Elysion, le royaume des vampires

Disclaimer : L'histoire et certains personnages m'appartiennent, mais l'univers de Twilight reste la propriété de Stéphanie Meyer. Et le monde d'Harry Potter appartient à JK Rolling.

Résumé : Après la défaite de Voldemort, le monde magique se reconstruit lentement. Harry Potter, après une expérience qui tournera mal, se retrouvera alors plongé, dans un tout autre univers. Où se trouve-t-il ? Comment va-t-il pouvoir rentrer chez lui ? Et plus important, pourquoi est-il si fasciné, par ce beau regard améthyste ? Attention YAOI !

Réponse aux reviews :

Charlène : Salut ! Merci beaucoup de ta fidélité. Je pense que ce chapitre va beaucoup te plaire ! Le couple E/H va enfin franchir une étape. Pour le monde sorcier, je suis encore en train de rassembler mes idées. En tout cas, je vais faire de cadeau à personne XD. Bisouxxx.

Tenshi-Lily-Hime-Sama : Salut ! Bienvenue sur cette fic et merci de me suivre. Je suis contente que ces chapitres t'aient plu, et j'espère que ce nouveau post te plaira tout autant. Biz.

Coco73 : Ah ! T'as vu un peu ce baiser ? Ça mérite presque un oscar lol. Leur relation va enfin pouvoir prendre un nouveau tournant, surtout avec ce chapitre. Bisouxxx.

Unyssia : Coucou ! Merci pour ta review. Je sens comme une petite révolte contre Ginny lol. Ne t'inquiète pas, dans ce nouveau post, je mets enfin les choses à plat. J'espère que tu aimeras. Biz.

Perline : Salut ! Merci de continuer à me suivre. Ah, je vois que ce baiser entre Edward et Harry à marquer les esprits lol. Je suis contente que cela t'ait plu. Et je trouve ta phrase de Maupassant (qui est un écrivain que j'apprécie vraiment) très bien choisi pour cet instant. Eh oui, les premiers pas d'Harry comme Conseiller ne sont pas vraiment… convaincants. Il a beaucoup de choses à apprendre (avec Keren, qu'il déteste), et son caractère de merde n'aide vraiment pas ! Sinon, c'est vrai que je n'ai pas pu m'empêcher de faire un petit clin d'œil à la légende de Vlad Draculae. Je suis contente que ça t'ait plu. Pour finir, Marianne et sa famille ont une grande place dans la vie d'Harry. Et c'est vrai qu'ils l'aident beaucoup à se surpasser. Je pense qu'ils vont finalement rester des personnages importants de cette fic. Allez, je te laisse lire ce nouveau chapitre (hauts en couleur !) en espérant qu'il te plaise. Bisouxxx.

Annadriya : Coucou ! Merci pour ta review. J'espère que cette suite te plaira. Biz.!

Ptitcoeurfragile : Merci de continuer à me suivre. J'espère que ce nouveau post, plus centré sur la relation E/H, te plaira tout autant que les autres. Biz.

Alessa Lilly Petrova : Ta review m'a vraiment plu ! J'étais vraiment morte de rire en la lisant. Toi, tu n'aimes vraiment VRAIMENT pas Ginny ! Alors ce chapitre risque fort de te mettre en boule lol. Sinon, je vais beaucoup mieux, merci. J'avoue que j'ai toujours peur en postant un nouveau chapitre que celui-ci ne soit pas aussi bien que le précédent. Ou qu'il ne colle pas avec le début de l'histoire. Et c'est ça qui me met un peu la pression. Mais bon, je croise à chaque fois les doigts pour qu'on me pardonne les erreurs que j'aurais pu commettre. Et sa marche XD. Alors merci beaucoup de continuer à me suivre. Bisouxxx.

Élodie Nina : Coucou ! Je savais que le poste de Conseiller aurait plus plu que celui de domestique. C'est vrai qu'Harry (s'il se calme) pourrait enfin faire bouger les choses à Elysion. Du côté d'Edward, disons qu'il commence sérieusement à s'impatienter. Il aimerait bien pouvoir mettre Harry dans son lit, mais ne veut pas trop le brusquer. Quant à Harry, il est adepte de la politique de l'autruche ! Mais ce chapitre va faire bouger beaucoup de choses ! Je te laisse le découvrir. Bisouxxx.

Chapitre 16 : Adieu fantôme...

Quittant d'un pas ferme la bibliothèque, Harry sentit poindre un mal de tête après le long cours de bienséance que venait de lui dispenser Keren. Aujourd'hui encore, l'ancien maitre des jeux lui avait démontré à quel point le protocole vampirique pouvait être pointu. Et même si le brun faisait des efforts considérables, non seulement pour rester concentrer mais aussi pour ne pas se disputer avec son précepteur, il lui restait encore beaucoup à apprendre avant d'être un Conseiller royal accompli.

D'un autre côté, il pouvait être fier des minimes changements qu'il avait pu apporter à Efryn. En effet, après le désastre de la première audience auquel il avait assisté, Harry avait finalement appris à se maitriser et à se conduire avec honneur. Debout à la droite d'Edward, il siégeait avec lui, n'hésitant pas à donner son avis et à s'imposer. Et cela sans laisser ses émotions prendre le pas sur sa raison.

Arguant qu'il était maintenant l'heure pour Elysion de se reconstruire, il avait petit à petit rallié de nombreux partisans à sa cause. Tenace, le brun menait une véritable compagne contre les méthodes barbares qu'employaient les vampires contre leurs adversaires. Il avait, sous l'œil attentif d'Edward, convaincu les nobles d'Elysion d'arrêter de répondre aux attaques du peuple situé au Sud de leur territoire.

Et si ses interventions avaient au départ été mal perçues par bons nombres de vampires, ceux-ci avaient fini par l'écouter, voir pour certains, à l'obéir. Après tout, Keren lui avait appris à être telle une « main de fer dans un gant de velours ».

Aujourd'hui encore, il avait été heureux d'apprendre que les attaques venant des Sudariens (peuple du Sud) avaient considérablement diminué.

Pourtant, au départ, le clan adverse, ayant pris leur retenue pour une faiblesse, avait redoublé leurs attaques. Ce qui avait forcé le prince à envoyer bon nombre de ses gardes parcourir le royaume afin d'en garantir la sécurité. Harry pouvait se rappeler cette dure période de crise, ou Edward et lui n'arrêtaient pas de se disputer. Jamais encore leurs deux personnalités n'avaient autant eu à s'affronter.

Heureusement, comme l'espérait le sorcier, les Sudariens semblaient avoir fini par douter du bien-fondé de leurs actions. Petit à petit, les guérillas s'étaient amoindries, sans réellement disparaitre.

Cantonner sur leurs terres, chaque partie – humains comme vampires - semblait attendre implicitement la suite des évènements. Ils étaient encore bien loin d'une paix totale, mais pour Harry, c'était un bon début.

Revenant à l'instant présent, le jeune homme fit un signe de tête aux nobles qui le croisaient. Levant la tête, et toisant du regard ceux qui se détournaient de lui, Harry se dit qu'il avait enfin compris qu'avec les vampires tout était une question de domination. S'il voulait se faire accepter, il devait leur inspirer force et respect.

Augmentant son allure, le jeune homme choisit de quitter le château et prit la direction du jardin extérieur. Car après avoir dut supporter Keren durant de longues heures, il se disait bien mériter une longue pause. Longeant un long chemin de pierre bordé de diverses plantes exotiques, le calme du jardin royal agit immédiatement sur ses nerfs. Edward avait raison, les fleurs pouvaient être de très bonne compagnie, et calmaient bien souvent les esprits.

Prenant la direction du pavillon situé au centre du jardin, Harry fut surpris de croiser la route d'une jeune femme blonde entourée de ses suivantes. La détaillant du regard, il se rappela vaguement avoir demandé des informations sur elle à Keren le jour de sa première audience.

Comme lors de leur première rencontre, la jeune vampire le fixa longuement et avec insistance. Ses grands yeux, où une lueur d'intelligence vive brillait, semblaient vouloir le transpercer de toute part. Se figeant, Harry comprit enfin ce qui l'avait précédemment attiré chez elle. Ses yeux, d'un curieux mélange entre le bleu et le gris, lui rappelaient douloureusement le regard de Ginny. Voilà longtemps qu'il n'avait pas pensé à sa fiancée, ou à sa famille. Il avait préféré les éloigner de son esprit afin d'anéantir la douleur qui lui broyait le cœur à leurs souvenirs. Et cette inconnue, qui le dévisageait toujours sans dire un mot, avait en quelques secondes ramenées cette peine.

- Elen sila lumenni omentielvo, Fíreb. Dis la douce voix de la vampire, brisant ainsi le silence ambiant. Mon nom est Aria Flyés. J'appartiens à mon seigneur Gylde De Velay.

Ces mots, à peine chuchoter, eu le mérite de réveiller Harry qui en écarquilla les yeux de surprise. La manière dont elle venait de se présenter démontrait de sa très bonne éducation. En effet, elle l'avait salué en suivant le protocole, avec un très grand respect, et en Argpal. Littérairement, sa phrase pouvait être traduite par : « Une étoile brille sur l'heure de notre rencontre, Humain/Mortel ».

Très rares étaient les vampires, en dehors de la royauté, sachant encore parler cet ancien langage. Ou encore à savoir utiliser sa puissance. Même Marianne n'en connaissait que très peu de mots, et Keren – qui lui avait fait comprendre que maitriser cette langue était signe de noblesse - avait donc dû passer de nombreuses heures à lui en expliquer les bases. Malgré cela, Harry était encore loin d'être capable maitriser l'Argpal, et sa prononciation laissait vraiment à désirer. Pourtant, il mettait beaucoup de cœur à l'ouvrage, surtout lorsqu'il pensait à la possibilité d'utiliser ces nouvelles connaissances pour se débarrasser des bijoux d'Olodora'N.

Par ailleurs, la jeune femme face à lui était bien la première à le montrer autant de respect. Cela le forçait donc à faire preuve de tout autant de politesse. Et ce fut le buste bien droit – comme lui avait enseigné l'ancien maitre des jeux – qu'Harry posa deux doigts contre ses lèvres avant de formuler sa réponse :

- Elen sila lumenni omentielvo, ... Vanimalda hiril.

Hésitant, il attendit la réaction de son interlocutrice qui finit par lui sourire avec joie. Le brun avait quelque peu réfléchi à la manière de la nommer, et finalement « Vanimalda hiril » qui signifiait « Gente Dame » lui paraissait plus poli. Il doutait qu'elle ait apprécié qu'il utilise un terme en Argpal pour définir son statut d'Animal.

- Me voilà comblée pour la journée. Moi qui espérais tant avoir l'honneur de vous rencontrer, Harry Potter. Dis Aria, en signifiant d'un discret signe de main à ses servantes de s'en aller. Peut-être pourriez-vous m'accorder un peu de votre précieux temps ?

Détournant le regard, Harry hésita à répondre favorablement à sa demande. Il n'était pas judicieux pour lui de tenir compagnie à cette jeune femme. Non seulement elle était l'Animal de Gylde de Velay– avec qui il avait toujours des différends - mais en plus, Keren lui avait bien expliqué que certains vampires pourraient vouloir profiter de sa situation. Alors pouvait-il vraiment avoir confiance en cette étrangère ?

Cependant, lorsque les yeux bleu-gris qui lui faisaient face se remplir d'incertitude, Harry ne put se résoudre à rejeter leur propriétaire. Ces yeux, tant semblable à ceux de Ginny, l'encourageaient à avoir confiance.

- Nous pourrions juste… discuter. Insista la vampire. Je serais curieuse d'entendre vos exploits de votre propre bouche, et non venant des nombreux bruits de couloirs. Se rapprochant, elle finit d'une voix basse : vous nous intriguez tous, Harry Potter.

Incertain, Harry s'empêcha de montrer à son interlocutrice son trouble intérieur. Après tout, pensa le sorcier, il ne risquait rien à discuter avec cette jeune femme. Tendant galamment son bras, il invita Aria à s'y accrocher, avant de les mener près d'un des bancs en marbre longeant le pavillon.

- Je doute que mes « exploits » méritent d'être contés. Et, je crains de ne pas savoir quoi vous dire de plus à mon sujet. Dit-il en prenant garde à laisser une certaine distance entre eux avant de s'asseoir. Voyez-vous, je suis loin d'être aussi captivant que vous le pensez.

Le rire clair qu'émit la jeune femme à sa réponse emplit de nostalgie le cœur d'Harry. Même son éclat semblait correspondre à celui de Ginny. Pourtant il avait conscience que la femme face à lui n'était pas sa tendre fiancée, mais il ne pouvait faire taire le sentiment de nostalgie qui l'étreignait en sa présence.

- Eh bien, je ne vous avais pas imaginé aussi modeste. Rigola Aria. Vous êtes loin de l'image que je me faisais de vous.

- Vraiment ?

- Oui. Affirma-t-elle. Mais rassurez-vous, je suis loin d'en être déçue.

Par la suite, plus que sa beauté, ou sa ressemblance avec Ginny, ce fut sa vivacité d'esprit qui séduit quelque peu le brun. Aria était une jeune femme pétillante et intelligente. Et Harry avait été ravi de voir que loin de se montrer indiscrète, celle-ci se contenta de le mener sur des sujets de conversations légères.

Passant de la description des terres d'Alésa, à la beauté générale du royaume d'Efryn, ils semblaient toujours avoir quelque chose à se dire. Et si au départ la conversation avait eu du mal à être engagée, maintenant, ils ne se gênaient plus pour rire ensemble à gorge déployée. Les quelques soldats qui patrouillaient dans le jardin royal leur lançaient même parfois des regards interrogatifs, sans jamais tenter de les interrompre.

Inclinant la tête sur le côté, Harry plongea de nouveau son regard dans celui de son interlocutrice. Oui, ces magnifiques yeux bleus-gris lui rappelaient fortement Ginny. Il pouvait maintenant se souvenir de la douceur, de la fraicheur, et de l'amour que lui portait sa fiancée. Mais qu'en était-il de lui ? Était-ce l'amour qui le poussait à se raccrocher au souvenir de la jolie rousse ?

Oui, dans un certain sens cela pouvait s'apparenter à de l'amour. Il avait toujours éprouvé beaucoup d'affection pour Ginny. Car elle avait longtemps été un important pilier de sa vie. Elle avait été la femme qui l'avait aidé à ne pas sombrer dans la folie après la défaite de Voldemort. Elle avait été la compagne qui l'avait consolé la nuit lorsqu'il se réveillait d'un des nombreux cauchemars qui peuplaient ses rêves. Elle était la petite sœur qui l'avait protégé de la malveillance de tous ceux qui souhaitaient profiter de la lumière du « Sauveur du monde sorcier ».

Petite sœur ? Cette pensée broya le cœur d'Harry qui s'empêcha de suffoquer ouvertement. Oui, il venait enfin de mettre un nom sur les sentiments qui l'unissait à sa fiancée. Maintenant, il pouvait le comprendre. Ce n'était qu'une douce sensation fraternelle, et non, le tourbillon passionnel d'un amour éperdu.

S'était-il trompé depuis le début sur ses sentiments envers elle ? N'avait-il jamais été profondément amoureux ? Perdu, il dévisagea Aria – qui s'était tue pour l'observer à son tour – et se rapprocha d'elle.

Mais alors que l'image de Ginny se consolidait devant ses yeux, elle fut vivement chassée par le souvenir de grands yeux aux couleurs améthyste. Ce regard profond qui s'assombrissait au grès des émotions de leur propriétaire glaça le sang du jeune homme. En un instant, le souvenir d'Edward venait de balayer celui de sa fiancée.

Tel un raz-de-marée, les sentiments qu'il éprouvait pour Ginny se turent pour laisser la place à cette même confusion qui l'étreignait lorsqu'il pensait au prince. Que pouvait-il bien ressentir pour ce vampire ? Lui qui ne s'était jamais senti attiré par aucun autre homme auparavant.

- Harry. Fit la douce voix d'Aria avant que son corps ne se colle à celui du jeune homme. Vous semblez troublé, tout d'un coup. Ai-je fais quelque chose de mal ? Vous savez que vous ne risquez absolument rien avec moi, n'est-ce pas ? Vous… ainsi que le prince… pouvez totalement me faire confiance.

Ces mots sonnèrent comme un signal d'alarme dans l'esprit d'Harry. Qu'était-elle en train de faire ? N'était-elle pas la propriété d'un autre homme ? Puis, les paroles de Keren lui revinrent en mémoire : certains vampires, les plus dangereux, se rapprocheront de lui pour obtenir les faveurs de la couronne.

Repoussant un peu trop brutalement la vampire, le brun se leva d'un bond pour remettre une certaine distance entre eux. Qu'était-il en train de faire ?

- Je crains de devoir vous laisser. Dit-il d'une voix hachée. Je n'ai que trop profitez de votre compagnie.

- Je vous en prie, Harry. S'affola presque Aria. Vous ne me dérangez absolument pas. Je vous accorde sans hésiter tout le temps que vous désireriez passer à mes côtés.

L'esprit plus clair, Harry observa la jeune femme qui tentait de le retenir. Elle semblait avoir perdu son sang-froid, et laissait maintenant transparaitre son affolement.

- Non. Répliqua le brun.

Il eut à cet instant l'impression de dire « Non » à Aria, mais aussi à Ginny. Non, il ne reviendrait pas vers elles. Pas maintenant. Peut-être jamais ?

- Anar caluva tielyanna. (Que le soleil brille sur votre route) Finit par répondre Harry, comme l'exigeait le protocole, avant de vivement s'en aller.

Sans se retourner, même après qu'Aria ait héler de nombreuses fois son nom, le sorcier se précipita à l'intérieur du château. L'esprit tourmenté, le cœur au bord des lèvres, il ne se rendit compte qu'au dernier instant que ses pas l'avaient amené devant la porte des appartements royaux d'Edward. Hésitant, il allait rebrousser chemin lorsque les soldats gardant l'entrée de la chambre – trop habitué à le voir s'y rendre – lui ouvrirent largement le passage.

Les remerciant d'un signe de tête, Harry entra timidement dans le petit salon du prince. Celui-ci, accouder à une des fenêtres de la pièce, étudiait avec sérieux une carte du royaume d'Efryn. À son arrivée, il lui fit un sourire avant de s'avancer vers lui.

- J'allais justement envoyer des gardes à ta recherche. Lui informa-t-il. Nos éclaireurs semblent avoir repéré des mouvements suspects au détroit du…

Le jeune homme qui écoutait silencieusement son interlocuteur fut surpris de le voir s'interrompre aussi soudainement. Curieux, il observa le vampire lever le nez pour renifler l'air, avant que son beau regard violet ne tourne au noir abyssal.

- Ou étais-tu, Harry ? Dis le prince, en se rapprochant de lui. Ta leçon avec Keren s'est terminée depuis de nombreuses heures déjà.

- Je… Bégaya-t-il, comme pris en faute. Je me promenais.

- Vraiment ?

Fuyant le regard perçant du vampire, qui semblait être en train de lire en lui, le brun prit le parti d'éluder la question. Mais le sentiment de culpabilité voire de tromperie qui l'étreignait le laissa quelque peu étourdi. Il n'avait pourtant rien fait de mal.

- Tu es resté si longtemps en compagnie de cette personne avec laquelle tu te promenais, persifla Edward, que son parfum en a imprégné tes vêtements.

Harry se sentit rougir avec force à ces mots plein de fiel. Pourquoi se sentait-il si coupable face au vampire ? N'avait-il pas le droit de parler à qui il le désirait ? Il n'avait rien fait de mal.

- Tu joues à un jeu dangereux, Harry. Menaça le prince en abhorrant une expression froide et austère. Ne me pousse pas une nouvelle fois dans mes retranchements. Tu risquerais de le regretter.

- Je n'ai rien fait de mal !

Criant ces quelques mots, Harry évita – à force d'habitude – que la main froide du vampire ne le saisisse, et se dépêcha de quitter les lieux. Il était bien assez bouleversé en ce moment pour supporter les humeurs de ce prince lunatique. Il n'avait rien de mal.

XXXX

Confortablement assis sur une des vieilles chaises en bois de la cuisine royale, Harry épluchait joyeusement des pommes de terre en compagnie de Kéry. Il avait bien dû se battre au départ, surtout contre la mère du jeune vampire, afin de pouvoir exercer cette tâche qui ne correspondait plus à son statut de Conseiller royal.

Cependant, il avait fini par les convaincre de le laisser faire. Il avait impérativement besoin de se vider l'esprit pour éviter de pensée à Ginny, ou pire, à Edward. Et pour cela, il avait besoin de s'occuper. Étrangement, retrouver les servants de la cuisine, et utiliser ses mains pour couper des patates, procurait une parfaite diversion à son esprit tourmenté.

- Toi, tu t'es encore disputé avec le prince. Dis Kéry, avec une mine défaitiste. Quelle en était la raison cette fois-ci ?

- Je n'ai rien fait. Nia une fois de plus Harry. Et nous ne sommes pas vraiment… fâchés.

Comme à son habitude, Harry vit le jeune vampire réfléchir longuement avant de répondre. Cachant un sourire à ce fait, le sorcier se dit qu'il appréciait vraiment son caractère calme et réfléchi.

- Alors pourquoi n'étais-tu pas à ses côtés ? Questionna Kéry, en levant un sourcil. À remplir ton rôle de Conseiller ?

- Je… prends une pause.

- Hum, hum…

Le pire avec Kéry était lorsqu'il ne répondait pas. Son silence était vraiment pire que tout. Car Harry avait toujours l'impression qu'en se taisant, le jeune vampire arrivait mieux à lui faire passer son lourd sentiment de désapprobation.

Sur ses gardes, le brun attendit avec tension qu'une autre personne ne le questionne. Pourtant, les autres domestiques s'étaient contentés de le sourire avant de reprendre leur activité. Ce fut le bruit de la porte de la cuisine, s'ouvrant dans un grand fracas, qui troubla le calme de la pièce.

- Écoutez ce que je viens d'apprendre. Cria Marianne, qui venait d'apparaitre. Gylde de Velay, et son Animal viennent d'être reconduits hors du château sous la surveillance d'une dizaine de gardes. Vous auriez dû voir leur expression lorsqu'ils ont été priés de quitter leur luxueuse chambre. Elle fit une pause pour reprendre son souffle et capter l'attention de plus de monde. Et vous n'imaginerez jamais le motif de leur départ ! Eh bien, Aurore, l'une de leurs dames de compagnie que j'ai réussi à questionner, affirme qu'ils auraient contrarié le prince lui-même. Vous imaginez ça ? C'est le deuxième noble, après mon seigneur Keren, à se faire déshonorer par le prince !

- Marianne ! Gronda immédiatement sa mère. N'as-tu pas marre de colporter ces bruits de couloirs ! Occupe-toi donc de ton propre travail !

- Mais, mère…

Sans prêter attention à la dispute qui venait de commencer entre Marianne et sa mère, Harry sentit son sang se glacé à cette nouvelle. Aria avait été expulsée du château, et cela, par sa faute ? Seule cette pensée tournait en boucle dans son esprit. Pourquoi Edward se sentait-il toujours obligé de se montrer aussi extrémiste ? Ignorant le regard interrogateur de Kéry, il se dépêcha de quitter les cuisines pour se rendre dans les appartements du prince.

Sans prendre le temps de saluer les soldats qui en gardait l'entrée, il surgit vivement dans le petit salon du vampire. Voyant qu'il n'était pas dans la pièce, Harry se dépêcha de rejoindre sa chambre personnelle. Là, portant simplement un bas de pantalon en toile mauve, et un peignoir blanc ouvert sur un torse ferme, Edward le regarda entrée avec lassitude. Il ne semblait nullement surpris de sa venue. Au contraire, il paraissait avoir prévu à l'avance la réaction du brun.

- Tu les as contraints à quitter le château ?! Hurla presque Harry. Et je peux en savoir le motif ?

- Gylde de Velay n'avait plus de raison valable pour s'attarder ici. Répondit calmement le vampire. Je l'ai donc prié de retourner chez lui. Après tout, n'a-t-il pas tout un village à reconstruire ?

Plissant les yeux sous les fausses excuses du prince, Harry sentit la colère étreindre son corps.

- C'est fou, ça ! Rugit-il avec force. Il faut toujours que je m'énerve contre toi !

- Vraiment ? Minauda en retour Edward. Es-tu sûr de ne pas confondre colère et passion ?

Estomaqué par cette répartie, le sorcier ouvrit la bouche sans savoir quoi répondre. Il était parfaitement conscient de ce que pouvait lui inspirer le prince. Ignorant la petite voix qui lui soufflait qu'il avait perdu pied depuis longtemps, il toisa avec dédain le vampire face à lui.

- Tu aurais dû m'en parler. Affirma-t-il. Ne suis-je pas ton Conseiller ?

Ces mots semblèrent agacer fortement Edward dont le corps se tendit.

- J'estime avoir le droit de prendre certaines décisions seules. Dit-il dans un souffle. C'est encore moi, le prince de cette contrée. Je me trompe ?

Penaud, Harry dut convenir qu'il n'aurait peut-être pas dû aller aussi loin. Il ne devait son statut de Conseiller qu'à Edward. Alors il ne voulait certainement pas s'opposer à son pouvoir.

- Attend ! Demanda-t-il vivement en voyant le prince lui tourner le dos. Où vas-tu ?

- Me laver. Grogna Edward, toujours sur la défensive. Veux-tu que je t'en fasse un rapport… Conseiller ?

Se mordant les lèvres sous cette remarque acide, le jeune homme le retint rapidement par le bras. Il ne cherchait pas la bagarre. Il voulait juste crever totalement l'abcès.

- Tu les as fait partir parce que tu ne supportais pas que je fréquente Aria. Dit-il, la gorge nouée. Avoue-le !

- Oui, c'est vrai. Admit Edward avec hargne. J'en avais marre de lire dans ton esprit combien elle te rappelait ta précieuse « Ginny ». Il avait prononcé son nom comme une insulte, et peinait à reprendre son calme. Je supprimerais toutes les personnes qui oseront se dresser sur mon chemin.

- Quel chemin ? Réfuta immédiatement le jeune homme. Nous n'étions même pas amis, elle et moi ! Je n'ai rien fait de mal.

- Qui essaies-tu de convaincre, Harry ?

Tellement pris dans leur face à face, Harry ne parvint pas cette fois-ci à éviter la poigne du vampire qui l'attira contre un torse dur et froid. Posant ses mains à plat contre les pectoraux d'Edward pour tenter de le repousser, il leva les yeux pour rencontrer les prunelles noircies par la rage du vampire.

Le défiant du regard, le brun attendit sourdement sa prochaine réaction. Cependant, il ne s'attendait certainement pas à ce que son corps ne le trahisse. Son cœur ne cessait de se comprimer avec force à l'intérieur de sa poitrine, tandis que ses jambes – flageolantes – semblaient vouloir le lâcher.

Tremblant devant le regard du vampire qui se faisait de plus en plus insistant, de plus en plus profond, Harry se mit presque à suffoquer. Là, enfermé dans les bras d'Edward, il se mit à le dévisager longuement. Passant outre leurs déboires passés, ou encore sa nature de vampire, il se mit à véritablement fixer l'homme face à lui.

Edward, comme la plupart des vampires d'Elysion qu'il avait pu croiser, était un homme extrêmement beau. La blancheur de sa peau, la finesse de son nez, ou la pulpe de ses lèvres… Chaque partie de son corps semblait vouloir toucher la perfection. Et Harry, troublé, se sentit comme sur le point de profaner une œuvre sacrée.

Se débattant intérieurement contre la vague d'émotion qui menaçait de l'étouffer, le jeune homme chercha un moyen de se raccrocher à la réalité. Un moyen de ne pas se noyer sous le regard embrasé du vampire qui resserrait encore plus son étreinte.

Il voulait quitter son corps. C'était du désespoir…

Pourquoi devait-il ressentir toutes ces émotions dans les bras d'Edward ? Dans les bras d'un homme ? Fermant un instant les yeux, Harry tenta vainement de chasser la passion qui enflammait ses sens. Sans succès. Le vampire face à lui semblait vouloir l'engloutir tout entier. Et pour être honnête, s'il le regardait… avec un peu plus de tolérance…

- Tu le sens toi aussi, n'est-ce pas ? Murmura Edward en coupant ses réflexions. Ce lien qui nous attire l'un à l'autre. Tu le ressens, et cela te brule les veines. Arrête de te battre contre moi, Harry.

- Je ne veux pas… Je ne veux pas avoir ce type de lien avec… un homme !

Oui, ceci était son réel problème. Il ne se sentait pas capable d'assumer le fait d'avoir un prince, un homme pour amant.

Il avait passé sa vie à être différent des autres, que ce soit avec les Dursley, ou durant sa scolarité à Poudlard. Harry Potter était condamné à être différent. Voir exclu. Marginalisé.

Ce sentiment, de ne trouver nulle part sa place en ce monde, l'avait tué un peu plus chaque jour.

Alors il s'était longtemps battu contre ça. Se mettant en couple avec Ginny, prenant un travail ennuyeux, mais simple, et se conformant aux codes de conduites d'une société dite « normale ». Il pensait avoir atteint son but… avant de rencontrer Edward. Avant d'atterrir dans ce nouveau monde.

Il avait été obligé de constater que même ici, à Elysion, il ne pouvait pas être un simple être humain. Non. Il devait être une autre forme de Sauveur. Une autre bizarrerie que les gens craignaient plus qu'ils n'aimaient. Mais il était déjà habitué tout ça. Cependant, pourrait-il en plus de cela supporter le fait d'être le compagnon du vampire ? Devrait-il encore plus se démarquer des autres par ce choix ? Harry n'avait toujours aucune réponse à ces questions.

Edward, de son côté, semblait vouloir abattre tous ses murs, et ses fausses excuses...

Perdu dans son abattement, le brun remarqua bien plus tard le sourire franc qui s'était étendu sur les lèvres du prince. Avait-il lu ses pensées ? Très certainement. Peut-être cela lui avait-il permis de mieux comprendre ses réticences.

Cependant, le vampire n'eut pas la réaction qu'espérait le jeune homme. Et Harry crut défaillir de le voir rapprocher lentement son visage du sien. Comme un signal, quelque chose se brisa soudainement en lui. Là, enfermé entre les bras d'Edward, le cœur battant la chamade, il venait de lâcher prise. Immobile, il laissait le vampire coller inévitablement leurs lèvres ensemble. Mais loin de lui donner un vrai baiser, celui-ci s'était contenté de joindre leurs bouches sans plus bouger. Pourquoi ne l'embrassait-il pas profondément ? Impatient, le jeune homme avait une folle envie de lui voler lui-même ce baiser tant attendu.

- Tu n'as pas vraiment le choix, Harry. Souffla-t-il, leurs lèvres toujours posées l'une contre l'autre. Pff… Es-tu vraiment obligé de te catégoriser ? Car tu es en train de te condamner toi-même. Pourquoi ne peux-tu pas suivre tes sentiments sans attendre l'aval des autres ? Son regard se fit plus intense. Là, entre mes bras, personne ne te jugera jamais.

- Je ne veux pas ! S'entêta le jeune homme. Je veux être...

- Ne penses-tu pas que ceux dont le destin est d'un ennui mortel pourraient envier ta place ? Continua Edward, en appuyant légèrement ses lèvres contre celle du sorcier. Ne m'as-tu pas appris qu'il fallait aller au bout de ses propres choix. Tu m'as depuis longtemps choisie, Harry. Sois un peu plus honnête envers toi-même.

Honnête ? Oui, Harry devait d'admettre qu'il avait vraiment fait preuve de lâcheté depuis qu'ils avaient commencés à se rapprocher. En réalité, tant qu'Edward continuait de prendre des initiatives, tant que c'était lui qui le forçait, il pouvait encore se voiler la face. Il pouvait encore jouer les victimes. Mais, maintenant que le vampire le confrontait à ses propres envies, il pressentait qu'il ne pourrait plus se cacher derrière lui. Il n'était pas... normal. Mais devait-il vraiment en avoir honte ? Le regard passionné d'Edward lui disait que non.

- Pourquoi fais-tu ça ? Demanda-t-il. Pourquoi… Pourquoi faut-il toujours que tu me bouleverses ? Pourquoi a-t-il fallu que tu fasses de moi ton Conseiller ? Il se retenait presque plus de crier ses questions. Pourquoi m'as-tu élevée aux yeux de tous au rang de ta défunte compagne ?

Il se rappelait encore très bien de ce que lui avait appris Marianne concernant son nouveau statut. Et cela le rongeait au plus profond de son cœur.

- Tu me connais bien, Harry. Dis alors Edward, la voix grave. Arrête de poser des questions auxquelles tu détiens déjà les réponses.

Soudainement, Harry n'eut pas le temps de réagir avant que sa bouche ne soit dévorée par celle du vampire. Ce baiser transpirait de passion et de domination. Et le brun comprit qu'Edward s'imposait clairement à lui au travers de ce dernier.

Crispant ses doigts contre le torse du vampire, le brun lui répondit alors avec la même ferveur. Laissant leurs dents s'entrechoquer, leurs langues s'affronter, et leur souffle s'accélérer. Rapidement, l'une des mains d'Harry partit s'agripper avec force contre la chevelure de son partenaire, lui tirant ainsi un grognement guttural.

Perdu dans son plaisir, le jeune homme laissa échapper un feulement douloureux lorsque les crocs effilés d'Edward – qui semblait peiné à se maitriser – lui percèrent la lèvre inférieure. Mais loin de stopper l'échange, le gout acre de son propre sang sembla embraser encore plus leurs sens. Mordant lui aussi la lèvre du vampire, sans réussir à la percer, il lui transmit la douleur qu'il avait éprouvée avec passion.

Étourdi par leur échange, Harry ne s'attendait pas à ce que son corps réagisse aussi violemment à cette étreinte. Et le feu qui parcourait ses veines depuis le début du baiser ne tarda pas à enflammer son bas-ventre. Son cœur rata un battement alors qu'il sentait poindre un début d'érection contre la jambe d'Edward.

Comme pour l'encourager, il sentit le vampire se décaler légèrement pour coller leurs deux érections ensemble. Retenant à moitié son gémissement de plaisir, Harry écarquilla les yeux sous la dureté de son partenaire. Les flammes qui labouraient déjà ses reins se firent impitoyables lorsque cette partie de leur corps se rencontra.

Lâchant brièvement les lèvres du prince, le brun articula une phrase indistincte, totalement perdu dans ses émotions. Il avait seulement envie de… besoin de…

- Humm… Gémit l'un des deux hommes.

La sensation inouïe de son intimité frottant –tout d'abord – délicatement contre celui d'Edward manqua de le faire s'évanouir. Sans arriver à se contenir, Harry balança ses hanches contre celle collée contre lui, et frotta de manière éperdue leurs deux membres durcis de plaisir. Ondulant des hanches, il accueillait chaque frottement de leur intimité comme un délice qui l'amènerait un peu plus vers l'extase.

Affamé de sensation, il devenait presque violent dans sa recherche du plaisir. Et après une énième rencontre de leurs deux érections, où Harry laissa échapper un cri rauque, la main droite d'Edward s'était dépêchée de se mettre en mouvement. Descendant entre leurs deux corps emboités, elle avait vivement ouvert le pantalon serré que portait le jeune homme.

Harry eut à peine le temps de sentir la main glaciale du vampire le saisir, qu'il se plia en deux pour ne pas en jouir. Ce plaisir en était presque douloureux.

- Non. Gémit-il pourtant. Ne fait pas ça, je t'en prie…

Le feulement de rage qu'émit Edward à ses mots le fit se tendre. Le vampire, les yeux plongés dans les siens lui montrèrent ses crocs dans un geste pur d'intimidation. Il semblait vouloir une soumission totale de son partenaire.

Et avant que le caractère rebelle d'Harry ne le pousse à protester, le prince l'avait saisi pour le plaquer avec force contre l'un des murs de sa chambre. Le souffle coupé par le choc, le brun entendit vaguement le mur se fissurer alors qu'Edward y enfonçait ses ongles. Respirant fortement, il vit son partenaire – les yeux noirs d'envie – tenter tant bien que mal de maitriser sa nature vampirique.

Dans un sursaut, Edward lui saisit les jambes avant de lui écarter largement les cuisses. Obligé de se retenir à sa taille, Harry le laissa déchirer le devant de son pantalon pour en sortir complètement son excitation gorgé de sang.

Rouge de gêne, il allait détourner le regard lorsqu'il vit son partenaire se lécher les lèvres de convoitise. Ce geste, empli de sensualité, fit tressauter son membre d'envie, ce qui tira un sourire narquois au vampire.

Tremblant, Harry le vit descendre avec une lenteur calculée son propre pantalon pour en sortir un long sexe légèrement rougi par le besoin. Le jeune homme tenta bien d'éviter d'observer les attributs de son partenaire, mais lorsque leurs deux intimités se rencontrèrent – la douce chair chaude, contre une troublante froideur – il ne put s'empêcher de gémir avant de fixer ce que faisait le prince. Leurs deux membres, enfermés dans une seule main, tressaillirent de plaisir dès la première caresse d'Edward.

Essoufflé, Harry sentit la tête lui tourner pendant que les prémices de son plaisir se faisaient voir. Il en voulait encore plus… Agrippant plus fortement le vampire, il se mit à onduler des hanches pour accélérer les caresses contre leurs intimités. De nombreuses vagues de plaisir soulevèrent ses tripes, et enflammèrent ses reins, menaçant de le tuer dans l'instant. Et ce fut une pression sur son excitation, plus forte que les précédentes, qui eut raison de lui et le poussa à se libérer dans un cri rauque.

Enfin, il avait atteint la douceur salvatrice de l'orgasme. Perdu dans sa jouissance, il laissa Edward augmenter ses frictions jusqu'à sentir une substance froide et collante se répandre sur son ventre. Mollement, comme si ses forces l'avaient abandonné, il laissa la totalité de son poids se reposer contre lui. Papillonnant des yeux, il eut vaguement conscience que le vampire venait de s'abaisser pour lui faire un suçon, avant d'émettre un autre soupir de bonheur.

La langue mutine d'Edward repassa amoureusement contre la marque qu'il venait de lui infliger avant qu'il ne s'écarte. Et le jeune homme, les yeux à demi clos, fixa son regard dans celui - de nouveau clair - de son partenaire. Celui-ci semblait particulièrement ravi de la tournure qu'avait prise leur discussion.

Soupirant encore une fois de fatigue, Harry le laissa le porter jusqu'à son lit, où il s'empressa de se pelotonner. Maintenant, il ressentait juste le besoin de dormir.

- Alors, fais-le. Murmura la voix toujours éraillée d'Edward. Je veille sur ton sommeil.

Souriant à ces mots, le brun laissa son esprit se faire emporter par de nombreux rêves, où un regard améthyste le poursuivait.

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S'étirant comme un chat, Harry s'était pour une fois réveillé bien avant l'aube. Il allait replonger dans son sommeil lorsqu'il entendit une porte s'ouvrir et se refermer doucement. Fronçant les sourcils, il ouvrit les yeux sur un plafond qui n'était définitivement pas celui de sa chambre de Conseiller.

Telle une douche froide, les souvenirs de la veille venaient de lui revenir en force. Mordillant sa lèvre inférieure blessée, il se redressa lentement pour voir Edward, déjà habillé et coiffé, posté au pied du lit. Celui-ci observait son réveil d'un air moqueur.

- Comment était ta nuit, Harry ? Demanda le vampire, un rictus aux lèvres.

Rougissant, le brun n'apprécia pas vraiment son entrée en matière. Il n'avait absolument pas envie de parler de ce qu'il s'était passé entre eux. Retors, il choisit d'éluder la question du prince, en jouant les amnésiques.

- Je ne vois pas de quoi tu parles. Dit-il. Je n'en garde que très peu de souvenirs.

Le froncement de sourcils d'Edward valait bien toutes les coupes de Quidditch du monde. Le brun était en train de se féliciter de son idée lorsqu'une inquiétante lueur malicieuse passa dans le regard du vampire.

- Vraiment ? Fit celui-ci. Laisse-moi te rafraîchir la mémoire. Hier soir, nous nous sommes enfin unis. Et tu n'arrêtais pas de gémir comme une petite…

- Menteur ! Rugit immédiatement le jeune homme, en lui balançant un oreiller au visage. On s'est juste… touchés !

- Oh… Donc tu t'en rappelles.

Maudit vampire. Il frappait toujours là où cela faisait mal. Rageur, Harry se dépêcha de quitter le lit royal pour rejoindre sa chambre.

- Tu pars ? Fit Edward, d'un air concerné.

Seul un regard torve lui répondit.

- Moi qui pensais que cette missive, qui est arrivée tôt ce matin d'Alayis, pourrait t'intéresser.

Alayis ? N'était-ce pas la contrée gouvernée par le père d'Edward ? Soudainement très intéressé, Harry fixa attentivement la lettre que lui montrait le prince.

- Que dit-elle ? Interrogea-t-il avec curiosité.

Le brun vit Edward sourire avec enthousiasme avant qu'il ne s'approche de lui. Le saisissant par la taille, le prince n'hésita pas une seule seconde à l'embrasser avec insistance. Gêné, Harry répondit timidement à la langue taquine qui lui caressait le palais. Il avait encore du mal à se laisser faire. Mais, pouvait-il encore protester après ce qu'ils avaient fait hier soir ?

- Que dirais-tu de quitter les terres d'Efryn ? Demanda le vampire en se détachant de lui.

Le regard du brun ne se fit que plus interrogateur. Où voulait-il qu'ils aillent ?

- J'ai reçu une lettre de mon père. Expliqua Edward. Il nous convie cordialement à un bal.

Se figeant, Harry n'en crut pas ses oreilles. Un bal en compagnie du Grand Roi Carlisle et de sa femme ? Il ne manquait plus que ça.

À SUIVRE.

Je sens que je vais recevoir des plaintes de la part de la ligue « Anti-Ginny » après ce chapitre à fleur de peau lol.