Bonjour à tous =D

voilà le chapitre suivant comme prévus ;)

ou vous connaîtrez tous la décision que Thorin a choisis de prendre après avoir lus la lettre de Frérin :) surtout que cela se tient au titre du chapitre XD

en tout cas merci à mes habituels reviewers ainsi qu'à une habituer qui est revenu elle se sera reconnue ;)

sinon pour vous prévenir qu'à partir du 22 janvier je serais de nouveau au travail donc à partir de là, je serais sans doute moins disponible :) j'ai des chapitres en avance et je vais continuer ainsi, tout comme de poursuivre mes autres fic en espérant pouvoir poster avant le début de mon CDD ;)

sinon je vous dis

BONNE LECTURE ;)

on se retrouve en bas =D

Sabrinabella


Chapitre 19 : Renvoyer les héritiers

_ Nos affaires ne regardent pas les elfes !

_ Au nom du ciel, montrez-lui la carte Thorin ! Gronda Gandalf à l'encontre du nain.

Ces derniers se tenaient dans la bibliothèque de Foncombe, Thorin faisant face au Seigneur Elrond avec Balin, debout à ces côtés, tandis que Gandalf se tenait entre eux sur le côté, Bilbon se trouvant légèrement derrière lui. Demeurant aussi muet que le Maitre des lieux qui observait le Magicien Gris, ainsi que les deux nains devant lui.

_ C'est l'héritage de mon peuple. Je dois le préserver, lui et ces secrets fit savoir Thorin, comme excuse pour son manque de coopération.

_ Qu'on me préserve de l'entêtement des nains ? Votre orgueil causera votre perte. Vous êtes chez l'une des rares personnes en Terre du Milieu qui puisse lire cette carte. Montrez-là au Seigneur Elrond ! Appuya Gandalf, lui faisant ainsi comprendre que s'ils voulaient continuer, ils auraient besoin de l'aide de l'elfe.

Bien que demander de l'aide aux elfes lui fut insupportable, Thorin comprit aussi la nécessité qu'ils avaient besoin de connaitre les informations caché dans la carte pour connaitre l'endroit où se cachait cet autre entrée dans la Montagne Solitaire. Et il n'y arriverait pas sans le soutien d'un de ceux capable de déchiffrer la carte.

S'avançant vers Elrond tout en plongeant sa main à l'intérieur de sa tunique, Thorin en sortit la carte qu'il tendit vers le Seigneur elfe, mais Balin tenta de l'en empêcher.

_ Thorin, non.

Mais repoussant doucement la main de son vieux conseiller, Thorin remit la carte pliée au Seigneur de Foncombe qui accepta celle-ci et la déplia avant de saisir ce que cette dernière renfermait.

_ Erebor ! De quelle nature est votre intérêt pour cette carte ? Leur demanda Elrond tout en regardant celle-ci et jetant un coup d'œil vers Thorin.

Ce dernier d'ailleurs était sur le point de dire quelque chose, quelque chose dont Bilbon savait pertinemment qu'il allait envoyé l'elfe se mêler de ces affaires quand, heureusement pour eux, Gandalf fut bien plus rapide à répondre.

_ Il est d'ordre intellectuel. Comme vous le savez ce genre d'objet contient des textes caché.

Refermant la bouche tandis qu'il avisa Gandalf, Thorin n'eut aucune difficulté à comprendre que, lui aussi essayait de cacher la raison de l'importance de cette carte, et qu'il le remercia tout en inclinant la tête avant que le Magicien Gris ne reconcentre son attention sur le Seigneur Elrond.

_ Vous lisez toujours le nanien ancien, n'est-ce pas ?

Et alors que le Seigneur Elrond s'était quelque peu éloigné de ces invités, détaillant la carte, son regard se porta sur les rayons de la lune qui filtrait à travers les arcades avant de raviser l'objet dans ces mains. L'instant d'après, il récita deux mots en elfique que Bilbon n'eut guère le temps de saisir, très vite reconnus par le Magicien Gris.

_ Les runes lunaires ? Bien sûr admit Gandalf, le sourire aux lèvres avant d'aviser le regard interrogatif que Bilbon lui portait. Difficile à repérer lui avoua-t'il pour plus de précision.

_ Dans le cas présent s'est vrai, les runes lunaires ne peuvent être lus qu'à la lumière d'une lune de même forme et saison, que le jour où elles furent tracés expliqua le Seigneur Elrond sur ces runes, tout en détaillant la carte avant de se tourner vers les membres présents de la Compagnie.

_ Sauriez-vous les déchiffrer ? Lui demanda d'emblée Thorin, calmement contrairement au ton dur qu'il avait employé plus tôt.

L'instant d'après, Elrond les conduisit à l'arrière de Foncombe à travers des corridors plongeant dans la roche des montagnes les entourant, les menant sur une corniche juste sous des falaises là ou cascadaient des chutes d'eau. Et devant eux, se dressait un autel composé d'un énorme bloc de cristal vers lequel le Seigneur Elfe les dirigea.

_ Ces runes lunaires ont été écrites une veille de solstice d'été sous un clair de lune à son premier quartier, il y a près de deux cent ans indiqua Elrond sur la nature de la lune qui avait servis à les tracer, tout en déposant à plat la carte sur l'autel de cristal. Vous étiez destinés à venir à Foncombe. La chance est avec vous Thorin Ecu-de-chêne, une lune identique brille au-dessus de nous ce soir fit-il remarquer tout en indiquant la lune en question, vers laquelle Thorin porta son regard.

Celle-ci, finissant par sortir de derrière le nuage qui la masquait, darda ces rayons fantomatiques sur eux, tandis que l'eau chutant devant eux refléta la lumière de cette dernière avant que le socle de cristal ne la réfléchisse, faisant jaillir une lueur blanchâtre vers le ciel. Et l'instant d'après, des notes bleutées, des runes naines pour être plus précis, finirent par se dévoiler sur le côté droit au bas de la carte, rapprochant Thorin de l'elfe comme les autres qui le regardèrent apparaitre.

Un texte qu'Elrond s'empressa de traduire dès qu'il apparut dans son ensemble avant que celle-ci ne disparaisse lorsque la lune sera de nouveau masquer.

_ Tenez-vous près de la pierre grise quand la grive frappera,

Et le soleil couchant avec la dernière lueur du jour de Durin, brillera sur la serrure.

_ Le jour de Durin ? Ne put s'empêcher de répéter Bilbon, se rappelant sans conteste que c'était lors d'un de ces jours, quand il avait cinq ans, que la fameuse marque était apparue dans son dos.

_ Le premier jour de l'An des nains quand la dernière lune d'automne et le premier soleil d'hiver apparaissent ensemble dans le ciel lui rappela Gandalf, tout en lui faisant un clin d'œil au passage, faisant lever les yeux au ciel du garçon.

_ C'est très fâcheux remarqua Thorin à ce sujet. L'été se poursuit, le jour de Durin approche à grand pas leur fit-il rappeler.

_ Nous avons encore le temps le rassura Balin en s'avançant vers lui.

_ Le temps de quoi ? Lui demanda Bilbon, se remémorant les mots du Seigneur Elrond quand il saisit ce que voulait dire le vieux guerrier. De trouver l'entrée ?

_ Exactement ! Nous devrons nous tenir au bon endroit et aussi au bon moment alors, et alors seulement, la porte s'ouvrira annonça Balin à l'encontre de ces camarades.

_ Ainsi c'est là votre but ? Entrée dans la montagne ? Demanda Elrond, bien que sa question sonne plus comme une affirmation.

_ Et alors ? Lui demanda Thorin, limite cassant, ce qui fit grandement lever les yeux au ciel de Bilbon avant qu'il ne pose sa main sur son front, se demandant quand son oncle cessera d'agir de la sorte avec les elfes.

_ D'aucun estimerait que cela n'est pas prudent fit simplement savoir Elrond tout en remettant la carte à Thorin qui la lui reprit simplement, ne disant rien de plus qu'il n'avait déjà dit et qu'il ne savait déjà.

_ Que voulez-vous dire ? Lui demanda Gandalf, sentant que quelque chose se tramait.

_ Vous n'êtes pas le seul Gardien qui veille sur la Terre du Milieu Gandalf lui fit simplement rappeler Elrond à l'encontre de ce dernier, prêt à quitter les lieux quand il fut intercepté au passage par Bilbon.

Ce dernier ne souhaitant pas qu'Elrond ne se fasse des jugements et qu'il excuse l'attitude de Thorin à son égard, et cela en elfique pour appuyer d'avantage ces dires.

_ Excusez-le Mon Seigneur, Thorin et les autres rêvent de retourner à Erebor, et récupérez leur maison. C'est leur droit de le faire, si cela été arrivée à Foncombe, ne feriez-vous pas le maximum pour récupérer vos propre terres du dragon ? Lui demanda-t'il doucement.

_ Sauf que cela serait bien trop dangereux de réveiller la Bête endormis lui fit remarquer Elrond à ce sujet.

_ Mieux vaut demander pardon que permission.

_ Pardon qui pourrait causer la mort de beaucoup gens.

Et sur cette dernière phrase du Seigneur Elrond, celui-ci salua ces invités avant de prendre congé d'eux alors que sa phrase tourna dans la tête du jeune Sacquet.

_ Va rejoindre les autres et te coucher Bilbon, il faut que je parle avec Gandalf et Balin lui ordonna aimablement Thorin, tout en lui désignant le chemin par lequel l'elfe était partis.

Souhaitant rester, Bilbon comprit que la discussion allait être un sujet de grand, enfin, un sujet que Thorin voulait parler avec Gandalf et Balin sans que le garçon soit dans les parages. Et le fait que son oncle ne lui tire pas une mine de deux pieds parce qu'il avait parlé en elfique, ne demandant guère la traduction, c'est que ce qu'il avait à parler devait être sérieux.

_ Très bien, on se revoit demain accepta le jeune nain-hobbit. Bonne nuit.

.oOo.

Dès que le petit fut parti, Thorin tourna un regard sérieux vers Balin autant que vers Gandalf.

_ Je vais renvoyer Bilbon.

_ Pardon ?

_ Vous ne le pouvez Thorin, Bilbon fait partis de cette Compagnie et…

_ Cela était avant que je ne lise la lettre de Frérin, Gandalf.

_ Quelle lettre ? Lui demanda Balin.

_ Frérin avait laissé une lettre m'étant adressé dans celle qu'il lui a écrite avant de quitter la Comté. Il m'a demandé de veiller sur sa famille Gandalf, si je ne peux plus rien pour sa mère, je peux protéger le petit et lui permettre quelques années de plus lui fit savoir Thorin tout en désignant la lettre de son défunt frère qu'il avait sortis de sa poche intérieur avant de la remettre avec la carte.

_ Mais l'enfant sera en danger à la Comté, Thorin lui rappela Balin. Les orques sont peut-être encore dans les parages et…

_ Je ne compte pas le laisser retourner à la Comté Balin, Bilbon rejoindra ma sœur à Ered Luin. Elle pourra veiller sur lui et les autres gens de notre peuple aussi fit savoir Thorin sur l'endroit où il avait l'intention d'envoyer son neveu.

_ L'enfant n'acceptera jamais Thorin ! Il est à présent adulte et peut prendre ces propres décisions par lui-même maintenant qu'il est un adulte et…

_ Il est peut être adulte pour les normes hobbits Gandalf mais pas chez les nains lui rappela Thorin à ce sujet. Et de ce côté-là, Bilbon parait plus nains que hobbit, donc c'est la loi naine qui entre en vigueur. Il rentrera à Ered Luin termina-t'il par déclarer.

_ Vous aurez besoin de Bilbon pour la retrouver Thorin, il est le seul qui puisse entrer dans la montagne sans attirer Smaug, s'il est toujours là lui fit remarquer Gandalf.

_ Bilbon est à moitié nain, Gandalf, peut-être bien que son odeur s'apparente bien plus au nôtre qu'à celui des hobbits. C'est un risque que je ne désire prendre, il retournera à Ered Luin et Alaric et Alrik les y accompagneront pour sa sécurité. Ma décision est irrévocable Magicien arrêta Thorin quand il vit celui-ci prêt à répliquer. J'en informerais le garçon et ces deux gardiens, demain matin les informa-t'il avant de les saluer tous les deux et de quitter le lieu pour retourner dans leur quartier pour aller dormir.

Tout en marchant vers leur appartement allouer, Thorin savait que se débarrasser de l'enfant était, aussi retirer un avantage, aux vus de la furtivité avec laquelle il se déplaçait, comme le fait qu'il était Durin. Mais il ne regrettait pas sa décision d'écarter l'enfant de la quête, surtout que s'il lui arrivait quelque chose à lui, et peut-être à Fili et Kili, bien qu'il veillerait personnellement que ces neveux s'en sortent indemne, Bilbon demeurerait le dernier héritier de Durin et cela serait à lui de diriger leur peuple avec le soutien de Dis.

Autant protéger et garder en vie l'un des héritiers d'Erebor pour que ce dernier poursuive le chemin emprunté par ces ancêtres et son oncle.

Avisant le garçon, étant arrivé dans la résidence, celui-ci déjà endormis au côté de ces deux cousins, Thorin le regarda un instant dormir, ne pouvant s'empêcher de penser qu'il paraissait encore plus jeune dans son sommeil. Comme Fili et Kili quand ces derniers dormaient, paraissant plus jeune que leur âge, Thorin ne put s'empêcher de penser qu'il pourrait aussi renvoyer ces derniers avec leur cousin mais ils refuseraient tous les deux catégoriquement.

Etant tous les deux majeurs, Fili et Kili pouvaient tous les deux refusés et continuer de les suivre de leur propre volonté, mais une fois encore, une peur viscérale tordit ces entrailles. Cette peur qui l'avait pris quand il avait crus que Bilbon était mort à cause de la blessure causé par le troll, et si cela arrivait aussi à ces deux autres garçons ? S'ils venaient eux aussi à tomber pendant cette quête, est ce que Thorin pourrait se le pardonner ?

Pourrait-il faire face à sa sœur en lui annonçant que ces petits n'en avaient pas réchappés ?

Non. Thorin ne le pourrait. Il ne pourrait se le pardonner.

Il allait aussi les congédier. Thorin savait que ces neveux feraient de la résistance mais qui de mieux qu'eux deux pour prendre soin et veiller sur leur cousin, autre que leur mère ? Sans soute Alaric et Alrik aussi, mais sachant que Fili et Kili protesteraient et feraient tout pour refuser, Thorin n'en mordrait pas. Même s'il savait pertinemment qu'il retirait deux vaillants guerrier de sa Compagnie et que leur présence lui manquerait, Thorin connaissait que cela était une bien meilleur décision.

Sur de cela, le nain regagna ses affaires et prépara sa couchette pour dormir. Demain, il aura besoin de toutes ces forces pour faire face à ces neveux.

.oOo.

Une fois encore, Bilbon s'était levé avant les autres, dans sa couche dans la résidence que les elfes leur avaient confiée pendant leur séjour à Foncombe. L'énigme de la veille, ne cessant de tourner en rond dans son esprit.

Tenez-vous auprès de la pierre grise quand la grive frappera,

Et le soleil couchant avec la dernière lueur du jour de Durin, brillera sur la serrure.

Décidant de se lever et de partir en balade dans Foncombe pour tenter de comprendre celle-ci, Bilbon veilla à revêtir la tenue de son Père, tout comme la cotte de maille, en veillant à ne pas faire de bruit. Il finit par quitter les appartements et partis découvrir la demeure elfique alors que celle-ci se réveillait avec le soleil levant.

Alors qu'il traversa les couloirs et les ponts, Bilbon se mit à tenter de déchiffrer le début de l'énigme « Tenez-vous auprès de la pierre grise quand la grive frappera », celle-ci était plutôt facile, il devait se tenir à côté d'une pierre grise, ce point-là était compréhensible. Mais en ce qui concernait la grive, Bilbon avait des doutes ? « Quand la grive frappera », que faisait faire un oiseau dans cette énigme ? Peut-être que celle-ci était une métaphore, mais laquelle ?

Préférant y réfléchir plus tard, Bilbon se concentra sur la suite de l'énigme : « Et le soleil couchant avec la dernière lueur du jour de Durin, brillera sur la serrure. ». Ils devraient attendre que le soleil se couche, le jour de Durin devant la fameuse pierre grise pour que la serrure finisse par apparaitre à leurs yeux. Bon, la devinette était facile à comprendre, bien que Bilbon bloque avec la partie concernant l'oiseau mais il ne put en penser d'avantage quand il fut ramené par des cris qui appelaient son nom.

_ Bilbon ! Bili !

Courant vers les voix qui l'appelaient avec empressement, Bilbon faillit bien rentrer dans Fili et Kili quand ces deux derniers arrivèrent d'un corridor adjacent au sien.

_ Fili ? Kili ? Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que vous avez ?

_ Il veut nous congédier !

_ Il veut nous renvoyer !

_ Oh une minute ! Doucement vous deux ordonna Bilbon devant les deux exclamations simultanés de Fili et Kili, qu'ils avaient prononcé en chœur, excepter le dernier terme qui était différent. Qui veut congédier ou renvoyer qui ?

_ Nous ! Nous trois ! Thorin veut nous renvoyer ! Répondit Kili encore choquer et éberluer.

_ Comment ça nous trois ? Et pourquoi ?

_ Tu n'as qu'à le lui demander ? Répliqua Fili tout en désignant le principal concerner qui avait finis par montrer le bout de son nez, suivis par le reste de la Compagnie.

Vrillant son regard incompréhensible vers Thorin, celui-ci regarda calmement ces neveux, tout en ayant croisé les bras dans une position clairement décidé et qu'il demeurerait sur ces positions, quoi qu'on lui dise.

_ Je ne comprends pas ?

_ Il n'y a rien à comprendre Bilbon, toi ainsi que Fili et Kili, vous allez regagner les Ered Luin escorté par Alaric et Alrik, et ma décision est irrévocable.

_ Attends une minute Thorin, tu…

_ Nous sommes adultes Thorin ! Répliqua Fili à l'encontre de son oncle, coupant celle surprise d'Alaric. Tous les trois, nous avons le droit de venir, c'est aussi notre quête. Nous sommes tous les trois héritiers de Durin et c'est notre droit lui fit-il remarquer.

_ Comme le fait que Bilbon soit Durin ! S'il est revenus parmis nous, c'est sans nulle doute pour nous aider à Erebor et non à rester sur le côté, mis à l'abri à Ered Luin fit remarquer Kili à son encontre. Tu aurais besoin de nous, de nous trois lui fit-il savoir.

_ Ecoutez-moi, tous les trois, cette quête se révèlera être périlleuse mais surtout nous pourrions mourir, nous tous. Si cela venait à arriver, je ne me le pardonnerais jamais, c'est pour cette raison que moi, je peux partir, mais vous, vous devez rester vivant pour pouvoir prendre la relève déclara solennellement Thorin. Ce sera sur vous que reposera la sécurité de notre peuple rajouta-t'il.

_ Raison de plus pour t'accompagner Thorin ! Nous veillerons les uns sur les autres et…

_ Comme vous avez veillés sur Bilbon lors de l'épisode des trolls ? Lui demanda Thorin cassant en leur rappelant ce passage d'il y a quelques jours à peine, mais il ne leur laissa pas le temps d'en dire d'avantage. Ce n'est pas une demande les garçons, c'est un ordre !

_ C'est à cause de la lettre ?

_ Pardon ?

_ La lettre de mon Père que je t'ai remis ? Redemanda Bilbon alors qu'il commençait à deviner l'origine de ce changement de décision. C'est elle qui t'a fait changer d'avis ?

_ Tu n'es pas encore prêt à partir à l'aventure Bilbon, tu iras à Ered Luin avec Fili et Kili, et tu rencontreras ta tante par la même occasion annonça simplement Thorin. Vous y poursuivrez vos entrainements et vous occuperez de diriger la cité avec Dis, vous nous rejoindrez à Erebor quand nous aurons réussis à nous débarrasser de Smaug finit-il par leur annoncer.

_ Thorin…

_ Allez préparer vos affaires, vous partirez après le déjeuner leur ordonna Thorin à leur attention avant de les quitter.

Tandis que le reste de la Compagnie les observèrent désoler pendant qu'Alaric et Alrik promirent qu'ils allaient essayer de ramener Thorin à la raison, se lançant sur les traces du Roi nain. Alors que Fili et Kili, toujours sous le choc de l'ordre donné, sursautèrent quand ils virent Bilbon s'éloigner d'eux.

_ Bilbon, attends !

Et avant même qu'ils n'eurent le temps de le rattraper, Bilbon avait disparus dans les dédales de corridors de la demeure elfique, faisant grogner les deux frères qui se lancèrent à sa recherche.

Fili et Kili passèrent devant la bibliothèque, ne jetant nullement un coup d'œil, bien trop presser de trouver leur cousin, ce dernier pourtant, demeurait là, cacher derrière une colonne, attendant que ces deux derniers s'éloignent pour pouvoir réfléchir, seul, à ce qui venait d'arriver.

Thorin les renvoyait.

Ou plutôt, il semblait qu'il avait dans l'idée de le renvoyer lui après ce qu'il avait lus dans la lettre de son défunt frère. Et que sa décision s'était aussi porter sur ces deux autres neveux par la même occasion, semblant souhaiter que ces trois derniers soient en sécurité quand ils iraient récupérer Erebor au dragon.

Mais ils ne seraient pas les seuls à demeurer derrière, Alaric et Alrik allaient, eux aussi, être mis de côté pour se charger de la sécurité des trois héritiers de Durin, transformant ainsi la Compagnie de dix-sept membres à douze membres. A dix-sept, la quête était déjà suicidaire mais avec douze membres à présent, c'était tout simplement leur tombe vers lequel Thorin allait les mener.

Bilbon ne pouvait le permettre ! Il le sentait dans ces tripes qu'il devait aller sur cette quête. Est-ce que cela avait-il avoir avec le fait qu'il se trouvait être la réincarnation de Durin ? Non, ce n'était surement pas cela, comme l'avait stipulé son défunt Père, comme Gandalf et ces deux oncles nains, Durin n'avait jamais été réveillé et tant que cela ne serait pas le cas, le jeune Sacquet demeurerait seul dans sa tête.

Alors d'où lui venait ce mauvais pressentiment ? Le même qu'il avait éprouvé avant qu'il ne retrouve Alaric et Alrik sur sa porte avec Thorin, recouvert de sang noir et ayant fait face à des gobelins alors que l'un d'entre eux était blessé. C'était sans doute la crainte de savoir que certains ne reviendraient pas de cette quête, était ce qui le rendait mal à l'aise. Jusqu'à présent, Bilbon espérait que la quête se passerait bien, qu'il ne viendrait qu'à avoir des problèmes en arrivant à Erebor, mais il devait à présent prendre en compte que le chemin serait semer d'embuche et de danger avant d'atteindre la Montagne Solitaire.

Raison pour laquelle, Bilbon devait trouver une manière de faire flancher Thorin et l'obliger à se raviser sur sa décision. Mais ce nouvel oncle était aussi solide qu'un roc et tenter de le faire changer d'avis risquait d'être difficile et fort énervant.

Soufflant de lassitude tout en quittant sa cachette, Bilbon se mit à avancer dans la bibliothèque, là où il s'était tenu quelques heures plus tôt, quand Thorin avait finis par accepter l'aide du Seigneur Elrond pour déchiffrer la carte et le secret qu'elle renfermait sur la porte cacher d'Erebor.

Observant les étagères de livres autour de lui, Bilbon avisa un escalier qui menait sur un étage au-dessus de lui, dans un corridor circulaire qui faisait le tour de place centrale de la bibliothèque et curieux de nature, le jeune Sacquet gravit ces marches. Arrivant en haut, le jeune sang-mêlé ne trouva nullement d'étagère remplis de bibliothèque mais tomba sur un endroit tranquille, des bancs installé contre les murs avec des peintures décorant les murs, comme si ces dernières racontaient une histoire, pour ensuite porter son regard sur une statue se dressant devant lui.

Celle-ci représentait un elfe, sans doute une femme, soigneusement enveloppé dans un large manteau cascadant dans son dos, alors qu'elle tenait, au niveau de son torse, un plateau en forme de feuille, le tendant devant elle comme une offrande. Et dessus, Bilbon pouvait apercevoir un tissu bleu le recouvrant alors qu'on avait déposé une épée, ou plutôt ce qui avait été autrefois une épée, car le jeune Sacquet apercevait facilement le manche de celle-ci, brillant comme de l'argent, briser à quelque centimètres de la garde, alors que le reste de la lame briser se trouvait poser devant ce dernier.

Voyant cela, Bilbon se demandait bien pour quelle raison les elfes conservaient cette épée brisée et qu'il ne la reforgeait pas. Sans doute, pour conserver l'importance que celle-ci devait avoir pour eux ou de l'importance à qui cette dernière avait appartenus autrefois.

Continuant d'avancer dans l'étage, Bilbon finit par aviser la peinture qui se trouvait peinte et placer juste devant la statue, celle-ci représentant un champ de bataille ou se tenait deux protagonistes. Surpris d'aviser une telle peinture dans ces lieux, ayant toujours vus des peintures représentant des paysages ou des demeures anciennes, c'était la première fois pour Bilbon qu'il faisait face à un tel tableau.

L'homme qui se trouvait sur le bas-côté gauche de la peinture, portant une armure que Bilbon identifia comme étant celle du Gondor, se trouvait assis par terre, au côté d'un corps d'un autre homme qu'on ne pouvait discerner, levant son épée droit vers son adversaire. Celui qui, paraissait entrainer les ténèbres dans son sillage, était aussi énorme que l'homme, vêtu d'une armure aussi noir que la nuit, levant sa massue prêt à l'abattre sur le Gondorien quand Bilbon avisa un détail qui lui sauta aux yeux.

Si la créature sombre était une image de noirceur, quelque chose qu'il portait à son index à la main qui brandissait la massue, Bilbon aperçut une fin ligne doré qui avait l'étrange forme d'un…

_ Ce tableau représente le jour où Sauron a été vaincus par Isildur, le Fils du Roi du Gondor souligna une voix derrière lui.

Se retournant vers celle-ci, Bilbon croisa le regard bleu de Glorfindel qui se trouvait assis à quelque banc plus loin de lui dans le couloir, refermant son livre et se levant de sa place, finissant par le rejoindre devant la peinture en question.

_ Sauron ? Alors… ce qu'il porte au doigt c'est…

_ L'Anneau Unique approuva Glorfindel sur la question. Ce dernier a disparus depuis que celui-ci a trahis Isildur, le conduisant à sa mort lui rapporta-t'il sur l'histoire.

_ Et l'épée brisée ?

_ Narsil, l'épée du Roi avec laquelle Isildur trancha la main de Sauron et le séparant de l'Anneau, le détruisant par la même occasion ; informa l'elfe de Gondoline.

_ Narsil ! C'est vraiment elle ? Mes oncles me l'avaient racontés dans les histoires de la Terre du Milieu avoua Bilbon tout en portant un regard sur cette dernière, poser sur le plateau que portait la statue. Pourquoi les elfes ne l'ont-elles jamais reforgée ?

_ Parce que celle-ci appartient à l'héritier d'Elendil et tant que celui-ci n'aura pas décidé de prendre son destin en main, elle demeurera ici, à Foncombe avoua-t'il avec solennité.

_ Vous le connaissez ? L'hériter d'Elendil ? Tous disaient que sa lignée était éteinte depuis des générations ne put s'empêcher de remarquer Bilbon sur la question.

_ Oui, je le connais confia Glorfindel à son encontre. Mais personne ne doit le savoir Maitre Sacquet, autant pour sa survie, son existence doit demeurer secrète. Comme cela fut le cas pour vous fit-il remarquer à ce sujet.

Comprenant ce que l'elfe de Gondoline voulait parler, Bilbon hocha de la tête d'accord, gardant le secret de ce dernier et de l'importance que celui-ci avait pour leur côté, et de la menace qu'il pourrait représenter pour l'ennemi. Après tout, le jeune Sacquet représentait lui-même un danger pour ces derniers, raison pour laquelle son Père avait caché son existence pour le garder en sécurité.

_ J'ai ouïe dire que vous ne poursuivriez pas la quête de Thorin Ecu-de-chêne ne put s'empêcher de remarquer Glorfindel à l'encontre du garçon. Vous et les deux autres plus jeunes héritiers de Durin rajouta-t'il sur la question.

_ Il vient à peine de le dire et tout Foncombe le sait déjà ? Demanda surpris Bilbon, bien que sa demande sonne plus comme une affirmation. Je ne pensais pas que les elfes étaient autant friands des commérages fit-il remarquer par la même occasion.

_ Nous sommes peut-être immortels mais cela ne nous empêche pas de parler de ce que nous entendons, surtout que nous n'avons pas eu beaucoup de visiteur ces dernières décennies lui fit savoir Glorfindel en souriant à ce propos. Qu'avez-vous l'intention de faire vous et vos cousins ? Obéir à votre Oncle ou de les suivre ?

_ Que feriez-vous vous si vous étiez à ma place ?

_ J'obéirais à l'ordre de mon Oncle et ferait ce qu'il m'ordonne de faire avoua Glorfindel d'une voix solennel. Mais… Je refuserais de laisser les miens partir dans une telle quête, si je sais que je pourrais faire la différence. Je pourrais mourir mais cela aura été mon choix et non celui des autres finit-il par contredire sur sa première réponse.

Réfléchissant à ces paroles, Bilbon vrilla son regard vers la statue avant de reporter son attention sur la toile représentant la fin de Sauron, tandis qu'une solution commença à apparaitre dans son esprit pour contredire l'ordre de Thorin.

_ Même si vous êtes encore un enfant pour les nains, ils ne demeurent pas moins que votre destin repose dans vos mains, Maitre Sacquet. Que vous soyez ou pas la réincarnation de Durin, ou l'un de ces héritiers directes, c'est à vous de décider de quel façon vous souhaitez continuer votre route. Resterez-vous derrière ? Ou bien affronterez-vous votre destin en face ?

Et sur cette dernière question posée, l'elfe de Gondoline le salua avant de quitter la bibliothèque avec son livre en main, alors que Bilbon le fixa quitter les lieux, continuant de méditer sur ces dires. Avisant une dernière fois l'épée brisée de Narsil et la peinture de la chute de Sauron, le jeune Sacquet quitta les lieux, continuant de se promener et de visiter Foncombe. Tentant d'éviter de croiser les autres nains de la Compagnie, continuant de poursuivre sa réflexion ainsi que la manière qu'il pourrait contredire l'ordre de Thorin de les accompagner.

Terminant par atteindre l'une des demeures elfiques se trouvant en hauteur dans la cité, Bilbon s'approcha du balcon et observa les alentours alors qu'un plan prenait forme dans sa tête, sauf qu'il manquait au jeune nain-hobbit un détail pour être sûr que cela fonctionnerait. Avoir l'appui d'une personne en particulier.

Et il faut croire que ce dernier avait entendus qu'on pensait à lui parce qu'il finit par apparaitre au côté du jeune Sacquet appuyer sur le balcon.

_ Vous n'êtes pas avec vos compagnons ? Vos cousins sont en train de fouiller tout Foncombe à votre recherche lui fit remarquer le Seigneur Elrond à ce propos, tout en faisant un signe de tête derrière lui.

_ Je ne leur manquerais pas. La plupart d'entre eux pensent que je ne devrais pas être du voyage ne put s'empêcher de remarquer Bilbon. Je veux parler de Thorin et des autres bien sûr puisqu'ils ne veulent plus de moi dans la quête, mes oncles et mes cousins ne sont guère heureux d'être aussi congédier avec moi, peut-être même à cause de moi finit-il par admettre.

_ Il fait cela dans votre intérêt lui fit remarquer Elrond à ce propos.

_ Je crois bien que la dernière fois qu'il a donné des ordres contre la volonté de quelqu'un, il sait retrouver à croire que son frère était mort pendant deux décennies répliqua simplement Bilbon à sa remarque.

_ On dit pourtant que les hobbits sont très résistant ?

_ Vraiment ?

_ On dit aussi que le confort de leur foyer peut vite leur manquer rajouta ensuite Elrond après avoir hocher de la tête à la question de Bilbon qui se mit à sourire à ces dires.

_ Et on dit qu'il ne faut pas demander conseil aux elfes rapporta Bilbon mine de rien. Car ils répondent à la fois oui et non s'empressa-t'il d'avouer avant de voir qu'il avait un peu vexé son hôte. Vieille réplique de ma Mère avoua-t'il pour plus de sécurité.

_ La bienveillante Belladone Sacquet ? Mithrandir ne m'a dit que du bien d'elle et de sa curiosité enfantine pour les autres peuples de la Terre du Milieu, en particulier des elfes. J'aurais grandement aimé la rencontré avoua-t'il malheureusement faisant sourire mélancoliquement Bilbon au souvenir de sa défunte maman. Restez tant qu'il vous plaira, vous et vos cousins, si c'est votre souhait ? Lui offrit Elrond tout en posant une main conciliante sur l'épaule du garçon.

Ce dernier remercia d'ailleurs le Seigneur elfe pour son offre généreuse, ayant enfin ce qu'il souhait demandé quand il se tourna vers le bruit venant de derrière lui, voyant accourir, essouffler, Fili et Kili qui se postèrent devant lui, quelques peu furieux, l'un plus que l'autre. Le deuxième avait une lueur amusée en plus dans le regard.

_ Bonté divine Bilbon ! Mais ou est-ce que tu crois aller comme ça ? Tu nous as fait courir partout !

_ Mais ça lui a permis de tomber droit sur Dame Sidhmeldiriel s'amusa Kili. Si je ne lui avais pas rappelé qu'on te cherchait, il serait de nouveau partis dans une joute verbale avec elle, peut-être même dans un nouvel affrontement lui rapporta-t'il.

_ La ferme Kili ! Cette femme me met hors de… Pardonnez mon langage Mon Seigneur s'excusa Fili quand il finit par remarquer avec qui se trouvait Bilbon.

_ Ce n'est rien, ne vous en faites donc pas le rassura Elrond. J'ai connu pire avec Diriel et Beria. Je vais vous laissez entre vous, je crois que vous avez besoin de discuter en privé leur fit-il savoir avant de les saluer avant de quitter les lieux et de poursuivre sa promenade.

_ Bilbon, on va…

_ Je le sais très bien Kili.

_ Thorin ne peut pas nous faire cela ! Surtout qu'on va aussi emmener Alaric et Alrik avec nous, c'est tout simplement du suicide et…

_ Je le sais aussi Fili mais je sais quoi faire avoua Bilbon.

_ Ah oui ! Quoi donc ? Lui demanda Kili curieux.

_ Je dois parler à Thorin mais… quoi que vous entendez, ne dîtes absolument rien, d'accord ?

_ Comme lorsque tu t'es amusé avec les trolls et…

_ Kili ! Tu as notre parole promit Fili, tout en donnant un coup de coude à son frère dans les cottes pour le faire taire.

_ Alors allons-y !

Et la seconde d'après, les trois cousins partirent à la recherche de leur oncle dans Foncombe.

.oOo.

_ Ma décision est irrévocable Alrik ! Toi et Alaric allez conduire les garçons à Ered Luin ! Ramenez les a Dis et veillez sur leur sécurité !

Depuis qu'il avait donné cet ordre aux trois plus jeunes de la Compagnie, ces derniers avaient essayés de le faire changer d'avis sur la question, bien que tous comprennent son point de vue et son inquiétude, Thorin leur retirait pas moins de cinq combattants de leur groupe. Surtout qu'il retirait aussi celui qui, parmis eux tous, pourrait facilement s'infiltrer dans Erebor et parvenir à se déplacer sans crainte d'alerter le dragon de sa présence.

_ Mais…

_ Tu crois sincèrement que les garçons nous suivons sans faire d'histoire Thorin ? Lui demanda calmement Alaric en arrêtant l'exclamation indigné venant de son cadet. Fili et Kili sont majeur, aussi bien que Bilbon, que tu veuilles l'admettre ou pas, ils ne resteront pas sagement derrière en sachant que c'est leur patrie que vous irez récupérer lui fit-il remarquer.

_ Il a raison Thorin approuva Balin à l'encontre de son Roi, tout en avisant les autres membres présent de la Compagnie. Dès qu'ils en auront l'opportunité, ils viendront nous rejoindre que tu le veuilles ou non. Ils sont aussi têtus que toi ! Lui fit-il rappelé sur le caractère de ces neveux.

_ Ce n'est pas une demande que je leur fais Balin mais c'est un ordre que je leur donne et en tant que tel, ils doivent y obéir déclara Thorin durement à l'attention de son vieux conseiller.

_ Et tu crois sincèrement qu'ils t'écouteront ? Lui demanda ironiquement Alrik. Ou même qu'ils nous écouteront ? Ces gamins sont en âge de faire ce qu'ils veulent et bien qu'on peut leur donner des ordres, c'est nous qui leur devons allégeance et obéissance, tu te rappels ? Après tout, ils sont eux aussi de la lignée de Durin !

Mais avant même que Thorin n'est pu répliquer quelque chose à la remarque d'Alrik, il eut droit à un coup sur le bras de la part de Dwalin et se retournant vers ce dernier, Thorin constata qu'il lui désignait ces trois neveux qui venaient vers eux. Et chacun ayant une mine sombre, bien que Bilbon ait un visage des plus sérieux, ces prunelles bleu luisant d'un éclat déterminé qui rappelait ceux de Frérin quand il avait une idée derrière la tête.

_ Nous avons parlé de votre « demande » et nous y obéiront à deux conditions ! Fit savoir Bilbon à l'attention de Thorin, tandis que tous le fixaient.

Fili et Kili avaient été sur le point de dire quelque chose mais ils s'étaient tous les deux retenus à temps, se doutant que Bili avait quelque chose derrière la tête pour leur permettre de rejoindre de nouveau la quête.

_ Et quelle sont-elles ? Lui demanda Thorin, se demanda bien qu'elle condition l'enfant allait lui demander.

_ La première, c'est que vous laisserez Alaric et Alrik venir avec vous ! Hors de question que vous alliez affronter un dragon à onze nains, mieux vaut que vous soyez treize, non ?

_ Et tu penses que je vais laisser mes neveux retourner seuls à Ered Luin ?

_ Justement, c'était ma deuxième condition, que nous restons ici, à Foncombe ! Avoua Bilbon et avant même que des remarques ou les répliques ne fusent, il leur expliqua le fond de sa pensée. Si jamais vous avez besoin de soutien, nous serions moins longs à arriver que si nous étions à Ered Luin. De plus, le Seigneur Elrond m'a annoncé que je pouvais rester ici aussi longtemps que je le souhaitais et je souhaite en apprendre d'avantage, surtout qu'ils ont une bibliothèque fantastique rajouta-t'il comme excuses.

_ Et vous êtes d'accord avec lui ? Leur demanda Thorin en vrillant son regard sur Fili et Kili, ayant du mal à penser que l'enfant préférait demeurer ici plutôt que de retourner chez les siens.

_ Et bien… Oui ! Si vous avez besoin d'aide, nous pourrons venir bien plus rapidement que si nous étions à Ered Luin approuva Fili fixant un instant son cousin avant de reporter son regard sur son oncle. Nous demeurerons avec les elfes jusqu'à votre appel confia-t'il à son encontre.

_ Ainsi Fili pourra continuer de provoquer sa dulcinée en duel rigola Kili avant de grogner de douleur quand son frère lui donna un coup sur l'arrière du crâne pour le faire taire.

Observant les deux frères un instant, Thorin finit par reporter son regard sur son plus jeune neveu avant de regarder Alaric et Alrik, puis le reste de la Compagnie, le Roi nain riva ensuite son attention sur Bilbon. Celui-ci qui n'avait pas un seul instant bouger de sa place et attendait le verdict, que Thorin finit par donner.

_ Qu'il en soit ainsi !

Et se détournant d'eux, Thorin alla informer Gandalf et le Seigneur Elrond que les trois plus jeunes héritiers de Durin resteraient ici à Foncombe, en attendant les nouvelles des leurs. Bien qu'il n'apprécia guère laisser ces neveux ici, chez les elfes, Thorin ne pouvait réfuter qu'ils seraient en sécurité, bien plus en sécurité qu'eux-mêmes jusqu'à Erebor.


Voilà pour ce chapitre =D

bon qui voulez-vous tuer? moi ou Thorin ? XD

en tout cas hâte de lire vos com et la suite pour dimanche ;)

bonne fin de semaine

a+

Sabrinabella