Version modifié suite à une erreur d'inattention de ma part! Toutes mes excuses et un grand merci à FortyForty de me l'avoir signalée! Bonne lecture,
Maneeya.
αγνότερη
La maman de Bobby fait partie de ces belles femmes qui vieillissent avec grâce. Sauf que la maman de Bobby n'a pas eu le temps de vieillir. Le professeur et père de Bobby a dû supporter la perte de sa fille puis celle de sa femme. Et depuis la perte de la femme, Bobby n'a plus jamais vu ses grands-parents. Pourtant, il adore ses grands-parents, ils sont toujours très gentils, ils lui envoient des cadeaux, des bisous... Mais Bobby sait que son papa pense que ses grands-parents sont responsables de la mort des deux femmes de sa vie.
Central Park l'illusionniste
Les trois beaux héros se regardent avec effarement. Ils venaient de perdre leur copine qui doivent être dans un lieu dangereux, peut-être même qu'un monstre essaie de les tuer! Le soleil ne semble plus aussi éclatant. Les rires deviennent lointains. Percy essaie de calmer les battements effrénés de son cœur. D'eux trois, c'est certainement celui qui vit le plus mal les séparations entre Annabeth et lui. Ses deux coéquipiers ont beaucoup plus l'habitude si on puit dire ainsi. Harry a cette boule d'incertitude qui pèse sur son ventre comme à chaque fois qu'il ne sait pas où est sa belle. Certes, elles savent se défendre. Mais imaginer qu'elle soit torturée à cause de lui... Jamais il ne lui fera courir consciemment ce danger. Jason, lui, a plutôt les battements du cœur qui ont ralentis. Il sait qu'il doit contrôler ses sentiments pour pouvoir agir efficacement. Pourtant, il a bien envie de hurler pour qu'on leur rende les demoiselles.
Trop pris par leurs sentiments, ils mettent du temps avant de remarquer les changements sur le lieu qui les entoure. C'est le silence qui les alerte en premier. Un silence pesant et lourd qui n'a rien à voir avec l'ambiance joyeuse de Central Park. L'odeur est aussi lourde que le silence, des effluve de sang se mélangent avec l'odeur du fer rouillé. Les feuilles des arbres transportent de l'eau de pluie, certainement tombée la veille. Avec surprise et horreur, ils découvrent le nouveau paysage qui les entoure. Deux forêts se font face, et entre les deux, un terrain vierge neutre. Du moins avant la bataille. Des flèches perdus décorent les arbres accompagnés de cadavres. Les lames qui se sont entrechoquées sont maintenant pleines de sang et à terre tout comme leurs propriétaire.
Les trois jeunes hommes sont effarés. Oui ils connaissent la guerre mais chez les sorciers le sang ne gicle pas autant...et chez les demi-dieux c'est en général humain contre monstre et ils savent que tuer un monstre, c'est juste le désintégrer pour qu'il se reforme dans le Tartare. Sur ce champs de bataille, il n'y a que des êtres vivants. Des êtres vivants qui se sont entretués... Les corps en masse s'étendent sur plusieurs kilomètres. Ils murmurent leur effroi. Ils ont peur de troubler le lieu. Ils se dirigent, en essayant de n'abimer aucun corps ou cadavres au sol. Ils marchent longtemps leur semble-t-ils, pourtant le paysage est toujours aussi morbide.
"J'aime voir les demi-dieux s'entretuer." résonne une voix dans l'esprit de Percy. Il tourne sa tête à la recherche de quelqu'un mais il voit juste des flèches fondent sur eux. D'un coup de baguette, Harry les dévie. Trois guerriers, en armure, leur sautent dessus. C'est à ce moment que Percy reconnait l'homme, Gabry, et la femme, Urié, accompagné d'un troisième inconnu. La phrase continue de résonner dans sa tête, à la recherche d'une logique. Mais son cerveau était déjà concentré à cette dure tâche qu'est éviter de se faire tuer. C'est Urié qui l'attaque.
Dans un premier temps il est surpris qu'une femme qui est pu être aussi douce lors de son rêve devienne un plus inquiétante qu'une Amazone croisée avec une romaine et une chasseresse. Dans un second temps, très proche du premier, il se retrouve obligé de parer les attaques de la belle brune. Mais Percy n'arrive pas à les lui rendre. Comprenez: il sait que ce n'est pas une ennemie. Ce qui n'est pas le cas de Jason et d'Harry, qui eux sont e train de se battre férocement, se rendant coup pour coup. "J'aime voir les demi-dieux s'entretuer." L'écho est toujours là, dans la tête du fils de Poséidon. Il n'a pas le temps de retourner cette phrase dans tous les sens. Urié est aussi bonne épéiste que Luc. Tiens ça fait un moment qu'il n'a pas pensé à lui... Enfin c'est pas le moment pour être nostalgique. Les assauts de Urié sont redoutables, étant une femme, elle ne combat certainement pas de la même façon que Luc ou n'importe quel épéiste. Son style est beaucoup plus souple et agile, elle ne combat pas avec sa force contrairement à Percy qui s'appuie beaucoup dessus. Plusieurs fois, l'un comme l'autre se sont trouvé à terre. Mais quelque chose retient Percy, son instinct lui glisse que ce serait une erreur.
"J'aime voir les demi-dieux s'entretuer." Urié de son côté a bien remarqué que le jeune homme ne souhaite visiblement pas la blesser. Elle a du mal à comprendre pourquoi, elle ne le connait pas. Ni lui, ni ses amis. Ses habits sont bizarres, un pantalon plus dure que la normal... Elle devine facilement qui n'est pas du coin. Ils se font face, sans bouger, sans ciller. Urié doit lui reconnaitre un certain charme. Elle se promet de ne surtout pas le regarder dans les yeux s'ils doivent s'entretuer. Il esquisse un geste. Elle ressert sa poigne sur son bouclier. L'épée du jeune homme glisse jusqu'à ses pieds. Urié relève la tête, s'attendant à une attaque surprise, peu être au corps à corps. Mais le jeune homme se contente de croiser ses mains derrière sa tête.
-On n'est pas vos ennemis.
Harry est toujours très concentré lors de ses duels. Il sait qu'un erreur est souvent fatale ou décisive. Mais quand il a entendu Percy prononcer ces mots...son attention a évidement flanchée. Avec tout ce qu'il a entendu sur le héros Percy Jackson, il doute fortement que son adversaire soit fort à tel point qu'il doive renoncer. Tout comme Jason, il recule, gardant son adversaire dans son champs de vision.
-Qu'est-ce qui te prend? s'inquiète son cousin.
-Rien, ce ne sont pas des ennemis.
Le jeune sorcier n'est pas rassurer. Il murmure un sortilège de résonance pour voir si une quelconque chose avait interférer dans son esprit. Mais non, Percy est saint d'esprit lorsqu'il prononce ces mots. Et il faut avouer, que Harry a bien envie de le croire vu leur adversaire.
La jeune femme a baissé son arme, ses coéquipiers la regarde. Elle demande aux jeunes hommes devant eux pourquoi elle les croirait.
-Jason et moi, Percy, sommes des demi-dieux et Harry est un sorcier. Nous avons été envoyé ici pour que nous nous entretuions.
Urié promène son regard de gauche à droite, comme si elle s'attend à voir quelque chose surgir tout à coup. D'un signe de tête, elle les invite à la suivre, elle et ses coéquipiers. Tous s'arrêtent là où les arbres sont plus espacés, ils forment une ronde. Chacun se présente. L'inconnu, pour Percy, se nomme Leandro.
-Qui est votre ennemi?
-Fýsi̱, il me semble.
Les trois guerriers se jettent des regards affolés. Ils demandent des explications, les trois jeunes hommes leur fournissent autant d'informations que possible.
-Vos amies ont touché une pierre c'est bien ça?
Ils hochent la tête.
-Fýsi̱ a beaucoup de sbires différents. Il vous faudra faire bien attention, conseilla Gabry. Aujourd'hui c'est Pétra qui vous a tendu un piège. C'est un des plus gentil si je peux me permettre... (La terre reçoit ce que l'on peut apparenté à une secousse, comme un électrochoc.) Il a du voir qu'on ne ne se battait pas, il va vous déplacer. (Leandro s'assoit en tailleur au sol et ferme les yeux.) De quoi avez-vous besoin?
-Un objet qui va avec d'autre objet du même genre... On sait pas vraiment ce que c'est en fait.
-Ça ira quand même, affirme l'homme toujours au sol.
-Derniers conseils les enfants, dit Urié: il faut agir rapidement et efficacement. Ne laissez pas des choses sans importance vous troublez.
-Ne soyez pas trop confiant, poursuit son fiancé.
Leandro geint, quelque chose le fait souffrir de l'intérieur semble-t-il. Urié se précipite vers lui, alarmée. Il souffre toujours mais ses deux compagnons l'aide à se lever. Il tend une feuille fine, dure, enroulée sur elle-même. Il leur sourit, triste. Jason saisit l'objet. Les trois jeunes hommes remercient Leandro.
-Trouvez le plus...
Ils n'entendent pas la fin de la phrase d'Urié, un cri de rage a résonné à travers la plaine. L'image des trois guerriers est déjà en train de s'affaisser. Urié leur offre un dernier sourire maternel alors que plus aucun sons ne voyage entre eux. Les trois héros se retrouvent assommés.
-Réveillez-vous! Réveillez-vous!
Jason ouvre les yeux, rassuré de trouver ceux de sa belle. Néanmoins, après avoir vu ses habits, il se demande s'il est vraiment dans la bonne "dimension".
Dans chaque société on trouve: chef, peuple et dame de compagnie.
"Aie" prononce Piper avec une bonne minute de retard. Les trois jeunes femmes avaient chuté, assez méchamment, sur un tapis qui doit cacher un parquet assez dur. Des effluves d'odeur de fleurs leur viennent, en quantité si parfaite que les jeunes femmes se tendent immédiatement. Quoi que, si elles avaient été un tant soit peu plus intelligentes, elles n'en seraient pas là. Annabeth ne peut s'empêcher de se maudire une bonne centaine de fois. Comment a-t-elle pu agir de façon si...idiote?! Même Percy n'a sûrement pas fait pire, pense-t-elle tendrement.
Avoir un comportement aussi inconscient... Ça ne lui ressemble pas. La fille d'Athéna se repasse les évènements depuis leur arrivée au lac, la balade jusqu'à leur arrivée, puis ils n'ont pas su quoi faire. Et les pierres. Ils ont commencé à toucher les pierres et ça les a mis dans un état d'euphorie. Annabeth secoue la tête. Ils sont dans de beaux draps maintenant. Lentement, les jeunes femmes se lèvent, découvrent leur nouvel enfer plutôt accueillant il faut dire. Les murs sont d'une belle couleur crème. Le tapis où elles sont tombées s'étant sur toute la longueur de la salle. Des coussins ornent les deux côtés, l'atmosphère est plaisante. Annabeth a envie de se détendre.
Elle se gifle mentalement aussitôt. Il ne faut pas qu'elle tombe dans un tel piège une fois de plus. Vu le regard de Ginny et Piper, elles pensent pareil. Elles observent le lieu en faisant bien attention à garder tout leur esprit. Piper cherche par où entre la lumière. Mais de toute évidence, il n'y a aucune ouverture dans la pièce. Pourtant, elle sent des courants d'air. La pièce est donc magique. Il reste à savoir si c'est un point positif ou négatif.
Une porte, qui n'était pas là la seconde d'avant, s'ouvre pour laisser entrer une femme éblouissante. Piper la compare immédiatement à sa mère parce que c'est le genre de femme dont on ne peut nier la beauté. Pourtant, cette femme n'est certainement pas une version humaine de la déesse de l'Amour et de la Beauté. Premièrement, contrairement à la déesse, on voit clairement ses traits et son physique ne change pas constamment. La femme semble avoir entre vingt-cinq et trente ans mais elle est rayonnante. C'est cheveux d'une belle teinte d'or encadre son visage, sa peau est claire et lumineuse, ses yeux...ils semblent être des pierres précieuses. Deuxièmement, Piper voit bien que derrière ses si jolis yeux ne se cachent pas le même cerveau que derrière les yeux de sa mère. Aphrodite est sûrement une des déesses les plus dure à suivre dans leurs raisonnements mais la femme en face lui semble être un livre ouvert. ses yeux sont si expressifs. Piper voit très bien la rage qui a traversée ses pupilles à la vue d'Annabeth, puis ce regard intéressé face à la belle rousse, puis il a changé quand il s'est posé sur elle, on aurait du un mélange d'appréhension et de surprise, comme le regard d'un enfant à Noël qui se demande si son cadeau va lui plaire.
Ces regards mettent Piper mal à l'aise. La femme les accueille avec un grand sourire et une voix charmante. Une voix douce, quelque peu mélodieuse. son instinct de fille d'Aphrodite lui glisse que ce genre de voix plait beaucoup à la plupart des hommes, surtout ceux qui aiment se sentir dominants... La jeune femme chasse cette idée de sa tête. Il faut mieux ne pas sauter sur les préjugés et les apparences, elle sait très bien que c'est loin d'être des informations sûres. Et puis qu'aurait-elle cru si elle avait jugé ainsi Annabeth ou Ginny? Mieux valait ne pas y penser, surtout que ce n'est pas flatteur pour elles. La femme leur demande gentiment de le suivre.
Une vingtaine de serveuse entoure la femme. Elles lui témoignent un grand respect pourtant ce n'est pas elle qui aurait remporté le prix de l'intimidation. Annabeth se sent gauche entourée de toutes ces beautés, car oui les jeunes femme ont toutes vers les vingt ans et sont rayonnantes tout comme leur "chef". Et il y en a pour tous les goûts si certains sont intéressés! Peut être préparent-elles un festival contre les discriminations? Peu importe les blagues qu'elle s'invente, Annabeth trouve la situation bizarre. Si quelqu'un peut lui fournir un monstre à combattre ce serait gentil mais ce lieu et ces personnes sont bien plus durs à combattre du point de vue de la blonde. Pourtant, toutes lui sourient gentiment et la femme est en train de leur offrir du thé.
-Excusez Madame, nous ne voudrions pas abuser de votre hospitalité, tente Ginny pour qu'elle puisse sortir.
-Mais voyons, c'est moi qui vous ais fait venir mes chères, sourit la dame.
Les trois jeunes femmes échangent des regards mi-affolés mi-soulagés. Elles croisent les doigts pour que cette femme ne soit pas une ennemie.
-Qui êtes vous madame? demande Ginny après une gorgée de thé.
-Je me nomme LaVeela.
Elles acquiescent comme si ça a une signification particulière dans leur esprit.
-Dame LaVeela, on sait que vous êtes sans doute très occupée, commence Piper en utilisant à petite dose son pouvoir de persuasion, mais avant d'arriver nous cherchions un objet...
-Je sais, je possède ce que vous cherchez. Mais je souhaiterai qu'on s'amuse un peu d'abord...
Elles commencent très sérieusement à paniquer. Quand quelqu'un vous dit que vous allez vous "amusez" ça n'a normalement pas une connotation négatif sauf quand c'est accompagné d'un ton et d'un sourire glacial. Oh ça n'a duré qu'une demi-seconde mais elles ont bien vu que cette LaVeela n'est pas à ranger dans la case allié. Annabeth se sent de plus en plus oppressée; est-ce une impression où la femme l'a regardée fixement lorsqu'elle a dit ces derniers mots?
-Parlez-moi de vous s'il vous plait mesdemoiselles.
-Excusez-moi mais vos suivantes sont des...serveuses?
-Grand dieu non! Ce sont des courtisanes très chères.
Toutes les trois tiquent, "courtisanes" c'est bien ça? Ça sonne mal à leurs oreilles de féministe.
-Bien pour ce jeu, si vous réussissez vous pourrez repartir avec l'objet de vos recherches. Mais si vous échouez vous resterez ici pour toujours afin de devenir une parfaite courtisane.
Un dilemme se joue dans la tête de notre blonde qui est la pire Arachnée ou LaVeela? Parce que plus ça va, plus elle doute. Ginny de son côté ne peut retenir une grimace, déjà qu'elle a du mal avec les vélanes qui elles n'ont rien choisi mais avec ces courtisanes...sont-elles masochistes? La sorcière a grand mal à comprendre leur motivation. Piper elle sent le regard brulant de leur hôte ou kidnappeuse, au choix, sur elle. La Cherokee ne cesse de se demander ce que cette femme attend d'elle, elle a compris que c'est parce qu'elle est une fille d'Aphrodite mais...elle ne se résume pas à ça tout de même. A quoi s'attend cette femme? Quand même pas à ce que Piper voit en elle une héroïne...
-Êtes-vous prêtes mesdemoiselles? Je vous trouve bien silencieuses...
-Vous avez conscience qu'une guerre est en train de se préparer? lâche sèchement Ginny à bout de nerfs. On n'a pas le temps pour vos jeux stupides.
-Ce n'est pas une question de temps mais de choix. Et vous n'avez pas le choix. Piper qu'en penses-tu?
-Nos...amis doivent se faire du soucis, nous devons rentrer au plus vite. Nous vous s'en serions reconnaissantes de nous donner l'objet Dame LaVeela, prononce doucement Piper en essayant de l'enjôler.
-Stupide fille d'Aphrodite, tu penses pouvoir m'enjôler? s'offensa-t-elle tout en gardant son sourire poli. As-tu peur de dire le mots petits-amis? Ne t'inquiètes pas, si tout ce passe bien ils sont morts.
-N'importe quoi, murmure la blonde d'un air si peu convaincu. Vous n'en savais rien!
-Je sais que moi je suis sûre de mes propos contrairement à d'autres, contre-t-elle subtilement.
Tandis que Annabeth bouillonne de rage, une geisha se penche pour présenter une corbeille. Des papiers sont disposés en éventail, LaVeela en pioche un et le tends à la jeune asiatique.
-La tromperie, annonce-t-elle.
La Dame soupire, visiblement déçue. Elle se lève et sort. Annabeth, Ginny et Piper n'en reviennent pas. Cette femme est complètement incompréhensible. Qu'est-ce qui lui prend de partir de la sorte? Pour une fois, Annabeth a bien envie de provoquer son ennemie.
-Je me nomme Sayuri, commence la geisha. Je vais vous expliquer l'épreuve et vous aidez à la réussir.
-Écoute, ce serait vraiment sympa si tu pouvais plutôt nous aider à récupérer ce truc et à partir, tante Piper avec son don d'enjôlement.
-Je vous demande pardon, je ne sais quel est cet objet et je ne détiens les clefs de ce lieu.
-Bon et bien on t'écoute, sourit tristement Ginny.
"Le but du jeu est de rester cachée, de se camoufler." Piper caresse la soie. Évidemment qu'elle apprécie la douceur de l'étoffe mais elle n'allait tout de même pas mettre ça ?! "Dame LaVeela vous a observer pendant ce thé, vos manies, vos façons de vous exprimer et pour réussir, vous ne devez pas ressembler à ce que vous étiez en arrivant." Apparemment d'après Vania, une dame de compagnie slave, il serait bon que Piper prenne un accent hispanique qui la rendrait difficile à identifier. La fille d'Aphrodite s'entraine avec application tandis que Ginny se fait maquiller et poser des faux ongles. De son côté Annabeth subit un changement de coupes de cheveux. "Tout doit changer. Bien sur, nous vous aideront mais si nous nous mettons trop en avant, Dame LaVeela procèdera par élimination." Après avoir du subir l'horreur des peignes et épingles, la blonde qui maintenant avait des cheveux deux fois plus long tressés en tresse latéral, passe maintenant au relooking. "Vous êtes des guerrières et il faut vous transformer en dame de compagnie parfaite. Laissez tomber les débats et les combats, seul vos sentiments positifs doivent se montrer." Annabeth se regarde dans la glace quelques secondes, elle porte des sous-vêtements tellement...pas pratiques. Une sorte de corset qui lui coupe la circulation du sang et de l'air, un tangua -c'est comme ça que l'a appelé Zahera- et un porte-jarretelle! Tout ceci dans des couleurs crèmes qui, il faut l'avouer, la mettent en valeur. Maintenant, Zahera essaie de la faire rentrer dans un sorte de robe qui ressemble à un piège-doigts chinois de couleur rose cette fois, en même temps elle lui demande de sourire. Annabeth essaie mais grimace quand elle sent ses cuisses étranglées par le tissus. La dame de compagnie arabe qui l'aide lui dit qu'elle doit toujours garder un sourire neutre et poli même quand elle souffre ou est choquée, surprise ou autre... "Dame LaVeela essayera de vous décontenancer pour trouver lesquelles d'entre nous sont vous, alors n'oubliez pas que vous devez rester impassibles." Ginny choisit une robe en blanc cassé, une de ces robes avec plusieurs couches super lourde mais qui rende si belle. "Bien sûr, nous couvriront toutes nos traits et certaines marques trop significatives." La sorcière a du enlever sa bague, cadeau d'Harry qui a appartenu à la mère de celui-ci, mais elle n'a pu se résoudre à ne pas la garder sur soi. Alors l'anneau et son rubis sont la, pendue à une bretelle de son soutien gorge, contre son sein. Au moins, là il ne risque rien. Puis Ambre lui a changé sa couleur de cheveux. Ginny a eu beaucoup de mal à ce reconnaitre sans sa tignasse rousse, surtout qu'elles l'ont presque transformée en blonde! Heureusement que ce n'est pas complètement moche. Ses taches de rousseur ont disparu, partout, et avec ses nouvelles faux ongles. Ginny ne se sent plus Weasley. Et ce n'est pas une sensation agréable! Ses yeux deviennent bleus et la jeune femme se demande où est passé Ginny Weasley. "Vous devez vous comporter en vraie dame de compagnie. Il ne s'agit pas seulement de faire comme si; il faut servir le thé comme une dame de compagnie, chanter, parler, jouer, rire, penser comme une dame de compagnie. Au minimum pour ces moments." Piper se sent mal à l'aise. Toute sa vie, elle a évité le monde cliquant de son père, elle a évité les gens que ça attirait, elle a soigné son allure de garçon pour être comme elle le souhaite et non à l'image que les gens se font à partir de ses parents. Mais elle se retrouve quand même maquillée, coiffée, apprêtée comme elle évite de l'être depuis plusieurs années. "Vous avez toutes vos points forts et vos faiblesses du point de vue de cet art; il faut mettre ces points forts bien en vu." Étant une fille d'Aphrodite, Piper sait qu'elle peut séduire presque n'importe qui (ce qui n'inclut pas les dieux). Mais elle a pris l'habitude de n'utiliser ses pouvoirs que pour "voler" mais elle a arrêté et aussi pour sauver sa vie. Aujourd'hui, elle doit encore le faire au cours d'un test bidon sans utiliser l'enjôlement. LaVeela le remarquerait. Alors elle s'entraine, elle connait les bases c'est déjà ça... "C'est le moment d'être maniaque sur votre comportement." Les dames de compagnie ont fini de préparer et conseiller les trois femmes. Toutes se rendent dans la première salle.
Le soleil inonde la pièce par l'ouverture du haut. Ginny a envie de sauter, s'envoler, et retrouver son homme à l'air libre. Un masque cache ses traits mélancoliques. Elle voit Annabeth et Piper du coin de l'œil. Les transformations sont tellement surprenantes, les deux demi-déesses sont resplendissantes. Annabeth porte une robe longue mais avec plusieurs fentes bien placées, c'est un foulard en soi qui cache son visage. Piper se retrouve dans un robe colorée qui dévoile judicieusement ses magnifiques jambes, des gants et un voile lui donnent un air timide et réservé avec un éventail. Pour se donner du courage, Ginny se repasse les moments où sa mère cuisinait, servait, toujours avec ce sourire et cet air naturel, comme si rien au monde n'aurait pu la déloger de sa place.
LaVeela entre. Le poignard d'Annabeth contre sa cuisse, la démange. Par les Dieux qu'elle aimerait régler tout ça par un combat. LaVeela fait le tour des dames de compagnie, tout le monde la salue. Annabeth se force à mettre de l'admiration dans sa voix. Piper sent ce qu'elle veut, et cela se résume très simplement, dévotion, respect et admiration. Tout ça dans le but d'avoir un peu de pouvoir... Se relavant après avoir saluer la femme, Piper échange un sourire avec Isabeau qui l'a aidée à se préparer. Ces filles sont de véritables anges malgré leur "maitre". Son cœur bat plus fort à l'idée qu'elle puisse échouer et rester enfermer ici; est-ce ce qui est arrivé à ces filles? Dame LaVeela décide ensuite de discuter avec certaine des dames de compagnie, les trois mises à l'épreuve réussir tant bien que mal ce moment qui a été une vrai torture surtout pour la jeune sorcière.
Puis c'est un défilé d'invité qu'elles doivent affronter. Les trois jeunes femmes se sont heureusement rendues compte que ce n'a été pratiquement que des gens factices destinés à les énerver. Ginny du ainsi servir sa meilleure amie qui se faisait humilier par son petit copain, puis un jeune beau parleur qui se révéla briseur de cœur misogyne et d'autre type de la même espèce... Piper supporta le tête-à-tête de Jason et Reyna, tandis que Annabeth vivait son propre cauchemar où Percy sortait avec une belle jeune femme -brune!- depuis quelques années. Mais peu importe qui elles ont du servir, elles se sont toutes rendus compte que tous ces invités étaient pareil. Ils sont ressemblants mais seulement pour ce qui ait du physique, ils ne se comportent certainement pas de la même façon que ceux qu'ils représentent. LaVeela leur a infligé des représentations artistiques, de chant, d'instrument ou même de travaux artisanaux. Elles ont survécus.
-J'abandonne, prononce Dame LaVeela après plusieurs heures leur semble-t-il, que les concernées s'avancent jusqu'à moi.
Les trois héroïnes s'avancent, heureuses d'avoir fini ce cauchemar. Pour la première fois, son comportement reflète son regard: haineux et froid. Elles les fusillent toutes du regard avant d'approcher d'Annabeth. Celle-ci tremble lorsque les lèvres roses touchent son front.
-J'ai toujours détester les enfants d'Athéna plus que tout les autres, crache-t-elle avant de lui lancer ce qui semble être une balle sur le moment.
D'un bras, elle ouvre les portes dans le dos des jeunes femmes. Et d'un mouvement, elle les éjecte prononçant les mots "A la prochaine mes jouets."
L'atterrissage est brutal. Leur corps touche le gazon puis roule dessus, sous la surprise des passants. Un rugissement leur ordonne de se lever en vitesse. Un dragon leur fait face, enfin peu être plusieurs. Annabeth attache la bourse de cette folle et court avec ses coéquipières. Elles sont revenues au bord de The Pool, ce qui est plutôt positif. Elles trouvent leur homme -point positif- endormis -ça passera pas s'en explication- et espèrent qu'ils n'ont rien de graves. Heureusement non, et elles arrivent à les réveiller, ça aussi c'est un point positif. Bref, si on oubli les dragons qui les pourchassent, il n'y a que des points positifs.
Le réveil a été douloureux, c'est comme ça qu'il a été sûr qu'il s'agissait bien de sa copine. Parce que quand même, Annabeth maquillée et en robe ça parait toujours louche. Et il en va de même pour les autres. Mais bon, se réveiller et voir sa copine maquillée et plus efféminée que d'habitude, il y a pire. Par contre quand, en plus, il y a des dragons qui vous poursuivent...là c'est vraiment pas cool.
Quoi qu'il arrive on voit toujours une maman
Le nid est d'une forme ovale, très joli il aurait sûrement pu être exposé dans un musée parmi les chefs d'œuvre de la nature. Mais il n'y est pas parce que personne n'a jamais pu s'approcher de ce nid. Nid au diamètre plutôt flippant. Léo se demande un instant à quoi ressemble les autre chemins, les idées lui traversant l'esprit le convainquent d'arrêter d'y penser. Alors il se questionne sur le propriétaire du nid mais décidément, ça aussi ce n'est pas une bonne idée. Il préfère alors s'intéresser au bloc de granite qui est tombé du ciel. Il aimerait beaucoup avoir un lieu où des blocs de métaux tombés juste pour lui... Enfin, ils avaient plusieurs murs à passer en plus de ce bloc de pierre massif.
Léo prie en s'approchant de la pierre que ses pouvoirs de fils d'Héphaistos sont bien présents et utiles dans cette situation. Il touche la pierre, froide et lisse comme il s'y attend. Mais elle est aussi creuse. Il passe sur le côté en espérant voir une fissure où les deux morceaux auraient été assembler. Les deux jeunes adultes ainsi que Patrino le regardent surpris mais avec de bons espoirs. Léo est aux anges de sa découverte, sur le côté droit, une fine ligne délimite les deux blocs et en posant l'oreille dessus, il entend le mécanisme. Un cliquètement régulier, un poids qui se balance. Il décide qu'essayer faut mieux que n'importe quel suggestion. Le fils d'Héphaïstos monte sur le bloc puis écoute le mécaniste. Le poids qui se fait toucher par une roue, cinq touches, Léo a à peine le temps de sauter à terre. Un deuxième bloc de granite est tombé là où se trouvait le jeune homme il y a quelques instants.
-On peut rester seulement cinq secondes sur ces trucs en granite mais c'est suffisant pour passer le premier mur.
-D'accord allons ici. Patrino vous voulez venir?
-Je ne peux pas désolée...
-Relaxez, je suis sûr qu'on va s'amuser!
Les trois jeunes hommes lui sourissent même s'ils ne croient pas à la phrase de Léo. Avec précipitation, ils montent sur la pierre puis sur la deuxième et saute dans une boue bizarre. Ils se relèvent tant bien que mal, le mur en face d'eux ressemble à une tempête de sable mélangé à des sables mouvants. Ron sort sa baguette et lévite une branche en bois. Avec, il essaie de déterminer jusqu'à où ils peuvent s'approcher sans trop de risques. La branche se retrouve attirée attirer à partir de deux mètres, moins d'une seconde après le mur l'aspire, la brise, et elle disparait.
-El Paso nous a trahit, murmure dramatiquement Léo.
Ses deux amis acquiescent tout aussi choqué. Frank réfléchit rapidement. Son idée ne lui plait pas mais rester coincée entre un mur de lave et un mur de sable...ça ne lui plait pas non plus. Appelant son pouvoir qu'il n'a d'ailleurs pas utilisé depuis un moment, il se concentre, il se visualise avec des pattes, un longue queue ainsi que couvert de poil quelques peu roux orangés. Quand il ouvre les yeux, Frank a une vision plus précise, il lève ses bras à la hauteur de ses yeux, ils sont maintenant petits et plein de poils roux foncés.
-Un kangourou ?! Trop top! s'exclame Ron avec admiration.
-Faut pas qu'on oublie de raconter ça à Hazel, plaisante gaiement Léo.
La tête de kangourou de Frank doit se faire coléreuse et intimidante car Léo recule brusquement. Il attrape ses deux amis et les place sur chacune de ses épaules. Il ne faut pas qu'il se loupe par contre. D'un bond il s'élance, il passe au dessus du mur de sable et de ses tourbillons mortels, et atterrie de l'autre côté avec une douceur relative. Mais il se retrouve obliger de revenir dans son corps d'origine car un pouvoir a presque torturer son esprit.
-Mec? Ça va? Qu'est-ce qu'il s'est passé? Ses deux amis s'inquiètent.
-Une...force a attaqué mon pouvoir quand je l'utilisais, dit Frank sans être sur de ses propos.
Ron lève sa baguette, près à découvrir la spécificité de ce mur et alors qu'il est prêt à lancer un sort, une douleur semblable à un courant électrique lui traverse le bras puis le corps entier. Il s'écroule au sol, vivant mais plus secoué que jamais. Jusqu'à aujourd'hui c'est la première fois que l'utilisation de sa magie lui fait cet effet; et même si c'est dur de l'admettre, ça lui fait peur. Il récupère lentement sa baguette et la range. Frank semble être dans le même état de panique intérieure que lui. Ils regardent tous deux le mur avec rage, un mur simple en acier qui devait même pas faire cinq centimètres de largeur. Léo aussi essaie d'utiliser son don. Mais la flamme qu'il a fait apparaitre disparait aussi tôt tandis que lui aussi s'écroule. Les trois jeunes adultes se lève, peu sûr de leur mouvement. S'ils ne peuvent utiliser ni magie ni pouvoir...ils ont presque envie d'abandonner. "Courage les garçons ! Utilisez vos cœurs !" La voix de Patrino les fait sourire, elle leur redonne du courage. Ils se sont promis de ramener un enfant à sa mère, peu importe ce qui vient sur leur chemin.
-Bon, alors qu'est-ce qu'il faut faire?
-Bonne question Frank Zhang, répond le mur.
Les trois amis sursautent puis un sourire éclaire leur visage. Ils félicitent Frank pour sa découverte bien qu'il n'ait pas fait exprès.
-Vous allez devoir associer les personnes représentées sur la porte à des pièces d'échecs. Si vous échouez, vous ne pourrez passer ces portes. Si vous abandonnez maintenant, vous pourrais faire le chemin inverse. Acceptez-vous le défi?
Sa voix monocorde est bien flippante, il faut l'avouer. Mais c'est sans hésitation que les jeunes hommes acceptent le défi. Sur la surface grise, les figurines apparaissent, le roi la reine, le fou la tour le cavalier et le pion. En dessous, en ligne, les photos de personnes -qu'ils connaissent ou non- se placent. Léo découvre avec surprise le visage de sa mère, les larmes lui montent aux yeux, il n'arrive pas à soutenir la vision. Elle semble si vivante sur cette image, ses yeux brillent, ses lèvres s'étirent dans un sourire... Pourtant, elle est bel et bien morte dans cet atelier où ils passaient autant de temps. Est-ce qu'elle aurait été fière de ce qu'il est devenu? Bien sûr, Léo pense toujours à sa mère mais ce genre de pensées n'est pas pas bon pour son moral, il le sait. Alors il se concentre sur les autres images. La deuxième photo est celle de Chiron, le centaure qui les entraine à la colonie. En troisième, il reconnait Ginny. La quatrième et la cinquième sont des photos d'enfants, deux jeunes garçons souriants. En sixième position, il y a Hylla, reine actuelle des Amazones, elle plait bien à Léo - ce qui en dit beaucoup... Les trois derniers photos étaient celles d'une femme enceinte, cette femme doit représenter Sally enceinte de Percy pense Léo, puis Annabeth et pour finir Dakota en armure.
-Vous avez trois vies et deux aides mes agneaux. Bonne chance.
Les jeunes hommes tiquent à l'appellation mais ne disent rien. Après tout, ça ne devait pas être si compliquer. Ensemble, ils placent les personnes des plus puissantes aux moins puissantes. Ils les mettent ensuite par catégorie pour les désigner à chaque pion. Ron appuie sur valider, ils sont pratiquement sûrs que c'est ça, parce que sinon, quoi d'autre? La porte remet toutes les photos à leur place en prononçant un "Faux" dévastateur pour les héros.
-Aide numéro un "L'échiquier est un champ de bataille."
Génial. A quoi ça va servir? Frank est le premier a retourner ces mots dans son esprits.
-Les gars, commence-t-il, quand est-ce qu'une partie prend fin?
-Quand le roi est pris.
-Et quand est-ce qu'une guerre prend fin?
-Quand les villes sont prises.
-Et qu'est-ce qui représente le mieux ces villes?
-Les foyers donc...les enfants!
Ron et Léo ont les esprits illuminés par ses découvertes, ou plutôt cette découverte de Frank. Peu importe, ça les motive pour la suite des recherches, ils discutèrent du cas d'Annabeth. C'est une stratège, elle est donc normalement plus importante qu'une simple guerrière. Mais ils ne savent pas si elle a la place de la reine ou d'un cavalier parce qu'elle participe quand même au combat. Ils remettent les recherches à plus tard pour se concentrer sur Hylla, la photo numéro six. Frank les convainc de la placer avec la tour car c'est une guerrière qui fait des ravages. Il le leur reste plus que Esperanza, Chiron, Ginny et Dakota. Les trois jeunes hommes discutent, essayent de trouver des points communs, et aussi de savoir qui est cette femme. Léo se décide enfin à leur présenter sa mère. Ses amis réagissent bien, enfin il lui semble, ils décident de s'excuser puis de se dépêcher de finir cette quête. Frank explique ensuite le rôle de Dakota au Camp Jupiter. La réflexion dure, beaucoup de temps avant que Ron ne prenne la parole:
-Je crois avoir trouver... (L'incertitude s'entend à son ton.) Ce sont toutes des personnes auxquelles on tient beaucoup, qui nous ont beaucoup aidés mais lors des combats, elles ne sont pas décisives à elles-seules...
Les deux demi-dieux acquiescent comprenant parfaitement ce qu'il veut dire malgré que l'idée en elle même ne soit pas plaisante. Frank se charge de déplacer toutes les photos en dessous du symbole du pion. Ils décidèrent dans la fouler de placer la photo d'Annabeth sous celle du cavalier. Ils se concertent une dernière fois puis valident. Toutes les images disparaissent puis vient le tour du mur qui s'évapore.
Les trois jeunes hommes ont à peine le temps de se réjouir et de pousser de exclamation face à leur victoire qu'une nouvelle tache se présente devant eux. Vous souvenez vous de cette magnifique colline verdoyante? Et de sa transformation? Des mètres de boue s'étendent devant eux. Non, ils n'ont pas peur de se salir seulement, des bulles éclatent à la surface du liquide douteux. Ça ressemble à un terrain miné, à certains endroits, il y a comme des explosions. Il semble même y avoir des glissements de terrains. El Paso le traitre.
Ron sort sa baguette, avec une bonne appréhension il faut bien l'admettre, et essaie de rendre un terrain stable. Le sort ricoche et disparait dans le ciel. Creusant dans les fins fonds de sa mémoire, le sorcier cherche un sort pour trouver les parties stables du sol. Elles s'éclairent du halo d'or.
-Le top absolu, commente Léo avec admiration. Allons-y!
Ron est tout sourire avec le compliment de son ami. Quand notre copine est Hermione Granger, il n'y a pas que des avantages. Frank est le premier à s'engager sur le chemin des halos dorés. Ils sautent à tour de rôles manquant parfois de très peu de tomber dans le ramassis qui n'attendent que ça: un peu de chair fraiche. Ils doivent après s'accrocher aux bout de bois -colossales- du nid pour entrer dedans. Un nourrisson est là, assis contre un paroi du nid. Peut être que l'esprit de Léo est vraiment en train de péter un câble mais il a l'impression qu'il les attendait. Il tend ses petits bras vers eux.
-Ron tu devrais le prendre, tu ne te sers que d'un bras pour te battre, propose Frank.
La tête du roux acquiesce vigoureusement mais son cœur bat fort. Avoir la responsabilité d'un bébé alors qu'un monstre allait sûrement débarquer d'une seconde à l'autre? Il aurait préférer pouvoir refuser. L'enfant s'accroche à son cou quand il le saisit avec son bras gauche. Les deux demi-dieux l'entourent pour les protéger. Ils tentent de repasser par le chemin des halos d'or.
Bien entendu, chanceux comme ils sont, un monstre vient les prendre en grippe. Ce monstre-là ressemble un peu à un dinosaure volant, sauf qu'ils avaient deux paires d'yeux en lignes. Attendez avant de prendre peur, les ailes du monstres sont voyantes et impressionnantes avec des couleurs vives mais gênantes, ses membres antérieurs sont une paire de pattes pliée tandis qu'une longue queue bat l'air. Un de ses yeux ne lâche pas le jeune garçon. Celui-ci le sent sûrement car il agrippe à Ron de toutes ses forces. Léo lance des boules de feu contre ce monstre. Monstre qui tente de s'approcher du nourrisson et de l'attraper avec ses griffes. Dans un même temps, Ron s'accroche à ce jeune garçon autant que lui s'accroche au sorcier et de son autre bras, il lance des sorts en les formulant par murmure espérant éloigner leur cauchemar. Frank quant à lui, tire des fléchés sur l'oiseau maudit, espérant qu'il s'affaiblirait assez avec toutes ses attaques. Mais pour tuer ce monstre, c'est une attaque commune qu'il faut. Plus le temps de la bataille dure, plus leurs attaques sont rapprochées et synchronisées mais les forces et les flèches s'épuisent. En un coup d'œil, ils s'accordent: Frank se transforme en volatil tandis que des flammes accompagnées d'un sort attaque l'abdomen du monstre, Frank profite du déséquilibre pour le projeter contre un flan de la colline qui l'absorbe comme un plat.
Ils se tiennent tous les trois immobiles, le regard fixé sur le ramassis mortel de boue et ses explosions. Ils étaient content d'avoir gagné, d'avoir réussi toutes ses épreuves maintenant, ils reprennent pied avec la réalité. Ils ont aidé Patrino mais ils n'ont pas accompli leur quête et n'ont toujours aucune infos dessus. Voilà de quoi enrager malgré la bonne action qu'ils ont mené. Ce sont les appels du nourrisson pour Patrino qui les font revenir sur terre. Avec une multitude d'émotions, elle saisit l'enfant et le sert contre elle avec douceur. Lorsque Patrino a cet enfant dans les bras elle devient plus visible, plus réelle, comme s'il soigne une partie d'elle. Les trois héros de son cœur peuvent alors apercevoir des reflets miel dans sa chevelure. Son sourire rappelle à Ron ceux de sa mère lorsqu'elle n'est pas obligé de batailler pour l'ordre et la loi.
-Merci. Pour vous remercier. Ma baguette sera votre. Et...
Elle pose sa main droite sur son cœur. Une lueur d'un jaune au reflet vert se met à briller, et, comme tout droit sortit de son cœur, un objet lévite jusqu'à Ron.
- ...ceci est votre.
Avant qu'ils aient pu dire merci, elle a disparu. Les trois hommes regardent un moment l'objet qui continue de léviter. Léo commence à farfouiller dans sa ceinture, à la recherche de cette feuille de papier donnée par Rachel. Les paires d'yeux passent de la feuille à la version trois dimensions de l'objet. Tout sourire, les trois hommes laissent éclater leur joie. Ils ont réussi.
Papou
Comment dire... Blaise se sent un peu castrer par ces liens qui les unissent. C'est une sorte de pâte visqueuse et collante qui leur accroche les poignées sans leur faire mal. Bien sur, il est à côté de Nissa ce qui allège un peu la douleur. Bizarrement, depuis qu'il est arrivé dans cette petite colonie, son esprit est obsédé par la demi-déesse. Et il sait que ça n'a rien à voir avec le physique enfin peut être un peu, elle a un peu le même teint de peau que Mrs Zabini mais c'est un truc d'esprit qui le fait se sentir attirer. Ça, il en est sûr parce qu'il a déjà vu plus belle qu'elle. Même si elle est très bien dans son genre. Elle est sympa et à le rire facil doux et communicatif. Blaise aime ça. Beaucoup de femmes se force à rire, d'accord mais faudrait que ça ait l'air crédible. Au moins de son côté l'ambiance est plutôt cool. A part Clarisse qui trouve qu'ils ont tendance à prendre ça comme un jeu.
Drago lui se retrouve à la droite de Drew. Il ne se plaint pas, trop occupé à se délecter de la vue. Il faut absolument qu'il pense à remercier la déesse qui engendre d'aussi beau modèle... Modèle aux jambes découvertes, portant des tee-shirt fin et suggestif qui ont un ourlet plutôt court et avec un décolleté avantageux. Drago ne sait ce qu'est une offrande mais se promet d'en faire une à la déesse de l'Amour et de la Beauté. Mais vu sa fille, ce serait plutôt déesse de la Luxure et de la Tentation. Peu importe, il aime cette vision qui pourra peut-être même dans ses rêves nocturnes. Aglëa aussi est belle, mais provocante mais l'équipement est là. C'est la fille d'Héra. Drago a entendu le centaure se questionnait plus tôt sur ses supposés pouvoirs tout en se demandant qu'elle est sa puissance.
Sans cette glus qui les ligotent les uns aux autres, il aurait pu vraiment profiter de toutes ces belles vues. Mais deux jeunes femmes semblent particulièrement pressées d'échapper à cette prison. Clarisse et Drew. Dire qu'elles se détestent c'est un euphémisme. Peut importe la haine qu'on voue a untel, on est capable de le respecter. Mais pour ces deux demi-déesses, c'est impossible, elles ne font que se mépriser. A tel point que tout le monde évite qu'elles se croisent! Quelle idée de faire une équipe avec ces deux-là. Aglëa est la seule silencieuse. La jeune femme reste neutre, elle ne sait pas vraiment ce qu'elle fait là... Une fille d'Héra...et pourquoi pas une fille d'Artémis tiens! Sa mère arrive décidément toujours à lui gâcher la vie, pourquoi a-t-elle fait ça à ce moment? Décidément, elle se sent un peu comme une indésirable, un de ses accidents, une de ses erreurs sauf que oups! sa mère est une putain de déesse et ne peut pas avorter. Quoi que, d'après les mythes, Héra en tant que mère, ça n'a rien à envier. Finalement, elle n'a rien loupé.
Tous les six sont en cercles. Aglëa est la première à penser qu'ils ont l'air de ces mages dans les dessins animés qui se réunissent en cercle pour les réunions importantes. C'est vraiment risoire quand on pense qu'ensemble, ils sont sensés être puissants. Le plan est étalé entre eux. "précisément à l'autre bout de la ville" sauf que là pas, c'est un entrepôt.
-On peut pas pénétrer dans un lieu privé comme ça, s'offusque Aglëa.
-On s'en fout, on est en mission! contre rapidement Blaise avec des étoiles dans les yeux.
Toutes lèvent les yeux au ciel devant un tel enfantillage. Après avoir rangé le plan dans la poche de Drew par Drago et ses mains baladeuses, ils se redressent. Les deux sorciers proposent de transplaner pour aller plus vite. Lorsqu'ils ouvrent les yeux, la façade terne d'un bâtiment abandonné les salue. Certains carreaux sont déjà cassés, la nature a pris certains droits sur le lieu, les ouvertures sont cassées. Tout à tour, ils entrent, toujours dérangés par ces menottes visqueuses.
Clarisse déteste toute chose qui entrave ses mouvements. Et ces trucs d'un vert morne à bien dépasser l'échelle de l'acceptable pour la fille d'Arès. Comment va-t-elle se défendre si elle peut à peine tenir ses armes. Tout ce qu'elle souhaite à présent c'est de finir la quête et de rentrer à la Colonie avec un minimum de dignité. Elle ne sait pas quel monstre ils devraient affronter mais elle a du mal à les voir vainqueurs. En ce moment même, ils essayent de s'éparpiller pour trouver un quelconque indice sur cette médaille perdue. Clarisse a vu le nombre de récompenses que possède cet ancien combattant, pourquoi voulait-il absolument récupérer sa dernière médaille décernée? De toute façon, c'est un vieux grincheux vu comment il les a traité. Ne connait-il pas le bénéfice du doute? Tous les demi-dieux ne sont pas pareils!
Ils ne peuvent pas être à plus de deux mètres de leur voisin de menottes. Les recherches sont lentes et fastidieuses: tout le monde en a marre. Drew est la première à vouloir s'assoir. Et Clarisse est la première à l'engueuler pour son geste. Les quatre autres regardent avec impuissance les deux jeunes femmes criaient l'une sur l'autre, ils ne peuvent ni s'enfuir ni les calmer. Aglëa entre les deux se contente de les regarder avec indifférence et consternation. C'est à ce moment qu'elle se rappelle que c'est elle la plus grande de toute cette troupe; quoique ça ne veut pas dire grand chose surtout compte tenu de leur comportement. Ce qu'elle aurait voulu faire c'est les abandonner toutes les deux jusqu'à ce qu'elles se calment, un peu comme on fait avec les enfants. Bien décidé de faire abstraction de ses deux voisines, elle observe de là où elle se trouve les différents coins de l'entrepôt.
L'extérieur reflète l'intérieur. Des jeunes sont sûrement venu ici en groupe vu les bières, canettes, mégots et autres... Certaines passerelles sont tombées, manque d'entretien, rien ne semble stable. Les structures semblent être en fer, usées, quelques fois rouillées. Aglëa remarque une porte à l'étage qui se fond avec le mur et ses tags colorés. Et puis elle entend un autre bruit que les hurlements hystériques des deux demi-déesses.
-Silence !hurle-t-elle à bout de patience.
Toutes deux plongent dans un mutisme rendant plus éloquent les bruits curieux du métal. Comme elle, ses coéquipiers commencent à se poser des questions. Drago propose qu'ils se placent contre un mur pour ne pas se faire surprendre de dos et pour avoir une vue d'ensemble. Nissa est un peu surprise qu'un gars comme lui pense à ce genre de chose, il a eu l'air jusque là d'un gars friqué qui pense au cul. Vu la tête de Clarisse, celle-ci pense pareil. Les bruits continuent, irréguliers. La fille d'Arès et ses "cousines" plus ou moins éloignées espèrent de toutes leur cœur que c'est un monstre mythologique. Bien entendu ça peut paraitre stupide de commander un monstre comme on le fait pour un sandwich mais quand on a les mains quasiment liées, ce genre de vœux se fait courant. Une partie de leur cerveau sait que si ce monstre vient du monde sorcier, elles seront complètement inutiles. Elles ne savent même pas si leurs armes auraient blessé cette sorte de monstre. Et avec la chance légendaire qui suit les demi-dieux, leur souhait n'est pas réalisée.
Occamy, voilà le nom qu'à murmure Blaise choqué de la vu de l'ombre du monstre. Pendant une minute, il regarde fixement son meilleur ami dans les yeux avant que Clarisse les dérange sans ménagements. Elle veut tous savoir sur ce monstre. Et, pour la première fois que Drew les connait (d'accord ça ne fait que quelques heures), ils perdent leur sourire suffisant et arrogant qui pourtant est séduisant. Les garçons répondent à Clarisse: belle créature carnivore qui se dévoue à protéger son bien le plus cher, bipède, aile, plumes et écailles mesurant plus de quatre mètres. Drew regrette directement de ne pas être rester dans les frontières sécurisées de la Colonie. Là-bas son seul soucis c'est sa manucure ou ses fringues, des trucs superficiels, pas dangereux. Parce que la vie est comme ça, lorsque c'est creux on ne risque rien, ni glissement de terrain, ni cyclone...
-Si on utilise pas nos armes, on va se faire tuer...
-Et tu veux qu'on fasse comment? questionne Clarisse irritée par ce genre de commentaire, surtout venant de la fille d'Héra.
-Nos poignets sont liés, pas nos mains. Si on arrive à contrôler nos armes ensemble...
Les quatre concernées restèrent sans voix. Jamais on les avait entrainées à ça. Déjà que Drew s'entraine à peine, tandis que Aglëa est arrivée il y a quelques jours. Et même le style grec est un mode de combat solitaire, encore demander à des romains de faire ça, presque aucun problème vu comme ils sont collés pense ironiquement Maimer Lamer mais pour un groupe de grecs qui ne s'entendent ni ne se connaissent... On dirait plutôt une blague mais dans le genre pas drôle et amer.
-Au point où on en est, on a pas grand chose à perdre, glisse Nissa tandis que l'écho des hurlements de l'Occamy résonne en fond.
Tenir la garde de son arme avec sa main plus une deuxième main qui n'est pas la sienne c'est une des sensations les plus déroutantes que Aglëa n'a jamais essayer. Surtout que Clarisse et elle avec deux armes à manier. "Relaxez, conseille Blaise en voyant tous leur muscles se contracter, c'est comme branler votre mecs mais avec une copine." Elles rigolent, bien que pour des raisons différentes. Au moins, elles sont moins raides et plus apte à combattre. La porte qu'Aglëa a vu quelques minutes plus tôt se met à bouger, comme si elle veut sortir de ses gonds. Nissa se mort la lèvre inférieur, un peu anxieuse. Ça va faire pas mal de temps qu'elle n'a pas fait un vraie gros combat. Et les circonstances de celui-ci ne la mettait pas très à l'aise. Une pensée pour son frère la traverse, il l'attendrie toujours mais elle ne se fait pas trop de soucis. Comme Percy Jackson, il fait parti des gars qui trouvent toujours un petit truc à la dernière minute. Après tout, c'est ça l'art d'être un demi-dieu.
La tête de l'Occamy est plus flippante qu'elle aurait penser d'après l'ombre. Sa gueule est en fait un bec semblable à celui d'un perroquet, sauf qu'il est calligraphié. Comme si un artiste s'est amusé pendant le sommeil de cette bête à lui gravé des lignes abstraites. Ses yeux lui donnait un regard droit, regard de prédateurs, regard de jade. Les plumes et les écailles se partagent la surface de cette tête qui doit bien faire la longueur d'un bungalow de la Colonie. Sur toute la longueur de son cou qu'il dévoile au fur et à mesure qu'il avance, ses plumes aux couleurs chaudes et des écailles aux teintes froides parcourent toujours sa peau en se battant pour gagner du territoire. Non, ce n'est pas une hallucination ou une métaphore bidon, sa peau et ce qui la recouvre bouge. Puis ce sont les ailes, des ailes colossales qui détruisent une bonne parti du mur. Contrairement au reste de son corps visible, ses ailes sont d'un blanc immaculé. Clarisse ne peut s'empêcher de repenser à ses dessins animés d'enfant, les ailes comme ça, c'est pour les anges. Une première patte se fait voir, ils ne peuvent ignorer l'éclat brillant de ses griffes. La raison? eux aussi sont en jade. Le même phénomène de bataille pour le territoire de la peau se joue sur la patte musclée. Le monstre tombe à cause de la rempart qui n'est pas capable de supporter un tel poids. Un peu pitoyablement, il faut l'avouer, ils ont tous espéré que cette chute le mette hors service. Mais non, ses ailes lui permettent d'atterrir avec douceur tandis que sa queue qui remue à l'arrière casse une vieille machine. Il est impressionnant.
D'accord, ils ont chacun eu affaire à plusieurs monstres de ce calibre dont ils ont quand même peur. Mais cette peur est plus intense en sachant que à l'heure actuelle, ils sont ligoté les uns aux autres. Leurs mouvements seront réduits par la vitesse et la puissance. Quant à pour ce qui est rapidité et esquive...autant ne même pas y penser. Devant eux, la créature se tient de façon digne. Pas droit, le toit n'est pas assez haut, mais toute sa longueur forme une ligne droite avec sa tête en pointe, les regardant de haut. Ses ailes déployées vers le haut qui recouvrent la largeur du bâtiment. L'occamy tient de toute évidence à leur faire comprendre que ce ne sont que des insectes face à lui.
-J'aimerai essayer un truc, dit doucement Nissa qui tient à confirmer une hypothèse.
La fille d'Héphaïstos les entraine à gauche, vers la porte par où ils sont entrés sous l'œil vigilant de la créature. Elle ne fais ni geste, ni son. Nissa essaie la même chose mais de l'autre côté, vers la droite, vers la porte du bureau. Cette fois, l'occamy (faut absolument lui trouver un surnom...) hurle d'une fois aiguë en prenant une posture menaçante.
-Il faut absolument se rendre dans le bureau.
Drago rigole de manière sarcastique très vite suivi de Drew.
-Vous avez remarqué que ce truc ne veut qu'on aille dans cette direction, pointe celle-ci.
Seule Nissa remarque que Blaise, à sa droite, a eu les muscles tendus lorsque la fille d'Aphrodite a désigné le monstre comme "un truc". Elle n'a pas le temps de l'interpréter mais quand elle se retourne pour observer d'autres signes, son visage a déjà repris ses traits habituels. Il lui fait même un délicieux sourire moqueur lorsqu'il sent son regard sur lui. Gênée, elle détourne les yeux pour s'intéresser à cette conversation.
-T'es attardée ou quoi? S'il ne veut pas qu'on s'en approche c'est que le bureau contient quelque chose d'important, explique Clarisse sans une once de patience. Bon les gars, vous connaissez ses points faibles?
-Oui, répondit Drago, mais ça tombe mal... C'est la vitesse, et la précision.
Effectivement ça ne pouvait pas plus mal tomber. Sans ces menottes gluantes, ils auraient pu sans trop de problème utiliser ces points faibles pour l'attaquer. Sauf qu'à cause de ces machins, il sera plus facile d'atteindre l'un d'eux. C'est sûr, comment vont-ils faire pour se battre et se déplacer alors qu'ils ont une liberté de mouvement d'à peine deux mètres? Par dessus les têtes des demoiselles, les deux sorciers échangent un regard entendu. Les demi-déesses sont surprise de voir les jeunes hommes se mettre face à face en sortant leur baguette qui lèvent devant eux. Clarisse se promet que si c'est une stupide altercation pour déterminer qui est le mâle dominant et les faire rire,...elle les étrangle. Heureusement, cette petite mise en scène semble ne pas faire partie d'une quelconque idiotie. Une fine lueur argenté sort de leur baguette au même instant, avec synchronisation et symétrie, elle s'enroule autour de la baguette puis du poignet de son possesseur avant de reproduire le même schéma mais chez la personne en face puis les deux filaments se rejoignent entre les deux sorcier pour se tourner autour avant de se serrer formant ainsi une corde qui s'évapore. Les sorciers ouvrent les yeux.
-Qu'est-ce que vous avez fait? demande curieusement Aglëa.
-Pour voir simple, on a uni nos cerveau pour avoir une synchronisation plus adaptée à la situation. Parce que sans vouloir vous vexer, c'est pas vous qui allez être synchro'.
-Ça nous vexe pas, répondent-elles précipitamment prouvant ainsi que Drago a raison.
-Tenez-vous prêtes, conseille-t-il après avoir manquer de s'étouffer en se fichant d'elles accompagné de Blaise.
Les guerrières raffermissent leurs prises sur les armes. Quoi qu'il se passe, ce combat signifie déjà un grand changement en soi.
Se battre, c'est toujours dure, surtout quand on sait que tout peut se solder par sa mort. Mais bien sur, hésiter est encore pire puisque ça laisse des centaines d'ouvertures dans lesquelles votre adversaire ou ennemi se faufilera. Rien, aucun entrainement peut préparer à ça; sauf un duel avec Clarisse. Alors maintenant, imaginez-vous faire un duel avec un main attachée dans le dos. Vous ressentez la panique? Surtout si c'est votre main fétiche. Ouais, comme tous les gens normaux, vous vous sentirez (tout comme n'importe qui) comme une bouteille dans la merde. Et bien eux, ils sont un pack de bières dans la merde parce que -sauf miracle- ils vont se faire aplatir. Bien sur, on peut se dire que de toute façon, tout le monde meurt un jour. Mais pas avant d'avoir vraiment profiter de la vie. Profiter de la vie. Voilà quelque chose qu'ils se promettent de faire une fois qu'ils auront cloué cette créature au sol!
Cette équipe si bizarre finalement réussi à s'entendre sur une chose, la trame d'une sorte de plan; en fait, ils ont juste décidé qu'ils feront tout pour s'approcher du bureau et prendre cette objet et filer plus vite que l'ombre. Vive le plan digne d'Athéna... Jusqu'à maintenant, c'est loin d'avoir marcher pour ainsi dire. Les demoiselles n'ont pas penser qu'elles seraient autant reconnaissante aux deux sorciers et à leur synchronisation qui les ont sans conteste sauver lors des premiers assauts. Bien entendu, à chaque assaut, tous apprennent des choses, des erreurs à ne pas reproduire. Ce n'est pas ça qui les a protégé pour les premiers assauts.
Les premiers assauts, ce sont ceux qui les ont vraiment fait se sentir comme des insectes. Ceux qui les ont cloués au sol quelques bonnes minutes. Ce qu'ont oublié de préciser les sorciers c'est que cette créature peut sortir des ondes de son bec! Des ondes qui vous envoient valser à des mètres sans aucun effort pour lui. Avec un pouvoir comme ça, heureusement qu'il voit presque rien. Leurs attaques ont échoué pour deux raisons principalement: les filles qui n'ont pu manier leurs armes et les déplacements. Le nombre de fois où l'un d'eux s'est fait éjecté par un mur entrainant tous les autres à sa suite ne se comptent plus. Sans la magie médicinale de Drago, ils n'auraient pas tenu plus de cinq minutes à se faire balancer dans tous les sens. L'égo des guerriers avait aussi beaucoup souffert. La peau de cette créature n'est pas vraiment épaisse, ça n'a rien d'une carapace, et pourtant, elles n'arrivent à enfoncer aucune lame. A deux sur une garde, elles n'arrivent pas à donner la force nécessaire. Quoi de plus irritant surtout quand on sait qu'en temps normal, elles y arrivent d'une seule main?
-Ça va les filles? demande Blaise alors qu'elles ont les traits déformés par toutes les émotions causées par ce combat.
-Oui, ça va..., répondit Nissa tandis que les autres acquiescent.
Cette fois, c'est un regard inquiet qu'échangent Blaise et Drago.
-On va essayer un truc, concentrez-vous uniquement sur les attaques et nous on gère les déplacements.
Maintenant, c'est Clarisse qui a un visage inquiet. Elle n'est pas vraiment du genre à s'en remettre à quelqu'un, surtout qu'en ça concerne les combats et mises en danger.
-Faites nous confiance, renchérit Blaise. On sait comment faire.
Quelque peu ravitaillées, les demoiselles hochent la tête et raffermissent leur prise sur leurs armes collectives. La rage de vaincre est enfin revenue.
Ils donnent l'assaut.
Les jeunes hommes ont rangé leur baguette juste avant de s'élancer un peu derrière les filles. Le but est d'observer le combat et de transplaner là où ce serait le plus utile. Bien entendu, ça parait simple mais c'est beaucoup plus complexe à mettre en pratique. Explications: grâce au sort mis en place entre Drago et Blaise, les données de leur cerveau sont communiquées à l'autre ce qui veut dire qu'en plus de leurs informations, ils doivent gérer celle de leur coéquipier. De plus, ce n'est pas une méthode qu'ils pourront pratiquer à l'infinie, le transplanage à répétition est très fatiguant, physiquement et mentalement, cette particularité est accru avec leur nombre. Mais au vu du combat, ce sont des petites sacrifices sans trop de conséquences mais bien nécessaires. Pour les jeunes femmes, elles n'auront normalement qu'à se concentrer sur les coups qu'elles donneront. Mais vu que leur style de combat sont tous différents les uns des autres, elles décident qu'une seule main tiendra la garde tandis que l'autre tiendra le poignet de sa voisine.
Enfin leurs efforts payent. Le premier coup est porté par Clarisse, elle enfonce son épée à la base du cou de l'occamy. Il hurle de rage, faisait casser un des poutres du plafond, et précipite sa tête, près à prendre un bout des combattants. Heureusement, Drago et Blaise se tiennent sur leur garde, et les font transplaner sur une passerelle à l'opposé où Nissa cette fois atteint le haut du cou de la créature. Encore un hurlement strident tandis que la queue colorée vient faire tomber cette passerelle. Les mettant ainsi tous à terre. Aucun blessé. Alors ils ré-initient le schéma une bonne dizaine de fois. Le monstre est de plus en plus affaibli mais il est toujours debout. Et eux, viennent de se faire expulser contre une machine.
Blaise, les yeux fixés sur la pâte verte serrant toujours leur poignet. "Il faut que l'on atteigne sa tête!" entend-il crier de la part de Clarisse. Il entend Drago penser au poutre, il acquiesce toujours dans sa tête. Ils transplanent, les gars s'accrochent de leur mains libre tandis que les filles tentent férocement d'attendre sa tête, Clarisse lance même son épée comme une lance. Son épée s'enfonce à quelques centimètres à peine de son yeux de jade. La douleur lui fait projeter des ondes qui les balance sur le mur d'à côté. Ils s'écrasent à terre, ils n'ont rien pu faire pour amortir la chute. Ils sont tous plus ou moins blessés par la réception. Drew et Drago hurlent, leur main sont tombées dans une sorte de lave brulante. Les traits de Drago sont des lors enragés alors qu'il sort sa baguette pour soigner son amie, celle-ci a les larmes aux yeux mais ne pleure pas. Ça fait des années qu'elle n'a pas pleuré. Et elle ne va pas le faire peu importe la douleur. Pendant ses soins, Drago remarque bien les muscles contractés de la jeune fille. Il ne dit rien. Il sait que, pour la plupart des personnes, lorsque ils veulent se contrôler ils se contractent. Une fois qu'il a finit de la soigner, il fait de même pour lui. Derrière lui, Blaise observe la bassine emplit de se liquide rouge et brulant. Pourtant aucune vapeur ne s'échappe du récipient, il n'y a pas non plus de bulles ou un quelconque signe de chauffe. Blaise observe les www. / menottes maintenant le poignet de Drago et celui Drew collé, la pâte verdâtre... Plus liquide mais en train de se solidifier. Il arque son cou pour voir le monstre qui souffre toujours autant.
-J'ai une idée.
"J'aime pas cette idée." murmure Drew à répétition. Et elle continue de le dire, comme si quoi que ce soit pourrait faire changer d'avis ces coéquipiers. Elle la répète, sans discontinuer, comme s'ils avaient faire quoi que ce soit pour la rassurer. Au contraire ! ils sont plutôt enclins à se moquer d'elle. Elle hurle ces quatre mots; Clarisse et Aglëa se sourissent empoignant ensemble la garde de l'épée de cette dernière. Tous les six se précipitent en courant vers l'occamy. Drew regrette sa présence tandis que tous les autres sont excités par se plan peu commun. Ensemble, les sorciers lancent un décompte dans leur tête, à trois ils lancent leur bras en avant en s'arrêtant net. Leurs menottes vertes où est appliquée une couche de ce liquide rouge si bizarre s'allonge propulsant les jeunes femmes en l'air. Drew et Nissa, les deux qui étaient sur le côté firent le même décompte à haute voix. Tout comme les deux sorciers, elles projettent leurs mains en avant, pour que Clarisse et Aglëa puissent atteindre la tête de la créature. Ensemble, celles-ci mettent toutes leurs forces à enfoncer l'épée entre ses yeux et son bec. Vu la vitesse des actions successives, la créature n'a aucune chance d'esquiver. De plus - pour une fois merci au centre de graviter - les jeunes femmes restent accrochées à l'épée tandis qu'elles chutent. La lame déchire comme du vulgaire papier cadeau le long cou de la bête. Les deux sorciers adoucissent les chutes.
Pendant un instant, l'occamy hurle en direction de la porte du bureau avant de mourir, faisant trembler les murs par sa chute. Puis le silence s'installe, les jeunes gens à terre reprennent leur souffle. Tout du moins jusqu'à ce que Blaise s'écrit:
-On est trooop puissants!
Tous éclatent de rire, surtout de soulagements ils sont quand même: petit un: vivants! et petit deux: entiers! Tandis que Mr. Zabini commence à danser pour faire honneur à leur victoire tout en clamant "On est des beaux gosses!" sans discontinuer. Drew et Drago dansent avec leur ami, ils ont l'air ridicule et heureux. Et c'est une vision enchanteresse. Ils auraient du prêter attention à l'aura bleue qui s'est révélée lorsque l'occamy à hurler dans sa direction. Surprise petits kinder!
Blaise tousse, et bien évidement ses coéquipiers loin de s'inquiéter se moquent de lui. C'est vrai aussi qu'il le mérite bien et puis tout le monde sait qu'il ne faut pas rire autant. Ils regardent tous en haut. Devant la porte, il y a une bout de passerelle manquante. Drago propose qu'ils transplanent puis sautent dans le bureau. Bureau qui a une porte fermée - comme par magie. Tous acquiescent et, les deux sorciers espérant secrètement que c'est la dernière fois, ils transplanent sur cette passerelle. Drago et Drew sautent les premiers, suivis de très peu des autres. Drago a prévu de défoncer la porte en lui rentrant dedans, technique Moldue simple et toujours efficace. Il ne s'est pas préparé à être éjecté par un champs de force. Comme il est heureux de ne pas avoir tenter de transplaner dans la pièce. L'aura bleue revient. Par terre, les jeunes gens ont donc tout le loisir d'admirer cette lumière qui fait le tour du cadran avant de se présenter à eux sous la forme d'un jeune fille.
Ses yeux s'écarquillent lorsqu'elle reconnait les deux jeunes hommes. Elle leur sourit amicalement, comme à de vieux amis. Mais son regard se voile de tristesse lorsqu'elle voit le corps de l'occamy au sol. Elle volette jusqu'à lui, l'inquiétude sur ces traits, tout en murmurant "Mon pauvre Occy, mon courageux...". Elle lui caresse la tête avec douceur; qui aurait pu croire que ce monstre était tant aimé? Aglëa remarque que leur deux héros semblent impassible à cette douceur en fait, ils ne laissent sortir que les émotions qu'ils veulent bien que leur entourage remarque. Ils n'en sont que plus inquiétants par leur fausseté. Une fois que l'aura a fini sa démarche funèbre, elle revient faire eux, un aire encore triste dans les yeux mais le visage néanmoins apaisé.
-Vous souhaitez entrer n'est-ce pas? demande-t-elle en se remettant devant eux?
Ils acquiescèrent tous, content de s'être remis debout sans trop de mal.
-Pour cela vous devez écrire un nom sur la porte, un nom qui pour vous reflète un héros. Vous n'avez bien évidement qu'une chance. Dernière précision, les fondations ne tiennent que par magie.
Avant qu'ils ne puissent assimiler toutes ses informations, elle repart dans l'encadrement avec la même lueur bleue. Quelques secondes de silence totale s'imposent alors que tous se répètent mentalement les paroles de la (femme?) personne et y réfléchissent. Des emplacements pour des lettres, comme pour le mot de passe d'un ordinateur, s'installent sur la porte.
-Drago, écris Silena s'il te plait.
-Hors de question! hurle aussitôt la demi-sœur de celle-ci coupant ainsi Drago qui levait le bras. Cette fille est une traitresse, elle a bien mérité ce qui lui est arrivé!
Les muscles contractées de Clarisse font écho à sa fureur qu'elle lâche très vite sur Drew qui est loin de baisser les armes. Elles crient, elles hurlent, elles désirent s'entretuer mais les attaches vertes les en empêchent alors elles continuent à s'insulter. La fille d'Héra, entre les deux folles, a les tympans prêts à la faire imploser. Ses yeux reflètent un ennui profond face à cette dispute sans queue ni tête pour quiconque n'a jamais entendu parler de cette Silena Beauregard. De son côté, Nissa semble complètement hermétique à cette bagarre, coupée du monde, les sourcils froncés, elle est en intense réflexion. Elle doute fortement qu'ils puissent, tous ensemble, se mettre d'accord sur le nom d'un héros. Clarisse et Drew en sont la preuve. Et même sans ces deux folles, il semble dur de se mettre d'accord avec des gens qui ne partagent pas du tout la même culture. D'ailleurs, est-ce que Merlin a vraiment existé? Il ne faut pas se voiler la face, ils appartiennent à deux mondes différents. Et d'après ce qu'elle savait, ils ne fréquentent même pas le monde des mortels!
-Soyons fous! hurle Blaise les faisant tous sursauter et, plus ou moins, paniquer.
Le beau sorcier donne un coup de fesse ridicule à son ami pour pouvoir prendre sa place et taper sur les lettres tout en dansant faussement sur un rythme imaginaire. Puis un cri alarmé de Drew les fait revenir sur Terre, toutes veulent lui soutirer des informations sur ce qu'il est en train d'écrire car c'est un peu la suite de la quête qui en dépend.
-Femmes ! clame-t-il d'une voix plus grave et plus profonde qui leur semble résonner à l'intérieur d'elles. Je vous prierai de bien vouloir laisser l'Homme en paix car l'Homme... (La porte s'ouvre en grinçant.) ...est trop puissant!
Encore une fois, il se met à danser de façon idiote qu'elles en oublient de le punir pour sa démonstration de misogyne. Mais ce n'est que partie remise, une telle affirmation ne restera pas impunie, c'est certain.
-Mec, qu'est-ce que t'as écrit?
-Juste Occy.
Enfin ils entrent tour à tour dans le fameux bureau qu'ils ont eu tant de difficultés à atteindre. Et ils sont déçus. Ce n'est qu'un petit bureau en pagaille, une lampe de table cassée par terre, pleins de papiers éparpillés sur le sol. Au plafond ce situent les marques qu'à fait la tête d'Occy lorsqu'elle s'est cognée. Les murs ont aussi les empreintes de ses ailes, parfois son cou ou d'autres partis de son corps. L'état de la pièce rendait l'importance du seul objet indemne encore plus importante et encore plus visible. Roulement de tambour. Mais qu'est-ce que c'est? La fameuse dernière décoration? Oui et non. En premier, on voit une belle et lisse bordure marron, fait de bois entourant le cadre. De belles calligraphies sont inscrites dessus. Le cadre est accroché sur le mur. Et dans le cadre ce trouve un simple dessin d'enfant. Un magnifique dessin fait avec tout l'amour de cet enfant. Il avait dessiné une médaille de décoration où était inscrit "ο καλύτερος παππούς" soit, le meilleur grand-père en grec. Aglëa s'en trouve toute attendrie. Surtout pour elle pour qui ses grands-parents ne sont que des noms et des histoires... Au dessus de cette jolie médaille bleue et rouge, il y a un ciel ensoleillé. Sur les côtés, ils peuvent reconnaitre des petits dessus, une voiture de course, une tête de sanglier, des épées, un chapeau de militaire. En dessous, le jeune garçon a écrit "Je t'aime Papy. J'espère que l'on pourra ce voir très bientôt." Son écriture est quelque peu hésitante mais il est évident qu'il s'est appliqué pour ce dessin apparemment d'une grande importance pour eux. Ils restent, attendris, devant ce cadre, le plus fidèle représentant de l'amour familiale.
Les Dieux savent à quel point les histoires de familles peuvent être douloureuses. Blaise n'a connu -si on peut dire- que ses grands parents maternels, son père est un homme sans nom ni visage. Quand aux relations familiales...le Serpentard est sûr qu'il n'aurait jamais eu le commencement d'idée d'envoyer ce genre de dessin à quiconque de sa famille. Bien sur que sa mère et ses grands parents l'aiment, ça reste un amour assez passionnel dont les preuves restent quand même des plus surprenantes. Parfois l'absence de son vrai père lui pèse; le jeune sorcier n'a pas le temps à s'habituer à un "père" qu'un nouveau le remplace déjà. Petit sa mère l'empêchait de trop s'approcher de ses maris successifs, c'est ça sa manière d'être un mère aimante. Et Blaise s'en accoutume. C'est toujours un amour de cent pour cent sincère de pris.
C'est Drew qui brise l'enchantement. Plus le prince blond y pense, plus il trouve cette jeune femme flippante et à fleur de peau. Il a l'habitude de pétage de câble chez les filles. Il connait le revers de la médaille de la belle vie des aristocrates Sang Pur qui n'y est pas pour rien dans ces folies féminines. Drago sent la douleur, la colère... Et il sait qu'elle n'est pas juste une bimbo sans cœur. La fille d'Aphrodite est simplement plus qu'énervée que toutes ces épreuves n'ont servis qu'à accéder à ce cadre ridiculement émotif. Drago est d'ailleurs d'accord avec elle, mais sa colère est bien plus discrète. Le self contrôle, ça le connait, parfois plus que son père.
Le parterre tremble, leur rappelant que ce bâtiment n'est plus qu'un chant de ruine qui s'écroulera sans forcément attendre leur départ. Blaise prend le cadre et les deux sorciers les sortent du lieu. L'atterrissage est plus brutal que d'habitude. Tous tombent. Bien évidemment, les jeunes femmes s'inquiètent pour leurs nouveaux amis. Les deux sorciers ont usé trop de magie avec ces transplanages à répétition. Il leur faut du repos pour qu'ils puissent récupérer leur énergie magique. Malgré qu'ils souhaitent tous rentrer vite pour ne plus avoir à être ligoter comme des criminels, ils prirent du temps de s'assoeir et de se rafraichir à une fontaine. Leur quête est presque achever et ils en éprouvent un tel soulagement... Chacun est dans ses pensées, toutes se rejoignent à peu prêt, c'est la hâte de la fin.
Ils décident que le plus rapide pour traverser la ville est encore le métro. C'est quand même une situation cocasse, deux Sang Pur accompagnés de trois ermites de sexe féminin -bien c'est encore discutable pour un(e) certain(e)- avec des capacités flippantes et émasculantes quand à la dernière hors compétition, le seul être vivant capable d'associer gants dentelle, corsaire et ruban pour les cheveux...et en plus ça lui va ! Décidément le monde a bien changé. Clarisse remarque aussi durant le voyage l'attitude de Mr. Malefoy : il regarde partout à gauche à droite comme si les mortels sont plus dangereux que Occy et le vieux militaire. Et viens une action qu'elle n'a pas eu depuis longtemps en compagnie des autres campeurs, elle se moque de lui, gentiment, pour rigoler. Il lui renvoie directement la pareille. La fille d'Arès se questionne un moment sur le sérieux du jeune homme ; veut-il être blessant ou est-ce sa façon de plaisanter ? Son clin d'œil complice la convainc et elle renvoie la balle au le beau blond. C'est fou mais ça fait du bien.
Drew les entraine non pas par l'entrée principale "Si c'est la même infirmière à l'accueil, on ne pourra pas passer." mais par la porte réservée aux employés. Blaise est sûr que s'ils se détendent et font comme si ce n'est pas inhabituel de trouver six jeunes adultes liés dans les couloirs propre aux personnels. "Il faut simplement sourire et être décontractés." Ça marche...du moins à l'aller. Au moins, ils peuvent atteindre la chambre du vieux et aigri. Comme la première fois, ils hésitent à entrer. Maintenant ils savent ce qui se cache derrière cette porte marron pourtant ils n'en sont pas plus rassurés. C'est Drag qui ouvre la marche. Ils retrouvent sans surprise le vieux et son livre ; il semble toujours à la même page. De ses yeux d'un noir terne, il les observe entrer comme i c'est la première fois qu'il les voit... Un malaise s'installe. Un silence pesant l'imite.
Le maréchal semble surpris par leur venu. Il ne doutent pas qu'aucun avant eux n'a réussi la requête du vieux. Bien qu'ils se demandent très sérieusement s'ils devaient vraiment aller chercher quelque chose d'aussi stupide qu'un cadre. Mais ce cadre est stupide que pour les ignorant de son histoire.
Ce petit dessin va bientôt fêter ses deux ans. C'est le dernier que le fils du maréchal à bien voulu lui transmettre après qu'il lui ait déjà interdit de le revoir. Pourtant il doit bien savoir que ce n'est pas sa faute ! Elise... ce qui lui est arrivé est regrettable mais ce n'est pas leur faute... Li qui n'est pas émotif sent les larmes montées aux yeux à la simple vue de ces traits aux feutres. S'il n'était pas en public, il aurait sûrement câliner ce cadre.
-Alors vous avez affrontez quoi ?
Sa voix reste la même, grave et sans compassion. Quant à la question, elle est des plus étonnantes. Comment ça il ne sait même pas quel monstre il leur a fait affronter ?! Lorsqu'il voit leur regard courroucés et quémandeurs d'informations, il explique :
-Je ne suis qu'un retraité incapable de sortir d'un lit ; je n'ai aucune idée des monstres qui attendent à l'extérieur leur plat principal.
-Il s'agissait d'un occamy et leur gardienne., répond Blaise avec un air mesuré.
Le vieux blessé siffle avec un sourire mi-admirateur mi-railleur. Il semble presque satisfait de la tournure que prend la quête. Et ça déplaît fortement à la tueuse de drakon dont la patience est rudement mise à l'épreuve. Tout comma la patience de chacun bien que plus ou moins discrète.
-Détachez-nous et donnez-nous ce fichu objet qu'on puisse partir d'ici le plus rapidement possible, ordonne-t-elle de sa voix forte et décisive.
Ils se battent du regard, comme un duel entre ces deux regards noirs aux effluves rouges sanguines. C'est un déclic dans l'esprit de Nissa, ils sont frères et sœur. E parti comme c'est parti, ce sera un duel sans fin, sauf miracle.
-Clarisse tu devrais te calmer, ça sert à rien de l'agresser, intervient Drew d'une voix assez sèche.
-Est-ce que je t'ai demandée quoi que ce soit ?!
De toute évidence, la fille d'Ars n'était vraiment pas de bonne humeur. Ses nerfs sont à vif et ses poils hérissés. Pourtant c'est bien l'intervention de Miss Tanaka qui, d'un côté, les sauve tous ou du moins, les aide énormément.
-Vous êtes Clarisse LaRue ? questionne-t-il d'une voix blanche.
La jeune femme acquiesce prudemment, car elle n'a aucune confiance en cette homme et en ce qu'il attend d'elle. La vieux militaire se saisit de sa télécommande et les dégage de la matière verte et visqueuse à laquelle ils se sont habitués malgré eux.
-C'est mon petit fils qui m'a fait ce dessin, explique-t-il les doigts légèrement tremblants qui s'agrippent au cadre. Je suis le Maréchal Depierre et mon petit fils, Bobby, je n'ai plus le droit de le voir. Il vit en Arizona avec son père, il faut que vous lui passiez un message il faut qu'ils sachent que je les aime, c'est important ! (La jeune femme acquiesce machinalement sans trop saisir où est la véritable importance. Il réussit à arracher une de ses mains du cadre pour leur passer un petit objet sous son oreiller.) Je sais que vous ferez ce qu'il faut pour nous sauver... (L'oscilloscope contrôlant son rythme cardiaque s'emballe.) Rentrez en avion, ça vous fera du bien...
Le corps de M. Depierre se raidit et retombe sur son matelas. La machine est silencieuse. Et c'est l'alarme qui retentit. Clarisse et Drew restent pourtant pétrifier devant le corps qui tient toujours le cadre près de lui. La courbe de l'oscillogramme eut une remonté subite, suivit d'une autre quelque seconde après. Rassurés, ils s'enfuient de l'hôpital.
Merci beaucoup d'avoir lu!
