Salut!

Enfin de retour après un mois et demi d'absence x)

Aujourd'hui c'est inédit, le chapitre sera sans fautes! (Faut dire que les fautes ici c'est pas ce qui manque d'habitude, mais je vous apprend rien...x) *Va se flageller avec des bescherelles*) Et pour ça je remercie très fort woloopie qui a bien voulu me corriger :D Allez voir ses fics, elles sont vraiment géniales ;D

DISCLAIMERS : Les personnages de cette fic sont tirés de l'émission « Salut les Geeks » appartenant à Mathieu Sommet, ils ne m'appartiennent donc pas. Si ce Monsieur manifeste l'envie que l'on supprime nos fanfictions sur son émission, je le ferais sans soucis.

Réponse à la review de Pandazoo :Je te remercie beaucoup :D Je suis vraiment contente que ces deux chapitres te plaisent. Ne t'en fais pas, je n'ai pas l'intention d'abandonner cette fic, alors il y aura une suite ^^. J'espère qu'elle te plaira tout autant :)

Je vous laisse à la lecture :)


En face de lui, le Geek était muet, les yeux au sol, horriblement excitant. Il le regardait et il n'avait qu'une seule envie :

« Reste. »

« Non… Je co… »

« Tu commences tôt demain… Ouais j'sais. »

S'il y avait bien un moment de faiblesse qu'il se détestait, c'était celui-ci.

Il avait réussi à tenir son rôle de charmeur légèrement inaccessible et subtilement, totalement prêt à lui sauter dessus, toute la soirée. Sauf qu'arrivait toujours ce moment, le moment où il partait.

Il se levait de sa chaise, annonçant son départ. L'homme en noir allait lui chercher sa veste et le reluquait très mal sainement lorsqu'il passait chaque bras dans chaque manche. Il tentait toujours de lui proposer de le raccompagner, en voiture à cette heure-ci, il rentrerait plus vite, mais sa proposition se voyait toujours refusée.

Ensuite, les deux ex amants se dirigeaient vers la porte d'entrée et le gamer se plantait là, clairement dans l'attente qu'il lui dise au revoir. Ça l'amusait, il ne pouvait rien lui refuser.

C'est donc après un échange de bises faussement innocentes, qu'il craquait en lui demandant minablement de rester.

Parce qu'il aurait bien pu l'intégrer à son jeu et user de son ton et de ses charmes pour le lui demander. Mais la vérité, celle qui l'emmerdait bien plus que tout, c'est qu'au moment où il lui demandait, ce n'était pas avec une intention lubrique.

Il le voyait juste s'évaporer, partir en creusant encore un peu plus le trou dans sa poitrine. Alors qu'il était juste encore à sa portée, devant ses yeux, à quelques centimètres de son corps; mais totalement en train de déjà lui manquer.

Il se devait d'essayer de le retenir.

Bien que cette demande sorte de bien plus haut que son bas ventre, le Geek donnait toujours la même excuse. Raison de plus pour le Patron de détester l'activité qui lui servait de boulot.

Enfin c'est comme ça qu'il se retrouvait après qu'il soit parti, enfoncé dans le canapé à ressasser ce moment pathétique de sa part, cette engueulade sans queue ni tête, sa stupidité lorsqu'il était parti…

Il essayait de se changer les idées comme il pouvait, comme le Patron quoi. Penser à tout, sauf à lui.

Ne pas penser à ses yeux fuyants. Ne pas penser à son sourire de con. Ne pas penser à ses cris de pucelle. Non ne pas penser à son cul !

« Putain ! »

Avec persévérance, il arrivait à faire ce qu'il avait à faire, autant de fois qu'il le voulait. Mais après, il ne bougeait pas du sofa de la nuit, et dormait à moitié en subissant les douleurs lancinantes dans ses membres. Il ouvrait les yeux en se brûlant les rétines à la vue direct sur le lustre toujours allumé, se dessapait au fur et à mesure, et se remettait une clope à la bouche avant de se rendormir.

Des nuits insupportables qu'il se faisait subir, sans trop de raison... Sans raison avouable en fait, il n'avait juste pas le courage d'affronter son lit, vide.

C'est donc après quelques heures destructrices de sommeil que le Patron se réveillait pour de bon, les idées à l'envers et la rage grimpant doucement le long de sa gorge.

Il ne ressemblait plus à rien, dépourvu de sa chemise, avec un pantalon à la braguette plus que défaite, avec les cheveux dans un désordre pas croyable, avec les expressions d'un déterré et avec une barbe n'accentuant qu'un peu plus son côté bourru. Évidemment, comme tout ça ne suffisait pas, il se tapait une bonne douleur aux cervicales, accompagnée par la sympathique agression de sa toux matinale.

Définitivement, tout s'accumulait.

Il s'empêchait encore de réfléchir à l'idée qu'il puisse être là, qu'il aurait pu le détendre, du moins lui changer les idées deux secondes. Envie, totalement paradoxale, puisqu'il n'en aurait pas besoin s'ils n'étaient pas dans cette situation.

Mais comment pouvait-il s'en passer ?

Se passer de son allure au réveil. Se passer du petit bisou qu'il lui faisait chaque matin. Se passer de ses regards perdus devant son petit déjeuner. Se passer de la douceur de sa peau sous ses lèvres. Se passer de le toucher, de le prendre.

« Merde ! »

La cuillère qu'il tenait entre ses doigts tinta contre la tasse, éclaboussant légèrement la table à laquelle il était assis. Il se tenait la tête férocement comme lors d'un mal de crâne insupportable, ses yeux étaient fermés et sa respiration était lourde.

« Quel con ! »

Le visage crispé, il reprit le cours de son petit déjeuner comme si rien n'était, engloutissant d'une traite le liquide amer.

Enfouir et ignorer les sentiments, c'était sa spécialité, les bons comme les mauvais. Mais il devait bien s'avouer une chose, c'est qu'avec lui, il ne cachait rien. Le criminel lui en avait fait voir de toutes les couleurs, chaque extrême de chaque nuance et ça depuis leurs naissances. Pourtant le gamin était toujours resté là, à ses côtés, lui pardonnant tout.

Mais c'était… fini ?

Il encaissa le coup sans broncher, il se devait réellement d'arrêter d'y penser. En levant les yeux vers le salon, dans lequel il déjeunait, il se rendit compte qu'il n'entendait rien. Le silence était juste là pour lui faire écouter ses pensées.

Le criminel, se leva donc de sa chaise avec une nouvelle envie. L'envie de ne plus entendre son erreur.

Il partit dans la salle de bain et prit en main ce qui allait le soulager, au moins pour un temps, une petite radio fonctionnant à pile. Il l'alluma et chercha avec la roulette une fréquence d'informations. Le bruit résonnant dans ses oreilles l'apaisait déjà. Quand il eut trouvé, il s'assit à même le sol, contre le carrelage froid de sa baignoire et sortit un paquet de cigarettes de sa poche de pantalon.

Le froid du carrelage dénouait un peu son dos, ses papilles étaient distraites par le goût acre du tabac si agréable, et enfin, les guerres et les incidents politiques avaient pris part de son attention. Tout ça s'apparentait presque à un moment de détente pour lui.

Restait plus que la boule dans son ventre, qu'il ne pouvait ignorer.

XxX

« Il faut que ça soit fini au plus tard ce soir. Compris ? »

« T'inquiète pas, je suis rapide, tu me connais. » Le gamer lui adressa un sourire pour le rassurer.

Mathieu de plutôt bonne humeur, répondit à son sourire. « Ouais, enfin, manquerait plus que l'autre vienne encore te perturber. »

Il attrapa une chaise à roulettes et s'assit à côté du Geek. Ce dernier, surpris, le dévisagea avec les yeux plein de questions.

« Ça s'est passé comment hier ? »

Un peu déconcerté par la question de son créateur, il y répondit d'un ton anormalement peu assuré :

« Bien… »

« T'es sûr de toi ? »

« Oui… Pourquoi tu demandes ça ? »

« Tu m'as jamais dit exactement ce qu'il s'était passé pour que vous vous sépariez… »

Il fallait bien que ça arrive. Le Geek s'en doutait, mais il avait toujours tout essayé pour subtilement détourner la conversation. Dans le cas présent, il était peut-être, un petit peu trop tôt pour le feinter. Le gamer se sentait complètement coincé.

Il tenta quand même de faire comme si de rien n'était en se retournant vers l'écran de son ordinateur et en affirmant très vite la remarque de son créateur, peut-être qu'il le laisserait tranquille.

Le schizophrène n'était pas dupe et n'avait absolument pas l'intention de lâcher l'occasion de le faire parler. Ça faisait plusieurs semaines qu'il se tramait quelque chose entre ces deux-là et il était en droit d'en connaitre les tenants et les aboutissants.

« Ouais… Donc, ça se passe bien, mais il t'a quand même quitté pendant un mois si j'ai bien compris… » Cette phrase venait juste d'enfoncer une aiguille bien piquante dans le cœur du gamer. « …, et là ça fait trois mois que vous jouez au chat et à la souris ».

Mathieu ne faisait que le fixer pendant ses constatations, le Geek lui, ne cessait de regarder sans raison, la page d'accueil de son ordinateur, en ne pouvant ignorer les paroles de son créateur. Il confirma encore une fois.

« Geek… » Le concerné se retourna, machinalement, vers son créateur, les yeux écarquillés. « Pourquoi tu veux pas me dire ce qui s'est passé ? Je peux savoir quand même ? » Sa voix était douce et posée, il avait réellement envie d'en savoir plus sur ce qui se déroulait entre ses personnalités.

Le Geek ne lui avait rien dit, il ne lui avait rien expliqué, et la raison était simple. Le point de départ de leur dispute, concernait indirectement Mathieu, il ne pouvait définitivement pas lui en parler. Comment réagirait-il sinon ? Il ne voulait pas risquer qu'il le sache, cette histoire n'avait pas à le concerner.

C'est donc d'un air détaché, en se remettant sérieusement au travail, qu'il lui répondit : « On s'est disputé, il est partit et il est jamais revenu… C'est tout. »

Mathieu surpris du ton employé, renchérit à nouveau : « Ouais, mais c'est quoi la raison de votre dispute ? Ça devait être un sujet bien sensible pour qu'il ne revienne pas, et qu'il te quitte en plus. »

Est-ce que le schizophrène se rendait bien compte de la portée des questions qu'il lui posait ? Il ne pensait certainement pas toucher une corde aussi sensible.

« Mais rien putain ! » Il n'avait pas pu se retenir, il voulait juste qu'on arrête de lui parler constamment de lui.

C'était dingue ! Il n'avait jamais remarqué avant que toute sa vie tournait autour de lui, on venait l'emmerder de son appartement à son boulot. C'était leurs histoires à eux et à personnes d'autre. Pourquoi tout le monde s'intéressait-il autant à leurs problèmes ?

Mathieu était déconcerté, pourquoi est-ce qu'il le prenait aussi mal ?

« Ok, ok, je te laisse. » Le schizophrène se leva de sa chaise en voyant très nettement l'effet de tension que ses questions provoquaient chez le Geek. « Je voulais juste m'assurer qu'il n'y avait rien de grave. »

« Mathieu, je te remercie de t'inquiéter mais… tout va bien. »

Le schizophrène ne répondit pas, il partit et le laissa, enfin, tranquille. Il l'avait déjà vu à cran, il se montrait vraiment sec dans ces moments-là, même si ça voix aigüe le trahissait toujours un peu, mais là, c'était autre chose. On pouvait sentir qu'il était bouleversé et fatigué, mais il continuait en assurant, à qui voulait l'entendre, que tout allait bien.

Était-il en train de renier le fait que le Patron ne veuille, peut-être, plus d'une relation comme celle qu'ils avaient avant ? C'était le Patron après tout, ça avait toujours étonné Mathieu qu'il se range en un sens.

Évidemment, il ne connaissait pas l'histoire en entière, il ne faisait que de simples suppositions. Il ne pouvait, certainement, pas s'imaginer l'ampleur qu'avait eue cet accrochage entre ses deux personnalités.

Depuis des mois, ça se déroulait de la même manière.

Les mêmes regards, les mêmes sourires en coin, les mêmes phrases bien placées pour déstabiliser,… Tant de petites choses qui restaient les mêmes, mais qui ne faisait que leur assurer que rien ne changeait vraiment. Tout semblait se passer merveilleusement, malgré les silences incassables et la gêne apparente, pourtant dans leurs têtes, rien n'avançait à la même vitesse.

Dire que le Geek manquait au Patron, était un doux euphémisme. Le manque était si grand qu'il en devenait tendu pour la moindre petite chose. Il n'arrivait pas à se le retirer de la tête, mais sa capacité à encaisser, l'aidait à rester impassible et presque indifférent, devant le gamer.

Le contre coup de chaque visite, le rendait à ébullition, et il tentait n'importe quoi pour s'apaiser. En vrai, il parvenait seulement à se défouler un minimum lorsqu'il se retrouvait en position de Boss, en devenant intolérant à chaque erreur que pouvait faire ses putes ou ses sbires. En fait, il n'était pas conseillé de croiser, même rien qu'une seconde, le Patron dans ces-moment-là.

En général après quelques heures dans son élément, il redevenait un peu plus calme, et lorsqu'il rentrait chez lui, le manque se transformait en envie. Envie de le voir, même pour ne pas le toucher. Juste envie qu'il soit là, avec lui, comme avant. Un joli cercle vicieux qu'il subissait depuis qu'ils se revoyaient.

Quelques mois s'étaient déjà passés, et de jour en jour, il craignait qu'il lui échappe définitivement. Ça l'amusait de le déstabiliser, d'essayer de le récupérer, mais quelques fois il en venait à douter. Il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il serait possible que son ex amant décide du jour au lendemain d'en arrêter là, sans recommencement. En y réfléchissant bien, le gamer n'était jamais celui qui l'appelait, qui envoyait les messages, qui lui disait qu'il lui manquait… À croire qu'il parvenait à se passer de lui…

Quant au Geek, son niveau de mal aisance ne diminuait pas au fil du temps. Il ne s'était jamais senti aussi perturbé à son contact que depuis qu'ils se revoyaient dans cette situation. Même à l'époque où il ne se faisait encore que charmer par le Patron, il ne se posait pas de questions et se laissait aveuglement faire. Il n'avait jamais ressenti le besoin de se retenir ou de faire attention à ce qu'il faisait, il ne suivait que ses envies de façon si naturelle.

La journée avait été éprouvante pour lui, d'abord la tension avec Mathieu, puis ce montage qui n'en finissait pas. Quand il arriva enfin chez lui, après l'emprunt de transports inconfortables, il se jeta directement dans son lit. Il était tard, mais le montage était fini parfaitement dans les temps, la vidéo ne manquait plus qu'à être postée.

Il ne bougeait plus de son matelas, il était même déjà en train de rêver qu'il était en train de se mettre en pyjama pour aller dormir. Enfin, il parvint tout de même à trouver le courage d'exécuter cette tâche dans la vie réelle, il n'était jamais à l'aise à dormir tout habillé.

Mathieu lui avait accordé un jour de repos avant la publication du nouvel épisode de son émission, il allait donc bien en profiter pour faire une bonne grâce matinée.

Enfin prêt, il souleva les couvertures pour s'y glisser, mais fit tomber par mégarde une ou deux peluche qui habitaient son lit. Il se pencha pour les ramasser, même si objectivement, il n'en n'avait peut-être pas besoin, il faut dire que son lit était rempli d'au moins une bonne dizaine de peluches.

Peu de temps après qu'il l'ait quitté, il avait ressortit toutes ses peluches avec lesquels il avait dû se séparer à leur emménagement. Ce n'était pas qu'elles lui manquaient tant qu'il en avait profité pour les remettre, non. C'était juste le seul moyen qu'il avait trouvé pour moins se sentir seul la nuit dans ce grand lit vide.

« Bonne nuit. »

Le seul moyen qu'il avait trouvé pour combler cette absence.

De nouvelles habitudes, sans lui.

Quand ils étaient encore ensemble, leur vie était simple, celle d'un vrai couple; même malgré l'idée qu'on pouvait se faire du Patron. Ils avaient réussi à trouver un certain équilibre, qui n'avait demandé aucune réflexion, qui s'était seulement installé naturellement.

À présent, à chaque fois qu'ils se revoyaient, le gamer se demandait si un jour ils retrouveraient cette spontanéité qui les liait; et de tout cœur il l'espérait, car la réponse n'avait rien de simple. Il ignorait tout simplement s'il pourrait comprendre et accepter le fait qu'il l'ait quitté.

Il aurait juste aimé retrouver leurs habitudes, si naturelles.


Je sais pas trop quoi dire sur ce chapitre. L'histoire n'avance pas beaucoup, mais on y apprend plein de choses sur leurs états d'esprit, savoir un peu où ils en sont, avant de pouvoir réellement faire avancer les choses. J'ai la sensation que ce n'est encore que le début de l'histoire, la suite reste à venir ;)

Enfin, dites moi ce que vous, vous en avez pensé :)

Voilà, je voulais quand même m'excuser pour l'attente. Par contre, vous allez devoir attendre autant de temps pour le prochain... Promis à partir du 1er juin je serai totalement dévoué à cette fic :)

Bon je vous laisse, et je vous dis à la prochaine :D

Profitez nom de dieu !