αγνότερη


Connexion effectuée.

-Maître tout sera prêt demain pour attaquer leur Colonie. Quelle genre d'offensive souhaitez-vous?


Arôme Vengeance


Ça y est, elle a tout préparé. Clarisse n'a jamais parlé à autant de gens en une après-midi. Surtout que ça fait une demi-journée d'entraînement perdue. Elle ne le regrette pas trop; elle ne pouvait pas laisser le crime des deux sorciers impuni. Alors, elle s'est renseignée, elle a découvert sans peine que le Zabini suit cette fille d'Héphaïstos, Nissa. Clarisse la connaît d'assez loin, elle est là depuis quatre ou cinq ans, ça fait presque d'elle une ancienne. Bref, elle aussi souhaite se venger de Blaise car il cause un sérieux tort à sa liberté. Chose qu'elle n'est pas sûre de supporter longtemps. A elles deux, elles ont monté un plan. Ginny a insisté pour les aider, prétextant que ça lui changerait les idées. Après elles ont dû convaincre Will Solace... Dur, dur mais elles ont su le corrompre. Et voilà, leur plan est en place.
Cette vengeance accomplie, Clarisse se dirige vers l'arène pour s'entraîner. En chemin, elle croise Percy Jackson. Il est assis, un peu en retrait, les yeux fermés, l'expression sérieuse. Presque automatiquement, elle sourit. Ça fait longtemps qu'elle n'a pas embêter le tocard non? Faut rectifier ça. Sa bouche se tord en une grimace sadique; assez flippante pour convaincre un jeune garçon de changer de route. Elle marche vers le célèbre héros assis et adossé contre un arbre. Dire qu'il la surprend est un euphémisme. En plus, Percy n'aborde même pas cet air colérique si énervant et si caractéristique du jeune homme. La fille d'Arès pense un instant à jouer à la bonne amie et lui demander ce qui ne va pas. Mais alors qu'elle ouvre la bouche, aucun mot sort. Enfin si, mais pas ceux attendus :
-Ça te dit un p'tit combat?
C'est pas si grave. Si le tocard a des problèmes, il pourra toujours compter sur cette fille d'Aphrodite, Piper dans ses souvenirs.

Le "p'tit combat" en question semble inspirer le fils de Poséidon puisqu'il se lève aussitôt pour se rendre avec elle au Colisée. Pour dire vrai, il n'y a aucun "p'tit combat" entre eux. A chaque entraînement, ils se dépassent comme si leur vie en dépendait alors que seul leur orgueil était en jeu.
Quand ils franchissent les portes, les murmures se font aussi sentir . Chacun de leur combat était une sorte d'événement surtout pour les parieurs. Les jeunes épéistes gagnent à toute vitesse les gradins pour observer leur aînés et parfois modèles. Depuis Thanksgiving, Clarisse et Percy avaient décidé de pimenter leurs duels en plantant des lances ou des poignards autour d'eux; et avec ça deux règles interdit d'avoir deux armes en même et interdit de porter des coups trop traîtres. Bref, trois minutes après leur arrivée, l'espace de combat leur a été libéré. Percy regarde son ami mettre ses gants de tueuse pendant que lui, débouche Turbulence. Une bonne dose d'adrénaline offerte par Clarisse la Tueuse de Drakon: c'est exactement ce dont il a besoin pour oublier Annabeth et le fait qu'il puisse tuer quelqu'un s'il ne sait pas contrôler son pouvoir. Il aurait vraiment préféré ignorer cette information..
Clarisse attaque en première par un coup direct visant à trancher sa gorge. Il la pare. Ce n'est as un de ses meilleurs coups. Ils échangent des coups, comme un ballet improvisé allant de plus en plus vite étant de plus en plus précis. Le début, pour les deux combattants, ressemble à un entraînement; ils règlent leur souffle, trouvent un bon rythme et échauffe leurs muscles. Et c'est seulement deux minutes et quelques secondes plus tard que le combat devient intéressant. C'est Clarisse qui ouvre le bal en désarmant Jackson pour ensuite l'envoyer à l'autre bout de l'arène. Il grogne puis saisit la lance sur laquelle il s'est cogné. Pour dire vrai, il déteste se battre avec une lance, mais il a plus de chances de se faire massacrer en prenant un poignard. Il pare la lame de Clarisse en la dérivant vers le sol puis tante de lui donner un coup mais elle roule sur le côté l'évitant. Les voilà tous les deux, face à face, à moitié accroupis tels des animaux se battant pour de la nourriture. Percy réfléchit intensément, ce n'est pas le moment de laisser faire l'instinct: il n'y a pas d'eau à coté pour l'aider. Sa solution la plus sûre réside dans la stratégie. Enfin, s'il arrive à en construire une. C'est pas vraiment quelque chose qui lui réussit... Il sait au moins que Clarisse se bat en taureau; elle va foncer sur lui. Par contre, juste pour contre ses attaques, elle est capable de réfléchir avant d'agir. C'est vraiment chiant de connaître son adversaire.

-J'aime pas cette blague, annonce Blaise Zabni d'un air sérieux.
Will rit en face de lui. Will Solace a été corrompus par les trois folles. Elles ont ciblé son orgueil: normal qu'il ait craqué. Leurs arguments étaient tellement vicieux. Qu'aurait-il pu faire? Il faut aussi avouer que ça lui a plu comme idée. Pigé quelqu'un grâce à ses talents d'acteur. Faut reconnaître qu'il est vraiment doué quand même.
-L'important c'est que t'es marché! se moque le demi-dieu fier comme un paon.
-Non mais celles-là alors... se désole le sorcier. Pourquoi elles ont inventés ça? demande-t-il lorsqu'il lui explique qui sont les fautives.
-Ça, j'ai pas vraiment compris... Une histoire de salle de bains je crois.
-C'était même pas ma faute! s'exclame le grand noir.
-T'inquiètes pas, rit une voix devenue familière juste derrière eux, ton pote aussi aura sa dose.
Dans le même temps, Nissa apparaît devant eux avec un sourire que le Zabini juge insupportable mais aussi aguicheur Voilà une information précieuse qu'il faudra retenir. Quel chantage pourrait-il faire avec ça? Ou alors il pourrait faire graver ce souvenir1. Oh oui! bien sur dans son esprit, elle serait mieux habillée, c'est-à-dire, plus déshabillée. Déjà, il imagine la tête de la fille d'Hephaistos si elle voyait la pierre polie supportant son image en fine dentelle! Peut-être elle essayerait de la gifler; bien sur, il réussirait à l'éviter. Bien sur.
-T'entends quoi par «aura aussi sa dose»? questionne Solace prêt à entendre parler de leur plan de sadiques sur le blond hautain.
-Un petit truc avec du maquillage indélébile, lâche Nissa avec un haussement d'épaules.
Maintenant, c'est Drago qu'il imagine en fine dentelle. La soie pourrait lui allait. Avec un beau maquillage, pas vulgaire parce que Maman Malefoy ne le supporte pas. Elle s'en remettrait jamais si son fils se maquille comme un prostitué. Enfin, ça se maquille un prostitué? Est-ce que ça existe d'ailleurs? Pastel ou métallique pour le fard?
En même temps, les deux hommes sourient. Leurs lèvres s'étirent dans un sourire de canaille. Nissa en est vraiment surprise. Après tout, Will venait de lui faire des avances, ils auraient pu être gênés mais en fait, ils semblaient amis. Pas des amis d'enfance, ni des amis proches juste des amis capables de blaguer en toute sincérité.
Et subitement, alors que les deux jeunes hommes sont partis dans un rire sonore, Nissa se met à les trouver beaux, très beaux même. Pourtant leur seul ressemblance, c'est leur taille. Enfin, leur seul ressemblance physique puisqu'ils ont tous les deux un ego surdimensionné. Ça choque même la jeune femme d'avoir de telles pensées; surtout que ils sont vraiment pas son genre.
Elle rougit lorsqu'ils la fixent. C'est de sa faute. Elle les a matés ostensiblement sans aucune gène. Non mais quelle idée! Elle ne peut pas attendre d'être seul pour détailler des corps d'hommes, après tout ya des magazines qui circulent, faut pas croire. Non, il faut qu'elle le fasse maintenant, devant deux gars qui n'ont aucun besoin d'être enorgueilli de leur physique. Surtout que c'est elle qui payera l'addition, au mois pour son beau sorcier.
-Bon, moi je file: j'ai du boulot.
Merci aux Dieux: ils l'ignorent finalement.
-Comme quoi ? s'interroge Blaise.
-Je donne des cours de tire à l'arc à des petits, il n'y a rien de plus dure, se lamente-t-il. Et toi?
-Je vais suivre Nissa, de très près.
Elle a remercié trop vite.

Il le fait exprès. Comment peut-il être aussi collant? Depuis qu'il l'a trouvée, il ne la lâche plus, heureusement, elle a pu le berner pour qu'il se retrouve seul avec Will mais maintenant, il est encore plus vigilant. Même une mère sur-protectrice n'est pas aussi omniprésente. Elle ne sait pas comment s'en sortir. Elle n'a aucune idée de comment s'en sortir. Jamais quelqu'un ne s'est immiscé autant dans son cercle privé. Pourtant elle a toujours été indépendante. Complètement libre même. Libre de partir. Libre de revenir. Libre d'oublier. Mais pour c'est pas le pire. Le pire, c'est qu'il la déconcentre.
Imaginez, un gars qui se sait assez beau vous suivre partout en vous observant de tous les côtés. Très déstabilisant. En ce moment, elle travaille sur des flèches. Le bouclier sur lequel elle travaille lui prend la tête alors elle s'aère l'esprit avec ces flèches dont on lui a fait commande. Elle a plusieurs fois espéré qu'il finisse par se lasser de la regarder travailler mais non. Malheureusement non.
Pour tout avouer, elle exagère. Il y a pire que sa compagnie surtout depuis qu'il a commencé à parler. Elle a été assez surprise de discuter avec lui, c'est vraiment agréable. Au début, ils ont parler des plats typiques qu'ils aimaient manger. Plusieurs fois, à cause des différences entre l'anglais d'Angleterre et celui des États Unis, ils étaient partis dans des fou-rires leur attirant des regards suspicieux.
Son enfer s'adoucit prenant des airs beaucoup plus sucrés.

Attentif, il regarde la jeune femme répéter les mêmes gestes. Bien sur, elle fait toujours de petites modifications pour durcir le métal. Enfin, il suppose. Il n'y connaît rien en métallurgie. Rien de plus normal, jamais quelqu'un de sa famille ne s'est approché aussi prêt du travail. De ce genre de travail.
Il ne comprend pas vraiment pourquoi il est dans cette fournaise en train de regarder cette américaine travailler. Elle ne lui a rien demandé, elle n'a jamais semblé intéressée par lui. Il est même possible qu'elle ignore tout de sa fortune. Et au fond, il est sûr que même si elle l'apprenait, elle s'en ficherait sûrement. Et cette simple pensée est vraiment rassurant.
Il déteste ses sous-vêtements. A en horreur ses mains. Peut pas supporter ses habits. Et pourtant, ça ne le dérange pas plus que cela de la regarder toute la journée.

Il imagine ce que donnerait leur deux personnes en couple. Il éclate de rire tellement l'idée est saugrenue. Il n'est même pas sûr qu'elle connaisse Chanel. Sa mère lui rirait au nez s'il lui présenterait une telle femme.
Une fois ses flèches finies, elle les laisse à l'air libre trente minutes avant de les envelopper dans un tissu. Et elle se remet à travailler sur le bouclier. Jamais l'idée de travailler autant ne viendrait à l'esprit de Blaise. Juste écrire dix mots est une raison suffisante pour ne rien faire d'autre de la journée. Comment Nissa peut travailler autant? Ça le dépasse. Et en même temps ça le fascine. Son oncle, celui qui remplace le vide de son père, est aussi capable de travailler toute la journée. C'est ce qui faisait avant de se marier. Et encore aujourd'hui, quand il s'ennuie, il fait des travaux manuels.
L'espace d'un instant, Blaise regarde ses mains. Elles ne savent rien faire. Et ça pourrait presque le dégoûter.

Le regard insistant et vaguement inquiet de Nissa lui parvient. Il se redresse et chance ses sombres pensées. Il est un Zabini. Il est parfait. Il faudrait pas que l'air américain lui fasse oublier l'évidence.


Souriez: vous êtes filmés


Enfin, il la trouve. Il a fait le tour de la Colonie pour la retrouver et lui parler. C'est vrai qu'en début d'après-midi, il l'a laissée s'enfuir mais jamais il aurait pensé qu'elle resterait seule pendant plusieurs heures. Ça lui ressemble pas comme comportement. Il aurait plutôt pensé qu'elle irait se défouler à l'arène.
Mais en la voyant, même de dos, il comprend pourquoi elle est resté sur ce rocher. D'un côté c'est toujours la même mais d'un autre côté, elle est complètement différente. Et ça lui donne une claque de voir sa Annabeth aussi... apprêtée. Au moins, ses cheveux sont toujours à l'état sauvage, ondulés avec quelques mèches mouillées bouclées. Mais ses jambes semblent briller sous le soleil, Percy met un peu de temps à comprendre que c'est du à ses bas. Elle aborde également une petite robe sous son gilet arachnéen. Tous les deux sont dans les teintes maritimes. Mais ce qui choque le plus le jeune homme, c'est qu'elle semble malheureuse.
Son dos est courbé. Ses mains soutiennent sa tête. Et Percy est sur qu'elle se retient de pleurer. Il la connaît par cœur. Il se donne une claque silencieuse, histoire de se motiver, puis pose sa main sur son épaule pratiquement nue. Elle se retourne vivement, un instant puis ses traits s'affaissent au point qu'il soit incapable de définir ses sentiments. Ça, c'est vraiment inquiétant. Malgré tout, malgré les secrets, malgré les non-dits, malgré tout ce méli-mélo de sentiments, il la soulève et la serre dans ses bras. A son soupir apaisé, Percy devine qu'il bien fait.

Ils s'asseyent, côte à côte sans pour autant se toucher. Et sans prévenir, Percy se met à lui conter son rêve. Il commence par la boisson de Dionysos, car il est sur que c'est lui qui l'a aidé de façon quelque peu violente. Il zappe le voyage puisque c'est peu intéressant mais n'oublie pas de lui décrire la ville : c'était le seul moment agréable de ce rêve. Et il termine par les terribles actions en gardant les yeux fixés sur la fine rivières qui s'écoule lentement. Ils restent silencieux. Lorsque enfin Percy se tourne vers sa belle, il éclate de rire: il voit les rouages de son cerveau tourner tandis que milles idées fusent. Il retrouve sa Annabeth.
En même temps que les idées lui viennent, elle les marmonne comme si dit à voix haute, elles seraient plus claires. Selon ces hypothèses, elle lui pose des questions auxquelles il n'aurait jamais pensées mais heureusement, ses souvenirs ne sont pas trop loin. Annabeth se lève, et se met à faire les cent pas, concentrée sur son sujet. Percy aussi est concentré. Concentré à essayer de ne pas la reluquer. Le tissu du vêtement frôle sa peau à chaque mouvement, rendant Percy désireux et envieux. Il est condamné à rester assis sur ce rocher, suivant des yeux sa belle passionnée sans qu'elle ne se doute un instant qu'elle le tient prisonnier de son aura. Enfin, elle remarque son silence. Puis son regard. Aussitôt, elle se recouvre avec son gilet, refermant les pans sur son buste. Le seul effet est de cacher -presque- son décolleté. Ses joues rougissent et elle baisse la tête pour le cacher.
-Désolé ; je te mets mal à l'aie, s'excuse le jeune homme en fixant l'eau.
-Ce n'est pas ta faute. Et pour mon comportement aussi, tu n'y es pour rien... Pendant ma quête d'hier, j'ai pas su le danger que représentait LaVeela, je l'ai minimisé et maintenant je me retrouve avec une malédiction sur le dos... Ton père est venu pour m'aider un peu.
-Attends mon père t'a vue dans cette tenue ?!
Annabeth se sent extrêmement flattée, ne demandez pas pourquoi.
-Non t'inquiète pas Percy. Ces vêtements sont un effet secondaire de la malédiction. Un concentré de puissance change mes habits en... ces trucs made in Play Boy.
-Je vais plus te laisser une seconde de liberté si tu es aussi sexy, rie-t-il.
Elle rougit flattée. Mais son sourire se perd vite quand elle se souvient des paroles du père de son amoureux. Elle est furieuse à l'idée que sa mère l'abandonne au moment où elle a le plus besoin d'elle. Un instant, Annabeth se demande si elle est égoïste, si elle se comporte comme une enfant gâtée... Elle a sauvé les fesses des Olympiens par deux fois ! Et comment ils la remercient ? En la traitant comme une candidate de télé-réalité. Ça vaut bien la peine de rendre service.
-Si tu veux, j'ai des vêtements à toi dans mon bungalow, ma mère me les a envoyés.
Ils se relevèrent tous les deux, en même temps. Annabeth perdit l'équilibre à cause de ses talons compensés. Elle s'accrocha au tee-shirt de son homme qui passa un bras autour de ses hanches. Annabeth savoura ce contact. Habituellement, ils n'avaient pas ce genre de contact à la Colonie. Normalement, les seuls lieux à peu près privés étaient les bungalows appartenant à leur parent divin. Et hors de question de faire quoi que ce soit à l'intérieur.
Alors qu'ils allaient reprendre leur marche, ils voient une lumière étrange, comme si il y avait une vitre en pleine forêt. C'est discret mais seulement si on n'y prête pas attention. Un reflet fait fragmenter la lumière juste devant la rivière, juste à leur hauteur. Annabeth est la première à comprendre ce que ça veut dire.
-Héphaïstos, murmure-t-elle en soupirant.
Percy la regarde avec un air interrogatif.
-On va passer sur Héphaïstos TV. Désolée...
-Faudra pas qu'on oublie de se coiffer, plaisante-t-il.


Fraternité avant tout


Lorsque Clarisse eut finit son combat contre Jackson, elle était sur une sorte de nuage. Après tout, Percy est considéré par tous comme le meilleur épéiste (ce qui booste un peu trop son ego d'après elle). Il est rare qu'il perde ses duels. Enfin, sauf quand Clarisse est en face de lui. Elle aussi est en train de devenir une légende, même les romains savent qui elle est. Mais les deux derniers combats avaient été gagner par Jackson alors ça lui a fat un bien fou de lui mettre la pâté aujourd'hui. De bonne humeur, elle a aidé ses petits frères pour le mur.
Le mur, c'est une grosse épreuve. Elle même se fait encore cramé des fois à cause des pièges, jamais situés au même endroit. En plus, trois murs ont été rajoutés: un où les prises disparaissent et apparaissent, le second avec des plateaux tournants et une base ondoyante et le dernier, le meilleur et le plus dur: la centrifugeuse. En dessous d'un mètres soixante et de soixante kilogrammes, c'est interdit; mais pour tout les autres, libres à eux d'essayer et le plus souvent de tomber.
Les quatre murs se font face, sauf la centrifugeuse qu'ils ont placé à l'écart. De toute façon, ses petits frères travailleront sur le mur de lave, et pour les plus forts, ils pourront essayer l'arnaqueur (oui, les campeurs n'ont rien d'autres à faire que de trouver des surnoms à ces murs).
Lorsqu'elle arrive à la clairière, elle voit les deux plus grands parler avec animation de la centrifugeuse. Les trois autres, essayent de monter le premier mur. Quand Julien et Aleck la voient arriver, ils se précipitent pour monter le mur. D'en bas, Clarisse les observe et donne des conseils:
"Marius, t'es trop loin du mur!" Le jeune garçon l'écoute. C'est le plus jeune des Arès en ce moment alors il tient absolument à faire ses preuves alors il écoute tout ce que dit Clarisse à la lettre. "Gabin, concentre-toi! T'es pas en promenade!" Lui par contre à l'air de penser qu'il n'a rien besoin de faire et qu'être un Arès est largement suffisant. Un de ses jours, elle le mettrait à terre histoire de froisser son ego et de lui donner une motivation.
Au final, il y a seulement Marius qui n'a pas réussi à être aussi rapide. Aleck l'a évité de justesse. Clarisse est en train de stimuler ses troupes quand Chris arrive.
Chris, c'est son homme.
Des fois, elle a du mal à se dire qu'elle est vraiment avec lui mais dès qu'il l'embrasse, cette idée se perd. Il lui prend la main, et l'entraîne une fois que l'exercice est fini.
-Qu'est-ce que tu as trafiqué aujourd'hui? questionne le brun.
-Une petite vengeance, répond Clarisse en haussant les épaules. Et ils l'avaient vraiment mérités.
Chris sourit. Il a vraiment un sourire magique se dit pour une énième fois Clarisse en sentant son estomac tourbillonner. Et alors qu'ils allaient enfin s'embrasser, quelqu'un vient les interrompre.
Will Solace. C'est lui le fauteur de troubles. D'accord, ça ne dérange pas Clarisse de faire deux vengeances la même journée. Mais elle remarque une petite fille qu'il porte sur le dos. Elle reconnaît immédiatement ses cheveux blonds, légers, et gorgés de soleil.
-Demi? Qu'est-ce que tu fais ici?! s'inquiète-elle en s'approchant d'elle.
Will s'agenouille pour laisser la petite aller voir sa sœur. Celle-ci s'inquiète encore plus de la voir tanguer à chaque pas, de la voir beaucoup plus fine et beaucoup plus écorchée que d'habitude. Elle la prend dans ses bras, affolée par sa venue. Boos est toujours pas entrer à la maison donc elle a raison de s'affoler. Qu'est-ce que sa mère a fichu? La jeune Demi s'adosse contre un arbre tout en s'accrochant au bras de Clarisse.
-J'ai faim, lâche-t-elle platement.
-Un de vous deux peu aller lui chercher un truc, s'il vous plaît?
Will se dévoue. De son côté, Chris est fasciné par la facette qu'il découvre de Clarisse. Douce, attentionnée et inquiète. Bien sur quand un des ses frères ou une de ses sœurs est blessé, elle s'inquiète aussi mais ce n'est pas de la même façon. Elle les gronde, les surveille et les conseille pour plus qu'ils ne risquent plus leur peau. Mais elle ne montre jamais à quel point elle s'inquiète. Alors qu'en ce moment, elle est tellement affolée qu'elle ne lâche pas sa sœur des yeux. Elle la câline, l'embrasse. Pour Chris, c'est un vrai privilège d'assister à ça.
Will revient avec des gâteaux secs ainsi qu'une bouteille d'eau. Demi avale les deux à toute vitesse. Une fois rassasiée, elle remercie Will qui part peu après. Demi est blonde, ses cheveux sont tressés mais défaits, pleins de mèches s'échappent. Pleins de petites écorces sont étalées sur ses bras, son visage et ses jambes qui sont en short. Elle reste accrochée à sa grande sœur en jetant de temps à autre des regards à ce grand type qui regarde sa sœur avec des yeux ébahis.
-C'est ton amoureux? Murmure-t-elle à son oreille.
-Oui, il s'appelle Chris, puis elle s'adresse à lui: Chris je te présente Demi, ma petite sœur.
Le fils d'Hermès s'approche pour la saluer tandis que l'enfant plus timide avec les inconnus rougit.

-Maintenant raconte moi ce qu'il se passe Demi. Il y a forcement une raison pour que tu débarques ainsi.
-Je te dérange?
-Ça dépend. Parle-moi.
-C'est à cause de mes rêves... Enfin c'est plus des cauchemars: je voyais toute mon école mourir à cause des monstres bizarres... Alors j'ai pensé que tu pourrais venir pour les tuer, avoue-t-elle les joues roses. Ils vont venir ce soir et je veux pas qu'ils meurent.
Ses yeux sont devenus larmoyants au fil de sa dernière phrase. Clarisse déglutit; pourquoi a-t-elle autant de mal à rester lucide quand sa petite sœur a les yeux embués? Cruel destin.
-Je vais voir ce que je peux faire. En attendant, tu vas te reposer.
En même temps qu'elle conduit sa petite sœur à son bungalow, elle prend bien soin de chasser toutes les questions du genre: comment Demi a-t-elle pu entrer dans la Colonie?

Chiron réfléchit, les sourcils foncés. Clarisse sait très bien que lorsqu'il a une telle expression, il y a plus de chances qu'il refuse la proposition. Elle se demande même comment elle a pu lui proposer... Organiser une quête le soir même sur les rêves d'une enfant...
-On va attendre demain, c'est trop risqué.
Clarisse ne prend même pas la peine d'acquiescer, elle s'en va. Autant, elle apprécie sincèrement Chiron, autant elle ne supporte pas que quiconque lui interdise d'aider sa famille. Elle s'adosse contre un arbre. Elle entend des grognements d'on-ne-sait-qui. Le soleil brille encore mais ne va pas tarder à se coucher. Elle doit se décider maintenant.
Elle connaît sa petite sœur par cœur, ne pas aller à Phoenix implique qu'elle fasse la tête pendant on ne sait combien de temps parce qu'elle se sentirait trahie. En plus de ça, leur mère devait être morte d'inquiétude... De toute façon, comment aurait-elle pu se rendre à Phoenix en si peu de temps? C'est quasiment à l'autre bout du pays! La fille d'Arès se souvient de leur quête de la veille, ils se sont rendus à Salem avec les sorciers, en transplanant. C'est ça le moyen de transport dont elle a besoin. Et la touffe blonde qui grogne depuis toute à l'heure tombe bien.
Clarisse inspire, elle croise les doigts deux secondes avant de marcher droit vers Drago Malefoy. Oui, ce même Drago Malefoy à qui elle a fait une mauvaise blague. Peut-être que le sorcier n'est pas mauvais, mais ça ne l'étonnerait pas qu'il soit du genre rancunier. Gamin rancunier. Tant pis, sa petite sœur mérite bien quelques sacrifices. Vu l'ampleur du sacrifice, elle aura intérêt à être satisfaite.
-Malefoy ?
Lorsque, assis, l'appelé se retourne, Clarisse a beaucoup de mal à ne pas éclater de rire. Le visage maquillé, Drago pourrait presque ressembler à une vrai fille. Du blush clair, du fard, un peu de crayons ainsi que du gloss vous changent un homme. Mais tout ce maquillage ne cache pas la fureur du jeune sorcier. Les éclats de rire que Clarisse n'arrive à retenir l'exacerbent un peu plus. Il finit par secouer la tête et se concentrer sur son chaudron. Inspirant dans l'espoir de se calmer, la guerrière s'assoit à côté de lui.
-Le prend pas personnellement, c'est de ta faute tu as quand même mater les filles dans leur salle de bain... explique-t-elle.
-Quoi?! J'ai rien vu d'intéressant, c'est pas juste!
Le blond se fait fusiller du regard.
-D'accord, finit-il par lâcher. Alors un partout. Même si ta réaction a été exagérée, alors pour la peine j'ai le droit de t'affubler d'un surnom de mon choix.
Clarisse lève les yeux au ciel mais attend quand même la suite, on sait jamais.
-Bonhomme, c'est bien non?
-Oui et tu seras La Blonde!
Il s'esclaffe avec une classe qu'elle n'aura jamais. Et il lui tend la main; ils échangent un poignée de main. Clarisse est sûre et certaine que c'est sincère. Et ça la rassure.
Elle s'intéresse enfin d'un peu plus près au chaudron. Elle se penche dessus pour regarder ce qui chauffe. Avec surprise, elle voit un flacon flotter dans un fond d'eau. Elle fait une grimace mi déçue, mi curieuse. Évidement, Drago ne loupe pas cette occasion de se moquer d'elle.
-Tu t'attendais à quoi?
Elle tourne la tête, il est hors de question qu'elle lui dise la vérité.
-Me dit pas que tu penses que je ferais la même potion que ceux qui jurent sur Toutatis...? (Son air lui répond à lui tout seul.) T'es folle, surtout que cette potion est hyper dure, la seul personne qui a réussi à trouver la recette c'est fait abattre il y a cent quarante ans. Bref, ce que je suis en train de préparer va annuler les effets de ta vengeance.
-Désolé, c'est vrai que les gaulois sont pas blond!
-Au fait, qu'est-ce que tu me voulais?
Cette question fait l'effet d'une gifle à Mademoiselle Larue. Et dire qu'elle a presque oublié! Saleté de Blonde qui lui mélange les idées.
-Je vais t'expliquer mais tu ne m'interromps pas. Alors...
-Minute, pourquoi tu prends cet air là? Je suis pas un soldat, et...
-Ferme-la et écoute. Si tu m'interromps encore je te frappe! (Drago lève les yeux au ciel.) Bien, ma petite sœur vient de débarquer à la Colonie, elle pense que son école, à Phoenix, va être attaquer par des monstres ce soir. J'aimerais que tu m'y déposes. Aillant finit sa tirade, la guerrière attend la réponse. Tu peux parler maintenant.
-Je résume: en premier, tu me prends pour un bus, en second, tu comptes affronter seule des monstres dont tu ignores le nombre et la nature. Et pour terminer, je conjoncture ton suicide et un meurtre de ton homme sur ma personne.
Cette fois, elle ne peut pas s'empêcher d'éclater de rire. Dans quel zoo ce petit bourge a été élevé?
-Je vais pas rameter tout le camp alors que ce que je fais est interdit.
-Oh parce qu'en plus tu fais de moi un délinquant! S'offusque-t-il en repêchant la fiole.
-Bon qu'est-ce que tu proposes La Blonde insatisfaite?
Drago finit de boire le contenus grisâtre avant de répondre:
-L'Excellence, c'est-à-dire moi, pense qu'il serait plus judicieux de trouver un archer ainsi que Blaise pour nous accompagner dans cette quête.
-Je m'occupe de l'archer, tu t'occupes de Blaise, décide Clarisse pendant que le maquillage de son coéquipier disparaît. On se rejoint ici dans une heure.
-A la revoyure Gentleman.

-Te contrebalances-tu de nos têtes?
-Pitié; ferme la Drago! De toute façon j'ai trouvé aucun archer. Et elle ne nous gênera pas.
-Pourquoi pas Drew, son absence passera sûrement discrètement, propose Nissa.
-Elle sait faire autre chose que se maquiller elle? s'étrangle la guerrière.
-Tu te souviens pas quand elle s'entraînait avec Will, même qu'ils détournaient des pégases à un moment. Et puis on est sûr qu'elle est pas rouillée, je lui ai livrée des flèches i peine quelques heures.
-Allez donc la chercher, tranche Drago en gardant son regard fixé sur l'enfant. De cette manière, Clarisse pourra m'exposer ses arguments.
-Aucune bêtise, les prévient Blaise après avoir hausser les épaules gracieusement, puis il se détourne sans oublier de prendre Nissa avec lui.
-Pendant que j'y pense, amorce la blond, comment tu vas faire pour nous faire disparaître pour la nuit Bonhomme?
-Chris veut bien nous couvrir mais Chiron n'est pas stupide et sera sûrement en colère à notre retour, surtout si quelqu'un est blessé...
-Nerveuse? questionne le sorcier en baissant la voix pour tenir cette partie de la discussion hors des oreilles de Demi.
-Quand il y aura plus d'actions, ça ira mieux, assure Clarisse en détournant le regard.
-Et c'est pour l'action que t'as apportée ta petite sœur? Raille-il.
-Non mais elle connaît l'emplacement de l'école et puis je vais essayer d'en profiter pour la laisser à notre mère...
Clarisse voit déjà sa sœur se débattre pour rester avec elle, dans ce paradis durement atteint que représente pour elle la Colonie. Pas que sa petite sœur soit une plaie mais il y a une vraie différence entre Clarisse de Phoenix et Clarisse la Guerrière. Et il y a une bonne raison pour ça.
Le retour du trio coupe ses réflexions. Ils partent sans plus tarder. Une longue nuit les attend.

La sensation désagréable s'arrête à l'atterrissage. Aussitôt Drago marmonne quelque chose à propos de la chaleur et des Etats-Unis. Clarisse bien décidée à l'ignorer, prend ses marques dans son ancienne ville. Sa petite sœur la devance aussitôt, prenant ainsi la tête de leur expédition tout en s'amusant à jouer les guides touristiques. Plusieurs automobilistes les regardent de travers: ils sont à pied chose rare à Phoenix. Le silence est brisée par les milles et un propos de Demi, constitués d'anecdotes d'enfance. Le groupe fait une première halte pour s'acheter chacun une bouteille d'eau, malgré qu'on soit en début de soirée, il fait très chaud. Demi réussit à entraîner les deux sorciers dans sa folie anecdotique. Ils sont toujours dévisagés. Nissa et Clarisse, n'ayant pas pris le temps de se changer, se trouvent habillé bien trop chaudement pour passer discrètement dans une ville telle que Phoenix. Drago et Blaise sont, comme à leur habitude, bien trop habillés. Et évidement, ils ont trop chauds mais pour rien au monde, ils enlèveraient une couche. Seule Drew a réfléchi à sa tenue en fonction du lieu. Ça explique sûrement pourquoi ils ont mis autant de temps à venir. Clarisse doit avouer que sa robe lui va divinement bien. On aurait dit que des couleurs camaïeux se battent sur le tissus, ça n'a aucun aspect précis mais l'ensemble forme une merveille.
-Voilà mon école, annonce Demi en s'arrêtant devant une bâtisse immense.
Le groupe lève les yeux histoire d'admirer le bâtiment.

Après la surprise que c'est de voir un tel bâtiment néogothique servant d'école, ils décident de se séparer en plusieurs groupes. Ils n'oublient quand même pas de se servir d'un dispositif pour communiquer entre eux. Drew et Demi partent dans le bureau du directeur, en quête d'un indice, n'importe lequel. Nissa et Blaize s'attaquent à l'intérieur du bâtiment, au cas ou quelque chose ou quelqu'un d'anormal se baladerait. Quant à Drago et Clarisse, ils se mettent à faire le tour de la bâtisse, eux aussi cherchant des indices.
Le regard soucieux de Clarisse se balade sur l'ensemble de roches. Elle vérifie que toutes ses armes sont bien sur elle.
-Inquiète?demande le beau blond en la voyant faire.
-Pas du tout! dit-elle vivement. Je me disais simplement que l'école est énorme et qu'on est seulement six.
-Je pense que ça ira pour cette fois, répond-il étrangement sérieux; avant qu'elle est pu lui poser quelques questions, il enchaîne: Alors t'as été dans cette école ?
-Oui, pendant quatre merveilleux mois.
L'ironie de sa voix fait rire le sorcier.
-C'était si horrible que ça ?
-Les adultes d'ici sont de vrais robots, ils traitent les enfants de six piges comme si c'étaient des soldats de vingt.
-Alors pourquoi y es-tu allée ?
Clarisse le regarde d'un œil méfiant avant de se remettre à marcher en analysant les alentours. Drago croit d'ailleurs qu'elle ne répondra pas à sa question.
-Ma mère a pensé que vu que j'étais une fille d'Arès, je devais aller dans une académie militaire. Elle a économisé et mis à envoyer quasiment de force. Mais vu que j'étais une enfant à problème, j'ai plusieurs fois changé d'établissements. L'ironie, c'est que Demi voulait aussi y aller. Elle a du supplier notre mère deux trois ans avant qu'elle accepte de l'y inscrire.
Quand la jeune femme se retourne pour voir son expression, elle découvre le sorcier complètement arrêté, le regard vague avec un sourire attendris. Elle découvre aussi qu'il était très beau quand il laisse tomber son air d'enfant gâté. Ne voulant pas être prise en flagrant délit, Clarisse se remet à marcher doucement en observant les bosquets.
-Que veut-elle faire ?
-Ça dépend des jours mais le plus souvent, elle veut soit s'occuper des explosifs ou alors soigner les soldats.
-Je pourrais lui apprendre à fabriquer une petite bombe artisanale si elle veut...
-Abstiens toi jusqu'à ce qu'elle soit majeure et indépendante s'il te plaît.
Drago rit de bon cœur, imaginant très bien la fillette placer l'explosif n'importe où. Il se rappelle, et en fait part à Clarisse, qu'il avait mis son premier explosif dans la tuyauterie de la salle de bains de ses parents. L'étage avait été transformé en bassin. Il pousse même jusqu'à lui raconter quelques infos sur son père, pour la remercier d'avoir répondu à ses questions.

A l'intérieur du bâtiment, dans le même temps, Demi et Drew sont sûres d'avoir trouvé un élément important. Elles ont trouvé au fond de la poubelle une enveloppe. La seule inscription était une fine trace d'encre qui a du couler d'un papier à l'autre. Demi a déchiffré :

1379G5M8N à l'arrivage
21°28'00''N 157°59' 00''O

Elles ne voyent pas du quoi il est sujet mais ont pensé à une commande au vu du terme "arrivage". Puis Drew trouve des photos. Des photos satellites de plusieurs sites ainsi que quelques schémas. Mais elles ne savent plus où chercher la suite, si la suite en question n'avait pas déjà été envoyé. Heureusement la fortune leur sourit quand Demi se cogna à un tableau. Elles se dépêchèrent de le remettre mais le trouvèrent étonnamment léger. Ayant toutes deux vu des films policiers, elles se dépêchèrent de tenter d'enlever le cadre. Drew se trouva paralysée.

-Qu'est-ce que t'as petite sœur fait là ? questionne Drago en voyant la fillette blonde marcher en sautillant avec un sac à dos.
-Aucune idée. Va chercher Drew, peut-être il y a eu un problème.
Une fois n'est pas coutume, le sorcier part sans discuter. De son côté Clarisse saisit le bras de sa petite sœur, bien décidée à tirer ça au claire. Elle n'avait pas prévu qu'elle serait avec quelqu'un d'autre. Un jeune garçon qui lui rappelle fortement quelqu'un. Lui aussi a un sac sur le dos et semble près à partir.
-Hey les gosses on part pas à Disneyland vous le savez hein ?
-Mais lui aussi il fait des rêves, plaide Demi. Les monstres veulent le prendre ce soir !
Ces gosses finiraient par avoir sa peau ; aucun doute là dessus. Elle leur ordonne donc de se cacher en attendant de déterminer s'il y a un vrai danger.
De son côté Drago a trouvé la demi-déesse. Ils sont maintenant dans des toilettes publiques à quelques mètres du bureau. Le sorcier a découvert que la jeune est hématophobe ; une petite coupure au doigt avait laissé échapper un fin filet de sang qui avait suffit à la paralyser. Maintenant que l'eau avait nettoyé son doigt, Drew était morte de honte.
-On est d'accord que ça reste entre nous ? Demande-t-elle d'une voix hésitante.
-Pas besoin d'avoir honte, répond-il en hochant la tête. Nous ne contrôlons pas nos peurs.
-Quand même, un demi-dieu avec la phobie du sang, c'est assez risible.
Des bruits en provenance du couloir les interrompent dans leur discussion. Sans perdre de temps, ils se cachent dans la capite la plus proche et tentent de disparaître. Deux grosses voix se font entendre à travers la cloison :
-Cette mission sera une vraie fiesta! se réjouie la première.
-Attention, grogne la seconde, légèrement plus grave et trainante. Vos demi-dieux sont connus pour être fourbe alors ne soit pas trop sur de toi. (L'eau se met à couler.) Va chercher le Bobby je vais faire le tour des lieux.
Ils repartent, leur pas faisant trembler le sol. Après avoir patienter une bonne minute, histoire d'être sûrs qu'ils sont bien partis, ils osent parler.
-Préviens Clarisse et ton ami ; moi je vais dans le bureau, j'ai une intuition !
-Ne dis pas "mon ami" comme ça, l'arrête Drago en lui attrapant le bras : à t'entendre on croirait qu'on sort ensemble.
Incapable de se retenir, Drew rie mais acquiesce avant de partir. Pendant que Drago informe les autres, la demi-déesse se rend au bureau qu'elle a quitté il y a peu : son instinct lui disait de prendre les feuilles cachées derrière le tableau. Elle s'en saisit et les cache entre ses côtes et sa robe avant de rejoindre Drago.

Paniquée, la tueuse de Drakon dévisage l'ami de sa jeune sœur comme si les réponses y sont écrites. Elle pose la question fatidique :
-C'est quoi ton prénom ?
-Ben ... Bobby, pourquoi ?

De toute façon, elle n'a pas le temps de répondre à sa question. Les deux groupes se sont rejoins, juste à temps pour profiter de l'explosion qu'il y a eu à l'autre bout du bâtiment. Ils décident de tous descendre, avec un peu de chance Blaise et Nyssa auraient la même idée qu'eux. Dans le pire des cas, ils trouveraient quand même un moyen de les aider.
Mais ça ne pouvait pas être aussi simple bien sûr. À peine sortis, une horde de monstres composé de lestrygons et de demi géants leur fait face, les accueillant avec des sourires édentés. Cependant, Blaise et Nyssa les rejoignent en sautant du deuxième étage. Ce serait génial s'ils n'étaient pas suivis de cinq monstres de plus.

Comme toujours la situation s'annonce mal : une trentaine de monstre, cinq "héros", deux enfants à protéger et zéro renforts. Expédition suicide, c'est sûr ! Mais au moins, ils sauveraient quelques personnes. Peut-être. Ils étaient tous en train de se battre, en cercle avec les deux internes au milieu. La situation est loin d'être en leur faveur : Drew a utilisé toutes ses flèches explosives, les sorciers tentent de préserver leur ressource pour le transplanage du retour quant à Nyssa et Clarisse, elles ne tiendront pas indéfiniment. Résolue à revenir avec toute l'équipe en un morceau, Clarisse se résigne pour l'ultime chance :
-Demi, va à l'intérieur et appelle la ! Tout le monde vers le portail !
Malgré les multiples assauts pour arriver à attraper l'enfant, il réussit à être assez vif et réactif. Mais il faut avouer que ses protecteurs font bien leur travail. Et au moment où ils osent avoir l'espoir de l'emporter, le bâtiment émet un halo blanc. Blanc sale comme si il avait été traîné par terre négligemment. Deux mains se forment au dessus de bâtiment, ouvertes et menaçantes. Mais aussitôt toute leur attention est accaparée par le peu de monstre encore présent devant eux. Eux aussi sont maintenant entourés d'un halo blanchâtre. Et en plus de ça, ils respirent la puissance. Dans le même temps, ils aperçoivent Demi fuir quelqu'un ou quelque chose. Elle trébuche ; ils n'ont d'autres choix que d'attaquer. Durant ce dernier combat, l'attention de Clarisse est mise à rude épreuve. Elle doit protéger Bobby, surveiller Demi, vérifier que personne n'était à terre en train de se vider de son sang et bien entendu se battre.
Clarisse serait rentrée sans aucune blessure "grave" si ce sale géant avait visé quelqu'un d'autre. Il ne restait que quatre ennemis. Quatre c'est rien. Quatre c'est dans la poche. Pourtant il a fallut qu'un géant prenne une des flèches de Drew plantée dans son bras pour la renvoyer à l'expéditeur. Mais la flèche progresse vers Demi ; Clarisse reste figée sur place, son cerveau en surproduction, elle calcule le temps qu'elle peut mettre à atteindre sa sœur mais elle est bien à six voir sept mètres. Clarisse se sent complètement impuissante. Heureusement dans le même temps, Drew décoche une flèche et Drago encercle Demi dans ses bras les faisant transplaner derrière le portail. La flèche de Drew plante la première flèche dirigée vers Demi dans le sol en même temps qu'un bout de fer transperce le bras de Clarisse.

Un vrombissement les fait sursauter. Une moto s'arrête en dérapage juste au portail. La femme descend, prend la mitraillette et se met à fusiller les derniers monstres debout. Évidemment, étant une arme mortel, cela ne les tue pas. Mais ça les désoriente et les affaiblis, assez pour que les jeunes héros se reprennent et les éliminent. Entre temps, la motarde a enlevé son casque révélant ses cheveux cacao, elle était plus vieille qu'elle en avait l'air.
-Maman, salue Clarisse.
Avec une soudaine curiosité, ils détaillent la femme : elle a le même regard déterminé que sa fille. Son corps est entretenue ce qui la rajeunissait. Ses vêtement sont tous ce qu'il y a de plus fonctionnel tout en restant sobre. Elle répondit au salut de sa fille par un hochement de tête. Puis Mme Larue s'accroupit devant les deux enfants, elle embrasse sa fille sur le front avec de donner vingt dollars à chacun pour "s'acheter un souvenir de New-York". Un billet revient aussi à Clarisse, Drago reconnaît Ulysse S. Grant et plaint la jeune femme de n'avoir que cinquante dollars d'argent de poche. Il ne reste plus qu'à quitter cet horrible lieu.

Le groupe a rejoint un petit coin tranquille, presque forestier pour se reposer rapidement avant de transplaner. Les deux enfants sont toujours avec eux. Amée Larue a décidé de leur laisser les gosses, rendant Clarisse furieuse au passage. Déjà que ça blessure ne la rendait pas agréable... Bobby et Demi étaient par contre hermétiques à tout ça, ils avançaient en discutant énergiquement. Drew marchait sur un rythme imaginaire en ondulant les hanches tout en se limant les ongles. Son carquois était rangé sous sa robe, attaché à sa jambe. Magnifiques jambes a d'ailleurs noté Drago.
Maintenant, ils sont tous assis, tentant de se reposer. Drago soigne le bras de Clarisse et Nissa est partie acheter de quoi manger. Le chant fredonné en français par Drew apaise peu à peu tout le monde. Jusqu'à ce que la nourriture arrive. Les deux sorciers regardent les trois grosses boites rouges d'un regards plus que suspicieux tandis que les enfants sautent de joie. Tous se servent sauf les deux jeunes hommes qui retiennent à peine leur grimasse.
-C'est quoi ça ?
-Du poulet.
-Bien sur, voici du poulet mitraillé. Régalez vous et ne faites pas attention à l'arrière goût de poudre à canon.
-C'est simplement du poulet fris. Goûtez avant de faire la tête de toutes façon ya que ça.
Se dévouant, Blaise attrape le poignet de Nissa pour tâter le goût de cette viande. Amusés, ils surveillent sa réaction.
-C'est bon, je le reconnais : c'est pas mal.


Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y ait pas...


Le feu de camp a vraiment été réussi aujourd'hui. Les flammes sont montés facilement jusqu'à cinq mètres ; les Apollons ont mis une super ambiance et les sorciers aussi ont animé en leur apprenant les chansons les plus farfelues de leur répertoire. Côte à côte avec Percy, la fille d'Athéna a passé une merveilleuse soirée, la présence de ses petites sœurs avaient tué sa libido dans l'oeuf ce qui était drôlement apaisant. Après les festivités, Chiron avait insistés pour que ceux qui avaient fait une quête la veille restent pour en discuter. Le centaure étant déjà de mauvaise humeur à cause de l'absence de Clarisse, les jeunes gens n'osèrent protester. Finalement, et malgré l'énervement du professeur, les récits furent divertissants. Surtout grâce aux garçons à vrai dire. Mais au final, Annabeth apprit seulement que la situation inquiétait Chiron. La fille d'Athéna y pensa un peu avant de s'endormir mais sa préoccupation principale venait surtout de LaVeela. Annabeth, espérant qu'un dieu ennuyé ait pitié de son cas, pria pour ne pas rêver de Percy. Ça marcha. Presque.

A peine endormie, elle est complètement appée. Elle se retrouve sur un gros tabouret, dans un hangar sentant l'essence et l'huile. Elle entend en fond un horrible vacarme comme si vingt personnes forgeaient. En se retournant, elle constate que ce sont des automates et qu'en fait, ils sont une quarantaine. Annabeth se repasse les derniers événements ; mais elle ne voit rien qui aurait pu conduire Héphaïstos à vouloir sa mort. C'est plutôt elle qui devrait lui en vouloir : elle ne veut pas que ses péripéties en sous vêtements soient relayées à tout l'Olympe.
-Tu veux voir ce que ça donne ? (Devant son air interrogatif le dieu précise) ton émission.
Rougissante, Annabeth hoche la tête pour une fois peu sur d'elle.
-Pour l'instant, on a que la réclame.
D'un geste de bras, Hephaistos fait apparaître un écran. Une musique envoûtante se fait entendre. Une personne se retourne, la jeune blonde reconnaît rapidement Eros abordant des boucles châtains absolument adorables. Il sourit à la caméra charmeur avant de commencer sa tirade : "Ce siècle dans LaVeela donne la crise une jeune mais magnifique demi-déesse : A-nna-beth ! (Une photo d'elle apparaît plutôt flatteuse faut le dire.) Vous la connaissez sûrement comme la découvreur de l'Athéna Parthénos, la sublime statue de sa chère maman ! (Soudainement, il se met à murmurer.) LaVeela a lancé sa Malédiction. Chers spectateurs, suivez les avancées et les crises de Annabeth fille de la Sagesse face à la brutalité de... la Chose. Seigneurs et Dames, pariez ! Annabeth fille d'Athéna cédera-t-elle à la raison ou à la luxure ?"
La dite fille d'Athéna est choquée. Pétrifiée par ce qu'ils ont fait de sa vie. Comme toujours, ses pensées tourbillonnent dans son esprit mais la première à franchir ses lèvres est sûrement la plus surprenante :
-Mon nom est Annabeth Chase, pas Annabeth fille d'Athéna. Pourquoi mettre autant en avant le fait qu'Athéna soit ma mère ?
-Simple : la dernière fois qu'une fille d'Athéna a eut la Malédiction, elle a offert un spectacle très divertissant à tous.
Par "divertissant" le dieu sous entend sûrement un mort tragique, pense Annabeth. La jeune femme se sent soudainement démoralisée. Complètement démoralisée. La fatalité lui sourit.
-T'as déjà fait plus dure que résister à ta libido, assure le forgeron.
Hors de question d'expliquer que non, elle n'a jamais fait quelque chose d'aussi ardu à un dieu qui s'est fait éconduire par sa mère. Héphaïstos lui tend une ceinture :
-C'est un petit cadeau de la part de certains d'entre nous. Annabeth Chase tu n'es pas seulement une fille d'Athéna.
Sur ces paroles énigmatiques, tout s'efface. Le rêve qu'elle fait ensuite, elle ne tient pas à l'expliciter. D'autant plus qu'il est interrompu ce qui provoque sa frustration.

-Par les dieux Annabeth depuis quand as-tu le sommeil aussi lourd !
-Qu'est-ce que tu fais ici? murmure furieusement la jeune femme en frappant son petit copain pour qu'il cesse de la secouer.
Il ignore sa question , se contentant de glisser qu'il l'attend dehors. Toujours fatiguée, Annabeth se force à se lever et à s'habiller correctement. Elle remarque que sa nouvelle ceinture est là, un peu épaisse. Normalement, puisqu'elle vient du dieu de la Forge, ce n'est pas un cadeau empoissonné. Sortant discrètement de son bungalow après s'être brossé les dents, elle commence à chercher son copain. Il est caché entre deux bâtiments ; lorsqu'il lui sourit, elle manque de défaillir. Elle sourit tendrement en se rappelant l'époque où ce sourire l'énervait.
D'un signe, il l'invite à le suivre. La fille d'Athéna se demande un instant si le sujet est grave. Mais si c'était grave, il lui aurait dit et il aurait eu son air qui dit "j'crois que cette fois on va vraiment mourir". Il traversent la forêt, leur arme à porter de main, arrivés au dernier arbre avant la plage Percy s'assit et la fait tomber. Lui adossé à l'arbre, elle adossée à lui. Malgré l'euphorie irrépressible qui la berce en même temps que le fils de Poséidon caresse son avant bras nu, son cerveau carbure à toute vitesse. Annabeth souhaite comprendre cette sortie nocturne, le pourquoi du comment alors que leurs relations en ce moment sont plutôt... bizarres.
-Arrêtes de réfléchir Puits de Sagesse, conseille Percy en lui pinçant doucement le bras.
Le jeune femme sourit avant de se caler un peu mieux dans les bras de son amoureux. Elle se sent fondre tant elle se sent bien. Le souffle régulier de Percy au creux de sa nuque l'apaise. Mais évidement, ça ne pouvait pas durer :
-J'ai fait un rêve.

Rachel est sortie en pleine nuit. Elle n'arrive pas à se reposer ou à se changer les idées. La "prophétie" qu'elle a dite lui semblait...falsifiée. C'est le mot. Ce n'est pas l'Oracle de Delphes qui a parlé, elle en est de plus en plus sure. Pourtant elle s'est tue. Elle n'a rien dit. Ni à Chiron. Ni à Annabeth. Le fait que quelqu'un puisse s'infiltrer dans ses pensées, contrôler son corps en se faisant passer pour l'Oracle. C'est plus qu'inquiétant. Ça la terrorise. Comme ce soir par exemple.
Dans ses cauchemars la même scène se reproduit : elle est possédée, ses amis ne voient rien, elle les conduit à la mort. Ayant marre de se réveiller en sursaut après une mort douloureuse, elle est sortie de changer les idées. La forêt n'est pas très agréable de nuit. Des bruits n'arrêtent pas de la surprendre, des racines la font parfois trébucher. Et elle prie Apollon pour ne rencontrer aucun monstre ; elle n'a rien pour se défendre. Elle se retourne, certaine d'être suivie. Elle débouche enfin sur la plage.
La mer est calme, elle se sent presque en sécurité. Elle faut même se sentir en sécurité quand elle reconnaît la silhouette de Percy, un peu plus loin. Elle souhaite le rejoindre. Elle le rejoindrait même, si elle ne l'avait pas vu soulever une jeune femme -Annabeth- et l'entraîner pour une balade nocturne. Soudainement très fatiguée , elle fait demi-tour ignorant la peur qui lui tiraille le ventre, elle traverse la forêt. Direction la Grande Maison.
Sur le chemin, elle arrache quelques pans de sa robe mais est trop préoccupée pour y faire attention. Elle a hâte d'être à la Grande Maison, un endroit sûr où elle pourrait se détendre et être en sécurité. Morte de fatigue, Rachel s'appuie sur un arbre. Le mauvais.

A peine s'est-elle affalée contre l'énorme tronc que tout autour d'elle change. Elle se retrouve donc dans une clairière. Enfin, elle n'est pas sûre que ce soit vraiment vrai, ça ressemble plus à un univers mental. Personne au centre mais juste à côté de Rachel deux voix se font entendre. Incapable de bouger, elle se contente d'écouter. Une voix de femme et une voix d'homme.
-Je ne suis qu'un médiateur, aucune raison de s'énerver.
-Vous osez m'accusez avant de me dire de garder mon calme. Estimez-vous heureux que je ne vous tue pas.
-Douce ironie. Romi tu n'aurais pas du les enseigner ; ils ont l'ire forte.
Elle souffle, l'air de se moquer.
-Modernise ton langage. De toute façon, ces gosses n'ont aucune chance. Je n'ai fait que rendre le combat plus intéressant.
-Je transporterai à eux mais peu d'espoir. Ils te-
-Nous sommes espionnés, coupe brusquement la voix de femme.
Dans le même temps, Rachel ressent une vive douleur comme si un boucher tranchait son cerveau. Elle revient directement dans la forêt, là où elle s'est arrêtée. Aucun doute, elle a choisi le mauvais arbre.

Le jeune couple marche maintenant le long de la plage. Ils sont main dans la main ce qui pourrait être romantique vu que tout est réunis : climat frais, pleine lune et vêtements avantageux. Mais le sujet de la discussion -trahison- jette un froid à l'ambiance. Au moment où ils se mettent d'accord pour questionner la vielle le lendemain sur tout ça. Après tout, elle joue peut être à l'agent double. Sauf que ça leur semble pas très crédible dommage.
Ils ne peuvent poursuivre leur discussion à cause d'un bruit suspect. Suspect c'est le moins qu'on puisse dire. C'est le bruit d'un avion volant à basse altitude excepté que ce bruit est fait par un soucoupe volante. Excusez mais un frisbee géant avec une lumière blanche et des néons rouges vous appelez ça comment vous? La seule bonne nouvelle est que l'appareil semble ne pas pouvoir transporter de personne. Oui, c'est une bonne nouvelle ; que voulez-vous quand on est demi-dieux tout est relatif.
-Juste pour être sûr il n'y a pas d'OVNI dans la mythologie grecque ?
Percy se reçoit un coup sur l'épaule tandis que le regard inquiet d'Annabeth reste figé sur l'appareil. Il fait des cercles sur toute la surface de la Colonie.
-Ça sent pas bon, pas bon de tout...
Arrivés à la Grande Maison ils trouvent Rachel endormie sur la table. Ils n'ont pas le temps de se questionner que déjà Chiron les accueille, parfaitement réveillé.
-Je suppose qu'il faut mieux pas que je vous demande comment ça se fait que vous soyez lever en pleine nuit ?

Ils essaient de rejoindre leur bungalow discrètement mais c'est plus dure que battre un drakon. Les deux plus jeunes trébuchent souvent et font pas mal de bruit. Et puis ils sont fatigués, plus ils sont soûlants. Au bout de deux minutes, Clarisse les fait arrêter, certaine d'avoir entendu du bruit. En quelques secondes, Clarisse et Nissa (qui sont aux extrémités) se retrouvent obligé de se défendre. Nissa tombe sous l'assaut mais Clarisse tient à peu près. En les reconnaissant Percy et Thalia se reculent.
-Alors vous êtes partis faire la fête ? questionne Percy le sourire aux lèvres.
-Chiron est furieux, annonce la chasseresse sans même lui laisser le temps de répondre. Quand il a vu au briefing que tu étais toujours pas là...
-On aurait dit qu'il voulait te marcher dessus, termine son cousin avec un sourire joyeux.


9 920 mots c'est pas mal quand même! Surtout quand on calcule pas par rapport au nombre de jours que j'ai eu ! En tout cas je suis contente que vous m'ayez lu. Je voudrais aussi vous passez un petit mot par rapport au review, je n'en quémande pas parce que j'ai horreur des auteurs qui le font mais j'ai eu ma première review sur cette histoire il y a pas si longtemps et elle m'a fait énormément plaisir. En tout cas, review ou pas review je suis très contente de partager cette histoire avec vous et j'espère qu'elle vous apporte un peu de bonheur car je prends beaucoup de plaisir à l'écrire. La suite devrait arriver un peu plus vite, dès que j'aurai éclairci mes idées.

Je vous souhaite de bonnes fêtes ( en toute sécurité ) et pleins de bonnes choses pour 2015 !