Me voilà de retour en espérant avoir manquer à certains. Voici le troisième chapitre de cette fanfiction. Il sera plus long et avec plus d'action. J'espère qu'il plaira.


αγνότερη


Bobby joue au football avec ses amis. En général, les enfants aiment bien Bobby, il prête ses jeux et n'est pas mauvais perdant. Le ballon est parti loin cette fois, Bobby court pour aller le récupérer. Un homme a récupéré son ballon, un brun très beau. Il lui tend le ballon avec un sourire qui lui parait sincère.

-Tu sais, commença-t-il, c'est dommage que votre société soit si étriqué... Avec moi à la tête de tous, on t'aurait cru alors qu'à l'heure actuelle même ton père doute de toi. Et ce qui est arrivé à ta sœur et à ta mère, je n'aurais jamais permis que ça arrive. Tu sais Bobby, si tu crois en moi, je t'offrirai une vie bien plus simple...


Faites de beaux rêves


La nuit qui vient de partir a été mouvementée. Trois ont rêvé. Pas des rêves agréables, simples à expliquer, eux font partis de ces rêves qui scellent le destin d'innocents qui n'ont fait que vivre.

En Angleterre, dans un de ses manoirs, Blaise Zabini, s'est endormi dans son canapé. Il le fait tout le temps, il lit puis oublie qu'il est fatigué et qu'il devrait aller dans son lit au lieu de dévorer les pages de son livre. Jusque là, tout est normal. Le problème c'est que quelqu'un s'est immiscé dans les songes du jeune homme. Si ça avait été une de ces délicieuses femmes qui ondulent leur corps sur des tempos langoureux, Blaise n'aurait pas été gêné. Mais ce fut une femme de l'âge de sa mère qui était venu le voir. Elle était pas moche mais Blaise ne cessait de la comparer aux "amies" de sa mère, elle avait un port altier encore plus prononcer qu'elles. Ses cheveux d'un bruns ternes encadraient son visage sans le rendre doux. Ses traits étaient souriants mais Blaise voyait que c'était forcé.

-Je vois que tu es un descendant de cette chère LaVeela... Je suis très contente de te rencontrer.
-Qui êtes-vous?
Blaise était pas du tout rassuré, sa façon de parler était belle et tranchante. Il ne se souvenait pas avoir déjà eu cette sensation. Ses yeux n'avait de de pupilles et ses iris formés des sortes de disques solaire d'un rouge soutenu. Poudlard ne l'avait pas préparé à ça.
-Cela n'a aucune forme d'importance, répondit-elle toujours de la même manière.
-Alors qu'est-ce que vous voulez?
-Voilà une question digne d'intérêt, sourit la femme.
Contrairement à l'effet du sourire de sa mère, ce sourire en était que plus inquiétant.
-Je suis là pour t'aider bien évidement. (Blaise ne fut pas pour autant apaisé.) Tu dois faire le voyage avec ton ami Drago Maledoy et ce trio que vous détestez.
-Quoi?! Désolé madame, j'ai vraiment envie de vous faire plaisir mais non.
-Mais si tu ne le fais pas, ta mère va sûrement mourir dans les trente six heures tout comme celle de Drago, celle de cette Pansy Parkison. Sans parler de ta chère petite amie. Et de..
-Stop, j'ai pigé, vous voulez me rendre responsable du malheur du monde jusqu'à ce que je craque?
-Exactement, trancha-t-elle. Mais tu sais au fond de toi que j'ai raison; Si tu ne suis pas ces indications, tu causeras la mort de ta mère et le malheur de ton ami.

Le jeune homme lui tourna le dos. Elle avait raison, une sensation d'alerte se répandait chez le jeune homme. Il n'aimait pas ça, une femme débarquait, mitraillait ses rêves de jeune adolescent, lui dictait sa conduite et lisait en lui.
-Protège ceux qui t'aiment lui murmura-t-elle à son oreille. Ça te portera chance.
Il voulut lui répondre, mais quand il se retourna, elle avait disparu et il se réveilla. Il a décidé d'en parler à Drago pour commencer. Dans sa poche, le sorcier a trouvé un bout de parchemin avec la date, l'heure et le lieu du rendez-vous. Il se dit que c'était le bon moment pour crier un gros mots.

La deuxième a rêvé fut une jeune femme. Piper McLean vous connaissez? Elle était bien a l'abri dans le bungalow d'Aphrodite mais son esprit avait apparemment besoin de sensation forte. Après réflexion, elle se dit que c'était sûrement à cause de deux évènements qu'elle avait fait ce rêve: d'abords elle avait vu une de ses demi-sœurs en pleurs (elle avait voulu l'aider mais la jeune fille l'avait repoussé sèchement), et puis il y avait eu cette discussion qu'elle avait surprise entre deux pensionnaires, ils comparaient Silena Beauregard et la demi-sœur qu'elle avait vu en pleur et c'était loin d'être glorieux pour cette dernière. Rien d'étonnant, pour tout le monde Silena Beauregard était la digne fille de sa mère. Le but quand on arrive dans le bungalow 10 est de ressembler le plus possible au héros Silena. Piper sans même l'avoir connu savant que dans son dos, on la comparait à la dernière grande conseillère. Donc son rêve s'est porté sur sa demi-sœur.

Elle s'est retrouvée dans un appartement. Loin d'un simple petit appart', il était gigantesque et beau. Piper savait reconnaitre les riches surtout lorsqu'elle se trouvait dans un endroit aussi splendide. Une porte était ouverte, des voix lui parvenaient d'une chambre. Elle marcha jusqu'à celle si, et entra. Personne ne la vit, elle était transparente. Piper observa la chambre, le matériel médical collé aux murs. Une jeune adolescente était près de l'homme sur le lit, branché au machine. Elle pleurait.

-Monsieur Tanaka, il vous faut lui dire adieu, intervient une infirmière.
L'homme, qui devait être très élégant lorsque la maladie ne l'empoisonnait pas, caressait doucement les cheveux bruns de sa fille. La force était loin, chaque geste lui coutait beaucoup.
-Drew? Princesse? écoute moi s'il te plait.

L'enfant leva la tête, elle n'était pas vraiment ni adolescente. La tristesse la vieillissait. Ses cheveux étaient quasiment à l'état sauvage. Elle tremblait. Elle savait que c'était la dernière fois qu'elle pourrait discuter avec son père. Piper avait les larmes aux yeux. Oui, beaucoup ont essayé de parler de ce sujet, de comment décrire la mort 'un proche, mais qui peut vraiment y arriver? La tristesse du monde qui s'abat sur vous avec tous ces souvenirs uniques qui vous envahissent de toute part comme chaque regret chaque rire. Finalement, les sentiments restent quelques choses d'universel qui restera universel avec cette partie indescriptible qu'on essai d'attraper mais qui nous échappe.

Drew chassa les larmes de ses yeux. Sûrement pour que son père est une belle image d'elle. Cette jeune adolescente était courageuse. Elle se redressa, et fit face à son père.
-Oui papa, dit-elle d'une voix douce et posée. Je t'écoute.
-Je veux que tu ailles à la Colonie à Long Island, là-bas tu seras bien.
-D'accord papa, j'irai là-bas, promis.
Toujours cette même voix douce, avec pas un mot plus haut que l'autre. Pourtant chaque pensée vers le futur, son futur lui déchirait le cœur car son futur sera plein de solitude.
-Ma fille, tu es mon joyau, confia-t-il d'une voix faible. Va à cette Colonie, sois heureuse et rends fière ta mère ma princesse. Je veux que tu t'épanouisse, tu y es destinée... Tes parents seront fière de toi, comme une famille...
Ses mots s'arrêtèrent. Il était épuisé. Il ne lui resté plus qu'à partir.
-Oui Papa. Je vous rendrai fière, promit-elle.

Il ferma les yeux. Sa respiration ralentir. La jeune fille sera sa main contre elle, pleurant en silence.
Piper se réveilla à cet instant. Ses joues étaient humides, elle mit plusieurs minutes à se resituer. Elle se leva, chercha le lit de sa demi-sœur. Drew dormait profondément. Elle l'observa longuement. Elle vit son oncle s'enfonçait dans la chair d'un de ses doigts; elle était sûr qu'elle avait eu le même tic dans son rêve. Piper était certaine qu'elle cauchemardait. Consciente qu'elle ne pouvait rien faire, elle partit se recoucher en se demandant ce qu'elle devait faire de se rêve.

Le troisième rêveur était Percy Jackson. L'esprit du jeune homme semblait avoir un problème avec le fait de dormir sans rê la veille s'était déroulée normalement (pour un demi-dieu s'appelant Percy Jackson) et le lendemain serait tout aussi banal (encore une fois c'est à son échelle). Rien n'aurait pu prédire ce rêve atroce sans queue ni tête.

Le héros était dans le corps d'un autre. Il n'avait pas eu le temps de comprendre où et qu'il était que quelqu'un le tira. C'était une jeune femme qui le tirait, il se fit la réflexion qu'elle ressemblait à Zoé mais avec des trait beaucoup plus doux. sauf qu'à cet instant, elle semblait avoir peur. Elle l'entrainait courant à travers une ville. C'était une belle ville, l'architecture en bois et en roche. Annabeth aurait sûrement adoré pensa-t-il tendrement.

-Gabry dépêche toi, je t'en pris!
C'était pour lui qu'elle criait. Il accéléra, elle lui sourit. De sa main libre elle tenait le bas de sa robe pour qu'elle ne se prenne pas les pieds dedans. Ses cheveux voletaient librement dans son dos. Ils couraient maintenant à travers une forê s'arrêtèrent, le temps de reprendre leur souffle. Encore une fois, il m'observa.
-Hey, il faut arrêter de m'admirer, plaisanta la femme. On dirait c'est la première fois que t'assiste à ce chef d'œuvre.
Le Gabry en lui dut comprendre la blague car il rigola avec la femme. Pourtant Percy se posait toujours autant de question. Il ne savait pas où il était. Il ne savait pas quand il était. Il ne savait même pas avec qui il était. C'était vraiment déroutant. Un autre couple les rejoignit.

-Urié! Gabry! Heureusement que vous êtes là!
Ils se serrèrent dans les bras tour à tour. Ils racontèrent à quoi ils avaient échappé. Urié parla justement d'un hippalectryon, tandis que la seconde parlait d'un rinókero̱n.
-J'essaie à tout pris de trouver des rebelles mais ce n'est pas facile. Tout le monde a accepté les idées de Fýsi̱.
-On aurait du réagir plus tôt...
-C'est vrai, s'immisça une voix tranchante derrière eux.

Ils se retournèrent comme un seul homme. Leur rage était commune, personne n'aurait pu déterminer laquelle était la plus puissante. Tous sortirent leur arme, Percy remarqua qu'Urié justement avait les mêmes épées que Aglaë, et il était sûr qu'elle n'était pas seulement identique.
-Je vous en pris ne vous donner pas cette peine, sourit l'homme.

Percy avait peur de lui, certes il avait provoqué tout un palmarès de puissances qui avaient le plus souvent failli le tuer mais celui là était encore plus inquiétant, bien pire que Cronos ou Gaïa. Son sourire était étincelant, ses cheveux était longs soyeux et sombres tout comme ses yeux. Sa peau ressemblait à de la porcelaine brisée. Il dégageait quelque chose qui le rendait fou malgré ce sourire factice et cette pause amicale. Un claquement de ses doigts, des "animaux" les encerclèrent. Eux ressemblaient à des animaux sauvages mais avec une touche d'OGM. Ils rodaient attendant le signe de leur maitre comme quoi, ils pouvaient attaquer.

-Un dernier mot peut-être? demanda-t-il avec ironie.
Il ria de sa phrase et se retourna, avec une assurance gênante. Urié qui était peut-être la plus enragée lança une de ses épées avec force. Fýsi̱, le méchant pas beau se retourna, sentant un projectile. La lame s'enfonça dans son torse. Surpris, il regarda la lame traversait son coté droit sans aucun signe de douleur.
-Vos petits amis me protègent bien, sourit-il provoquant, tuez-les! lentement...

-Percy!Percy!
Il ouvre les yeux, Annabeth le regarde avec inquiétude. Il regarde autour de lui, il est au pied de son lit, replié sur lui-même. La sueur qui coule le long de son corps, lui envoie de frissons. Son rêve reste dans sa tête, les visons se frayent un chemin dans tous les recoins de son cerveau. Annabeth le prend dans ses bras. Elle tremble autant que lui, jamais elle ne l'a vu dans cet état. Elle aussi a peur de ce qu'a été ce rêve. Mais sa douceur le rassure quand même. Il enfouie sa tête dans son cou parmi ses cheveux: elle sent délicieusement bon. Son odeur le rassure; ça lui rappelle la seule nuit qu'ils ont passé ensemble sans danger et sans personne. Une nuit de petit couple tranquille et ordinaire, ça avait été une magnifique soirée.
Avec difficulté le jeune homme se lève. Annabeth le veille, restant près de lui pour suivre chacun de ses mouvements. Ils s'assirent sur le lit. Quelques minutes passèrent silencieusement. Percy caresse l'avant bras de son belle et Annabeth caresse les cheveux de son homme.

-Qu'as-tu vu? demanda finalement la jeune femme.
-Rien, marmonna-t-il.
Sa réponse la blesse, mais elle ne montre rien. Son cœur martelait, elle avait besoin qu'il est confiance en elle sinon à quoi rimer leur histoire? Et à part un défaut de confiance, qu'est-ce qui le pousserait à garder ses songes pour lui? A moins que ces songes la concernent... Non, il faut qu'elle arrête.

-Les amis de Ginny sont arrivés? questionna-t-il.
-Oui, ce matin à dix heures. Ils étaient cinq, Drago Malefoy celui qui est blond, Blaise Zabini, son meilleur ami, Harry Potter, le petit copain de Ginny, Ron Weasley, son frère et Hermione Granger sa meilleure amie.
-Tout ce passe bien pour l'instant? D'ailleurs, il est quelle heure?
-Oui, ils s'intègrent bien, tout comme les amis de Jacob et ceux de Renesmée. Il sera midi dans vingt minutes.

Le fils de Poséidon écarquille les yeux à l'annonce. Elle sourit, attendrie. Il s'excuse de l'avoir inquiété et lui demande comment elle a dormi. Elle réponds par la positive puis lui raconte un peu la matinée. Plusieurs gars ont essayé de mélangé les styles de combat; Clarisse et Aglëa se sont d'ailleurs imposées avec quelques autres filles. Elle lui conte l'entrainement qu'elle a donné avec Piper a de jeunes pensionnaires. Il l'écoute attentif. Annabeth a du mal à concevoir qu'il puisse être intéressé par ces récits qu'on pourrait dire anodins. Pourtant il est bien là, plus concentré qu'il ne la certainement jamais été durant son parcours scolaire. Une cloche retentit, interrompant la jeune femme.
-Je vais retrouver mes frères et sœurs, l'informa-t-elle.

Son homme lui sourit, et lui vole furtivement un baiser. Avec le sourire, elle fait de même pour lui. Une demi seconde plus tard, ils luttent pour savoir qui prend le dessus. Ce fut Percy qui se retrouve dessous mais c'est aussi lui qui dirige le baiser. Comme à chaque fois qu'ils s'embrassent, ils ne veulent plus s'arrêter s'installant dans leur bulle.
-Il faut vraiment que j'y aille...murmure la jeune femme avec difficulté.
Il hoche la tête. Elle sort du bungalow avec le regard de son homme sur ses hanches. Percy part se préparer avant de rejoindre le réfectoire.


Je crois que je te préfère en Katrina qu'en Tour Eiffel


Lorsque le groupe rentre dans le réfectoire, il est loin de toute discrétion. Ses membres parlent forts, rient. Ils viennent de passer quelques heures à s'entrainer. Ils ont découvert de nouvelles stratégies et de nouvelles armes pour certains. Bref, la matinée a été excellente pour eux.

La journée aurait pu être excellente si un paon ne se serait pas formé au dessus de la tête d'Aglëa. A cet instant elle était tranquillement en train de faire la queue, rigolant avec Sherman a propos d'une des stratégies. Il a tout d'un coup arrêter de rire et a fixé le dessus de sa tête. La jeune femme a d'abord ri nerveusement en sentant tous les regards du réfectoire sur elle enfin sur le dessus de sa tête.

Là, elle lève la tête et le regard. Et voit l'animal. Il luit d'une lueur blanche immaculée. Comme chacun a déjà essayé, elle se décale sur la droite sur la gauche, dans l'espoir de voir le signe disparaitre de au-dessus de sa tête. Mais le paon la suit. Une minute de calme absolu.

Puis le ciel explose! Les nuages se chargent d'un seul coup, l'air se fait tendu. La mer s'agite. Le sol tremble. Les éclaircies font des vas-et-viens. La queue finit de se servir, chacun va à sa table. Les pensionnaires n'osent pas parler. Aglëa va s'assoir à sa table, à l'écart seule. Sa faim, si présente il y a quelques instants, à totalement disparut pour laisser place à un vide.

Une main la fait sursauter. La jeune femme lève la tête, s'attendant à trouver le regard de Chiron. Mais c'est Percy qui est à côté d'elle. Les cris du ciel résonnent en même temps que la discussion se déroule.
-Je sais qu'au début, c'est pas facile. Mais détends-toi, prends ça a la rigolade. Les gens sont surpris mais ils t'ont déjà montrés qu'ils t'aimaient bien et peu importe qui est ta mère.

Elle lui offre un joli sourire et elle lui pose une bise sur la joue.
-Merci, c'est vraiment adorable.
-Tu sais qu'Annabeth va me tuer? demande-t-il après avoir acquiescer.
Elle rigole. Ils se souhaitent bonne appétit. De sa table, une belle blonde n'a rien perdu de la scène.

La scène du réfectoire n'est toujours pas passé. L'esprit d'Annabeth est rationnel quatre-vingt-dix pour cent du temps mais les dix pour cent restant sont suffisants pour voir des choses qui n'existent pas. Oui, Annabeth est en pleine crise de jalousie. En même temps, il est vrai qu'après avoir vu Percy sortir du bungalow deux, ça n'allait pas s'arranger. Son sang bouillonne. Pourquoi c'est elle qui doit aller chercher Aglëa? Elle regrette aussitôt cette pensée. Elle a toujours vu en elle une amie, quelqu'un de confiance, ça ne pouvait pas cesser sous prétexte que son petit ami l'approche un peu trop. Arrivée devant la porte en marbre, celle-ci s'ouvrit d'elle même. Aglëa vient à sa rencontre.

-On t'attends par commencer la réunion, expliqua-t-elle en essayant de sourire.
La jeune femme hoche la tête, et la suit. Du coin de l'œil, Annabeth étudie le physique de son amie auquel n'a pas prêté attention plus tôt. Elle a de jolie cheveux châtains, de très jolies traits fins et symétriques. Elle n'est pas blonde. Annabeth aurait voulu avoir cette couleur de cheveux, une couleur un peu acajou qui donnait l'air intelligent. Bien sur, toux ceux qui connaissent la fille d'Athéna prendrait intelligent comme premier mot pour qualifier la belle jeune femme, pourtant ce n'est pas le premier qu'on lui donne à première vue. La femme était svelte, gracieuse, toujours impeccable. Elle se met en valeur. En fait, Annabeth se sent gauchère à côté d'elle.

-Je ne pensais pas que cette histoire avec ma mère t'atteindrait...
Annaberth sursaute, elle n'a pas du tout écouter la jeune femme. Trop occuper à s'auto-dénigrer. Elle frissonne à ce mot, elle est loin d'avoir l'habitude de se genre de réaction pourtant c'est bien ce qu'elle vient de faire.
-C'est pas ta mère le problème, réussit-elle à dire sans prendre conscience de ses mots.
-Alors c'est quoi le problème? (Annabeth détourna les yeux.) C'est Percy? s'exclama-t-elle avec surprise.
Les joues rosis d'Annabeth lui répondent.
-Tu sais tu n'as vraiment pas à t'inquiéter. Même s'il m'intéressait -ce qui n'est pas le cas- tu ne risquerait rien. Ce gars il t'aime et il veut du sérieux. Il m'en a un peu parlé...
-Qu'est-ce qu'il a dit, demande-t-elle précipitamment.
A peine les mots ont franchi sa bouche, qu'elle les regrette, elle a laissé la curiosité prendre le pas sur la raison.
-Il a dit, je cite:"[...] j'aime pas quand elle me cache des choses, c'est comme si elle n'avait plus confiance en moi. Et en même temps, moi aussi j'ai besoin de temps à certains moments avant de lui dire."

Annabeth n'aurait certainement pas pu être plus surprise. Elle met de l'ordre dans ses idées, ou tout du moins essaie. Percy ressent la même chose qu'elle quand il lui cache des choses. Et il avait l'intension de lui parler de son rêve! Mais...
-Il t'as parlé de son rêve.?
-Non, répondit la fille d'!Héra. Je crois qu'il n'aime pas en parler...

Intérieurement, Annabeth jubile. Petit un, Percy n'a parlé de ce rêve à personne, c'est-à-dire que cela n'a rien à voir avec elle et de toute façon, il va le faire. Petit deux, enfin grand vu ce qu'il représentait pour la belle blonde, elle est celle qui connait le mieux Percy (non Sally ne fait pas parti du classement, elle serait trop dur à surpasser), ça peut sembler insignifiant mais elle a passé tellement de temps avec lui que ne pas le comprendre l'inquiète. C'est son Percy et pour qu'il soit totalement, il faut qu'elle le connaisse dans les moindres détails. Elle rougit violemment en pensant à ce que ces moindres détails pourraient évoquer. Aglëa la regarde comme une folle et finit par rire accompagnée de son amie aux joues rouges.


Ici, on distribue les quêtes comme des donuts


-Bien, tout le monde est présent, commence Chiron à l'arrivée des jeunes femmes.
Tous les conseillers des bungalows se retrouvent autour de la table de jeu, avec pour certains un petit trucs à grignoter. Une table de babyfoot avait été rajouté pour accueillir les invités, concernés par cette réunion. La Meute de Jacob, qui est maintenant au nombre de cinq, était assise. A côté les Cullen. Puis les six sorciers. Et pour finir les trois Romains, Jason Frank et Hazel, qui se tiennent discrètement la main sous la table. Ils sont arrivés en début d'après-midi, une phrase énigmatique, ressemblant fortement à une prophétie qui les avait conduit à la Colonie grecque.

-Rachel va vous répartir pour des quêtes, elle essayera de vous donner autant de précision que possible mais vous vous doutez que vous aurez de mauvaises surprises.
La plupart se regardent avec des petits sourires en coin: les mauvaises surprises ils ont l'habitude.
-Je vais essayer d'être brève, amorce l'oracle. Le premier groupe ira à Central Park, il s'agit de Percy Jason Harry Piper Ginny et Annabeth. Vous avez rendez vous au Pool.
-Chanceux, lâche Leo, vous allez bien vous la coulez douce.
-T'as pas idée sourit Percy qui s'est beaucoup rapproché du jeune homme.
-Ne t'inquiètes pas Léo, toi tu iras à El Paso accompagné de Ron et de Frank; Drago, Blaise, Clarisse, Aglëa, Nissa, et Drew iront à Salem. Leah, Hazel et Rosalie vous irez à Boston. Vous devez normalement trouver un objet spécial. Je n'ai pas sa représentation exacte mais il semblerait que ce soit un ornement.
-On fait quoi une fois qu'on est sur place, demande suspicieusement Harry car bien qu'il a confiance en la jeune fille, il n'est jamais chaud de se rendre dans un endroit sans indication.
-Je vais vous dire tout ce que je sais, sourit la jeune fille.


Central Park le romantique


Piper a un mauvais pressentiment. Bien sur, pour quelqu'un de normal ça n'a aucune signification particulière; on peut se dire qu'il va simplement pleuvoir. Mais quand on est un demi-dieu en pleine quête, on prend l'habitude de s'en soucier. Par contre, la jeune fille ne comprenait pas pourquoi c'était elle que ça touche, Annabeth et Ginny semblent parfaitement détendues. Les garçons aussi, elle n'ose donc pas gâcher cette journée à cause de maudit pressentiment. Pour une fois, la quête devrait se résumer à un simple aller-retour sans trop de pression. Mais Piper n'a pas confiance, elle a bien compris depuis le temps que tout peut tourner au cauchemar en quelques instants.

Leur groupe a l'air d'une sortie entre couples, ça rends Piper mal à l'aise. Généralement pour les quêtes ils sont trois, mais là c'est la double. Les monstres vont sûrement débarquer pensant qu'un goûter leur ait proposé. Au moins elle s'entend bien avec tous mais si elle avait du mal à voir Harry aussi héroïque que Jason ou Percy qu'elle avait vus en action. Harry, il est beau, ça elle l'a reconnu mais sa manie de comparer chaque gars à son homme n'a pas disparu. Aussi, à côté de Jason, Harry Potter semble pale et ordinaire. Même s'il faut avouer que ses yeux sont très peu commun, elle comprend que Ginny s'y perde si souvent.

Piper, en bonne fille d'Aphrodite ne put que remarquer, la tendresse du sorcier envers sa chérie. On peut dire que c'était les plus démonstratifs. Annabeth et Percy sont ensemble depuis tellement de temps, et ce qu'ils ont vécus ensemble et tellement forts qu'ils ne ressentent sûrement plus le besoin d'être toujours collé. Ce sont eux qui alimentent la conversation, l'humeur générale était douce et assez détendue. Après les prophéties où le sort du monde est entre leurs mains, ils ont le droit de relaxer sur de petites quêtes comme celle-ci. Piper se fait alors la réflexion que c'est eux, le couple fragile et timide. Aussi ridicule que ça puisse paraître, elle a toujours peur que son histoire avec Jason soit peu ou mal fondée, que tout peut s'écrouler. Et qu'il peut disparaître aussi vite qu'il est venu. Les rêves qu'elle fait où il est avec Reyna, dans ses bras, en train de l'embrasser, ont peut être un rapport. Jamais la jeune femme a imaginé que ce serait si dur de préserver sa relation. Heureusement qu'elle n'a pas sa mère en plus sur le dos...

Central Park est un lieu magnifique. Percy leur sert de guide avec beaucoup d'humour. Ginny pense que c'est sûrement comme ça qu'est une vie d'adolescent insouciant. Ça lui manque, surtout lors de ses moments nostalgiques où elle refait sa vie. Mais au moins, se soulage-t-elle, elle sait qu'elle appréciera toujours les moments qui méritent d'être savourés. Comme ce voyage en métro, c'est la première fois qu'elle en fait un. C'est tellement bizarre comme moyen de transport, pourtant tous les Moldus ont trouvé ça totalement normal... En plus, les demi-dieux et même son copain! ont ris d'elle à propos de son étonnement. Ça ne l'a pas gênée, elle sait que ce n'est pas méchant et puis elle a tout le temps pour leur rendre la monnaie de leur pièce. Après avoir retrouvé l'air frais en sortant à l'arrêt Lincoln Center, ils se sont offerts une balade. Ginny a trouvé ça à la fois amical et romantique, tout dépend du moment.

-Nous sommes arrivés, indique enfin Percy devant l'étant.

Tous sourient sans vraiment savoir quoi faire. Rachel leur a dit que "la pierre vous guidera". Alors il faut retourner toutes les pierres? C'est la seule idée qu'ils ont alors autant l'appliquer. Ils commencent à en observer certaines pierres, il retournent d'autres. Ça s'avère être un minimum drôle et divertissant. En fait c'estvraiment comique si on considère que ces jeunes gens qui ont tous sauvé le monde à un moment ou un autre sont en ce moment même en train de chahuter avec des cailloux.

Annabeth trouve une belle pierre lisse, trop grosse pour faire des ricochets. Elle a un forme bien ronde, à croire qu'elle a été faite par un mathématicien. Elle est douce, comme si elle a passé la dernière décennie à être polie. Elle est brillante. Elle est légère. Annabeth aurait du la jeter à l'eau. Au dos de la pierre, si on puit dire ainsi, des phrases ont été gravés. La jeune fille d'Athéna est comme les autres dans le même état d'euphorie. Le lieu les enivre. Annabeth retourne donc la pierre avec la même insouciance et déchiffre avec aisance les trois noms calligraphiés.

-Hey les filles! Il y a nos prénoms ici! s'exclame admirativement la belle blonde.

Les deux concernées accourent, curieuses. Ensemble, elles tentent de lire le signe qui suit leur prénom. Au moment où elles ont chacune un contact avec la belle pierre, elles disparurent. Les garçons ne purent qu'assister de loin à la scène. Elles ont crié, eux aussi. Mais ça ne change pas le fait qu'ils ne sont plus que trois au bord de The Pool. Les trois garçons se regardent avec affolement. Première question, que c'est-il passé?

-Je crois que c'était un...portauloin, prononce doucement le sorcier.

Après leur avoir expliquer le système, ils en déduisent qu'ils ne peuvent rien pour les jeunes femmes. Ils déduisent aussi qu'ils se sont fait prendre dans une embuscade.


On dit souvent que l'amour maternel est universel


-On a quand même un handicape non?

-Pourquoi questionne Ron.

-Et bien c'est évident, répond précipitamment Léo, on a aucune fille avec nous, aucun super cerveau!

-J'avou que c'est bizarre. Je sens que ça va pas être agréable...

Ils hochent tous les deux la tête d'un air grave. Bien sûr El Paso, c'est une ville mega cool. Mais aucun d'eux n'a l'habitude d'être l'élément gagnant de l'équipe. De plus ce changement brutal d'équipe ne les aide pas. Oui ils ont confiance mais non tout ne sera pas simple... Ron, par exemple, fait équipe avec Hermione et Harry depuis plus de sept ans. Il les connait et les comprends. Jamais, en quelques heures, il n'acquerra ce genre de lien avec ses deux nouveaux amis. Et ça aura un impact dans les combats.

Le soleil est haut dans le ciel. La colère de Zeus semble s'être calmée, où n'atteint pas cette partie du pays. A moins que ce soit Apollon qui ait fait jouer son pouvoir. La dernière hypothèse parait la plus plausible. Les trois jeunes garçons sont donc sous le soleil. Un soleil pesant. Tellement que des broussailles ont déjà pris feu, ce qui a bien sûr pas plus à Frank. Le fils d'Héphaïstos a maitrisé ces feux ainsi que la peur de son ami. Le feu lui faisait toujours le même effet. Mais il a confiance en Hazel qui, il en est sûr, ferait tout le nécessaire pour le sauver. Elle serait même prête à y sacrifier sa vie même si elle sait très bien ce qui l'attends après... Mais Frank n'aime pas penser à ça. Savoir qu'ils finiront tous dans un lieu comme celui-ci est effroyable. Tout comme le fait d'avoir du traverser le Tartare. Il s'oblige à ne plus y penser. "Le passé c'est le passé, on a réussi c'est tout ce qui compte."a dit Percy à ce moment. Ce moment bizarre où ils ont vaincu Gaïa mais où ils se sont rendus compte qu'ils ont tous perdus beaucoup même si ils y ont encore quelques souvenirs joyeux.

Frank, Ron et Léo se baladent dans la ville à la recherche d'inspiration pour commencer réellement cette quête. Vaine recherche. Les trois jeunes hommes airent dans la ville, sous la chaleur, sans aucun but précis. Apparemment quelqu'un est censé venir les aider. Bien entendu, ils ne savent pas qui et ils ne savent pas quand.

-Aidez-moi! entendent-ils une première fois.

Ils commencent à chercher la provenance de cette voix. Une voix douce et féminine, mais désespérée. Frank est le premier à l'apercevoir. Comme Echo, elle fait partir de ses être invisibles si l'on ne se force pas à les regarder. Ça a été la première pensée de Léo lorsque le fils de Mars leur a désigné la femme. Léo sort de la poche de sa super ceinture un cadre avec une représentation d'Echo; les Olympiens avaient trouvé sa requête bizarre mais Léo n'en avait rien à faire, tout ce qu'il voulait et veut toujours c'est ne pas oublier la nymphe et tout ce qu'elle représente.

-Je vous en pris aidez-..., la jeune femme supplie mais est coupée dans sa phrase. Elle semble réfléchir puis dit: Pitié! Apportez-moi votre aide.

Les trois hommes hochent la tête. Dans leur tête, un panneau géant leur rappelle qu'eux aussi ont besoin d'aide. Elle leur fait signe de les suivre. Ils ne savent pas si c'est la chaleur ou la femme en elle même qui fait qu'elle est si difficile à suivre. Elle apparait puis l'instant d'après, elle n'est plus là. Ses traits sont troubles, lorsqu'ils se voient clairement, aucun des trois héros n'arrivent à les déchiffrer que ce soit pour les formes ou les couleurs.

-Comment tu t'appelles?demande Ron dans la course.

-Patrino, répond-t-elle avec le sourire aux lèvres et les larmes aux yeux.

-Moi c'est Ron, et voici Léo et Frank, l'informe-t-il en les désignant tour à tour.

Patrino est contente. Ils l'ont écoutée, ils la suivent. Si seulement il y a une chance pour qu'ils acceptent de l'aider... Ils lui ont demandé son prénom! Patrino n'a pas l'habitude d'être bien traité. D'habitude, personne ne fait attention à elle et ses problèmes. Les gens l'ignorent, c'est si simple.

Ils courent à travers la forêt; Aucune broussailles ou branches ne les embêtent. Léo ne put s'empêcher de penser que la forêt avait été fait par ordinateur puis implantée sur cette surface. Encore un peu et les arbres formés un quadrillage parfait! Pour Léo, la forêt n'en est que plus inquiétante de cette façon. Tous les quatre, ils la parcourent avec rapidité. Ils débouchent sur une clairière magnifique. Frank garde bien en tête que quand on est un demi-dieu aucun lien est simplement magnifique, généralement dangereux ou mortel accompagnent la description du lieu. Au loin, une belle colline, une herbe verdoyante et joyeuse. Peut-on vraiment mettre joyeuse avec herbe? Oui quand on a l'impression que celle-ci se balance avec gaité.

Frank essaye de comprendre le problème de la femme.

-Mon bébé séquestré là-haut.

De la main, elle désigne le haut de la colline. A partir du moment où elle a parlé de son bébé, ils ont su tous les trois qu'ils feraient tout pour le récupérer. Tous les trois ont eu une relation forte avec leur mère. Léo et Frank ont perdus leur mère. Et Ron, pendant cette année de guerre intense et même avant, à connu la peur de perdre celle qui l'a mis au monde.

-On va se tenir sur nos gardes, sourit Léo en avançant d'un pas.

Tous les quatre doivent sauter en arrière et remercier leur instinct. Sinon ils auraient fini aplatie pas un bloc de granite tombé du ciel. Le paysage parfait a disparu. Il a laissé place à un bloc de granite, puis une peu plus loin quatre autres murs; toute la verdure de la colline est maintenant qu'un ramassis de boue que personne n'arrive à identifier. Sur le haut de la colline se trouve maintenant un nid gigantesque.

-Est chemin le plus sûr, dit Patrino.

Les garçons ne font pas attention à la tournure si bizarre de cette phrase.

-Juste une petite précision, interrompt Léo, quand il y a un nid, il y a bien un oiseau à sa taille non?

Ses deux coéquipiers déglutissent et hochent la tête. Peu importe. Frank, Léo et Ron savent qu'un enfant ne doit pas être séparer de sa mère et qu'une mère ne vit qu'auprès de son enfant.


Attention à la zappette


C'est l'équipe la plus bizarre à laquelle elle a fait partie. Clarisse regarde ses coéquipiers: deux chauds lapins, un fils d'Aphrodite, une file d'Héra, et une fille d'Héphaïstos. Peut-être est-ce une punition de son père pour ne pas avoir vaincu le rinókero̱n seule? Parce que ce serait une punition beaucoup trop forte comparé à la "faute" commise. Ils ont transplanés pour arriver à Salem. Drew est dans l'office de tourisme, en train de prendre un plan. Ils doivent se rende dans un hôpital. Enfin, c'est ce qu'ils ont déduit avec les indices de Rachel puisque c'était "le blessé de guerre" qui doit apparemment leur fournir la pièce.

Bien sûr, ça a l'air d'être simple. Mais Clarisse est sûre qu'il y a anguille sous roche. Jamais une quête n'est aussi simple qu'elle n'y parait. La voix de la logique lui disait que leur (manque d') affinité serait le perte. Il suffit de regarder: Clarisse et Drew se détestent, Nissa et Drew se détestent, Aglëa est la fille d'Héra, ce qui signifie que les autres demi-dieux seront beaucoup plus méfiantes avec elle et quand au deux sorciers, ils étaient dans leur monde, ils ne semblent pas méchants mais ils semblent faux. La confiance est bien loin dans cette équipe.

Ils sont en route pour l'hôpital. Ils doivent trouver "le blessé" et le convaincre. Six personnes pour convaincre un blessé? C'est évidement louche. De toute façon, leur groupe en eux-même est louche. La beauté de Drew et de Blaise attire les regards des passants. Et avec Drago qui drague chaque fille potable qui passe. Ça énerve Drew, surtout qu'elle est plus belle que la plupart de ces filles. Et elle ne se gêne pas pour lui dire le fond dans sa penser quand elle trouve qu'une est vraiment indigne d'attention. Et s'en suit un long débats agité où se mêlent insultes et compliments. En même temps, Blaise et Aglëa semblent jouer au téléphone rose et tentent d'inclure Nissa au jeu. La jeune femme n'en à pas vraiment envie, mais elle ne peut se retenir de rires à certaines de leur bêtise entre le ton, cliché de la voix sensuel, et les métaphores utilisées pour ne dire aucun mots vulgaires, il est dur de rester insensible. Et Clarisse? Elle marche à l'avant ruminant contre son équipe.

L'hôpital a une belle taille, imposante. Drew ne peut empêcher une pensée douloureuse sur son père de faire son chemin dans sa tête. Elle déglutit. Mr. Takana a été enfermé des mois durant avant que les médecins avouent qu'ils ne pouvaient rien faire. Drew déteste perdre le contrôle sur elle-même, parce que sans contrôle, elle ne pourra pas atteindre son objectif.

-Il faut commencer par trouver la chambre. Drew tu peux le faire?

La jeune femme hoche la tête. Enjôler, il faut avouer qu'elle adore ça, même si Piper lui a gâché son plaisir. Voilà une des raisons à son aversion pour Piper McLean, outre le fait qu'elle ressemble à Silena Beauregard. La même naïveté à propos des hommes, comme si elles ont trouvé le prince charmant. Un mythe stupide selon Drew, un homme va avec une femme pour une période de sa vie puis il faut changer, tout simplement. Secouant la tête et ses boucles brunes par la même occasion, la jeune femme se vide la tête. Penser à tout ça la met de très mauvaise humeur. Elle s'approche de l'accueil et commence d'une voix douce et apaisante:

-Bonjour, je souhaitai voir mon oncle, un ancien combattant et j'aurais besoin de son numéro de chambre s'il vous plait.

Accompagnant sa voix d'un sourire innocent, l'infirmière lui donna le numéro. Mais Drew sait que ça ne durera pas, dans pas longtemps. Cette infirmière est une personne concentrée et attentive à son travail. Quand elle fera le bilan de ce qu'il s'est passé, elle leur interdira l'accès à l'hôpital et vérifiera surement l'état de son patient. Maximum une heure, calcule rapidement Drew.

D'un signe de main, elle indique aux autres de la suivre. "On a une heure tranquille" précise-t-elle. Tous ensemble montent trois étages puis cours dans les couloirs cherchant la chambre 392. Ils restent plusieurs minutes devant la porte. Hésitants. Ils ont chacun assisté à tellement de choses étranges qu'ils savent qu'une simple porte -même moldue- peut cacher beaucoup de choses. Clarisse finit par ouvrir la porte, la patience n'étant pas une de ces vertus.

La chambre est spacieuse, et un seul lit et situer au milieu. Le client est donc aisé. Des dessins d'enfants recouvrent les murs blancs, donnant un peu de vie au lieu. La personne lit, assise dans le lit. Les jeunes adultes entrent dans la pièce.

-Excusez-moi? appelle doucement Nissa; l'homme la regarde au-dessus du livre. Nous sommes désolés de vous dérangez mais nous pensions que vous pourriez nous aider.

-Et si j'ai pas envie, gamine? rétorque la voix dure et fatiguée de l'homme.

-Je vous en pris, commençe Drew en ajoutant une touche d'enjôlement.

-Pas à moi fillette, la coupe-t-il d'une voix tranchante. J'en ai vécu des choses dans ma vie... Et ils y arrivent qu'il y ait des petits demi-dieux stupides qui viennent quémander des faveurs sans les mériter. Et ils croient que je vais accepter ça?! Hors de questions. Vous soyez le nom de vos anciens. Mettez vous en ligne.

-Pourquoi? demande Drago en le voyant attraper une télécommande.

-Vous allez devoir être attacher pour ce que je vais vous demander.

Tous écarquillent les yeux. L'idée est très loin d'être alléchante. Ils se concertent du regards -il est bien sûr hors de question pour leur fierté de rentrer les mains vides- et finissent tous par acquiescer. Les deux sorcier se mettent sur les extrémités. Nissa se retrouve à la droite de Blaise, puis vient Clarisse, Aglëa, Drew et pour finir Drago. Le blessé zappe avec sa télécommande et dans l'instant les poignets des jeunes gens sont liés entre eux.

-Maintenant trouvez-moi ma dernière médaille que j'ai perdu. Elle est précisément à l'autre bout de la ville. Bonne chance les enfants, finit-il en reprenant son livre.

Tous grimacent. Puis il tentent de marcher vers la ville.


Bouffer les fleurs du mal on connait


Notre dernier groupe, composé uniquement de filles. Une qui ressemble à une Pussycat Dolls, une autre à Pocanhontas, et la dernière, elle est juste revenue à la vie, rien de plus. La première est un vampire, la seconde est une louve et la dernière une demi-déesse. L'originalité est bien là. Elles se sont rendue en courant à Boston (courant pour certaines, galopant pour d'autre). Arrivées, elles cherchent un lieu neutre autour de la ville, un lieu où les esprits des défunt combattants sont tellement présents que même les humains les perçoivent. Elles se mirent à la recherche du lieu maudit.

Hazel se sent à l'étroit entre la louve et la vampire. Entre ces deux-là, certes elle ne pourrait pas ce sentir à l'écart. Leah et Rosalie se connaissent depuis pas mal de temps, enfin se détestent depuis pas mal de temps. Pour dire vrai, Hazel se sent comme un arbitre minuscule entre deux colosses qui veulent se broyer. Elle ne souhaite à personne de se retrouver dans cette situation. Rien que leur corps semblaient crier leur incompatibilité, la peau savoureuse et bronzée de Leah contre celle douce et blanche de Rosalie. Mais peut importe la beauté dont la nature les a gâté, leur regard n'exprime qu'une sorte de souffrance permanente. Et Hazel a peur que dans son regard aussi on voit cette souffrance.

Les trois jeunes femmes se dirigent sur un chemin nouvellement goudronné. La recherche est lente et le peu de résultat obtenu n'arrange rien. De plus les regards que les passants leur lancent sont des plus énervants. Les trois associables se dirigent à vitesse soutenue sur ce nouveau terrain qui, elles l'espèrent, contiendrait plus d'informations que le précédent. Un panneau publicitaire indique un futur supermarché à cinquante mètres. Elles accélèrent encore si possible. Quelques minutes après, elles se retrouvent devant un immense chantier. Chantier où sont déterrés des corps.

-Non de Dieu, se désole la fille de Pluton devant tous ses esprits perdus.

Deux mains, une glacée et une brulante, se posent sur chacune de ses épaules pour la soutenir. Mais ce qui l'énerve le plus c'est ces hommes, sans aucun respect pour les morts, les cadavres, les os... Les esprits le leur rendent bien, ils les tourmentent doucement, tendrement avec plus de sadisme qu'il n'en vaut. Hazel est effarée par cette vision qu'elle seule peut voir dans sa globalité. Bien entendu, Rosalie et Leah sente certainement les esprits mais Hazel les voit, elle voit leurs traits, elle voit leur regard. Combien sont morts ici? Les larmes lui montent aux yeux. Que s'est-il donc passé?

-Je vais essayer de leur parler, indique-t-elle d'une voix à demi brisée.

Les deux tueuses se questionnent du regard. Même s'il est vrai qu'elle ne connaisse pas la jeune fille depuis longtemps, il est clair et net que ça la touche profondément. Leur instinct leur dit qui vaut faire quelque chose mais quoi? "Je peux vous proposer une solution." Les deux femmes sursautent. Une voix à parler dans leur tête, et c'est pas une hallucination. "Il suffit que vous acceptiez, tout sera plus simple." Hazel est déjà à genoux, à cause d'un esprit avec lequel elle communique ou à cause de la voix de cette femme, elles n'auraient sur dire. Leah est forcée de prendre appuie sur le tronc d'un porte ses fins doigts à ses tempes. La douleur ressemble à un courant électrique traversant leur cerveau de part en part. La voix se fait plus insistante. Plus on essaie de la contrer, plus elle tente de s'insinuer. Et à la fin, c'est les trou noir.


Et voilà, le chapitre trois dans toute sa splendeur. J'espère que vous me pardonnerait le fait de vous laisser sur votre faim. Rassurez vous, ça ne deviendra pas une habitude. J'espère recevoir votre avis sur cette fic.

A la prochaine, Maneeya.