Bonjour à tous ;)
voilà comme prévus la suite avec la lecture de la lettre de Frérin à l'attention de Bilbon =D
merci à mes habituelles commentatrice en espérant que ce chapitre vous plaira ;)
voilà je n'ai plus qu'à vous dire
BONNE LECTURE
on se retrouve en bas
Sabrinabella
Chapitre 17 : Cadeaux pour un fils
Bilbon n'avait pu empêcher ces larmes de couler quand il avait entendus la douce voix d'Aranel donner vie au parole écrite de son défunt Père sur cette lettre qu'il lui avait adressé avant de quitter Cul-de-Sac pour la guerre, tout en jouant distraitement avec le petit paquet qui renfermait toujours le cadeau qu'il n'avait pas ouvert. Attendant d'entendre la fin de cette lettre avant de l'ouvrir.
_ Tu es sur Bilbon ? Tu ne préférerais pas la lire toi-même ?
_ Oui, je suis sûr. J'aimerais sincèrement que tu me la lises Aranel ?
_ Très bien finit par accepter la mi-elfe et mi-humaine après une longue réflexion avant de tourner son regard sur la lettre qu'elle déplia totalement pour pouvoir la lire convenablement.
« Mon cher et tendre Bili, mon Fils »
« Si tu lis ces mots c'est que tu as finis par atteindre ta majorité chez les hobbits, que tu viens à fêter tes trente-trois ans et que je ne serais pas là pour les fêter avec toi. »
« Je t'écris cette lettre la veille de mon départ avec Alaric, Alrik et Alrim pour rejoindre les miens pour la guerre qu'ils s'apprêtent à donner pour récupérer la Moria. J'espère sincèrement que tu n'auras jamais besoin de lire cette lettre et que je serais là pour te le dire de vive voix, mais je tiens tout de même à écrire ces mots justes au cas où, s'il venait à m'arriver quelque chose. Si je ne reviens pas du champ de bataille, Gandalf te remettra celle-ci lorsque tu viendras à avoir tes trente-trois ans pour que tu saches enfin, toi et ta mère, la vérité à mon sujet. »
« Saches d'abord que tout ce que je vais te révéler ne m'est revenus que très récemment et que mon amnésie est encore présente, certains moments de ma vie sont toujours profondément cacher au fond de ma mémoire. Mon nom n'est pas Finn, ou tout du moins, comme tu le sais c'est un nom qui se rapproche du miens que j'avais oublié. »
« Mon véritable nom est Frérin, Fils de Thrain, Fils de Thror, Roi Sous la Montagne, Héritier de Durin. »
« Oui Bili, toutes les histoires que je t'ai rapporté sur la Montagne Solitaire, sur Erebor, est parce que je suis l'un de ces Princes qui y vivaient avant l'arrivée de Smaug le Terrible. Je suis un Prince et tu l'es toi aussi, Bilbon Sacquet, Fils de Frérin, Héritier de Durin. »
« Je sais que cela doit te faire un choc d'apprendre que ton père nain, un humble forgeron, se trouve être en fait l'un des Princes d'Erebor. Et que tu saches aujourd'hui qui est ma famille, ta famille naine. »
« Comme tu le sais déjà, je t'ai rapporté que j'avais un frère ainé et une sœur plus jeune, ainsi que des neveux, tes cousins. Mon frère ainé s'appelle Thorin, il est fort et incroyablement têtu pour un nain mais c'est quelqu'un d'admirable et d'une grande loyauté. Bien que nous ayons eu beaucoup de différence avant mon accident, il est toujours très important pour moi et quelqu'un de formidable. Question physique, sache qu'il me ressemble beaucoup, enfin, c'est plutôt moi qui lui ressemble mais je suis sans doute le plus beau des deux. »
« Thorin a toujours été très protecteur envers moi et notre sœur, comme auprès de nos neveux, j'espère qu'il se sera trouvé une jeune épouse. Je lui espère tout le bonheur que j'ai vécu auprès de ta mère et qu'il puisse lui aussi découvrir ce qu'est l'amour pur que peuvent se donner deux personnes. »
« Quant à ta tante, ma chère et tendre sœur Dis, elle est sans conteste une force de la nature. Elle nous ressemble beaucoup aussi, cheveux noirs et yeux sombre comme ceux de notre défunte mère, avec de la barbe aussi. Comme je te l'ais dis, les naines de notre peuple sont aussi barbus que nous les hommes, ce qui, pour nous, leur donne une grande beauté. Mais ne t'en fais donc pas, je suis bien plus amoureux des pieds barbus de ta mère. »
« Dis a perdu son époux, Vili, un nain fort et remarquable durant une attaque d'orque, mais pas avant que celui-ci ne lui est fait cadeau de deux beaux garçon. Fili et Kili, ayant tous les deux cinq ans de différences d'âges. Si Fili ressemble à son défunt Père, aussi blond et yeux bleu, Kili, lui est sans nulle doute le portrait craché de sa mère, cheveux brun et yeux tout aussi brun, tu t'entendrais à merveille avec eux. Bien qu'ils te feront sans doute tourner en bourrique, se sont de véritable petit chenapan, quand tu auras trente-trois ans, ils auront réciproquement 82 ans pour Fili et 77 ans pour Kili. »
« Quand à mon Père et mon Grand-Père, Thrain et Thror, j'espère sincèrement qu'ils t'apprécieront toi et ta mère, car je ne pourrais le supporter si ces derniers viennent à vous rejeter parce que vous n'êtes pas des nains mais des hobbits. Mais j'ai bonne espoir qu'en voyant mon bonheur, ils puissent vous apprécier tous les deux, c'est mon vœux le plus cher. De voir ma famille réunis, tous ensemble, vivre heureux.»
« J'espère vraiment pouvoir réchapper à cette guerre, moi et ma famille, et si c'est le cas alors je les emmènerais tous avec moi pour te présenter à eux et à ta mère, espérant qu'ils puissent réfréner leurs ardeurs quand ils découvriront ton secret. »
« Je sais que tu l'ignores et même ta Mère ne le sait pas, mais tu portes dans ton dos une tâche de naissance. Une marque placé juste au niveau de ton épaule droite, au niveau de ton omoplate, celle-ci représentant sept étoiles, une couronne, un marteau et une enclume. Les symboles de Durin. Celle-ci signifie que tu portes en toi, l'esprit ancestrale de Durin l'Immortel. Que tu es sa Septième et Dernière Réincarnation. »
« Je me doute que ceci ne veut strictement rien dire pour toi mais tu dois savoir, que lorsque le monde saura, ta vie sera en grand danger. Tu représentes pour les nains un modèle, leur salut, et pour nos ennemis, leur mort. Ils feront tout pour te faire du mal, quand les orques seront tu ne seras plus en sécurité nulle part. Tu devras devenir fort et courageux mon garçon, car un grand chemin t'attend. »
« Il te paraitra compliquer et difficile mais je sais que tu y arriveras. Tu es un Durin mais aussi un Sacquet et un Touque. Tu as assé de force en toi pour leur prouver que d'être un sang-mêlé n'est pas une tare mais une force. La force et le meilleur de nos deux peuples. »
« Quand tu liras ces mots, Gandalf t'emmènera rencontrer les miens et faire leur connaissance, tu seras en sécurité avec eux, surtout avec Thorin. J'ai confiance en lui. Bien que j'ai peur de ce qui pourrait arriver, surtout lorsqu'ils seront que tu es la réincarnation de Durin… mais j'ai confiance en mon frère. Il te protègera. Il veillera à empêcher les autres de réveiller Durin en toi tant qu'il saura que tu n'es pas prêt. »
« Tu dois savoir Bilbon que je n'ai pas été capable de réveiller Durin en toi lorsque tu es venu au monde. La marque est apparue beaucoup plus tard et tu étais un enfant si petit et si fragile que je n'ai pas eu le courage de le faire. Tu te dois te t'endurcir, de te créer ta propre conscience, ta propre force pour pouvoir être capable, le jour ou Durin sera réveillé, de pouvoir résister à la force des souvenirs et de sa conscience qui tentera de t'oppresser. »
« Ne lutte pas contre lui, Bilbon. Tente de te familiariser avec lui. Accepte-le ! Familiarises-toi avec son esprit, même si cela te forcera à être témoins de moments difficiles, de guerre et de tragédie, mais tu devras y faire face avec conviction mais surtout avec ton cœur. Ton cœur est ta meilleure arme Bilbon, ne l'oublie pas. »
« Je sais que tu en est capable. Tu peux surmonter toutes les épreuves qui te feront face et quoique tu fasses, quoique tu choisisses de faire, tu dois savoir que je serais toujours fier de toi mon fils. Je demeurerais toujours avec toi, même si tu ne vois pas, ni ne m'entends, je serais toujours à tes côtés mon garçon. »
« Les autres lettres que tu trouveras accompagnant la tienne sont pour ta mère et ton oncle. Pourrais-tu les leur donner pour moi ? S'il-te-plait ? »
« Soit fort et courage mon brave petit guerrier et est confiance en Thorin. Il peut être bourrus ou un peu borner et têtu sur les nerfs mais il prendra grand bien soin de toi. »
« Je t'aime mon fils et je serais toujours avec toi, et si tu doutes de toi, tu n'auras qu'à regarder mon cadeau et tu me verras avec toi. »
« Nous nous reverrons. »
« Au revoir. »
« Ton Père, Finn. Frérin, Fils de Thrain, Héritier de Durin. »
Lorsqu'Aranel eut finis de lire la lettre de Frérin adresser à son fils, tout en trouvant les deux lettres destinés à sa défunte épouse et au frère ainé, la jeune sang-mêlés riva son regard sur Bilbon. Ce dernier dont les larmes ruisselaient de ces yeux, détaillait le petit cadeau de son père qui tremblait dans ces mains, avant de parvenir à prendre son courage et de l'ouvrir.
Dévoilant celle-ci, Bilbon eut le temps de voir une petite note tomber sur ces cuisses avant que son regard ne soit attirer par la pierre polis reposant au creux du paquet. Une pierre bleu ronde et lisse, brillant comme si elle avait été vernie alors qu'un trou avait été percé en haut pour y glisser une chaine qu'on pouvait mettre autour du cou. Quant à la pierre, celle-ci comportait des petites gravures runiques naines entourant la pierre d'où Bilbon pouvait les déchiffrer comme étant une phrase.
Une phrase de protection : « Puisse Durin continuer de veiller sur ces Héritiers ».
Alors qu'au centre même de la pierre, graver sur l'une des faces, se trouvait l'emblème de Durin. Les sept Etoiles formant un arc de cercle au-dessus d'une couronne, elle-même placé au-dessus d'un marteau et d'une enclume. Les éléments qui composaient sa tâche de naissance se trouvant sur son omoplate droite dans son dos.
Prenant la pierre polie, pas plus grosse que la paume de sa main, dans sa main, caressant le doux lissé de sa surface, Bilbon baissa le regard sur la petite note tomber qu'il prit de son autre main et l'ouvrit. Et lisant à voix haute ces dernières, cela ne fit qu'accentuer ces larmes continuant de couler de ces yeux.
« Voici un cadeau de famille. Cette pierre de Durin est dans notre famille depuis des générations en générations. Se la passant de père à fils, mon Père Thrain l'avait offerte à Thorin pour ces quarante ans pour prouver à tous qu'il était son héritier. Mon frère m'en a ensuite fait cadeau pour les miens, disant qu'il me choisissait comme son héritier, je l'ai toujours conservé depuis ce jour mais maintenant c'est à toi qu'elle revient. »
« Elle m'a toujours porté bonheur, en m'amenant à ta mère et à toi, j'espère qu'elle en fera de même pour toi. »
« Encore Joyeux Anniversaire mon grand. »
« Je t'aime fort. »
« Ton Père, Finn. Frérin, Fils de Thrain, Héritier de Durin. »
Un objet familial. Une pierre qui en rappelait étrangement une autre bien connue de Bilbon qui avait disparus depuis plusieurs décennies déjà. Passer de père en fils depuis des générations et des générations, celle-ci était venue à présent à appartenir à Bilbon. Mais une crainte pesait sur lui.
_ Je ne peux pas.
_ Quoi donc Bilbon ?
_ Ce cadeau… je ne peux pas l'accepter ! Si jamais Thorin me le voit le porter… alors que c'était à lui, il…
_ Il ne pourra strictement rien dire Bilbon. Votre oncle l'a offert à votre père qui lui, avait le droit de vous le léguer. C'est tout à fait normale que vous le craignez mais vous ne devez pas avoir peur, cette pierre est vôtre maintenant lui fit remarquer Aranel en lui souriant.
_ Oui mais…
_ Il n'y a pas de « mais » Bilbon contredit cette dernière, tout en lui prenant la pierre des mains et tenant la chaine d'argent, fit passer celle-ci autour du cou du jeune nain-hobbit, la pierre terminant par reposer sur sa poitrine. Voilà ! C'est ici qu'est sa vraie place. Ni dans les mains de votre oncle ou dans vos cousins, dans la vôtre puisque, après tout, vous êtes vous-même descendant de Durin fit-elle remarquer à son encontre, tout en lui souriant.
Baissant le regard vers la pierre qui reposait à présent sur lui, juste à côté de la chaine contenant les perles de sa Mère que son Père lui avait offert, Bilbon se dit, qu'à présent, il portait une part d'eux autour de son cou. Caressant la pierre distraitement, le jeune Sacquet leva les yeux, toujours mouillés d'avoir pleuré vers Aranel, cette dernière lui souriant chaleureusement, tout en lui remettant la lettre de son Père, ainsi que celles qu'il avait adressé à sa Mère et à Thorin.
Si Bilbon ignorait totalement de ce qu'il devait faire avec celle destinée à sa défunte Mère, est-ce qu'il devait la lire ? Ou bien la garder avec lui jusqu'à ce qu'il sache quoi en faire ? Ou bien la rendre à Gandalf pour qu'il puisse la conserver en lieu sûr, juste au cas où ? Alors que celle de Thorin, le jeune Sacquet savait qu'il devait aller la lui remettre, seulement il ne savait pas comment celui-ci allait le prendre.
Après tout, il ne s'était pas quitté en très bon terme la veille.
_ Qu'allez-vous faire ?
_ Comment ça ? Lui demanda Bilbon en redressant la tête vers sa camarade, tout en ayant soigneusement replié la lettre de son père et celle de sa mère dans sa poche, tout en conservant celle de Thorin dans ces mains.
_ Allez-vous lui remettre la lettre de son frère ?
_ Bien évidemment… seulement, je ne sais pas comment faire ? Je veux dire, lui et moi, ne sommes plus en bon terme. Pas avec ce qui s'est passé hier, il l'a dit clairement, il ne me garde que parce que je suis Durin, c'est tout avoua à contrecœur le jeune Sacquet. Je ne crois pas que, ni lui, ni moi, ne voudrions être dans la même pièce pour l'instant et surtout pas le jour de mon anniversaire, je veux la passer paisiblement et non à devoir tenir tête à mon grincheux d'oncle fit-il remarquer.
_ Tu le considères toujours comme ton oncle, n'est-ce pas ?
_ Parce que c'est ce qu'il est même s'il ne me considèrera jamais comme un neveu comme Fili ou Kili, je ne serais rien d'autre que le fils de son défunt frère qu'il n'aurait jamais voulus avoir dans sa forte famille fit savoir Bilbon durement bien que ces yeux luisaient de tristesse plus tôt.
_ Peut-être qu'il a simplement besoin de temps pour s'y faire mais tu verras Bilbon, toi et Thorin vous finirez par vous entendre. En attendant, tu as tes deux cousins avec toi et ces deux derniers n'en ont pas après la Réincarnation de Durin, mais après seulement toi. Ils t'aiment déjà cela ne fait aucun doute lui souria-t'elle chaleureusement avant de river son regard vers le terrain d'entrainement. D'ailleurs, on dirait que l'un de tes cousins est en train de se faire ridiculiser par ma sœur fit-elle remarquer amuser tout en lui désignant le terrain de la tête.
Vrillant son regard dessus, Bilbon ne put s'empêcher de sourire de voir Dame Sidhmeldiriel parvenir à bloquer les deux lames de Fili avec les siennes avant de se laisser tomber en arrière, tirant le nain dans son sillage. Tombant sur le dos, la jeune sang-mêlé posa son pied droit sur le torse de l'héritier de Durin avant de le propulser au-dessus d'elle, l'envoyant heurter violemment le sol de son dos derrière elle, sous les applaudissements de sa famille, tandis que le reste des nains étaient tout simplement éberluer, bien que seul Kili était mort de rire avec Alaric et Alrik qui riaient au dépends du garçon.
Et Bilbon aussi, ne put s'empêcher de sourire à la façon dont la sœur ainée d'Aranel avait fait tomber le nain, ce dernier s'empressant de se relever et refaisant face à la dame elfe qui se tenait prête à l'envoyer une fois encore dans le décor. Ou tandis qu'il portait toute son attention sur ces cousins, ces oncles assis au côté de Dame Aglariel et des autres elfes présents, il ne remarqua pas les nains qui manquaient à l'appel.
Bilbon ne vit jamais les ombres qui le regardaient, lui et la jeune femme, juste en dessous d'eux, sur le balcon inférieur alors qu'il resserrait sa poigne sur la lettre de son défunt Père adresser à son frère ainé.
.oOo.
S'il savait au début pourquoi il était venu, pour mettre les choses au clair avec l'enfant, à présent il ne savait plus vraiment.
Dès que Thorin avait vus le garçon assis au côté de la jeune humaine, un peu plus haut à l'écart du terrain d'entrainement, sur un balcon surplombant Foncombe, il s'était dit qu'il allait mettre les choses au clair avec ce dernier et sans que les autres ne puissent les interrompre. Surtout au fait que tous les membres de sa Compagnie était bien trop accaparer par le combat opposant Fili et Dame Sidhmeldiriel, cette dernière ayant réussi à la première charge de renverser son neveu à terre.
N'ayant guère voulus assister à ce combat, bien que celle-ci l'aurait fait un peu rire et grogner dans d'autre circonstance, Thorin s'était éloigné du groupe, terminant par se diriger vers l'endroit où se tenait le fils de son défunt frère pour avoir une discussion sérieuse avec lui. Ayant suivis les conseils prodiguer par le Magicien, bien qu'il ne l'admettrait jamais, Thorin avait alors réfléchis à tout ce qui s'était produit et en quelques sorte, comprit la réaction de Bilbon face au comportement des autres.
Sachant pertinemment qu'il ne l'admettrait jamais, l'attitude de ces compagnons de voyage n'avait été guère très diplomatique. S'ils avaient agis de cette façon à l'époque de son grand-père ou de son père, Thorin savait pertinemment que ces derniers n'auraient jamais permis une telle attitude envers leurs hôtes. Mais le fait qu'ils avaient à faire aux elfes les avait mis sur leur garde et sous pression, et la musique jouer n'avait guère aidé, obligeant les siens à mettre un peu d'ambiance pour réchauffer l'atmosphère à leur façon.
Mais le garçon n'avait pas eu l'autorisation de les insultés de la sorte même s'ils se trouvaient dans l'erreur, ce n'était pas à lui de faire les remontrances, bien que Thorin savait pertinemment qu'il ne l'aurait pas fait, ayant trop bien apprécié les airs choquer et dégouter qu'il avait lus chez les elfes en voyant la façon dont ils se comportaient. Mais malgré toute la colère qu'il avait ressentie à cet instant précis à la manière dont l'enfant lui avait parlé, une bouffée d'inquiétude n'avait pu s'empêcher de filtrer à travers lui.
Pas de l'inquiétude pour lui ou pour les siens, non, Thorin avait été inquiet pour celui même qui était en train de lui tenir tête, sans aucune frayeur dans les yeux, hormis de la colère. Il était inquiet, voir même, il avait peur pour ce nouveau neveu venu dans la famille.
Il avait peur pour Bilbon.
Une peur irrationnel qui ne cessait de grandir en lui quand il avait vus la blessure que l'enfant avait eu contre les trolls. Si le garçon se faisait blesser par ces derniers, qu'est-ce que ça sera face à des orques ? Est-ce que l'enfant pourra tenir face à ces ennemis redoutables ?
Alors que la question de Durin revena à son esprit : Est-ce que l'enfant serait assé fort le jour ou Durin finira par être réveiller ?
Bien évidemment, pour l'instant, Bilbon n'avait aucunement l'intention de laisser ce dernier être réveiller, préférant demeurer lui-même, plutôt que d'être aduler par tous les nains quand ces derniers finiraient par savoir qui l'enfant possédait en lui. Et d'un autre côté, Thorin n'avait nullement la pensée de réveiller ce dernier, sachant pertinemment que ce dernier lui ferait vivre un enfer.
Mais ce n'était pas vraiment ce point qui retenait l'esprit de Thorin, s'était plutôt l'inquiétude pour la survie de l'enfant de son frère. Ce dernier était peut-être considéré comme un adulte à présent, aux yeux des hobbits, mais pour les nains, il était toujours un enfant. Un enfant bien trop jeune pour se lancer dans une telle quête, ayant été blessé en luttant face à des trolls.
Revenant à la réalité quand il entendit les voix de Bilbon et de l'autre sang-mêlé vibrer au-dessus de lui, Thorin leva les yeux du balcon qu'il venait d'atteindre pour constater que ces deux derniers se trouvaient juste assis sur le balcon au-dessus de lui. Secouant les jambes dans le vide, l'Héritier d'Erebor finit par comprendre que Frérin, son défunt frère, avait remis à Gandalf une lettre et le cadeau des trente-trois ans de son fils, juste avant son départ pour les rejoindre avant la bataille de la Moria et que le garçon les avait à présent dans ces mains.
Et écoutant les paroles que son frère avait retranscris dans cette lettre à travers la voix d'Aranel, Thorin ne put empêcher la culpabilité de ce jour funeste de revenir en force, lui marteler le cœur alors qu'il revoyait Frérin partir dans ces bras alors que ce dernier avait tout fait pour promettre de revenir auprès des siens. Il ne sera jamais que sa bien-aimée était tombée à son tour une année après lui et que son fils entrerait dans sa famille, en se joignant à eux pour récupérer Erebor.
Frérin avait tout fait pour maintenir son fils en sécurité et lui, Thorin, allait emmener ce dernier vers sa propre mort. Ce n'était pas une quête pour un enfant mais que faire ? Le renvoyer à la Comté avec ces deux gardiens ? Thorin se rappela que ce dernier avait été surveillé par des gobelins, sans doute parce qu'ils avaient découvert le secret que renfermait le corps de l'enfant. Non ! Si cela avait été le cas, il l'aurait tué depuis longtemps, jamais les gobelins ou pour ceux qu'ils travaillaient, ne l'aurait laissé en vie depuis tout ce temps.
Bilbon n'était plus en sécurité dans la Comté alors ou pourrait-il… ? Les Ered Luin ! Alaric et Alrik pourraient le ramener auprès de sa sœur, de Dis, elle prendrait soin de lui et il serait en sécurité jusqu'à ce qu'ils reprennent Erebor au dragon. Mais là encore un problème survenait, c'était l'enfant qui avait pour rôle d'entrer dans la montagne, qui pourrait remplir ce rôle avec lui ramener en sécurité ?
_ Thorin ?
Rivant son attention vers l'appel de son prénom, l'Héritier d'Erebor croisa le regard de Balin et Dwalin, tous les deux se rapprochant de lui doucement, portant sur sa personne des regards à la fois sérieux mais aussi compréhensif.
_ Tout va bien mon garçon ? Lui demanda Balin en se rapprochant de lui alors qu'il avisa le jeune neveu se trouvant au-dessus d'eux avec l'autre jeune sang-mêlé.
_ Il ne devrait pas être là.
_ Thorin, tu…
_ Je ne dis pas qu'il n'a pas sa place parmis nous, mais ce n'est pas la place d'un enfant d'être là, surtout la réincarnation de Durin fit savoir Thorin coupant les dires de Dwalin. Il devrait être mis en sécurité jusqu'à ce qu'Erebor soit récupérer rajouta-t'il à l'encontre de ces deux plus vieux amis.
_ Ou ça Thorin ? L'enfant ne sera pas en sécurité à la Comté avec les gobelins. Nous pourrions demander au Seigneur Elrond s'ils peuvent le garder en sécurité mais…
_ Je ne pensais pas aux elfes, Balin coupa Thorin. Je pensais qu'Alaric et Alrik pourraient tous les deux le ramener aux Ered Luin chez Dis, elle sera la plus à même de veiller sur lui jusqu'à notre retour fit-il remarquer.
_ Je ne crois pas que l'enfant sera pour Thorin remarqua Dwalin à ce propos. N'as-tu pas un seul instant pensé que Durin serait revenu dans le corps de ton neveu, justement pour nous aider à reprendre Erebor ? Bien que je ne contredis pas qu'il est jeune et que c'est encore un enfant, c'est tout de même un héritier de Durin et il mérite comme nous tous de récupérer le foyer de son père avoua-t'il.
_ Dwalin a raison, Thorin approuva Balin. Le petit connaissait les risques qu'il entreprenait et bien qu'il ait été blessé contre les trolls, il s'en est très bien sortis jusqu'ici. Et même s'il nous en veut, surtout à toi tant que vous en aurez pas parlé, il a fait une promesse et il prêt à la tenir jusqu'au bout lui rappela-t'il à ce sujet.
_ Tu dois aller lui parler Thorin et remettre les choses au clair avec lui, il est ton neveu après tout lui rappela Dwalin.
_ On va vous laissez discuter entre vous et pendant ce temps, on va aller rejoindre les autres et tenter de faire une petite surprise pour l'anniversaire de Bilbon fit savoir Balin en souriant. Après tout, ce n'est pas tous les jours qu'on a trente-trois ans, pas vraie ?
Et lui frappant les épaules pour l'encourager, Balin et Dwalin quittèrent les côtés de Thorin aussi vite qu'ils étaient venus, ce dernier jetant un coup d'œil aux enfants au-dessus de sa tête, ces derniers rigolant de ce qu'ils voyaient sur le terrain d'entrainement. Tournant son regard vers celle-ci, Thorin ne put empêcher un rictus de sourire d'étirer le coin de ces lèvres quand il vit Fili se faire envoyer dans le décor par la jeune elfe après que celle-ci se soit laissé tomber en arrière, l'entrainant avec elle.
Se promettant de reprendre les entrainements avec son neveu, pour être sûr qu'il ne se fasse pas si facilement battre par les orques, Thorin prit une profonde inspiration avant de prendre les escaliers qui menaient au balcon supérieur, là où se trouvait Bilbon avec Dame Aranel.
.oOo.
Pauvre Fili !
Il en voyait de tous les couleurs avec la sœur d'Aranel. S'il ne reprenait pas le contrôle de ces nerfs, il continuerait de se faire battre aussi « facilement », surtout aux vus du rire des autres et les félicitations lancer à l'encontre de son adversaire. Bilbon se doutait pertinemment qu'à la fin du combat, Thorin allait sans nul doute redonner des cours à Fili pour lui apprendre à ne pas être aussi « aisément » battable par la même personne plusieurs fois de suite.
_ Bilbon ?
D'ailleurs quand on parle du loup, il montre le bout de son museau.
Se tournant vers la voix, le jeune nain-hobbit put constater qu'il s'agissait, bel et bien, de Thorin. Celui-ci vrillant sur lui un regard neutre ou il ne percevait aucune émotions, comme si ce dernier tentait de garder ces sentiments et de ne pas les laisser paraitre devant lui.
_ Qu'y-a-t'il Thorin ? Lui demanda-t'il le plus poliment possible, bien que sa voix était froide.
_ Pouvez-vous nous laissez je vous prie ?
_ Bien sur mon Seigneur hocha de la tête Aranel en se levant de sa place et tout en posant une main réconfortante sur l'épaule gauche de Bilbon, quitta les lieux, leur laissant ainsi la possibilité de discuter sans témoins.
Continuant de fixer le terrain d'entrainement, tout en refusant de lui faire face, Bilbon se concentra sur le combat de Fili et de Sidhmeldiriel alors que le premier parvenait enfin à ne plus se faire surprendre par l'elfe et réussissait enfin à lui tenir tête, sans qu'elle ne l'envoie encore au sol. Tout en resserrant sa prise sur la lettre de son père adressé à ce dernier, le jeune nain-hobbit ne bougea pas d'un pouce quand il entendit Thorin se rapprocher de lui, terminant par prendre la place d'Aranel à ces côtés.
Bien qu'il veille à demeurer à au moins un mètre de lui, le jeune garçon attendit que Thorin parle en premier. Il était venu lui-même le voir, c'était à lui d'engager la conversation.
_ Bien que nos manières laissent à désirer, nous sommes des nains et il est parfois difficile de nous faire entrer les bonnes manières dans le crane quand nous sommes emportées par les chants commença Thorin.
_ Peut-être mais ils n'empêchent que vous n'aviez pas une attitude des plus dignes envers nos hôtes fit remarquer Bilbon d'un ton cassant, ne pouvant s'empêcher de l'être à l'encontre de son oncle.
_ Peut-être bien, mais n'as-tu pas pensé que ces derniers désiraient se détendre un peu et laisser tomber la pression qui nous étreignaient depuis plusieurs jours ? Sans compté que beaucoup d'entre eux ont été inquiet pour toi à cause de ta blessure ?
_ Ils s'inquiètent pour moi parce que je suis Durin !
_ Ils se sont inquiétés bien avant qu'Oin ne vienne nous le dire, Bilbon contredit Thorin sur l'accusation que ce dernier leur portait. Tu es peut-être la réincarnation de Durin mais tant que ce dernier n'est pas réveillé, tu es toujours toi fit-il remarquer.
_ C'est nouveau ça ! Alors vous n'avez pas l'intention de le réveiller ?
_ Un jour peut être quand tu auras prises ta décision mais pour l'instant, tu… Ou as-tu eu cela ? Lui demanda Thorin choquer quand il découvrit la pierre qui pendait autour du cou de l'enfant.
Pierre qu'il n'avait pas vus depuis des décennies et qu'il n'avait pas mémoire que le garçon portait ces derniers jours, ne lui faisant comprendre qu'une seule vérité. Que son défunt frère avait exactement tout prévu pour le jour où son fils serait présenté au reste de sa famille, la pierre de Durin reposant sur la poitrine du garçon l'aurait désigner comme le successeur de Frérin et personne n'aurait pu s'opposer au don d'un père pour son fils.
Surtout que la Pierre de Durin avait retrouvée, d'une certaine manière, son véritable possesseur après toutes ces générations.
_ Mon Père l'avait laissé à Gandalf avec une lettre comme cadeau pour mes trente-trois ans, juste au cas où s'il… enfin, qu'il ne revenait pas comme un porte-bonheur avoua Bilbon avant de ne pouvoir s'empêcher à un vieux souvenir. Bien que mon porte-bonheur ne lui a pas été d'une grande utilité ne put-il s'empêcher de se faire remarquer.
_ Quel porte bonheur ?
_ Avant son départ pour la guerre, je lui ai remis le porte-bonheur que ma Mère m'avait offert pour mes cinq ans avoua simplement le garçon. Un pendentif que Maman tenait de sa famille et qui passait de génération en génération rapporta-t'il.
_ Une petite pierre bleu polie avec un arbre fleuris graver dessus ?
_ Oui. Comment… ?
Mais Bilbon n'eut jamais le temps de lui poser entièrement sa question que sous ces yeux, Thorin sortit de sous ces vêtements, une chaine en laiton d'où était solidement attacher une petite pierre bleu poli dont le haut avait été percé pour laisser passer le file. L'arbre fleuris toujours fièrement frapper dessus, était toujours le même que dans ces souvenirs.
Le retirant autour de son cou, Thorin la remit dans les mains de Bilbon qui observa celle-ci, la pierre que les Sacquet ou ces ancêtres du côté de sa mère se l'était passé de génération en génération, de père à fils ou de mère à fille, avant qu'il n'arrive dans les mains du fils de Belladone. Le jeune sang-mêlé l'avait alors remis à son Père le jour de son départ, espérant que celle-ci lui porterait chance pendant son voyage. Ce qui n'avait pas été le cas.
_ Ou… Ou l'avez-vous trouvé ?
_ Dans la main de Frérin, il me la remit juste avant de mourir admit Thorin. Je pensais qu'il me rendait la pierre de Durin que je lui avais donné il y a temps d'année mais… j'ai été surpris d'y trouver un arbre gravé dessus. Je l'ai tout de même conservé depuis, est-ce que l'arbre signifiât quelque chose pour les hobbits ?
_ L'arbre en lui-même possède de nombreuses significations mais… mes ancêtres espéraient apporter de bons présages sur notre famille avoua Bilbon à l'encontre de son oncle, tout en caressant le dessin graver sur la pierre. L'écorce symbolise la protection autant que la couleur bleu, le bois représente la sagesse, les feuilles symbolisent le bonheur et la prospérité. Les fleurs signifient la jeunesse et le début du printemps, et les fruits représentent la fécondité et la fertilité, tandis que les graines au pied de l'arbre symbolisent l'enfance. Chacune de ces symboles aient très important pour tout hobbit dans la Comté lui expliqua-t'il tout en lui montrant chacun des symboles représenter sur la pierre.
_ En quelque sorte, attirer la bonne fortune sur sa famille ?
_ On peut dire ça répondit Bilbon tout en détaillant la pierre dans ces mains avant de la rendre à Thorin, qui le regardait incompréhensible. Mon Père m'a remis la pierre de Durin que vous lui aviez offerte, et il vous a remis celle que je lui ai donnée. Je pense qu'il souhaitait que nous conservions chacun la pierre de l'autre, non ?
_ C'est bien une idée de Frérin approuva Thorin tout en observant la pierre qu'il lui avait remis à sa mort, celle reçut par son fils.
_ Il t'a laissé une lettre.
_ Pardon ?
_ En faites, il m'a laissé deux lettres, une pour ma Mère et une pour toi. Mais ma Mère ne pourra jamais la lire et… enfin, la voilà !
Et lui tendant la fameuse lettre qu'il n'avait pas lâché depuis leur discussion, Bilbon garda les yeux river sur le parchemin plier et ficeler d'un ruban d'où on pouvait lire le nom de Thorin écris dessus, ce dernier la lui prenant doucement avant de l'observer dans ces mains ne sachant pas quoi en faire.
_ Il l'a écrite juste avant de partir alors… peut-être, enfin… je vais retourner voir les autres et m'excusez pour hier fit savoir Bilbon hésitant, ne sachant pas très bien quoi dire ou quoi faire avec cet oncle.
Et s'empressant de se relever, Bilbon alla retrouver les autres toujours sur le terrain d'entrainement, en train de regarder l'affrontement de Fili contre Sidhmeldiriel, se retournant légèrement quand il entendit des pas derrière lui. Thorin lui avait emboité le pas, la lettre de son défunt frère rangé dans l'une des poches de sa tunique, préférant la lire plus tard quand il aura une minute à lui seul, pour l'instant, il suivit le garçon pour retourner auprès de la Compagnie.
C'est après avoir lus la lettre de son frère que Thorin prendra une décision sur le garçon : si ce dernier les accompagnera à Erebor ? Ou s'il le renverra à Dis pour qu'elle veille sur lui ?
Et voilà pour aujourd'hui ;) prochain chapitre lundi =D
sinon hâte de lire vos coms ;)
je vous laisse je vais me preparer pour mon rdv en entretien ;)
à lundi pour la suite
biz
Sabrinabella
