Hello tout le monde !
En ce jour de fête nationale, me revoilà avec le chapitre 25 ! Je vous ai laissé en plein doute à la fin du dernier chapitre, et il va donc être temps de découvrir qu'elle va être la réaction de Mary-Margaret et David...
Je ne blablate pas plus longtemps et je vous souhaite une bonne lecture :)
- Tu aurais au moins pu nous prévenir que tu faisais venir quelqu'un !
Mary-Margaret était dans la cuisine avec David, dans tous ses états. Après que ses parents soient tombés sur Emma nue dans son lit et en bonne compagnie, ils s'étaient empressés de quitter sa chambre en lui demandant de s'habiller et de descendre tout de suite pour qu'ils aient une discussion. Et voilà la première chose qu'avait dite la mère de la blonde quand celle-ci était entrée dans la pièce, suivie de près par sa petite amie.
- Tu sais bien qu'on n'aurait pas été contre mais là… Rentrer chez nous et… Et tomber sur toi avec…
La petite brune à cheveux courts avait viré au rouge pivoine, gênée par la situation et bégayant tandis qu'elle cherchait maladroitement ses mots.
- Vous étiez censés rentrer seulement en fin d'après-midi, Regina avait prévu de partir avant pour éviter de vous croiser et-
- Attends un peu, la coupa sa mère. Regina ? Mais… Je croyais qu'elle s'appelait Rose ? dit-elle en lançant un regard en coin à l'intéressée.
A cet instant, Emma se figea. Elle qui croyait que la situation n'aurait pas pu être pire, elle s'était trompée. Dans l'affolement elle n'avait pas réfléchi avant de parler. Ce mensonge qu'avait inventé Regina le jour où elle avait rencontré sa mère pour la première fois en venant récupérer son sac lui avait complètement échappé, et alors qu'elle aurait pu s'en tirer à bon compte, cette fois elle était certaine d'une chose : la situation allait devenir encore plus compliquée et embarrassante qu'elle ne l'était déjà.
- Regina comme Regina Mills ? intervint David en fronçant les sourcils.
Les deux jeunes filles se regardèrent, aucune ne sachant quoi dire ou quoi faire, et ce regard leur suffit pour se comprendre. Tout cela n'annonçait rien de bon.
- En fait elle… Enfin… tenta Emma sans parvenir à trouver rapidement un mensonge crédible.
Mais avant qu'elle ait pu tenter d'aller plus loin, sa mère prit à nouveau la parole.
- Ta mère sait que tu es ici ? demanda-t-elle sèchement à la brune.
- Non, elle est partie en voyage d'affaire. Elle ne rentrera que dans quelques jours, répondit la jeune fille sans se démonter.
- Rentre chez toi, reprit immédiatement Mary-Margaret.
- Maman, elle n'y est pour rien ! Elle ne voulait pas venir, c'est moi qui-
- Elle part un point c'est tout, trancha sa mère en lui lançant un regard autoritaire.
- De toute évidence on va avoir une conversation et ça la concerne, alors elle a le droit de rester.
La petite brune s'apprêtait à répliquer mais son mari fut plus rapide.
- Ça suffit Emma ! tonna-t-il. Elle va rentrer chez elle, il n'y a pas à discuter ! Nous sommes encore chez nous à ce que je sache !
La blonde lui lança un regard plein de rancœur. Elle vit alors Regina prendre le sac où elle avait ses affaires et qu'elle avait descendu avec elle quand elles étaient venues dans la cuisine. La brune se dirigea vers la porte et Emma la suivit. Elle lui ouvrit et alors que sa petite amie s'apprêtait à partir sans demander son reste, elle l'agrippa par la nuque et l'attira à elle pour l'embrasser à pleine bouche, sans la moindre gêne. Regina, d'abord surprise, se prêta rapidement au jeu, trop heureuse de pouvoir moucher les parents de la blonde qui lui hérissaient le poil. Quand elles se séparèrent, Emma lui caressa tendrement la joue.
- Je t'appelle dès que c'est réglé.
La brune hocha simplement la tête et lui sourit, puis elle partit sans rien ajouter et sa petite amie referma derrière elle. Une fois la porte close, elle fit face à ses parents qui la toisaient tous les deux d'un regard autoritaire.
- Viens dans le salon, ordonna sèchement son père.
Une fois qu'ils furent tous les trois installés, David et Mary-Margaret côte à côte, faisant face à leur fille, ce fut le blond qui prit la parole le premier.
- Vas-y, on t'écoute.
- Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
Emma n'était pas prête à coopérer. Elle n'essaierait même pas d'arrondir les angles pour que la pilule soit plus facile à avaler pour ses parents. Elle ne ferait rien de tout ça parce qu'elle savait déjà qu'il serait impossible de les raisonner. Alors elle choisit de dire les choses telles qu'elles l'étaient, sans détour.
- Tu pourrais commencer par nous expliquer ce qui t'a fait penser que tu pouvais inviter qui tu veux sans même nous demander l'autorisation ou nous en parler.
- Je me trompe ou si ça n'avait pas été Regina vous n'auriez pas été aussi en colère ? lança-t-elle avec un air impertinent.
- Ne commence pas sur ce ton-là ! s'énerva rapidement David.
Le voyant s'emporter, sa femme posa une main sur son bras pour tenter de le calmer et continua à sa place.
- Emma, qu'est-ce qu'elle faisait ici ?
- Vous voulez que je vous fasse un dessin ?
A cette remarque, la jeune fille vit son père serrer les poings. Il était évident qu'il se contenait pour ne pas exploser.
- Mais… Je ne comprends pas Emma… A quoi tu joues ? demanda Mary-Margaret.
- Je ne joue pas justement, c'est très sérieux.
- Qu'est-ce que tu entends par sérieux ?
- Vous n'aviez pas encore compris que j'étais avec quelqu'un ? demanda la blonde, sincèrement étonnée.
- Si bien sûr, on avait bien vu que ton comportement était différent depuis quelques temps. Mais on pensait que c'était…
- On pensait que c'était Killian, asséna David en voyant que sa femme n'irait pas au bout de sa phrase.
- Je suis sortie avec lui mais ça ne pouvait pas durer. Je croyais le connaître mais ce mec est un connard.
- Emma ! s'indigna sa mère.
- C'est la vérité.
- Ce n'est pas le sujet, trancha son père. Pourquoi elle ?
- Arrêtez de dire « elle » ! Elle a un prénom, elle s'appelle Regina ! commença à s'énerver la jeune fille.
- Ça ne répond pas à ma question, dit sèchement David.
- Tu me demandes sérieusement pourquoi je suis amoureuse de Regina ? lança la blonde avec un rire sarcastique.
- Voilà que tu penses être amoureuse d'elle maintenant ? C'est la meilleure !
David se leva subitement du canapé et fit quelques pas en tournant le dos à sa femme et à sa fille, visiblement de plus en plus énervé.
- Je ne le pense pas, je l'affirme.
- Emma, je t'en prie arrête un peu !
- Arrêter quoi ?
- De chercher à nous énerver par tous les moyens ! cria son père en faisant brutalement volte-face.
- Ce n'est pas ce que je fais ! lança la jeune fille en se levant à son tour.
- Mary dis quelque chose, je ne vais pas pouvoir me contenir longtemps.
- Emma, s'il-te-plaît arrête de tourner autour du pot et explique-nous clairement.
- Mais vous expliquer quoi ?!
Cette fois la blonde perdait vraiment patience.
- J'aime Regina ! Qu'est-ce que vous ne comprenez pas là-dedans ?
Un silence de plomb s'abattit sur la pièce. Les deux parents de la blonde la dévisagèrent, bouche bée, mais pas une seule seconde celle-ci ne regretta ce qu'elle venait de dire. Il fallait bien qu'un jour ils l'apprennent, alors autant les mettre devant le fait accompli maintenant qu'elle en avait l'occasion.
- Qu'est-ce qu'elle a fait pour te faire dire des choses pareilles ? dit Mary-Margaret d'une petite voix, brisant la première le silence.
- Elle n'a rien fait du tout !
- Mais tu entends ce que tu dis ?
- Qu'est-ce qu'il y a de si aberrant dans le fait de dire que j'aime Regina ?
- Mais tu n'as même pas encore dix-huit ans, tu ne sais pas ce que c'est que d'aimer !
- Et alors ? Vous aviez seize ans quand vous vous êtes rencontrés papa et toi, et tu m'as dit toi-même que vous saviez que vous étiez tombés amoureux dès le premier regard.
- Mais enfin Emma, on parle de Regina là !
- Et alors ? Qu'est-ce que ça change ?
- Tu sais de quelle famille elle vient, tu sais quels rapports on entretient avec les Mills !
- Ah tiens, sa famille ! Parlons-en de sa famille ! lança la blonde sur un ton presque ironique. Quand est-ce que tu comptais me dire que c'était tous des loups garous ?
- De… De quoi est-ce que tu parles ?
Mary-Margaret tentait de noyer le poisson mais il était trop tard. Dès qu'Emma avait posé sa question elle avait vu à l'expression de sa mère qu'elle savait justement très bien de quoi elle parlait. Ça n'avait duré qu'une seconde. Un éclair de peur et d'appréhension qui était passé dans son regard mais qui avait suffi à la blonde pour voir que sa mère était déstabilisée. Mary-Margaret savait tout, et ce depuis le début. Mais elle ne lui avait rien dit.
- Inutile de jouer la comédie, je suis au courant de tout. Regina a découvert la première que j'étais un vampire et alors je lui ai tout dit sur nous.
- Mais pourquoi est-ce que tu as fait ça ?! s'affola sa mère.
- Parce qu'elle ne m'a pas jugée !
La petite brune resta muette face à cette réponse, et même David n'intervint pas, lui aussi trop choqué par tout ce qu'il entendait pour dire quoi que ce soit.
- Elle m'a découverte dans les hangars du port le jour de la course, quand je suis partie après qu'on se soit disputés. Je venais de boire du sang, j'en avais partout sur moi, j'aurais fait peur à n'importe qui et pourtant elle est restée. Elle m'a aidée à me nettoyer et même quand j'ai voulu lui expliquer, elle m'a dit que je n'étais pas obligée. Mais je l'ai fait, je lui devais bien ça. Et même après que je lui ai tout avoué, son regard sur moi n'a pas changé. Elle m'a acceptée pour ce que j'étais, sans jamais me juger. Voilà pourquoi je lui ai tout dit.
Voyant qu'aucun de ses parents ne disait quoi que ce soit, elle poursuivit.
- J'ai appris quelques temps après qu'elle était un loup garou et tout comme elle, je n'ai pas hésité une seconde avant de prendre ma décision. Pour moi c'était évident que ça ne changeait rien à la personne qu'elle était réellement, qu'elle ne se résumait pas à ça.
Une nouvelle fois, le silence se fit. Mary-Margaret et David étaient sous le choc. Ils découvraient le même jour que leur fille entretenait une relation avec la fille de leur pire ennemie et qu'elles avaient toutes les deux connaissances de l'origine du conflit qui opposait leurs deux familles. Mais d'ailleurs, avaient-elles réellement compris quelle en était la raison ? Emma répondit bien vite à leur question.
- C'est pour ça que vous détestez tant la famille de Regina, pas vrai ? C'est parce que toi tu es un vampire et eux des loups garous, c'est ça ? demanda-t-elle en s'adressant davantage à sa mère.
Celle-ci hocha la tête et releva les yeux vers elle.
- Maintenant que tu sais tout, tu comprends. Tu comprends pourquoi nous avons toujours refusé que tu les fréquentes et surtout que tu t'approches de Regina.
- Vous avez beau l'avoir refusé, c'est arrivé. Et maintenant il faut que vous acceptiez la réalité.
- Quelle réalité ? lâcha soudain David. Celle selon laquelle tu aimes la fille de Cora Mills ? Certainement pas !
- De même que Regina n'est pas simplement un loup garou, elle n'est pas seulement la fille de Cora Mills comme tu dis, répliqua la blonde sur un ton sec et presque menaçant.
Les deux parents de la blonde la regardèrent sans dire un mot, à la fois déboussolés et énervés. Finalement au bout d'un long moment, Emma prit la parole.
- Vous allez en parlez à la mère de Regina ? demanda-t-elle d'une voix qu'elle ne put empêcher de trembler légèrement.
David ne dit rien et s'en remit à sa femme par un simple regard.
- Non, ça ne ferait qu'aggraver la situation.
- Pourquoi aggraver ? Il n'y a rien de grave.
- Emma, tu comprends très bien ce que je veux dire, soupira la petite brune. Ça nous attirerait à tous des ennuis, donc on ne dira rien à Cora.
- Merci ! commença à se réjouir la jeune fille, mais son sourire s'évanouit rapidement.
- Mais tu dois nous promettre que tu ne reverras plus Regina, ajouta rapidement sa mère.
Sur ce, l'expression d'Emma changea du tout au tout. Ce fut d'abord la surprise et l'incompréhension qui parèrent son visage, mais bien vite elles furent remplacées par une expression sombre tandis que la blonde fronçait les sourcils.
- Tu penses sérieusement que je vais te promettre un truc pareil ?
- C'est pour ton bien Emma, s'il-te-plaît sois raisonnable.
- Pour toi ne plus voir celle que j'aime c'est être raisonnable ? lança-t-elle d'un ton rageur.
- Tu ne sais même pas ce qu'est l'amour Emma ! intervint une nouvelle fois David.
- Je le sais depuis que j'ai rencontré Regina ! cria-t-elle. De toute façon à moins de me garder enfermée ici vous ne pourrez pas m'empêcher de la voir !
- T'enfermer ici est de plus en plus tentant vois-tu.
- David ! cria sa femme, choquée pas ses propos.
- Vous ne pourrez pas contrôler tout ce que je fais, vous n'allez pas me suivre au lycée.
- Non on ne peut pas, c'est vrai, reprit son père. En revanche ce qu'on peut faire c'est t'emmener et venir te chercher tous les jours ta mère et moi.
- Essayez si vous avez du temps à perdre, mais ne vous attendez pas à me voir obéir comme un bon petit toutou, cracha-t-elle.
- Emma, écoute-moi, commença Mary-Margaret d'un ton plus doux. Cora est une femme dangereuse, manipulatrice et prête à tout pour obtenir ce qu'elle veut. Si nous on la déteste, tu es bien loin d'imaginer la haine qu'elle ressent pour nous. Si elle apprend que Regina et toi vous êtes si proches, on va tous avoir de gros problèmes.
- Mais je n'ai pas l'intention de m'approcher d'elle, et Regina n'est pas comme elle.
- C'est là que tu te trompes ! lança David. Elle est exactement comme sa mère, seulement elle cache bien son jeu.
- Je t'interdis de parler d'elle comme ça, tu ne la connais pas ! s'emporta la blonde alors qu'elle avait commencé à se calmer.
- Et moi je t'interdis formellement de la revoir !
David venait de hurler. Sa fille ne l'avait jamais vu dans cet état et pourtant, ce n'était pas le choc qui se lisait sur ses traits, mais bien la colère et le mépris. Elle toisait son père sans faiblir une seule seconde, le regard sombre et les mâchoires crispées.
- Ta mère et moi nous t'emmènerons et nous viendrons te chercher tous les jours au lycée. Plus de sortie après les cours ou même le weekend, et tu vas te mettre sérieusement au travail parce que tes examens sont dans quelques mois à peine et d'après ce que j'ai vu tes résultats ne sont pas brillants. Il est temps que tu te reprennes en main et que tu penses à ton avenir au lieu de chercher par tous les moyens à défier notre autorité.
- Alors tu crois que c'est ce que je fais en-
- Tais-toi !
La blonde s'exécuta mais son expression coléreuse ne la quitta pas, au contraire, elle s'assombrit encore davantage.
- Est-ce que tu as compris ce que je viens de te dire ?
Son ton était ferme et autoritaire. Emma garda son regard rivé dans les yeux de son père dans une posture de défi.
- Réponds-moi, est-ce que tu as compris ?!
- Oui. Mais ça ne veut pas dire pour autant que je vais obéir.
Et sur ce, la jeune fille tourna les talons. Alors qu'elle allait quitter la pièce, elle passa à côté d'une commode où se trouvait un vase contenant un bouquet. Elle bouscula intentionnellement le meuble et le vase en tomba. Il se brisa, l'eau se répandit au sol et les fleurs s'éparpillèrent. Mais Emma n'y prêta pas attention et prit la direction des escaliers d'un pas pressé et coléreux.
- Emma, reviens ici tout de suite et nettoie ça ! tenta Mary-Margaret.
Mais la blonde ne se retourna même pas, ne dit rien, et commença à monter les escaliers trois par trois.
- Emma ! appela à nouveau sa mère.
Pour toute réponse elle obtint un claquement de porte suivi de près par un bruit sourd.
Emma, à peine la porte refermée derrière elle, avait abattu son poing, faisant voler en éclat une partie du plâtre du mur. Mais elle ne s'arrêta pas là. Elle s'approcha de son bureau et d'un coup de pied bien placé, elle balaya tout ce qui se trouvait dessus. Les cahiers, les livres qui y trainaient, ainsi que son ordinateur portable, finirent leur course au sol. Même après ça, la colère qu'elle ressentait était loin de s'être apaisée. Sa vision était devenue trouble, mais elle ne comprit pas tout de suite que c'était ses larmes qui en étaient la cause. Elle n'était plus maîtresse de ses gestes, seule la rage destructrice qui s'était emparée d'elle dictait ses actions.
Elle se tourna vers son lit et d'un simple geste elle le bascula et le retourna comme s'il n'avait pas pesé plus lourd qu'une brindille. Quand elle releva la tête, elle tomba sur les photographies qui étaient accrochées à son mur. Des clichés pris avec ses parents, pour son anniversaire, pendant leur voyage en Californie ou encore à l'occasion d'un match de football quand elle était au collège. Elle les arracha une par une et elles passèrent toutes sans exception au hachoir. La jeune fille les réduisit en confettis qu'elle laissa tomber au sol.
Après cela, ce fut au tour du cadre qui reposait sur sa table de chevet – et qui avait été miraculeusement épargné jusque-là – de subir le même sort. Elle s'en saisit et l'envoya de toutes ses forces contre un mur. Le verre se brisa, elle sortit la photographie qu'il abritait. Elle avait été prise le jour où ses parents l'avaient emmenée à New York pour ses huit ans. Ils étaient montés au sommet de la Statue de la Liberté et là, dos à l'océan, ils avaient demandé à un autre touriste de les photographier. Elle avait demandé à ses parents de la développer et de la mettre sous verre dès qu'ils étaient rentrés, et depuis elle n'avait pas quitté sa table de chevet. Mais aujourd'hui tout ce qu'elle voyait sur ce cliché, c'était deux personnes qui prétendaient vouloir son bien et son bonheur et qui pourtant voulaient la séparer de celle qu'elle aimait. Elle réduisit la photographie en lambeaux avec la même rage que pour les autres.
Une fois que ce fut fait, elle tenta de calmer sa respiration désordonnée. Elle regarda autour d'elle et constata que sa chambre ressemblait à un véritable champ de bataille. Tout à coup, la rage qu'elle ressentait une seconde avant la quitta, ainsi que ses forces, et elle se laissa tomber à genoux. Elle resta ainsi prostrée pendant un moment. Puis, ses yeux s'égarèrent sur les morceaux de verre éparpillés au sol. Sans réfléchir, elle se saisit d'un de ces morceaux et le porta à son bras. Lentement, elle s'entailla l'avant-bras. Une fois fait, elle laissa son arme de fortune retomber par terre. C'était douloureux et pourtant elle se sentait mieux. Son esprit était vide de pensée et en voyant son sang couler, elle se rendit alors compte que c'était ce qu'elle voulait. Elle voulait que ce sang impur, sali par celui de sa mère, quitte son corps. Elle aurait voulu se débarrasser à jamais de cette moitié vampire dont elle ne voulait pas, mais c'était impossible.
Une larme roula sur sa joue, silencieusement, jusqu'à tomber sur son bras et se mêler au sang. Elle s'allongea au sol et se recroquevilla sur elle-même, en position fœtale. Elle ne bougea plus et resta ainsi, l'esprit vide et le regard dans le vague.
Dans le salon, ses parents avaient tout entendu. Ils avaient assisté impuissants au déchaînement de colère de leur fille et quand Mary-Margaret avait voulu monter pour tenter de la calmer, David l'en avait empêchée.
- Même toi tu ne pourras pas l'arrêter. Il vaut mieux la laisser se calmer d'elle-même, on réparera les dégâts qu'elle a causés plus tard.
- Et si c'est nous qui les avions causés ces dégâts justement ?
Aussitôt sa phrase achevée, elle se mit à pleurer à chaudes larmes et enfouit son visage dans ses mains. Son mari s'approcha d'elle et la prit tendrement dans ses bras en posant son menton sur le haut de sa tête.
- Pourquoi il a fallu qu'elle la choisisse elle ? sanglota la petite brune.
- Je crois qu'elle ne l'a pas choisie et qu'elle n'y est pour rien malheureusement, soupira David en serrant plus fort sa femme contre lui.
- SwanQueen –
Emma était incapable de dire depuis combien de temps elle était là. Des minutes ? Des heures ? Des jours ? Quand elle bougea finalement, ce fut parce que son portable se mit vibrer à répétition, indiquant un appel. Elle remua la tête et vit alors par la fenêtre qu'il faisait nuit. Les muscles ankylosés, elle se releva difficilement et chercha son téléphone. Elle finit par le trouver parmi les cahiers qu'elle avait faits tomber de son bureau et s'en saisit. Quand elle vit le nom qui s'affichait, elle s'empressa de décrocher.
- Regina…
Ce fut le seul mot qu'elle put prononcer avant d'éclater en sanglots.
- Emma, qu'est-ce qui se passe ? demanda la brune d'un ton inquiet.
La blonde voulut parler mais sa voix se bloqua dans sa gorge serrée et elle ne put que pleurer.
- Calme-toi mon amour, je suis là, reprit Regina. Dis-moi ce qui s'est passé.
L'appellation employée par sa petite amie parvint à faire naître une esquisse de sourire sur le visage de la vampire, mais bien vite son expression s'assombrit à nouveau. Elle prit le temps de calmer les sanglots qui l'empêchaient de parler avant d'expliquer à la brune la conversation qu'elle avait eue à ses parents. Elle finit en lui disant qu'elle avait mis sa chambre sens dessus dessous et que depuis elle n'en était pas sortie, mais elle omit le passage concernant la coupure qu'elle s'était infligée d'elle-même. Quand elle eut terminé, Regina prit le temps d'ordonner ses pensées avant de répondre.
- Je pense que tes parents ont peur de ma mère, donc ils n'iront jamais la voir, on n'a pas à s'en faire pour ça.
- Mais ils trouveront un autre moyen pour qu'on ne se voit plus.
- Non ! répondit précipitamment la brune. Ils ne pourront pas toujours te surveiller, tu l'as dit toi-même. Je ne laisserai jamais personne nous séparer, tu m'entends ? Je t'aime Emma, je mourais de ne plus pouvoir être avec toi.
- Ne dis pas ça.
- C'est la vérité.
Un court silence s'installa, rapidement brisé par Emma.
- Moi aussi j'en mourais.
- On va se battre mon Emma, et un jour nos parents seront bien obligés d'accepter l'évidence. On est faites pour être ensemble, j'en suis convaincue.
La blonde sourit, touchée par les paroles de sa petite amie.
- Je vais te laisser, je suis fatiguée.
- Bien sûr, va te reposer tu en as besoin. On se voit demain ?
- Oui, on se retrouve à midi comme d'habitude.
- J'ai hâte d'y être, tu me manques.
- Toi aussi tu me manques. Je t'aime ma Gina, à demain.
- A demain mon Emma, bonne nuit.
- Bonne nuit.
La blonde mit fin à l'appel et reposa son téléphone sur son bureau. Elle regarda son réveil et constata qu'il était seulement vingt et une heure. Mais qu'importe, tout ce qu'elle voulait pour l'instant c'était dormir pour oublier pendant au moins quelques heures tous les problèmes qu'elle et Regina allaient devoir affronter. Elle se releva et constata en remettant son lit en place qu'elle avait cassé deux lattes, mais elle s'en contre-fichait. Elle enleva son pantalon et son débardeur, puis elle remplaça son soutien-gorge par une brassière de sport plus confortable avant de se glisser dans son lit, et bientôt, le sommeil l'emporta dans une nuit vide de rêves.
Voilààà ! On aurait pu croire que Mary-Margaret et David seraient "cools", entre autre parce qu'ils sont eux-mêmes l'exemple typique de la relation compliquée à cause des origines de chacun et devraient donc être compréhensifs, mais aussi parce qu'ils sont censés être les "gentils" de l'histoire. Malheureusement, il semblerait que les gentils ne soient pas toujours ceux qu'on croit... Quoi qu'il en soit vous allez me détester, mais je commence à être habituée maintenant :P
lolo : Je suis contente de voir que le chapitre 24 t'a plu et j'espère de tout cœur que ça va continuer et que ce sera pareil pour celui que tu viens de lire ! (même si je sais que ça risque de ne pas t'avoir ravi... ahah) Merci pour ta review :)
Raphi5930 : J'espère que tu n'auras pas été déçue par ce chapitre... Il est dur, mais que serait une fic SQ sans complications eheh ;)
Maintenant que vous me haïssez tous, je peux vous annoncer que ce n'est sûrement pas au prochain chapitre que vous allez m'aimer :') Mais je n'en dis pas plus et je vous laisse simplement en face à face avec le teaser pour vous imaginer ce qui pourrait se passer :
Emma, perturbée par les derniers événements, est incapable de se concentrer pendant la leçon de Monsieur Gold. Parc chance, celui-ci parvient à trouver les mots justes pour la faire réagir. Néanmoins, la relation cachée des deux jeunes filles semble mise en péril…
A bientôt :)
