HEY !

Et oui, ça y est, le chapitre 2 est là. Et avec quelques jours d'avance en plus.

Mais que voulez-vous, j'ai la chance d'avoir une formidable jumelle qui s'occupe de me corriger en des temps record. Je ne lui dirai jamais assez à quel point elle est formidable…

Puis aussi un grand « MERCI » (qui clignote itou itou) à

Christine

Ssyela

CelesteDiam1789

Pour leurs gentils commentaires, ils m'ont vraiment fait hyper plaisir.

Petit rappel, excepté Olympe et son entourage rien ne m'appartient !

Bon, je vous laisse à votre lecture, on se retrouve après !


Chapitre 2

I'll send an SOS to the world

En raison des récents évènements, il était évident qu'un changement de cap s'imposait. Olympe décida donc de faire demi-tour pour être sûre de ne pas retomber sur les monstruosités qu'elle venait de croiser. Elle resta tout de même sur le bas-côté de la route en chantonnant pour se donner du courage.

I hope that someone gets my

I hope that someone gets my
Message in a bottle….

Il n'y avait plus qu'à espérer que s'ils fuyaient quelque chose il ne s'agisse pas du même model en taille XXL.

Malheureusement la douleur de ses pieds se fit de plus en plus aigüe, la faisant boiter pour finir par la forcer à s'arrêter. Elle s'installa dans des hautes herbes à une dizaine de mètres de la route. Elle était assez près pour surveiller le passage et assez loin pour être invisible en cas de danger.

Elle ouvrit son thermos et respira le délicat fumet de son café encore brûlant de la veille. Qu'est-ce qu'elle aimait la magie. Elle s'en servit dans la tasse qui lui servait de bouchon et en bu quelques gorgées. Elle se sentit revivre, savourant la sensation de chaleur se rependant en elle, chassant le froid qui la mordait sans relâche.

Enfin, elle porta son attention sur ses pieds. Même en ayant arrêté de marcher la douleur était toujours aussi vive. En retirant sa chaussette, elle sentit comme une résistance, elle décida de tirer d'un coup sec, avant de crier de douleur. La peau de plusieurs ampoules était restée accrochée aux endroits où elle résistait, c'est-à-dire la moitié de sa plante de pied. Laissant ainsi des parties ensanglantées, sans peau pour les protéger. Aux endroits où la peau ne rougeoyait pas, il y avait des cloques purulentes, percées pour la plupart.

Les larmes aux yeux, elle attrapa son livre et chercha le sortilège pour les blessures profondes. Vulnera Sanenture elle n'avait jamais réussi cette formule correctement mais cette fois elle n'avait pas le choix. Elle récita l'incantation en passant sa baguette sur sa blessure réitérant trois fois l'opération. Encore une fois elle ne brilla pas par son talent de soigneuse. La plaie était toujours bien présente sous l'aspect de croûte de sang. Au moins elle n'était plus à vif, mais elle l'empêchait toujours de marcher.

Elle recommença l'expérience avec le pied gauche et entreprit de nettoyer toutes ses affaires à grands coups de récurvite. Une fois ses chaussettes redevenues blanches, elle tenta de se lancer le sortilège sur elle-même ayant vérifié au préalable qu'aucun voyeur ne trainait dans les environs avec un Hominum revelio le résultat se trouvant d'ailleurs très satisfaisant. Elle sentait bon et ses vêtements étaient propres, que demandait le peuple ?

« Une paire de chaussures peut être ? » lui intima une petite voix dans sa tête.

Après avoir bien entamé sa réserve de chocogrenouille et augmenté sa collection de cartes, elle lança un sort de flamme éternelle, apprit par son amie Morgan, dans son bocal afin de se réchauffer. Cela lui évitait de faire un feu qui dévoilerait sa position à toutes les créatures avoisinantes et lui permettait de bénéficier d'une lumière tamisée.

Le soleil déclina ainsi que sa chaleur. Le froid commença à s'emparer d'elle malgré la flamme et la peur de l'obscurité croissante la fit grelotter. Toujours aucune trace des Aurors, peut être qu'ils la cherchaient partout à l'heure qu'il était. Morgan et Lisa devaient se faire un sang d'encre… sans parler de sa mère et ses petits frères.

Qu'est-ce que je fais là…

Elle ouvrit une nouvelle fois son livre, mais cette fois à une page où de nombreuses photos étaient accrochées, des visages et des personnes se mouvants, lui souriant et lui faisant des signes de la main. Sur l'une d'elles Morgan, Lisa et elle lors de leur dernière sortie à Pré-Au Lard. Lisa à gauche son beau sourire et ses lunettes trop grandes récupérées de sa maman qu'elle remontait sur son nez. A droite, Morgan, la peau métis, son petit nez retroussé et au centre Olympe, aux cheveux blond très bouclés constamment emmêlés, relevés en un gros chignon fou sur le haut de sa tête, regardant ses amies qu'elle attrapait par les épaules pour les serrer contre elle avant de fixer l'objectif de ses grands yeux bleus en rigolant.

Des larmes commencèrent à lui picoter les yeux. Elle posa ses doigts sous son pied gauche et commença à se gratter.

« Non, stop. Ça va arracher les croûtes.»

Sur une autre photo, des jumeaux aux bouclettes drues et rousses à peine âgés de cinq ans la fixaient avec des sourires édentés, interrompus par celui de droite qui éternuait. Will et Peter, ses petits frères, elle effleura leur visage du bout des doigts, ses larmes ruisselant sur ses joues.

En tournant la page elle vit la photo du Noël datant de trois ans auparavant avec toute sa famille. Elle, dans les bras de ses parents, portant elle-même Peter, encore assez petit pour être dans les bras, pleurant à chaudes larmes après avoir cassé le jouet qu'il venait de recevoir.

Ses yeux passèrent sur chaque visage de sa famille, comme si c'était la dernière fois qu'elle les voyait, imprimant dans sa rétine chaque détail, même insignifiant. Ses grands-parents se tenant par la taille avant de se regarder dans les yeux, son oncle faisant des oreilles de lapin à son grand frère (le père d'Olympe), sa tante trinquant à l'objectif et enfin William qui tentait de soulever Mystic le chat de la famille, pour finalement s'assoir par terre à côté de lui. Elle remarqua même la paire de chaussettes dépareillées de Peter, mises dans la précipitation avant de partir réveillonner chez les grands parents. Ils avaient failli rater le portoloin ce soir-là.

Sa guitare folk, toute juste sortie de son paquet cadeau. Une magnifique Yamaha FG 300, que Josh un ami de son père et également gérant d'une boutique de musique avait récupéré d'un voyage au Japon quelques mois avant la photo. La plaque de protection fleurie, les courbes élégantes et la finesse du manche la rendaient presque féminine. Elle avait flashé dessus la première fois qu'elle l'avait vue et avait passé toutes ses vacances dans la boutique à s'entrainer avec et à harceler Josh pour qu'il la lui mette de côté le temps qu'elle rassemble l'argent.

Lors de son retour pour les vacances de Noël Josh lui avait annoncé qu'elle avait été vendue. Elle avait senti son cœur se déchirer en deux à ce moment-là. Elle n'avait parlé à presque personne durant ses vacances. Et le soir de Noël en voyant la forme de son cadeau, elle avait compris. Elle était là, sa superbe guitare qui depuis ne l'avait jamais quittée.

Ils étaient beaux, tous, avec leurs pulls aux couleurs de Noël tricotés par leur mamie et le sapin décoré par leurs soins derrière eux. C'était encore la belle vie à ce moment-là. Son père s'était fait assassiner par un Mangemort quatre mois plus tard, sa mère ne s'en était jamais vraiment remise, et elle non plus. Puis était venu le tour de ses grands-parents.

Ils lui manquaient tous tellement. Sa famille ses amis, c'est à leurs côtés qu'elle devrait être, pas à cet endroit !

Elle ramena ses genoux sous son menton, le bocal chaud entre son ventre et ces cuisses et ferma les yeux. Elle pensa à sa mère, s'imaginant blottit contre elle, reposant sa tête sur sa poitrine, ses longs cheveux lui chatouillant le nez. Tentant de se remémorer son parfum, l'agréable sensation de ses bras chauds et apaisants autour de ses épaules.

Mais elle ne sentit que le vent glacial traverser ses vêtements, balayant les tendres pensées d'Olympe en une sensation de désespoir et de solitude infini.

Elle fondit en larmes, tentant vainement de contrôler ses tremblements, sans parler des croûtes qui la démangeaient au point de vouloir s'arracher les pieds.

Toute seule, dans une plaine à la merci du vent et de ses bourrasques glaciales. Mon Royaume pour un cheval hein ? Elle donnerait bien toute sa réserve de dragées surprise pour une tente ou un abri contre le froid.

Quand les premiers rayons du soleil firent leur apparition elle constata qu'elle n'avait pas réussi à fermer l'œil. S'empêchant toute la nuit de s'arracher ses croûtes de pieds qui la démangeaient à n'en plus pouvoir et ses pulsions paranoïaques voyaient des acromantules, des loups garous et ces monstre puants de la veille partout autour d'elle. Elle remarqua également que cette fois, aucune rosée matinale n'avait trempée ces vêtements.

Elle attrapa la pochette de maquillage que lui avait confiée Lisa et sortit un far à joue possédant un miroir. La vache, même en lendemain de soirée elle est plus fraîche que ça ! Elle n'était pas belle à voir ! Ces yeux d'habitude si rieurs étaient entourés de cernes violacées qui creusaient son visage, ses cheveux blonds indomptables formaient une masse terne informe au-dessus de son crâne. Ses lèvres étaient gercées, striées de crevasses et de coupures causées par le vent lui tirant la peau et l'empêchant de sourire, menaçant de se déchirer. Elle était dans un triste état.

Elle entreprit de se démêler les cheveux avant que ceux-ci ne forment une dreadlock géante. Elle utilisa le minuscule peigne présent dans la trousse de son amie et lança de nombreux sortilèges de démêlage.

Se coiffer, Olympe avait toujours détesté ça. Qu'est-ce qu'elle pouvait envier les filles comme sa maman aux cheveux lisses et soyeux, deux coups de brosse et c'était fini, trente secondes chrono ! Non, pour elle c'était plutôt trente minutes avec l'aide de la magie. Le seul point positif était qu'elle avait hérité de la jolie couleur blond cendré de sa génitrice. Elle n'avait jamais aimé ses cheveux hirsutes qu'elle tenait de son père.

Le brossage terminé, elle les attacha en un chignon sur le haut de son crâne. Quelques mèches décidèrent tout de même de n'en faire qu'à leur tête en glissant sur son front mais au moins, ils ne s'emmêleraient plus.

Elle tenta de se redresser mais la douleur de ses pieds l'en empêcha. Quand elle pensait que Madame Pomfresh lui aurait arrangé ça en un tour de main. Fatiguée, elle entama une baguette au réglisse avant de finalement s'écrouler dans l'herbe de fatigue.

Un rêve… oui, tout cela n'était qu'un un rêve ! La preuve, elle était confortablement installée dans son lit, lui-même prônant dans son doux dortoir aux couleurs réconfortantes. Après avoir rigolé de son imagination trop fertile elle remarqua Morgan dormir à point fermé toute habillée, affalée sur le ventre sans même s'être glissée sous sa couette, la tête enfoncée dans son oreiller.

Tient, elle a gardé ses chaussures.

Elle appella son amie à mi-voix pour ne pas réveiller tout le dortoir. Morgane se réveilla, eût un baillement, tourna lentement la tête, mais ce n'est pas le visage de son amie qui la fixait, c'était celui d'une de ces horribles créatures qu'elle avait croisé la veille qui la dévisageait. Un sourire sadique déformant plus encore ses traits disgracieux laissait apparaître des crocs jaunâtres.

Olympe, tenta de sortir de ces draps qui semblaient l'attacher pour l'empêcher de s'enfuir, des sueurs froides coulaient le long de sa nuque. Elle n'arrivait plus à respirer, comme si quelque chose lui comprimait la cage thoracique. Le monstre qui avait pris la place de son ami se leva et s'approcha lentement de son lit, semblant prendre plaisir à sentir la peur s'introduire dans chaque veine, chaque parcelle du corps de la jeune fille. Il ouvrit la bouche :

- azelle !

Quoi ?

Elle se débattait comme une démente dans ces draps qui la ligotaient.

- Oiselle !

Mais c'est quoi son problème ?

Elle essaya de hurler mais sa voix restait coincée au fond de sa gorge. Quelque chose la secouait. Elle ouvrit les yeux.

- Mademoiselle !

Elle avait l'impression d'avoir couru un marathon, respirant de grandes goulées d'air. Un cauchemar, ce n'était qu'un cauchemar. Elle ne discernait qu'un halo doré et deux sphères bleus au-dessus de son visage. Elle tremblait comme une feuille, sentant un corps chaud la maintenir par les épaules. Sa vision se fit plus nette.

Maman ?

- Mademoiselle, vous allez bien ?

Non ce n'était pas elle… Elle avait rarement vu une aussi belle personne au cours de sa vie, sauf peut-être Fleur Delacour qu'elle avait aperçue au tournoi des trois sorciers en deuxième année, mais elle avait du sang de Vélane. Et pour ce qui est de sa mère… elle n'était sans doute pas objective.

Wait. Stop…Une personne ?!

Je suis dans les bras d'une personne !

Une personne est en train de me tenir dans ses bras !

Elle écarquilla les yeux entre-ouvrant la bouche, en état de choc. Ce qui devait lui donner d'ailleurs un air fort intelligent...

Elle resta ainsi quelques secondes à fixer l'inconnu qui venait de lui parler et finit par déduire qu'il s'agissait d'un homme.

Il a posé une question non ? Faut lui répondre...

Mais ne reste pas planté là à le dévisager avec des yeux de merlan frit, réponds lui !

Mince, il a demandé quoi déjà ?

- Aragorn, cria l'homme à l'attention de quelqu'un qui semblait plutôt loin, une jeune fille ! Ne vous inquiétez pas, on ne va pas vous faire de mal, termina-t-il d'un ton rassurant.

Génial, maintenant elle allait commencer à paniquer. C'était toujours les psychopathes qui disaient ce genre de phrase : Ne t'inquiète pas mon enfant, je ne vais pas te faire de mal, je vais t'offrir des patacitrouilles, viens, suis moi, j'en ai pleins dans mon arrière-boutique !

Trop d'informations d'un coup, trop de questions se bousculaient dans sa tête. Qui était-ce ? Où était-elle ? Quel jour étions-nous ? Quelle heure était-il ? Où se trouvait la ville la plus proche ? Etaient-ce des sorciers ou des moldus ? Pouah ! C'était son haleine qu'elle sentait là ?

- Vous allez bien ? demanda une nouvelle fois l'inconnu.

Automatiquement son regard se posa sur ses pieds endoloris. Des traces de sangs coagulés sous ses chaussettes lui firent comprendre qu'elle s'était grattée, et avait sûrement arraché ses croutes durant son sommeil.

- Vos pieds ? demanda l'homme aux cheveux bonds après avoir suivi son regard.

Tandis qu'il tournait la tête, Olympe remarqua les fines tresses qui encadraient son visage. Il était vraiment d'une beauté saisissante, une aura douce et réconfortante semblait émaner de lui. Peut-être avait-il du sang de Vélane dans les veines tout compte fait. Cependant un détail intriguant attira son attention : ses oreilles, elles étaient …pointues ?

Piquée à vif dans sa curiosité, elle profita de l'intérêt qu'il semblait porter à ces chaussettes pour tendre la main et effleurer la pointe de son oreille du bout des doigts. Il tourna vivement la tête vers elle, une expression de surprise non dissimulée sur le visage. Cette surprise qui n'égalait pourtant pas celle d'Olympe, qui déjà s'aperçut qu'il ne s'agissait pas de prothèse mais qu'en plus elle venait de toucher l'oreille d'un parfait inconnu. Son visage vira au cramoisi et elle commença à balbutier des excuses. Pour toute réponse il lui offrit un sourire serein, une pointe d'amusement semblant briller dans son regard.

Un homme aux vêtements sombres, sales et rapiécés s'approcha d'eux en courant. Grand, brun à la barbe mal rasée et aux yeux bleus, cela devait être le fameux Aragorn. A côté de Monsieur aux oreilles Pointues il ressemblait clairement à un clochard.

« Tu t'es regardé ? » lui fit remarquer sa petite voie.

Ils commencèrent à parler entre eux dans une langue totalement étrangère à Olympe. Jamais elle n'avait entendue pareil sonorité. Une langue chantante et délicate, peut-être de l'italien ? Non, elle reconnaitrait quelque mots sinon…

Finalement le clocha… Aragorn s'agenouilla à ses côtés, il observa sa tenue d'un air réprobateur. Elle se serait baladée en petite culotte ça aurait sûrement eu le même effet. Finalement il s'intéressa à ses pieds.

Qu'est-ce qu'ils pouvaient avoir comme succès dites donc.

- Puis-je regarder, demanda-t-il.

Elle jeta un coup d'œil à Monsieur Oreille Pointue, qui lui fit un sourire encourageant.

- je vous préviens, ce n'est pas beau à voir, dit-elle en ôtant sa chaussette droite.

Comme elle s'en doutait, elle s'était grattée durant la nuit, les croutes que le sortilège avait réussi à former pendaient de part et d'autre de son pied. Il prit délicatement la cheville entre ses doigts pour examiner les blessures.

Un homme à la barbe hirsute ne laissant apparaitre que son nez et ces yeux fit son apparition, soufflant comme un bœuf. En le voyant Olympe eu l'impression de voir Hagrid, le garde-chasse de Poudlard rétrécit à la taille du professeur Flitwick. Il la regarda complètement ahurie, ouvrant la bouche pour dire quelque chose pour finalement se raviser et s'écrouler par terre.

- Que vous est-il arrivé ? demanda Aragorn la mine inquiète.

- J'en sais rien, je ne sais même pas où je suis, dit Olympe le souffle court.

- Vous êtes sur les terres du Rohan, à quelques jours de marche d'Edoras de la cité du roi Théoden, et sur la route qui mène en Isengard.

- Où ça ? demanda-t-elle, comme si elle avait mal entendu.

- Dans le Rohan.

Les trois hommes se regardèrent quelques instants en fronçant les sourcils. Le visage d'Olympe se rembruni. Oreilles Pointues se décida à briser le silence.

- D'où venez-vous demoiselle ? Demanda-t-il en la pressant plus contre lui comme pour lui donner du courage.

- Oxford. Enfin ma famille est à Oxford mais je suis à l'école dans les Highlands…en Ecosse, précisa-t-elle, s'impatientant sous leurs mines perplexes. L'Angleterre. La grande Bretagne ça ne vous dit rien ?

Mais on est où là ? Même ma correspondante américaine, qui est quand même un brin arriérée connait l'Angleterre. Même si elle est incapable de la situer sur une carte…

- Nous ne connaissons aucune des contrées que vous venez de nous citer, reprit Aragorn.

- Vous vous moquez de moi c'est ça ? Commença à s'énerver Olympe en poussant le blond pour qu'il la lâche de son emprise, c'est une blague ? Vous vous foutez de moi ?!

Elle se retourna, rassemblant ses affaires dans son sac comme un dément, se chuchotant à elle-même.

- Oui, c'est une blague, ça ne peut qu'être une blague, ou un mauvais sort… Oui ! C'est ça c'est un maléfice…

- Mademoiselle…tenta Aragorn, mais elle l'ignora, continuant à parler et à fixer ses affaires comme en transe.

- Ça doit être ces enflures de Serpentards, surement Raynolds… oui, à tous les coups c'est elle. C'est cette peste de Raynolds. Une illusion. C'est dans ma tête… Tout ça c'est dans ma tête, sa vision se flouta, je vais me réveiller, tout ça c'est dans ma tête… Plus personne ne s'habille comme ça maintenant… Ce n'est qu'une illusion…

Elle éclata en sanglot, amenant son menton à ses genoux écrasant son sac sur son ventre. Les trois hommes se fixèrent, décontenancés. Aragorn prit les devant lui attrapant les épaules pour la forcer à le regarder.

- Mademoiselle, je ne sais pas d'où vous venez, mais nous allons faire notre possible pour vous aider, seulement il faut que vous nous expliquiez ce qu'il se passe. Je suis Aragorn, voici Legolas et Gimli, dit-il en présentant ses compagnons de la main.

Elle se tue, semblant se concentrer pour contrôler ses pleurs en prenant de grandes respirations. Elle sécha les dernières larmes qui s'échappèrent de ses yeux, avec sa manche.

Après s'être éclairci la voix plusieurs fois elle commença son récit.

- J'étais à l'école et avec mes amies, le soir on aime bien se promener… sous leur regard perplexe elle ajouta, quoi, c'est le mot école qui vous a perdu ? Ils acquiescèrent.

'Sont demeurés où quoi ? Mais dans quel monde ils vivent ? Elle reprit.

- c'est un endroit où l'on rassemble des enfants, et où on leur donne un enseignement, apprendre à écrire, compter…ou encore l'histoire et la géo. Enfin voilà, j'étais à l'école, et le soir avec mes amies on aime bien se promener dans le château… oui, l'école est un château, précisa-t-elle pour ne pas les perdre une seconde fois, et on est rentrées à nos dortoirs vraiment très tard, on s'est couchées… et je me suis réveillée ici. J'ai marché toute la journée hier en espérant croiser quelqu'un, termina-t-elle la mine abattue.

Le trio la regarda, se demandant si elle n'était pas juste folle à lier, mais ils devaient bien avouer qu'ils n'avaient jamais vu de vêtements et d'affaires comme les siennes.

- Vous disiez tout à l'heure que quelqu'un vous aurait jeté un sort… Auriez-vous un problème avec un sorcier ou un magicien ?

- Hein ? J-j'ai dit ça moi ? dit-elle soudain paniquée.

- Ecoutez mademoiselle, s'exclama soudain Gimli d'un air menaçant, j'espère pour vous que vous n'êtes pas une espionne de Saroumane parce que sinon vous êtes très mal tombée !

- Qui ça ? Non non. Stop. Je ne sais même pas qui c'est votre gus, s'indigna Olympe.

- On est jamais trop prudents jeune fille !

- Elle semble dire la vérité, intervint Oreilles Pointues.

- Saroumane est un Istari, le chef de l'Ordre des sorciers envoyés par les Valars pour aider le peuple libre à vaincre les forces des ténèbres. Mais il nous a trahit pour s'allier au Mordor, expliqua Aragorn.

Pour dire vrai, la seule chose qui avait retenu l'attention d'Olympe était le terme « sorcier».

- Des sorciers ?

- Oui.

- Donc, vos sorciers font…de la magie ?

- Un de nos compagnons de route était un de ces Istari, ajouta le blond ignorant sa question.

- Oui mais faisait-il de la magie ? S'impatienta Olympe.

- Bien sûr qu'il faisait de la magie, rouspéta mini-Hagrid.

- On ne les appelle pas magicien pour rien, sourit Aragorn.

Elle leur lança un regard perplexe.

Un magicien… Dans le pire des cas il ne pouvait s'agir que d'un Moldu un peu fêlé mais s'il s'agissait réellement d'un sorcier c'était sa chance pour rentrer chez elle.

- Bien, dit-elle finalement d'un ton plus enjoué, la maison du magicien, c'est par où ?

- Vous voulez vous rendre chez Sarouman ? demanda Aragorn, surpris.

- Je ne pense pas être arrivée ici par l'opération du saint esprit. Votre histoire de sorciers m'intrigue.

- Vous vous ferez tuer avant même d'arriver en Isengard, rigola mini Hagrid.

- Vous ne me connaissez pas, je suis capable de me défendre, je suis réellement capable de me défendre, insista-elle.

Ils ne me croient pas.

- Vous étiez pourtant bien vulnérable quand je vous ai trouvé tout à l'heure, constata le blond d'un ton docte.

- Auriez-vous eu le temps de vous défendre si un Orc vous avait découverte avant nous ? demanda Gilmi, un air moqueur.

- Un quoi ?

- Nous devrions peut être nous occuper de cette blessure, dit sagement Aragorn en pointant les pieds d'Olympe.

Il sortit d'une de ses poches des bandes de tissu et une boite métallique remplit d'une étrange mixture verte qu'il étala sur les plaies. Presque immédiatement les horribles démangeaisons furent remplacées par une agréable sensation de fraîcheur. Elle lâcha un soupir d'aise en balançant sa tête en arrière. Le bonheur. Il s'attela à l'autre pied.

- Vous connaissez nos noms mais nous ne connaissons toujours pas le vôtre, ma jeune amie, lui fit remarquer en s'asseyant à ses côtés.

- Oui, c'est vrai. Olympe, Olympe MacLewis. Ravie de vous rencontrer.

C'est faux, elle n'était pas ravie, c'était juste pour la forme. En fait, elle aurait même aimé ne jamais avoir à les rencontrer. Etre juste tranquillement dans son lit à Poudlard à stresser pour son examen de Potion.

Elle remercia platement Aragorn qui terminait de bander ses pieds

- C'est quoi un Orc ? Interrogea finalement Olympe.

- D'immondes créatures au service de Sauron venant du Mordor pour éradiquer la race des hommes. Nous poursuivons justement un groupe d'Uruk'hai, se sont des sortes d'Orc. Ils ont enlevé deux de nos amis.

L'image des monstres de la veille portant sur leur dos deux petits lui revint directement en mémoire.

- Je les ai vus… Je crois que j'ai vu le groupe dont vous parlez ! J'ai croisé des monstres armés jusqu'aux dents hier. Pour vos amis je ne sais pas, mais ils avaient des enfants sur leur dos.

- Il n'y a plus une minute à perdre, souffla Aragorn à Legolas, un regard décidé, nous devons reprendre notre route.

Legolas lança un regard en biais à Olympe, posant une question muette à son ami. Ils commencèrent à parler de nouveau dans la langue inconnue. Pas besoin de parler cette étrange dialecte pour comprendre qu'ils parlaient d'elle. Elle n'osait pas regarder dans leur direction, se contentant de fixer ses pieds.

Elle n'aurait pas été blessée, elle aurait pu les accompagner, mais dans cette situation elle n'était qu'un poids mort. En cet instant précis, elle se sentit atrocement mal à l'aise. Elle venait tout juste de rencontrer des personnes qu'elle pouvait considérer comme bienveillantes mais qui devraient la laisser derrière car des amis à eux couraient un grand danger et qu'elle était incapable de pouvoir tenir sur ses pieds.

Et puis, qu'aurait elle fait dans cette situation ? Ses amies à elle seraient en danger de mort, que ferait-elle ? Elle ne trouva aucune réponse à ce dilemme dont la réponse, trop flagrante, était douloureuse à accepter.

Ils ne la connaissaient même pas, pourquoi l'aideraient-ils ? Ils ne lui devaient rien, après tout. Malgré cela, elle ressentit un pincement au cœur, les imaginant s'éloigner, et elle, par terre à leur jeter des regards implorants.

Elle tenta de les observer discrètement, mais Legolas la fixait d'un air grave, interceptant son regard. Gênée d'avoir été prise sur le fait, elle se remit à contempler ses pieds. C'était tellement frustrant Elle se sentait exclue, comme si elle n'était pas assez intelligente ou trop fragile pour entendre ce qu'ils se disaient sur son compte.

Elle était pitoyable, à l'intérieur, comme à l'extérieur. Car désormais, la seule option qui lui restait, c'était de supplier. Mais sa fierté lui interdit, elle était une Gyffondor par Merlin. Il fallait rester fier !

Peut-être que si elle leur disait qu'elle était une sorcière possédant mille moyens de leur faciliter la vie, ils reverraient leur jugement. Elle s'apprêta à ouvrir la bouche pour plaider sa cause quand Gimli se releva, une main sur l'épaule d'Olympe, l'autre tenant sa hache.

- Je vous préviens mon ami, s'adressa-t-il à Aragorn de sa voix bourrue visiblement énervé, je ne sais pas ce que vous êtes en train de vous dire avec Oreilles Pointues, mais laisser cette petite derrière c'est l'abandonner à une mort certaine. Si c'est pour en arriver là, autant la tuer tout de suite de nos propres mains ! Je la porterai sur mon dos s'il le faut mais JAMAIS je n'abandonnerais cette enfant !

Olympe bien que secouée par la tirade du nain le remercia du regard, elle se retint de le prendre dans ses bras, un sourire réconfortant sembla ce dessiner derrière sa barbe, faisant remonter ces pommettes roses.

- Ne vous inquiétez pas maître Nain, commença Aragorn, à peu de choses près, nous disions la même chose.

Les trois hommes s'échangèrent un sourire, Aragorn détacha sa lourde cape de voyage qu'il mit sur les épaules d'Olympe. Sa chaleur l'envahit directement.

- Montez sur mon dos, déclara Aragorn en se penchant vers elle.

-Vous êtes sûr ? Je pèse mon poids vous savez ?

- N'ayez crainte, j'ai subi bien pire.

- Comment pourrais-je vous remercier ? demanda la jeune fille tandis qu'elle enroulait ces bras autour de ces épaules.

- Vous nous remercierez plus tard, nous devons nous dépêcher.

Une fois installée la petite troupe se remit en marche, enfin plutôt à courir. Le vent empêchait la capuche de sa cape de voyage de tenir sur sa tête. En se retournant elle pouvait apercevoir Legolas lancer des encouragements à Gimli qui avait du mal à suivre le rythme.

A chaque enjambée d'Aragorn elle retenait son menton de se cogner contre l'épaule de son porteur. Elle se surprit à rêver d'un balais, peu importe lequel.

Même la vieille Etoile Filante de son père pourtant si lente et inconfortable aurait fait l'affaire…


Voilà, il est fini ! Notez qu'il est deux fois plus long que le premier !

Alors, que pensez-vous de l'arrivée de nos trois compères et le la tournure des évènements ? Si vous avez des commentaires ou remarques…n'hésitez pas, au moins on a pas l'impression d'écrire pour du vent !

Ça prend une minute, c'est motivant et ça fait vraiment super plaisir.

La suite arrivera dans un peu moins d'une semaine normalement.

Et comme me l'a dit Ssyela : Bisouille !

(Oui, j'ai adoré, maintenant je te pique l'idée ≧◡≦)