Hello,
Je tenais à remercier barjy02 pour son commentaire constructif, ça permet de voir les points faibles de la fanfiction et de l'améliorer, notamment s'il commence à y avoir des cafouillages dans l'intrigue n'hésitez pas à me le dire ! En ce qui concerne les points de vue (POV ou PDV) : En général j'essaie de dire des noms assez vite en début de chapitre pour savoir qui parle mais comme il commence à y avoir plusieurs personnages, ça peut être perturbant. Si ça peut aider je mets le POV avant de commencer le chapitre. Et s'il y a changement de POV en cours de route, ce sera noté dans le chapitre.
En tout cas je suis ravie de voir que l'histoire te plaît.
Merci aussi à Courtney Ackles qui suit toujours les aventures de ces Nephilim.
Au programme aujourd'hui : on retrouve Malia pour comprendre ce qu'il lui est arrivé à la fin du chapitre 6.
Bises à vous et Bonne lecture.
POV : Malia.
musique : Of Monsters And Men - Thousand Eyes
La traque commence (I). Homeless.
Le silence est total. J'ai ouvert les yeux avec difficulté, mes paupières étant étrangement lourdes. Dans un premier temps, je ne vois rien, ou presque. Tout est flou, les paysages sont indistincts, les lieux sont aussi noirs que sinistres.
C'était oppressant.
Ma respiration est faible et laborieuse. Chaque parcelle de mon corps me fait souffrir, comme s'il brûlait de l'intérieur et en même temps il ne peut pas bouger d'un pouce. Je suis encore trop faible pour pouvoir contrôler mon corps tout tremblant. De plus, mon esprit lutte pour ne pas sombrer dans le néant. Je suis seule, et l'obscurité se rapproche de plus en plus, prêt à me dévorer sans plus tarder. Cela m'effraye, et cette peur en profite pour venir se loger en moi.
Depuis combien de temps suis-je dans cet état ? J'ai l'impression que cela fait une éternité ! Combien de fois me suis-je évanouie à cause de mon mal de crâne ? Je ne cesse de me réveiller pour retomber dans l'inconscience peu de temps après.
J'essaie alors de me concentrer pour éviter de paniquer inutilement. Ma vue s'étant adaptée à l'obscurité, je me rends compte que je fixe le sol depuis le début. Je fais un effort pour redresser la tête, lentement. Quand soudain, je crois voir une lumière. Mais ce n'est que la lune éclairant partiellement la pièce où je me trouve, grâce aux trous présents entre les planches en bois des murs et du plafond. Du calme. Respire. Je me dis pour calmer mon cœur qui s'est emballé. Il fait donc encore nuit, je note pour moi-même. Mon cerveau étant à peu près réveillé maintenant, il m'alerte du degré de douleur que je dois supporter. J'ai mal partout, mon corps endoloris crie contre le dur traitement subi, ma gorge me brûle –je souffre sûrement de déshydratation- et mes poignets me font souffrir comme jamais. En les bougeant, j'entends des chaines cliqueter et je comprends avec horreur que je suis attachée. Mes mains sont entravées par le fer froid et dur, lacérant ma peau meurtrie et ensanglantée. La position est très inconfortable mais je ne peux ni me mettre à genoux, ni me relever à cause de ces chaînes suspendues. Je bouge à peine que cela m'arrache aussitôt un gémissement de douleur. Les chaines s'enfoncent un peu plus dans ma chair. Je préfère me reconcentrer sur ce qui se trouve autour de moi pour m'occuper l'esprit et me tenir éveillée. D'énormes balles de foin sont entreposées ici, une dizaine je dirai, peut-être plus. La paille au sol forme presque un tapis doré au clair de lune. La poussière me chatouille le nez. Je dois me trouver dans une sorte d'entrepôt… une grange, plausiblement. J'aperçois dans la pénombre les portes en taule qui ferment le bâtiment. Je me demande pourquoi on m'a amené ici, dans ce lieu effrayant. Je me sens épiée, m'attendant à voir surgir des recoins sombres je ne sais quel monstre. Pourtant je ne sens aucune présence autour de moi et ça m'inquiète encore plus. Va-t-on me laisser mourir ici ? Je pourrais crier, mais à quoi bon si je suis au milieu de nulle part ! Ma voix s'éteindrait avant de toute façon.
Soudain une voix. Je ne sais combien de temps il s'est écoulé depuis que j'ai commencé à cogiter sur ma situation mais il fait encore nuit en tout cas.
-Tu penses qu'on devrait le prévenir ? La voix féminine fait, à voix basse.
-Il faut d'abord être sûr. Répond une autre voix plus grave.
Je sursaute, faisant cliqueter mes chaines et lève mes yeux apeurés vers les voix. Je reconnais mon agresseur, du moins sa silhouette, son visage étant caché dans l'ombre de la nuit. J'en oublie presque de respirer, en voyant l'autre silhouette à ses côtés, bras croisés, l'allure nonchalante, une longue chevelure bouclée lui tombant sur les épaules. Je ne les ai même pas entendus arriver ! C'est comme s'ils étaient apparus d'un seul coup sous mes yeux ! Ils continuent à discuter entre eux.
-C'est elle, j'en suis sûre. On l'a trouvé. La prophétie se réalise. Siffle la femme. Elle sait peut-être où se trouve les autres.
Mais de quoi est-ce qu'ils parlent ?! Je me demande horrifiée, ne comprenant rien du tout à ce qu'ils sont en train de raconter.
-Elle semble terriblement humaine ta fillette. Lui rétorque l'homme.
-C'est son sang sur le livre. Il a révélé sa présence, et je ne suis pas la seule à l'avoir senti. Renchérit-elle, une pointe d'agacement dans la voix comme l'homme ne veut pas la croire sur parole.
Celui-ci ouvre la bouche pour répondre mais ne dit rien. A la place il lève les yeux vers moi et je peux enfin apercevoir son visage. C'est un jeune homme vêtu tout en noir, me dépassant facilement d'une tête, ayant de longs cheveux blonds tirés vers l'arrière. Je le trouverai presque séduisant s'il ne m'avait pas attaqué avec ses amis un peu plus tôt ! Il me fixe intensément, entre amusement et fascination. Je n'aime pas ça. Un sentiment de profond et pur malaise s'immisce de part et d'autre dans mon corps.
-La voilà réveillée. Il lui fait remarquer, un léger sourire au coin des lèvres.
Comme si elle se rendait compte de ma présence seulement maintenant, la femme tourne la tête vers moi pour m'observer à son tour. Elle aussi est très belle mais ses yeux lancent des regards venimeux et elle a un air hautain. J'ai envie de disparaître. De me faire toute petite pour me soustraire à leur regard. Quoi qu'ils me veuillent, ça ne me dit rien qui vaille. L'homme fait un pas en avant et j'essaie de me redresser pour montrer que je n'ai pas peur et que je suis plus forte que j'en ai l'air. Mais en vrai c'est juste pour cacher que je suis terrifiée.
-Tu n'as pas à avoir peur de nous fillette ! Me lance le beau blond ténébreux.
Mensonges ! Me crie une petite voix au fond de ma tête. Je serre les poings par réflexe lorsque l'homme s'approche à nouveau de moi mais il se stoppe à quelques mètres de là.
-Tu es restée longtemps cachée. Personne n'aurait su dire si c'était un mythe ou si c'était réel. Mais soudain, tu es apparue. Tu nous as signalé ta présence à l'aide de ce livre. Comment l'as-tu trouvé ?
Je fronce les sourcils, tentant de suivre ce qu'il me dit mais ses paroles n'ont ni queue ni tête. Un livre ? Quel livre ? Celui avec lequel je me suis coupée sans le faire exprès ? Comment ils auraient pu me trouver grâce à ça ? Ça n'a aucun sens !
-Pourquoi maintenant ? De quoi es-tu capable ? Me demande-t-il en penchant la tête sur le côté plissant les yeux comme s'il cherchait lui-même les réponses.
-Je… je ne comprends pas. Je souffle.
-Elle fait semblant ! Gronde la femme en me fusillant du regard.
-Tout doux Shun, tu vois bien que la pauvre fille est perdue ! Elle n'a rien à voir avec tout ça si ça se trouve… Qu'en penses-tu toi ?
Je me pince la lèvre, tremblante. Je ne réponds rien; qu'est-ce que je pourrais dire de toute façon ? Le blond fait un mouvement brusque pour me faire peur et je recule d'un pas par réflexe, pour me protéger.
-Regarde-la, elle est inoffensive… Si faible… Si fragile… Comment pourrait-elle être l'élue ? Susurre le blond.
L'élue… ?
-S'il vous plait… Je parviens à articuler avant qu'ils ne repartent dans leur débat délirant. Je n'ai rien à voir dans votre… truc… de gang ou je ne sais quoi… Laissez-moi partir.
Ils se trompent ! Je ne suis personne ! Je n'ai jamais rien demandé moi alors pourquoi ils m'entraînent dans leurs sales affaires ? Ils prennent de la drogue ? Est-ce grave à ce point ? Mais j'ai l'impression de manquer le point le plus important. Quelque chose m'échappe.
-Elle ne sait peut-être pas… commence le blond avant d'être interrompu par la femme.
-Ou elle fait semblant !
-On va vite le savoir. Je pourrais la tuer maintenant…. Souffle-t-il en réponse tout en sortant une lame aiguisée comme un rasoir de sous sa veste.
Je hoquette de surprise en voyant l'arme. J'en étais presque à croire qu'il me protégeait tout de suite mais ce n'était qu'un leurre !
-Kyle, non ! S'écrie la brune.
Mais il est trop tard, le blond fond déjà sur moi et je reçois un violent coup dans l'estomac. Je serre les dents et ferme les yeux sous la violence du choc. Un autre flash, encore plus puissant que les autres apparaît. Un doux visage me sourit mais je ne vois que sa bouche s'étirer, tout le reste est flou. C'est la première fois que je ressens une telle sensation. C'est puissant. C'est de l'amour. « Malia. Tu n'as rien à craindre. Nous sommes là. » tels sont les mots prononcés. Puis tout disparaît et lorsque j'ouvre les yeux à nouveau, je constate que j'ai les joues mouillées, deux larmes solitaires coulant de mes yeux. Le blond s'est reculé car il a rejoint sa congénère dans l'ombre de la grange. Ils me fixent tous deux avec des regards ébahis sans que je sache pourquoi. Qu'ai-je pu faire qui puisse les laisser bouche bée comme ça ?
-C'est elle…
-…Pas de doute à présent. Confirme le garçon.
Mon estomac se tord. Et la douleur à cause du coup de coude –et non de poignard- reçu à cet endroit revient. Mon souffle se bloque dans ma gorge quand le blond revient vers moi d'un pas décidé et vient m'agripper les cheveux vers l'arrière pour me faire pencher la tête vers lui. Son visage est à peine à quelques centimètres du mien, ce qui nous oblige à nous regarder dans les yeux. Je me fige d'effroi lorsque je vois ses yeux s'assombrir d'un coup pour me montrer deux orbes totalement noirs comme les ténèbres.
Des démons…
J'aurai dû m'en rendre compte plus tôt. J'aurais dû les reconnaître après tout ce que j'ai lu sur eux dans les livres à la bibliothèque. Ils existent vraiment. Je vis dans un cauchemar éveillé !
Un sourire sadique se dessine sur ses lèvres et tout en me maintenant par les cheveux il me demande…
-Alors ma belle, où sont les cinq autres ?
Je suis pétrifiée. Mon sang s'est arrêté de circuler dans mes veines, complètement glacé. J'ai peur de comprendre. J'ai peur d'en savoir plus…. Ce n'est pas eux, mais moi qui me suis trompée sur toute la ligne ! Eux qui en savent plus sur moi que je n'en sais sur moi-même. Je grimace comme il prend mon menton entre ses doigts et je tente de tirer un coup sec sur mes chaines. Tout mon corps vibre de fureur. Je ne connais pas la réponse à sa question mais ce que je sais, c'est que je ne vais pas lui répondre. Il en va de mon honneur, je ne sais pas pourquoi mais ça à l'air très important.
-Lâche-moi. J'ordonne à voix basse.
Mon geôlier plisse les yeux et je l'imite.
-Voilà ton vrai visage…
Il est vrai que je n'étais plus vraiment moi-même à ce moment-là. Je n'avais jamais parlé comme cela à quelqu'un et encore moins ordonné quelque chose avec un ton aussi sec. Quelque chose est en train de changer en moi. Je peux sentir une force inconnue et pourtant qui m'est bien propre grandir en moi, monter en puissance. Je peux sentir l'air vibrer, devenir électrique. Shun a dû comprendre ce qui est en train de se produire car elle a écarquillé les yeux et elle avertit maintenant son compagnon.
-Kyle, éloigne-toi !
Le démon recule la tête pour mieux m'observer et son sourire se fane instantanément sous l'incompréhension.
-Qu'est-ce qui se passe ? Demande-t-il, perplexe en s'éloignant et regardant autour de lui comme le sol commence à trembler.
Je serre les poings et fais claquer les chaines contre les barres en acier sur lesquelles elles sont attachées. Ce n'est plus moi, je ne contrôle plus rien. Je ne parviens plus à maîtriser les émotions qui me submergent. D'où me vient cette fureur si violente ? J'ai l'impression que je brûle de l'intérieur, que je bouille de rage et en même temps j'ai peur, je veux qu'ils s'éloignent, qu'ils ne m'approchent plus et surtout que ces sensations intenses quittent mon organisme sur le champ. La panique me gagnant, je me laisse aller comme jamais auparavant. Les deux autres ne peuvent rien faire pour m'en empêcher.
-Arrêtez ! Je crie en prenant ma tête entre les mains.
Le bruit d'une grande déflagration couvre ma voix alors que je continue à hurler. Je ferme les yeux aussi fort que je peux car une lumière vive se met à briller brusquement. Il s'écoule quelques secondes avant que les tremblements cessent et que la lumière faiblit pour disparaître complètement. J'inspire et expire trois fois, restant immobile avant d'être sure de pouvoir ouvrir les yeux sans danger. Ça sent le brûlé… Je baisse les bras que j'ai mis devant mon visage pour me protéger et constate les dégâts. Ce que je vois est effarant. Tout autour de moi s'étend des champs à perte de vue. Il ne reste plus rien de la grange, hormis quelques poteaux en bois encore fumant, grignotés par les flammes. Il ne reste aucune trace des deux démons. Je me relève lentement pour faire un tour sur moi-même. Et je constate que je suis au centre d'un cercle noir d'au moins cinquante mètres de diamètre. Tout n'est que cendre. Seule moi suis indemne….
*o*o*o*o*
L'aube commence à pointer. J'ai laissé derrière moi ce désastre monstrueux, quittant cette terre de néant. Il faut que je m'en éloigne le plus possible avant qu'il ne fasse complètement jour. Que je m'en aille loin, très loin, avant que quelqu'un ne découvre ça et qu'on ne me trouve.
Car oui, c'est moi qui ai provoqué ça. Je ne sais pas comment c'est possible. J'ai encore du mal à le croire. Et pourtant c'est la vérité. Ce soir j'ai réussi à me libérer, mais à quel prix ? Ça a coûté deux vies, si tant soit peu que ces démons puissent être comptés comme tel. Et Alex ? Et Ethan ? Où sont-ils ? Me cherchent-ils ? Depuis combien de temps suis-je donc portée disparue ? Alex…. Je me mords la lèvre inférieure pour éviter les larmes de couler. Jamais je ne rentrerai à la maison….
Ce n'est pas ma maison. Ça ne l'a jamais été. Qui plus est, ce serait trop dangereux d'y retourner. Car s'il y avait d'autres démons à ma poursuite ? Ce serait mettre en danger les deux hommes !
J'ai découvert quelque chose cette nuit. Quelque chose qui a changé ma vie.
Tout ce que je croyais savoir, tout ce en quoi j'ai cru…. Rien n'est vrai. Rien n'existe.
Je n'ai plus de maison, plus de famille. J'ai tout perdu, tout ça parce que ma vie n'a été qu'un éternel mensonge. Pendant toutes ces longues années, j'ai été Malia, la jeune fille timide, orpheline, sans passé… Cette Malia n'existe plus aujourd'hui, ce n'était qu'une fausse identité pour cacher l'autre Malia, la véritable Malia de maintenant. Celle qui vient de se découvrir des pouvoirs surnaturels, qui est capable de faire imploser une grange et qui n'est apparemment pas humaine… Celle qui semble avoir un passé mais qui semble aussi l'avoir oublié… les flashs que j'ai eu sont très probablement des souvenirs qui refont lentement surface. Pourquoi maintenant, je l'ignore, mais je compte bien le découvrir.
J'aimerais tant pouvoir prévenir Alex, mais je ne peux pas… Je dois avancer seule désormais, sans me retourner. Il faut que je sache, que je comprenne qui je suis et d'où je viens, pour être enfin complète.
Je ne sais pas où je suis et dans quelle direction je vais. Peut-importe si je suis perdue ou si je dois parcourir des miles et des miles à pied. Je me sens plus forte et cette force en moi me permet d'avancer. Elle me guide et je sais parfaitement où je dois me rendre pour avoir des réponses. Dans la pénombre dans ce lieux inconnu, j'avance à grands pas, le regard fixe vers d'horizon, tout en serrant contre moi le coffre en bois qui m'appartient. Ce coffre étant la seule chose avec moi n'ayant pas était réduit en cendre avec la grange… Cet étrange coffre que je n'ai jamais pu ouvrir auparavant, que j'en avais même oublié son existence… Il est aujourd'hui avec moi. Pour que ces démons l'aient récupéré c'est qu'il contient forcément quelque chose d'important…
*o*o*o*o*
La pluie tombe tristement sur la ville, donnant aux rues des couleurs ternes et peu attrayantes. Je me réfugie de temps à autres sous les porches ou les abris bus, attendant que l'ondée passe, serrant contre moi mes fins habits d'été détrempés et en piteux état. Je suis sale et j'ai froid, l'humidité traversant le tissu. Cela fait plusieurs jours que j'erre de ville en ville mais je crois que j'arrive bientôt à destination. Il est temps… Je suis exténuée. Je baisse les yeux sur mes poignets. Ils ont déjà presque cicatrisés et les chaines qui entaillaient ma peau n'est plus qu'un mauvais souvenir. Ils ont guéri mystérieusement le jour même où je me suis échappée, au moment où tout a explosé. J'ai encore quelques ecchymoses un peu partout mais je n'ai plus mal nulle part, sauf aux pieds, à cause du long trajet que j'ai dû endurer.
Le soleil est revenu et je marche maintenant le long d'une rue où des villas majestueuses avec de grands jardins bien entretenus s'alignent des deux côtés de la route. Je m'engage sur l'allée menant à l'une d'elle. Lorsque j'atteins l'entrée, je m'arrête et regarde la porte, avant de toquer. Je retiens ma respiration, le stress m'empêchant de m'enfuir à toute jambe. Au bout d'un temps interminable, la porte s'ouvre enfin. Je lève la tête vers l'homme se tenant sur le pas de la porte, juste en face de moi. Il est grand et sa carrure le rend intimidant. Mais plus impressionnant encore se sont ses yeux et son regard qui me dévisagent, interrogatif. Mon cœur s'emballe mais je prends mon courage à deux mains et sans détourner les yeux je me lance.
-Bonjour… Je suis Malia…
A la semaine prochaine pour le chapitre 10 : La Traque commence (II). We Found Nothing.
Désolé de vous laisser à nouveau sur un cliffhanger, beaucoup de surprises sont à prévoir ! Pour me faire pardonner, voici une preview du prochain chapitre sous le point de vue de Will :
"Je viens m'installer à côté de lui et observe la flamme qui danse devant mes yeux. Peter expire profondémentt, comme s'il s'apprêtait à faire un rituel.
-Ces objets font partis du contenu de ton coffre ? Je demande
(...)
Ces coffres pourraient être la clé à nos questions ou une aide précieuse offerte par ces inconnus. Peter s'arrête pour me regarder, comme je suis encore plongé dans mes réflexions.
-Will... Il faut que je te dise un truc. Il m'annonce en venant s'asseoir sur le rebord de son lit, face à moi.
"
