Hello les Swen ! (et les moins Swen, tout le monde est le bienvenu après tout !)
Tout d'abord, je voulais remercier les p'tits nouveaux qui ont "rejoint l'aventure", j'espère que cette histoire vous plaira et que je ne vous décevrai pas :)
Merci également au guest qui a pris le temps de laisser une review sur chaque chapitre, ça m'a fait très plaisir ! Et merci à tout ceux qui prennent le temps de laisser une review, n'oubliez pas que c'est de ça que se nourrissent les auteurs ahah ;)
Bref, plein de mercis pour tous ceux qui lisent cette fic !
Vous avez été plusieurs à me proposer des hypothèses concernant Regina et je suis contente de voir que ça vous emballe ! Certains sont assez proches de la réalité, d'autres moins... Mais vous découvrirez tout ça au fur et à mesure de l'histoire et qui sait, peut-être bien que je sèmerai des indices par-ci par-là hehe :P
D'autre part, j'ai vu que quelques uns d'entre vous avaient l'air de beaucoup apprécier l'idée d'Emma en bourreau des cœurs. Je ne pensais pas que cette idée plairait autant mais ça ne peut que me faire plaisir !
Concernant les publications : à la base je prévoyais de poster seulement le samedi, mais vu que j'ai vraiment beaucoup de chapitres d'avance (forcément, c'est ce qui arrive quand on met des mois à se décider à publier ahah) j'ai finalement décider de poster deux fois par semaine. Il y aura donc un chapitre le samedi et un le mardi ou le mercredi.
Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne lecture !
Regina entra en trombe dans le manoir, claqua la porte derrière elle et s'y adossa comme pour empêcher un poursuivant imaginaire de la suivre à l'intérieur. Tous ses sens étaient en alerte, comme si un danger avait été proche. Ce danger portait le nom de Cora. Sa mère ne tarda d'ailleurs pas à arriver dans l'entrée.
- C'est à cette heure-ci que tu rentres ? demanda-t-elle.
Regina se raidit. Sa mère ne semblait même pas s'inquiéter de ce qui avait pu la mettre dans cet état, elle avait seulement l'air énervé par le bruit qu'elle avait fait en entrant.
- J'attends, dit-elle en croisant les bras.
- Je… J'étais seulement allée manger une glace avec des amies.
- Des amies ? demanda Cora en haussant un sourcil.
- Kathryn et Elsa, j'ai fait leur connaissance la semaine dernière.
- Et tu n'as pas jugé bon de m'en informer ?
- Je ne pensais pas que ça poserait problème.
- Jusqu'à preuve du contraire, tu vis chez moi. Par conséquent, j'exige que tu me tiennes informée de ton emploi du temps.
Sa mère n'était pas inquiète, non. Ou en tout cas si elle l'était, ce n'était pas parce que sa fille rentrait une heure plus tard que d'habitude, elle voulait seulement connaître ses moindres faits et gestes pour mieux la garder sous son autorité. Regina sentit la colère monter en elle mais n'en laissa rien paraître. C'était à chaque fois un peu plus difficile de supporter ce manque total d'empathie à son égard, mais cette fois encore elle courba l'échine pour éviter les réprimandes.
- Je suis désolée, mère. A l'avenir je vous avertirai si je dois rentrer plus tard que prévu.
- Que ça ne se reproduise pas.
Elle baissa alors les yeux sur les mains de la brune et remarqua qu'elle était écorchées. Elle les saisit sans ménagement, arrachant une plainte à Regina.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? gronda-t-elle.
La brune se figea. Dans l'affolement elle n'avait pas remarqué s'être blessée dans sa chute et n'avait même pas ressenti de douleur. Qu'allait-elle pouvoir dire ? Elle ne pouvait pas avouer à sa mère avoir sauvé la vie d'Emma Swan sans risquer de s'attirer sa colère. Alors elle tenta d'inventer un mensonge le plus vite possible.
- J'ai trébuché pendant l'entraînement, rien de grave.
- Quel entraînement ?
- Celui de cheerleading.
- Tu fais partie de l'équipe ? Je ne savais pas.
Bien sûr qu'elle ne savait pas, elle ne s'intéressait jamais à ce que sa fille faisait. Mais ça, Regina se garda bien de le faire remarquer.
- Va nettoyer ça, et tâche de ne plus te blesser. Les jeunes filles bien élevées n'ont pas de telles balafres.
- Je ferai attention la prochaine fois.
Cora lui lâcha les mains et retourna à ses occupations sans un mot de plus. Regina quant à elle, soupira et monta à l'étage. Elle fit un crochet par la salle de bain pour se laver les mains et désinfecter ses plaies puis rejoignit sa chambre où elle se laissa tomber dans sa chaise de bureau. Qu'est-ce qu'il lui avait pris ? Quelque chose ne tournait pas rond chez elle, c'était évident. Son attitude avait changé depuis qu'elle avait rencontré cette Emma. D'abord ce besoin irrépressible de la provoquer, de la pousser à bout pour voir quand la blonde craquerait. Et puis ce sentiment étrange qu'elle avait ressenti en voyant Emma embrasser sa petite amie, puis de nouveau en apprenant qu'elle enchaînait les conquêtes, semblant totalement indifférente au mal qu'elle pouvait faire. Et enfin il y avait eu ça. Ce geste irraisonné. Sous le coup de l'émotion elle avait agi sans réfléchir et était intervenue, risquant sa vie pour sauver celle d'Emma. Elle n'avait aucune sympathie pour cette fille, et même pour un ami elle n'était pas sûre qu'elle serait intervenue, au risque de dévoiler son secret. Mais quand elle avait vu le pick up prêt à renverser la blondinette, son corps avait agi de lui-même et avant même qu'elle ait pu réfléchir elle s'était jetée en avant pour la sauver. Regina s'enfonça davantage dans sa chaise, préoccupée. Puis soudain, quand elle voulut prendre son portable dans son sac pour dire à Kathryn qu'elle allait bien, elle réalisa qu'elle n'avait justement pas son sac. Ça non plus, sa mère ne l'avait même pas remarqué. A croire qu'elle était transparente. Elle alluma alors son ordinateur et se connecta à son compte Facebook. Par chance, Kathryn était connectée elle aussi. Elle lui demanda alors si elle n'avait pas vu son sac sur les lieux de l'accident et eut la mauvaise surprise de recevoir une réponse négative. Elle rassura son amie quand celle-ci lui demanda comment elle allait et prétexta devoir travailler pour couper court à la conversation. Il ne restait plus qu'à espérer qu'Elsa aurait pris son sac. Soudain, une pensée lui traversa l'esprit : et si Emma l'avait pris ? C'était sans doute le pire qui pouvait arriver, car cela signifiait qu'elle serait amenée à la revoir pour le récupérer. Elle plongea sa tête dans ses mains, déjà angoissée à l'idée de devoir mentir à sa mère pour que celle-ci la laisse sortir. Mais de toute façon, même si elle parvenait à convaincre sa mère, comment allait-elle savoir où Emma habitait ? Il était bien sûr inconcevable de demander à sa mère de lui donner l'adresse, même si elle l'avait sûrement. Regina laissa sa tête retomber sur son bureau, abattue.
- SwanQueen -
Le lendemain, la brune s'arma de l'annuaire et se mit à la recherche de l'adresse d'Emma. Une fois trouvée, elle la nota sur un papier, imprima un plan de la ville depuis son ordinateur puis descendit pour tenter de convaincre sa mère de la laisser sortir. Elle prétendit devoir aller chez Kathryn pour un exposé de français et après de longues négociations, sa mère accepta. Elle se prépara donc et une demi-heure plus tard elle se trouvait dans les rues de Storybrooke à la recherche de la maison des Swan. Après s'être perdue plusieurs fois et avoir demandé sa route à des habitants, elle arriva finalement devant ladite demeure. C'était une maison de taille moyenne qui possédait un étage. Elle était bien entretenue et la haie basse qui la séparait de la rue était impeccablement coupée. Les parterres de fleurs semblaient plus beaux encore que ceux qui se trouvaient devant sa propre maison alors qu'eux étaient entretenus par un jardinier réputé. Elle parcourut la petite allée de gravier blanc qui menait à la porte et sonna timidement. C'est la mère d'Emma, Mary-Margaret, qui vint lui ouvrir. Elle l'avait toujours trouvée agaçante avec son sourire bienveillant collé sur le visage et ses politesses exagérées. Mais ce jour-là, c'était la première fois qu'elle l'approchait de si près, et elle sentit autre chose. C'était presque physique. Ses poils s'étaient dressés sur sa peau et elle avait une soudaine envie de sauter à la gorge de la femme qui lui faisait face. Elle se ressaisit et tenta de se calmer quand Mary-Margaret s'adressa à elle.
- Je peux t'aider ?
- Vous êtes la mère d'Emma ?
- Oui. Tu es une de ses camarades de classe ? demanda-t-elle en souriant.
- Non. Enfin, si. Nous sommes ensemble dans quelques cours.
- Si tu veux la voir, elle n'est pas là.
- Oh, lâcha Regina. C'est-à-dire que… Elle devait me rendre un sac que j'ai oublié dans une salle hier.
- Ah c'était donc ça !
Mary-Margaret s'expliqua face à l'air étonné de la brunette.
- Elle est partie il n'y a pas très longtemps en me disant qu'elle devait rendre quelque chose à une amie, mais elle ne m'a pas donné plus de détails. Je suppose qu'elle est allée chez toi.
- Oui, sans doute. Excusez-moi de vous avoir dérangée.
- Aucun problème, je lui dirai que tu es passée. Comment tu as dit que tu t'appelais ?
- Je ne l'ai pas dit.
Devant l'expression de la mère d'Emma, la brune comprit qu'elle attendait qu'elle lui donne son nom.
- Rose. Je m'appelle Rose, mentit-elle.
- Alors bonne journée, Rose, dit Mary-Margaret en lui offrant son sourire le plus niais.
- Bonne journée, madame.
La petite femme referma la porte et Regina rebroussa chemin pour rentrer chez elle. Il ne devait pas y avoir des dizaines de Regina à Storybrooke, et elle était persuadée que la mère d'Emma aurait immédiatement fait le lien si elle lui avait donné ne serait-ce que son prénom. Elle avait donc préféré mentir sur son identité et aller jusqu'à donner un faux prénom au lieu de simplement omettre son nom.
- SwanQueen -
Regina avait quitté la maison depuis quelques minutes à peine quand on sonna à la porte. Excédée d'être dérangée, Cora se leva et sortit de son bureau pour aller ouvrir, persuadée que sa fille avait oublié ses clés et revenait les chercher. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle tomba nez à nez avec une jeune fille aux cheveux blonds et dont les yeux verts la dévisagèrent d'un air incertain. Il ne fallut pas longtemps à la mairesse pour savoir à qui elle avait à faire : la fille de la famille Swan. Si Mary-Margaret n'avait pas reconnu Regina, la mairesse elle, étant ce qu'elle était, pouvait identifier n'importe quel habitant de la ville d'un simple coup d'œil. Mais elle se garda bien de laisser savoir à la jeune fille qu'elle savait pertinemment qui elle était.
- Que puis-je pour vous, mademoiselle ?
- Euh… Je suis bien chez Regina ?
- Vous êtes chez moi, à vrai dire. Mais si la question est « Regina vit-elle ici ? », alors la réponse est oui.
Ces quelques mots sortis de la bouche de cette femme avaient suffi à énerver Emma. Etait-il réellement possible d'être encore plus hautain que ne l'était déjà Regina elle-même ?
- Je suis venue lui ramener son sac, dit la blonde en montrant le fameux sac qu'elle tenait dans sa main.
- Vous êtes sûre que c'est à elle ? demanda Cora en haussant les sourcils. Elle ne m'a pas dit avoir perdu ou oublié son sac quelque part.
- Bien sûr que j'en suis sûre, sinon je ne serais pas venue jusqu'ici, lâcha Emma d'un ton sec qui lui valut un regard menaçant de la part de Cora.
- Puis-je savoir où vous l'avez eu, dans ce cas ?
- Regina ne vous a rien dit ? dit la blonde en fronçant les sourcils.
A peine avait-elle prononcé ces mots qu'Emma se trouvait ridicule. Après tout, elle non plus n'avait rien dit à ses parents concernant les événements de la veille, alors pourquoi Regina n'en aurait-elle pas fait autant ?
- Je ne sais pas de quoi vous parlez, jeune fille.
La blonde hésita une seconde à dire la vérité, mais après réflexion elle pensa que l'acte héroïque de sa fille ne pourrait que rendre Cora fière d'elle. C'était mal connaître la mairesse. A peine Emma avait-elle fini son récit succin de l'accident et de l'intervention de Regina qu'elle vit Cora se raidir et serrer les dents.
- Merci d'avoir ramené le sac de ma fille, dit-elle d'un ton glacial en le lui arrachant des mains. Au revoir.
Emma n'eut même pas le temps de répondre et la porte claqua.
- Vieille bique, marmonna-t-elle avant de tourner les talons.
Encore énervée par la discussion qu'elle venait d'avoir avec la mère de Regina, elle décida d'aller faire un tour pour se calmer avant de rentrer chez elle. Ses parents la connaissaient trop bien, ils verraient immédiatement que quelque chose n'allait pas si elle rentrait maintenant, et alors elle devrait s'expliquer. Elle partit en direction de la forêt qui se trouvait non loin de la ville, shootant dans tous les objets qui avaient le malheur de croiser son chemin.
- SwanQueen -
Quand Regina rentra, elle trouva le fameux sac posé dans l'entrée. Elle s'en saisit et commença à monter les escaliers quand une voix l'arrêta.
- Regina, viens là, lança Cora.
La brune fit demi-tour et posa son sac en bas de l'escalier avant de rejoindre sa mère dans le salon.
- Oui, mère ?
- Assieds-toi.
Regina obéit et s'assit dans le canapé, en face du fauteuil qu'occupait sa mère. Le ton que celle-ci avait utilisé ne laissait rien présager de bon.
- Emma Swan est passée à la maison.
La brune se raidit. Quand la mère de la blonde lui avait dit que sa fille était allée rapporter quelque chose à une amie, elle avait espéré que cette amie n'était pas elle, ou alors que ce serait son père qui ouvrirait à Emma. Malheureusement, ses prières semblaient ne pas avoir été entendues.
- Elle m'a raconté ce qui s'est passé hier.
Regina se mordit la lèvre et baissa les yeux. Il était inutile de nier. Elle allait avoir droit à une nouvelle leçon de moral, elle le savait. Alors elle pensa qu'il valait mieux éviter d'énerver davantage sa mère. Mais contrairement à ce qu'elle croyait, son mutisme ne fit qu'accentuer la colère de Cora.
- Tu n'as rien à dire ? l'interrogea la mairesse d'une voix où on sentait un énervement difficilement contenu.
- Je pensais bien faire.
- Bien faire ? répéta Cora. Tu te moques de moi ?
Une nouvelle fois, Regina resta muette. Sa mère se leva et commença à marcher d'un pas lent, contournant le canapé où elle était assise pour ensuite revenir face à elle.
- Qu'est-ce qui t'est passé par la tête ?
- Je… Je ne sais pas. Je n'ai pas eu le temps de réfléchir, mon corps a agi de lui-même.
- Heureuse coïncidence, n'est-ce pas ?
La brune releva enfin les yeux et regarda sa mère d'un air interrogateur.
- Je t'ai interdit de parler à Emma Swan ou même de l'approcher, et toi, tu lui sauves la vie. Tu crois être encore une enfant, Regina ? Je t'interdis quelque chose, alors forcément la première chose que tu veux faire c'est désobéir, c'est ça ?
Regina sentit la colère commencer à monter en elle, et cette fois elle ne put s'empêcher de dire ce qu'elle pensait vraiment.
- Qu'est-ce que j'étais censée faire alors d'après vous ? La regarder se faire tuer sans agir alors que c'est à cause de moi qu'elle a traversé sans faire attention au danger ?
- Je me fiche de savoir à cause de qui elle a traversé ! dit Cora en haussant le ton. Le fait est que tu es intervenue alors que tu n'aurais jamais dû.
N'y tenant plus, la brune se leva d'un bond et fit face à sa mère, l'air déterminé, laissant la colère la contrôler.
- Alors j'ai commis un crime en lui sauvant la vie ?! cria-t-elle.
Elle sentit la douleur sur sa joue sans même avoir vu la main de sa mère se lever pour la gifler. Un gémissement aigu semblable à celui d'un chien s'était échappé de sa gorge et elle se détesta de n'avoir pas su retenir une telle preuve de faiblesse. Elle posa une main là où elle avait reçu le coup, comme pour soulager la douleur, et lança un regard apeuré à sa mère.
- Ne t'avise plus jamais de hausser le ton avec moi, Regina, lâcha Cora d'une voix glaciale.
C'était toujours comme ça. Depuis qu'elle était petite, Regina avait appris que si elle avait le malheur de manquer de respect à sa mère et de remettre en question son autorité – volontairement ou pas – alors elle recevrait toujours des coups en retour. Parfois elle se demandait si sa mère était réellement comme ça ou si sa nature cachée ne l'incitait pas à toujours imposer sa domination par la violence.
- Je t'aurais dit exactement la même chose si tu avais sauvé n'importe qui d'autre, mais là c'est encore pire. Non seulement tu as dû éveiller les soupçons chez tous ceux qui étaient là, mais en plus c'est une Swan que tu as sauvée. Alors que les choses soient bien claires, Regina : avise-toi encore une fois de me désobéir et de me parler comme tu l'as fait, et tu peux dire adieu au lycée publique.
La brune avala difficilement sa salive et regarda tout juste sa mère, effrayée.
- Est-ce que c'est clair ?
Pas de réponse.
- Est-ce que c'est clair ?! répéta Cora en haussant le ton, menaçante.
- Oui, mère.
- Monte dans ta chambre. Tu en sortiras quand je t'y aurai autorisée.
Regina obéit docilement et quitta la pièce. Une fois arrivée dans sa chambre elle referma la porte sans bruit, déposa délicatement son sac au sol puis alla s'allonger sur son lit. Elle plongea alors sa tête dans ses bras comme pour se cacher de quelqu'un qui aurait été là pour voir les larmes qui ne tardèrent pas à couler sur son visage.
Alors ? Qu'est-ce que vous avez pensé de ce chapitre ?
C'est juste en-dessous pour laisser un petit mot si vous avez le temps et l'envie, ça fait toujours plaisir :)
On se revoit bientôt pour le suivant, d'ici là bisous les Oncers !
