bien ? Demanda Bilbo
Il sourit faiblement.
- Oui. Je suis juste fatigué.
Alors qu'il était assit, les yeux fermés et les mains enroulées autour des mollets de Fili, son esprit commença de travailler. Il allait faire son propre plan pour sauver Fili, Bilbo et lui même.
Quelques jours plus tard, Fili quitta leur foyer pour aller parler à son oncle le Chef. Sa maison était elle aussi dans la paroi de la montagne, de l'autre côté du grand hall. Fili engaina son couteau et le garda sur lui en approchant la porte de son oncle. Celui-ci était vieux mais il avait toujours de grandes compétences en combat et Fili ressentit le besoin d'avoir une quelque chose pour se protéger. Il frappa à la porte et attendit impatiemment.
La porte s'ouvrit et son oncle le surplomba.
- Fili. Je ne m'attendais pas à toi.
- J'aimerais te parler.
- Bien sur. Rentre.
Bronin ouvrit et Fili entra puis trouva de quoi s'asseoir près de la porte. Son oncle le contourna et s'assit à une longue table en face de lui. Ils restèrent assit en silence pendant quelques minutes, le craquement du feu comblant le blanc. Fili était effrayé de la réponse qu'il allait avoir. Pas pour lui, mais pour Kili.
- Alors ?
- Je suis ennuyé, mon oncle. Je veux savoir pourquoi Darek insiste à vouloir se moquer de mon esclave sexuel et pourquoi tu le testes.
Bronin sourit. Ce large sourire rendit Fili furieux.
- Pourquoi le garde-tu caché loin du monde, Fili ?
Pour le garder en sécurité. C'était la mauvaise réponse et Fili ne la donna pas.
- J'aime l'avoir à l'intérieur de mon foyer.
Bronin secoua sa tête.
- Tu as toujours été un piètre menteur, Fili. Ton visage te trahit.
- Oh ?
Le blond pianota ses doigts contre sa cuisse, attendant les explications de son oncle.
- Je l'ai su dès le moment où tu as parlé dans le hall quand j'ai laissé un autre le prendre. Tu étais attiré par lui. Toi, notre illustre leader de patrouille, celui qui ramène plus de bétail et nourriture chaque années, plus que les autres encore qui eux préfère trouver des richesses et des esclaves. Tu nous gardes en vie mieux que n'importe qui d'autre. Mais tu ne nous as jamais rapporté d'esclaves. Tu te détournes d'eux avec culpabilité quand ils arrivent. Tu veux les protéger mais tu sais que tu ne peux pas. Nous avons besoin d'eux, Fili. Ce village devient plus fort quand nous pouvons les utiliser pour le dur labeur et d'autres taches.
Fili bougea inconfortablement sur son siège.
- Mais quand celui là a été rapporté, il y avait un regard différent dans tes yeux. Du désir. Et tu as tout abandonné pour lui. C'était de la douce musique à mes oreilles, Fili.
Son oncle se rassit en arrière avec un sourire.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
Sa voix faiblit et il s'éclaircit la gorge en espérant que son oncle n'avait pas remarqué.
- Je dirige ce village depuis cinq ans ; depuis que ton père est mort. Et dans trois ans ce sera ton tour. Mais tu sais, Fili, dit il en se relevant de sa chaise, je préférerais rester en charge. J'aime pouvoir manipuler ceux autour de moi. Peut importe ce que je demande, quelqu'un me l'apporte. Je ne pense pas que je suis prêt à abandonner cela dans trois ans. Je peux rendre ce village bien plus prospère que tu ne l'imagines. Je pense que je devrais garder cette position.
Il se déplaça le long de la cheminée, ramassant une épée. La main de Fili de déplaça elle sur le pommeau de son poignard.
- Cette position est mienne par droit, comme annoncé par mon père. Je vais la prendre et faire beaucoup plus pour ce peuple que tu ne puisses le rêver. Tu ne peux pas me la prendre.
- Je peux et j'ai des options. J'ai rependu des rumeurs dans le village. A propos de ton héritage. Bien que ton père ait déclaré que tu devrais prendre la relève… j'ai suggéré à quelques personnes qu'un métis ne devrait pas être Chef et ils ont tous acquiescé et fait passer le mot. J'ai remis en question la manière dont tu traites les esclaves et renforcé l'importance qu'ils ont dans notre culture. Fais tout ce que je pouvais pour te discréditer. Pour que dans quelques années, Darek puisse remettre en cause ton habilité à nous diriger et ensuite suggérer que je reste à la tête. Et avec le village ne supportant plus le farouche garçon blond qu'ils avaient l'habitude d'adorer… le jeune homme dont il avait pitié quand le père est mort… tu resteras juste un leader de patrouille servant le Chef. Moi.
- Alors c'est ca ? Tu n'as pas l'intention de t'écarter, tu veux rester Chef.
Fili se releva.
- Ça ne sera pas si facile. Tu m'as tout dit mon oncle. J'ai trois ans pour reconstruire ma réputation au sein mon peuple. Ceux de ma patrouille me croient totalement. Ils sont de mon côté. Je peux influencer tout le monde dans les prochaines années.
Bronin secoua la tête.
- Ce n'était que la première partie Fili. Le premier plan. Le second est arrivé le printemps dernier, quand Darek a ramené un pathétique esclaves auquel tu t'es attaché.
Fili se crispa.
- Non. Tu ne le toucheras pas.
- La seule chose mieux que de prendre ta place au pouvoir Fili, sera de t'entendre renoncer volontairement devant la tribu. Pour le protéger d'une horrible fin.
- Non. Je ne ferais pas ça et je ne te laisserais plus lui faire de mal.
- Jusqu'à ce que tu prennes ma place, je peux t'ordonner tout ce qu'il me plait. Et bien que j'ai apprécié fouetter ses sales pieds… c'était bien plus satisfaisant de te voir le blesser pour moi. J'ai vu à quel point ca t'a fait du mal de l'attacher pour le prendre dans ton propre lit. C'était délicieux.
- Espèce de bâtard.
Fili se tourna pour partir.
- Tu t'approches encore de lui ou de moi et je promets que je te tuerais. Et personne ne saura que c'était autre chose qu'un accident.
- Darek le saura.
Le son de bottes raisonna dans la pièce et Darek émergea d'une pièce sur le côté, un sourire satisfait au visage.
- Bonjour Fili.
- Je vous tuerais tous les deux s'il le faut, siffla le blond.
- Et Coran tuera ton esclave si cela se produit. Et si Coran tombe, un autre prendra sa place. Non, Fili. Je veux t'entendre rassembler la tribu entière pour annoncer que tu ne prendras pas la place de Chef pour me la laisser.
- Tu n'as pas l'intention de faire ça !
- J'en ai eu l'intention depuis un long moment. Et ton esclave m'a simplement donné l'occasion de l'accomplir. Maintenant dis moi, Fili. Est ce que tu acceptes d'abandonner ta prétention au titre ou alors dois-je demander à Darek d'aller chercher ton esclave pour nous amuser ?
Fili se tourna et se dirigea vers la porte.
- Laisse moi le temps de considérer tout ça alors.
Bronin rigola.
- Tu ne changeras pas d'avis, mais je vais te faire ce cadeau jusqu'à la prochaine pleine lune. Et j'aurais mes yeux sur toi pendant tout ce temps.
Fili sortit en claquant la porte.
Bronin sourit en le regardant sortir.
- Et je n'ai encore pas dis tout ce que je sais à ton sujet, mon cher neveu.
Après la visite de Fili à son oncle, le soleil brilla pendant deux semaines et il fit chaud plus que d'habitude pour la saison. Fili et Kili devinrent encore plus proche durant ce temps et Bilbo se retrouva souvent à se retirer dans sa chambre pour leur laisser un peu d'intimité. Kili avait gravé à Fili une nouvelle poignée pour un nouveau couteau et le Firebeard dû l'amener lui au forgeron pour la faire poser sur une lame puisque Kili était confiné à l'intérieur. Fili le porta fièrement chaque jour. En retour, il lui avait fabriqué une ceinture de cuire. Ils faisaient tout ensemble, excepté lorsque Fili allait chasser ou quand il devait visiter d'autres nains.
Quand Kili était laissé derrière, il faisait la tête. C'était lors de ces moments qu'il était rappelé de son statut – un esclave des Firebeards. Fili insistait pour qu'il reste à l'intérieur afin de rester sauf. Il ne désapprouvait pas mais détestait avoir à le faire. Le blond verrouillait la porte et leur ordonnait de ne l'ouvrire à personne d'autre.
Mais en dépit de l'attitude d'adoration de Fili envers Kili, Bilbo remarqua un changement en lui depuis sa visite chez son oncle ; quelque chose qui était évident quand le brun n'était pas dans ses bras. Fili le suivait alors avec des yeux anxieux. Le hobbit lui demanda ce qui n'allait pas et ce qu'il pouvait faire pour aider. Mais Fili secouait la tête tristement et allait rejoindre Kili pour le tirer dans une étreinte en le serrant fermement. Il dit à Bilbo qu'il avait des décisions à prendre et qu'il lui en parlerait dans quelques jours.
Pour celles et ceux qui ont lu le chapitre de la semaine dernière dans les premiers, je m'excuse si vous avez trouvé quelques oublis de ma part, comme un passage en gras ou un mot non traduit. C'est désormais corrigé :) Merci encore pour vos reviews !
Oh et petite info, j'ai commencé une nouvelle traduction (bien plus courte). Pour celles et ceux intéressés, vous pourrez y retrouver Fili et Kili (sans lien de sang) à Poudlard ! :D
