9840 mots pour deux mois d'absence...ça se vaut? Donc voilà, le cinquième chapitre. Je tiens à remercier ce qui ont mis mon histoire en favorite ou en suivie. Ça m'a beaucoup touchée. Je vous laisse profiter! Bonne lecture, Maneeya.
αγνότερη
Bobby n'est pas un petit garçon plein de regrets. Au contraire, il adore la vie et en profite. Et ça fait plaisir à son papa prof alors tant mieux. Mais bon, c'est vrai que connaitre un peu plus sa mère lui aurait fait plaisir. Il se souvient de ses beaux cheveux bruns, et de son papa qui répète à longueur de journée que c'est des cheveux de reine grecque. Et il se souvient des histoires qu'elle lui raconte. Elle lui a toujours dit que ce n'était pas des histoires inventées mais des histoires vécues. Vécues par sa maman quand elle même était enfant. Ça faisait toujours bizarre de se dire que sa maman, sa grande maman avait aussi été enfant... Bobby aurait bien voulu la connaitre un peu plus, parce qu'elle lui manque. Mais pour lui c'est mal. Son papa s'occupe très bien de lui alors comment pourrait il lui reprocher le manque de sa mère. Impossible. Bobby a son papa. Et son papa a Bobby. Et c'est très bien comme ça.
Dépendante? Jamais c'est sur!
La fille de Pluton a du mal à avoir tous ses esprits. Le "sommeil" dans lequel elle a été plongé ne lui a pas vraiment fait du bien. Elle a revécut tous les moments qu'elle aurait voulu oublier. Et ce qu'elle voulait comprendre c'est pourquoi. Si c'est cette femme qui leur a fait ça...elle serait déçue. Sans pouvoir expliquer le pourquoi du comment, cette elfe lui inspire tellement confiance qu'elle a du mal à l'imaginer faire un tel acte.
-Calmez-vous s'il vous plait.
-La voix dans ma tête, c'était vous?
-Oui. Je suis désolée pour la souffrance occasionnée... Mais mon seul désire est de vous aider. Je suis convaincue que je peux vous aider, ça vous servira durant toute la guerre.
Un silence s'installe entre les femmes. Une guerre? Elles ont bien envie de dire non merci. Hazel a déjà participé à une guerre. Elle a perdu beaucoup de chose et sa vie aurait pu être bien plus tranquille. Ah!le rêve d'une vie tranquille, c'est presque ironique de la bouche d'une demi-dieu. Surtout lorsqu'on sait que la plupart des mortels aspire à une vie de gloire et d'héroïsme. Rosalie, elle, a tout fait pour éviter les conflits des humains qui ont certainement une durée de vie égale à la sienne. Ne pas prendre de partie, voilà la devise pour que personne ne s'intéresse de trop près à vous. Et quand on est vampire c'est dotant plus vrai. Quant à Leah, elle n'est même pas habituée à sortir de la réserve alors pour ce qui est guerre mondiale... Elle n'avait même pas remarqué les précédentes guerres qu'ont menés les sorciers et demi-dieux. Et pour dire vraie, la louve n'a vraiment aucune envie d'entrer en guerre. Ça implique trop. En plus, il y aurait Seth qu'elle veut quand même surveiller même s'il a vieilli. Et oui, ça lui fait bizarre; son petit frère a grandi et mûri. Leah a parfois du mal à admettre qu'il n'est plus besoin d'elle... Quoi que...ça lui offre du temps pour elle. Bien que elle ne sache quoi en faire.
C'est encore Hazel qui brise le silence en demandant à l'elfe si elles auront le temps pour cet entrainement.
-Oui pour ce monde.
Les esprits des jeunes femmes, qui avaient été assez surpris ces derniers jours pour ne pas souhaiter plus de nouveautés, s'emballent. Qu'est-ce que cette histoire de différents mondes? Leur propre monde a déjà bien assez de soucis sans qu'elles aient envie d'aller voir d'autres mondes. Néanmoins, malgré de nombreuses réticences, elles acceptent tour à tour. Puisqu'il semble leur être impossible d'échapper à cette guerre, autant la gagner.
Une fois que les jeunes femmes ont accepté l'entrainement elfique, Dinxa se montre beaucoup plus souriante. Elle prit le temps de leur expliquer cette histoire de monde. Finalement elles ne vont pas quitter la Terre simplement se transposer dans un monde d'esprit où le temps passe beaucoup plus lentement ce que leur donnera beaucoup plus de temps pour s'entrainer. Ce monde d'esprit est de plus très facile à atteindre, certains humains, sans aucune descendance magique ou divine, arrivent à y parvenir sans s'en rendre compte; et avec aucun effet secondaire généralement. Elles se mettent en tailleur et Mrs Romi les fait atteindre l'état de trans. La deuxième fois qu'elles ouvrent les yeux c'est sur une clairière bien plus ensoleillée.
-On commence par quoi? demande impatiemment Rosalie qui a de plus en plus envie de retrouver son homme.
-Par apprendre à vous connaitre bien sur. Chacune à votre tour, vous allez raconter ce qui vous caractérise, les évènements importants, vous êtes libre de ce que vous dites... Pour ma part, je n'écouterai pas vos paroles pour vous donner un maximum de vie privée.
Elles acquiescent...plus ou moins. Est-ce que quelqu'un a déjà eu envie de confier son intimité à un inconnu? Non, Alors elles ne sont pas seules. Chacune a vécu des évènements qu'elle aurait souhaité garder pour elle. Pourtant, elles font aussi confiance a cette elfe. Leur instinct leur indique qu'il faut l'écouter, que cet entrainement est un bon investissement. Elles n'arrivent pas à savoir d'où elle vient mais elles le considèrent comme une source sûre. Si ça fait parti de cet entrainement, ça vaut le coup.
L'elfe les salue en voyant leur air déterminé. Elle se lève avec une grâce qui semble aussi impressionnante que naturelle. Une fois que les trois jeunes femmes se retrouvent seules, la gêne s'installe. Rosalie et Leah ont appris à se détester. Et maintenant, il faut qu'elles se fassent aveuglément confiance. Quelle bonne blague! La seule raison pour laquelle elle aurait pu toucher cette sangsue, ce serrait pour lui arracher la tête.
-Je vais commencer, amorce Hazel prête à se faire interrompre. Je suis née dans les années 20, ma mère s'est faite manipulée par Gaïa puis elle est morte, avec moi. Mon frère Nico m'a sorti des Enfers et je suis allée au Camp Jupiter. Je... (Elle hésite sur ce qu'elle pourrait dire sur elle... Rien que ces quelques choses lui semblent énormes dévoilées de la sorte.) Lorsque mes émotions sont trop fortes, des pierres précieuses maudites apparaissent.
-Comment ça "maudites"? ose Leah avec un air interrogateur.
-Ma mère était cupide, mon père -Pluton- lui a accordé un souhait elle a voulu toutes les richesses de la terre. Ça s'est transformé en malédiction.
-T'es née quand déjà? questionne Rosalie qui souhaite un sujet plus léger.
-En 1928, le 17 décembre. Et toi?
-En 1915, je reste la plus vieille plaisante-t-elle. C'est à mon tour, reprit-elle après quelques secondes. Alors je suis vaniteuse et très fière.
-Et c'est tout? demande suspicieusement la demi-déesse. Tu ne te résume pas à ça quand même?
-Tu étais comment humaine?
La belle vampire est autant surprise par la question que par celle qui l'a posée. Leah fait de réels efforts. Et même plus, la louve est vraiment curieuse. En fait, elle ne s'est jamais intéressée à la vie qu'ont menée les Cullen avant leur transformation. Pourtant ça a du être un tournant important dans leur vie, comme pour elle. Elle refrène aussitôt cette dernière pensée. Qu'est-ce qui lui prend de se comparer aux buveurs de sang? Elle n'est pas malade pourtant.
-J'étais heureuse... J'avais une vie parfaite, j'étais belle riche fiancée... Je reconnais qu'il n'y avait rien de sincère, mais à cette époque, c'était pas si surprenant; J'avais tout...
-Mais... tu as un mari non? Pourquoi tu dis que tu "étais heureuse"?
-J'ai un mari qui m'aime et pour ça je suis chanceuse. Malheureusement tout mon corps s'est figé, de même que mon cycle mensuel.
La surprise échappe à la demoiselle Clearwater. Ses deux coéquipières se tournent vers elle.
-C'est plus ou moins ce qui m'est arrivé, se sent-elle obligée d'avouer.
Cette fois ce sont elles qui sont surprises. Hazel a du mal à concevoir qu'elle parle cycle mensuel et procréation à des inconnues pour ainsi dire. Bizarrement, elle sent que ça va être son tour... Rosalie a beaucoup plus de mal à encaisser le choc de cette découverte. Rosalie Hale ressemble à la louve, à Leah Clearwater. Les deux concernées ne savent pas si elles doivent être révulsées par cette constatation ou si elles doivent considérer ça comme un signe du destin. Signe d'un destin bien figé. Finalement, elles se tournent vers Hazel qui évite leur regard en gardant le sien au sol.
-Théoriquement je peux. Même si ça a diminué depuis que je suis revenue...
-Qu'est-ce que "ça"?
-Ma fertilité, avoue-t-elle les yeux obstinément au sol.
-Alors pourquoi théoriquement?
-On m'a laissé m'échapper du monde des morts mais si un jour on m'y rappelle... Peu importe ce que j'ai chez les vivants, je devrais tout abandonner.
Un silence pesant dure. D'une certaine façon, c'est mieux d'être simplement fertile. Ça coupe court aux tentations.
-Et pour Frank? demande une Leah hésitante.
-C'est déjà trop tard pour me séparer de lui... J'ai plus qu'à espérer ne pas être rappelé...
-T'inquiètes pas pour ça, t'es un héros ils ne feront jamais ça.
-Surtout quand une guerre se prépare. Ils sont pas suicidaires.
Enfin Hazel sourit et lève les yeux. Elle commence finalement à avoir confiance en ces chasseuses. Elles échangent des banalités pour alléger l'atmosphère lourde des dernières confidences. Les jeunes femmes blaguent, rigolent, oublient ce fichu entrainement et ce monde d'esprits. Puis elles finissent par parler de leur parents -ce qui obligent Leah à se rappeler ses anciennes voir préhistoriques ami(e)s du secondaire- puis des relations familiales. Elles dérivent sur leurs prénoms, ceux qu'elles auraient pu donner à leur enfant. Puis c'est le tour des décès qui les ont touchées, elles tentent de garder un ton léger. Elles discutent de leurs études plus ou moins longues et leurs rêves brutalement interrompus par différents évènements. Elles se surprennent. Leur rire se mélange. C'est étrange.
Exawaström, de son vrai nom, est adossée à un tronc depuis un peu plus de deux minutes; un sourire satisfait aux lèvres de la tournure de cette première partir d'entrainement. Dinxa Jeanne Romi, son nom d'empreint depuis quelques décennies, s'est posée un objectif: aider la nouvelle génération au niveau de leur puissance. Elle est certaine de savoir comment cette guerre finira. De toute sa vie, son instinct ne l'a jamais trahie mais peu importe qui elle pensait vainqueur, elle gardait espoirs que les "gentils" gagnent. Comme dans toutes les histoires.
C'est la phase deux. Les jeunes femmes appréhendent surtout la louve. Leah a l'habitude d'être renfermée et secrète. Elle n'est pas née avec cette état d'esprit, avant lorsqu'elle voulait discuter de petits trucs genre tracas ou bonheur, elle trouvait ses amies, et à Emily elle racontait tous, grosses peines et grandes joies incluses. Mais après, elle a considéré que s'ouvrir c'était comme donner le bâton pour se faire battre; tôt ou tard on le regrettait. Et que vient-elle de faire avec ces deux inconnues? Elle se sent subitement idiote. Elle a mis de l'espoir dans ce début d'amitié sans queue ni tête. Mais elle se décide à arrêter ses rêves: Rosalie en plus d'être une vampire à toute une famille qui la rend heureuse, quant à Hazel si côté famille ça va pas super bien, elle a des amis qui la soutiennent et font en sorte qu'elle aussi soin heureuse. Et peu importe l'amitié qu'elles noueront, elle ne dura que le temps de cette guerre, après chacun repartira de son côté. Comme si tout n'a été qu'un rêve. Néanmoins, Leah décide de rester calme contrairement à dans sa jeunesse. Pas de crise. Surtout devant Dinxa et ses airs nobles.
-Bravo mesdemoiselles, félicite Dinxa en sortant de derrière son arbre, tout sourire du à sa fierté.
Les trois jeunes femmes se tournent vers leur entraineuse, curieuses de savoir la suite. L'elfe leur refait son sourire rassurant. Puis elle se lance dans une explication compliqué de l'Énergie Pure. L'Énergie Pure est une magie brute qui se situe chez beaucoup de créatures mais aussi chez les humains; ça peut être inconscient. Leur initiation consiste à faire ressortir cette Énergie Pure pour l'associer à celle de leurs amies. Le gros moins, c'est que l'Energie Pure s'habitue très vite à la présence d'un autre ce qui veut dire que la partager avec quelqu'un rend dépendant de cette personne. Une vampire et une louve dépendantes l'une de l'autre? Très drôle. Mais bon, elles sont résignés, après avoir fait connaissance ce n'est plus si terrible.
-Asseyez-vous en tailleur et placez vos mains en coupe devant vous, ordonne l'elfe en exécutant les mêmes gestes. Bien, maintenant il faut fermer les yeux et visualiser votre Énergie Pure dans vos mains, pour cela vous devez mettre tout ce qui vous rend unique dans vos mains.
Inspirant profondément, Hazel essaie de trouver les sentiments pour réussir. Malheureusement, c'est un grand vide qui lui répond. Et voilà qu'elle se met à angoisser; il y a des centaines d'âmes défuntes qui attendent leur aide! Il faut faire vite, les sauver. Une main tiède se pose sur son épaule et une voix sage retentit dans sa tête "Détends-toi. Tu as besoin de force et donc de cet entrainement pour les sauver.". En plus de ces belles paroles, une sensation d'apaisement s'insinue dans son corps sans qu'elle ne puisse la contrôler. A présent elle se sent bien mieux. Mentalement, elle remercie Dame Romi puis se replonge dans son exercice. Il est loin d'être facile à réaliser mais c'est d'autant plus appréciable quand on réussit.
Il faut commencer par sélectionner ce qui nous rend unique... Sa relation avec ses parents et son enfance rentrent alors dans cette case plus ses pouvoirs bien sur, la fille de Pluton n'oublie pas la confiance de Frank ainsi que tous ses amis dont le fameux Samuel et pour finir, ce qu'elle a éprouvé durant la guerre contre Gaïa. Voilà, ça doit être bon comme ça...
-N'oubliez pas mesdemoiselles, que vous êtes constituées de bon comme de mauvais: il y a les bonnes et les mauvaises actions, les bons et les mauvais choix, les bons et les mauvais sentiments...
Ça s'est moins joyeux. Alors il faut ajouter ses regrets et ses culpabilités. Quoi d'autres...? Ses hontes et ses échecs dans ce cas, elle peut aussi mettre les réussites qui l'ont rendue fière. Et une chaleur envahie ses avants bras, le bout de ses doigts la démange un peu mais Hazel se sent grisée.
-Vous pouvez ouvrir les yeux, annonce la voix d'ange de Dinxa.
Les yeux noirs d'Hazel s'écarquillent de surprise et d'émerveillement alors qu'en même temps, elle a l'impression que les yeux de ses amies reflètent les siens. Au dessus de leurs mains flottent leur Énergie Pure. Celle de Rosalie est belle et gracieuse, trois fils semblent entre-mêlés comme dans une danse. Le vert, le rose et le blanc essaient de s'attraper mais tournent en rond. Le cercle est un mouvement continu, il y a une partie où tout est lisse, l'autre présentes des épines plus ou moins espacées. Une fine lumière angélique est brodé sur les fils. Les mouvements sont lents et fluides. Hazel se fait la réflexion qu'elle pourrait passer des heures les yeux fixés sur l'Énergie Pure de Rosalie sans s'en lasser. La forme dans les mains de la louve est beaucoup plus dure à décrire. Il s'agit d'une pyramide aux arrêtes d'un blanc immaculé. La base commence par une couleur entre le mauve et le bleu très clair. Peu à peu cette couleur s'obscurcit jusqu'à ce que trois taches successives apparaissent. A partir de la dernière tache, la couleur dominante est le marron. Un marron qui s'éclaircit en même temps que des paillettes d'or se font de plus en plus nombreuses. Sur le bout de la pyramide, il y a un vide. Cette fois, Hazel est stupéfaite par cette beauté brute vraiment magnifique. Elle ne se sent même pas capable de voir tous les détails de l'Energie Pure de son amie. Et puis la fille Pluton hésite à regarder la sienne. Elle n'a aucune idée de l'effet que ça lui fera... Finalement, elle regarde face à elle.
Son corps se trouve tout retourné par la vue de son Énergie Pure. C'est comme se regarder dans un miroir qui nous voit de l'intérieur. Elle est anxieuse en détaillant la forme devant ses yeux: à première vue, ça se rapproche d'un losange. Seulement le morceau du haut e celui du bat ne sont pas collés, un bâton sombre les sépare -son cœur lui semble cogner contre le tison maintenant son petit copain en vie qui était logé sous son blouson, les deux sont exactement pareil-. La partie d'en haut est la plus importante et la plus lumineuse. Avec humour, elle le compare à un diamant renfermant un arc-en-ciel de couleur. Aucun doute que ce qu'elle voit est attirant. Par contre, ce qu'elle éprouve en regardant la partie basse est beaucoup plus dérangeant. Certes c'est le plus petit morceau, mais quand elle le voit elle pense immédiatement à s'en débarrasser de n'importe quelle façon. Puis un gros doute s'empare de la jeune fille, si cette petite partie sombre et basse disparait, est-ce que la grande en haut écrasera le bâton et Frank...? Encore une fois, elle s'oblige à se calmer. Frank va bien. Certes, il doit mener une quête mais il n'est pas seul, Léo l'aidera et Ron a l'air aussi très gentil. Frank va revenir indemne à la Colonie. Plus rassurée Hazel détaille cette seconde partie du losange. Elle lui rappelle les Enfers. Les arrêtes sont tranchantes. La surface est polie, noire et brillante. Elle est époustouflée par ce spectacle. Qu'est-ce que ça voulait dire? Les Énergies Pures de Rosalie et de Leah sont un mélange de bon et de mauvais. Tout est nuancé. Pourquoi le sien à cette forme si particulière? Plus elle y pense et plus elle s'angoisse. Décidément, elle préfèrerait quelque chose qu'elle connait plutôt que de se plonger dans l'inconnue, déjà que cette époque est dure à suivre...
-C'est très bien mesdemoiselles, vous êtes très douées. Il est très rare de voir des élèves telles que vous! Vos Énergies Pures sont aussi belle que vous, elles reflètent très bien votre nature.
-Notre...nature?
-Oui comme la tienne est celle de loup, Rosalie a la nature de vampire et Hazel celle de demi-dieu. Maintenant essayez de mettre vos Énergies ensemble mesdemoiselles.
Toutes les trois échangent un regard septique mais acceptent de ce plier à l'ordre. Avec synchronisation, elles approchent leurs mains ainsi que leur Énergie Pure par la même occasion. "Imaginez-les associer." Les trois solides s'élèvent au dessus de leur tête et leur éclat s'accentue lorsqu'ils se touchent. Là, même Rosalie a du mal à voir la métamorphose, mais une boule renfermant chaque nuance des trois Énergies Pures. La surface n'est pourtant pas bien défini, c'est comme regarder la surface de Saturne et ses tournants de poussière. Après une minute de lévitation, et malgré la concentration des jeunes femmes, leur boule éclate en pluie.
-Vous êtes des élèves magnifiques mesdemoiselles. Maintenant vous pourrez accomplir votre quête. il y a deux règles auxquelles il vous faut obéir: la première est de ne jamais divulguer votre Énergie pure à quiconque, la seconde est de ne jamais vous entrainer hors du monde des Esprits,... Il y en a d'autres petites règles d'importance secondaire que vous apprendrez sur le tas. Bonne apprentissage mesdemoiselles.
Le réveil n'est pas agréable. Ça fait combien de temps que Rosalie n'a pas ouvert les yeux après que son esprit est quitté son corps? Un bon moment, et ça lui allait très bien comme ça. Le fait qu'il lui faille un temps d'adaptation pour se réveiller l'énerver au plus haut point avec ça elle se sent comme ces petits humains. Sensation qu'elle hait profondément à cause de leur faiblesse constante. Bien qu'elle doute que la demi-déesse ait déjà repris ses esprits elle la voit se lever et reprendre le terrain de construction. a son départ, un livre qui était sur ses jambes mais qu'elle n'a pas remarqué est tombé. Rosalie le ramasse. Leah et elle rejoignent leur équipière avec chacune son propre livre à la main. Le teint un peu plus blanc que tout à l'heure, Hazel contemple la collisions entre les humains et les esprits défunts. Une rencontre brute et incontrôlable qu'il leur faudrait pourtant dompter.
-Relax, commence Leah.
-On va t'aider, finissent les deux chasseuses en chœur.
Diplomatie, synonyme de mensonge?
Ce qui est sur, c'est que l'on ne peut se battre en robe. Il n'y a aucun doute la dessus. Tous ses films où les héroïnes sauvent le monde -ou au moins la vie de son amoureux- en talons aiguilles et robe sexy... c'est complètement irréalisable. Annabeth le sait elle est en train d'essayer. Accompagnée de toute la joyeuse troupe, elle est obligée de tenir ses jupons et de regarder à ses pieds pour choisir où elle pouvait prendre appuis sans risque. En plus de ça, son esprit est entièrement dirigé vers Percy; telle une midinette son seul désir est de savoir si elle plait à son chéri. De son côté, Jason aussi court dans une main leur précieux trésor dans l'autre la main de sa belle. Ça ne l'étonnerait pas qu'ils se prenaient un mur: voir sa copine en robe, maquillé et tout, ça choque. Ses instincts de demi-dieu l'aident bien, il n'a pas à se plaindre. Le bruit infernal typique des grandes villes leur annonce leur arrivée imminente à la civilisation.
Les dragons sont derrière eux. Ils attendent le moindre de leur faux pas pour les croquer. Alors ils courent. Les crocs et les flammes les encouragent à ne pas prendre de repos. Alors ils se séparent tentent de de les induire en erreur. Mais il y a bien quatre dragons et ils ne sont que six. Six petits humains face à ses géants ailés et cracheurs de feu. En fait ils ne savent pas vraiment quoi faire. En premier se serait limiter les dégâts, aucun civil n'est blessé c'est sûrement une preuve de réussite. Mais en même temps ils sont tous partirent, qui peut leur en vouloir, c'est bien évidement l'attitude la plus saine d'esprit.
Les trois aillant un certain pouvoir sur l'eau essaient d'embêcher les flammes de répandre tandis qu'Annabeth cherche un plan. Le couple greco-romain lui tente d'attaquer les dragons. Mais quand ceux-ci vous prennent pour des moustiques... Bref. Après les évènements qu'ils viennent de vivre, ils auraient aimés avoir du répit. Au moins un peu. Mais décidément, c'est pas leur jours, comme toujours. Finalement, ils n'ont plus d'idées pour les contrer. Et ces bêtes ne semblent pas venir du Tartare ou juste être mythologiques. En faites, elles sont sorcières.
-Personne ne connait un charmeur de dragons?!
La jeune Weasley écarquille les yeux en posant sur l'auteur de la question: Jason Grace.
-Évidemment! s'écrie-t-elle avec un grand sourire.
L'idée était simple vraiment très simple. Ginny lancerait un appel à son frère pour la prévenir des dragons à Central Park. Mais les demi-dieux partiront avant l'arrivée des spécialistes sinon, certains pourraient vouloir les embarquer. Ils s'attendraient à la station de métro la plus proche de Long Island. Le couple de sorciers diraient qu'ils se trouvaient ici par hasard, un hasard total.
Ça se passa presque comme prévu. Chaque groupe eut de tout petits soucis. A Central Park les dragons sont loin de vouloir attendre patiemment l'arrivée de la brigade spéciale. Les deux sorciers ont eu beaucoup de mal à capter leur attention pour laisser les demi-dieux partirent sans problème. Et bien évidement, les quatre dragons s'étaient déchainés sur le couple. Après avoir failli se tordre la cheville, Ginny a décidé d'abandonner ses chaussures sous un banc.
Dans le métro, c'est pas ce que certaines personnes appelleraient un problème. Mais il s'agit d'Annabeth et Piper alors ça prend une autre dimension. Le problème c'est qu'avec ces robes qui les mettent autant en valeur, il leur est impossible de passer inaperçue. Aucune n'est habitué à tous ces regards...généralement les belles filles du métro les regardent d'un air désespéré par haineux. Quant aux regards des hommes... Une chose est sûre si elles n'avaient pas été accompagné de leur petit copain, elles ne seraient pas rester là-bas.
-G- Ginny?!
-Oui c'est bien moi, confirme-t-elle mi-vexée mi-timide après tout, il devrait la reconnaitre quand même.
-Pourquoi...es-tu blonde?!
-Un déguisement dit-elle précipitamment en voyant tous les collègues de son frère rodés près d'eux.
En la voyant regarder dans son dos, son frère comprend qu'elle ne peut sûrement pas lui parler de ça devant autant de gens. Et quand il se retourne après elle, il voit Stelian le regard fixé sur les jambes de sa petite sœur. Son collègue et ami détourne rapidement la tête en voyant le regard noir du cadet Weasley.
-Et la tenue va aussi avec le déguisement?
Ginny hoche la tête les joues rouges d'être ainsi devant un de ses frères. Après tout, elle n'a commencé qu'assez récemment à être féminine et ses frères n'avaient rien remarqué alors ce n'était pas vraiment le moment pour s'exhiber dans ce genre de robes. Ses pauvres frères...ils la voient encore en gros pull by Molly et en jean. Heureusement qu'Harry ne la voit pas comme ça. Celui-ci est d'ailleurs en train de répondre aux questions d'un énième collègue à son frère. Croisant son regard, ils se sourient. Aucun doute qu'il ne la verra jamais comme ça.
Elle a froid aux jambes. Elle ne supporte pas tout ce qui frôle ses jambes. Elle a hâte de remettre un de ses jeans. Elle ne sait pas quelle est la matière de sa robe, il y a la ceinture en soie mais le reste elle ne sait pas. Mais la couleur est la même que celle de ses yeux: kaléidoscope. Le très gros problème réside dans la longueur, tout le tissu s'arrête à mi cuisse. Piper a refusé de s'assoir de tout le trajet. Sinon, elle aime bien ses gants en soie, ils sont un peu abimés mais c'est peut être réparable. Le voile, elle ne sait quoi en faire, il est très joli mais elle ne se voit pas le réutiliser. En fait, il n'y a que Drew qui pourrait trouver une fonction à se tissu. Et il reste l'éventail, vu que les chaussures la question ne se pose même pas elle ne pourrait garder ses talons vertigineux, l'éventail est très joli avec toutes ses formes abstraites aux teints camaïeux. Lui elle le garde.
-Un Cornelongue Roumain, un Dent-De-Vipère du Pérou, un Opaloeil des Antipodes et un Norvégien à Crêtes, c'est une bonne pêche, énumère le dit Stelian en plaisantant à moitié. La seule manière de les faire déplacer de leur habitat naturel, c'est bien évidement le Port-au-Loin. Regardez dans les registres, précise-t-il à un stagiaire administratif; il regarde les quatre dragons enchainés près à être livrés au camp le plus proche. Jeunes gens, on peut vous laisser? finit-il en laissant (encore) son regard trainer sur la jeune Weasley.
Entourée de son grand frère et son petit copain, Ginny ne peut pas se sentir plus protéger ou oppresser ça dépend. En tout cas, c'est bientôt la fin et c'est tout ce qui compte.
-Oui, ça ira, assure Harry, une main sur la hanche de sa copine.
-On va rentrer à l'hôtel et on reprendra nos visites demain, sourit Ginny avec innocence.
Enfin, le collègue trop collant se détourne, et la première équipe est prête à partir. Charlie partant avec eux, il profite des quelques minutes pour toucher quelques mots à sa sœur.
-J'espère que ce genre de déguisement ne t'est pas familier...
-Bien sur que non, je t'expliquerai tout mais pour l'instant, il vaut mieux ne rien dire.
-Très bien... Je te fais confiance, tu sais qu'on est toujours là. (Sa jeune sœur lui sourit, il lui suffit de fermer les yeux pour voir l'ancien visage d'enfant de sa petite sœur.) D'ailleurs même si tu sembles très occupée ici, tu penses que tu pourrais prendre un après-midi..? Pour Georges.
La peine se fit une peu plus présente, comme une plaie ré-ouverte. Les larmes lui montent aux yeux.
-On a vu qu'il n'a toujours pas rouvert la boutique alors on a décider d'agir.
-Ce sera quand?
-Dans deux jours, à la boutique. On s'arrangera pour t'envoyer un Port-au-Loin d'accord?
Elle hoche vivement la tête, les larmes aux yeux. Son grand frère la serre dans ses bras. Peu importe son âge ça fait toujours autant de bien. Puis, elle regarde son frère partir avec l'équipe un et les dragons. Il ne reste que les attachés au Ministère.
Au moins, elle n'a pas froid. Oui Annabeth essaie de positiver et comparer à Piper qui grelotte presque contre son beau romain, elle, n'a pas froid. C'est même le contraire. Elle est littéralement coincée entre un panneau métallique et le corps de son petit copain. Avant c'était l'inverse mais voyant le regard lubrique de tous ses inconnus sur sa chéri, Percy a du intervenir. Mais ce n'est pas suffisant pour expliquer la chaleur qu'elle ressent juste parce qu'il est proche d'elle. Ils se comportent normalement, et il n'y avait vraiment rien d'ambigüe. Et entre les courants d'air que recevait ses jambes et la froidure du métal dans son dos, cette chaleur n'a pas lieu d'être.
Et elle voit un couple sur sa droite. Un couple très démonstratif. Ils ne faisaient que s'embrasser mais personne n'est dupe, ils se précipiteront certainement dans leur lit quand ils arriveront chez eux. S'ils atteignent celui-ci. Elle se re-concentre sur la discussion mais elle est tout ce qui a de plus banal et ne l'attrait pas plus que ça finalement. En même temps, ils ne peuvent parler de leur quête séparé: le métro et bien trop bombé et il vaut mieux attendre tout le monde. Mais elle ne peut laisser ce fichu couple reprendre trop de place dans son esprit. Alors elle pense à LaVeela. Cette folle qui avait bien failli les coincer. Mais ce qui dérange le plus Annabeth est le fait qu'elle n'a aucune indication sur cet...individu. Elle ne sait même pas ce qu'elle est! Elle se demande si elle appartient à leur monde, elle en doute beaucoup: à un moment ou un autre, quelqu'un se serait retrouver face à elle. Alors elle appartient au monde sorcier mais il faudrait qu'elle fasse des recherches plus poussés sur les créatures et autre. en même temps, Ginny et LaVeela n'ont vraiment rien à voir en terme de puissances... Mais finalement, ce qui inquiète le plus la fille de la Sagesse, c'est ce baiser déposé sur son front. Que signifie-t-il? Elle ne se sent particulièrement changée depuis mais si les effets venaient plus tard? Ou si c'est une sorte de mouchards? Est-ce qu'elle pouvait se faire confiance? Non. Si eux ne connaissent pas leurs ennemis, ils ne les connaissent pas non plus... n'est-ce pas?
Le couple de sorciers s'apprête à partir mais est malheureusement retenu.
-Jeunes gens, le Département des Faits à Conséquences Moldus a des questions à vous poser.
-Quoi donc? demande précipitamment Ginny qui avait hâte d'en finir et de rentrer.
-Pourquoi étiez-vous là déjà?
-On vous la déjà dit, répond Harry, nous étions venus visiter la ville.
-Oui mais vous ne trouvez pas ça étrange que vous soyez justement là où ont été déplacés des dragons?
La suspicion de l'employé les énervent beaucoup, retenant leur colère, ils rétorquent que c'est une chance au contraire. Mais Clayton Bradley est loin d'être un fan d'Harry Potter et toute sa troupe. Lui a foi dans son Ministère et pour lui, ces deux jeunes gens sont suspects.
-Messieurs Potter, Mademoiselle Weasley, je crois que vous mentez. Alors à partir de maintenant, vous marchez sur des œufs. Profiter de vos vacances.
Il part. Tous transplanent. Ginny veut le tuer. Comment ose-t-il?! Juste pendant sa jeunesse, elle a surement plus aider son pays que ce petit snob! Les bras de son petit ami l'encercle. Ginny se retourne pour l'embrasser doucement.
-Calmes tes nerfs beauté, murmure-t-il à son oreille.
Elle lui obéit avec le sourire. Et eux aussi disparaissent par le transport des tourbillons.
Les quatre demi-dieux patientaient depuis à peine quelques minutes. Ils essayent d'être discret mais avoir les vêtements quelque peu cramés n'aide pas. Pour patienter, ils ont été acheté des glaces; n'ayant pas assez d'argent pour s'offrir un conne chacun, ils décident d'en prendre un pour deux. Ça donne une touche romantique dans les derniers évènements. Piper a convaincu son chéri de gouter à une boule goût tropical, chacun avec sa cuillère goute la sphère orangé. Comme lorsqu'ils étaient arrivés à Central Park, Piper trouve la distance entre leur couple beaucoup trop grande. A vrai dire cela l'irrite quand même un peu, mais elle se dit qu'elle est trop exigeante. après tout personne ne peut ressembler au couple modèle. Il faut patienter et laisser le temps faire son effet. Ils finiront par devenir proche eux aussi. Comme Percy et Annabeth qui se connaissent sur le bout des doigts. Comme Harry et Ginny qui n'ont même pas besoin de gestes tendres pour se communiquer leur amour.
Le couple de sorciers les surprennent en apparaissant derrière eux. Leur tressautement les fait rire, puis ils remercient leurs amis pour la glace offerte. Ne voulant pas risquer plus en restant en dehors des limites de protection, ils partent donc dès à présent pour la Colonie. Tout en finissant de manger les glaces, ils continuent de marcher. Annabeth s'inquiète de leur confrontation avec ces gens du Ministère. Harry et Ginny leur expliquent tour à tour le rôle du Ministère et les relations entre eux. Ça réveille le côté diplomatique de Jason, l'ancien preteur romain, qui se demande quelle serait la réaction de ce Ministère de la Magie s'il venait à découvrir leur récente alliance.
-Aucun doute que ce serait sûrement une véritable tuerie.
Bien sur qu'on aime Zeus!
Le vieux a beau être alité, il a été assez puissant pour leur offrir un billet de retour à chacun. A moins que ce soit ces contacts qui aient fourni les six billets. Un contact au sens de l'humour bien douteux, a constaté Clarisse en voyant Aglëa recroquevillé sur son siège et les deux sorciers accrochés à leur accoudoir bien que ce soit pas eux qui les sauveraient en cas de crash. Clarisse, comme les deux demi-déesses, ont pris plaisir à taquiner les deux sorciers qui dans cet état de stresse, perdent un peu de leur réparti, ce qui fait beaucoup de bien.
Après la course poursuite entre l'hôpital et le centre-ville, l'effort a eu le mérite de les faire taire à ce moment, les deux sorciers ont été insupportables d'après la fille d'Arès. Ces deux là sont aux antipodes des garçons qui l'entourent habituellement; généralement ce sont ses frères ou d'autres guerriers. Et sinon, il y a Chris mais il est hors catégorie: c'est qu'il en soit, Clarisse ne fréquentent pas les gars avec des manières et des pantalons en lin. Elle les a observé: Drago et Blaise sont tous les deux minces, une fine couches de muscles présentes seulement pour les embellir, la peau aussi douce que celle d'un bébé, à croire qu'ils n'ont jamais travaillé... Et leur façon de parler... De belles manières, une voie quasiment poétique et des tournures de phrases plutôt dur à analyser: ils auraient pu dire n'importe quoi, ça serait passé sans problème parce que la première impression donne un effet doux à l'ensemble.
Bref, tout ça pour dire qu'entre le centre-ville et l'aéroport, ils ont été insupportables. Comme deux enfants avec des pensées de pré-pubères. Intenables; par contre quand ils ont compris qu'ils voyageraient dans ce tas de métal, ils se sont très rapidement calmés. Et les filles d'Arès, d'Héphaïstos et d'Aphrodite ont pu prendre leur revanche. Il est vrai que le trajet ne s'est pas très bien passé: Clarisse soupçonnait Zeus de vouloir menacer sa nouvelle belle-fille et aussi faire payer sa chère femme. Elle la pleins puisque à part naître, la demi-déesse n'a pas fait grand chose pour le moment. Le commandant de bords rassurait ses clients de temps en temps, quand une secousse plus forte que les précédentes se faisait sentir.
Ils ont survécus jusqu'à l'escale médiane. Toutes ses escales sont énervantes mais au moins, ils n'ont pas à changer de places à chaque arrêt. Mais ces arrêts sont aussi énervants car les deux sorciers leur tapent encore plus sur les nerfs puisqu'ils ne peuvent le faire pendant le trajet. Aglëa, elle, reste recroquevillée sur son siège, contre son volet fermé. Nissa prend de ses nouvelles, inquiètes de la voir trembler autant. La jeune femme semble émerger et comprendre que l'appareil est en arrêt.
-Je vais en profiter pour me dégourdir les jambes, l'informe-t-elle plus pour échapper à un quelconque interrogatoire que par envie.
Malheureusement, son corps n'est pas prêt pour un effort physique aussi mince soit-il et la voilà forcer de s'aider des dossiers pour atteindre un des compartiment d'hôtesse. Quand les rangées de siège s'arrêtent, son corps s'apprêtent à tomber mais heureusement un jeune homme la rattrape à temps pour lui éviter de tomber sur le sol.
-Aglëa?! C'est toi?
Avec un peu de difficulté, la fille d'Héra reconnait la voix de Léo Valdez qui, pour une fois, est teintée d'inquiétude. Il l'aide à s'appuyer sur le mur et lui donne un verre d'eau. La demi-déesse le remercie d'un signe de tête.
-Qu'est-ce qu'elle a? questionne Ron surpris de voir la jeune femme dans un tel état.
-C'est parce qu'elle est la fille d'Héra et vu que l'avion c'est le royaume de Zeus, il veut sûrement la menacer. Zeus et Héra sont mariés.
-Et les Dieux doivent être fidèles?
-Et bien en général, les déesses mariés le sont mais vu qu'en plus Héra est la déesse du mariage...
Le sorcier écarquille les yeux de surpris en tout en ayant un visage rieur; il s'abstient néanmoins de tout commentaire puisque il est quand même dans le royaume de Zeus. Mais il remercie Frank pour ses explications et ils accompagnèrent la jeune femme à son siège.
-Tiens, tiens, c'est la belette, s'exclame Drago en voyant son vieil ennemi.
-Bonjour la fouine, je vois que tu vas bien...
-C'est quoi votre délire basé sur des noms d'animaux? les interroge Nissa.
-Chut dis pas ça tu vas les vexer, la prévient M. Zabini l'air plus qu'effrayé: ce sont des ennemis. Un peu comme...la maitresse et la femme, tu vois,
-Tu devrais pas... (Le tonnerre gronde remuant l'appareil.) ...dire ça ici.
-Merde, merde, merde! On va tous crever! C'est la fin!
Une bonne touche de moquerie suive la réaction excessive du beau blond. Même certains passagers sourient ce qui fait grogner le Sang Pur qui n'aime pas franchement ces moqueries.
-Bon, on va se caser dans le même coin que vous, annonce Frank en cherchant des yeux, des sièges disponibles.
-Pas possible: il va falloir supporter la belette tout un trajet de plus...se plaint Drago l'air dépité.
-Dis, tu ne sais que te plaindre? questionne furieusement Clarisse qui voit son ratio de patience dépassé.
-Je sais faire que ça Bonhomme, sourit le fameux prince des Serpentard.
La fin de phrase enfin prononcée, c'est la voix du commandant qui se fit attendre sans laisser la fille d'Arès répliquer au jeune blond de toute manière déjà terrorisé à l'annonce du décollage. Plus que deux escales et il se mettraient enfin vraiment en route pour New York.
Clarisse hésite à prendre pitié les sorciers et leur phobie de l'avion mais tant pis: ce calme est bien trop appréciable. La fille d'Arès adore ces temps de pause où elle peut échapper à toute la pression présente à la Colonie. Faut pas croire, avoir l'air menaçante c'est très fatiguant.
Bienvenue chez vous!
L'arrivée à la colonie se fait avec joie, les premières arrivées sont les trois jeunes filles. Quelque peu fatiguées, elles décident de se reposer près du lac et en profitent pour mettre au clair certaine chose entre elles. Et pour tout dire, elles ont le temps puisque c'est deux heures plus tard qu'arrivent le second groupe. Percy, Annabeth, Harry, Ginny, Jason et Piper débarquent, détendus de leur petite promenade sans trop de soucis. Puis sur, ils ont la tête pleine mais d'un accord commun, ils décident d'attendre le feu de camp du lendemain. Ils se séparent pour vaguer à leur différente occupation. Du côté du récent trio, elles décident d'être plus actives.
Puisque Emmett est parti chasser avec les garçons (information via Alice qui s'est trouvé des points communs vestimentaire avec Mitchell), Rosalie accepte d'aller essayer le combat à l'épée. De toute façon, elle est une vampire, ça devrait pas être trop dur quand même. Elles se rendent à l'arène, les deux chasseuses prête pour s'initier à ce nouveau mode de combat. L'arène est sûrement immense mais ça se voit beaucoup moins vu qu'elle est remplie. Plusieurs groupe se réserve des parties différentes pour s'entrainer. Plusieurs duo se battent en face à face, ils sont concentrés et semblent coupés de tout ce qui ne concerne pas leur duel. Un groupe de dix enfants, dans les dix-douze ans, se font initier par un jeune homme, Malcom d'après quelques souvenirs de la fille de Pluton. D'autre, plus vieux, se font enseigner par Chiron, Sherman, un gars qu'elles n'ont jamais vu ou...Dinxa..
Toute l'excitation qu'elles avaient à s'entrainer disparait pour laisser place à une tonne de questions. Qu'est-ce que cela signifie? Comment cette femme pouvait être là, à sourire, en donnant un cours alors qu'elle les avait entrainées même pas une heure plus tôt? Elles décident d'aller s'asseoir dans les gratins pour l'observer et réfléchir.
-Y'a pas à dire, c'est vraiment trop flippant, souffle Leah en gardant les yeux fixé sur leur ancienne prof.
-Juste pour savoir, c'est toujours comme ça ici? demande Rosalie.
-Et oui, répond la dernière avec un air désespéré. Et encore, c'est dans les bons jours.
-Bon, si ça se trouve, ce n'est même pas elle...
-Alors ce serait qui? interroge la louve.
-Peut-être une sœur, ou son sosie...
-Même toi, tu ne te crois pas!
-On pourrait peut-être aller lui parler, propose doucement Hazel.
Les trois jeunes filles observent patiemment la femme. Elle est exactement pareille que Dinxa Romi; la même grâce, le même sourire, les même traits... Ce n'est pas possible de ressembler autant à la même personne.
En milieu d'après midi, comme une classe découverte, les derniers partis en quête rentrent. A peine franchis le pin de Thalia qu'ils se séparent, ne pouvant se supporter plus que le temps requis. Clarisse se précipite avec autant de dignité possible vers douches communes, pour relaxer; Drew vers son bungalow, Ron et Frank à la recherche de leur petite amie; Léo et Nissa aux forges, Aglëa se rend à l'arène et il ne reste plus qu'eux: Drago et Blaise.
-Tu crois qu'il y a des jolies filles? questionne Drgo.
-Oui bien sur avec cinq-dix frères, se moque Blaise.
-Pauvre de nous.
-Quel cruel destin nous incombe...
Une bourrasque de plus et les voilà à la recherche de leur prochaine occupation.
-Alors comment tu te sens Cervelles d'Algues?
-Encore plus perdu que ce matin, et je pensais pas que ça pouvait être possible.
-C'est en rapport avec ton rêve? s'inquiète sa belle blonde.
-Oui Puits de Sagesse. Écoute, il faut que j'essaie de trouver plus d'informations. Pour l'instant c'est bien trop flou.
A peine sa phrase finie que sa petite amie capture ses lèvres. La surprise le fait reculer mais il perd pas plus de temps pour l'enlacer et répondre à son baiser, bien plus exigeant que d'habitude remarque-t-il. Ils finissent entre deux bungalow, protégés par une ombre. Une main sur sa nuque, une autre sur ses abdos bien dessiné. Elle ne saurait expliqué son geste mais ne le regrette pas encore. Suspendue dans les airs grâce à la force de son homme, elle profite. Annabeth profite du poids de son corps contre le sien, de ses doigts qui tracent des cercles sur la peau de ses hanches. Ils restent à s'embrasser, doucement puis passionnellement. C'est Percy qui met fin au baiser. Il pose ses lèvres sur les siennes une dernière fois. Puis lui parle:
-Je vais voir Monsieur D. Je pense que il n'y a que lui qui pourra me fournir les réponses. A tout à l'heure Puits de Sagesse.
Elle acquiesce, machinalement. Sans avoir quitter ses lèvres des yeux, elle n'a rien compris à tout ce qu'il a dit. Ce n'est que lorsqu'il part qu'elle prend bêtement peur. Au prix d'un immense self contrôle, la fille de la Sagesse, arrive à ne pas lui courir après. Elle se laisse tomber contre le mur derrière elle et commence à faire ce qu'elle fait le mieux: réfléchir.
Annabeth commence par se souvenir de ce qu'à dit son copain, tout en se traitant au passage de mauvaise petite amie. C'est sur son rêve, il va demander des réponses à Monsieur D. Avec espoir, elle le prie pour aider Percy. Puis, en se rendant à l'arène, elle réfléchit à son comportement: se jeter sur les lèvres de son copain et être obséder par celles-ci jusqu'à snober un sujet qui attise particulièrement sa curiosité, c'est pas elle. A un moment tout allait bien, puis à l'autre c'est comme si une nymphomane avait pris possession de son corps. Il faut à tout prie éclaircir ça.
Lorsqu'Annabeth arrive à l'arène, elle entend des cris. Surprise et affolée, elle se précipite pour voir ce qu'il se passe.
-Non mais c'est pas possible, tu n'es pas censé être là, crie Aglëa avec colère.
-Mais voyons ma puce, si je peux passer les barrières et que je peux t'aider, je ne vois pas où est le problème. D'ailleurs ça ne pose pas de problème à ton Directeur des activités et je ne dormirai même pas ici.
-Papa, là n'est pas la question. Tu n'as rien à faire ici! Tu veux te faire tuer par Zeus?
-Je suis sûr que c'est un Dieu très compréhensif, de plus je ne fait qu'aider en vue de la guerre.
Dans un dernier hurlement de rage, la fille d'Héra traverse l'arène et sort précipitamment. Alors comme ça, le père d'Aglëa a un petit quelque chose de magique. Il faut avouer que c'est plus que surprenant. La jeune femme le détail, avide d'informations. Le père d'Aglëa est très beau, dans le genre parfait père de famille on fait pas mieux. Brun, grand, joliment musclé, les yeux d'un vert sombre, les traits parfaitement symétrique. Si son visage n'avait pas été aussi vivant, elle l'aurait pris pour un vampire. Mais il a une grâce naturelle que même eux n'ont pas. Puisque celui-ci a déjà repris l'entrainement avec ses élèves, Annabeth se dirige vers Chiron, qui doit certainement en savoir plus que les autres.
-Tiens Annabeth, aucune blessure tu m'impressionnes, sourit-il. Ou alors la quête était trop facile?
-Non, elle était juste très bizarre mais pour tout te dire, je préfère les quêtes banales et dangereuses. Il y a des nouveaux professeurs?
-Oui, deux elfes: Dinxa Romi et Léopold Alonso. Ils se sont proposés pour nous aider ayant entendu parler de la future guerre.
-On peut leur faire confiance?
-Bien sûr, je m'en porte garant, Mme Romi est même une ancienne amie.
Le silence d'Annabeth lui communique que ce ne sont pas vraiment les informations qu'elle souhaite.
-C'est sur Léopold que tu t'interroges. (Sa fille adoptive acquiesce.) Il m'a l'air d'être quelqu'un de bien. Il a été guerrier dans sa jeunesse, et il tient une galerie d'art maintenant. Et puis, il ne ferait aucun mal à personne, il y a sa fille ici.
-Je comprend, j'en doute pas. Mais ça fait bizarre que la Colonie héberge l'amant d'Héra...l'ancien amant, rectifie-t-elle.
-Ne t'inquiète pas, je demanderai à Zeus si ça le dérange et il ne dormira pas ici. T'es sûre que ça va? Tu as les joues rouges.
Sa dernière entrevue avec Percy lui revient en mémoire avec violence. Cette fois, elle sens le sang lui montait aux joues. Précipitamment, elle salue une dernière fois Chiron et disparait. Son regard la suit jusqu'à ce qu'elle soit sortie.
De son côté, Percy arrive à la Grande Maison. Sur le chemin il s'est interrogé; déjà sur l'attitude d'Annabeth. Ce n'est pas la première fois qu'elle a un surplus libido qui le prend de court mais c'est la première fois à la Colonie par contre. Mais il ne s'attarde pas trop sur cette pensée, cette quête l'a remuée intérieurement alors il met ça sur le compte des effets secondaires. Puis il a pensé à son rêve et sa quête, les deux étonnamment reliés. Alors il en avait déduit qu'il lui fallait de plus amples explications sur cette époque. Et il a pensé à Monsieur D. Soit, il y avait à peu près autant de chances qu'il veuille bien l'aider que...qu'Annabeth lui fasse un strip-tease mais bon ça se tente. S'il refuse, il pourra toujours demandé à son père même si le jeune héros a la désagréable impression qu'il ne lui répondra pas. Et Percy n'a vraiment pas envie de vérifier cette impression.
Devant la maison, le calme est plat. Le fils de Poséidon croise les doigts pour que le vieux directeur soit de bonne humeur. Il grimpe les marches du péron et va à droite. Le Dieu du Vin est là, en train de profiter des derniers rayons de soleil, une bouteille à la main et des cartes sur la table. Il semble pas trop de mauvaise humeur à en voir le satyre en face de lui. Il a presque le sourire.
-Bonjour Monsieur D, commence Percy avec diplomatie; et bonjour aussi à toi.
-Je m'appelle Brian, sourit le jeune satyre.
-Et on s'en fout. Qu'est-ce que tu veux Peter?
Le "Peter" en question sourit face au Dieu qui ne voulait toujours pas reconnaitre qu'il connaissait leur nom. Il but une gorgée en attendant la réponse.
-J'ai une question à laquelle seul vous pouvez répondre, explique-t-il.
Le Mec du Vin sourit, comme si ce seul fait a le pouvoir d'illuminer sa soirée. Il fait signe au jeune Brian de partir puis mélange les cartes. Percy s'assoit en face du directeur toujours grassouillet.
-J'aimerai que vous me renseignez sur une époque où c'était un dénommé Fýsi̱ qui était au commande.
-Je vois. Comme tu le sais je suis un jeune dieu donc je pourrais tout à fait prétendre que je ne suis pas au courant ou que je ne vois pas de quoi tu parles. Mais dans un élan de sympathie, je vais te dire: santé! en espérant que tu te souviens de mon généreux geste.
Ahuri, Percy dévisage le Dieu; n'a-t-il pas honte de faire preuve de tant d'ironie dans un moment pareil? Au cas où il n'aurait pas compris, le jeune homme a vraiment besoin d'aide. Il reste dans le même état pendant un moment avant de tenter de parler au Dieu. Il essaie de lui expliquer pourquoi il a autant besoin de ces informations, il reste calme et compréhensif. Mais ça ne change rien. Tout ce qu'il récolte c'est:
-Santé Peter!
Se faire offrir un verre par un dieu peut être le rêve de certaine personne mais Percy aurait vraiment apprécié des réponses pour une fois. Dionysos a déjà disparu alors que le demi-dieu était prêt à recommencer à plaider sa cause. Il regarde le verre pleins sur le table. D'une traite, il le boit puis se lève prêt à partir au lac. Mais il se sent mal. Le sol tangue. Il est obligé de s'assoir sur sa chaise. Il n'est pas sur d'avoir réussi. Puis il se perd.
Et c'est même pas le printemps
Chiron les vit tous revenir sans une égratignure avec soulagement. Mais maintenant, l'heure du repas, il regarde tous les pensionnaires et les invités, et il s'inquiète. Depuis quand des héros menaient une quête et revenaient l'après midi même. Comme on dit, c'est trop beau pour être vrai. Il observe sa nouvelle pensionnaire, Aglëa seule à la table normalement symbolique d'Héra. Elle semble s'ennuyer et manger par simple obligation. Le vieux centaure se promet de la garder à l'œil. Son regard glisse vers la table des Aphrodite, tout semble normal les deux ainées sont assises à l'opposé comme d'habitude. La table des Hermès toujours aussi bruyante, celle des Apollon toujours aussi nombreuses. Il a beau faire le tour de toute les tables, vraiment tout semble normal. A par l'absence de Percy Jackson mais Monsieur D. lui a dit que le jeune homme était en sa compagnie. Bien que ça semble totalement improbable, il se voyait mal remettre en question les propos du Dieu et il ne déteste pas le jeune Jackson, ce qui est une sorte d'assurance. Malheureusement, son sixième sens n'est pas prêt à le laisser en paix. Chiron a toujours l'impression que quelque chose d'énorme va se produire. Alors avec discrétion, il prie les divinités à sa connaissance.
Tout est calme dans le bungalow des Athéna. Enfin presque tout. L'extinction des feu est passée depuis trois voir quatre heures. Et pourtant tout le monde n'est pas plongé dans le sommeil profond dans lequel il devrait être.
Pourtant depuis dix bonnes minutes, n'importe qui aurait remarqué le sommeil agité de mademoiselle Chase. Déjà depuis quelques minutes, une fine pellicule de sueur s'est amassée sur tout son corps. Puis la chaleur s'est diffusée à l'intérieur de la jeune femme. Encore dans son sommeil, elle a jeté sa couverture au sol. Mais cette sensation de chaleur n'a pas diminué loin de la, elle a continué, elle a augmenté jusqu'au réveil de la jeune femme en sueur.
Annabeth reste pantelante. Son buste se soulève au rythme effréné d'un athlète. Elle se sent horriblement mal et son cœur menace de sortir de sa cage thoracique. Et la cerise sur le gâteau, des images, des flash de son rêve perturbent ses pensées plus qu'elles ne le sont déjà. Elle reste quelques secondes immobiles. Elle se sent humide et poisseuse. Annabeth doit finalement se rendre à l'évidence: elle a fait un rêve mouillé.
Elle se traine jusqu'à la salle de bain avant de fermer la porte doucement de peur de réveiller quelqu'un. Elle laisse tomber le drap dont elle s'était couverte à cause d'une bouffée de chaleur. Elle ouvre le robinet et se rince le visage puis boit. Elle frissonne sous la fraicheur du jet. Mais une goute échappée à vite fait de faire remonter la température pour la Fille de la Sagesse en glisser entre ses seins. Son cœur bat toujours la chamade, bien décidé à ne pas lui faire oublier la situation. Le souffle coupé, elle s'appuie sur le mur de la salle de bain, il est recouvert de carrelage et encore une fois elle frissonne de froid. Annabeth ferme les yeux, après ces montées de chaleur, elle apprécie cette surface glaciale. D'une main elle attrape le drap au sol et s'en recouvre, et de l'autre elle se retient à la baignoire pour s'empêcher de tomber tandis qu'elle presse son front contre le matériel froid et dure qui pourrait peut être aider son cerveau a sortir toutes ces images lubriques de Percy. La suite n'est plus très clair.
Voila, ce chapitre est fini! Il est plus calme, vu qu'il fait la transition et les vrais gros problèmes arrivent doucement. Bref, j'ai hâte de savoir ce qui vous a plut ou déplut! Bye, Maneeya.
