Fili se déplaçait avec aise dans les plaines sauvages, guidant Bilbo et Kili le plus loin possible des zones de chasse, sur des chemins à travers des bosquets d'arbres qui les aideraient à se cacher des yeux indiscrets. Les plaines évoluèrent finalement en un terrain ondoyant au fur et à mesure qu'ils approchaient de la chaine de montagne et du passage et col qu'il devraient traverser. Les ruisseaux commençaient de se regrouper en une rivière peu profonde qui poursuivait sa route en direction du passage. Les trois compagnons décidèrent donc d'aligner leur progression à elle. Ils voyagèrent pendant une semaine sans aucun signe d'autres nains.

Fili se retourna pour regarder Bilbo et Kili. Bilbo se débrouillait bien mieux que ce à quoi il s'était attendu, le hobbit avait été un esclave durant ces trente-cinq dernières années, gardé enfermé dans le village, excepté lors de quelques excursions une fois ou deux par année pour aller ramasser des champignons et autres plantes sous les yeux attentif de Fili et son père Firebeard avant lui. Bilbo se plaignait de la nourriture qu'ils avaient à manger, s'excusant de n'avoir aucune épices ou autres choses pour rendre leurs simples ragouts et repas plus plaisants. Fil se contentait de rigoler, expliquant qu'aucun d'eux ne s'attendait à autre chose qu'une alimentation rudimentaire sur la route. Le blond s'inquiétait en revanche pour les pieds nus de Bilbo mais celui-ci haussait les épaules, expliquant une fois de plus que les hobbits avait les pieds les plus résistant de toute la Terre du Milieu. Fili commença alors de croire que ce qu'il proclamait était vrai et non de simples vantardises orgueilleuses.

A la fin du groupe, Kili marchait péniblement, regardant souvent ses pieds. Fili se retournait toutes les minutes pour s'assurer qu'il était toujours entrain de marcher derrière eux. Il y avait maintenant un mois qu'il avait été fouetté contre l'obélisque et s'il avait encore une fois partiellement récupéré, Fili était conscient qu'il manquait d'endurance. Il pouvait voir que cela frustrait le brun qui insistait à dire qu'il allait bien en dépit de ses pas instables et chancelants. Le blond prenait alors son sac pour un certain temps, espérant que ce soulagement l'aiderait à retrouver un second souffle. Le brun murmurait alors tout juste et regardait le sol, déçu par sa propre faiblesse. Fili retirait un gant et posait une main contre sa joue, prononçant des paroles d'encouragement à son jeune frère.

Ils marchèrent ce jour là jusqu'au crépuscule, jusqu'à ce que le soleil ait disparue du ciel et qu'il n'y ait aucun rayon de lune pour les guider sur leur chemin. Fili prit les écureuils qu'il avait réussi à tuer et commença de les préparer alors que Kili s'éloignait pour aller ramasser du bois pour le feu. Bilbo s'occupa lui d'installer leur camps, préparant leurs sacs de couchages ainsi que sa marmite. Après quelques minutes, Kili revint avec les bras chargé de buches qu'il déposa dans le petit espace prévu pour le feu qu'avait construit Bilbo avant de s'affaler par terre pour attendre. Bilbo s'empressa alors d'allumer un feu. Chaque nuit la température baissait rapidement après que le soleil ait disparu. Les trois compagnons se regroupèrent aussi prés du feu qu'ils le purent tout en mangeant la viande d'écureuil. Fili se retrouva au milieu, bien qu'il aurait préféré que ce soit Bilbo ou Kili. Le brun glissa sous son bras gauche et le hobbit se pressa contre son coté droit.

Fili sourit, ses bras placés autour de ses deux compagnons. Il était nerveux, excité et un peu effrayé. Bien que Bronin lui ait dit qu'il avait été arraché d'Erebor alors qu'il n'avait que cinq ans, il ne se rappelait de rien. Les plaines et collines froides du nord avaient été son foyer pendant soixante-douze ans et c'était la seule chose dont il se souvenait. Il se demanda si les nains d'Erebor avaient des esclaves ; il n'avait pas pensé à poser la question. Des pensées de ce qu'il ferait une fois là-bas traversèrent son esprit. Il savait que Kili était un guerrier mais il n'en savait pas beaucoup plus. Peut-être l'autoriseraient-ils à servir au coté de Kili. Il n'arrivait pas à imaginer qu'on l'empêche de chasser et explorer. Il regard Kili et réalisa que le brun avait vécu cet exacte scenario. Un chasseur réduit à être un esclave sans le droit de chasser. La pensée l'attrista et il resserra étroitement son bras autour des épaules de Kili, ce qui causa au brun de lever la tête pour le regarder avec un sourire qu'il lui retourna.

Ils se blottirent à l'intérieur de leurs fourrures dans la même position. Fili tira Kili dans ses bras, pressant son menton dans les cheveux noir tout en faisant doucement courir sa main de haut en bas sur son bras. Derrière lui il pouvait sentit Bilbo se rapprocher jusqu'à ce qu'il soit fermement allongé dos contre dos avec lui de manière à partager leurs chaleurs corporelle. Fili s'endormit avec un sourire heureux sur le visage alors que le feu crépitait à coter d'eux.


Le matin arriva rapidement et Fili cligna des yeux alors que la lumière dansait sur les collines. La nuit avait été claire et le ciel était toujours dénué de nuages. Le feu était éteint, laissant Kili tremblant dans l'air froid du matin. Fili le tira encore plus près de lui, pressant son corps contre le sien et bordant plus étroitement les fourrures autour de lui. Il savait qu'ils devraient bientôt se lever et continuer leur route mais Kili avait besoin d'encore un peu de repos. Il fit du mieux qu'il put pour essayer de réchauffer le svelte nain jusqu'à ce que les tremblements cessent et qu'il puisse à nouveau glisser dans un sommeil confortable pour un peu plus de temps.

Bilbo commença de s'éveiller derrière lui avant de se redresser et s'étirer. Il regarda la forme de Kili toujours endormit.

- Est ce qu'il va bien ?

- Juste fatigué je pense, répondit Fili. La nuit a été froide et je n'ai pas l'impression qu'il ait très bien dormit.

- Mmm. Oui, Très froide. Je vais prendre de la nourriture séchée du sac et remplir les gourdes avec de l'eau. Je peux lui préparer une boisson chaude si tu penses que ca peut l'aider.

- C'est une bonne idée, Bilbo. Je pense que nous allons atteindre le passage aujourd'hui. Peut-être qu'un peu de chaleur pourrait nous être utile pour nous aider à avancer.

Le hobbit hocha la tête alors qu'il cherchait dans les sacs pour trouver quelques feuilles de thé que Fili avait rapporté d'un raid. Il les brisa dans leur mugs et commença un feu avant de s'éloigner avec les gourdes en peaux pour les remplir.

Fili entendit un gémissement provenant du brun et fronça les sourcils avant de le tirer contre lui pour caresser ses cheveux.

- Shh Kili. Tout vas bien. Tu es en sécurité.

Ses douces caresses eurent l'effet escompté et il sentit Kili se relaxer une fois de plus avec un petit grognement. Fili sourit et embrassa sa joue.

- Voilà, annonça Bilbo à son retour avant de remplir la marmite avec de l'eau pour la faire bouillir. Du thé pour trois arrive bientôt.

Fili se détacha de Kili et s'assit.

- Dis moi, Bilbo, de quoi as tu hâte une fois que l'on sera loin de ces terres ?

- Je ne suis pas certain. Je suppose que j'ai eu de la chance, je ne me suis pas trop attardé à penser à ma vie passée. Ce serait bien si je pouvais retourner dans la Comptée. Je peux à peine m'en souvenir. Je faisais mon premier voyage hors de la Comptée quand je me suis fais capturer, tu sais. Je n'avais jamais été nul part et j'étais effrayé de ne jamais revoir mon foyer. Pendant des années j'ai cru avoir eu raison. J'avais abandonné tout espoirs, Fili. Mais j'ai appris à me satisfaire de ce que j'avais dans la vie qu'il m'a été donné. Maintenant… Je suis un peu effrayé à l'idée de revenir.

Fili hocha la tête.

- Moi aussi je suis effrayé. Je ne pense pas qu'ils m'aimeront beaucoup. Notre clan n'a fait que piller les autres. Ils seront en colère contre moi pour avoir rendu Kili et toi à l'esclavage. Je pourrais très bien finir en prison pour le reste de ma vie, n'est ce pas ?

Bilbo secoua la tête.

- N'importe quoi. Tu étais un de leurs prisonniers autant que nous l'étions. Tu nous as sauvé et tu es son frère. Ça comptera surement pour quelque chose.

- Je n'ai aucune idée de ce que je vais faire à Erebor, Bilbo. J'allais être un Chef. Maintenant… Je ne sais pas et ca m'effraie.

Bilbo hocha la tête. Il était un peu surprit d'entendre Fili admettre ses peurs mais garda cette pensée pour lui même.

- Nous verrons au jour le jour. Reste concentré sur Kili et tout rentrera dans l'ordre.

Il remua l'eau de la marmite avant de la renverser sur les feuilles de thés.

- On devrait le réveiller, dit Bilbo en désignant Kili.

Fili se retourna vers le brun et se pencha au dessus de lui pour embrasser tendrement sa joue tout en secouant doucement son bras. Un petit murmure traversa les lèvres de Kili alors qu'il roulait sur le dos pour regarder en l'air. Ses yeux bruns clignèrent puis se plissèrent et il sourit en apercevant Fili.

- Bonjour, marmonna-t-il.

- Bonjour à toi aussi, répondit Bilbo. C'est l'heure de se lever pour prendre un peu de thé et petit déjeuner. Fili pense que nous allons atteindre le passage aujourd'hui. Ensuite il ne restera que deux semaines avant d'atteindre les terres d'Erebor, je me trompe ?

Kili s'assit en se frottant les yeux.

- Oui. Chez nous.

- Chez nous, répéta Fili avant de se retourner vers Bilbo pour avoir la confirmation ce qu'il venait de dire.

- Oui, Fili. Ton nouveau chez toi.

Le hobbit saisit les mugs et en donna un à Kili et l'autre à Fili. Ils finirent alors rapidement leurs thés et mangèrent un rapide petit déjeuner. Il rangèrent leur équipement et s'appliquèrent à effacer toutes traces de leur campement. Fili ramassa sa lance et regarda Bilbo et Kili replacer la ceinture de leur épée autour de leurs tailles avant qu'ils ne reprennent leur route en direction du col dans la montagne.


La température resta froide la plupart de la journée alors qu'ils progressaient dans l'ombre de la montagne. Le passage n'allait plus tarder à apparaître et Fili avait l'intention de le dépasser pour faire leur camps de l'autre coté. Il serait probablement tard dans la journée quand ils le traverseraient mais le blond sentait qu'ils seraient plus en sécurité du côté sud plutôt qu'arrêtés au milieu du coté nord. Fili avança aussi rapidement que possible mais il ne pouvait pas les faire emprunter le chemin menant directement au passage, celui-ci étant bien trop exposé, ils risquaient de se faire repérer de loin. Alors il écarta largement leurs pas du chemin pour pouvoir rester cachés entre les arbres, rochers, petites collines et autres sortes de terrains. Il craignait que Bronin soit entrain de les poursuive et ne gagne du temps sur eux pour les attendre dans le passage en passant lui par le chemin direct.

Fili demanda à Bilbo de rapporter ces inquiétudes à Kili. Le brun hocha la tête et Fili le regarda alors attentivement. Il se débattait plus que les jours précédent, menaçant de trébucher à chaque pas. Le blond l'observa tristement ; il souhaitait désespérément offrir rapidement une nuit de bonne heure à Kili, un jour entier même, pour qu'il puisse récupérer mais la menace dans leur dos rendait tout cela impossible. Il espérait qu'ils pourraient traverser en quelques heures, camper du coté sud et peut être ensuite trouver une ferme où ils pourraient rester un jour ou deux si les habitants acceptaient un Firebeard et ses deux gardes. S'il le devait, il était prêt à envoyer Bilbo et Kili dans la ferme et camper lui tout prêt jusqu'à ce que le brun soit totalement reposé et prêt à continuer leur chemin.

Ils continuèrent d'avancer le long de la rivière sinueuse jusqu'à ce que les rives commencent d'être fortement pentues. Ils commençaient d'entrer dans le passage. Fili était soulagé de ne trouver aucune trace ou signes des autres nains. La neige humide arrivant jusqu'au genoux des nains et encore un peu plus haut pour le hobbit, les ralentissait considérablement. Fili passa en premier pour essayer de dégager le chemin avec Kili en second et Bilbo à l'arrière suivant leurs traces. Le passage était assez étroit seulement assez large pour un chariot et un seul nain à son coté. Il était aussi assez usé les Firebeard passant par ce chemin chaque année pour aller piller les habitations de l'autre coté. Les chariots avaient creusé des traces dans le sol et Fili s'était demandé à chaque fois combien de temps encore ils pourraient utiliser le passage pour faire traverser ce qu'il volaient et rapportaient de leur côté. Il ne pouvait aujourd'hui pas distinguer le chemin présent sous la neige, mais la boue froide et gelée était irrégulière et ses pieds se heurtaient ou s'enlisaient dans les profondes marques laissées par les chariots.

Ils randonnèrent le long de la piste glissante, Bilbo grommelant alors qu'il essayait de repousser la neige de ses jambes et grognant qu'il aurait besoin d'un bain chaud une fois de l'autre côté. Kili glissa soudainement, son équilibre complètement évaporée avec l'épuisement. Il tomba sur le coté, la neige trempant rapidement ses vêtements extérieur. Fili fut à ses cotés en un instant, enroulant un bras autour de lui pour le relever. Il enleva le reste de la neige des cheveux noir et l'observa. Ses yeux ne se focalisèrent pas et Fili devint alors soucieux.

- Il ne nous reste plus beaucoup à faire, Kili. On ne peut pas s'arrêter dans le passage. Nous allons le traverser et ensuite je te promets que tu pourras te reposer, expliqua Fili avant que Bilbo ne traduise scrupuleusement.

Les yeux bruns acquiescèrent avant que ses épaules ne s'affaissent. Fili contourna alors Kili et souleva la bretelle de son sac pour l'enlever de son épaule.

- Non.

Le brun s'écarta, se tordant de manière vertigineuse sur la neige.

- Je peux le faire.

Fili n'eu pas besoin de traduction. Il secoua la tête et embrassa Kili sur le front.

- Frère, grommela t-il dans sa langue d'origine avant de tirer une nouvelle fois sur le sac.

Cette fois-ci Kili ne protesta pas et l'autorisa à prendre son lourd bagage. Fili le passa sur son autre épaule et continua d'avancer, se retournant suffisamment longtemps pour s'assurer que Kili marchait à nouveau.

Le chemin commença de descendre et de s'élargir significativement, quelques arbres clairsemés autour d'eux apparaissant de plus en plus.

La rivière coulant à leurs côtés s'était transformée en un torrent rugissant et turbulent, la neige entrain de fondre bordant ses rives. Ils atteignirent finalement un virage brusque et Fili se rendit à son coin avant d'arrêter sa progression. Un glissement de terrain ayant emporté boue, neige et rochers bloquait le chemin. La puissance du torrent avait réussit à nettoyer une grosse partie le long de celui-ci mais il était trop dangereux de contourner l'éboulement de risque de glisser sur la rive et de tomber dans l'eau. Fili déposa ses deux sacs puis conseilla à Bilbo et Kili de se reposer pendant qu'il estimait la situation. Le hobbit hocha la tête, reconnaissant pour cette pause et Kili eu lui les yeux fermés en un instant.

Fili fit demi-tour et prit sa lance qu'il coinça sous une pierre. Il s'en servit pour faire levier et à sa plus grande surprise, le rocher commença de glisser avant de tomber dans le torrent où le puissant courant l'emporta plus bas. Il coinça sa lance sous une autre pierre et après un peu de manœuvre, réussi à le faire rouler en direction de la rive. Encore quelques autres rochers et il pourrait dégager un étroit passage pour qu'ils puissent continuer de progresser bien que cela les retarderaient. Fili pouvait apercevoir des arbres au dessus et savait qu'ils n'étaient plus très loin. Cette pensée lui donna de la force alors qu'il coinçait le bout de sa lance dans le sol pour de nouveau faire levier.

Une heure plus tard il appela Bilbo et Kili ; le hobbit était assit silencieusement, veillant le brun qui s'était endormit. Fili espéra que sa courte sieste lui donnerait la force nécessaire pour avancer jusqu'à ce qu'ils puissent installer leur camps plus loin. Bilbo se tourna et secoua doucement Kili. Fili s'agenouilla à côté de lui alors que ses yeux s'ouvraient doucement.

- Nous y sommes presque, mon frère, dit-il en Firebeard. Nous serons bientôt dans la vallée et une fois notre camp fait, tu pourras te reposer.

Kili cligna des yeux mais hocha la tête comme s'il avait comprit. Bilbo lui traduisit les paroles et le jeune nain se releva sur des jambes tremblantes alors qu'un bayement s'échappait de sa bouche.

Fili retourna prendre son sac et celui du brun puis reprit leur chemin, la coulée de boue faisant finalement place à une clairière avec quelques arbres placés sur son coté. Le blond pouvait entendre Bilbo et Kili marcher péniblement derrière lui, la respiration de ce dernier lourde et laborieuse.

Ils continuèrent ainsi pendant deux autres heures, le soleil était bas et la cime des montagnes menaçait d'avaler les derniers rayons directs de soleil. Fili se demanda alors s'ils arriveraient à passer le col ce soir ou s'ils devraient s'arrêter au milieu. S'arrêter dans le passage pourrait être très dangereux. Il essaya alors d'accélérer la cadence, jetant souvent des coups d'œil à Bilbo et Kili.

Ils atteignirent finalement un endroit plat où le chemin s'ouvrait sur une clairière. Fili la connaissait bien, lui et les Firebeard avaient déjà monté une fois ou deux leurs camps ici quand il avait été trop tard pour continuer. C'était une des seules parties larges du chemin. Un petit groupe d'arbustes et d'arbre aux feuilles persistantes se trouvaient en bordure de la clairière.

Fili fut soudain surprit d'entendre le son de poneys provenant d'en face d'eux. Il demanda à Bilbo et Kili de s'arrêter pendant qu'il allait investiguer. Kili s'affala sur le sol froid et Fili fronça les sourcils ; il allait se mouiller et ce n'était certainement pas bon pour sa santé dans son état actuel. Il nota mentalement de retirer les vêtements du jeune nain quand ils s'arrêteraient pour les faire sécher près du feu. Il habillerait Kili avec ses propres vêtements de rechange pour la nuit. Pendant ce temps, Bilbo en profita pour se diriger vers les arbres et arbustes afin de chercher quelques choses de comestibles qu'ils pourraient se partager plus tard.

Restant collé au flanc de la montagne, Fili avança plus loin en avant. Occasionnellement il entendait un son bourdonnant mais pouvait majoritairement distinguer le son de poneys se déplaçant sur la colline. Il regarda en arrière en direction de la clairière ; il y avait une petite chance qu'ils puissent se cacher derrière les quelques arbres et arbustes en attendant que le groupe passe. Il pu finalement apercevoir le groupe et distingua deux nains à la tête d'une grande procession dont il ne pouvait apercevoir la fin. Ils progressaient plus vite que ce à quoi il s'était attendu et pourtant il se trouvait encore à une grande distance d'eux. Il se retourna et courut en arrière pour rejoindre Bilbo et Kili. Il fallait qu'il les cache et les protège.

Malheureusement, il retrouva plus que Bilbo et Kili à son retour. Il aperçut rapidement du coin de l'œil le hobbit caché dans les arbres alors que Kili était à genoux, Darek au dessus de lui, son épée pressée contre sa gorge et la main enroulée dans les cheveux brun pour l'immobiliser. Bronin était en arrière avec au moins deux douzaine de Firebeards derrière lui la plupart étaient des guerriers appartenant aux patrouilles de Grenik et Darek. Ceux ayant appartenus à sa propre patrouille et étant d'après lui bien plus sympathique, étaient restés pour garder le village.

Bronin et Darek échangèrent des sourires.

- Fili, le salua Bronin, mon cher neveu. Ta propriété semble continuer de glisser à travers tes doigts. Heureusement il semblerait que nous l'ayons trouvé pour toi.

Darek tira sur les cheveux noirs et pressa l'épée plus près de la gorge de Kili. Le brun hoqueta et essaya de maintenir son cou loin de la lame aiguisée. Fili dégaina son épée tout en tenant sa lance fermement de l'autre main.

- Tu es très effronté, d'abord tu me menaces et ensuite tu me défies en t'enfuyant. Personne ne me défie sans conséquence. Dis moi, Fili. Est-ce que nous le ramenons, posons enfin un collier adapté sur lui et lui apprenons à être un bon esclave sexuelle soumit ?

Bronin pencha sa tête vers Fili.

- Ou alors est que je ne devrais pas plutôt vous prendre tout les deux comme esclaves pour que tu puisses être témoin de sa souffrance ? Ou alors Darek devrait-il juste trancher sa gorge ici et maintenant, bien doucement pour que tu puisses observer sa mort avant que l'on ne t'empale sur ta propre lance ?

- ARRETEZ !

Tout le monde s'immobilisa et se retourna vers la nouvelle voix qui venait de retentir ; plongés dans leur propre discussion houleuse, ils ne s'étaient pas aperçut de l'approche de l'autre groupe. Deux nains se tenaient en avant d'une procession de nains à dos de poneys ; un avec des cheveux noir entrelacé de gris et tressés sur les cotés ainsi qu'un autre, chauve avec des tatouages et deux grosses hache. Le grand nain brun descendit de sa monture, ses yeux écarquillés et fixés sur Kili. Le visage du chauve était tordu par la colère alors que ses mains tenaient fermement deux haches devant lui. Les autres soldats descendirent de leurs propres montures, prenant position derrière la paire.

Bien que chaque mouvement apparût lent et délibéré, tout se passa en quelques instants seulement. Le nouveau groupe de nains arrivés à dos de poney adopta une attitude de défense et les Firebeards dégainèrent leur épée en réponse. Le grand nain aux cheveux noir tendit la main vers son cheval, attrapa un arc et encocha une flèche. Il se tourna vers le Firebeard le plus proche de lui, un avec des cheveux blond, et laissa sa flèche voler.

Kili hurla.


J'essayerais de ne pas laisser ce suspense durer trop longtemps ;) (J'ai remarqué que mes virgules et point-virgules ont tendance à disparaitre quand je copie-colle mon texte de mon traitement de texte à fanfiction, j'ai beau me relire, il y en a toujours qui m'échappent… j'espère que ça ne gène pas trop votre lecture..)