Hello tout le monde !
Voilà voilà, la suite des aventures de la pauvre Olympe en Terre du Milieu.
Review :
Christine : Merci pour ta review… Voilà la suite !
Guest : ne t'inquiète pas, Olympe saura choisir son moment pour montrer sa magie… Tout vient à point à qui sait attendre…
CelesteDiam1976 : La trame principale est conservée, il y aura quelques modifications mais elles seront minimes, nous serons plus centré sur Olympe… Je ne t'en dis pas plus… Surprise, surprise !
Ssyela : Moi aussi, je t'avoue que si ce n'avait pas été Olympe ça aurait été Athénaïs ou Athéna, j'aime beaucoup les prénoms à consonance grecque. Et oui èwé elle n'a pas froid aux yeux la Miss ! Puis bon, qui n'ai jamais imaginé de la faire juste pour voir ce que ça faisait ! (Une petite pensée pour Kagome dans Inuyasha)
Klara : Meuurciii ! Pleins de mercis et de bisous pour tout ce que tu fais Mon Petit (à la Dumby mode pédophile xD) Tu veux un suçacide ?
Gwenaelle : Merci beaucoup ! J'espère que la suite te plaira !
Merci Jumelle pour ta correction :)
Un grand merci à vous ! Ce sont vos commentaires qui me donnent la motivation de poster ! Aller, je vous laisse lire la suite !
Chapitre 3
Ils voyagèrent toute la journée, la vitesse de la troupe ne faiblissant jamais. Olympe se rassura quelque peu, se disant que finalement, même sans blessures, elle aurait été incapable de tenir le rythme. Cela lui évitait donc de leur montrer qu'elle était tout à fait incapable de courir plus de deux cent mètres sans s'écrouler de fatigue.
A la tombée de la nuit Aragorn décréta qu'une halte s'imposait; ils en profitèrent pour souffler un peu et se rassasier. On lui donna la boîte d'onguent et elle rebanda ses plaies. Le produit qu'il lui avait donné était vraiment très efficace. La peau commençait déjà à se régénérer sans aucune démangeaison désagréable.
Olympe avait beau ne pas avoir couru, ses jambes la tiraillaient de part en part. Elle sortit plusieurs paquets de confiseries de son sac qu'elle disposa au sol, sous l'œil curieux de Gimli assit à ses côtés.
- Vous êtes bien surprenante jeune fille, dit-il en inspectant les paquets colorés.
- Vous voulez goûter ? demanda-t-elle timidement en lui tendant un fondant au chaudron.
Sans répondre, il le prit dans sa main et commença à l'examiner d'un air suspicieux.
- Vous n'allez pas m'empoisonner dites-moi ? dit-il en rigolant
- Ne vous inquiétez pas, ce n'est que du chocolat garnit aux fruits, dit-elle en mettant une plume en sucre dans sa bouche.
Il croqua un tout petit morceau, la regarda les yeux arrondis par la stupeur avant de l'avaler en deux bouchées. Il sembla fondre de plaisir en le mangeant, ce qui fit rigoler Olympe.
- C'est délicieux ! Comment appelez-vous ceci déjà ? demanda-t-il en chuchotant, comme s'il ne voulait pas que les autres l'entendent.
- Des fondants au chaudron, répondit-elle sur le même ton.
Aragorn et Legolas qui discutaient dans leur coin s'approchèrent, intrigués. Ils observèrent les sachets aux couleurs criardes avec intérêt. Elle leur proposa de se servir afin de « goûter aux confiseries de son monde ».
- Le monde d'où vous venez est bien étrange, constata Aragorn une baguette à la réglisse dans la bouche.
Legolas acquiesça les dires de son ami d'un signe de tête, trop occupé à mâcher son caramel pour répondre.
- Pas plus que le vôtre pour moi…
Gimli goûta à tout, s'émerveillant à chaque bonbon qu'il mangeait. Il insista même pour goûter quelques dragées surprises de Bertie Crochue malgré les avertissements d'Olympe. Il finit par devoir en recracher un après en avoir avalés plusieurs qui semblaient lui plaire. Legolas ne se risqua pas à en prendre quand Olympe le lui proposa. Gimli rigola dans sa barbe avec une fierté non dissimulée : « un elfe qui n'ose pas faire ce que fait un nain ! »
- Un elfe ? demanda la jeune fille interloquée.
- Bien oui, pourquoi croyez-vous qu'Oreilles Pointues a les oreilles pointues ? dit Gimli surpris.
Sous l'air perplexe d'Olympe Gilmli continua.
- Quoi, vous n'avez pas d'elfes chez vous ?
- Non… enfin si ! On a les elfes de maison… mais…mais ils ne ressemblent pas du tout à ça !
Ils l'interrogèrent tous du regard. Elle sembla chercher ses mots et reprit : Des petites créatures qui servent les familles nobles ! C'est tout maigre, habillé avec des torchons, avec de grands yeux globuleux et des grandes oreilles, qui peuvent être libéré de leur condition d'esclave si on leur donne un vêtement, expliqua-t-elle en mimant tout ce qu'elle disait.
Gimli explosa d'un rire gras en disant qu'ils devaient surement être de meilleure compagnie.
- Ici les elfes sont des personnes comme Legolas, le temps et la maladie n'ont aucune emprise sur lui.
- Vous êtes immortel ? demanda Olympe fascinée.
- Oui, sourit gentiment Legolas.
- Je croyais que vous aviez du sang de Vélane, dit-elle le souffle coupé.
- Du sang de quoi ?
- De Vélane, ce sont des créatures d'apparence humaine qui hypnotisent les hommes. Il y a…cinq ans maintenant, Fleur Delacour, une fille ou petite fille de Vélane, je ne sais plus, est venue dans l'école pour un tournois scolaire. C'est une des plus belles femmes que je n'ai jamais vue.
- Je pense devoir vous remercier pour ce compliment alors.
Oui, effectivement, ça c'était du compliment. Mais évidemment Olympe s'en était rendu compte après coup. Elle devint toute rouge et se terra dans un mutisme, gênée. Fichue peau claire qui rougissait tout le temps! Comme si elle n'était pas déjà assez expressive.
- La beauté est une caractéristique des elfes, ce n'est pas pour rien que nous l'appelons le beau peuple, continua Aragorn.
Une pensée incongrue traversa l'esprit de la jeune fille.
- Au fait ici aussi les elfes ont tendance à s'auto punir quand ils pensent avoir fait une bêtise ? Demanda-t-elle en rigolant, mais arrêta rapidement en apercevant les regards outrés de ses compagnons. Désolée, j'ai une amie qui en a un, Qwilty, une fois je l'ai vu tenter de se sectionner les orteils à la cisaille parce qu'il ne retrouvait plus l'écharpe de sa maîtresse… Et il l'aurait fait si on ne l'avait pas arrêté. Elle imagina l'horreur de la scène et une mine dégoutée se dessina sur son visage. Et de ceux de la compagnie par la même occasion. J'aurai pas dû dire ça…
Pour éviter de dire plus de bêtise, elle s'occupa de sortir son thermos et de le vider, à regret, dans l'herbe. Même conservé par un sortilège, après deux jours et deux nuits son café ne devait plus être très bon. La magie aussi avait ses limites. Elle aurait aimé lancer un récurvite pour le nettoyer mais elle devrait attendre d'être seule.
Aragorn lui tendit ce qu'il lui sembla être une brioche, il lui expliqua qu'il s'agissait de Lambas, du pain Elfique aux capacités nutritives très importantes.
Le goût ne s'éloignait pas trop du pain de mie mais effectivement, après une bouchée elle fût repue.
Les quelques instants de pause semblèrent bien courts pour Olympe. Elle rassembla ses affaires dans son sac, mettant sa baguette dedans afin d'éviter les questions indiscrètes. Elle constata qu'il était d'ailleurs bien plus léger sans son thermos rempli. Le fait que la réserve de confiseries ait bien diminuée devait y être également pour quelque chose.
Elle se mit sur les genoux, son sac sur le dos, prête â s'accrocher aux épaules d'Aragorn mais se fût Legolas qui vint à sa rencontre.
- Si cela ne vous dérange pas, c'est moi qui vais prendre le relais.
Heureusement que la nuit est tombée, songea Olympe, il ne remarquerait ainsi pas la teinte cramoisie que prit son visage. Elle considérait avoir fait suffisamment de bourdes à son sujet. Lui toucher les oreilles, le comparer à une Vélane puis à un elfe de maison. Sans parler du fait qu'elle était également championne pour le dévisager. Comme elle était d'ailleurs encore en train de faire.
N'ayant reçu aucune réponse il l'interrogea du regard. Elle devait vraiment passer pour une sacrée attardée !
- Non, non, bien sûr, dit-elle précipitamment en reprenant constance.
- vous pouvez retirer votre sac ?
Elle s'exécuta incrédule, il attrapa celui-ci et il le mit en bandoulière. Avant même d'avoir laissé à Olympe le temps de protester il s'agenouilla, plaça sa main droite sous ses genoux et l'autre au niveau de ces omoplates, se redressant aussi vite.
Prise au dépourvu Olympe s'accrocha au cou de son compagnon de voyage, retenant avec peine un cri de surprise.
- Je vous aurais bien prise sur mon dos, comme Aragorn l'a fait avant moi, mais avec mon arc et mon carquois cela sera plus difficile.
Houa ! Il ne m'a jamais adressé autant de mots d'affilé.
- Mais vous n'allez jamais réussir à courir comme ça ! Et puis... c'est bien plus fatiguant !
- Vous semblez oublier que je suis un elfe, nous sommes bien plus endurant que les hommes, et je vous rassure vous ne pesez rien.
Bien qu'il ne souriait pas, une lueur de malice semblait briller dans ses yeux.
Est-ce qu'il venait de lui faire une blague ? Devait-elle rigoler ? En attendant, ce compliment lui fit bien plus plaisir qu'elle ne le laissait paraître.
Lui et Aragorn étaient tellement difficiles à saisir. Si elle avait réussi à rigoler et à se familiariser avec Gimli, avec eux deux c'était une toute autre affaire.
Essayer d'entamer une conversion avec eux, c'était un véritable parcours du combattant. Quand elle tentait de leur poser des questions leur réponses étaient brèves, n'appelant pas à répliquer.
Elle avait passé la journée entière sur le dos d'Aragorn sans presque jamais ouvrir la bouche. Avec l'elfe ce serait sûrement pire, surtout que son cerveau semblait fonctionner au ralenti quand elle était en sa présence.
La compagnie reprit sa course et Olympe dû s'avouer que cette position était bien plus confortable que le dos d'Aragorn. Ses enjambées étaient aussi plus fluides et plus douces.
Malgré tout, le vent fouettant son visage commença à lui donner une lourde migraine. De sa main libre elle remonta la capuche de sa cape de voyage sur ses yeux. Heureusement, cette fois ci elle resta en place, son visage n'étant pas dirigé face au vent.
Les minutes passèrent, Olympe reposa sa tête contre son bras accroché autour du cou de l'elfe. Doucement elle fit se rejoindre ses mains derrière la nuque de son porteur, observant le moindre signe d'objection que son visage pourrait exprimer, mais il ne cilla pas.
Legolas ne s'emblant pas lui porter d'attention particulière elle en profita pour l'observer. Elle n'avait jamais pu le faire depuis leur rencontre, à chaque fois qu'elle essayait de poser son regard sur lui il la surprenait en levant soudainement les yeux. Comme s'il sentait qu'elle le regardait. Puis, elle se sentait sondée quand ses pupilles croisaient les siennes, comme s'il pouvait lire tout ce qui se passait dans sa tête. Cela la mettait mal à l'aise. Peut-être était-il Légilimens, qu'il pouvait lire dans les pensées.
Il était beau, c'était indéniable, bien que le terme « beau » fût quelque peu réducteur. Plus que la régularité et la finesse de ses traits il y avait autre chose, quelque chose d'extrêmement attirant qui faisait que plus elle le regardait plus elle sentait son cerveau se mettre en veille.
Comme les Vélanes…
N'ayant autre chose à regarder que le visage de Legolas, elle décida de fermer les yeux. Au moins il ne pourrait pas la surprendre en train de le reluquer.
Il sentait la forêt, l'odeur qui envahissait l'air après la pluie dans le parc de Poudlard. C'était apaisant. Elle se pelotonna légèrement, sa tête se faisant de plus en plus lourde sur son bras et elle se sentie partir, bercée par les enjambées et la chaleur de Legolas.
Du blanc.
Tout était blanc, elle était entourée de blanc. Dans cette mer de lumière laiteuse elle distinguait une silhouette en robe blanche, aux longs cheveux blonds et aux yeux myosotis s'approcher d'elle, les bras ouverts, chuchotant son prénom.
…Olympe…
Cette voix, elle la connaissait…
…Olympe…
Mais c'est…
- MAMAN !
Elle courut aussi vite que son corps le lui permettait, elle sentait déjà des larmes couler sur les joues. La distance lui parut interminable, mais elle finit tout de même par se jeter dans ses bras, la serrant de toutes ses forces.
- Ho maman, maman, j'ai eu tellement peur ! Tu me manques tellement !
Elle ne répondit rien, se contentant de resserrer son étreinte autour d'elle en lui caressant les cheveux. Cette fois ci, elle sentait ses bras chauds autour d'elle, s'imprégnant de son parfum à la bergamote et au jasmin. Elle sentait ses longs cheveux fins glisser sous ses doigts.
- maman…je veux rentrer à la maison… supplia elle, inondant de larme la robe de sa mère.
Sa mère prit son visage dans ses mains, essuya ses yeux et posa ses lèvres sur son front.
- Ne t'inquiète pas ma chérie, sa voix semblable a un écho semblait tellement lointaine et tellement proche à la fois. Tu n'as absolument rien à craindre aux côtés de l'héritier d'Isildur, il t'aidera. Trouve le magicien Blanc, il pourra surement t'aider.
Sa voix raisonna dans son esprit, elle ferma les yeux enfouissant son visage dans son cou.
- Non ! Je veux rester avec toi, elle criait presque s'agrippant encore plus à ses vêtements en enfouissant son visage au creux de son cou.
- Je ferai mon possible pour te retrouver… mais en attendant reste la jeune fille courageuse que tu as toujours été et tu trouveras ton chemin. Et n'oublie jamais que si tu te perds dans les ténèbres, tu connais la formule pour faire briller la lumière.
- Maman… Non ! MAMAAAN !
Mais en ouvrant les yeux cette fois-là, ce ne fut pas le corps de sa mère qu'elle sentait dans ses bras, mais l'impassible Legolas. La tête au creux de son cou, ses bras l'entourant, plusieurs mèches de ces cheveux enfermées dans ses poings.
Oups.
Elle s'écarta vivement, sûrement aussi rouge qu'une tomate. Les yeux perçants de Legolas la fixant ne laissant paraitre aucune expression.
- Je…je suis désolée, je…j'ai pas fait exprès… Mais son visage ne changea pas.
Génial.
- Vous rêviez de votre mère ? demanda-t-il après de longues secondes.
- Comment vous le savez ? dit-elle incrédule.
- Vous l'avez appelé plusieurs fois dans votre sommeil.
- Ah, oui, dit-elle en baissant la tête, ses yeux se voilant de tristesse, j'ai rêvé que je la retrouvais. Ça avait l'air…tellement réel. Je suis désolée pour ce qu'il s'est passé ça a dû être très…embarrassant, fallait me réveiller.
- Ne vous inquiétez pas pour cela, les rêves peuvent nous porter beaucoup plus loin que nous l'imaginons. Et je n'allais pas interrompre vos retrouvailles avec votre mère.
Etrangement les mots de sa mère lui revinrent en mémoire « trouve le magicien ». Elle se souvenait de toutes les images de son rêve, mais pas des paroles qu'elles avaient échangés. Juste une : Trouve le magicien.
- Vous connaissez quelqu'un appelé le Magicien, demanda-t-elle au tac au tac.
J'aimais elle n'avait vu le visage de l'elfe traduire une si grande surprise.
- Bien sûr, il y a cinq magiciens, dont un faisait partit de la compagnie !
- Pourrais-je le rencontrer ?
- Mithrandir a été emporté par les ténèbres de la Moria…Il est mort.
- Mais…ce n'est pas possible…
- Je croyais que vous ne connaissiez pas notre monde, dit-il une lueur suspecte dans l'œil.
- D… Dans mon rêve, ma mère m'a parlé… elle m'a parlé d'un magicien…
Il arrêta sa course, ok, là, cette fois c'était clairement lui qui la dévisageait. Qu'est-ce qu'elle avait dit encore ?
- Je ne sais pas du tout ce que vous êtes en train de vous imaginer, mais je vous dis la vérité. J'ai l'impression que vous nous cachez quelque chose d'important.
Shit. Oui. Techniquement elle leur cachait juste qu'elle était une sorcière. Ce qu'elle aurait fait avec n'importe qui, n'importe où. Mais sa mère lui avait parlé d'un magicien qu'ils semblaient connaître. Ce qui pourrait signifier que la magie était connue de tous.
Mais ce n'était qu'un rêve…
- Que représente la magie pour vous ?
- La magie est présente un peu partout dans ce monde, répondit-il interdit, dans les arbres, dans la terre, les étoiles et toutes les races liées à Arda. Les elfes et les Istari, possèdent de la magie, sous une forme différente certes, mais bien présente.
- Donc, si je vous demande de me faire un tour de magie, tout de suite maintenant vous pouvez ?
Elle est louche cette histoire.
- Bien sûr que non, nous ressentons la nature, le vent nous rapporte le murmure des arbres, nous savons reconnaître les présages. Sur le plan physique nous sommes beaucoup plus endurants, nous pouvons guérir à des blessures qui seraient mortelles pour un humain. Nous avons également une vue plus perçante ce qui nous permet de manier plus habilement les armes que les hommes.
Houla, ça va les chevilles? Pas trop serrées dans les bottes?
Elle eut soudain envie de sortir sa baguette et lui faire un petit Patronus juste pour lui en boucher un coin.
Haha, la tête qu'il ferait… Non, non ce ne serait pas correct. Ou du moins pas tout de suite…
Elle avait toujours un avantage, ils ne savaient pas qu'elle était une sorcière, mieux valait l'annoncer une fois en totale sécurité. Sait-on jamais, qu'ils décident de l'abandonner ou pire : la brûler vive. Autant leur annoncer une fois capable de s'enfuir à toute jambe.
Legolas observa les alentours avant de se pencher posant Olympe sur un rocher. A regret elle retira son bras de l'épaule de l'elfe. Elle ressentit exactement la même sensation que lorsqu'elle devait sortir de la chaleur et du confort de ses draps pour affronter l'air glacial du dortoir en hiver. Il retira la sangle de son sac en cuir et le déposa à côté d'elle. Elle le remercia, il lui répondit par un hochement de tête.
A peine quelques secondes après, Aragorn était à leurs côtés. Ils discutèrent une nouvelle fois dans leur langue étrange, ne laissant à Olympe que le choix d'admirer le paysage. La lune, de plus en plus basse n'allait pas tarder à laisser sa place au soleil, les étoiles disparaissant lentement.
Gimli finit enfin par arriver, soufflant se maintenant sur sa hache pour ne pas s'effondrer. Elle sortit de son sac un fondant au chaudron et le tendit au nain.
- Vous êtes une envoyée des Valars mon enfant, dit-il en acceptant le gâteau et en s'installant à côté d'elle.
- Il ne m'en reste que trois, mais vous pouvez être sûr que le dernier est pour vous, rigola-t-elle.
Ils observèrent Aragorn et Legolas discuter en mangeant leur fondant au chaudron.
- Vous comprenez ce qu'ils se disent ? Questionna-t-elle entre deux bouchées.
- Ils parlent en Sindarin, la langue d'Oreilles Pointue. Mes ancêtres se retourneraient dans leur tombe si je commençais à parler le langage des elfes.
- Vous ne vous sentez pas à l'écart quand ils font ça ?
- Oh si bien sûr, mais sans vouloir vous offenser, ils ne font cela que depuis votre arrivée.
Une certaine déception envahit Olympe. Alors ils ne lui faisaient pas confiance.
- Mais ne vous inquiétez pas. Aragorn est la meilleur personne que je connaisse et Legolas… et bien, il sembla chercher ses mots et termina sur le ton de la confidence, il… il n'est pas trop désagréable pour un elfe. Nous sommes d'accord que je ne vous ai jamais rien dit !
- Motus et bouche cousue !
Elle retint avec peine un sourire de fendre son visage mais redevint sérieuse rapidement. Cela peut vous paraître étrange, mais j'ai l'impression que les temps qui courent ne sont pas à la fête ici, je me trompe ?
- Ho que non, c'est une bien longue histoire.
- je crois que nous avons du temps devant nous, dit-elle lançant un regard à Aragorn et Legolas.
- Et bien… Un seigneur des ténèbres qui tente de détruire et soumettre les peuples par des guerres incessantes, un anneau unique aux pouvoirs sans précédents recherché par son Maître le terrible Sauron. Des créatures des ténèbres souhaitant anéantir la race des hommes… Je pense pouvoir résumer tout ça en disant : C'est la guerre.
- Il faut croire que le patronyme « seigneur des ténèbres » est très apprécié par les psychopathes mégalomanes.
- Vous avez eu beaucoup de guerre chez vous ? Elle acquiesça d'un signe de tête.
- Des tas, enfin… dans mon monde il y a eu de très nombreuses guerres, mais ma communauté a toujours été un peu…à l'écart… disons que nous sommes peu nombreux comparé au reste du monde, nous nous mélangeons le plus discrètement possible. Nous sommes trop excentriques pour eux, j'imagine, dit-elle amusée en regardant les étoiles. Dans ces conditions, une sorte de soutien doit s'installer.
Mais, il y a… quarante ans maintenant, dit-elle après quelques secondes d'hésitations, une guerre a éclaté, à cause d'un homme très puissant, dont certains ont encore peur de dire le nom. Pour une raison de suprématie du sang, toutes les personnes de notre communauté considérées comme impures aux yeux de cet homme et ses fanatiques devaient être exterminées.
Il y a eu des meurtres, beaucoup de meurtres, d'attentats et de disparitions. Mais ces fanatiques, les Mangemorts, personne ne connaissaient leur identité, personne ne savait qui exactement faisait partit de cette conspiration.
Cela pouvait être notre voisin de palier, un ami, voir même un membre de notre famille. Tout le monde se suspectait, personne ne parlait…et tout le monde avait peur.
Surtout qu'ils ne s'arrêtaient pas à notre communauté, ils s'en prenaient même à de simples innocents qui ne connaissaient même pas notre existence. De très nombreuses personnes se réfugiaient à Poudlard -mon école-. C'était l'endroit le plus sûr qui existait, car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom a toujours eu peur de Dumbledore, l'ancien directeur. C'était l'époque de la grande terreur. La période la plus atroce que notre communauté n'ait jamais vécue. Ça a duré onze ans.
- Comment cela s'est-il terminé ? demanda Gimli, vraiment intéressé.
- Vous-Savez-Qui, dit-elle en appuyant sur les syllabes pour lui faire comprendre de qui elle parlait, a eu…une sorte d'accident, et il a disparu. Tous ses adeptes se sont enfuis certains se sont retrouvés en prison, n'ayant plus leur chef, ils étaient perdus. La paix est revenue.
Gimli lui lança un regard pétillant. L'histoire ne s'était pas mal terminée, mais voyant les yeux de la jeune fille se voiler de tristesse il l'encouragea à continuer.
- Elle n'a été que de courte durée, Vous-Savez-Qui que l'on croyait tous mort est revenu quinze ans plus tard entouré de tous ses anciens adeptes. Après l'assassinat du professeur Dumbledore, ils ont infiltré notre ministère, notre école et ont pris le contrôle du pays. Le cauchemar recommençait. Ça a duré deux ans cette fois ci. La guerre a pris fin dans une ultime bataille dans l'enceinte de l'école.
- Pourquoi s'en prendre à des enfants ?
- C'est stratégique, expliqua t'elle d'un ton docte, en obligeant les enfants à aller à l'école ils leur mettent un couteau sous la gorge pour être sûr que les parents se tiennent à carreaux. Et vice versa, si nous faisions…enfin, s'ils ne respectaient pas les règles, la famille était une cible potentielle. Et puis, la personne la plus célèbre qui avait toujours tenu tête à Vous-Savez-Qui était Dumbledore, l'ancien directeur. Avoir le contrôle de Poudlard était une sorte de revanche pour lui. Cela lui permettait aussi de surveiller au plus près la jeunesse de notre communauté.
Puis un soir, l'Ordre du Phoenix, la résistance, à infiltré le château avec Harry Potter, l'Elu, la seule personne pouvant mettre le Seigneur des Ténèbres en échec. Avec l'aide des professeurs ils ont repris le contrôle du château et quelques heures après, la Bataille de Poudlard a commencé.
L'Ordre a amené beaucoup de monde pour défendre l'école, vraiment beaucoup de monde. La majorité des élèves mineurs, ayant en dessous de 17 ans, ont étés évacués mais certains sont restés cachés pour pouvoir se battre. Les rangs du « Seigneur des ténèbres » étaient très nombreux, il y a eu énormément de mort.
Elle a duré toute la nuit. La bataille décisive. Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, Voldemort, est mort le lendemain matin, aux yeux de tous. Suite à un face à face avec Potter. La bataille a été gagnée… Tiens, dit-elle d'un air étonné toujours le nez en l'air, je n'avais pas remarqué, mais même nos étoiles sont différentes.
Bien que Gimli n'avait pas compris tout ce qu'elle disait, le terme de « ministère» de « mineurs » (les humains ne sont pas des nains ! ils ne travaillent pas dans les mines !) il avait malgré tout comprit l'essentiel, et bien qu'elle en parle avec distance, un lapsus révélateur avait retenu l'attention du nain. A un moment, elle s'était inclue dans les élèves. Elle y était…
Olympe retira ses bandages afin de voir l'état de ses pieds. Elle nettoya le cataplasme et s'exclama avec une mine ébahie :
- C'est guéri !
Ca ne l'était pas entièrement, quelques fines croûtes étaient toujours présentes mais c'était minime comparé à ce qu'elle avait avant. Elle posa timidement le pied droit à terre, ne sentant aucune sensation désagréable elle posa l'autre et se leva d'un coup, faisant sursauter Gimli.
- Je peux tenir debout ! Je peux marcher !
Un sourire que le nain n'avait encore jamais vue illumina les traits de la jeune fille, faisant pétiller ses grands yeux bleus. Sans qu'elle s'en aperçoive Aragorn et Legolas étaient revenus.
- La voir sourire est tout de même bien plus agréable, n'est-ce pas ? dit Gimli à ses compagnons.
- Merci, merci…Mille fois merci ! Je ne sais pas ce que je serais devenue sans vous !
- Ce sourire sur votre visage vaut tous les remerciements du monde, dit Aragorn en lui prenant les mains pour la forcer à s'assoir. Mais désormais un choix s'offre à vous, nous sommes à la poursuite d'une troupe d'Orc avec une bataille à la clef, nous accompagner comporte de nombreux risques.
- le deuxième choix qui s'offre à moi est de mourir de faim ou de froid, seule, dans un monde que je ne connais pas. Mon choix est fait, mais votre avis entre en compte également.
Il lui fit un sourire et l'intima de le suivre à distance raisonnable des deux hommes.
- Dites-moi, où avez-vous entendu parler de Magiciens ?
- Oh, ses pommettes s'empourprèrent, ce n'était qu'un rêve… je veux dire… j'ai très bien pu délirer…
- qu'avez-vous vu dans ce rêve ?
- Ma mère… elle me parlait de chercher un magicien, elle fronça les sourcils dans un grand effort de concentration, elle m'a aussi parlé d'un héritier… Je me souviens vaguement d'un truc avec des ténèbres, et de la lumière… je crois…et c'est tout. Je suis désolée.
Aragorn resta un instant pensif, la main refermée sur une chaînette blanche autour de son cou.
- J'ai l'intuition que notre rencontre n'est pas liée au hasard, jeune Olympe MacLewis, notre voyage continuera avec vous. Nous vous dévoilerons les secrets de notre quête en temps voulu. Je sais que mon dos ne sera pas aussi confortable que les bras de l'elfe mais notre route doit continuer.
C'est ainsi que la course poursuite reprit, Olympe de nouveau accrochée aux épaules d'Aragorn. Elle tenta une nouvelle fois de faire tenir sa capuche, en vain. Le vent continua de fouetter son visage. Que ne donnerait-elle pas pour un Teddy et un bonnet bien chaud. Au lieu de ça, elle enfonça son nez dans son écharpe aux couleurs qu'elle aimait tant, les paysages encore sombres défilant sous ses yeux.
Et voilà ! Olympe fait partie de la troupe pour de bon ! Pas beaucoup d'action dans ce chapitre, mais ne vous inquiétez pas, ça ne durera pas :)
Enfin bref, dites-moi ce que vous en avez pensés en commentaire, j'aime toujours autant ça !
Le prochain chapitre sera posté la semaine prochaine !
Pleins de bonne chose et couvrez-vous bien, il commence à faire froid.
Bisouilles !
