Saluuuuuut !
Vous vous rappelez de moi ? Eheh ^^'
Bon, je m'excuse pour cette attente. Je n'oublie pas cette fic, au contraire, j'ai eu du mal un certain temps à écrire, puis les vacances sont passés par là... Enfin bref, si vous êtes toujours là, merci pour votre patience :)
Mais bon aujourd'hui je reviens et c'est le principal :D
Sinon parlons de la fic, je préfère prévenir tout de suite : Y'aura du LEMON, un jour, et j'ai pas envie de vous le dire quand ça arrivera. Ça coupe un peu la surprise, non? ;) Donc, si vous n'aimez pas les LEMON, qui je rappelle sont des scènes de sexe détaillées, et qui dans mon cas se déroule entre deux hommes, je vous suggère de ne pas continuer cette fic :)
DISCLAIMERS : Les personnages de cette fan-fic sont la propriété de Mathieu Sommet. Je ne fais que faire parler mon imagination en les utilisant, rien de plus. C'est bien évidemment sans soucis que je retirerais mes fics, si M. Sommet en émet le souhait.
Un grand merci à woloopie qui a corrigé ce chapitre :D Si vous aimez mes fics allez voir les siennes, elles sont milles fois mieux ;)
Review anonyme:
Joheki : Je suis heureuse que cette fic te plaise :), et la suite, comme tu peux le voir, c'est aujourd'hui :P
Voilà, je crois que c'est tout… Alors bonne lecture :)
On entendait le tic-tac du salon qui résonnait dans la plupart des pièces de l'appartement, alors que les lumières étaient encore allumées de la veille. Celles-ci n'avaient plus beaucoup d'impact lumineux, puisque en ce début d'après-midi, les rayons du soleil éclairaient, à eux seuls, suffisamment l'antre. Tout restait définitivement bien silencieux, et le propriétaire des lieux ne semblait pas s'en plaindre.
La veille, il s'était occupé comme il le pouvait, mais n'avait pas quitté ces murs. Il aurait pu, encore une fois, aller se faire gâter par ses employées, mais la force lui avait manquée. Il faut dire qu'à un certain moment, quelques verres étaient passés par là.
Puis quelques autres…
Au fur et à mesure que les heures s'étaient écoulées, les bouteilles avaient suivies le même rythme. Et bientôt, après avoir navigué plusieurs fois entre chaque pièce, il avait fini sa course dans la cuisine.
C'en était presque attendrissant, le criminel semblait paisible, par terre une bouteille à la main. Ou minable, au choix. Ce qui était sûr c'est qu'il avait été bien assommé pour dormir de cette façon sans bouger de la nuit.
Mais malheureusement, son profond sommeil lui fut retiré par le son strident de la sonnette de la porte.
Au premier coup, ses yeux s'ouvrir énergiquement, sans pour autant le laisser prendre conscience de quoi que ce soit. Son sommeil éthylique le faisait revenir de très loin, il avait doucement l'impression, à son éveil, que ses membres ne réagissaient plus. L'impression que ses faits et gestes étaient bloqués dans un étau.
Au deuxième coup, sa perception du bruit lui fit l'effet d'un larsen. Il se prit la tête dans les mains par réflexe alors qu'il bougeait enfin. Sa vue s'affina de plus en plus, mais sa compréhension de la situation était encore bien loin. Il fallait qu'il se replace dans le temps et dans l'espace, ce qui était bien dur.
Au troisième coup de sonnette, on entendait en sus des coups contre la porte, avec la voix d'un homme fondu dans le boucan. Le criminel se releva doucement en essayant de s'accrocher à ce qu'il pouvait. Les souvenirs revenaient peu à peu, les bons comme les mauvais. Il savait maintenant pourquoi il se retrouvait dans cette situation. Il n'y réfléchit pas plus à l'entente plus distincte de la voix familièrement connue derrière sa porte.
Il tituba entre les meubles, devenant obstacles pour son état, et se rapprocha aussi rapidement qu'il le pouvait de la source du bruit. Quand il attrapa enfin la poignée de la porte d'entrée, il réalisa plus nettement qui était la personne qui venait de le réveiller. Les exclamations s'étaient calmées mais les coups contre la porte ne cessaient pas. Il se pencha sur le judas dans un mouvement désespéré pour croire encore que ce n'était pas lui. Mais malheureusement…
« Je sais que t'es là, ouvre ! »
Il grogna en balançant sa tête vers l'arrière, il ne manquait plus que lui pour parfaire son bonheur. Il s'éloigna de la porte, souffla un bon coup en se faisant craquer le cou, juste pour se donner du courage, et enfin s'apprêta à ouvrir.
Aux bruits de clé dans la serrure, les coups avaient cessés. Plus il entrouvrait la porte plus il sentait que tout ça n'était pas une bonne idée. Ce n'était surement pas judicieux de recevoir son créateur dans ces conditions.
« Patron !... Enfin, c'est pas trop tôt ! Comment tu vas ? »
Mathieu ne s'attarda pas devant le porche, il pénétra les lieux en tapotant amicalement l'épaule du criminel. Ce dernier sentait une pointe d'énervement venir le titiller au niveau de sa gorge. Il n'avait rien de particulier contre son créateur, non, il n'avait juste pas envie de le voir.
« Ah ouais ! C'est chic chez toi quand même ! » Le schizophrène laissait se balader ses yeux sur chaque recoin de l'habitat de sa personnalité. Il n'était jamais venu, mais ne se pria pas pour visiter.
L'homme en noir partit directement en direction de sa cuisine, il put, de plus, admirer l'ampleur des dégâts de la cuite de la veille. C'était le boxon et il détestait ça. Il entreprit, en passant, de ramasser deux, trois cadavres de bouteilles, mais fut attaqué par une bonne vieille migraine. Le schizophrène, qui ne se trouvait pas loin derrière, s'exclama d'un air compatissant à cette image: « T'es pire que lui, tu ressembles vraiment plus à rien. »
Cette phrase anodine, embrasa plus son énervement qu'autre chose. Il fit face à son créateur en le fixant profondément dans les yeux, on aurait presque pu croire que le diable s'était emparé de lui. Il s'approcha d'un pas lent, en arquant ses sourcils dans une expression de colère excessive.
« Si t'as un problème ça peut s'arranger. » lui lança-t-il presque un peu trop calmement.
Ça n'eut aucun effet sur le schizophrène puisqu'il resta de marbre dans une expression amusée.
« Tu penses impressionner qui comme ça ? »
Une réaction qui n'énerva pas plus le criminel, son mal le lançait tellement qu'il en oublia la raison de sa colère. Il détourna le regard en haletant et chercha à s'assoir sur une de ses chaises de salon. Il sentait sa tête tourner de plus en plus et il savait qu'il était inutile de gâcher son énergie pour si peu.
Assit, il prit entre ses mains son crâne qui ne faisait que pulser. Il entendit à travers le bruit sourd que lui infligeaient ses oreilles son invité le suivre, en s'asseyant à ses côtés.
Mathieu le fixait sans rien dire et ça avait le don de l'agacer. Il n'avait pas retrouvé totalement son esprit lorsqu'il lui avait ouvert, mais petit à petit, il s'éclaircissait. Il tourna la tête vers son créateur et lui posa la question qu'il aurait dû lui poser depuis son arrivée :
« Qu'est-ce tu viens foutre ici ? »
« Je viens rendre visite, prendre des nouvelles… Ça faisait quelques mois que je t'avais pas vu… Et je suis pas déçu. » Le ton était amical, mais on sentait qu'il y avait autre chose, comme de la pitié ou de l'incompréhension, dans sa voix.
Le Patron rit nerveusement et se leva dans le but d'enfin atteindre la cuisine : « T'aurais pu t'abstenir, c'était pas nécessaire. »
« Permets-moi d'en douter… »
Le criminel coupa court à sa phrase : « Café ? »
Mathieu le regarda d'un air sérieux, puis lui sourit avec retenu: « S'il te plait. »
Il le vit se diriger vers sa cuisine jusqu'à ce qu'il s'engouffre dedans. Il y avait bien une raison pour laquelle il était venu le voir, mais à la vue de l'état de sa personnalité, il ne savait pu trop s'il devait aborder le sujet.
Avec le gosse c'était simple, il risquait trop rien, mais avec lui… Ce n'était plus un mur contre lequel il allait se heurter… Après tout, il ne voulait que les aider. S'il y avait bien quelqu'un qui les connaissait aussi bien qu'il les avait faits, c'était lui.
Enfin… Il aurait aimé les connaitre aussi bien qu'il le pensait. Mais malheureusement ça faisait bien dix ans qu'il ne comprenait plus rien, qu'il ne contrôlait plus rien. Dix ans que tout avait commencé à lui échapper. Il ne s'en plaignait pas, même si quelques fois il aurait aimé se reconnecter avec ses personnalités, comme avant… Mieux les comprendre, comme le créateur qu'il devait être.
Il le vit revenir de la cuisine, deux tasses dans les mains. Il le détaillait, en fait il ne pouvait pas s'en empêcher. Il avait tellement… changé en quelques mois. Comment avait-il pu laisser passer ça, sans qu'il ne remarque rien? Il aurait dû les surveiller. Il devrait plus les surveiller…
Le criminel lui offrit sa tasse, et s'assit en sa compagnie. Maintenant qu'il était là, il n'allait pas le jeter dehors, même si ça ne lui plaisait pas des masses… Puis, si ça pouvait lui changer les idées deux minutes.
« Félicitation pour ton appart. Il est… classieux. »
Il en avait rien à foutre de son avis, mais lui hocha la tête tout de même en guise de réponse. Il voulait juste être tranquille, ne rien penser… Il avait fallu qu'il choisisse le meilleur moment pour débarquer lui…
« Il lui plait ? »
Encore bien trop loin pour tout comprendre dans son contexte, l'homme en noir demanda : « De quoi ? »
« L'appart… Au Geek… Il lui plait ? »
Il le fixa un peu dans les vapes en hurlant intérieurement : Pourquoi tu parles de lui ?! Il se reprit même s'il ne pouvait plus s'empêcher de ressentir cette putain de douleur dans la poitrine.
« J'en sais rien… Il m'a rien dit… Il dit jamais rien de toute manière… » Répondit-il en mâchant les mots et en détournant le regard, contrairement à Mathieu qui lui, le fixait plus que déterminé.
C'était si sensible qu'à sa simple évocation il se braquait déjà. Ce qui amplifia deux fois plus son envie d'en savoir plus…
« Hum… Et tu comptes le faire emménager ici ? »
Le criminel resta muet quelques instants à cette question. Il avait bien une réponse mais après tout… Il ne savait plus ce qu'il voulait. Puis, plus les secondes défilaient plus son envie de répondre disparaissait, envie qui était déjà très mince à la base. Il ne voulait pas parler…
Le schizophrène était plus qu'attentif, il attendait avec impatience la réponse pour pouvoir en savoir toujours plus sur le sujet. Mais l'évidence était là, il n'allait rien dire… Pourtant c'était assez étonnant, il ne s'était pas énervé, il ne l'avait pas envoyé chier,… Comme il l'aurait fait habituellement. Il avait peut être réellement envie d'en parler en fait, mais ne voulait peut être pas trop se dévoiler… C'était bien connu que le Patron était très pudique sur ses sentiments…
Il fallait qu'il le mette en confiance, qu'il lui montre qu'il pouvait s'exprimer librement. Il était son créateur, il pouvait tout lui dire…
« Patron… Je sais que c'est difficile, mais tu sais… Tu peux m'en parler. »
C'était la meilleure celle-là ! Le créateur qui lui parlait comme à une pauvre petite victime. Avait-il vu à qui il parlait ? Il explosa de rire, ne pouvant se retenir devant le ridicule de la situation. C'était quoi cette connerie encore ?!
Mathieu resta étrangement sérieux devant le rire définitivement moqueur de sa personnalité. Il ne lâcha pas l'affaire.
« Patron, sérieusement. Tu as besoin d'en parler ! Tu peux pas tout garder pour toi… »
Toujours aussi amusé le criminel répondit : « Gamin, je croisque tu t'es trompé de personne. »
« Non, non c'est bien à toi que je parle. T'as vraiment pas l'air d'aller bien ! Je veux t'aider… »
Reprenant un rythme de voix plus sérieux, il rétorqua avec un sourire : « Je vois pas de quoi tu parles. Je vais très bien. »
Le visage du schizophrène n'avait pas changé, il était sérieux, aucune once de sourire ou de repli dans ses expressions : « Ah ouais, tu vas bien. T'as croisé un miroir récemment ? »
Ça l'avait frappé. Au moment où sa personnalité lui avait ouvert la porte, il était resté estomaqué par le changement physique de celle-ci. Il n'avait pas voulu trop s'y attarder sur le fait, mais… Il n'en revenait toujours pas…
« T'fais pas d'idée, j'ai juste la gueule de bois… »
« J'avais remarqué merci… Mais moi je te parle du fait que t'as vachement décollé… »
Il avait, effectivement, visiblement maigri depuis la dernière fois qu'il l'avait vu. Ses muscles paraissaient nettement moins imposants et sa taille plus affinée. Déjà que le modèle de base ne l'aidait pas…
L'homme en noir souffla un petit rire avant de répondre : « Je vais bien. »
« Excuse-moi, mais j'y croirais pas. Si ça allait bien… Tu l'aurais déjà récupéré… »
Le Patron qui avait le regard fuyant, planta, à l'entente de cette fin de phrase, ses yeux dans ceux de son créateur. Il était stupéfait devant ce qu'il venait de dire, ce qu'il avait osé dire ! C'était quoi son problème ? Il sentit au fond de lui une colère noire monter doucement. Son créateur cherchait les emmerdes.
Mathieu sentit au travers du regard de son vis-à-vis, qu'il avait touché là où il ne fallait pas. Mais si c'était ce qui allait le faire parler, il n'allait pas se gêner :
« Vous n'êtes plus ensemble… Mais c'est ce que tu voulais non ?... » Savait-il que le terrain sur lequel il s'aventurait était très épineux ? « Puisque, si j'ai bien compris, c'est toi qui l'a quitté. »
Cette dernière phrase résonna dans son subconscient en s'amplifiant de plus en plus à chaque battement. Tordant son esprit, le rendant plus coupable à chaque instant. Ravivant la douleur déjà bien existante. Il avait fait une erreur. Il avait dû la faire cette putain d'erreur. Il le savait. Ô combien il le regrettait.
Ça le bouffait déjà assez pour ne pas que les autres viennent en plus le lui rappeler. Qu'on vienne encore lui faire remarquer cette putain d'erreur qu'il aimerait effacer. Qu'on lui dise où il a merdé comme s'il ne le savait pas lui-même. Qu'on l'enfonce encore, et toujours.
/« Je veux le récupérer. »
Il avait dit ça comme ça, en faisant tourner l'alcool dans son verre, sans chercher une solution. Juste pour parler. Parce qu'il s'en était rendu compte pendant ce mois en solitaire, son intérêt envers lui ne se calmait en rien. C'était simple, il ne l'avait jamais eu assez à son sens.
Et même s'il appréhendait sa réaction, il était heureux à la simple idée de pouvoir le retrouver.
Un rire le fit sortir de sa rêverie, il leva donc les yeux vers la source de celui-ci.
Son bras droit féminin riait silencieusement en hochant négativement de la tête. Elle croisa son regard et lui rétorqua :
« Je le savais... Ne compte pas sur moi pour t'aider. »
Il la regardait, les sourcils arqués sans savoir quoi dire, il n'attendait pas d'elle à ce qu'elle saute de joie, mais de là à l'envoyer directement sur les roses comme ça. Elle agissait comme si elle était devenue étrangère, insensible. Qu'elle était totalement hors de la situation.
« T'avais qu'à y réfléchir quand tu t'es barré ! » renchérit elle.
Il sentit une boule se former au niveau de son abdomen, mais son cerveau refusa catégoriquement de s'en préoccuper. Ce qu'il retenait c'est le ton avec lequel elle avait osé lui parler. Il n'avait certainement pas l'intention de laisser passer ça : «Wow tu te calmes matriochka ! Je t'ai rien demandé !»
Elle rit de plus bel : « T'es pathétique… »
« C'est quoi ton souci soudainement là?! »
« Mon souci ? » répéta-t-elle avant de l'accuser du regard. « Tu m'as demandé de lui annoncer la nouvelle alors que je suis sûre que tu savais pertinemment que ce n'était pas ce que tu voulais. Non seulement t'as pas de couilles, mais en plus de cela t'as pas de jugeote. »
Le ton de sa voix était si cassant, elle disait ça dans le but de lui faire mal, ça ne faisait aucun doute. Elle avait peut être juste… Mais il ne fallait pas abuser !
« Ok ! Oui, j'ai fait une erreur. Mais je l'ai pas tabassé, violé, torturé, et j'en passe et des meilleures. Merde ! Sois pas aussi radicale ! »
« Je crois que tu te rends pas bien compte de ce que t'as fait… »
Il en avait assez, il n'allait pas la laisser le démonter comme ça, il coupa donc court à sa phrase : « Mais tu vas fermer ta…»
Cependant elle ne se laissa pas faire et éclata : « Je vois même pas pourquoi tu te la ramènes parce que dans cette histoire c'est toi qui es en tort ! Les raisons pour lesquelles t'as rompu n'ont aucuns fondements. T'es juste stupide ! T'as cherché des problèmes là où y'en a jamais eu... T'es qu'un égoïste... »
Elle avait ralenti le rythme de ses propos avant de détourner le regard et de se lever de sa chaise.
Debout devant lui elle continua plus posément, alors qu'il baissait les yeux: « Tu t'es fourré dans un putain de merdier, est ce que tu le réalises ça ? Je sais pas comment tu vas t'y prendre, mais ça va pas être simple… Juste… Prends un peu conscience de ce que t'as fait avant de refaire d'autres conneries… ».
Elle finit froidement avant de quitter la compagnie du criminel : « J'suis crevé, j'rentre. Oubli pas de m'appeler si tu as besoin. »
Il était resté scotché encore quelques minutes après son départ. Il venait de se faire méchamment engueuler. S'il s'attendait à une réaction si virulente de sa part… Il avait juste dit qu'il voulait le récupérer, rien de très affolant. Et pourtant elle s'était complètement emportée. Il avait quand même le droit de le convoiter malgré sa décision, non ?
La gêne au niveau de son abdomen refit apparition. La cause de celle-ci était bien là dans sa tête, mais, non, il ne voulait pas la connaitre.
La russe ne pouvait pas avoir raison, non, il assumait complètement le choix qu'il avait fait ! Il ne pouvait pas regretter ! Il ne pouvait être en tort ! Son action était totalement justifiable !
La douleur au niveau de son abdomen se fit plus importante. C'était si difficile de l'ignorer.
Plus il y pensait et plus elle se diffusait en remontant de ses tripes. Elle sinuait en laissant sa trace un peu partout où elle passait. Très vite son muscle vital se fit toucher, comme enrobé par cette douleur.
Mais elle ne s'arrêta pas là et continua sa route en remontant toujours, venant chatouiller sa trachée pour le démanger, pour le déranger.
Pour enfin lui faire cracher des mots, ces mots qui lui étaient simplement insupportables :
« J'ai fait une connerie…»/
L'homme en noir regardait son créateur sans le voir. Son esprit n'était pas vraiment apte à reconnecter de suite après ce coup si bien placé. Là, il était plutôt confronté à ses sentiments qui l'accablaient et qui le torturaient. Cette bataille infernale qui se déroulait dans son cerveau entre sa culpabilité et sa fierté.
Il se reprit la tête dans les mains, son mal de crâne revenait, mais au moins cela le fit ré atterrir bien là où il se trouvait : dans son salon. Il se leva et décida enfin de faire quelque chose pour l'effet post cuite qu'il se trainait depuis quelques temps.
Il détestait se laisser dériver comme ça. Tomber dans des pensées qu'il n'était pas, qui ne lui allait pas. Il était le Patron oui ou merde ?! Il n'avait pas à se faire chier pour des histoires pareilles. C'était simple, il n'y avait pas trente-six milles solutions. Le gamin était sa propriété, depuis des années, et ça n'allait pas changer. De toute manière, il fallait que cette putain de situation évolue !
Complètement dans son propre monde, le criminel n'avait pas remarqué que son créateur, après quelques secondes de questionnement, l'avait suivi dans la cuisine, là où il s'était dirigé. Il n'avait rien dit, il l'avait juste surveillé, voir s'il se portait bien.
Sa personnalité se trouvait dos à lui et il ne savait plus ce qu'il devait faire. Après avoir touché un point sensible, il l'avait carrément sonné. Voir sa personnalité la plus sombre perdre une teinte en un seul instant, l'avait retourné. Le schizophrène ne pensait pas en arriver là, son but était de comprendre, mais à l'évidence il y avait été trop fort.
Mathieu s'approcha et posa une de ses mains sur l'épaule du Patron, qui sursauta de surprise mais se sépara de la marque amicale.
« Je suis désolé, je voulais pas te mettre dans cet état. »
« C'est rien, je suis fatigué en ce moment… Ça me rend à cran cette histoire… » Il tournait toujours le dos à son créateur.
« Je sais bien, c'est en partie pour ça que je suis venu… Enfin, je ne pensais pas te trouver aussi mal à vrai dire… »
Un petit rire s'échappa des lèvres du criminel : « Il m'en aura fait voir ce petit enculé… »
Un silence de quelques secondes s'installa, alors qu'ils n'avaient pas changé de positions. L'atmosphère s'était détendue, et le calme commençait à regagner l'esprit du criminel.
Le schizophrène ne pouvait plus laisser passer ce genre de chose, il était déterminé : « Je vais vous aider, ça peut pas continuer comme ça ! Dis-moi, c'est quoi le problème ? »
Le criminel se tourna suffisamment pour avoir son créateur dans son champ de vision : «Y'en a pas, je le veux, c'est tout. » Répondit-il avec un sourire.
« Ok… Mais si tu ne l'as toujours pas récupéré, c'est qu'il y a un problème… C'est quoi la raison pour laquelle tu l'as quitté ? »
Il répondit calmement en se mettant face au schizophrène : « À cause d'un truc qu'il m'a dit un jour et que j'ai pas digéré… Mais c'est con… Et en plus il le sait même pas… »
« Attends… Il sait pas pourquoi tu l'as quitté ? »
« Non pas vraiment… » Souffla-t-il « Mais ça a plus d'importance… » Un sourire s'immisça sur ses lèvres. «Là, maintenant, ce qu'il faut, c'est que je le récupère. »
Ne sachant plus vraiment quoi penser de cette situation qu'il n'aurait pas imaginé si compliquée, Mathieu demanda : « Ouais mais… Tu vas faire comment ? »
Le sourire s'élargissant il répondit : « Je vais accélérer les choses. »
Ahahahahahahah.
Vous avez quelque chose à dire ? Je vous écoute, faites le moi savoir en review :D
Je vous mens pas, j'en ai bavé pour ce chapitre. Il a été particulièrement long et dur à écrire. Mais finalement je le déteste pas ^^
Pour la suite, je ne promets rien. Ça arrivera, un jour. On ne sait pas ce qui peut arriver :)
Allez, je vous laisse. Je vous souhaite de bonne fin de vacances si vous y êtes et bon courage si vous n'avez pas cette chance ! Dans tous les cas n'oubliez pas de profiter ! :D
À la prochaine :)
