Bonjour, Bonsoir.
Je vous remercie pour vos reviews, favs & follows.

Je rappelle que cette fiction est centrée sur les Nephilim, enfants Destiel, Sabriel et autres couples donc des OCs. Pour ceux qui aimerait voir plus les personnages de la série, je m'en excuse mais ils ne seront que secondaire ici et très peu présents dans les premiers chapitres. Je ferai très probablement un Préquel (suite directe du chapitre 0) plus tard qui sera centré sur eux.

Bonne lecture.

Musique : Ed Sheeran- Who You Are


L'étranger (II) - Smell It, Feel It.

Dès que je l'ai vu j'ai su. Ou du moins je l'ai senti.

Je savais que cette soirée allait mal se terminer, mais à ce point quand même... Je soupire et masse ma nuque endolorie avant de tourner la tête pour observer le corps étendu sur le matelas. Il est là, allongé sur le lit et dort d'un sommeil profond. Il ne semble pas vouloir se réveiller bien que la matinée soit déjà bien entamée. C'est qu'hier, il s'est écroulé sans prévenir et je ne savais plus que faire. Heureusement, Oncle Jo n'a pas tardé à débarquer et m'a rassuré. Le pauvre bougre était juste tombé à cause de la fatigue ! C'est en me penchant pour le ramasser qu'effectivement je puis m'apercevoir qu'il respirait bel et bien et qu'il était en train de dormir. Sérieusement ? Est-ce que c'est une façon de s'endormir, comme ça, n'importe où et n'importe comment ? Il devait être sacrément en manque de sommeil. Je suppose que l'alcool et la bagarre a dû l'achever. Et maintenant il récupère chez nous, car évidemment, on ne pouvait pas le laisser comme ça à Moose City. J'ai donc dû le traîner jusqu'à la voiture et nous sommes rentrés au Ranch, Oncle Jo au volant. Puis je l'ai déposé sur le lit de la chambre d'ami avant d'aller moi-même piquer un somme. Je soupire à nouveau et me lève de mon siège lorsque j'entends Oncle Jo crier quelque chose en bas. Ça signifie qu'il est temps pour moi de descendre. Je secoue la tête en souriant car je sais que c'est l'heure grâce à son cri. Tous les matins, à sept heure vingt-sept tapante, il râle tout seul pour un rien. Il doit être paramétré pour ça ou quelque chose de ce genre. Je descends les marches rapidement et salut mon oncle qui se débat avec des fils emmêlés.

-Bonjours mon Oncle.

Le petit bonhomme aux cheveux blancs se tourne vers moi et plisse les yeux. Je tente de me soustraire à son regard mais c'est peine perdu.

-Viens voir par-là mon garçon.

Je m'approche à contre cœur et ne pipe pas un mot. Oncle Jo m'attrape par le menton pour que je le regarde dans les yeux. Je m'y oblige malgré moi, baissant les yeux vers lui car il fait une tête et demie de moins que moi. Il observe ma lèvre encore gonflée et le bleu sur ma joue de son regard perçant. Je peux vous dire que je ne fais pas le fier.

-Eh bien... Tu l'as pas volé celle-là.

Je serre les dents sous la culpabilité. C'est vrai que je lui avais promis de ne plus me battre. J'ai déjà eu quelques altercations avec Andy et sa bande par le passé. J'étais une de leur victime favorite car il savait que je ne répliquerai pas. J'ai toujours été quelqu'un de discret qui voulait passer inaperçu, prenant la fuite lorsque les ennuis arrivaient. C'est pourquoi je sors peu en ville, seulement quand cela est nécessaire. Je préfère rester au Ranch et travailler auprès des animaux. J'aime le grand air et la sérénité des lieux. Bon bien sûr, il y a Oncle Jo, il est un peu rustre et pas vraiment bavard, sauf quand il boit. Mais il a besoin de moi, je suis son homme à tout faire et ça me suffit largement. Les gens de la ville n'aiment pas trop Jo car il est le stéréotype du vieux con grincheux et je pense que c'est pour ça qu'il s'est retranché dans son Ranch, loin de la civilisation. On ressemble à des misanthropes comme ça. Peut-être qu'ils ont raison, mais je me fiche bien de leur opinion. De toute façon, je ne suis pas prêt de remettre les pieds en ville de sitôt avec ce qu'il s'est produit hier. Je ne sais pas ce qui m'a pris d'ailleurs, je n'ai juste pas pu m'empêcher de remettre Andy à sa place. Bref, j'allais m'excuser et dire que ça ne se reproduirait plus car je sais qu'Oncle Jo a une réputation à tenir que je ne veux surtout pas entacher. Il faut bien qu'il garde ses clients pour vivre et s'occuper des bêtes.

J'ouvre la bouche mais il me devance.

-Et l'autre il est dans quel état ?

-Pas prêt de se relever. Je réponds.

Un sourire naît sur son visage et je suis surpris de trouver une pointe de fierté et d'amusement dans ses yeux gris. Je pensais pourtant qu'il allait me passer un savon. Mais non.

-C'est Andy... Il recommençait son tapage en prenant pour cible ce gars-là. Je me sens obligé de rajouter pour justifier mes vils agissements.

-Hm. Bien fait pour lui. Marmonne-t-il dans sa barbe en réajustant ses lunettes et en essayant de défaire un nœud. P'tit con.

On est d'accord sur ce point au moins. Je ne sais pas si la dernière insulte m'est adressée par contre mais je n'ose rien dire.

-Et lui il s'est réveillé ? M'interroge Jo en parlant de ce fameux James qui repose à l'étage.

-Non, pas encore...

-Le gamin a besoin de récupérer. Acquiesce-t-il. Vous faites une sacrée paire tous les deux, vous avez de la chance de vous en être bien sortis.

Je hoche la tête, restant silencieux.

-Bon maintenant va t'occuper des chevaux. M'ordonne-t-il en agitant la main vers la sortie pour que je dégage du plancher.

Ces petits moments d'indulgence sont rare chez lui, et je sais les apprécier quand ils se présentent. Je lui obéis donc sur le champ avant qu'il ne redevienne le Jo bougon et acerbe et qu'il change d'avis et décide de me tuer pour avoir fait l'idiot en ville. Je sors dans la cour et me dirige vers les boxes. Oncle Jo possède trois chevaux dont je m'occupe comme si c'étaient les miens.

En les bouchonnant, je me repasse encore la scène qui s'est déroulée hier soir. Lorsque je l'ai vu entrer dans le bar, lui est sa dégaine qui ressort du lot, je ne pouvais comme tous les autres que le remarquer. Il ressemble à un baroudeur ou un cow-boy d'un autre temps, habillé de ses boots et son jeans poussiéreux, d'une chemise blanche plus très blanche et d'un manteau vert foncé beaucoup trop long et trop lourd pour la chaleur qui fait en cette saison. Ses cheveux châtains plaqués vers l'arrière qui lui tombent dans la nuque et sa barbe mal rasée lui donnent un air négligé. Il a pourtant l'air d'avoir mon âge, avec quelques centimètres de plus que moi. Il s'est dirigé vers le comptoir pour commander à boire et j'ai continué de suivre la discussion sur laquelle étaient mes compagnons de table, sans pouvoir m'empêcher de jeter quelques coups d'œil distraits vers ce drôle de gars. Et dès que je l'ai vu, je l'ai senti. Je savais qu'Andy allait faire du raffut quand je l'ai vu arriver, lui et ses amis, boissons à la main et riant bien haut et fort pour qu'on les entende. C'était exaspérant. Il bouscula le cow-boy en reculant et c'est à ce moment-là que mon attention se posa tout entièrement sur eux. Je le connais assez pour savoir qu'il n'allait pas laisser cet homme en paix, peu importe que ce soit sa faute à lui ou non que leur dos se soient percutés. Andy aime chercher des noises à tout le monde point. Et je n'allais pas lui laisser ce plaisir, non, pas cette fois. Cette altercation n'avait aucun lieu d'être et j'avais bien l'intention de lui faire savoir. Je déteste que l'on s'en prenne à autrui pour des choses aussi insignifiantes, juste par divertissement, juste pour blesser. Quel idiot je suis. Je ne fais pas le poids et pourtant... Je me suis jeté dans la bataille et ça m'a fait un bien fou. Je me suis vengé de tout ce qu'il a pu me faire subir et tout ce qu'il a fait subir aux autres. L'inconnu s'en sortait plutôt pas mal aussi et lorsqu'on a réussi à attraper Andy par les bras, on l'a envoyé direct balader dehors. Ce n'était plus le moment de rester là et je l'ai fait comprendre en entraînant le cow-boy à ma suite en dehors du bar où la bagarre continuait encore. On s'arrêta dans la pénombre du bâtiment un peu plus loin dans la rue pour reprendre notre souffle et laisser l'adrénaline retomber. J'ai tout de suite senti des douleurs aux mains, au torse et à ma lèvre qui me lançait. Quelle connerie. Et l'autre qui commençait à rire ! Je suis avec un fou et je suis fou moi aussi. Il trouve ça palpitant de ce battre ! Bah tient, il n'est même pas d'ici ! J'essayais de me calmer mais j'étais en colère. En colère contre moi-même pour m'être laissé emporter.

-En tout cas, le moins qu'on puisse dire, c'est que cette petite brute a eu son compte. Tu lui as foutu une sacrée déverrouillée !

Je me suis tourné vers lui et le regarda, incrédule, le détaillant pour comprendre comment ce gars fonctionnait. Puis j'ai finalement laissé les traits de mon visage se décrisper, et j'ai oublié ma colère pour afficher un petit sourire amusé.

Il s'est présenté à moi comme étant James Urban et j'hésitais un instant à serrer la main qu'il me tendait. C'est une drôle de façon de rencontrer quelqu'un. Sa main était brûlante et j'ai senti comme un courant passer entre nous. C'était tellement étrange comme sensations que j'ai eu le réflexe de retirer ma main et j'ai dû cligner des yeux pour m'en remettre. Urban m'a regardé comme s'il m'avait poussé une deuxième tête. Il a soufflé un "C'est toi" et je l'ai vu fermer les yeux et basculer en arrière avant de percuter lourdement le sol. Je suis resté penaud une demi-seconde, ne comprenant pas ce qu'il lui arrivait. J'ai légèrement commencé à paniquer comme il ne répondait pas quand je l'appelais et pensais qu'il avait perdu connaissance... ou pire. J'ai donc pris mon téléphone pour appeler Oncle Jo. Heureusement, il était en ville est et arrivé très vite pour nous conduire à la maison. Mais que voulait dire Urban par "C'est toi" ? Me connait-il ? Me cherchait-il ? Je n'aime pas ça du tout.

Je fini de panser la petite jument pie et je retourne à la cuisine. Il est plus de neuf heures, c'est l'heure du café. Je suis en train de mettre en route la cafetière quand j'entends les marches du vieil escalier en bois craquer et Urban apparaître à l'embrasure de la porte. Il se frotte les yeux en grimaçant, l'air encore endormi.

-'Jour. Grommelle-t-il.

-Vous voilà enfin réveillé jeune homme. Lance Oncle Jo en entrant à son tour dans la cuisine depuis la porte de la pièce contenant son bric-à-brac.

- Et voilà mes sauveurs. Dit-il avec un sourire, commençant enfin à émerger.

-Tu as dormi presque douze heures d'affilée. Je lui fais remarquer, esquissant un sourire narquois en m'appuyant contre le meuble et en croisant les bras.

-Installes-toi et mange un morceau gamin. L'invite Jo qui commence à beurrer une tartine.

Flash arrive comme une balle et me bouscule pour rejoindre le vieil homme et quémander sa part. Ce chien est pas croyable. Il pourrait sentir une biscotte à des kilomètres à la ronde. Je me retiens de lever les yeux au ciel et sert le café avant de venir me ré appuyer contre le meuble. Urban s'est assis, ne pouvant refuser l'offre et nous regarde à tour de rôle.

-Je ne sais pas comment vous remercier. Nous confie-t-il enfin. Pour m'avoir conduit chez vous et m'offrir le couvert qui plus est.

-Tu t'es écroulé comme une pierre à ce qu'il paraît. Je suis arrivé et tu gisais par terre, dormant comme un bien heureux. T'es un sacré numéro toi. Oncle Jo.

-Je ne pensais pas flancher à cause de la fatigue. C'est arrivé, soudainement.

-Faut dormir la nuit. Je lance.

-Boire et donner des claques, je pensais que ça aiderait à rester éveiller. Plaisanta-t-il en haussant les épaules.

D'où tu viens et qu'est-ce que tu viens faire ? La question me brûle les lèvres. Et Oncle Jo qui d'habitude ne fait rentrer personne chez lui, ne lui pose même pas la question. Il n'est pas curieux. Non, on dirait même qu'il l'apprécie et fait comme s'il faisait tout naturellement parti de la famille. Je bois mon café sans prendre le temps de le laisser refroidir et je me brûle la gorge avec le liquide. Mais je suis tellement énervé que ça m'importe peu. Tout compte fait, je ne veux pas le savoir.

-Bon, je dis en me redressant, je vais voir le troupeau. Tu viens Flash ?

Le Berger Allemand bondit pour se relever et s'élance déjà dehors, langue pendante et oreilles redressées, tout content. Je ne tarde pas à le suivre sans un regard pour Oncle Jo ou Urban.

Je suis en train de seller Pinkie devant les boxes quand Urban s'empresse déjà de me rejoindre et je soupire silencieusement.

-Hey. Mec, comment dire... Il faut vraiment qu'on parle.

-J'ai pas vraiment le temps de bavarder. Je dis d'une voix ferme tout en continuant ce que j'ai à faire.

-Ecoute, c'est très important !

Il insiste et je serre les dents. Pas question de céder. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai une forte envie de le claquer. Pourquoi cet homme m'irrite-t-il autant ?

-Peut-être plus tard, pour l'instant j'ai du travail. Je lui fais remarquer en le regardant dans les yeux. Maintenant, si tu permets...

Il se mord la lèvre et je me détourne de lui pour monter en selle, le visage sombre. Flash aboit et fait le fou, m'attendant avec impatience. Je fais tourner la jument et la lance au trot pour m'éloigner du Ranch.

-Hey ! Je peux peut-être aider ! Me crie Urban depuis là où je l'ai laissé.

- Monte en selle alors. Je le défie en continuant ma route, direction les grandes plaines où se trouve les moutons.

C'est là que je me sens le mieux, loin de tout, libre de penser et profiter du grand air. C'était sans compter sur cet étranger obstiné à ne pas vouloir me laisser tranquille. Je suis assis non loin du troupeau, Pinkie broutant tranquillement derrière moi et Flash allongé à mes côtés, quand il apparaît de l'autre côté de la colline, en selle sur Lucky qui trottine vers nous. Spectacle que je dois avouer être amusant car il se fait promener par le cheval noir. Il doit s'accrocher à la crinière et se pencher en avant pour ne pas tomber et à la tête qu'il fait, il a l'air très mal à l'aise. Je secoue la tête et retiens à grande peine un rire traverser mes lèvres lorsqu'il arrive à notre hauteur.

-Oh woh oh ! Doucement ! Doucement ! Fait-il un peu paniqué en essayant d'arrêter Lucky et garder son équilibre précoce.

Je me relève afin d'attraper les rênes pour l'aider et il descend aussitôt en poussant un énorme soupir de soulagement.

-T'as jamais fait de cheval mais t'es assez fou pour monter et venir jusqu'ici. Je te tire mon chapeau.

-Te moque pas, j'ai cru que j'allais mourir plus d'une fois ! Y'a pas de frein sur ces trucs !

-T'aurais vu ta tête, c'était magique. Je me moque gentiment.

-Ahah. Très drôle.

Il m'aide ensuite à rassembler le troupeau pour les amener un peu plus loin et une fois que nous avons fini, le silence s'installe et nous regardons les moutons, assis dans l'herbe.

-C'est magnifique. Commente Urban au bout d'un certain moment.

-Ouais. J'affirme.

-Si seulement on pouvait vivre aussi sereinement, sans soucis, sans prise de tête...

Je fronce les sourcils.

-Comment ça "on" ? Comme je sens qu'il m'inclut aussi dans ce "On".

Il tourne la tête vers moi et me regarde le plus sérieusement du monde.

-Tu le sens toi aussi, pas vrai ?

J'inspire et me relève en faisant quelques pas en avant. Puis je me retourne vers lui avec un air agacé.

-Qu'est-ce que tu racontes ? Je lui demande sèchement, pas sûr de vouloir continuer cette conversation et de connaître la suite.

Il se relève et me fait face, les bras levés vers le ciel.

-Ne fais pas semblant de ne pas savoir !

-Mais savoir quoi ?! Comment un étranger comme toi peut me dire ce que je dois savoir alors qu'il ne me connait même pas ! Je m'emporte.

Il fait de son mieux pour rester calme et je sens qu'il cherche quelque chose en moi. Mais quoi ?

-Tu crois quoi que notre rencontre est un hasard ? N'en soit pas si sûr. Me dit-il calmement. Toi et moi, on est différents des autres.

-C'est la meilleure !

Quelque chose se tord en moi. Il ne me connait pas, non. Il ne me connait pas. J'essaie de me persuader. Je secoue la tête de gauche à droite, les mains sur les hanches et je me dirige vers Pinkie pour me remettre en selle.

-Attends, s'il-te-plait ! Il faut que tu m'écout-

Il veut m'attraper par le bras pour m'empêcher de fuir mais je le repousse de toutes mes forces et mon geste l'envoie voler à plus de quatre mètres avant de rouler dans l'herbe. Mon souffle se coupe et je serre les poings à m'en faire blanchir les jointures pour me calmer. Il ne faut plus que je recommence. Surtout pas. Ca prouverait qu'il aurait raison.

-Je ne sais pas qui tu es et je ne tiens pas à le savoir. Je l'informe tandis qu'il se relève, étonné.

Je n'ai qu'une envie, c'est qu'il s'en aille, sur le champ et le plus loin possible. Je n'aime décidément pas cet étranger. Un parfait inconnu se permet de chambouler ma vie, mes certitudes et je ne peux pas l'accepter. J'ai toujours été différent des autres. Et alors ? Ça ne prouve rien.

Je regagne le Ranch sans l'attendre en galopant, plongé dans mes idées noires.

*o*o*o*

Dans le box, je caresse la jument pie, ayant regagné mon calme et étant plus détendu que tout à l'heure.

-C'est ma préférée. Je dis.

Urban me fixe avec un air désolé et je ne sais pas pourquoi je lui dis ça. Qu'est-ce qu'il en a à faire. Il n'a pas l'air de s'attacher à grand-chose lui.

-Henry.

-Tu viens de loin hein ?

-Santa Fe, Nouveau Mexique.

-Et tu as fait tout ce chemin juste pour me trouver et me dire quoi, qu'on a quelque chose en commun et qu'on ressent un je-ne-sais-quoi perturbant nos sens ?

-A quelque chose près, tu as beau nier je suis sûr que toi aussi ton instinct te dis d'aller vers l'Est... Mais si tu me laissais te montrer plutôt ? J'ai une affaire à régler en ville, pourquoi ne pas venir avec moi ? Me propose-t-il alors.

-Je m'excuse pour tout à l'heure. Je lui dis sincèrement.

-Tu n'as pas à-

-Mais ça ne change en rien à mon opinion. Je l'interromps en reniflant. Je veux que tu partes. Et que tu ne reviennes pas. Je peux te déposer en ville en début d'après-midi.

Il baissa les yeux et hocha la tête, vaincu.


A la semaine prochaine pour la suite : L'Etranger (III) - We Will Fall, Until We Will Rise.

Pour ceux & celles qui aimerait avoir un aperçu du physique à quoi pourrait ressembler les personnages (sinon libre à vous d'imaginer) :

Peter : Ben Barnes ou Tyler Blackburn (cheveux longs et barbe).

Will : Ben Barnes (cheveux courts) ou Matt Bomer.