Bonjour à tous !
Oui, je sais, je suis TRES lente sur cette fic, et malheureusement, cela ne risque pas de s'arranger avec la fin de l'été, saison de paresse où l'on se prélasse au soleil devant un océan bleu lagon.
Mais comme je vous l'ai dit, cette fic me pose problème, et je dois donc envisager plusieurs alternatives.
IMPORTANT A SAVOIR : J'ai modifié le chapitre 2 en y faisant disparaître Hugo, le deuxième enfant de Ron et d'Hermione, vu qu'il n'a pas un grand rôle, et qu'il me gêne en fait xD (ouuuh la messaaante xD)
En attendant, je vous souhaite une EXCELLENTE lecture (j'espère en tout cas)
.
.
oOo
.
.
Chapitre 5
.
.
Au moment présent
.
.
Hermione ouvrit les yeux, et vit une paire d'yeux bleus penchés au-dessus d'elle.
_ Comment vous sentez-vous ? demanda Madame Pomfresh en posant sa baguette sur la table de nuit.
La jeune femme se redressa et s'aperçut avec stupéfaction qu'elle était à l'infirmerie de Poudlard, dans un lit aux draps blancs.
_ Comment je suis arrivée ici ? demanda-t-elle, stupéfaite. J'étais dans la Forêt Interdite avec le professeur Flitwick il n'y a même pas quelques minutes !
_ Et vous vous êtes évanouie, révéla l'infirmière en déposant un gobelet fumant auprès de son lit. Percy Weasley s'est chargé de vous amener jusqu'ici.
Hermione le chercha du regard mais le jeune homme n'était présent nulle part.
_ Il est aidé retourner Hagrid et les autres, dit Madame Pomfresh en surprenant son regard. Apparemment, ils en auront pour une bonne partie de la nuit.
Elle posa du chocolat sur la table de nuit, avant de prendre la température d'Hermione.
_ Est-ce que je serais malade ? s'enquit Hermione, inquiète. Ce n'est pas la première fois que je fais un malaise. Ces temps-ci…
Sa voix se fit plus basse, son regard rêveur.
_ Je ne sais pas pourquoi, mais j'en fais de plus en plus. Et je ne comprends pas pourquoi. Je vois des choses… des images d'évènements qui ne sont jamais arrivés… Est-ce que je perdrais la tête ? bredouilla-t-elle en pivotant vers l'infirmière.
Madame Pomfresh reprit sa baguette et dit d'une voix calme :
_ Je t'ai ausculté et à part une forte carence en fer, je n'ai rien trouvé d'anormal. Je pense qu'il te faut du repos, voilà pourquoi j'ai concocté cette potion pour te remettre sur pied. Tu vas passer la nuit ici.
A ses mots, Hermione se figea.
_ Passer la nuit ici ? répéta-t-elle, effarée. Mais je ne peux pas, j'ai une dizaine de dossiers qui m'attendent et…
_ Je tiens à te garder en observation, marmonna Mme Pomfresh, menaçante. Alors travail ou pas, tu restes dans ce lit !
.
Hermione eut l'impression de retomber des années en arrière. Soupirant, elle but la potion d'un trait et fit une affreuse grimace. Elle n'était plus une enfant que diable.
_ On dirait que les rôles sont inversés, maman.
La voix moqueuse de Rose Weasley la fit lever la tête. La jeune fille s'assit sur le lit, un énorme paquet de Fondant du Chaudron dans les mains.
_ Qu'est-ce que tu fais là ? s'étrangla Hermione, interloquée. Tu devrais être en cours !
_ Il est sept heures du soir, maman, ricana sa fille, les cours sont finis depuis longtemps.
_ Alors tu devrais être en train de faire tes devoirs !
C'était bien la fille de Ron. Elle leva les yeux au ciel, et continua de grignoter, ce qui agaça Hermione.
_ Et je t'ai dit de ne pas grignoter entre les repas. Tu n'auras plus faim après, dit-elle d'un ton autoritaire.
Il y eut un silence, puis…
_ Tu pourrais au moins m'en donner ! continua Hermione, cachant son amusement derrière un prétendu agacement.
Elle tendit la main pour saisir le paquet, mais Rose l'éloigna d'elle en rigolant. La mère et la fille se battirent en riant pendant deux bonnes minutes avant que le vacarme n'attire Madame Pomfresh qui menaça de renvoyer la Gryffondor si elle continuait à perturber la malade.
.
Sitôt qu'elle fut partie à son bureau, Hermione pointa sa baguette en murmurant « Assurdiato ». Elles rirent toutes les deux comme deux filles ayant joué un bon tour à quelqu'un.
.
_ Alors, si tu es venue aujourd'hui, c'est pour m'espionner ? demanda Rose, assise à une extrémité du lit, les jambes ramenées contre sa poitrine pendant qu'Hermione adoptait la même position de l'autre côté.
_ Que tu crois, la nargua sa mère. Même si ton père m'a demandé de te surveiller au cas où n'importe qui t'inviterait au bal.
La jeune Weasley leva les yeux au ciel et tripota machinalement la couverture sous le regard interrogateur d'Hermione.
_ Dis-moi, dit lentement cette dernière, quelqu'un t'a invité au bal de Noel ?
_ Maman ! C'est gênant ! se récria Rose.
Hermione haussa les épaules et objecta :
_ Et ton cher chevalier servant de Serpentard ?
_ Quoi ? Lui ? lança Rose en se redressant. Tu veux rire ? C'est pas du tout mon chevalier servant ! Pendant le match de Quidditch, je suis tombée de mon balai et il était juste en dessous, l'idiot !
Hermione ne put retenir un soupir.
_ Tu devrais lui en être reconnaissante, imagine que tu te sois fait encore plus mal…
Rose secoua la tête.
_ Non, non, non ! dit-elle en s'entêtant. C'est lui et cet idiot de Vaisey qui s'est moqué de moi parce que j'étais en train de regarder…
Elle s'interrompit, et rougit instantanément. Hermione lui lança un regard entendu.
_ Tu regardais qui ? Il y a donc bien quelqu'un qui attire ton regard !
Parler des affaires de cœur avec sa mère n'enchantait pas Rose du tout. Elle préféra bifurquer sur un autre sujet.
_ Et donc, pourquoi tu étais ici ?
.
Hermione leva les yeux au ciel. Mon dieu, sa fille était aussi maladroite que Ron quand il s'agissait d'amour. Néanmoins, elle décida de laisser passer pour cette fois et répondit à la question de Rose, au plus grand soulagement de cette dernière.
_ Je remplace M. McFarlan pour le bal et la deuxième tâche alors je suis venue voir Hagrid pour voir où en étaient les préparations. Je suis d'ailleurs surprise qu'ils mettent la Coupe du Monde de Quidditch en même temps que le tournoi des Trois Sorciers. De mon temps…
A ses mots, la petite rousse se redressa, les yeux brillants.
_ Tu sais en quoi consistera la deuxième tâche ? dit-elle avec empressement.
Hermione haussa un sourcil.
_ Je te vois venir, dit-elle, il n'est pas question que je dise quoi que ce soit.
_ Mais maman !
Mais la jeune femme resta inflexible. Rose insista tant et tant que, fatiguée, Hermione lui rappela que c'était l'heure de dîner. Boudeuse, la Gryffondor sortit tête basse en traînant des pieds. Elle ne vit pas la silhouette noire dressée devant elle jusqu'à ce qu'elle la bouscule.
_ Aie ! Je suis désolée je…
.
Elle s'interrompit en voyant que c'était le père de Scorpius, et resta bouche bée. C'était le portrait craché de son camarade de classe, en plus grand, tout simplement. Reprenant une certaine contenance, elle déclara :
_ Oh, bonsoir Monsieur Malefoy ! Vous venez voir ma mère ? Je crois qu'elle vient de prendre la potion de sommeil sans rêves que Madame Pomfresh vient de lui administrer.
_ Ce n'est pas très grave, répondit ce dernier avec un micro sourire. A vrai dire, j'allais plutôt dans le bureau du directeur.
C'était un grossier mensonge. Mais Rose ne s'en aperçut pas. Elle lui souhaita une bonne soirée. Malefoy la regarda s'éloigner et jeta un coup d'œil à l'infirmerie. Cela faisait une bonne vingtaine de minutes qu'il regardait le manège de la mère et la fille. Leur complicité le faisait sourire.
Mais leur bonheur le faisait également enrager.
Granger avait pris une potion de sommeil sans rêves ? Parfait. Tout simplement parfait.
.
oOo
.
Quelle heure était-il ? Hermione ouvrit les yeux dans la pénombre dans un gémissement. Où était-elle ? Sa mémoire revint petit à petit, et elle se vit à l'infirmerie de Poudlard.
Sa tête était si lourde qu'elle se demanda si elle était réellement réveillée, ou toujours plongée dans le sommeil. Après tout, il était difficile de faire une différence avec la potion concoctée par Madame Pomfresh.
La langue pâteuse, les paupières lourdes, Hermione se redressa, mais elle eut l'impression qu'elle ne sentait plus son corps. Etait-elle en train de rêver ou de dormir ? Elle avait si sommeil qu'elle sentait qu'elle allait replonger dans le sommeil. Pourquoi s'était-elle réveillée, d'ailleurs ?
Elle sentit tout à coup ses sens se mettre en alerte, son cœur battre plus vite. Comme-ci quelqu'un était présent à ses côtés.
_ Il y a quelqu'un ?
Elle n'entendit même pas sa propre voix, et se demanda même si ses lèvres avaient réellement bougé. Rêve, ou réalité ?
Fatiguée, Hermione se laissa retomber sur ses oreillers, sans force. Son corps entier semblait ne faire aucun mouvement. Elle ferma les yeux, quand elle eut tout à coup l'impression que sa respiration se coupait. Ses poumons cherchaient désespérément de l'air, air que ni son nez, ni sa bouche ne semblait pouvoir attraper.
La sorcière n'eut pas conscience qu'elle ouvrait grand les yeux. Son corps ne s'agita même pas. Elle pourrait mourir que personne ne s'en serait rendu compte. Encore cette sensation familière de voir les images d'un passé qui n'existait pas.
Tandis que sous ses yeux défilaient des scènes au fur et à mesure, elle n'eut même pas conscience que c'était Malefoy qui, de sa main plaqué sur sa bouche et son nez pour l'empêcher de crier, plongeait ses yeux gris étincelant de fureur qu'elle ne voyait pas dans la pénombre.
La mâchoire contractée, il relâcha la pression de sa main, tandis qu'Hermione basculait à nouveau entre l'inconscience et le rêve.
.
oOo
.
.
Des années auparavant
.
.
C'était une journée ensoleillée, une journée de révisions. Mais Hermione s'était levée de bonne heure aujourd'hui, afin de ne pas croiser Romilda Vane ou Lavande Brown.
Habillée en moldue, elle franchit le trou du portrait, la lettre de Ron dans les mains. Il lui avait donné rendez-vous à Pré-Au-Lard à nouveau, et viendrait la chercher à Honeydukes.
Frissonnant d'appréhension à l'idée de croiser un professeur, la jeune femme traversa la cour humide en resserrant les pans de son trench-coat autour d'elle. Elle monta les marches jusqu'au troisième étage, et arriva enfin à la statue de la sorcière borgne.
Alors qu'elle tapotait la bosse en marmonnant « Dissendium », et la bosse de la sorcière glissa latéralement. Hermione rangea sa baguette et glissa une jambe dans le mince orifice avec précaution. Le sombre toboggan qui s'offrait à elle n'avait rien de bien réjouissant.
_ Tiens tiens, mais qui voilà ! fit une voix gutturale. On essaie de se faire la malle ?
La jeune Gryffondor sursauta de peur, et regarda autour d'elle. Une forme apparut sous ses yeux, et son teint vira au rouge.
_ Peeves ! La ferme !
.
Mais demander à l'esprit frappeur de se taire, c'était comme demander à Hagrid de rapetisser : tout simplement impossible. Au contraire, Peeves était trop heureux de voir qu'il pouvait taquiner un élève sans vergogne.
Hermione le vit inspirer à fond, gonflant sa poitrine, et le supplia :
_ Non ! Ne fais pas ç…
_ ELEVE HORS DU DORTOIR ! ELEVE HORS DU DORTOIR !
La jeune Gryffondor aurait été tenté de lui jeter quelque chose à la figure, si seulement il n'était pas un fantôme. Elle entreprit alors de s'extirper du trou, ce qu'elle parvint à faire non sans peine. Son pied glissa, lui arrachant un cri. Elle n'aimait pas du tout le craquement qu'avait émis sa cheville.
.
La bosse de la statue revint à sa place initiale juste avant que Rusard, accompagné de son horrible animal de compagnie, débarquait, une expression de dégoût sur le visage, comme-ci il avait avalé un flacon d'Empestine.
_ Alors, qu'est-ce qu'on fait en dehors du dortoir à cette heure, hein ? cracha-t-il.
_ Rien, répondit Hermione en s'époussetant.
_ Hahahaha, ricana Peeves. Mais c'est que la Miss Je-Sais-Tout allait rendre visite à son petit copain ! Ohohohoho !
Hermione fit brusquement volte-face, et vit que Peeves lisait le parchemin ouvert qu'elle avait malencontreusement laissé tomber par terre.
_ C'est privé ! vociféra-t-elle en faisant un geste pour récupérer sa lettre.
Mais l'esprit frappeur s'envola en caquetant dans les couloirs.
_ Oh la menteuse ! Granger est amoureuse !
La jeune fille lui jeta un regard noir alors qu'il disparaissait de sa vue, la laissant seule avec le concierge qui sourit de toutes ses dents jaunes, trop heureux de pouvoir punir un élève.
_ Eh bien, et bien, à ce que je vois, vous voulez faire les quatre cents coups avant de quitter l'école ! Cela mérite une retenue !
_ Avant que vous ne décidiez quoi que ce soit, prévint Hermione, je vous signale que je me suis tordue la cheville. Alors si c'est pour m'obliger à aller courir un marathon, vous pouvez oublier.
Rusard eut un rictus, avant de répliquer :
_ Ça tombe bien, l'infirmerie a besoin de volontaires pour récurer les vieux chaudrons de Mme Pomfresh.
La jeune femme leva les yeux au ciel. Elle avait plus l'impression que c'était là une corvée ragoûtante dont Rusard cherchait à se débarrasser.
_ Soyez à cinq heures à l'infirmerie, avertit-il. Et sans baguette !
.
oOo
.
.
Et voilà ! Qu'avez-vous pensé de l'entente entre Rose et Hermione ? Finalement, ce n'est pas de Scorpius dont la petite est amoureuse ;)
Ah, Peeves, je trouve qu'on le sous-estime trop dans les fics. Dire qu'Hermione n'a pas pu faire son escapade amoureuse.
Comme elle l'a dit elle-même dans le tome 7 : « Les temps changent » :)
Et puis comme son amourette avec Ron est récente, je la vois bien faire le mur pour aller le rejoindre !
N'hésitez pas à laisser un commentaire ! (eh oui, comme toujours, surtout vous, les lecteurs fantômes que je ne vois jamais et que j'aimerais bien connaître ^^ )
Je vous retrouve très bientôt pour la suite !
A bientôt !
Heibi
