Elysion, le royaume des vampires

Disclaimer : L'histoire et certains personnages m'appartiennent, mais l'univers de Twilight reste la propriété de Stéphanie Meyer. Et le monde d'Harry Potter appartient à JK Rolling.

Résumé : Après la défaite de Voldemort, le monde magique se reconstruit lentement. Harry Potter, après une expérience qui tournera mal, se retrouvera alors plongé, dans un tout autre univers. Où se trouve-t-il ? Comment va-t-il pouvoir rentrer chez lui ? Et plus important, pourquoi est-il si fasciné, par ce beau regard améthyste ? Attention YAOI !

Réponse aux reviews :

8Maud8: Coucou ! Bienvenue sur cette fic. Je te remercie pour toutes tes gentilles reviews. Je suis très contente que cette histoire te plaise. Pour les vampires du monde magique, j'ai bien utilisé des noms issus des films d'Underworld. J'en suis trop fan XD ! Pour le couple E/H, je vais tenter d'y aller doucement pour les rendre plus captivants. Sinon, l'histoire en elle-même, je l'ai déjà en tête. Mais lorsque j'écris, je ne peux pas m'empêcher de rajouter deux-trois trucs en plus. Du coup, on peut dire que j'écris aussi un peu à l'instinct. J'espère que tu me suivras sur cette fic jusqu'à la fin. En attendant, je te laisse découvrir ce nouveau chapitre. Biz.

Mme Potter-Snape: Merci pour ta review et de continuer à me suivre ! Eh oui, Harry a intérêt à avoir de l'endurance ! Mais bon, dans ce chapitre, tu verras qu'il ne s'en sort pas trop mal. Bisouxxx.

Ptitcoeurfragile : Salut ! Eh oui, Harry est un vrai aimant à problèmes ! Des fois, il ne le fait même pas exprès XD ! Je te laisse découvrir ce nouveau post en espérant que tu aimeras. Bisouxxx.

Tenshi-Lily-Hime-Sama : Merci pour ton com. Tu m'as trop fait rire ! Pour les Arkans, c'est vrai que je n'aimerais pas avoir à les combattre. Parce que je confirme : dans ma tête, je les imagine bien moches XD ! Allez, pour ce chapitre je raconte la suite de sa fuite. J'espère que tu aimeras. Bisouxxx.

Élodie Nina : Coucou ! Merci beaucoup de me suivre depuis le début de cette fic ! C'est vrai qu'Edward aurait dû l'emmener, mais sur le coup, il s'est dit que le plus sûr serait qu'Harry reste au campement. Avec deux soldats à ses côtés, bien camouflée dans la forêt, sa sécurité devait être assurée. Mais bon, Harry à la poisse ! Pour le bal, il va venir bien plus tard ! Je n'ai pas encore fini de torture notre Ryry lol ! Je suis repassée en mode SADIQUE ! Bon, j'arrête… Je te laisse lire ce nouveau post. Bisouxxx.

nouritcha-sushine : Merci pour ta review. Elle m'a fait très plaisir. Bon, dans le dernier chapitre, j'avais mis une forte dose de suspens. Dans celui-là… Pareil XD ! J'espère que tu aimeras ! Bisouxxx.

Yume-cry : Salut ! Merci pour ton com, il m'a trop fait plaisir ! Je suis contente que cette histoire et ses personnages te plaisent. J'ai souvent des doutes, du coup, ça m'a vraiment rassurée. Alors merci de ta gentillesse ! Sinon, oui, je suis une sadique pure de dure XD. À la base, je devais écrire un peu plus de lignes pour le chapitre précédent. Puis, je me suis dit : « Oh là ! Il faut savoir ménager le suspense ! » Du coup, j'ai tout effacé lol ! Et je suis assez contente de mon effet ! Allez, je te laisse lire ce nouveau post en souhaitant qu'il te plaise. Biz.

Alessa Lilly Petrova : Coucou ! Merci beaucoup pour ta review. Bon, à ce que je peux lire, le dernier chapitre t'a vraiment plu XD ! Je vais essayer de continuer comme ça avec ce nouveau post. Pour Ginny, ne t'inquiète pas, elle ne viendra pas te casser les pieds avant un bon moment ! Sinon, merci d'avoir attiré mon attention sur mes fautes d'orthographe. C'est vrai que là, j'ai abusée lol ! J'ai tendance à ne faire confiance qu'à mon correcteur Word, et lorsque j'écris, je me laisse facilement emportée sans faire attention à ma grammaire. En plus, quand je me décide à revérifier mon texte, il y a toujours un membre de ma famille qui vient m'enquiquiner. Comme s'ils n'avaient pas remarqué que j'étais occupée lol ?! Bref, je vais tenter d'y faire plus attention (j'ai même revu mes premiers chapitres pour le coup XD). Au fait, pourquoi est-ce que tu veux frapper Harry ? Moi qui pensais l'avoir rendu mignon et attachant… Allez, je te laisse lire ce nouveau post. Bisouxxx.

seiika : Salut ! Merci pour ton com. Ouais, il va y avoir de l'action ! J'espère que tu continueras à me suivre. Biz.

Ninis : J'ai beaucoup aimé lire ta review. Alors comme ça tu protestes face à mon sadisme XD ? Ben, tu m'as donné envie de l'être encore plus ! Pour Harry, c'est vrai qu'il accepte un peu plus son amour pour Edward. Et bien qu'il soit dans les ennuis jusqu'au cou, il ne va pas pouvoir s'empêcher de penser à lui. Je te laisse découvrir ce nouveau chapitre. Bisouxxx.

Charlène : Me revoici avec la suite ! J'avais envie de mettre un peu de suspens dans le chapitre précédent, du coup, j'y aie mis une fin horrible lol. Sinon, bien qu'une partie des Cullen soit réunie sur le champ de bataille, et qu'Harry reconnait enfin son attirance physique pour Edward, les problèmes ne sont jamais loin. Je vais te laisser découvrir ce nouveau chapitre plein de courses-poursuites, en espérant que tu aimes. Bisouxxx.

coco73 : Coucou ! Merci de continuer à me suivre ! Oui, je vais tenter de mettre le plus d'actions possible dans ce nouveau chapitre. J'espère qu'il te plaira ! Bisouxxx.

Perline : Salut ! C'est un plaisir de voir que tu continues à me suivre. Au départ, ils devaient juste se rendre tranquillement au bal. Mais après, je me suis dit que ce serait trop facile ! Sans pouvoir l'empêcher, deux cornes avaient poussé sur ma tête XD ! Pour les Sudariens, c'est vrai qu'ils n'ont pas été réglo sur ce coup. Mais bon, installer une paix maintenant aurait été trop facile. Quant aux Arkans, j'ai mis la dose pour les rendre bien moches, et bien mauvais ! Harry se retrouve dans de graves problèmes ! Et cette fois-ci, Edward n'est pas là pour l'aider… Bon, je ne vais pas te faire attendre pour découvrir ce nouveau post. J'espère que tu aimeras. Bisouxxx.

Chapitre 18 : Au cœur de la bataille

Des maisons enflammées s'étendaient à perte de vue. Ici et là, des cadavres éventrés jonchaient le sol terreux de la ville. Le ciel était rouge comme le sang, et le vent balayait une vicieuse odeur de mort. Ahrima avait été assiégée.

S'arrêtant pour souffler, Harry admira avec effroi le carnage. Le cœur de la bataille semblait s'être poursuivi plus loin, à l'arrière de la ville. Cependant, il pouvait percevoir quelques groupes de combattants qui s'affrontaient avec hargne à chaque carrefour de la cité. Le bruit de l'acier s'entrechoquant se mêlait à la plainte de ceux qui agonisaient au sol.

Homme, femme, ou enfant, personne n'avait été épargné par la troupe d'Arkans. L'arrivée de la garde royale, bien qu'ayant permis de commencer à repousser l'invasion, n'avait pas aidé à sauver la vie de nombreux villageois. Leur sang qui coulait comme un ruisseau sur le sol dessinait de sinistres schémas dans la terre boueuse. N'avaient-ils pas sous-estimé leur adversaire ? Il semblerait que oui.

Regardant derrière lui, aux sons de bruits de cavalcade, Harry vit que l'Arkan qui l'avait repéré au camp, accompagné d'une petite douzaine de ses confrères, le poursuivait toujours avec la bave aux lèvres. Les autres ne sauraient tarder.

Totalement effrayé, le brun remarqua que leur respiration saccadée, ou la lourdeur de leur corps ne semblaient nullement les empêcher de poursuivre leur but. Ils voulaient tous manger de l'humain, aujourd'hui !

Poussant un hurlement, il reprit immédiatement sa course, en ignorant la douleur de ses jambes en feu. La peur au ventre, il tentait d'éviter de se ralentir en regardant à l'arrière, alors qu'il venait d'atterrir au milieu des premières batailles.

Zigzaguant entre les combattants, il évitait tant bien que mal les coups de poings, d'épées, ou de dents de ceux qu'ils rencontraient. Dans son dos, il pouvait entendre une partie de ses poursuivants le talonner, pendant que d'autres préféraient se mêler au massacre. Cela le permit de prendre un peu d'avance.

Feintant au détour d'une maison, il eut le malheur de tomber sur un autre groupe d'Arkans déchainé. Ne pouvant pas reculer, il fixa avec horreur ces nouveaux ennemis frémir de faim à sa présence. Affolé, il eut juste le temps de faire deux pas en arrière avant qu'une lame, tranchante comme un rasoir, ne lui pourfende la joue droite. Il avait failli perdre la tête.

- À terre ! Entendit-il sur sa gauche.

Sans réfléchir, il plongea en avant à temps pour laisser un soldat de la caste d'Edward abattre une lignée de flèches sur ses adversaires. Se redressant rapidement, il n'eut pas le temps de le remercier avant de le voir aux prises avec d'autres monstres. Les sens en alerte, il évita de peu les griffes d'un des Arkans qui avaient continué à le poursuivre, et se remit immédiatement à courir. Redoublant d'efforts, son cœur menaçant d'exploser, il tentait de percevoir à l'avance tous les obstacles, ou monstres, qui pourraient lui barrer le passage.

Sautant au-dessus des corps, frôlant les murs des maisons enflammées, Harry tentait par tous les moyens de semer ses ennemis. Mais comme le lui avait dit Edward, les Arkans étaient très endurants.

Atteignant une grande place, il augmenta sa cadence en fouillant fiévreusement les environs du regard. Il devait tenter de rejoindre Edward. Essoufflé, il enjambait un énième cadavre lorsqu'il crut apercevoir un amas de combattants qui s'était mis à l'écart. Au loin, repoussés à l'extérieur de la ville, plusieurs soldats et Arkans bataillaient avec ardeur. Plissant les yeux, Harry pensa que le prince devait forcément y être, accompagné d'une partie de son armée. Voilà où il se devait d'aller. L'espoir illuminant ses traits, il accéléra rapidement - la tête penchée - pour éviter une autre lignée de flèches.

Bousculant dans sa course un soldat touché à la jambe, il ne prit même pas le temps de s'arrêter pour lui porter secours. Déjà, un petit groupe d'Arkans - qui le talonnait toujours - avait pris assez d'avance pour agripper le malheureux. Le corps en feu, Harry empêcha les larmes de souffrance qui menaçait d'emplir son regard de couler, pendant qu'il tentait toujours d'atteindre le prince.

Plus que quelques mètres…

Essoufflé, il se forçait à accélérer son rythme déjà infernal lorsqu'il entendit un horrible craquement. Tournant vivement la tête sur la droite, il vit le pan d'un des murs enflammés de l'énorme édifice qu'il longeait, s'effondrer avec fracas. Les yeux écarquillés, il porta ses mains au-dessus de sa tête pour se protéger des débris qui s'abattaient déjà sur lui.

Plus que cinq mètres…

Trébuchant, suant, se rattrapant, Harry parvint in extrémis à éviter de se faire écraser par le mur en feu, qui provoqua une impressionnante secousse derrière lui. Alerte, il poussa un long soupir apaisé en attendant les couinements de douleur de ses poursuivants. Il venait de gagner du temps.

Sans se relâcher, il allongea le pas de sa course à mesure qu'il se rapprochait du cœur de la bataille. Là-bas, il était sûr de trouver Edward.

Plus qu'un mètre…

À bout de souffle, il venait de passer à côté de plusieurs corps calcinés avant de brusquement freiner. Saisi d'horreur. Là-bas, la situation semblait bien pire qu'à l'entrée du village. Une mêlée compacte, où lames, flèches, et sang formaient un mélange morbide, ne permettrait pas à quiconque de s'y mélanger. Les combattants, qui s'y affrontaient avec plus de hargne, l'empêchaient même de distinguer les vampires des Arkans.

Sursautant au bruit d'une explosion, Harry comprit qu'il courrait un bien plus gros danger en restant dans les environs. Pour l'instant, le prince n'était définitivement pas à sa portée.

Respirant fortement, il frémit en voyant que son immobilité avait fini par attirer l'attention d'autres Arkans. Telles des vipères, ils s'étaient lentement laissés glisser jusqu'à lui. Tentant de l'agripper par surprise. Edward avait dit « pas très intelligents », n'est-ce pas ?

Détalant comme un lapin, Harry reprit sa course folle à travers le champ de bataille. L'espoir semblait maintenant prêt à quitter chaque fibre de son corps endolori. À bout de force, il s'apprêtait à longer un croisement lorsqu'un corps étranger le percuta de plein fouet. Le souffle coupé par le choc, il rouvrit immédiatement les yeux pour s'apercevoir qu'un soldat – qui venait de se faire violemment éjecté des combats - avait d'atterrir sur lui.

L'observant avec frénésie, le brun ne reconnut pas ses traits. Était-ce un des hommes du frère d'Edward ? Peu lui importait, il n'avait pas de temps à perdre. Alors qu'il s'apprêtait à repousser le corps du vampire pour poursuivre sa fuite, il le vit ouvrir vivement les yeux avant de se remettre debout de lui-même. Sortant des dagues argentées de ses manches, le soldat semblait prêt à se précipiter à l'attaque, lorsqu'il prêta enfin attention à Harry.

Gêné sous son regard perçant, le jeune homme s'était à son tour difficilement relevé pour masser ses membres endoloris. Prêt à repartir, il retint un sursaut quand le vampire avait brusquement tendu le bras devant lui. Craintif, il le dévisagea avant de chercher la direction qu'il semblait vouloir lui montrer. Là, plus au Nord, loin des vampires et des Arkans, il remarqua qu'un terrain bordé d'autres maisons en feu avait été délaissé par tous. Et seuls quelques cadavres y cimentaient le sol. Cette zone neutre, où une partie des combats avaient depuis longtemps pris fin, le permettrait très certainement de se cacher.

Tournant la tête pour remercier son sauveur, Harry se rendit compte que le vampire avait déjà disparu. Sans plus perdre de temps, il bondit avec une force rétablie vers ce nouveau refuge.

À moitié courbé pour rester le plus discret possible, il se faufila rapidement derrière les bâtiments. Là, il découvrit une charrette renversée et coincée contre le mur d'une maison presque totalement détruite, et courut s'y réfugier. Le cœur battant, il vérifia qu'aucun Arkans ne l'avait suivi avant de plonger derrière cette meilleure cachette.

Quelle ne fut pas sa surprise de voir que la place était déjà prise ! Un enfant tremblotant s'y terrait depuis, semblait-il, un long moment. En le voyant surgir, il avait violemment sursauté en retenant un cri. Ses petites canines, qui étaient sorties à cause de la peur, et non par intimidation, s'étaient lentement rétractées. Harry, levant les mains en signe de paix, dévisagea avec étonnement ce garçon recroquevillé, dont les longues mèches de cheveux roux cachaient un magnifique regard noisette. C'était certainement un habitant d'Ahrima. Il avait dû perdre sa famille dans leur précipitation à quitter la ville.

Se rapprochant prudemment de lui, le brun tenta de se montrer le moins menaçant possible pour le rassurer.

- Tout va bien, petit. Chuchota-t-il. Tout va bien aller. Crois-moi, on ne risque rien ici.

L'enfant le regarda avec peur et tristesse, en tentant de déterminer s'il représentait une réelle menace. Finalement, sa décision prise, Harry le sentit venir lentement coller son petit corps au sien. Il tremblait tellement que le sorcier eut peur qu'il ne lui fasse une crise. Caressant distraitement son dos, il écouta attentivement les moindres bruits alentour.

Ils étaient bloqués ensemble pour un long moment.

XXXX

Les vampires semblaient avoir finalement repris le dessus. Après plusieurs heures à rester silencieusement caché, Harry avait perçu avec soulagement le calme envahir les environs. Hardi, il s'était mis plusieurs fois à découvert pour surveiller l'avancée de la bataille.

Des têtes coupées d'Arkans avaient lentement envahi le sol boueux de la ville d'Ahrima. La garde royale, éparpillée dans tous les coins, s'était par la suite empressée de partir prêter main-forte au reste de leur troupe. À présent, l'entrée et le centre de la ville semblaient enfin vides de toutes vies. Tandis que les derniers bruits de combat se poursuivaient à présent à quelques kilomètres plus loin d'Ahrima. Il était temps pour eux de mettre un terme à l'affrontement.

Jetant un autre coup d'œil hors de leur abri, Harry comprit avec soulagement qu'ils pourraient enfin sortir de leur cachette.

- Écrasez les derniers ! Résonna à cet instant une voix grave, emportée par le vent. Je ne veux aucun survivant !

C'était la voix d'Edward. Toujours aussi forte et autoritaire. Il était en vie. Harry en ferma les yeux de bonheur. Un poids qu'il n'avait pas eu conscience de supporter venait de lui être enlevé de son cœur.

Sans s'en rendre compte, il s'était redressé au son de la douce voix familière. Le cœur battant la chamade, il chercha vainement du regard à repérer la haute stature du prince. Pris dans sa frénésie, ce fut une légère pression sur sa main qui le ramena brusquement à la réalité. L'enfant, dont il avait oublié la présence, le regardait de ses grands yeux noisette qui lui mangeaient la moitié du visage. Se reprenant, le brun se força à sourire tandis qu'il lui caressait tendrement la joue en signe de réconfort. À ce geste, le petit enfoui immédiatement son visage contre son ventre en le serrant dans ses bras.

Lui rendant l'étreinte, Harry venait à peine de fermer les yeux de soulagement lorsqu'il sentit le corps de son petit compagnon se tendre contre lui. La mâchoire serrée, il le décolla de lui pour voir l'expression affolée qu'il arborait. De ses grands yeux catastrophés, le petit semblait observer une nouvelle menace venir de derrière le dos du brun. Quoi encore ?

Se retournant lentement, réticent à affronter d'autres problèmes, Harry vit un des Arkans qui l'avait poursuivi depuis son campement, s'avancer avec peine vers eux. Son visage brulé affichait un hideux sourire, qui déformait ses lèvres inexistantes, et laissait entrevoir des crocs proéminents qui claquaient dans l'air. Il manquait plus de la moitié de son bras gauche au monstre tandis que sa jambe droite menaçait à tout moment de le lâcher.

Mettant l'enfant à l'abri derrière son dos, Harry recula doucement dans la direction opposée à celle de son ennemi. Même diminués, ces Arkans restaient très menaçants. Réfléchissant rapidement, ses doigts agrippant presque douloureusement l'enfant, il se dit qu'ils pourraient largement fuir sans que ce monstre, boitant et geignant, ne puisse les attraper.

Paré à donner le signal de départ, il fut décontenancé en entendant le cri de terreur du gamin derrière lui. Se retournant d'un bloc, Harry écarquilla immédiatement les yeux d'effroi. Un autre Arkan, qui semblait pour sa part en pleine forme, une large épée attachée à sa ceinture, leur barrait aussi le chemin. Ils les avaient encerclés. Pas intelligents, hein ?

Réfléchissant à vive allure, ses yeux balayant le sol, le jeune homme vit qu'une épée avait été abandonnée à deux pas de lui. Concentré, il repoussa vivement l'enfant derrière la charrette, en ne lâchant pas du regard l'arme salvatrice.

Il n'était plus question pour lui de fuir. Ses ennemis semblaient bien décidés à en finir, alors soit, il combattrait. Aujourd'hui, il ferait honneur à la maison des Gryffondor ! Et même si ces monstres risquaient très certainement de le tuer, foi d'Harry Potter, ils s'étoufferaient sur ses os.

Ragaillardi, il plongea comme un félin pour se saisir de l'épée. Prêt à la soulever d'une main pour la placer en position de défense. Cependant, il ne s'attendait absolument pas à ce qu'elle soit aussi lourde. Car transpirant sous l'effort, après plusieurs tentatives, il put à peine la soulever de terre.

Au vu des regards tantôt agressifs, tantôt amusés de ses adversaires, ils n'étaient pas du tout impressionnés par lui. D'ailleurs, loin de paraitre si affamés qu'auparavant, les Arkans semblaient vouloir prendre leur temps pour faire durer le plaisir. Leurs gros corps tournaient autour de leur proie dans une attente mortuaire.

Reculant de quelques pas, Harry retint un frisson de terreur. Cette fois-ci, personne n'était là pour le défendre. Personne ne lui sauverait la vie. Il ne lui restait plus qu'à se sauver soi-même. Se forçant au calme, il tenta de se souvenir de ce qu'Edward lui avait un jour enseigné sur l'art du combat. Il se rappelait qu'il avait été tellement émoustillé par leur premier affrontement à l'épée, qu'il n'avait pas pu s'empêcher par la suite de harceler le vampire de question.

« Ne jamais sous-estimé un adversaire, voici la règle d'or. Et surtout, ne confonds pas une demi-victoire avec une victoire absolue. Tant que ton ennemi respire, le combat n'est pas terminé ! Alors, assure-toi de viser les points vitaux dès le début pour ménager tes efforts. Dans le cas d'une attaque où tu dois faire face à plusieurs adversaires, commence toujours par attaquer celui qui te semble être le moins fiable. Ses erreurs, son hésitation pourraient par la suite te donner un large avantage », résonna la voix du prince dans sa tête. Oui, il se souvenait parfaitement de ces paroles.

Bon, il ne savait pas qui était le moins fiable, mais il savait qui était le plus faible. Se tournant vers l'Arkan blessé, tout en surveillant l'autre du regard, Harry se prépara à engager le combat contre lui. Tirant sur l'épée récalcitrante, il ne parvint toujours pas à la faire bouger.

« Ne serre pas ton arme comme ça, Harry ! Dis-toi qu'il s'agit d'un petit oiseau. Enferme-le de telle sorte qu'il ne puisse pas s'enfuir, mais ne l'agrippe pas au point de l'empêcher de respirer. Voilà. Et contrôle-toi un peu ! Ce n'est pas ta colère en elle-même qui te donnera l'avantage ! C'est en faisant passer la force de tes émotions, positives ou négatives, au travers de ton arme que tu parviendras à augmenter tes capacités. » La voix d'Edward continuait à le hanter.

Soufflant lentement pour reprendre son calme, Harry saisit l'épée de ses deux mains et réussit enfin à la soulever du sol. Un rictus aux lèvres, il la plaça lentement en position de défense, et s'avança vers son premier ennemi. Pensant à garder un œil sur son protégé, il se régala de voir que les Arkans ne le prenaient toujours pas au sérieux. Penché vers l'avant, celui qui était mutilé le regardait approcher avec moquerie.

- Vient mon mignon, si tu savais comme j'ai faim… Si faim…

Il venait de parler. Cette bête infâme venait de s'exprimer d'une voix grasse et caverneuse. Tentant de ne pas montrer son trouble, Harry lui fit un sourire farouche.

- Tu sais quoi ? Railla-t-il en réponse. Moi aussi. Je sens que ce soir je vais manger de l'Arkan !

Il n'était pas question pour lui de mourir maintenant. Il avait été humilié, poursuivi, battu, mordu, haï, et trompé... Alors, maintenant… Maintenant qu'il avait une bonne raison de survivre… Non, il n'allait mourir. Il ne se le permettait pas. En tant qu'Harry Potter « premier Conseiller humain du prince Edward », il avait encore beaucoup de merveilles à accomplir à Elysion.

Revigoré, il se mit immédiatement à fendre l'air de son épée trop lourde pour tenter d'atteindre son adversaire. Cependant, malgré son handicap, celui-ci évitait agilement chacune de ses attaques. La rage au ventre devant ses échecs, Harry projeta plus violemment son arme en avant. Une fois, deux fois, trois fois... Avant que sa lame ne se fasse bloquer par la seule main valide de l'Arkan. Tirant dessus, il n'arriva pas une seule seconde à la déloger de la prise de fer du monstre. La bête possédait une force surhumaine.

Le pire fut lorsque l'Arkan ouvrit bien grand sa gueule pleine de crocs pour y attirer Harry grâce à la pointe de son épée.

Derrière lui, le jeune homme qui se débattait perçut à ce moment-là le bref hurlement de peur du petit garçon. L'autre Arkan, voyant que sa fin était proche, devait être en train d'essayer de débusquer l'enfant.

Prenant la décision de lâcher prise sur sa seule arme, il s'apprêtait à en profiter pour vivement s'éloigner de son ennemi, quand celui-ci fit preuve d'une extrême rapidité. Lâchant à son tour la lame, il fit un bond en avant pour lui saisir vivement le poignet, le broyant sous sa force. Retenant un cri, Harry ne put résister lorsque l'Arkan l'amena une fois de plus à lui pour le dévorer sur place. Le bras gauche du monstre, arraché et sanguinolent, frétillait d'excitation.

Se débattant, usant parfois de coups de pieds, il tentait de freiner sa course avec ses jambes, sans succès. Il se sentait malgré tous ses efforts être inexorablement trainé vers le monstre. Évitant les immondes dents qui claquaient l'air d'un signe meurtrier, Harry perdait de plus en plus ses moyens. Ses yeux, presque fous, balayèrent une fois de plus les environs à la recherche de la moindre échappatoire. Ce fut à cet instant qu'il repéra enfin la fine dague en acier attaché à la ceinture du monstre. L'avait-il tellement sous-estimé qu'il n'avait pas cru bon de la saisir ? Il allait être servi.

Ne réfléchissant pas une minute de plus, le sorcier s'en saisit rapidement pour l'enfoncer avec hargne dans la poitrine de son bourreau. L'Arkan se figea, ses immondes yeux exorbités, puis baissa le regard sur sa blessure. Se libérant de la prise devenue molle du monstre, Harry le vit faire encore deux pas vers lui, le visage rempli de colère, avant de finalement s'écrouler vers l'arrière.

Haletant, il resta un court moment figé par sa victoire avant que les cris de supplications de l'enfant, toujours en danger, n'atteignent ses oreilles. Ni une, ni deux, il s'empressa de saisir de ses mains la dague restée planter dans le cadavre de la bête. L'arrachant d'un coup sec de sa poitrine, il se retourna prestement vers son prochain adversaire.

L'Arkan avait réussi à saisir le garçonnet, et le maintenait fermement contre le mur d'une maison en ruine. Profitant de son inattention, Harry allait se précipiter pour le poignarder dans le dos lorsque le monstre se retourna vivement vers lui. Grognant, il l'envoya immédiatement valser au loin d'un coup de poing au visage. Hurlant de douleur, le jeune homme vit la dague lui échapper des mains à l'instant même où il atterrissait violemment au sol.

La vision trouble, il sentit un gout âcre envahir sa bouche. Il avait été sérieusement secoué.

Relevant la tête, Harry se força avec peine à se redresser pour retrouver son arme. Elle n'était qu'à quelques mètres de lui. Tendant le bras, il se mit à ramper le plus vite possible pour l'atteindre, ignorant la douleur de son corps. Étourdi, il perçut comme au ralenti un mouvement à ses côtés, tandis que le reflet d'une longue lame passait rapidement devant son regard. Immédiatement après, une terrible douleur au bras droit lui coupa la respiration. Un hurlement d'animal blessé lui échappa tandis que ses tripes se comprimaient de souffrance. Les yeux presque révulsés, il vit que l'Arkan venait de lui enfoncer son épée dans les muscles de son bras. La lame, tordue et rouillée, transperçait de part en part sa chair, et s'enfonçait profondément dans le sol.

Voyant qu'il avait toute son attention, l'Arkan lui fit un sourire jovial, presque aimable, avant de s'aplatir à ses côtés pour lui déchirer la gorge. Hurlant de terreur, Harry se contorsionna pour plaquer une main sur sa large poitrine, dans le vain espoir de l'empêcher de le saigner à blanc. Le monstre rigola, des soubresauts remuant son énorme corps. Il jouait avec sa nourriture.

Le sorcier, dont la vision se brouillait, sentit lentement son bras faiblir alors que les grognements de la bête devenaient plus enragés, plus affamés. Les crocs luisants, meurtriers se faisaient impatients.

La lame, fichée dans son bras droit, laissait couler son sang à flot.

Sa main céda, et il se rattrapa de son coude, laissant la bête s'approcher un peu plus de son cou. L'Arkan, amusé par cette attente morbide, n'utilisait ni ses griffes plantées dans le sol, ni toute sa force pour le contraindre. Il semblait ravi de voir sa proie continuer à se débattre.

Harry, qui tentait de ne pas lâcher prise, cherchait frénétiquement le moyen de remettre une certaine distance entre eux. Voir même de faire appel à sa magie en forçant le collier d'Olodora'N. Mais, aucune issue ne se présentait.

Soudainement, l'Arkan poussa un feulement de douleur en cambrant le dos. Se contorsionnant pour se redresser – ce qui permit à Harry de ne plus avoir à supporter son poids de son coude - il geignit de plus en plus fort, la gueule grande ouverte. Il eut un autre soubresaut, avant qu'Harry ne voie la fameuse dague qu'il tentait d'atteindre être lâchée au sol, près de sa tête. C'était l'enfant. Il s'était silencieusement rapproché d'eux pour poignarder la bête, et lui laisser l'arme. Craintif, le petit était tout de suite après retourné se mettre à l'abri, le dos collé contre un mur. De nouveau paralysé par la peur.

Ignorant l'Arkan qui gémissait toujours de douleur agenouillée près de lui, Harry se pressa de tendre la main pour se saisir de la dague. Criant sous la douleur de son bras embroché au sol, il se suréleva vivement pour planter d'un geste sûr la lame dans la gorge de son ennemi.

- Ferme-la ! Rugit-il. Et crève !

Les yeux exorbités, l'Arkan le contempla, d'un air bêtement surpris. Ses grognements se transformant en un gargarisme répugnant. Oui, ils n'étaient pas très intelligents, en effet.

Ne tenant plus, Harry lâcha prise, et s'écroula sur le sol, tandis que le cadavre du monstre roulait vers l'arrière.

Poussant un soupir de soulagement, le brun sentit son esprit se faire plus léger. La douleur, nouvelle amie omniprésente, ne semblait pas arriver à combattre la brume qui envahissait ses pensées. Il venait de combattre des Arkans à mains nues. Lorsqu'il reverrait Edward, il n'oublierait pas de s'en vanter.

Ce fut la sensation d'une douce main froide qui le fit sursauter. Et utilisant ses dernières forces, il rouvrit ses yeux qu'il n'avait pas eu conscience d'avoir fermés. L'enfant, le petit rouquin qui le rappelait tellement son meilleur ami Ron le regardait avec désespoir. Il semblait attendre de lui qu'il se relève pour le mener à ses parents. Harry aurait tellement aimé pouvoir le faire…

La pensée qu'il devait veiller sur ce garçon au doux visage plein de taches de rousseur ne parvint même pas à le maintenir éveillé. Bientôt, il n'arriva plus à dissocier toutes les pensées fugaces qui parcouraient son esprit. L'impression de ne pas réussir à se concentrer sur un point précis le fit totalement abandonner. Après tout, il n'était pas si mal, allongé sur ce sol dur et terreux. Il voulait seulement dormir…

Ses paupières se firent lourdes, son corps se désensibilisa, tandis que son esprit devenait encore plus léger. C'était comme voler au-dessus des nuages. Dans un sursaut, il se demanda si Edward avait vraiment survécu à la fin des combats. Dans ce cas, prendrait-il soin de son protégé ? Oui, sûrement.

XXXX

Harry avait l'impression de s'étouffer. Était-il dans une piscine ? Non, il avait plutôt l'impression que des vagues d'eau essayaient de le noyer en passant par son nez. Un peu comme lorsque Dudley s'amusait à l'arrosé pendant qu'il tentait de désherber les roses de Tante Pétunia. Mais pourquoi pensa-t-il à eux ? Ils ne les avaient pas revus depuis longtemps. Depuis bien avant le début de la bataille final contre Voldemort. Oui, tout cela appartenait au passé. Mais qu'en était-il de son présent ? Il fronça les sourcils sous la concentration.

Aujourd'hui, il était… Il était… Il était à Elysion.

Ouvrant brusquement les yeux, Harry se fit aveugler par l'eau de la pluie battante qui semblait vouloir noyer les dernières traces de la bataille d'Ahrima. Un lourd silence régnait alors que la nuit avait depuis longtemps recouvert les environs. La tête lourde, il remit lentement en place ses pensées. Bougeant pour fuir à la colère du ciel, il hoqueta de douleur en sentant la lame d'acier qui retenait toujours son bras droit entailler un peu plus sa chair.

Les dents serrées, il observa d'un air fatigué les dégâts. C'était vraiment moche. La plaie, laissée à l'air libre, avait pris une horrible couleur bleutée. Comment avait-il bien pu réussir à ne pas perdre tout son sang, et mourir, avec une telle blessure ? Bougeant la tête pour mieux voir une nouvelle douleur le saisit. Cette fois-ci, c'était sa gorge qui était en feu.

De sa main valide, il tâta longuement son cou et finit par se faire bruler par le collier d'Olodora'N. Le bijou, déjà éprouvé, semblait avoir été incapable de retenir toute sa magie instinctive. Celle-ci, telle une vague bienveillante, s'était alors empressée de soigner son bras mutilé. Cependant, Harry étant toujours trop restreint, ses ressources ne lui avaient permis que de stopper l'hémorragie.

Soulagé, il se rallongea de nouveau au sol. Peut-être aurait-il une chance de s'en sortir ? Noyé par la pluie, le regard perdu vers le ciel, le souvenir du petit garçon qu'il avait tenté de protéger le saisit d'inquiétude. De nouveau alerte, il fouilla les abîmes alentour du regard. Où pouvait bien être son protégé ? Fiévreux, il tenta de l'appeler à voix basse. Ignorant son nom, il se contentait de murmurer des « Petit ? » dans toutes les directions.

Subitement, il repéra un mouvement inconnu se faire au loin. Une petite forme, qui se déplaçait bien difficilement parmi ces nombreux morts, accourait vers lui. Finalement, le garçonnet n'était peut-être pas allé bien loin. Souriant pour se montrer amical, Harry l'encouragea encore plus à se rapprocher.

Mais son sang se glaça immédiatement dans ses veines lorsqu'il vit, éclairé par le haut d'une maison en feu qui ne tarderait pas à s'éteindre sous la pluie, un Arkan ramper avec ardeur à sa rencontre. La moitié de son corps étant sectionné, la bête se servait de ses bras, de ses seules forces, pour commettre un dernier meurtre.

Jurant devant leur ténacité, Harry combattit l'affolement qui menaçait de l'envahir, pour se saisir de la lame qui le retenait toujours par le bras. Soufflant par à-coups, il ne fit que tirer légèrement sur la garde de l'épée avant de stopper tous ses gestes. Un cri au fond de la gorge.

Percevant sa difficulté, la bête sembla à cet instant redoubler d'efforts. Inhalant comme un bœuf, il plantait ses griffes dans la terre pour trainer plus efficacement son corps à demi mort.

Tremblant de douleur, Harry rassembla les dernières traces de son courage pour empoigner une nouvelle fois l'épée. Comptant jusqu'à trois, il l'arracha de son membre sanguinolent dans un cri de pure souffrance. S'empêchant de tourner de l'œil, il roula sur le côté juste à temps pour éviter les griffes mortelles de l'Arkan. Épuisé, il ne prit même pas la peine de l'abattre, et força son corps fourbu à se relever.

Au bord de l'évanouissement, il tremblait – debout par la seule force de sa volonté – en cherchant un endroit où fuir. C'est alors qu'il la vit. Plus loin devant lui, les remparts détruits de la ville d'Ahrima laissaient apercevoir une vaste forêt blanche. Là-bas, la haute cime des arbres ne lui permettait même pas d'admirer le ciel orageux.

Sans y penser, Harry trottina, le corps chancelant de gauche à droite, vers les premiers arbres qui pourraient lui offrir un semblant de sécurité. Se moquant totalement de faire une mauvaise rencontre dans les sous-bois, il utilisa ses dernières forces pour s'y réfugier. Car peu lui importait où en étant la bataille, il ne pouvait plus se permettre de rester à Ahrima. Il espérait juste secrètement qu'Edward saurait le retrouver.

Laissant le couvert des arbres l'encercler de toute part, il ne vit jamais les lanternes de lumière qui éclairaient au loin le fond de la ville pour en fouiller chaque recoin. Épuisé, blessé, découragé… Il se laissa mollement tomber au pied d'un arbre quelconque pour reprendre sa respiration. La tête ballottant au gré du vent, il laissa une fois de plus les ténèbres emplir son esprit.

Cependant, avant s'évanouir, Harry crut percevoir dans la noirceur environnante l'éclat de deux yeux fauves qui lui souriaient vicieusement.

À SUIVRE.