Evangelion 2.1 : Alternative chap. 1 part 2

Seize ans plus tard, je fus de retour sur Terre. Seize années passés en enfer, correspondant tout au plus à trois ans pour l'humanité. Cela fait maintenant deux semaines que je parcours le monde à la poursuite de la NERV. Deux semaines durant lesquels j'enchaîne les attaques sur les succursales. Une à une, agent par agent, à la recherche de mon père. Ce vendu, je compte bien lui faire payer les évènements passés.

Je suis déjà revenu, discrètement, sur Terre. Mais je ne m'attendais pas à découvrir l'Eva-02 en plein combat contre une petite dizaine d'Eva blanche. Encore moins à la voir perdre…même si simplement la voir subir une défaite m'aurais pas autant choqué. Non, elle n'a pas simplement perdu, les machines ennemis l'ont littéralement dévoré.

Les images encore gravés dans mon esprit, symbole même que mes rêves de l'époque étaient devenus réalité, je m'avançais en direction du Géo front de Tokyo-3.

Alors que j'arrivais à une des nombreuses entrées, deux gardes visiblement de la section 2.

J'allais m'approcher d'eux quand une main m'attrapa par l'épaule.

… : Ce n'est pas une bonne idée, ça.

Je me suis retourné prêt à faire face à mon assaillant mais mes poings sont vite redescendu sur mes flans : je faisais face à Ryôji Kaji.

Kaji : Qui que tu sois, d'après ton regard, tu comptais t'attaquer à cette base.

Kirito : Ouais, j'y compte bien. Je ne suis pas revenu pour enfiler des perles.

Kaji : J'en déduis que c'est toi qui s'en est pris à toutes ses bases. Mais pourquoi ?

Kirito : Simple, Kaji, la vengeance. Il a envoyé Asuka à l'abattoir, je vais lui donner un ticket simple pour l'enfer.

Kaji : Je vois, tu le fait par amour.

Kirito : Peut-être. D'ailleurs, qu'est ce tu fous ici ? Ils te recherchent non ?

Kaji : Je fais que suivre les ordres, mon cher. D'ailleurs, je n'ai pas entendu ton nom.

Cette question me fit presque rire, mais je l'étouffai rapidement et mon visage se referma.

Kirito : Tu me connais, Kaji, j'étais aussi de la partie y as quelques années. Sûrement trois pour vous autres.

Il semblait surpris, choqué peut être puis il sembla réfléchir un instant avant d'attraper sa radio.

Kaji : Ici Ryôji, WILLE, vous me recevez ?

… : On te reçoit cinq sur cinq, imbécile. Que se passe-t-il ?

Kaji : J'ai retrouvé un petit prince affamé de vengeance aux alentours de Tokyo-3.

… : Tu es sûr que c'est lui ?

Kaji : Certain, il me l'a dit lui-même. Et ses yeux sont comme ceux de la princesse.

… : Ramène-le, tu m'entends, ramène-le nous en un seul morceau.

Kaji : C'est bien ce que je comptais faire, Misato.

Répondait-il à la radio, en me regardant du coin de l'œil.

Alors c'est Misato qui lui a répondu ? Et c'est quoi cette « WILLE » ? Ça signifie volonté en allemand, je crois.

Je hochai la tête de haut en bas pour lui faire comprendre que je le suivrais.

Kaji coupa la radio et me fit signe de le suivre.

Ainsi me guidait-il jusqu'à celle que j'étais venu à considérer comme une mère, ma gardienne attitré durant mon temps à la NERV.

Alors qu'on approchait un aéroport, Kaji me fit signe de m'arrêter.

Kaji : Ecoute moi bien, Kirito, les choses ont bien changés depuis ton départ. Beaucoup trop changés, si tu veux mon avis.

Je le fixais de mes yeux carmins affublé l'un d'une amande l'autre d'une croix.

Kirito : Je m'en rends compte, mais je ne m'attendais pas à autant de changements. Je veux dire, je m'y attendais, après tout, Asuka est probablement …

Je laissai le silence continuer pour moi alors que je secouai la tête pour effacer les pensées noires qui commençaient à s'approcher dans ma cervelle à la mention de la rouquine.

Kaji : Misato t'expliquera toute la situation bien mieux que moi. Mais ne t'attend pas à être accueilli sous une haie d'honneur, jeune homme.

Kirito : Peut m'importe de l'honneur, d'à quel point mes exploits sont appréciés, Kaji. Tout ce que je veux c'est venger Asuka.

Kaji : Et que feras-tu une fois que tu auras accompli ça ?

Kirito : Je continuerai de veiller à la bonne marche de l'ordre des choses, à la sécurité de l'humanité et tout particulièrement, que plus personne ne se prenne pour dieu.

L'agent un peu trop spécial à mon gout hocha la tête, visiblement content de ma réponse.

On reprit notre route et entra dans la zone de l'aéroport où trois gardes se joignirent à nous. Question sécurité, semblerais que ma chère gardienne ai retenu quelques leçons.

Une fois arrivés à l'entrée, une autre équipe de trois pris le relais et nous conduisit jusqu'à une espère de salle d'interrogatoire un peu trop vide à mon gout avec seulement une énorme glace séparant la pièce en deux.

A vrai dire, l'autre côté de la vitre devais couvrir à peine un tiers de la pièce.

Kaji : C'est ici que je te laisse, Kirito. Misato ne devrais pas tarder, mais soit prêt, les choses pourraient être plus surprenante que tu l'imagine.

Je me retournai vers lui, le regard déterminé et acquiesça simplement avant de me tourner à nouveau vers cette glace quelque peu stressante même pour moi.

C'est à ce moment-là que, je pense, Misato fit son apparition.

Misato : Tu es donc celui qui se fait appeler Kirito.

Kirito : Le seul et unique, Misato je me trompe ?

Misato : Non, tu as raison. Mais excuse-moi de douter de ton identité, la situation est assez tendu comme ça sans qu'un voyageur un peu trop informé ne vienne jouer les vautours.

Kirito : Tout à ton honneur, très chère. Je dois avouer, par ailleurs, être impressionné par la sécurité.

Misato : J'ai eu bon professeur en la matière de douter des autres.

Kirito : Je le sais que trop bien, Misato, je le sais que trop bien. Sinon, comment comptes-tu confirmer que je suis bien Kirito Kuran ?

Misato : Quelques questions me suffiront. Mais avant permet moi de faire entrer mon assistante durant cet interrogatoire.

Sur ces mots, la porte derrière la glace s'ouvris à nouveau et laissa entrer une rouquine habillé d'une combinaison rouge et d'une veste Streets-wear de la même couleur.

Les deux jeunes femmes se regardèrent un instant avant que la rouquine fit un signe de tête à Misato.

Misato : Bien, je vais donc poser mes questions.

Kirito : Ton assistante est sans doute…hm, disons, callé à mon sujet, je me trompe ?

Le regard de la violette se fit plus sombre et plus dur.

Misato : Plus que personne ici. Et je te prierai d'éviter de partir du principe que tu ES Kirito en sa présence, veux-tu ?

Je poussai un soupir, je devais être très chère à cette fameuse rouquine au cache œil pour que Misato soit aussi protectrice.

Kirito : Envois donc la première question au lieu de sortir les griffes.

Misato : Comment sont rentrés les pilotes des Eva-01 et 02 lors de l'attaque du 8e ange ?

Un autre soupir, celle-là était facile, c'était la première fois où j'avais utilisé mes pouvoirs devant toute l'organisation.

Kirito : A bord de l'Eva-01, le numéro 02 étant hors d'état d'avancer. Et sa pilote des plus fragiles mentalement. Ainsi, cette dernière a demandé au pilote de l'Eva violette de la faire monter à bord. Mais elle ne s'attendait sans doute pas à ce qu'il fasse entrer dans son Eva, elle et sa plug.

Les deux jeunes femmes me parurent surprises, choqués même, devant l'étalage de détail.

Kirito : Question suivante, si ça vous suffit pas.

Et la question suivante vint de la rouquine.

… : Où est-ce que Misato as retrouvé mon futon au retour de l'attaque ?

Kirito : Encastré dans le mur de la chambre du pilote de l'Eva-01. Je peux même te citer précisément ce qui a été dit, si ça t'intéresse.

Cette fille m'intrigue au plus haut point, il y a quelque chose chez elle qui fait resurgir ces sentiments que seule Asuka savait faire sortir de moi.

Misato : Essaye donc.

Kirito : Tu as dit après avoir confronté le pilote, et je cite « ce vent ne répondrais pas au doux nom de Kirito, par hasard ? »

La rouquine eu un mouvement de recul alors que Misato se couvrit la bouche.

Kirito : Ca suffira, semble-t-il.

La rouquine se tourna vers Misato.

… : Ouvre, c'est lui.

Misato hocha simplement la tête et appuya sur une sorte de commande, ainsi la glace s'ouvrit de part en part.

Misato : Ça fait longtemps, Kirito, trop longtemps.

Kirito : J'ai cru comprendre, Misato. Maintenant qu'on en a fini avec ce petit jeu du chat et de la souris, laisse-moi te demander quelque chose.

Misato : Oui ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Kirito : Où est Asuka ?

The Devil's Back.

Le démon est de retour