Désolée pour le retard de ce cahpitre, j'ai bougé pendant les vacances, vers des contrées lointaines dépourvues d'internet (et/ou d'ordinateur). Nh'ésitez pas à donner votre avis, bon ou mauvais ! (:


Les costumes avaient été livrés quelques jours après l'essayage de Dean. Dans le même temps, Dean avait bien progressé dans sa sculpture, et passait beaucoup trop de temps à textoter avec Castiel. Cependant, malgré leurs constants échanges, Dean ne l'avait pas vu depuis le jour où ils s'étaient rencontrés, ce qui le rendait nerveux.

Il enfila l'un des costumes et s'aspergea d'eau de cologne devant le miroir de la salle de bain. Il attrapa de la cire, et coiffa ses cheveux en une une raie de côté. Il ne faisait pas ça souvent, mais Charlie disait que ça lui allait bien et il supposait que ça irait, peu importe ce que Castiel avait prévu.

Ce mec était une énigme. Oui, il envoyait constamment des messages, et Dean connaissait une tonne de petits, d'insignifiants détails le concernant. Mais il ne savait pas ce que Castiel faisait comme travail, par exemple, ou quels étaient ses passe-temps, ce qu'il attendait de la vie, ou encore, si c'était plus qu'un simple deal pour lui. Ne pas savoir tout ça rendait Dean un petit peu frustré.

Charlie s'assit sur son lit, un coussin dans les bras, alors qu'il était en train de peigner ses cheveux en s'assurant que la cire était bien répartie. Ses yeux de lynx le regardaient. Sam se tenait dans l'encadrement de la porte de sa chambre aussi, les bras croisés, le jaugeant silencieusement du regard. Ils s'étaient tous les deux montrés très suspicieux, jetant des coups d'œil à son téléphone chaque fois qu'il bipait, signalant un message. Il savait qu'ils n'allaient pas laisser tomber maintenant, alors qu'il était sur le point de sortir avec Castiel pour la première fois.

« Donc, c'est un rendez-vous ? » demanda Sam, encore une fois. Dean ne savait plus combien de fois Sam et Charlie lui avaient demandé ça. Il avait arrêté de compter.

« C'est une soirée. »

« Bien sûr. Mais tu as un rendez-vous ? »

« Peut être. C'est quoi, le jeu de vingt questions ? » rétorqua Dean, en fermant le pot de cire.

« Pourquoi es-tu si secret ? Enfin, Dean, c'est nous. Depuis quand est-ce qu'on se cache des choses les uns aux autres ? »

Dean ajusta sa cravate et attrapa son bain de bouche, ce qui avait deux avantages : d'une part, s'assurer que son haleine n'était pas toxique, et d'autre part, le rendre incapable de répondre aux questions des deux autres.

« Je parie que c'est un mannequin, ou quelque chose comme ça. Complètement hors de portée, » le taquina Charlie, avant de prendre un air dubitatif. « Bien que, quand est ce qu'il l'aurait rencontré,.. Est-ce que c'était ça que tu faisais, avant le hockey ? »

Dean désigna d'un geste le bain de bouche qui lavait ses gencives, et essaya de sourire malgré ses lèvres gonflées.

« Est-ce que c'est un nouveau costume ? » insista Sam. « Dean, comment peux-tu te permettre de te payer ça ? L'avancement au match de hockey, le nouveau costume, cette soirée apparemment chic... Tu n'utilises pas de fausses cartes de crédit comme le faisait papa, pas vrai ? »

Dean cracha finalement le bain de bouche, et s'essuya les lèvres au dessus de l'évier.

« Ca ne me coûte pas un centime. »

« Dean, tu te rends compte à quel point c'est louche ? » persista Sam, alors que la sonnette se faisait entendre. Il fit un son empressé, et quitta la salle pour aller ouvrir la porte avant que Dean ne puisse l'en empêcher. Il avait réussi à arriver à la moitié des escaliers, Charlie quelques pas derrière lui, quand il vit Castiel se tenant de l'autre côté de la porte, observant Sam avec curiosité.

Dean se figea, les observant. Il ne se souvenait pas que Castiel était aussi magnifique, mais il ne pouvait pas nier qu'il était incroyablement beau, se tenant là, dans un costard qui allait parfaitement avec celui de Dean, ses cheveux sombres artistiquement ébouriffés. Soudainement, Castiel était une vrai personne, pas une application qui faisait biper son téléphone toutes les cinq minutes.

« Uh, salut ? » Sam interrompit leur échange de regard.

« Eh, tu es le gars qui a acheté l'œuvre de Dean, celle qui n'était pas terminée ! » s'exclama Charlie bruyamment. Les épaules de Castiel se soulevèrent instantanément, comme s'il avait peur d'elle.

« Bon, cela expliquerait bien des choses, » Sam jeta un coup d'oeil à Dean, qui retrouva finalement sa voix. Et l'usage de ses jambes. Il descendit en quelques enjambées et essaya de se rappeler ce qu'il était censé faire avec ses jambes.

« Hey, je suis prêt, » sa voix était comme enrouée. Mais putain, il ne pouvait pas détacher ses yeux de Castiel. Il put à peine tourner la tête vers son frère et sa sœur. « On se voir plus tard, les enfants. Ne m'attendez pas. »

Sam plaça une main devant lui, l'empêchant d'avancer. Dean roula des yeux et lança à Castiel un regard peiné, et Castiel le lui rendit en hochant la tête. Comme s'il comprenait la folie des frères et sœurs.

«Tu vis avec ton assistante ? »

Dean avait envie de grogner de frustration. Chaque moment supplémentaire qu'il passait en la présence de Charlie et Sam était une opportunité pour eux de se rapprocher de la vérité. Pourquoi est-ce que Castiel faisait traîner les choses, alors que c'était lui qui souhaitait rester anonyme ?

« C'est ma sœur. Elle avait besoin d'un boulot, et elle se débrouille bien avec les ordis. »

« La prochaine fois que tu veux emmener mon frère dehors, peux-tu s'il te plaît passer par moi, pour que je puisse m'assurer que Dean n'a rien d'autre de prévu ? » insista Charlie. Castiel lui fit un faible sourire.

« Je demanderai à mes gens de le faire. Mais j'ai un emploi du temps assez serré là, donc, puis-je, s'il vous plaît, avoir Dean pour la soirée ? Je promets de le surveiller et de le ramener en relativement bon état. »

Sam n'abaissa pas son bras.

« Où l'emmenez-vous ? »

« Mon dieu, Sam ! » se plaint Dean. Castiel fit un autre petit sourire désabusé.

« Un très ennuyeux événement de réseautage qui se déroulera au pavillon, sur le cours de golf Maple. Où il y aura sans doute des amateurs d'art qui seront fous de Dean, donc c'est tout en la faveur de son travail. »

Le bras de Sam se baissa légèrement, et Dean tira avantage de ce moment de faiblesse pour avancer, attrapant le bras de Castiel et le tirant en dehors. Ils se pressèrent d'avancer le long de l'allée pour rejoindre l'endroit où Kevin se tenait devant une limousine étirée, semblant s'ennuyer. Il se redressa en voyant Castiel, et sourit à Dean avant d'ouvrir la porte et de les inviter d'un signe à pénétrer à l'intérieur.

Dean n'était pas sur de pouvoir s'habituer à ça, mais Castiel ne semblait rien en penser, se glissant derrière avec grâce et disparaissant dans les profondeurs de la voiture.

« Salut, Kevin, » lui fit Dean en souriant.

« Salut. Vous ferriez mieux de monter, nous sommes être en retard. »

« Ouais désolé, problème de frangins, » expliqua Dean alors qu'il se baissait et s'effondrait dans les sièges arrières. Kevin ferma la porte avant qu''il puisse se retourner pour le faire, et c'est alors qu'il réalisa qu'il était seul à l'arrière d'une longue limousine avec l'homme à qui il avait constamment échangé des message ces derniers jours, et il ne savait absolument pas quoi dire. Il ne pouvait même pas regarder Castiel sans voir son sourire parfait et ses sexy cheveux ébouriffés. Ca faisait putain de longtemps que Dean n'avait eu aucun des deux.

A la place, il détailla l'intérieur de la voiture, les LED répandues sur le plafond et le fin tapis sous ses pieds. Le minibar qui se tenait le long de la voiture, du côté opposé au siège de cuir sur lequel Castiel était maintenant perché. Il s'était occupé, ouvrant une bouteille de champagne et la versant dans deux flûtes à champagne qui étaient suspendues sur le côté de la limousine. Dean remarqua à peine lorsque Kevin démarra, la conduite était si fluide. A la place, il regardait Castiel placer prudemment la bouteille dans un seau prévu à cet effet, sous les verres, avant de prendre les deux flûtes, et d'en tendre une à Dean. Il la prit sans piper mot, déglutissant un petit peu au moment où leurs doigts se frôlèrent, bien que cela ne dure qu'un court moment avant que Castel ne laisse aller.

« Je pense que nous devrions porter un toast, » annonça Castiel. « A nous. »

« A nous ? » la voix de Dean était toujours tendue.

« Oui. Je pense que nous allons faire une excellente équipe. »

Ce n'était pas comme ça que Dean voulait penser à eux, mais il savait que ce serait probablement trop pour Castiel, si il annonçait soudainement que, en fait, il était attiré par lui et ne voulait pas vraiment considérer cela comme un simple arrangement fait pour les affaires. A la place, il frappa son verre contre le sien.

« À nous. » concéda-t-il.

« Es-tu nerveux ? » Castiel était terriblement perspicace.

« Uh, ouais. Je sais pas à quoi m'attendre, là. »

« En gros, tout le monde te parlera de ses dernières réalisations ce qui inclut se faire de l'argent, de l'auto-pub éhontée, et cette fois, les deux en même temps. À moins, je suppose, que tu te fasses coincer par Gabriel et Balthazar dont les vantardises incluront combien ils ont dépensé dans du Cristal, laquelle des actrices avec lesquelles ils ont couché gémit comme un cochon, et les endroits les plus bizarres où ils ont fait l'amour. »

Dean s'étrangla dans son verre et Castiel lui passa une serviette.

« Je suis désolé, ça t'a choqué ? » demanda-t-il lorsque Dean eut finalement retrouvé son souffle.

« Non, non, c'est juste... » il ne savait pas comment expliquer que c'était la manière dont ces mots sonnaient avec la voix graveleuse de Castiel. Ça l'avait complètement allumé. Se raclant la gorge, il continua. « Um, donc tu n'aimes pas les vantardises ? »

« Non. Je n'aime pas non plus la manière dont ils me tournent autour, comme 'Oh Castiel. Je viens d'acheter un château, ça me fait trois châteaux dans mon portefeuille maintenant . Et toi, comment vont tes investissements en propriétés ?' Parce qu'ils ne s'intéressent pas vraiment au fait que j'ai investi dans des propriétés ou pas, ils veulent juste se rendre plus impressionnants parce qu'ils ont trois châteaux de plus qu'un Novak.

« Attends, tu n'as pas de château ? Je suis pas sûr que ce marché tienne toujours. »

« Ta gueule, » Castiel fit un large sourire. « S'il te plaît, fais les juste taire. Je ne suis pas vraiment bon à ça. »

(ndt : ici, le verbe était « deflect », qui signifie littéralement « dévier ». Dans ce contexte, je pense que ça voudrait plutôt dire « empêche les de parler de ça ». Ça faisait un peu long et lourd donc j'ai mis « fais les taire », mais je mets cette note juste pour que vous sachiez que Cas ne dit pas ça de manière violente.)

« Bien sûr que si. Tu m'as tenu tête, dans mon studio. »

« C'est différent avec toi, » Castiel regardait dans son verre, soudainement sérieux.

« Tu ne cherches pas à te mesurer à moi. Tu avais juste faim. »

« Donc, c'est parce que je suis quelqu'un sans importance ? » essaya de plaisanter Dean. Castiel leva la tête et le regarda, ses eux bleux et brllants semblant presque noirs dans la lumière ténue des LED.

« Je ne penserais jamais ça, Dean. C'est parce que tu me fais me sentir à l'aise, comme si je faisais partie de la blague, et que je n'en étais pas le sujet. Et tu ne me mets pas du tout le pression, non plus. Pas comme mes frères, » castiel s'effondra soudainement dans son siège. « Annulons. Kevin, ramène moi. »

« Kevin, ne fait pas ça, » l'interpella Dean plus fort, avant de se glisser dans le siège à côté de Castiel. « Je croyais que tu ne pouvais pas éviter ça ? Ce n'est pas justement a raison de ma présence ici ? »

Il voulait prendre la main de Castiel, la presser, sentir les doigts de Castiel glisser entre les siens, mais il n'était pas sûr que Castiel veuille ne serait-ce que sa présence.

« J'apprécie que tu fasses tous ces efforts pour moi Dean, mais je ne peux pas le faire. Je ne peux pas. Tout le monde veut toujours tout connaître de mes affaires, et la vérité c'est, » Castiel soupira. « La vérité, c'est que je ne suis juste pas comme le reste de ma famille. Je ne suis pas un petit prodige des affaires comme Michael, ou un beau parleur comme Luke. Je n'aime pas faire la fête comme Gabe et Balth. Je suis l'échec des Novak.

Dean sentit un bourdonnement dans sa poitrine. Au diable la prudence, il prit la main de Castiel. Ce dernier ne réagit pas.

« Écoute, Cas, on se connaît pas depuis très longtemps, mais j'aime le gars que tu es. Tu as beaucoup de choses pour toi. Emmerde tous ceux qui n'aiment pas ce que tu es. Et si tu ne veux pas qu'ils découvrent quoi que ce soit, je t'aiderai, d'accord ? »

« D'accord, » approuva Castiel d'une petite voix.

« Donc, on va aller à ce truc, et on va boire beaucoup trop de champagne, et tu vas te moquer de moi quand je vais goûter du caviar et détester, et on restera entre nous autant que possible. »

« Merci. » murmura Castiel. Il prit une profonde inspiration et reprit une gorgée de sa boisson. Dean lui donna une autre pression de la main, puis se força à le lâcher, même si tout ce qu'il voulait était de continuer à le toucher. Il n'avait aucun moyen d'être sûr que Cas soit ne serait-ce qu'intéressé par lui de cette manière et maintenant ne semblait pas être le meilleur moment pour le découvrir. Il ne serait jamais capable de supporter le reste de la nuit s'il se faisait rembarrer.

Ils restèrent muets pendant quelques moments, avant que Castiel ne soupire bruyamment.

« Voilà le terrain de golf. Ugh. »

« Les jeux sont faits, » Dean hocha la tête. Castiel prit la bouteille de champagne et remplit leurs verres à nouveau.

« Kevin, gare toi une seconde. Je ne suis pas encore prêt, » appela-t-il à travers la vitre. Kevin leva le pouce, et remonta complètement la vitre, laissant de l'intimité à Dean et Cas. Castiel se resservit un verre, avala son contenu en une gorgée, et le remplit à nouveau. Dean sirotait le sien tranquillement. Castiel émit un son agité. « Aller, Dean, finit ton verre ».

« Il faut que je sois capabme de archer, Cas. » souligna-t-il. En fait, il avait plutôt peur d'être bourré et de mettre, sans aucune honte, sa langue dans la bouche de Cas. Mais il but quand même un peu plus vite.

« Okay, voilà comment ça va se passer. » Castiel remplit leurs deux verres à nouveau, et reposa doucement la bouteille. « Toi et moi restons ensemble tout le temps, okay ? Si quelqu'un demande si nous sortons ensemble, tu ne dis pas oui, ni non, change juste de sujet. Mais fais en juste assez pour que les gens se demandent quand même. Je ne veux pas passer plus de deux minutes avec n'mporte qui d'autre si je peux l'empêcher, et si je veux qu'on parte, on part. Même si on n'est là que depuis dix minutes et que tu n'as pas encore été dégoûté par le caviar. J'ai dit que j'allais venir, pas que j'allais rester. »

Ses joues étaient légèrement colorées, et Dean voulait poser une main apaisante dessus. A la place, il reprit une grosse gorgée de champagne.

« Donc, on se tient la main ? »

« On peut, » Castiel hocha la tête. « Et quand tu veux me dire quelque chose, chuchote le moi dans l'oreille. Même si c'est juste à propos de la femme du maire et ses quatre mentons. On aura plus l'air d'un couple. »

Dean fit un sourire en coin, et Castiel toqua contre la vitre. Kevin se remit en route, et Castiel finit sa flûte de champagne avant de la ranger. Dean prit son temps pour finir la sienne, et Castiel la lui prit à la seconde où il la termina et la rangea soigneusement. La voiture s'arrêta à l'extérieur du club house, et Dean se leva pour ouvrir la porte. »

« Ne fais pas ça. C'est le travail de Kevin. »

Dean le regarda, et cas haussa les épaules. Plus ils passaient de temps ensemble, plus Dean se posait de questions. Genre, comment Castiel pouvait se sentir si concerné par autant de problèmes, tout en attendant encore que ses employés torchent son cul pour lui. Mais il resta silencieux et regarda Kevin ouvrir la porte avant de se retourner pour offrir une main à Castiel, l'aidant à sortir de la voiture. Castiel la prit, la serra fort, et ne la lâcha pas alors que Kevin fermait la porte. Dean lui murmura un «merci » avant d'entrer avec Castiel dans le club house, Très conscient de tous les flash d'appareil photo qu'il apercevait devant eux. Mais personne ne semblait pointer d'objectif dans leur direction, et Dean fut heureux que Castiel ait toujours tout fait pour rester anonyme. Avec le comportement légèrement déconcertant de Cas, ça aurait été la goutte d'eau.

Ils entrèrent dans la salle principale, se tenant toujours les mains, et furent presque immédiatement accostés par un homme que Dean reconnut comme étant Luke Novak.

« Castiel ! Tu es venu ! Est-ce un signe annonciateur de l'appocalypse ? » Il sembla remarquer soudainement Dean. « Et tu as amené quelqu'un qui n'est pas Meg Masters. Intéressant. » Il regarda Dean de haut en bas, puis se retourna vers Cas. Dean sentit monter un besoin de protection, comme ça lui arrivait normalement avec Sam et Charlie. Luke semblait être un connard, et Dean n'allait pas le laisser faire de mal à Cas. « Donc, est-ce que c'est un canular que tu as mis en place avec Gabriel, ou est ce que ta petite amie et toi avez rompu ? »

« Cas, tu voulais un verre ? » Dean les interrompit, en pressant sa main doucement. Castiel serra la sienne, fort. « Où est le bar ? Excuse nous, » il poussa Luke de l'épaule pour passer et entraîna Castiel plus loin dans la salle, en essayant de leur trouver un endroit discret. Malheureusement, la salle grouillait de gens bien habillés, qui avaient le genre de conversations que Castiel avait édicté dans la voiture. Ils attrapèrent deux verres sur le plateau d'un serveur qui passait, et s'installèrent dans un coin.

« Merci, Dean, » marmonna Castiel doucement.

« Pas de quoi. Luke est un connard. »

« C'est vrai, » Castiel s'appuya contre le mur, et ferma les yeux.

« Oh. Vous vous êtes rencontrés. »

Dean se tourna vers la personne qui venait de parler, et vit Michael qui les étudiat du regard. Castiel grogna légèrement.

« Uh, ouais. Salut. » Dean se sentait troublé.

« Tu n'as pas pris le Armani, » observa Michael. Dean s'assura de ne pas regarder Castiel.

« Uhm, non. J'avais un autre rendez-vous . Je n'ai pas eu le temps . »

« Eh bien, le Cavalli va aussi. Pas aussi bien, mais je suppose que c'est juste une question de goût. »

« J'aime Cavalli, » dit Castiel doucement.

« Voilà, nous avons les mêmes goûts, » fit Dean, essayant de détendre l'atmosphère entre eux.

« En effet. Tu devrais lui parler de ton art, je suis sûr qu'il apprécierait. Excusez moi, je vois que Luke est en train de s'énerver sur la femme du maire. »

Michael lsoupira d'exaspération, et s'éloigna, et Dean se retourna vers Castiel, qui était en train de le regarder en silence.

« Il s'est, en quelque sorte, incrusté à mon essayage. » expliqua Dean. « Il m'a dit que tu étais un fan. »

Castiel ne tressaillit pas, ni ne montra aucun signe d'assentiment, et Dean se demanda ce qu'il avait fait pour l'énerver.

« Quelque chose à propos de cette œuvre dans le Time magazine ? Je ne savais pas que Michael l'aurait lu. »

Castiel ne réagissait toujours pas. Dean se rapprocha de lui, baissant la voix.

« Cas ? Ca va ? Je veux dire, Michael étai concentré sur mon costume, pas sur toi. Ce n'était pas le but ? »

« Castiel ! » s'exclama quelqu'un très fort, et Dean voulut grogner, cette fois, et encore plus lorsque quelqu'un lui frapa dans le dos. « Balth, il est venu ! Je t'avais dit qu'il le ferait, même si Meg est partie pour le week-end. Et à qui est ce beau cul ? »

« C'est ce mec, l'artiste ! Tu te souviens, Gabe ? Castiel n'a pas arrêté d'en parler, pendant des semaines. Tu lui as fait une pipe pour qu'il vienne, Cas ? »

Dean aurait préféré la compagnie de Michael à celle de ces deux là. Castiel s'agrippait fermement à sa main maintenant, tellement que ça en était douloureux. Son esprit s'était volatilisé il ne savait pas quoi dire à Castiel, ou à ses frères.

« Si tu ne l'as pas fait, je veux bien m'y coller. Il a l'air délicieux. »

Dean sentit une main lui agripper les fesses, et fit un bond.

« Mec, c'est pas cool, » il se retourna et lança un regard noir à Balthazar, qui lui répondit par un sourire en coin, comme s'il n'avait rien fait de mal

« On a compris, ton cul est pour Cas, » dit Gabriel, l'air ennuyé. « En plus, Balth, c'est plus drôle d'embêter Amara. »

Ils s'éloignèrent, et Dean chercha le regard de Cas, grimaçant légèrement.

« Désolé ».

« C'est bon. Ils sont intenables. »

« Non, c'est pas bon. J'ai dit que je détournerais l'attention, et je ne l'ai pas fait. »

« Balthazar t'a touché. Je ne t'en veux pas. Je ne le supporte pas. » Il y avait de la colère dans les yeux de Castiel.

« Pourquoi ? » voulut savoir Dean.

« Parce qu'il t'a touché . Ça ne va pas. »

Dean le regarda, complètement sidéré.

« Parce que je suis ton invité ? »

« En partie. Mais aussi parce qu'il ne t'a pas demandé, n'a pas vérifié si tu étais d'accord. Il ne sait pas que t es hétéro. »

Dean sentit ses joues le brûler, et il s'approcha encore plus, sa bouche frolant l'oreille de Castiel.

« En fait, je ne le suis pas. Mais je ne suis quand même pas d'accord pour qu'il fasse ça. Je suis ici avec toi. »

« Il s'attarda un moment, inquiet, se demandant s'il avait été trop loin. Castiel pressa sa main une fois de plus.

« On pourrait dégager rapidement ? Maintenant qu'on s'est montré et qu'on a plus ou moins sociabilisé ? »

« Bien sûr. C'est toi qui décides. »

« Castiel ! » Une voix forte s'éleva à travers la pièce, encore plus forte que celles de Gabriel et Balthazar. Castiel fit un autre grognement frustré, encore plus lorsqu'il y eut un bruit feutré, comme si tout le monde s'était tourné pour les regarder. Dean s'écarta légèrement alors que l'homme descendait. Il avait un visage rond, virant au rouge, des cheveux gris et une calvitie naissante. « On te voit rarement à ces trucs ! Est-ce que Michael te fait finalement rentrer dans le business ? Comme un vrai Novak ? »

Castiel grimaça, et Dean essaya de réfléchir vite, pour dégager le mec. Castiel n'avait clairement pas envie de lui parler. Mais le mec insistait, toujours très fort, comme si Castiel avait répondu.

« Tu as des clients ? Ou alors, tu te crées un réseau ? Que fais-tu, jeune Novak, hmmmmm ? »

« Il supporte un artiste local, » l'interrompit Dean calmement. C'était vrai, dans un sens.

« C'est un superbe investissement, quelqu'un dont on a entendu parler, hmmm, Castiel ? »

« Probablement pas. » continua Dean. Le gars continuait de parler, comme si Castiel avait répondu.

« Merveilleux. J'espère qu'il finira par avoir sur succès. »

Le gars s'éloigna finalement, et Castiel tira Dean dehors avant que qui que ce soit d'autre puisse les aborder.

« C'est bon, ce que j'ai dit, hein ? »

« Ca va, » marmonna Castiel, avant de guider Dean jusqu'à la pelouse à côté. Ils commencèrent à se promener dans le golf, dans le noir, les sons du clubhouse s'éloignant rapidement. »

« Donc, normalement, tu vas à ces trucs avec Meg ? »

« Oui, quand je ne peux pas m'en libérer. On se connaît depuis qu'on est petits. C'est ma meilleure amie. »

« Elle n'a pas vraiment le temps non plus hein ? »

« Non. Chuuut ! »

Dean s'arrêta de marcher, à côté de castiel, toujours main dans la main avec lui. Ils attendirent, écoutant attentivement, jusqu'à ce qu'ils réalisent qu'il y avait quelqu'un tout près, dans les arbres bordant la pelouse. Il y avait des bruits feutrés, des rires et des chuchotements, et Castiel le tira à nouveau ne voulant clairement rien avoir à faire avec ce sur quoi ils étaient tombés -quoi que ce soit-. Dean fut presque impressionné de voir que des gens riches, comme la famille de Castiel, pouvait être comme tout le monde.

« C'est probablement Gabe ou Balth, et une fille qu'ils ont trouvé, » marmonna Cas dans un souffle. « Je déteste ça. »

Dean le prit dans ses bras et lui fit un câlin sans rien dire d'autre, essayant de se concentrer pour aider Castiel à se sentir mieux, et pas sur le fait qu'à chaque minute qu'ils passaient ensemble, il craquait un peu plus pour lui. Il le serra fort, mais Castiel resta immobile, le laissant faire.

« Tu veux qu'on parte maintenant ? » demanda Dean après quelques instants. Castiel sembla s'effondrer dans ses bras, soulagé.

« S'il te plaît. Je vais prévenir Kevin, il viendra nous chercher à l'entrée. »

Ils retournèrent vers le clubhouse où Kevin avait garé la limousine juste devant la porte. Ils montèrent dedans sans parler à personne d'autre, et Castiel s'affala sur le banc qui faisat toute la longueur de la voiture.

« Merci, Dean. Désolé, c'était horrible. »

« C'est bon. Je ne pensais pas que Michael était un tel connard. Je m'inquiétais pour toi, je veux dire, combien d'autres choses ils te forcent à faire. »

« Quelques ventes aux enchères, des anniversaires, et encore quelques-uns de ces événements de réseautage qui ne semblent même pas avoir de vrai but. »

« Outch. »

« Oui. Normalement, la présence de Meg rend ça plus facile. Mais c'était supportable ce soir aussi. »

« Merci ? » Dean n'était pas sûr de savoir si c'était un compliment.

« C'est une bonne chose. Je t'apprécie, Dean. »

« Même si je m'entendais bien avec Michael ? »

« Hmmm ? » Castiel semblait distrait. « Oh, c'était pas un problème. »

« Ouais ? Tu avais l'air un peu énervé. »

« Ne t'inquiète pas pour ça, » Castiel se pencha pour attraper la bouteille de champagne. « Tu veux m'aider à finir ça ? »

« Tu es sûr qu'il en reste ? » ricana Dean. Castiel roula des yeux, et remplit deux autres verres, avant d'en passer un à Dean. « Tu n'es pas obligé de me soûler. »

« Tais toi, » sourit Castiel, se rapprochant Dean sur le fauteuil en cuir. « Bois le putain de champagne. On est près de ton quartier, maintenant. »

Dean prit son verre et le vida d'un trait. Il était déterminé à comprendre cas, durant les prochaines semaines, ne serait-ce que pour savoir si il avait ses chances avec lui. Ils passèrent le reste du voyage jusqu'à la maison de Dean à s'occuper du champagne, laissant cette sensation chaude et agréable se répandre dans leurs veines.

« Donc, quand est-ce qu'on se revoit ? » demanda Dean, alors qu'lis commençaient à descendre le long de sa rue.

« Demain, si c'est bon pour toi ? Meg est toujours en voyage. »

« Bien sûr que c'est bon, Cas. C'est le deal, pas vrai ? »

« C'est toujours plus poli de demander, » contra Castiel avec un sourire. « J'aime quand tu m'appelles Cas, au passage. Tous les autres disent juste mon nom entier. Je pense que mes frères le font pour me faire une remarque, mais la plupart des autres semblent surpris. Genre, j'existe vraiment. »

« Je t'ai appelé le Novak Mystère quand on s'est rencontrés. »

Castiel n'avait pas l'air offensé. La limousine s'arrêta.

« Je sais. Tu ne t'en rappelais pas. Je préfère ça que 'Oh mon dieu êtes-vous Castiel Novak ?' parce que avec toi, ça ne sonnait pas comme un nom d'herpès. »

« J'espérais que tu reviendrais, » plaisanta Dean. « Eh, tu veux entrer ? »

p"Not this time, Dean. See you tomorrow."/p

« Pas cette fois, Dean. A demain. »

« Ouais, demain. Dis moi quand tu arrives chez toi, okay ?

Castiel ne répondit pas, mais le regarda lors que Kevin lui ouvrait la porte et qu'il descendait. La limousine ne s'éloigna que quand Dean ouvrit sa porte d'entrée. Il la regarda partir, puis se retourna pour trouver Sam et Charlie assis côte-à-côte dans les escaliers, leurs visages aussi sérieux l'un que l'autre.

« Tu t'es bien amusé ? » demanda Charlie, alors que Dean fermait la porte d'netrée derrière lui. Il enleva sa cravate et se débarrassa de sa veste.

« C'était bien. »

« Tu rentres tôt. » observa Sam.

« Ouais. »

« Tu sais qu'on veut te questionner sur ton nouveau mec, pas vrai ? » continua Charlie. « Genre, comment il s'appelle, qu'est ce qu'il a dit pour te convaincre de recommencer à sortir, comment il peut se permettre de dépenser dix mille dollars dans une sculpture à moitié terminée ? »

« Dean les regarda tous les deux, appuyé contre la porte d'entrée. Ce n'était pas qu'il ne faisait pas confiance à son frère et à sa sœur, mais il savait qu'ils auraient du mal à croire que Castie était sincère. Ils trouveraient tous les deux quelque chose à lui reprocher. »

« Écoutez, c'est... nouveau. Et je suis encore en train de faire le point. Donc, vous pouvez vous détendre, tous les deux ? »

« Tu le revois quand ? » Sam croisa les bras.

« Demain. »

« Il vient ici d'abord, avant que tu ailles où que ce soit. »

« Okay, papa, » fit Dean en roulant des yeux.

« Coup bas, » remarque Charlie en plissant les yeux. « On essaie juste de te protéger, Dean. »

« Je sais, c'est juste que c'est compliqué, okay ? »

Sam et Charlie échangèrent un regard, l'un de ceux dont Dean se méfiait. »

« Donc, tu vas faire une recherche ? » demanda Sam à Charlie.

« C'est déjà fait. Google Image ne m'a pas beaucoup aidé. Il n'arrêtait pas de me sortir des photos de Michael Novak. » Charlie roula des yeux.

« Eh, pas juste. N'enquête pas sur moi. » se plaint Dean.

p"If you're not going to tell us," Sam shrugged. "What choice do we have?"/p

« Si tu ne comptes rien nous dire... » Sam haussa les épaules. « Quels choix avons nous ? »

Dean soupira. Connaissant sa maîtrise des ordinateurs, Charlie n'avais même pas encore commencé à chercher sérieusement l'identité de Castiel. Ca ne lui prendrait pas longtemps pour découvrir la vérité.

« C'est ilégal, petit avocat . »

Sam haussa les épaules.

« Google images est un moteur de recherche légal. »

p"I'm tired," Dean bluffed. "I'm going to bed."/p

« Je suis fatigué, » prétendit Dean. « Je vais me coucher. »

« Bien. Nous en parlerons quand tu sera bien reposé et que l'alcool aura quitté ton système. »

Ils se levèrent ensemble et descendirent des escaliers, laissant Dean passer entre eux et éteindre la lumière. Mais il ne monta pas se coucher tout de suite à la place, il attrapa un carnet de dessin, un crayon de fusain, et commença à esquisser une grossière image de Castiel. Il avait déjà le béguin pour lui.


Une petite review pour nos Cas et Dean adorés ? \o/