Bonjour à tous =D

comme promis la suite aujourd'hui XD

merci à Julindy, à Noooo Aime, à Luna Lightwood et à Marion pour vos review ;)

voila je n'ai plus qu'à vous dire

BONNE LECTURE

et on se retrouve en bas ;)

Sabrinabella


Chapitre 8: Le Début du Voyage

Le lendemain matin, Alaric et Alrik étaient partis informer le Maire de la Comté de leur départ de Cul-de-Sac pour un voyage, ignorant combien de temps ils seraient partis, pour emmener Bilbon découvrir les terres lointaines originaires de son Père et de lui faire rencontrer cette famille du côté paternel. Alors que Bilbon partit saluer et prévenir la famille du côté de sa Mère qu'il partait en voyage avec ces oncles sur les terres ancestrales de ces ancêtres, et apprendre sur la famille de son Père. Bien que ces derniers n'étaient pas à l'aise de le laisser avec toute une Compagnie de nain, bien qu'il y avait Alaric et Alrik avec lui, comme Gandalf le Gris aussi, ils ne pouvaient s'empêcher de demeurer inquiet pour lui.

Mais le jeune Sacquet les rassura et leur promit de revenir le plus tôt possible, tout en les prévenant que le voyage durera plusieurs mois, autant pour l'aller que pour le retour, mettant une marge de manœuvre sur deux ans. Les rassurant qu'il serait de retour à Cul-de-Sac bien avant aussi. Alors qu'il confia les clés à ses chers voisins, les Gamegie dont Hamefast était l'un de ces amis proches et son jardinier, qui prendrait soin de la maison de ces parents pendant son absence.

Quand il retourna à Cul-de-Sac, promettant de déposer les clés de sa maison dès qu'ils auraient tous quitté la demeure du hobbit, Bilbon constata qu'ils étaient tous prêt à partir alors qu'il ne lui restait de finaliser son sac avant d'entendre appeler son prénom, reconnaissant facilement la voix de ces oncles dans le couloir. Allant les voir alors qu'il avait déjà réunis ces sacs ainsi que son épée naine ainsi que son carquois de flèche et son arc, tout comme le marteau de guerre de son Père attacher à sa carquois et ayant enfilé les perles de sa Mère, cadeaux de son Père, dans un collier qu'il mit autour du cou. Comme un besoin d'avoir la présence de ces parents avec lui, le jeune Sacquet fit face à ces deux oncles, ces derniers l'attendaient devant les appartements scellés de ces parents.

_ Qu'est-ce qu'il y a ?

_ On a tous les deux pensés qu'il était peut être que tu l'enfiles pour ce voyage ; lui fit savoir Alaric à ce propos.

_ Enfiler quoi ? lui demanda Bilbon ne comprenant pas.

_ La tenue que ta Mère a offerte à ton Père pour leur fiançaille, Frérin nous a avoué que c'est aussi l'une de ces possessions qu'il t'a laissé et que tu puisses le porter le moment venu. Je crois que c'est le bon moment ; fit savoir Alrik en désignant de la tête la porte de la chambre des parents du gamin.

_ Frérin souhaitait que tu l'as portes le jour où tu aurais atteint ta majorité hobbit et où il t'aurait emmené en dehors de la Comté pour te présenter au siens ; lui expliqua Alaric.

_ C'est vrai ?

_ Oui. C'était d'ailleurs cela notre surprise pour tes trente-trois ans, celle de t'emmener rencontré la famille de ton Père, bien qu'on aurait jamais pensée voir ces derniers venir jusqu'ici ; remarqua Alrik à ce propos. Alors qu'est-ce que tu en dis ? Prêt à le mettre pour de bon ?

_ Oh que oui ! Souria Bilbon avant d'accourir dans sa chambre pour partir chercher la clé des appartements de ses parents.

Quand il eut la clé en main et qu'il était retourné auprès de ces oncles, Bilbon s'empressa d'ouvrir la pièce et d'y entrée, celle-ci étant éclairé par la lumière qui émanait depuis la petite fenêtre ronde en face de la porte. Se dirigeant vers le mannequin contenant la tenue de voyage naine de son Père, Bilbon s'empressa de retirer le drap qui le recouvrait et détailla celle-ci, ayant du mal à imaginer que dans quelques instants, il allait revêtir cette tenue qui l'avait fait toujours rêvé petit garçon.

_ Allez gamin ! Dépêchons-nous avant que les autres ne viennent nous chercher ; lui fit remarquer Alrik avant d'aviser les bottes au pied du mannequin et ceux de hobbit de Bilbon. Je présume que les bottes, ce n'est pas dans l'idée ? Lui demanda-t'il pour être sûr, même s'il se doutait que dans Erebor, pour passer inaperçus, le gamin aura besoin de ces pieds hobbit et non nain.

_ On va quand même les prendre juste au cas où ; proposa Bilbon.

_ Bon choix Bili ! Accepta Alaric. Tiens, tu auras aussi besoin de ça, une petite protection de plus ; fit-il valoir tout en lui remettant dans ces mains, une cotte de maille.

Une cotte de maille parfaitement à sa taille, lui qui n'était pas une masse contrairement aux autres nains. Celle-ci lui tombait juste sous les genoux, ouverte à mi-cuisse de chaque côté pour lui permettre facilement de bouger ou de courir.

_ Tu l'enfileras au-dessus de ta chemise et sous la tunique, mieux vaut prévenir que guérir comme on dit ; informa Alaric tout en souriant à son filleul.

_ Oui.

_ Allez changes-toi gamin ! On t'attend dehors ! Lui fit savoir Alrik avant de sortir avec son frère pour permettre au petit de lui laisser de l'intimité pour se changer.

S'empressant de retirer sa chemise et son pantalon d'hobbit, comme sa tunique de nain, Bilbon enfila la chemise et le pantalon de son Père, qu'il dut replier les manches comme les bas de son pantalon, avant d'enfiler la cotte de maille par-dessus. Habituer à porter une trentaine de kilo, la cotte de maille qui ne devait pas peser dans les dix kilos à peine, le jeune Sacquet attrapa la tunique bleu sombre de son Père et celle-ci lui tomba légèrement plus bas que les genoux et les manches un peu plus bas que ces coudes. Attrapant sa ceinture avec le fourreau de son épée naine et du petit poignard, Bilbon tendit le bras sur le manteau et stoppa un instant celle-ci, car dès le moment où il enfilera celle-ci, il aura compléter l'entière tenu de son Père, le jour où il avait rencontré sa Mère après avoir été coursé par ces gobelins.

Prenant la profonde respiration pour sceller son destin, celui de se lancer dans la quête de reprendre Erebor à un dragon, portant sur lui la tenue et l'arme de son Père, et les perles de sa Mère autour de son cou. Il y avait des chances pour qu'il ne remette jamais les pieds à Cul-de-Sac, qu'il meurt durant le voyage ou à la fin du voyage contre le dragon, beaucoup de dénominateur qui pouvait être pris en compte.

Mais se secouant la tête, refusant de penser à ce genre de chose alors qu'il allait sans doute, vivre l'expérience la plus riche et vivifiante de sa vie, hors de question de laisser tomber cette chance. Alors qu'il avait le privilège d'apprendre à connaitre son Oncle, le frère ainé de son Père, ainsi que ces deux cousins, les fils de la sœur de son paternel, il ne pouvait pas mieux rêver. Comme de pouvoir discuter avec d'autre nain qui avaient aussi connus Erebor et son Père pour certains, il avait vraiment hâte de débuter ce voyage.

_ Bilbon ! Tu as finis ? Tu as besoin d'aide pour certains trucs ? Lui demanda Alaric.

_ Non Oncle Alaric, ça va ! J'arrive !

N'hésitant pas d'avantage, Bilbon se couvrir du manteau de son Père et ne put s'empêcher de poser son nez dans la fourrure et la serrer contre lui, il était bien. Extrêmement bien. Attrapant son carquois et son sac de voyage, ou il avait attaché la paire de botte naine de son paternel dessus, tout comme la sacoche de plante et remèdes médicinale de sa Mère, qu'il mit sur son dos, Bilbon s'empressa de sortir de la chambre tout en refermant celle-ci et se dépêcha d'aller ranger la clé là où elle avait toujours été mise.

Dès que tout cela fut fait, Bilbon se dépêcha de rejoindre ces oncles qui l'attendaient dans le hall, eux aussi portant leur tenu de voyage, leurs sacs et leurs armes, ils finirent par se tourner vers lui quand ils l'entendirent arriver. Ouvrirent la bouche pour dire quelque chose à son encontre mais la refermèrent très vite quand ils virent le jeune Sacquet les rejoindre en portant la tenue de son Père, attendant qu'ils donnent leur avis.

_ Alors ? J'ai l'air d'un idiot c'est ça ? Sans les bottes et le bas du pantalon remonté, je dois avoir l'air ridicule et…

_ Ce n'est pas ça gamin ! On avait crus… Enfin, que s'était Frérin devant nous, tu lui ressembles vraiment ; lui avoua Alrik.

_ Ne dîtes pas de bêtises ! Je ressemble à ma Mère, hormis les yeux, je n'ai rien d'autre de ressemblance physique avec mon Père et…

_ Crois-nous Bili, tu ressembles bien plus à Frérin que tu le penses, tu verras ? L'encouragea Alaric en se rapprochant de lui. Tu es un hobbit dans la compassion et l'affection mais tu es un nain dans la force et l'esprit, et crois-moi, les autres ne se moqueront pas de toi quand ils te verront ; lui fit-il savoir.

_ Ils nous attendent dehors ? Leur demanda inquiet Bilbon, tout à fait pas sûr d'apparaitre ainsi aux yeux des autres.

Surtout devant le frère de son Père et ces cousins.

Il se sentait réellement idiot en cet instant précis.

_ Oui. Allez, Fils de Durin, à toi d'ouvrir la voie et de nous guider jusqu'à eux ! Clama Alrik solennellement tout en lui désignant la porte d'entrée de Cul-de-Sac.

Ne pouvant s'empêcher de sourire à la manière idiote dont Alrik le salua alors qu'Alaric leva les yeux face aux pitreries de son cadet, il posa une main confiante sur l'épaule de son filleul et l'encouragea d'aller rejoindre le reste de la Compagnie. Ce qu'il fit la seconde d'après, en ayant pris une profonde inspiration au préalable, s'avança d'un pas décidé vers la porte qu'il ouvrit avec aucune hésitation, étant un instant éblouis par la lumière du jour, tout entendant les discussions des nains devant lui qui cessèrent immédiatement à son apparition.

Tentant de ne pas rougir de gêne, Bilbon fit un pas sur le perron de sa porte et attendit que ces oncles sortent à leur tour pour fermer à double tour Cul-de-Sac et continuant d'ignorer les regards qu'on lui portait, le jeune Sacquet alla frapper à la porte des Gamegie. Pour leur remettre la clé de sa maison et leur dire une dernière fois au revoir, tout en ne pouvant s'empêcher de sourire devant les yeux écarquiller d'Hamefast quand il le vit habiller tel un nain, sauf les pieds bien évidemment, qui lui donna un sourire.

Après une dernière accolade et une promesse de revenir bientôt en entier, Bilbon quitta la maison des Gamegie et rejoigna la Compagnie de nain, que tous les hobbits, présent dans les parages, fixèrent interloquer. Tout en observant choquer les vêtements que portait le jeune Sacquet, ces derniers reconnaissant facilement, pour ceux qui l'avaient bien connus, les vêtements que portait autrefois Finn lors de son arrivée dans la Comté.

Après les avoir rejoint, Gandalf donna le signal et emmena les nains à travers Hobbitebourg, droit vers l'auberge du coin, là où le Magicien l'informa que des poneys et son cheval les attendaient pour le voyage. Ce qui leur permettrait de gagner du temps et arriver à Erebor d'ici quelques mois, s'ils n'avaient pas de problème durant le voyage.

Fermant le convoi avec ces deux Oncles, Bilbon souria à Fili et Kili qui lui faisaient signe de venir les rejoindre, eux qui se trouvaient à l'avant, juste derrière Thorin et Gandalf, dont le premier n'avait strictement rien dis lorsqu'il l'avait vus porter les vêtements de son frère. Mais le Sacquet avait parfaitement vus le visage fermer qu'il avait abordé, ce qui lui faisait facilement comprendre que Thorin n'appréciait pas qu'il portait sa tenue. Il n'avait pas besoin de le dire, il l'avait vu dans ces yeux, s'était pourquoi Bilbon n'avait pas rejoint ces cousins, ne souhaitant pas approcher de cet oncle qui ne désirait pas le connaitre.

Ce qui n'était pas le cas de la plupart des nains de la Compagnie, les premiers à venir lui parler furent Bofur et Ori, qui lui avouèrent, sans lui mentir, qu'ils avaient fier allure et ressemblait bien plus à un nain qu'à un hobbit, excepter pour le bas bien évidemment. Ce qui fit rire le jeune Sacquet leur avouant qu'il se sentait plus à l'aise pied nus que dans des bottes, bien qu'il pouvait en enfiler et marcher avec.

Très vite, Gloin et Bombur se joignirent à la conversation sur sa ressemblance avec son Père, pendant qu'Oin et Dori parlèrent avec Alaric et Alrik sur de vieux souvenirs, des bons moments passer ensemble dans les Montagnes Bleu. Mais avant que d'autre nains n'aient pus les rejoindre dans la conversation, surtout Fili et Kili curieux d'en apprendre plus sur leur cousin, finirent par arriver à l'auberge de la Comté, là où les attendaient les dix-huit poneys et le cheval de Gandalf, avec les provisions et les affaires pour le voyage prêt sur leur dos.

Quand chacun eurent leur monture, Bilbon n'ayant aucune difficulté à monter malgré son éternuement, lui qui était allergique au crin de poneys, sortit son mouchoir de la poche de son manteau pour se moucher avant de faire avancer sa pouliche vers Gandalf qui terminait d'harnacher son cheval.

_ Mon cher Bilbon, comment te sens-tu à quelques minutes de notre départ ? Lui demanda Gandalf.

_ Inquiet mais aussi excité et impatient ; lui avoua-t'il en souriant.

_ Je me souviens d'un jeune hobbit-nain qui courrait sans cesse les bois à la recherche des elfes, qui ne rentrait au logis qu'à la nuit tombée en laissant dans son sillage de la boue, des brindilles et des lucioles ; se rappela Gandalf sur la jeunesse de son petit protéger. Un jeune garçon qui aujourd'hui s'apprête à découvrir le monde au-delà des frontières de la Comté, qui va sans doute vivre la plus grande aventure de sa vie ; lui souria-t'il.

_ Il y a tout de même ma partie Sacquet qui me pousse à vouloir rester à Cul-de-Sac ; ne put s'empêcher de faire savoir le jeune Sacquet.

_ Mais tu n'es pas uniquement un Sacquet, tu es Durin et un Touque aussi ! Savais-tu que ton arrière-arrière-arrière-grand-oncle, Taureau Rugissant était si énorme qu'il pouvait monter un cheval ; lui fit rappeler Gandalf à ce propos.

_ Oui.

_ Oui, un cheval. Dans la Bataille des Champs Verts, il a chargé les rangs des gobelins, il a lancé sa massue si forte qu'il a fait sauter la tête du Roi gobelin. Celle-ci à parcourus cent mètres dans les airs et est retombé dans un trou de lapin ; raconta le Magicien. Et c'est ainsi que la bataille fut gagné et le jeu golf inventer dans le même temps ; rajouta-t'il faisant sourire le jeune descendant de Mr Rugissant.

_ Je pense que tu as inventé la fin Gandalf.

_ Toutes les bonnes histoires méritent d'être enjoliver, Bilbon. Toi aussi tu auras quelques histoires à raconter quand tu reviendras de cette quête.

_ Me promets-tu que je reviendrais Gandalf ?

_ Non ; admit le magicien. Tu pourrais choisir de demeurer à Erebor mais si tu reviens, tu ne seras plus jamais le même ; lui avoua-t'il sincèrement sur les risques et les dangers qui pourraient le changer ou le tuer durant ce voyage.

_ Ne t'en fais donc pas gamin, on te ramènera à la maison. C'est une promesse ! Lui promit Alrik en se rapprochant d'eux alors qu'Alaric suivait et approuvait les dires de son frère.

Bilbon allait leur répondre lorsqu'il se mit une nouvelle fois à éternuer à cause de son allergie, le jeune Sacquet farfouilla dans la sacoche de sa Mère pour chercher à potion qui l'aiderait à lutter contre celle-ci. Au moment où Thorin lança le feu vert pour leur départ, Alaric et Alrik chevauchant sur leur poney, suivant Bilbon qui chevauchait auprès du cheval de Gandalf.

_ Tu vas devoir te passer de mouchoir et de bien d'autre chose encore Bilbon Sacquet jusqu'au terme de notre voyage ; lui fit valoir Gandalf sérieusement. Tu as toujours vécus entourer des douces collines et des petites rivières de la Comté, ton village est derrière toi désormais. Le monde est devant.

.oOo.

Ils venaient tout juste de quitter les frontières de la Comté alors que le soleil était encore haut, continuant d'avancer sur la route de l'Est, franchissant les collines, les rochers, les forêts et les contrés verdoyantes, que Thorin continua de fixer le chemin devant lui, ne souhaitant guère se retourner. Luttant contre l'envie de savoir ce qu'était bien en train de faire ou de raconter Fili et Kili pour faire rire le cambrioleur de leur groupe avec ces deux oncles nains, Thorin n'approuvant nullement la familiarité à laquelle ces deux neveux parlaient avec les nouveaux arrivants, même si l'un d'entre eux se trouvait être de la famille.

Le fils de son défunt frère et qui portait ces vêtements. Quand Thorin l'avait vus sortir de Cul-de-Sac, l'attendant lui et les deux derniers nains qui manquaient, il avait eu l'impression de voir, un bref instant, Frérin devant lui. Comme si l'aura de son jeune frère était bien plus présente chez son fils quand ce dernier était totalement vêtu comme un nain… enfin, si on omettait qu'il était toujours pieds-nus et qu'il avait replié le bas de pantalon au-dessus de ces chevilles pour que ces derniers ne les gênent pas en marchant.

Reprenant un masque de froideur comme lui avait appris son grand-père et son père, pour ne rien laisser paraitre devant les autres, Thorin avait très bien remarqué qu'il n'avait pas été le seul à bloquer en remarquant la tenue du Sacquet. Les autres nains de sa compagnie avaient arrêté de parler et l'avaient eux aussi fixés, alors qu'il remarqua du coin de l'œil qu'il n'y avait eu que Fili et Kili qui avaient souris à ce qu'il portait, connaissant parfaitement l'origine de ces affaires.

A un autre éclat de rire dans son dos émanant de ces deux neveux et du fils de son frère, Thorin ne put s'empêcher de grogner et de fusiller le ciel quand il entendit deux galops se rapprocher de lui. L'Héritier du trône d'Erebor n'eut guère besoin de se retourner pour savoir qui venaient d'avancer et de chevaucher à ces côtés.

_ Tu devrais essayer de faire un effort envers lui, Thorin ; lui fit remarquer Balin à son encontre. Il est tout de même le fils de Frérin et un héritier de Durin, c'est un jeune garçon tout à fait charmant et avec de l'esprit. Il n'est pas responsable de la décision qu'a prise le Pince ; lui fit-il savoir.

_ Je fais déjà un effort Balin, puisqu'il est avec nous et non pas chez lui, à la Comté ; répliqua Thorin à l'attention de son vieux conseiller. Pourquoi devrais-je me lier à cet enfant alors que Frérin n'avait nullement l'attention de nous le présenter ? Il ne voulait plus nous revoir Balin. Il préférait rester avec ces hobbits et renier son peuple ; lui apprit-il rageusement sur ce que son frère avait préféré faire.

_ J'ai parlé avec Alaric et Alrik ; fit savoir Dwalin de l'autre côté de Thorin. Je leur ais demander s'ils avaient l'attention de cacher cette enfant à son peuple, après tout, il est peut être un sang-mêlé mais il est tout de même un héritier de Durin, et leur réponse m'a grandement surprise ; rapporta-t'il.

_ Et laquelle ? Lui demanda Balin, voyant que Thorin ne souhaitait guère le demander, bien qu'une légère lueur de curiosité brillait dans son regard sombre.

_ Dans quelques jours, le gamin aura trente-trois ans, l'âge ou les hobbits deviennent adultes et ils avaient l'attention de lui dire toute la vérité, comme celle de l'amener aux Montagnes Bleu pour le faire rencontrer la famille de son père ; leur rapporta Dwalin alors que Thorin n'avait pu s'empêcher de tiquer à ces paroles.

_ Ils ont décidés cela parce que si Frérin avait toujours été vivant, il les aurait empêchés ; fit-il remarquer durement.

_ C'était l'idée de Frérin en faites.

A l'annonce derrière eux, Thorin, comme Balin et Dwalin, tournèrent leurs regards pour croiser celui de Gandalf qui s'était avancé vers eux, laissant ainsi les autres nains parler et rire autour du Sacquet et de ces deux oncles nains.

_ Que voulez-vous dire Gandalf ?

_ Ce que cela veut dire Balin, tout simplement. Plus les années passaient et plus Finn se souvenait qu'il avait été Frérin, tout comme de sa famille aux Ered Luin. S'il est vrai qu'il a désiré demeurer cacher avec Belladone et Bilbon, je lui ai fait remarquer qu'il était un héritier de la ligne direct de Durin, comme son fils et que le moment venus, Bilbon aurait le droit de savoir qui il était réellement ; expliqua Gandalf. Frérin a alors fais un contrat qu'il a fait signer à Belladone, comme à Bilbon qui était encore un enfant, et moi de même, promettant dedans que lors des trente-trois ans de son fils, il les emmènerait tous les deux chez sa famille et qu'il leur raconterait tous. J'avais même donné mon soutien pour les accompagner tous les trois aux Ered Luin, seulement…

_ Alaric et ses frères l'ont retrouvés ; comprit Dwalin.

_ Oui. Ils ont alors essayé de le convaincre de regagner les Ered Luin auprès des siens, quitte à amener avec lui Belladone et Bilbon. Belladone était prête à les suivre, seulement Frérin à refuser, qu'il ne souhaitait pas exposer son fils encore trop jeune au reste de sa famille ; leur confia Gandalf. Bien que Bilbon ne soit pas directement dans les principaux héritiers qui pourraient gouverner Erebor, puisqu'il y avait encore Thror, Thrain, vous Thorin, puis Frérin et ensuite Fili et Kili, il n'était que le sixième successeur possible après Thror. Mais il avait peur ; annonça-t'il.

_ Peur ? De quoi avait-il peur pour son fils ? Il aurait été protégé et respecter dignement, malgré le fait qu'il était un sang-mêlé ; fit remarquer Balin, lui qui savait mieux que quiconque qu'un nain tombait une seule fois amoureux dans sa vie et si Frérin avait choisi Belladone, une hobbite, s'était qu'elle était d'autre que son unique amour.

_ C'est vrai. Le peuple aurait accepté Bilbon aussi bien que Belladone, parce qu'ils aimaient Frérin mais cela n'aurait peut-être pas été le cas des membres proches de sa famille, excepter peut être Dis et ces enfants ; fit remarquer Gandalf.

_ Vous pensez que moi, mon père et mon grand-père nous l'aurions rejeté ? Lui demanda Thorin, bien que sa question sonne plus comme une affirmation qu'une demande.

_ N'êtes-vous pas en ce moment même en train de le rejeter Thorin Ecu-de-Chêne ? Lui demanda Gandalf en réponse, qui elle aussi tintait comme une affirmation. Vous en voulez à Frérin parce qu'il a préféré demeurer loin de vous et des siens, parce que lui, contrairement à vous, n'aspirait à rien d'autre qu'à une vie de paix. Paix qu'il souhaitait pour son fils car il savait pertinemment que le jour ou Bilbon viendrait à rencontrer ces parents nains, vous voudriez sans doute faire disparaitre sa partie hobbite pour ne laisser le nain en lui et le transformer comme vous avez transformé Fili et Kili. Voilà pourquoi il voulait attendre jusqu'à ces trente-trois ans pour vous le présenter, pour qu'il puisse vivre une enfance d'innocence avant d'être jeté dans la dure réalité du monde ; lui fit connaitre Gandalf.

_ Sauf que Bilbon a bien été entrainé et éduqué comme un Prince d'Erebor ; remarqua Balin, se rappelant d'une conversation qu'il avait eu plutôt avec les deux frères, pour connaitre l'enseignement qu'ils avaient donnés au jeune Prince. Alaric m'a rapporté tout ce que lui et Alrik ont appris à l'enfant. Si ce dernier s'est chargé de l'entrainement physique, Alaric lui a enseigné le Khuzdul comme le Sindarin, toutes les histoires de la Terre du Milieu comme les mathématiques, l'astrologie, le droit et la politique. Toutes les matières donner aux héritiers de Durin pour monter sur le trône ou pour soutenir le Roi ; rapporta le vieux guerrier.

_ Peut-être bien Balin, sauf qu'Alaric et Alrik n'ont jamais été violent ou rude dans leur enseignement, contrairement à celui que les héritiers du trône d'Erebor ont eu ; fit savoir Gandalf tout en jetant un regard vers Thorin, le mettant au défi de contredire ces paroles.

Parce qu'après tout, Thorin avait agis de la même façon avec Fili et Kili, ce qui avait été l'une des disputes entre les deux frères. Si le premier neveu avait été éduqué dans les coutumes des futurs Prince et héritiers du trône d'Erebor, l'enseignement prodiguer au deuxième, le plus jeune, avait été plus léger, pas aussi dure qu'avec l'ainé. Thorin savait qu'il était considéré comme un mentor, voir comme une figure paternel pour ces neveux mais s'il agissait comme un chef envers Fili, lui apprenant tous ce qu'il devrait savoir lorsqu'il monterait sur le trône d'Erebor après lui, il agissait plus comme une « mère poule », telle était les mots rapporter par Dis quand elle l'avait vus avec son deuxième fils. Bien qu'il veille sur ces deux neveux, Thorin était bien plus protecteur avec Kili, celui le plus à même des deux frères à faire le plus de bêtise que son ainé.

_ Quand nous nous arrêterons pour la nuit, je testerais moi-même le gamin aux armes ; fit savoir Dwalin, faisant sortir Thorin de ces pensées. J'ai entendus Fili lui proposer un combat quand nous nous stopperons, j'aurais à voir de quoi il est capable ; fit-il connaitre.

_ Je ne crois pas qu'Alaric et Alrik seraient pour un combat contre vous Dwalin, vous risquez de faire plus peur à cette enfant qu'à le tester ; lui fit remarquer Gandalf le sourire aux lèvres, causant le grognement du guerrier, le rire de Balin et Thorin qui levait les yeux au ciel.

Ce voyage allait être extrêmement long pour lui.

.oOo.

Il n'avait pas vus les heures passer, la journée avait défilé à une vitesse qu'il ne s'en était pas rendu compte.

Bilbon avait passé ce début de voyage à discuter de tout et de rien avec Fili et Kili, les autres nains autour d'eux les écoutant et en rajoutant une couche quand ils étaient présents durant les anecdotes. Ainsi le jeune Sacquet apprit de la vie qu'avaient eue Fili et Kili enfant, dans les Monts d'Ered Luin, avec tous les membres de leur famille avant la disparition et la présumée mort d'oncle Frérin. Le jeune nain-hobbit avait raconté à ces cousins les nombreux moments passer avec son Père et sa Mère, comme lorsqu'il aimait bien rester sagement assis sur sa chaise en regardant son Père forger dans sa forge, ou bien aider sa Mère durant ces recherches de plante médicinale pour ces stock et soigner ces patients.

Mais Bilbon avait préféré écouter les récits et les chansons rapporter par Fili et Kili, ainsi que du reste des nains, sur Erebor et autres histoires qui s'étaient déroulés à Ered Luin et arrêter de parler de son Père. Car même s'il adorait parler de lui, le jeune Sacquet pouvait pertinemment voir le dos rigide de Thorin devant eux, lui qui réagissait chaque fois qu'il les entendait rire à cause d'une blague d'un des deux frères ou de Bofur. Bilbon n'avait pas besoin de le regarder en face pour savoir pertinemment qu'il n'aimait pas ça, mais ne s'occupant plus de lui, ne voulant pas assombrir le bon moment qu'il passait avec les nains, ne constatant pas ainsi que Balin et Dwalin avaient rejoint le Seigneur Nain comme le Magicien, il passa le reste de sa journée à se moquer avec ces cousins des méfaits et blagues qu'il avait causé au Sacquet de Besace, ces cousins si détestés du côté de sa Mère.

Quand ils finirent par s'arrêter pour la nuit, ils installèrent le camp aux pieds d'un mur de roc et qui faisait office de corniche sur le côté de leur chemin avec en décor, la vallée qui descendait plus bas entre les chaines de grandes collines de pierre. Alors que Thorin donna ces ordres séparant les nains pour effectuer chacun une tâche : Bofur et Bombur se chargèrent de préparer à manger pendant que Dori et Nori s'occupaient de faire le feu, Ori et Bifur allèrent attacher les montures à côté de leur camp, autour des arbres, pendant qu'il envoya Fili et Kili ramasser du bois pour nourrir le feu, et Alaric et Alrik chasser du gibier s'ils en trouvaient dans les parages alors que le reste se chargèrent de défaire leurs affaires et préparer le camp pour la nuit.

Bilbon était déjà en train d'étaler ce qui lui ferait office de lit pour la nuit, tout en ayant retiré son manteau, juste à côté des affaires de ces Oncles, espérant que ces derniers n'allaient pas repartir dans leur défi maintenant qu'ils étaient en pleine quête. Le jeune Sacquet se demandait s'il n'allait pas se lancer à leur recherche pour voir s'ils ne faisaient pas les idiots, quand il sursauta quand quelque chose le frappa à l'épaule.

Sursautant au coup, qui n'avait été rien d'autre qu'un coup du dos de la main, recouvert de plaque de métal, de Dwalin, ce dernier lui fit signe de se lever et de le suivre quand il le vit mener un peu à l'écart des autres. Toujours restant à leur vue alors que tous les regards étaient rivés sur eux, Bilbon se demandait bien ce qui était en train de se produire quand il eut la réponse quand Dwalin lui lança l'un de ces marteaux de guerre, que le jeune nain-hobbit parvint à rattraper juste avant de se le prendre dans les pieds.

Soulevant ce dernier qui était tout aussi lourd que celle de son Père, Bilbon fixa Dwalin attendant de savoir ce que le guerrier avait en tête lorsqu'il vint à comprendre quand ce dernier attrapa son autre marteau d'une main et qu'il attendit sagement devant lui.

_ Vous voulez qu'on…

_ Je veux voir de quoi t'es capable gamin ! Alors vas-y, charges-moi ? Lui ordonna Dwalin.

_ Avec l'une de vos armes ?

_ Je veux voir si tu es capable de manier une arme aussi lourde que la mienne. Allez vas-y !

Se retenant de dire que le marteau d'Alaric était bien plus lourd que la sienne, Bilbon se mit d'abord à tester l'arme dans ces mains pour être sûr de ne pas être surpris, avant d'aviser Dwalin qui attendait qu'il le charge. Et se remémorant de toutes les attaques, autant les bottes secrètes que lui avaient enseignées ces deux oncles, Bilbon se dit que faire preuve de ruse plutôt que de force face à un tel adversaire, serait ce qui pourrait lui porter la victoire.

Souriant quand il sut exactement quoi faire pour le surprendre, Bilbon chargea de face, droit vers Dwalin qui envoya son marteau vers lui d'un revers du bras droit, sauf qu'il n'atteignait jamais le hobbit-nain. Ce dernier s'était décaler sur le côté gauche du nain et s'était laisser glisser sur le sol pour éviter le marteau, qui lui passa au-dessus de la tête, utilisant son marteau comme d'une accroche sur la cheville de Dwalin, avant de tirer un coup sec dessus tout en s'étant relevé et de donner un coup d'épaule dans le dos du guerrier qui s'écrasa ventre contre terre.

Sous la plus grande stupéfaction des autres nains témoins de la scène alors que les plus courageux d'entre eux, Balin, Bofur et Nori s'étaient mis à rire de la ruse qu'avait usé le gamin pour mettre à terre Dwalin. Alors que les autres détaillaient le hobbit-nain se demandant bien d'où pouvait lui venir cette tactique, tactique qui parut étrangement familière pour Thorin qui fixa Dwalin se relever tout en grommelant dans sa barbe, de s'être laisser surprendre. Tandis que Gandalf se mit à sourire, observant Bilbon s'éloigner du guerrier, veillant à garder le marteau devant lui, pour parer toute éventuelle attaque alors qu'il venait d'appliquer une vieille ruse et une combinaison d'attaque qui ne lui avait pas été enseigné par Alaric ou Alrik.

_ Bravo mon garçon ! Félicita Balin à l'encontre de Bilbon. Hormis moi ou Thorin, personne n'a jamais réussi à mettre mon frère à terre, s'était bien jouer ! L'applaudit-il avec le reste des nains qui se firent fusiller des yeux par Dwalin, pendant que Thorin gardait son attention river sur le Sacquet.

_ C'est bien vrai, même si je ne voudrais pas l'admettre ; avoua Dwalin. Qui d'Alaric ou d'Alrik t'a appris une telle tactique ? Lui demanda Dwalin.

_ Ni l'un ni l'autre, c'est une vieille prise que je faisais contre mon Père pour le faire tomber quand on jouait ensemble tous les deux pendant mon enfance ; avoua simplement Bilbon. Il m'avait rapporté la veille quand il m'a raconté une histoire d'un de ces vieux souvenirs d'enfance, c'est comme ça qu'il mettait à terre son frère quand il ne pouvait pas lui tenir tête par la force ; expliqua-t'il avant de se figer quand il se rappela que le frère en question se tenait à plusieurs mètres de lui.

_ Plus l'ennemi est grand plus il tombe de haut ; se souvenant Dwalin du vieux dicton nain qu'il avait enseigné plusieurs décennies plus tôt à Frérin, alors que Bilbon hocha de la tête à son encontre. Donc Frérin t'a tout de même enseigné quelque chose, très bien ! Allez, c'est repartis gamin, montre-moi ce que tu sais faire d'autre ?

Les quelques minutes qui suivirent, alors que Fili et Kili finirent par revenir avec des réserves de bois pour le feu, le premier râlant parce qu'il aurait voulus être le premier à tester son cousin. Mais il fut heureux que cela soit le guerrier quand il fut mis au courant par Balin avec Kili, de la manière dont leur cousin l'avait mis à terre, les faisant rire. Bilbon poursuivait l'entrainement improvisé que lui donna Dwalin, ce dernier donnant même des conseils au jeune Prince sur certains mouvements ou manœuvre qui pourrait le sauver dans un combat. Tout comme Balin, ainsi que Fili et Kili, et d'autres nains, sur certaines positions ou manière de tenir son marteau et d'autre manière d'esquiver ou de parer un ennemi, le tout sur le regard de Thorin qui demeurait à sa place assis contre la paroi rocheuse et Gandalf assis au pied de son arbre.

_ Qu'est-ce qui se passe ici ?

Se retournant vers la voix, Bilbon vit ces oncles Alaric et Alrik revenir avec de lapins dans leurs mains et fixer interloquer leur protégé avec l'une des armes de Dwalin dans ces mains, faisant face à ce dernier tenant son autre marteau dans sa main. Il ne fallut pas bien longtemps aux deux nains pour comprendre ce qui se passait, surtout sur la position dont ils se tenaient et les quelques mètres qui les séparaient du campement.

_ Dîtes-moi que je rêve ! Tu as attendus qu'on soit partis pour affronter le gamin, Dwalin !

_ N'exagérons rien Alrik, veux-tu ? J'ai le droit de tester les moyens de défenses du gosse pour voir s'il sera capable de se défendre contre des gobelins ou des orques ; répliqua Dwalin à l'encontre du nain.

_ Ce n'est pas une raison de …

_ Ca suffit Alrik ! Ordonna Alaric en faisant taire son frangin. Tout va bien Bilbon ? Lui demanda-t'il en se tournant vers le jeune nain-hobbit.

_ Ca va oui, on ne faisait juste que de s'entrainer ; avoua simplement Bilbon à l'encontre de ces deux oncles pour les rassurer.

_ Je peux reprendre l'entrainement ? Demanda Fili, souhaitant ardemment se mesurer à son cousin si ce dernier était parvenu à faire tomber Dwalin.

_ Non, désolé Fili, mais nous allons manger d'abord et après vous verrez tous les deux ; fit remarquer Bofur sur le fait que leur diner était prêt et que tous se rassemblèrent autour du feu pour déguster leur repas.

.oOo.

Après le repas autour du feu, la plupart de la Compagnie avaient finis par s'endormir tandis que Gandalf fumait sa pipe sous son arbre, pendant que Fili et Kili étaient de garde devant le feu et s'appuyant contre la roche, alors qu'un peu plus loin, assis contre un rocher, Thorin réfléchissait.

Réfléchissait à tout ce qui s'était produit depuis la découverte du fils de Frérin et de la survie des gardes personnels de son frère, Thorin fixa le ciel étoilé tout en se remémorant la discussion qu'il avait eu plutôt avec le Magicien. Que Frérin avait eu l'intention de faire connaitre son épouse et son fils à sa famille, dès que ce dernier aurait finis par atteindre sa majorité parmis les hobbits, Thorin ne savait pas trop quoi en penser ?

Comme cette ruse que le cambrioleur avait usée contre Dwalin pour le mettre à terre, durant leur enfance, Frérin le lui avait déjà fait quand il ne parvenait pas à le battre aux armes, il utilisait cette méthode pour avoir le dessus sur lui. Et il réussissait à chaque fois, Thorin devait bien se l'avouer.

Mais Thorin devait lui aussi se mettre en cause, après tout, s'il n'avait pas repoussé son frère, à de nombreuses reprises, jamais ce dernier ne se serait éloigné d'eux et rester loin d'eux pendant ces vingt années. Frérin n'aurait pas eu besoin de craindre pour la perte d'innocence de son fils, comme cela avait été le cas pour Fili.

Rien que de repenser à ça, raviva cette discussion qu'il avait eue avec son jeune frère sur l'éducation de Fili, le prochain héritier. Dispute pour être plus précis.

_ Tu n'as pas le droit Thorin !

_ Nous en avons déjà parlé Frérin et la décision est prise. Fin de la discussion !

_ Mais par Mahal, Thorin, Fili n'est encore qu'un enfant ! Laisse demeurer innocent pendant quelques années encore et rester avec Kili, tu ne veux tout de même pas les séparer déjà ? Lui demanda inquiet Frérin tout en courant après son frère, ce dernier ayant pris la direction de la demeure de Dis dans les Ered Luin.

_ Arrête de dire de pareilles sottises Frérin ! Je ne vais pas les séparer, je vais seulement donner des leçons à Fili, il pourra toujours jouer avec Kili, ne t'en fais donc pas pour cela ! Lui fit remarquer Thorin.

_ Sauf qu'il ne sera plus le même quand tu commenceras à l'entrainer Thorin ! Tu vas le transformer en une parfaite copie de toi et Kili se sentira de côté !

_ De quoi est-ce que tu parles ? Lui demanda Thorin n'en pouvant plus et se retournant vers son cadet, plongeant son propre regard bleu dans le sien.

_ Tu sais pertinemment de quoi je parle Thorin ! Quand nous étions à Erebor, tu ne m'as jamais pris de haut ou clamer haut et fort que ton opinion avait plus d'importance que la mienne parce que tu étais l'ainé ; lui fit savoir Frérin. Tu en veux au monde pour nous avoir abandonné ce jour-là mais toi, tu m'as abandonné Thorin. Malgré tout ce qui s'est passé, je suis toujours resté le même mais toi tu as changé, tu n'es plus le frère que j'aimais. Alors vas-y, je t'en prie ! Va détruire la relation fraternel de Fili et Kili comme ce que tu as fait pour la nôtre ; répliqua-t'il avant de s'éloigner de son frère, tout en le bousculant au passage et se dépêchant d'aller chez leur sœur, la prévenir de la décision que leur ainé avait pris concernant son premier fils.

Si Thorin avait fait plus attention à ça, compris que Frérin ne voulait pas d'un chef mais de retrouver son frère, peut être que beaucoup de chose aurait été différente. Comme celle de prendre en compte ces avis, chose qu'il avait faite après sa disparition. Thorin avait toujours veillé à ce que l'entrainement de Fili pour être le prochain héritier, n'écrase pas ou créer des possibles conflits entre eux et ce dernier avait été heureux de constater que leur lien n'avait fait que se renforcer au cours des années.

Si Kili aidait Fili dans certaines leçons diplomatiques ou autre, Fili, lui, veillait sur l'entrainement physique de Kili. Oh que oui, Fili et Kili étaient tous les deux si soudés qu'ils pouvaient agir tous les deux en symbiose sans avoir besoin de se faire des signes ou de se concerter, comme si par moment, ils n'avaient qu'un unique cerveau pour deux. Comme cet instant précis alors qu'ils s'amusaient à effrayer leur cousin, comme si s'amuser sur une attaque d'orque était drôle.

.oOo.

Ayant promis à Fili de l'affronter demain soir, ayant déjà des courbatures aux bras et surtout au jambe pour être rester trop longtemps assis sur son poney toute la journée, chose qu'il n'avait pas l'habitude, Bilbon avait été l'un des premiers à se coucher. Seulement, le fait qu'il se trouvait sous le ciel étoilée et plonger dans une aventure ne l'aidait nullement à s'endormir, comme le fait que le ronflement de Bombur derrière lui, qui se trouvait bien plus sonore que ceux de ces oncles, l'empêchait vraiment d'essayer de s'endormir.

Se redressant sur sa couche, tout en avisant le nain en question qui continuait de ronfler la bouche grande ouverte, aspirant des papillons de nuit qui tournait au-dessus de sa tête avant de les « recracher » quand il soufflait. Voyant qu'il ne pourrait pas se rendormir avant un bon moment, Bilbon préféra d'abord aller se dégourdir les jambes, tout en renfilant son manteau, avant de regagner le feu de camp et de tenir compagnie à ces deux cousins devant ce dernier, ou Fili fumait calmement sa pipe pendant que Kili semblait sculpter quelque chose dans un petit morceau de bois.

Passant devant Gandalf, fumant sa pipe sous son arbre, tout en lui souriant, Bilbon s'avança vers les poneys et alla rejoindre celle qu'on lui avait confiée pour ce voyage, tout en veillant à ne pas être regarder par les autres.

_ Ca va ma belle, t'est une bonne fille ; lui souria Bilbon tout en lui caressant le front avant de plonger sa main gauche dans la poche de son manteau pour en sortir une pomme qu'il tendit à la pouliche. Ce sera notre petit secret Myrtille, ne le dis à personne ? Lui demanda-t'il dans un murmure amuser, tout en lui souriant et continuant de la caresser.

Quand Bilbon vint à entendre un drôle de son dans la nuit, semblable à un sifflement rauque assé étrange, qu'il ne fut d'ailleurs pas le seul à entendre surtout quand il vit, derrière lui, Kili redresser la tête de ce qu'il était en train de faire.

_ Qu'est-ce que c'est ? Lui demanda Bilbon, tout en désignant la vallée devant eux.

_ Des orques ! Déclara avec sérieux Kili tandis que Fili baissa sa pipe tout en avisant son frère, alors que Thorin s'était redressé de sa place.

_ Des orques ? Demanda Bilbon quelque peu inquiet en se rapprochant du feu de camp, tout en fixant l'horizon, se demandant bien ou pouvait être ces derniers comparé à eux, avant qu'une folle idée n'apparaisse dans sa tête. Amusant Kili, tu me fais marcher pas vrai ? Lui demanda-t'il tout en espérant que s'était bel et bien une blague.

_ Des égorgeurs, y en a des douzaines dans le coin ; confia Fili comme si de rien n'était. Les Terres Solitaires en sont infestés ; rajouta-t'il.

_ Ils attaquent au petit jour quand tout le monde est endormis ; lui confia Kili. Vite, sans un bruit, sans un cri. Les mares de sang ; fit-il savoir.

Alors que Bilbon se détourna de ces cousins et observa l'horizon dans la nuit, pour tenter de les voir, il ne vit nullement Kili tourner un regard vers Fili avant de pouffer avec lui. Mais leur blague fut de courte durée, quand quelqu'un vint les interrompre.

_ Vous trouvez ça drôle ? Leur demanda une voix autoritaire.

Se tournant vers celle-ci, Bilbon constata que Fili et Kili s'étaient bel et bien moquer de lui, leur voulant un petit peu alors que Thorin s'avançait pour les gronder.

_ Vous pensez qu'une attaque d'orque est une plaisanterie ?

_ On ne pensait pas à mal ; s'excusa Kili avant de se tourner vers Bilbon. Désolé Bili ; s'excusa-t'il ensuite à son encontre.

_ Non, vous ne pensiez pas. Vous ignoriez tout du monde ! Leur fit savoir Thorin en s'éloignant du camp et se plaçant à quelques mètres devant Gandalf, les mains croisées dans le dos et fixant la nuit noire.

_ Ne t'en fais pas mon gars ; rassura Balin à l'attention des garçons après s'être lever de sa couchette. Thorin a plus de raison qu'un autre de détester les orques ; leur avoua le vieux conseiller.

Pendant que Kili baissa la tête alors que Fili vrilla un regard sur son oncle, tandis que Bilbon s'installait devant le feu et porta son regard sur ce dernier.

_ Est-ce à cause de ce qui est arrivé à mon Père à Azanulbizar ? Lui demanda Bilbon voulant savoir.

_ L'une des raisons ; confia Balin. Après que le dragon est pris la Montagne Solitaire, nous avons fuis jusqu'au Montagne Bleu, puisque nous ne pouvions retourner dans la Moria, notre ennemi était déjà dans la place. Transportant avec nous nos femmes, nos enfants et nos vieillards, le Roi Thror décida que le moment venu, après une longue préparation, nous irons reconquérir l'ancien royaume des nains. Cela nous a pris près de vingt ans pour pouvoir rassembler nos hommes, comme de préparer le voyage à notre armée. C'est quelques jours avant le départ pour la Moria, qu'Alaric et ses frères ramenèrent Frérin parmis nous ; raconta-t'il.

« Il y eut ce soir-là, une grande fête pour fêter le retour de notre jeune Prince. Celui-ci refusa de dire où il était depuis tout ce temps passer et même ces trois nains, Alaric, Alrik et Alrim refusèrent d'avouer au Roi Thror, comme à Thrain et à Thorin ou ils étaient pendant ces vingt dernières années. Frérin a alors fait savoir qu'il n'était seulement revenu pour nous aider à reprendre la Moria et qu'il retournerait là où était sa véritable place. »

_ Maintenant je peux comprendre son vœux de revenir auprès de sa famille ; souria Balin à l'attention de Balin. Durant tout le voyage jusqu'à la Moria, ton Père est resté très distant avec nous, même s'il était heureux de nous revoir. Quand nous sommes arrivées au Porte Est de la Moria en franchissant la montagne, nous nous sommes retrouvés face aux légions d'orques qui habitaient dans la Moria, conduites par le plus ignoble de toute leur race, Azog le Profanateur. Le Grand Orque de Gundabad s'était juré d'éliminer la lignée de Durin ; leur rapporta-t'il.

A cette annonce, Bilbon ne put s'empêcher de frémir alors qu'il tourna son regard vers Thorin qui n'avait pas bougé de sa place.

_ Il commença par… décapiter leur Roi ; avoua Balin tristement, se remémorant cette scène alors que Bilbon s'était figer d'effroi à la façon dont son arrière-grand-père paternel avait été tué. Thrain, le père de Thorin devint fou de chagrin qu'il disparut, était-il prisonnier ou mort ? Nous n'en savons rien. Nous étions sans chef, vaincus et la mort nous guettait ; leur confia-t'il.

« Azog le Profanateur était en train de charger droit sur Thorin au prise avec des orques alors qu'il tentait d'aller vers l'orque pâle. C'est alors que Frérin est apparus de nulle part et à charger Azog, empêchant ce dernier de prendre en traitre son frère par d'ailleurs. Aider par Alrim, ils firent tous les deux face à l'orque pâle mais Azog les prit une fois encore en traitre, leur faisant croire qu'ils étaient parvenus à le fatiguer. Frérin et Alrim allèrent tous les deux l'abattre mais d'un revers de sa massue, il les envoya tous les deux volé dans les airs. »

_ Si Alrim mourut sur le coup, se fracassant la nuque en retombant sur un rocher, ce ne fut pas le cas de Frérin ; avoua tristement Balin, les larmes aux yeux en observant Bilbon. Ton Père est retombé droit sur une lance brisé qui s'est enfoncé dans son dos, au niveau de l'abdomen, qui ne l'a pas tué d'un coup. Frérin était en train d'agoniser quand Azog se dirigeait vers lui pour le tuer et c'est là, que je l'ai vus ; lui souria le vieux guerrier tout en portant un regard vers Thorin.

Regard que leur portèrent Fili et Kili, autant que Bilbon, les larmes dans les yeux, connaissant enfin de quelle façon son Père était tombé. Alaric et Alrik avaient toujours refusé de lui dire comment il avait été tué, lui disant simplement qu'il était tombé pour tenter de protéger la vie d'un nain à laquelle il tenait beaucoup.

Son Père avait donné sa vie pour celle de son frère.

_ Un jeune Prince nain affrontait l'orque pâle. Il se battait seul contre cet ennemi redoutable ; leur raconta le vieux guerrier. Sans armes et sans bouclier, il n'avait plus qu'une branche de chêne pour se protéger, terminant par attraper une épée naine derrière lui, Thorin parvint à trancher le membre gauche de l'orque pâle. Azog, le Profanateur comprit ce jour-là qu'il ne serait pas si aisé d'éliminer la lignée de Durin ; leur expliqua-t'il à l'encontre des trois plus jeune héritiers de Durin.

« Nos forces se rassemblèrent et repoussèrent les orques. Notre ennemi avait été vaincu. Mais il n'y eut ni festin, ni chant cette nuit-là. Nous étions accablés de chagrin devant la mort de tant des nôtres. Nous étions peu à avoir survécu. Les corps de Thror et de Frérin furent brûlés dignement comme celui de tous nos autres frères tomber au combat, nous n'avions pas le temps de les ramener tous chez nous. »

_ Et je me suis dit alors, il y en a un que je pourrais suivre. Il y en a un que je pourrais appeler Roi ; déclara solennellement Balin tournant son regard vers Thorin qui finit par se retourner vers lui.

Ce dernier croisant le regard de tous les nains de la Compagnie, tous avaient finis par s'éveiller devant le récit de Balin et tous observaient leur Roi, approuvant par leur geste les paroles du vieux guerrier.

_ L'orque pâle ? Demanda Bilbon à l'attention de Balin, après avoir essuyé ces yeux pour effacer ces larmes. Qu'est-il advenu de lui ?

_ Il a regagné furtivement le trou d'où il était sortis ; lui répondit Thorin alors qu'il partait regagner sa place. Cet être infâme est mort de ces blessures depuis longtemps ; le prévena-t'il.

Tandis que personne n'avisa le regard que Balin lança au magicien, bien que Bilbon le remarqua mais n'en parla point, préférant repartir s'installer dans sa couchette. Alors que tous finirent par retourner se coucher pendant que Gandalf montait la garde, personne ne virent sur la falaise voisine de la leur, à une centaine de mètres d'eux, cacher par les énormes pins, des ombres se cacher et les fixer, attendant sagement de recevoir les ordres.


Voila pour ce chapitre :)

j'attend avec impatience de savoir ce que vous en penser =D

le chapitre 9 sera pour lundi avec la première grande discussion entre Thorin et Bilbon =D

bon week end à tous

biz

Sabrinabella