Elysion, le royaume des vampires
Disclaimer : L'histoire et certains personnages m'appartiennent, mais l'univers de Twilight reste la propriété de Stéphanie Meyer. Et le monde d'Harry Potter appartient à JK Rolling.
Résumé : Après la défaite de Voldemort, le monde magique se reconstruit lentement. Harry Potter, après une expérience qui tournera mal, se retrouvera alors plongé, dans un tout autre univers. Où se trouve-t-il ? Comment va-t-il pouvoir rentrer chez lui ? Et plus important, pourquoi est-il si fasciné, par ce beau regard améthyste ? Attention YAOI !
Réponse aux reviews :
Élodie Nina : Merci pour ta review. J'espère que ce nouveau post te convaincra de me suivre dans cette aventure. C'est vrai qu'avec cette histoire, je me lance un vrai défi. Je me débarrasse d'une partie de l'univers de HP et de Twilight, pour en créer un nouveau. J'espère que tu aimeras. Biz.
Annadriya : Je suis heureuse de te retrouver sur cette nouvelle fic. J'espère ne pas te décevoir avec cette histoire farfelue lol. Bisouxxx.
kitsune972 : Merci de ta review. Eh oui, il est dans la merde, et jusqu'au coup ! Je ne compte pas le lâcher lol.
Chapitre 2 : Mon nom est Harry Potter
Il rêvait.
Et Harry en avait conscience. Il se trouvait dans sa chambre à coucher. Dans son monde. Et tout aurait pu être parfait à un détail prêt. Il sentait son esprit totalement embrouillé, son environnement était flou, et surtout son corps était étrangement inconsistant. Clignant des yeux, il fixait avec trouble sa main, presque totalement transparente. Il l'approcha d'une fenêtre, et vit avec fascination les rayons de la lumière du soleil dont baignait la pièce où il se trouvait passer au travers. Il était tellement troublé par son apparence fantomatique qu'il sursauta lorsque la porte de la chambre frappa contre le mur pour laisser entrer quelqu'un. Il aperçut alors sa fiancée passer au travers de son spectre, sans le voir, ni le sentir.
Oui, il était bien en train de rêver.
Tournant sur lui-même, il l'a suivi du regard lorsqu'elle alla s'échouer sur son lit. La mine défaitiste. Regardant autour de lui, son regard s'arrêta sur une de ses montres posées sur la table à chevet qu'il avait laissé trainer là. Tout cela était si réel. Peut-être subissait-il une sorte de vision ? Mais quel genre de magie de l'esprit pouvait bien lui permettre de réaliser cet exploit ? Lui qui avait toujours était nul dans ce genre de magie, le voilà qui était servi. Il savait qu'il n'était pas très doué en légimencie, et encore moins, en occlumancie. Pourtant, en regardant sa main traverser le visage de Ginny alors qu'il voulait lui caresser la joue, il dut admettre qu'il était bien en train d'utiliser une forme de magie mentale bien complexe.
Ses yeux parcoururent encore une fois la pièce familière, et il sursauta en voyant ses deux meilleurs amis surgir dans la chambre, la mine inquiète et fatiguée. Hermione, en larmes, s'approcha vivement de sa compagne qui gémissait comme un animal blessé sur le lit. Et il les observa, la boule au ventre, s'enlacer avec force. De terribles tremblements secouaient les deux jeunes femmes rendant leurs mouvements incertains.
- Cela fait déjà deux jours qu'il a disparu… Sanglota sa fiancée. J'aurais dû lui dire il y a longtemps de cesser ses stupides tests.
Un sourire ironique traversa le visage d'Harry à ces mots. Pensait-elle vraiment qu'il l'aurait écouté ? Secouant la tête, il tiqua lorsqu'une autre information capta son attention. Il avait disparu. Et cela, depuis maintenant deux jours. A cet instant seulement, il se souvint lentement sur les évènements qui avaient conduit à sa disparition. Et alors, la confusion dans laquelle baignait son esprit s'envola.
Il se revoyait prononcer la formule runique, le vent violent de magie qui l'avait parcouru, puis s'être fait absorber dans l'arcade de la mort. Un frisson le parcourut lorsque tous ses autres souvenirs lui revinrent d'un coup. Notamment ceux relatifs au monde où il avait atterri, et aux cavaliers meurtriers qu'il avait croisés. Ce monde dans lequel il avait disparu depuis deux jours. Cela voulait-il dire que le temps s'écoulait différemment d'un monde à l'autre ? Paniquant à l'idée qu'il y était encore, que son corps y était encore, il fallait qu'il trouve immédiatement un moyen pour communiquer avec ses proches. Il fouilla frénétiquement la pièce du regard. Cela devenait vital qu'il revienne immédiatement dans son monde. Car rien que le souvenir du regard améthyste qu'il avait croisé avant de perdre connaissance le faisait déjà trembler d'effroi.
Se détournant des deux jeunes femmes, toujours en larmes, il fit face à son meilleur ami. Celui-ci, posté contre le chambranle de la porte d'entrée, observait la scène sans ciller. Son corps tendu, et ses lèvres serrées prouvaient qu'il faisait un effort sur lui-même pour ne pas craquer. S'approchant rapidement de lui, Harry essaya vainement de se faire entendre en agitant les bras devant son regard fixe.
- Allez, Ron, tu dois bien me voir là ?! S'agaça-t-il. Je suis juste en face de toi !
Malheureusement, il avait beau s'agiter en tous sens, personne ne le voyait ou ne l'entendait. Il n'était qu'un fantôme, sans réelle consistance dans leur monde. D'ailleurs, Ron ne tarda pas à le traverser à son tour pour aller consoler sa sœur. Rageur, Harry poussa un cri de désespoir, totalement inaudible pour les autres occupants de la pièce.
Il tourna plusieurs fois sur lui-même en cherchant un moyen quelconque de communiquer avec eux. Il finit par fixer un bibelot en forme d'hippogriffe que lui avait offert Neville Londubat pour Noël tranquillement posé sur une commode. Son ami avait pensé bien faire en le lui achetant en signe de commémoration à la mémoire de Buck, qui était mort de vieillesse il y a un an de cela. Cependant, en le voyant, Harry ne pensait qu'à son parrain, lorsque celui-ci s'était enfui de Poudlard sur le dos de l'animal. Et tout souvenir relatif à Sirius l'amenait inévitablement à celui de son passage à travers le voile. Et tout cela l'avait toujours forçait à détester avec passion l'objet. Mais, comme tout bon Griffondor, il n'avait jamais osé s'en débarrasser. Surtout que Ginny, pour sa part, l'adorait…
Mais aujourd'hui, tout était différent à ces yeux. Il fallait penser au plus urgent. Et ce fut avec un certain agacement qu'il tenta de balancer le bibelot haï contre les murs de la chambre. Il tenta en vain de le faire tomber, mais ne fit que le traverser. Il ragea, injuria, dans l'indifférence de ses amis qui ne l'entendaient toujours pas. Prenant une longue inspiration énervée, il rassembla toute sa concentration, sentit avec une certaine surprise un regain d'énergie l'envahir, et retenta sa chance. Surpris, il vit cette fois-ci sa main se faire légèrement consistante, et déplacer la statuette qui se fracassa au sol. Le voilà qui jouait les esprits frappeurs ! Ravi, il observa Ron bondir du lit pour fouiller la pièce d'un regard suspicieux.
- Qui est là ? Fit la voix forte du rouquin. Je sais qu'il y a quelqu'un !
Sans perdre de temps, Harry s'apprêtait à chercher un autre moyen pour leur transmettre un autre message, lorsqu'il ressentit une forte douleur pulsée dans son crâne. Tombant à genoux, il retint un hurlement de souffrance alors que sa forme immatérielle disparaissait sans un bruit. Il eut juste le temps de croiser le regard incertain de Ginny avant de s'en aller réintégrer son corps.
Ouvrant des yeux écarquillés, le cœur battant à ses tempes, il essaya vainement de reprendre son souffle. La sensation de son esprit réintégrant son corps était inédite. Pas vraiment douloureux, juste… lourd. Comme s'il pesait des tonnes. Ce qui devait être le cas en comparaison à son âme… Par réflexe, il tenta immédiatement de quitter la position allongée qu'il avait adoptée dans son inconscience, et dut s'y reprendre à deux fois avant d'y parvenir. Se mettant difficilement à genoux, il regarda les alentours de manière stupéfaite.
Il se trouvait dans une immense salle entièrement faite de marbre blanc. De hautes colonnes, soutenait un toit parsemé de vitraux, qui faisait la pièce ressembler à une immense cathédrale. Derrière lui, une longue allée, gardée de soldats en armure argentée étincelante, se finissait par une large porte battante en bois massif sculpté finement. Partout sur les murs, des inscriptions dans une langue étrangère avaient été gravées avec délicatesse. En vérité même les inscriptions au bas des tableaux, ou autre objet précieux de décoration qui ornait la pièce, était incompréhensible pour lui. Cette langue n'était ni du gobelin, ni du fourchelangue, mais ça ressemblait étrangement à des runes.
Il se redressa sans y penser pour parcourir encore une fois la pièce d'un regard incrédule. Et, tournant son regard vers l'avant, il contempla avec surprise l'immense trône en or blanc qui s'y dressait fièrement. Rapidement, son attention se dirigea vers un homme d'environ une vingtaine d'années qui y siégeait posément. Ce dernier l'avait observé sans un bruit, un air narquois défigurant ses traits. Figé, comme une proie devant un chasseur, Harry se mit à longuement détailler l'inconnu face à lui.
De très haute stature, celui qui semblait être une sorte de dirigeant, dominaient la salle de son regard améthyste, encadrés d'épais cils noirs. Son visage étonnant et angulaire - pommettes hautes, mâchoire forte, nez droit, et de magnifiques lèvres pleines, dures et douces comme si c'était du marbre – laissait transparaitre une grande puissance. Ses longs cheveux retenus en catogan, étaient légèrement désordonnés, et d'une improbable couleur brun-roux dotés d'inhabituels reflets cuivrés. Quant à son corps mince, mais musclé, moulé dans une sorte d'armure en or, il donnait à cet homme un air de grand et impitoyable guerrier.
Un large sourire ironique étira les douces lèvres de l'inconnu, qui rendit à Harry son regard expectative. Puis, bien trop lentement pour être honnête, le regard améthyste le parcourut de la tête au pied. À ce geste, le sorcier se sentit comme rougir avant de détourner le regard. Il avait rapidement reconnu l'étrange regard violet qu'il avait à son arrivée croisé dans le désert. Cet homme était un meurtrier.
- On devrait le tuer, maintenant. Persiffla un autre homme, debout à la droite du trône et qu'il n'avait pas vu. Je ne lui trouve rien de si intéressant.
Tellement troublé par le roux, assis nonchalamment sur son trône, Harry n'avait pas vu qu'une autre personne se trouvait aussi dans la salle.
En comparaison avec leur « dirigeant », l'autre homme possédait une carrure beaucoup plus svelte, ce qui ne voulait pas pour autant dire qu'il était moins musclé. Il était doté une peau extrêmement pâle à la limite de la transparence. D'un blond miel mêlé d'or, ses cheveux étaient mi- long et ébouriffés, rajoutant un côté enfantin à son apparence rigide. Et les traits particulièrement fins de son visage, lui donnait en quelque sorte, un visage d'ange espiègle, mais démoniaque. Cette impression fut confirmée par Harry lorsqu'il croisa son regard bleu glacial rempli de violence. Dans sa main, il tenait encore un arc. Le même arc que celui que possédait l'archer qui avait tué de sang-froid deux innocentes personnes. Statufié par la peur, il réalisa alors qu'il avait face à lui les deux cavaliers qui avaient déjà de tenter de le tuer dans le désert.
Une puissante gifle l'envoya s'écraser lourdement sur le sol marbré dans un bruit sourd le coupant dans ses réflexions.
- De quel droit nous fixes-tu de la sorte. Menaça le blond, qui venait de le frapper sans même qu'il ne le voit bouger. Cette bête enragée ne mérite rien d'autre que la mort. Permets-moi, mon frère, d'abréger ses souffrances.
Ledit frère était en réalité l'autre roux, qui se releva prestement de son trône. Avançant vers lui à pas mesuré, Harry se tendit lorsqu'il s'arrêta à quelques mètres de lui, toujours allongé au sol. Il reniflant de mépris face lui, et se tourna vers le blond d'un air impassible.
- Ce n'est pas qu'un simple humain. Répondit-il d'une voix d'un velouté incroyable. Sinon, comment expliques-tu qu'il a su faire appel à l'élément de l'air dans le désert ?
- Ce n'était qu'un coup de chance ! Éructa l'archer, prêt à encocher une flèche. Tu ne fais que perdre ton temps, et le mien, par la même occasion.
Lentement, Harry observa le roux s'approcha de son « frère » pour le toiser de toute sa hauteur. Une aura menaçante semblait s'échapper de tous les pores de son corps musculeux, répondant une ambiance malsaine dans la grande salle. Il ne relâcha la pression de son aura que lorsque le jeune homme blond baissa brièvement la tête en signe d'excuse.
Devant cette autre démonstration de puissance, Harry, qui en suffoqua au sol, prit le parti de ne surtout pas intervenir. Pour avoir tenté de l'appeler à lui, il avait conscience que sa magie lui faisait défaut, et qu'il était largement en position d'infériorité. Ici, personne ne viendrait le sauver s'il faisait un faux pas. Touchant avec prudence ses poches, les laissant se disputer silencieusement, il ragea de ne pas y sentir sa baguette magique. Elle avait dû tomber pendant qu'il se faisait aspirer par le miroir.
- Il ne vient pas de notre monde, Jasper. Continua à dire le roux, comme un secret. Son esprit est parcouru de personnes étranges, et de créatures fabuleuses. Il a même tenté de contacter les siens. C'était très enrichissant…
Harry reçut comme une décharge électrique à ses mots. Il se revit dans sa vision essayer de communiquer avec ses proches avant d'être paralysé par une puissante migraine. Tournant un regard incrédule vers le roux, il comprit lentement que ce dernier avait été celui qui lui avait imposé cette douleur. Cet inconnu avait impunément fouillé son esprit. Mais plus que la rage de savoir ça, il se méfie encore plus du pouvoir de légimencie qu'il devait posséder.
- De quel droit, avez-vous fait ça ? Ne put-il pas s'empêcher de demander, une profonde animosité inscrite sur le visage. Vous vous prenez pour qui à violer l'esprit des autres comme ça ?
Du coin de l'œil, il pouvait voir le dénommé Jasper s'avancer vivement vers lui pour le refrapper avec hargne. Mais avant qu'il ne puisse le faire, son frère s'était avancé pour s'agenouiller face à Harry, faisant preuve d'une vitesse extraordinaire. Là, il lui saisit avec force le menton, pour le toiser de son regard violet qui s'assombrissait.
Le brun, ne put pas s'attarder sur la froideur de la peau de son assaillant, qu'il le sentait pénétrer de nouveau son esprit pour faire défiler tous ses souvenirs. Étrangement l'intrusion n'était pas douloureuse. C'était comme naturel pour l'autre homme de violer sans soucis toute barrière mentale, et Harry ne put rien faire pour l'empêcher d'aller plus loin dans sa mémoire. La douleur vint après. Face aux souvenirs, aux flashes, aux images qui défilèrent sous ses yeux. Il resta là, bras ballant, pendant que l'autre voyait tout de sa vie.
- Sache que le seul qui n'a aucun droit ici, c'est toi. Souffla le roux, d'une voix rendue rauque par la rage en se retirant de sa mémoire. Ne t'avise plus de me parler sur ce ton. Je t'interdis même de respirer trop fort à mes côtés.
La tête douloureuse, Harry s'effondra comme une poupée de chiffon, lorsque le roux relâcha enfin la pression de ses doigts sur son visage, et libéra son esprit. La vue trouble, il sentit son corps frissonnant de peur refuser de répondre à ses ordres alors qu'il voulait se forcer à se redresser. Incapable de le faire, il continua à tenter de rassembler ses forces, usant même de sa magie pour reprendre contenance et se défendre. Malheureusement, sa magie semblait faible et fragile, et après un halètement où rien ne se passa, il lui sembla même qu'elle avait comme avoir déserté son corps.
Les dents serrées, Harry prit peur à l'idée que son exploit dans le désert ne soit qu'un cas isolé. Et s'il avait perdu tous ces pouvoirs en venant ici ? Il était totalement en position de faiblesse sans elle. Affolé, il se rappela que ses adversaires, eux, n'avaient aucun problème pour faire appel à leurs pouvoirs. Ou à une flèche bien sentie. Quant à cette vitesse et cette force dont ils avaient fait preuve, il pouvait déjà affirmer qu'ils n'étaient pas de simples moldus. Il brun doutait même qu'ils soient aussi des sorciers. Ou même des humains. Il en frissonna de peur en refusant d'admettre avec quelle créature il avait affaire.
- Peu importe qui il est, railla encore Jasper en le lâchant pas de son regard fixe et menaçant, moi je ne vois qu'une larve rampant au sol. Débarrassons-nous de lui.
Les membres tremblants, Harry les écoutait débattre de son sort sans plus se préoccuper de lui tandis qu'il persistait à hurler après sa magie. Ils discutaient de sa future mort comme s'il n'existait pas. Ou plutôt, comme si son avis comptait pour rien. Serrant les poings, il regretta presque de ne pas réussir à rejoindre de nouveau une douce inconscience. Là où l'attendaient ses amis, et Ginny…Pourquoi devait-il subir cela ? Son corps se tendit quand il entendit les deux autres hommes débattre de sa faiblesse et juger de son utilité. Ils semblaient s'être mis d'accord sur le fait que sa vague de magie dans le désert n'était qu'un coup d'éclat. Ils riaient à l'idée qu'il ne serait certainement même pas assez bon pour travailler dans leurs cuisines. La manière la plus facile d'abréger ses souffrances, ou mieux de les amplifier, était maintenant leur seule préoccupation.
Enragé, il sentit son courage griffondorien emplir chaque fibre de son corps. Il ne s'était pas battu pendant des années contre ce cinglé de Voldemort pour mourir de la sorte. Il avait trop combattu pour avoir le droit de vivre et d'être heureux pour se laisser se faire humilier sans rien dire. Non, il n'avait pas perdu autant d'êtres chers à son cœur pour se faire tout arracher des mains maintenant. Il était Harry Potter au nom de Merlin. Et personne, et certainement pas ces deux meurtriers crachés sur son sort comme s'il n'était que de la vermine. Et s'il devait mourir, alors ce serait debout. Après leur avoir dit le fin fond de ses pensées. Tremblant de tous ses membres, ses dents mordant sa lèvre inférieure, il se releva la tête haute pour affronter ses ennemis.
- Mon nom est Harry Potter. Cria-t-il de rage, sans réellement le vouloir. Je suis un sorcier provenant du monde magique.
Un silence glacial répondit à son éclat. Et sans même se retourner vers lui, le jugeant indigne de leur attention, les deux autres hommes recommencèrent à converser tranquillement.
- Et que veux-tu que cela nous fasse ?! Lui lança tout de même le roux, assez mécontent de sa révolte. Reste tranquille et ferme là !
Se battant contre lui-même, Harry réussit à tenir debout, serrant les dents en se sentant si faible. Une moue répugnée aux lèvres, régulant le plus possible sa respiration, il décida de répondre malgré tout à cette pique acerbe.
- Vous n'avez ni le droit ni le pouvoir de décider de ma mort. Cracha-t-il, la voix malgré lui chevrotante. Je ne suis pas votre esclave pour que vous vous permettiez de me donner des ordres. Et encore moins, un objet dont vous pouvez évaluer la valeur.
- Sale humain… ! Commença à persifler Jasper en tournant la tête vers lui.
- Oui, je suis humain ! Coupa-t-il. Mais cela ne change rien au fait que je veux, et j'exige, un minimum de respect de votre part !
Rapidement, le brun vit ses deux interlocuteurs se retourner totalement pour le fixer avec une haine farouche. Frissonnant, il vit le fascinant regard améthyste du roux virer immédiatement au noir le plus abyssal. Ce regard promettait mille morts.
Le défiant, il se dit que de toute manière il était allé beaucoup trop loin pour reculer maintenant. Alors, ce fut les yeux plongés dans le regard charbonneux de celui qu'il considérait déjà comme son adversaire principal, qu'il poursuivit sa tirade.
- Je vous prierais d'utiliser mon nom et de me regarder lorsque vous parlez de moi. Continua-t-il, de manière assez intelligible malgré le tremblement de sa voix. Car tout prétentieux que vous êtes, j'ose espérer que vous disposez d'un minimum d'éducation.
À peine avait-il fini de prononcer ces paroles qu'il se sentit être soulevé du sol par une force invisible. Sa trachée fut sauvagement compressée et des points noirs apparurent devant ses yeux.
Oui, il l'avait bien cherché.
À SUIVRE.
