Mes chers lecteurs et lectrices (dans le doute je mets lecteurs aussi, mais s'il y a des garçons, par la culotte de Merlin, manifestez-vous !) le chapitre 4 est arrivé. Pour la petite histoire, c'est un évènement de ce chapitre qui m'a donné l'envie d'écrire cette histoire.
Je suis vraiment navrée pour la retard du chapitre mais malheureusement ce n'est pas de mon fait, ma correctrice habituelle a eu un problème de pc.
Et juste pour info, avec ma copine Klara nous avons un autre compte nommé Klaralynn (Klara – Caroline, ouais je me vante mais c'est moi qui l'ai trouvé aussi….) ou la merveilleuse Klara a commencé la traduction de mon texte en anglais ! Alors bien évidement je suis plus que contente ! Et doublement merci pour la correction (vous pouvez l'applaudir).
Reviews :
Ysodehaine : Voilà la suite ! J'espère qu'elle te plaira !
Mane-jei : Owi une fane ! Merci ! (s'en va pleurer de joie !)
Arwalia : Merci beaucoup, en tout cas moi je me délecte à l'écrire et à vous lire ) J'espère que la suite te plaira !
Syhiatou : Merci ma bichette, ça me fait vraiment plaisir !
Klara : Bon bin tout est dit entre nous hein…ma merveilleuse traductrice ! :D
Ssyela : Oui ! Je suis entièrement d'accord avec toi, en plus je suis sûr que le collier lui irait bien ! Haha !
Tu as relevé un point intéressant avec Gimli, si elle est plus proche de lui c'est parce qu'il est plus extraverti qu'Aragorn ou Legolas. Mais ça viendra, ne t'inquiètes pas. Puis, faire ami ami avec elle pour l'instant ne fait pas partie de leurs priorités, deux de leurs amis sont en dangers de mort, il ne faut pas l'oublier.
Guest : Ha pour ça ne t'inquiète pas, prendre mon temps c'est mon mot d'ordre, puis il ne faut pas oublier une chose : elle a dix-sept ans, elle est vraiment très jeune…
CelesteDiam1789 : ha mystère mystère pour le magicien blanc… Il pourrait y avoir des surprises ) Pour Harry Potter : oui, les livres sont ma base. Pour le seigneur des anneaux, tu le verras dans ce chapitre, je m'appuie sur les livres et les films.
Et surtout un grand MERCI pour tous vos commentaires, ils me font tellement plaisir, vous n'imaginez pas à quel point !
Aller, je vous laisse à la lecture… l'action va enfin pouvoir commencer (au grand damne de notre petite Olympe, mais chuuuut elle ne le sait pas encore).
Chapitre 4
Le reste de la nuit fut bien plus long qu'Olympe ne l'aurait imaginé. Si elle ne s'était pas sentie s'endormir avec Legolas, avec Aragorn c'était une toute autre affaire. Sa marche saccadée et ses rebonds brusques lui donnaient des désagréables sensations de nausées. Un peu comme ce qu'elle ressentait après un transplanage. Ses jambes étaient lourdes et engourdies, sans parler de son porteur qui aurait bien eu besoin d'un bain. Et de beaucoup de savon…
Le soleil commença à chasser la nuit d'une jolie lueur rouge quand Legolas s'arrêta net devant eux, le nez en l'air.
- Un soleil rouge se lève, beaucoup de sang a dû couler cette nuit.
Olympe resta penaude quelques secondes après cette tirade mais les deux autres acquiescèrent les dires de l'Elfe et reprirent leur route.
- Ah ouais, il vous en faut vraiment pas beaucoup pour les présages sinistres à vous, commenta-t-elle à Aragorn, une légère pointe d'ironie dans la voix.
- Les elfes ne font pas de présage à la légère, dit-il, outré.
- Ouais, enfin chez moi on dit bien « Ciel rouge le soir laisse bon espoir, Ciel rouge le matin, pluie en chemin » … sachant qu'en Angleterre il pleut à peu près neuf mois par an… si à chaque jour de pluie il devait y avoir des massacres il n'y aurait plus grand monde…
Elle senti Aragorn sourire, il semblait enclin à la discussion et elle décida de continuer. Il sentait peut être moins bon que Legolas, mais il était de meilleure compagnie.
- Chez moi la divination est une discipline confuse, très imprécise. Notre professeur ne sait rien faire d'autre que nous prédire des malheurs ou des morts prématurées et douloureuses. Les véritables dons de voyance sont très rares.
- Je comprends votre point de vue mon amie, mais je vous assure que vous pouvez pleinement vous fier aux elfes.
Olympe rigola intérieurement. Elle s'était rendue compte que quelques fois, l'elfe s'arrêtait dans sa course et observait le paysage ou fixait des points dans le ciel (que lui seul semblait voir) avec adoration.
Elle l'avait vu faire plusieurs fois sans y porter vraiment attention. Maintenant qu'elle l'avait remarqué, elle se retenait de rire chaque fois qu'elle s'en apercevait.
Elle l'imagina avec la grosse paire de lunettes rondes de Trelawney (son professeur de divination) élargissant ces yeux, lui lire les lignes de la main en lui prédisant qu'un grand malheur s'abattrait sur eux. Elle ne put s'empêcher de glousser quand cette image envahit son esprit.
Puis elle l'imagina s'arrêter soudainement devant eux et se retourner (toujours avec les lunettes de son professeur sur le nez) avant de crier d'un air paniqué :
« Une pomme vient de tomber de cet arbre ! Une grand-mère a dû se faire renverser par une chèvre ! »
Cette tirade, aussi idiote soit-elle, eut pour résultat de la faire exploser de rire. Elle s'excusa plusieurs fois auprès d'Aragorn qu'elle avait fait sursauter.
Le soleil était déjà haut dans le ciel quand ils atteignirent une colline laissant apparaitre de grandes plaines dégagées et bordées par une épaisse forêt.
- Des cavaliers, s'écria soudain Aragorn, des cavaliers !
Effectivement, en faisant plus attention elle vit une masse sombre se mouvant rapidement sur l'herbe verte.
- Cent cinq hommes, dit Legolas, à cinq lieux d'ici. Je peux apercevoir trois selles vides.
- Perçants sont les yeux des elfes, sourit Aragorn en libérant les jambes d'Olympe. Des Rohirrim.
- Que faisons-nous ? demanda-t-elle.
- Nous allons les attendre. Nous sommes en terrain dégagé et il est impossible de se cacher. Ils seront là dans moins d'une heure et peut-être recevrons-nous des nouvelles.
- Ou des lances, railla Gimli.
- Ce sont des amis ou des ennemis ? S'inquiéta Olympe
- Ils n'aiment pas les Orques, je ne peux pas m'avancer plus.
Ils descendirent lentement de la colline. Olympe en profita pour se dégourdir les jambes et pour s'offrir un moment d'intimité à l'abri des regards. Elle put enfin utiliser sa magie pour se décrasser elle enroula les bandes de tissus qu'Aragorn avait utilisées par-dessus ces chaussettes, s'offrant ainsi une protection pour marcher.
Elle détacha le chignon serré laissant ses boucles tomber librement dans son dos et sur ses épaules. Elle n'avait jamais aimé ses cheveux et ils avaient toujours été source de moqueries et d'insultes durant son enfance.
Puis elle retrouva Aragorn, Gimli et Legolas qui l'accueillir avec des regards stupéfaits. Ceci ne l'étonna pas, la masse de boucles faisait souvent cet effet aux gens. Rapidement, ils se reprirent et continuèrent leur descente.
- Et bien, ma jeune amie, vous feriez pâlir de jalousie nombre de femmes nains avec une chevelure pareil, lui Gimli.
Olympe eu un sourire vague.
- Vous vous moquez de moi ? demanda-t-elle. On m'a toujours dit qu'ils étaient affreux.
- Jamais je n'oserai me moquer de vous !
- Dans ce cas, je leur offrirais avec plaisir mais je ne leur garantirais pas plus de deux jours avant de vouloir se les arracher de la tête, dit-elle en rigolant.
La bonne humeur de ces quelques instants fut vite remplacée par l'appréhension de la rencontre avec les cavaliers. Personne ne semblait capable de lui dire comment ils allaient être accueillis. Ils s'installèrent au pied de la colline, emmitouflés dans leurs capes de voyage et attendirent. Il aurait été difficile de dire quoi de l'attente ou du froid qui les transperçait était le plus insupportable. Un peu à l'écart des autres, sa capuche tombant sur ses yeux, Olympe en profita pour regarder une nouvelle fois ses photos et vérifier la liste des sorts à utiliser au cas où la situation tournerait au vinaigre. Elle regarda d'un air mélancolique sa guitare dans le coin de son sac avant de ranger son grimoire.
Puis des des cris et des claqements de sabotsse firent entendre, des dizaines de chevaux au galop passèrent à quelques mètres d'eux.
- Cavalier du Rohan ! Quelles nouvelles des Hommes de la Marche ? Héla Aragorn.
Les rênes des montures furent tirées avec une rapidité surprenante et le bataillon fit immédiatement demi-tour. En moins de temps qui n'en faut pour dire « Quidditch », ils étaient encerclés par un anneau de cavaliers, leurs lances pointées vers eux.
Olympe crue qu'elle allait faire un arrêt cardiaque, les sonorités brutales des sabots et des armures empirant la sensation d'oppression que leur position lui instillait déjà. Par automatisme, elle attrapa le premier bras qui se trouvait à sa portée. Elle était incapable de savoir ou poser les yeux, balayant un regard paniqué sur les chevaliers autour d'eux jusqu'à lui en donner le tournis.
Elle sortit de sa torpeur quand une voix s'éleva des rangs. Elle était entourée par ces compagnons et était agrippée à Aragorn.
- Que font un elfe, un homme, un nain et un gamin dans le Riddermark ?
- Donnez-moi votre nom, dresseur de chevaux, et je vous donnerais le mien, dit Gimli un air de défi sur le visage.
Olympe mit un moment à comprendre que celui qui avait posé la question était l'homme qui à présent descendait de cheval et pour faire face à Aragorn.
- Je vous couperais volontiers la tête, Nain, si elle sortait un peu plus du sol.
Le temps qu'Olympe ne saisisse les sens de ces paroles, Legolas avait déjà bandé son arc et pointait une flèche vers l'homme en armure.
- Vous seriez mort au moindre geste !
Voyant la situation dégénérer, Aragorn se précipita sur Legolas pour lui faire baisser son arme.
- Je suis Aragorn, fils d'Arathorn. Voici Gimli, fils de Gloin et Legolas du Royaume Sylvestre. Nous sommes des amis du Rohan et de Théoden, votre Roi.
- Théoden ne reconnaît plus ses amis de ses ennemis. Pas même les siens. Il ôta son heaume, laissant découvrir un beau visage encadré de cheveux blonds. Saroumane a empoisonné l'esprit du Roi et a revendiqué la suzeraineté de ses terres. Mes cavaliers sont loyaux au Rohan. Et pour cela, nous avons été bannis. Le Magicien Blanc est rusé. Il va et viens, à ce que l'on dit, vieillard enveloppé d'un manteau à capuchon. Et ses espions se faufilent partout à travers nos filets, dit-il en fixant Olympe toujours encapuchonnée. Il me semble que vous avez omis de me présenter votre compagnon, une lueur suspecte dans l'œil. Qui es-tu ? Lui demanda-t-il, pourquoi ne parles tu pas ? Es-tu muet ? S'impatienta l'homme en haussant son épée vers elle.
Elle croisa le regard d'Aragorn et après un bref signe de tête de sa part, elle ôta sa capuche.
- Je m'appelle Olympe, dit-elle finalement, en le regardant droit dans les yeux. .
A son grand étonnement il sembla soudain décontenancé.
- Pardonnez-moi, Mademoiselle de vous avoir ainsi menacé. Puis-je savoir ce qu'une jeune fille fait seule, entourée de trois hommes ? demanda-t-il en s'adressant à Aragorn.
Il pourrait me poser la question directement. Mufle !
- Il s'agit de ma filleule, affirma Aragorn en plaçant une main protectrice sur son épaule. Ses parents ont été par des Orcs, je suis le seul parent qui lui reste.
Olympe resta sans voix tandis que le cavalier l'interrogeait du regard. Elle se reprit et hocha la tête, approuvant l'histoire d'Aragorn.
- Nous ne sommes pas des espions, poursuivit-il. Nous pourchassons un groupe d'Uruk-hai en direction de l'ouest. Ils ont emmené captifs deux de nos amis.
- Les Uruks ont été détruits. Nous les avons massacrés pendant la nuit.
Il fit une pause puis continua : « Ils étaient nombreux et lourdement armés, vous n'auriez pas tardés à passer de chasseur à proie, si vous les aviez rejoints.
- Mais il y avait deux Hobbits ? Avez-vous vu deux Hobbits avec eux ? Le pressa Gimli, désespéré.
- Ils seraient petits, des enfants à vos yeux.
- Il n'y a pas de survivants. Nous avons empilées les carcasses et les avons brûlés. Il désigna une épaisse fumée qui s'élevait dans le ciel.
- Morts ? Répéta Gimli comme pour soi-même.
Elle posa une main réconfortante sur son épaule. Elle ne les comprenait que trop bien.
- Je suis désolé, repris le cavalier. Il siffla, Hasufel ! Arod ! Mewyn ! Puissent ces chevaux vous apporter meilleures fortunes qu'à leurs premiers maîtres. Les trois chevaux arrivèrent, tenu par un soldat tandis qu'il les présentait. Hasufel était gris, Arod baie et le dernier, Mewyn, avait une robe dorée.
Enfin la dernière, pensa Olympe.
Elle flatta l'encolure de l'animal, elle a toujours aimé les chevaux et avait eu la chance de pouvoir prendre part à quelques cours d'équitation avant d'arriver à Poudlard et de troquer son poney pour un balai.
Legolas était en train de retirer la selle d'Arod en disant à Gimli qu'ils monteraient ensemble et Aragorn conversait encore avec le cavalier. Elle profita de cet instant où personne ne lui prêtait attention pour s'installer avec agilité sur la scelle de Mewyn.
Solidarité féminine ma belle.
Elle intercepta quelques regards lubriques ou désapprobateurs des cavaliers autour d'elle.
Quoi ? Ils n'ont jamais vu une femme monter à cheval ?
- Olympe, as-tu besoin d'ai…
La question d'Aragorn resta coincée dans sa gorge, elle était déjà en scelle les jambes bien exposées à la vue de tous. Bizarrement cela ne semblait pas la déranger outre mesure.
Il s'approcha d'elle et tira la cape de la jeune fille sur ses jambes.
- Tu ne devrais pas t'exhiber ainsi, fais attention.
- Comment ça m'exhiber ?
- Tu es très peu vêtue…dit Aragorn à mi-voix faisant mine de resserrer la selle pour ne pas la regarder dans les yeux.
- « très peu vêtue » ? répéta-t-elle dubitative. Elle nota aussi le passage du vouvoiement au tutoiement.
-Tes vêtements… ils laissent voir toutes tes formes, s'impatienta Aragorn.
- Oui, ça s'appelle un pantalon. Vous en portez un aussi, il me semble, répliqua-t-elle sèchement.
- Je veux dire…écoute, pour eux, pour l'instant, tu es ma filleule, alors ne leur donne pas l'occasion de te faire passer pour… Il sembla chercher ses mots quelques secondes, assez longtemps pour qu'Olympe saisisse le sens de sa pensée. ...pour ce que tu n'es pas.
- Parce que je suis en pantalon je devrais forcément être une roulure ? S'indigna-t-elle, la moutarde commençant sérieusement à lui monter au nez. C'est ça, votre monde ?
- Ne déforme pas mes propos. Je ne sais pas comment les femmes se vêtissent là d'où tu viens mais sache qu'ici c'est indécent. Ne leur laisse pas l'occasion de salir ton image.
Il fit demi-tour sans lui laisser le temps de répliquer. Elle en profita pour jeter des regards noirs aux Rohirim qui l'entouraient, le visage rougi par la colère.
Merde, mais c'est quoi ce monde ? Un retour au moyen âge ? Le retour de la misogynie en puissance ?
- Adieu, dit finalement leur chef en remontant à cheval. Cherchez vos amis. Mais n'ayez pas trop d'espoirs, c'est peine perdue sur ces terres. Mademoiselle, il la salua d'un signe de tête et après un dernier regard vers le groupe, s'écria : « Vers le nord ! »
Et quelques instants plus tard ils étaient seuls, la trainée de poussière que les cavaliers laissaient sur leur passage encore suspendue au-dessus du sol.
D'un mouvement de rênes elle guida Mewyn dans la direction de la fumée montante, trop vexée pour les attendre ou même leur parler. Sa colère se dissipa vite quand ses compagnons, le visage triste et fermé, la rattrapèrent sans un mot.
Elle aurait voulu les encourager, leur dire qu'il y avait toujours de l'espoir mais les dernières paroles du cavalier tournaient en boucle dans sa tête. « N'ayez pas trop d'espoirs, c'est peine perdue sur ces terres. » Que leur dire après cela ? Parfois il valait mieux agir.
Elle donna un coup aux étriers et passa au galop elle fut vite dépassée par Legolas et Gimli puis Aragorn arriva à sa hauteur. Les expressions sur leurs visages lui fendaient le cœur.
Merlin, faites que nous les retrouvions…
Olympe ne se rendit pas compte du temps qui passait alors qu'ils galopaient mais elle sut qu'ils approchaient avant même de les apercevoir. Une odeur pestilentielle de chair brulée et de décomposition emplit l'air puis elle les vit, empilés, envelopés dans une fumée dense qui grimpait vers le ciel. Une lance était plantée au sol, surmontée d'une tête d'Uruk'hai.
S'ils voulaient faire passer un message, je pense que c'est réussi.
La monture de Légolas et Gimli lui bloqua soudainement le passage.
- Vous devriez nous attendre ici. Ce n'est pas un spectacle pour une jeune fille, expliqua l'Elfe avant de mettre pied à terre et d'aider son ami à descendre.
Elle s'apprêta à protester quand un bruit curieux, spongieux sous les sabots de sa jument attira son attention. Comme si elle marchait sur quelque chose de gluant. Elle se pencha sur le côté pour regarder plus attentivement.
Des boyaux ! Par Morgan…
Devant cette vision d'horreur, des brides de souvenirs qu'elle aurait aimé oublier refirent surface. Des décombres…des corps, partout…parfois des visages familiers qu'elle les enjambait… des cris…
Malgré toute sa volonté, elle ne put cacher la pâleur qui avait envahi ses traits et l'étrange manière dont les choses semblaient à présent tournoyer autour d'elle. Et cette répugnante odeur qui lui donnait des hauts le cœur… Elle sursauta quand une poigne lui attrapa le bras gauche.
Tiens, deux Légolas ?
Elle voyait bouger leurs lèvres, sûrement qu'ils lui parlaient, mais elle n'entendait rien, rien part un violent bourdonnement qui tournait autour d'elle. D'ailleurs tout tournait, même les deux Legolas.
Voyant Olympe devenir blanche comme un linge et tanguer dangereusement de son cheval, Gilmi avertit l'elfe qui la rattrapa par le bras avant sa chute.
- Vous allez bien ? Olympe, vous m'entendez ?
N'obtenant pas de réaction de la jeune fille, il l'attrapa par la taille et la fit glisser de la selle pour la ramener sur la terre ferme. Mais c'était sans compter ses jambes qui ne la portaient plus.
Olympe, elle, ne comprenait rien. D'à cheval elle était passée aux bras de Legolas et des bras de Legolas elle était passée à l'herbe.
Elle sentie qu'il essayait de lui faire boire quelque chose. Une boisson fraiche et sucrée qui s'écoula doucement dans sa bouche. Après quelques gorgées ses oreilles se débouchèrent, sa tête cessa de tanguer et son esprit redevint clair.
- Vous reprenez des couleurs, vous allez mieux ? l'interrogea Legolas, qui la maintenait assise, gourde à la main.
- O..Oui, je crois.
- C'est de notre faute, nous n'aurions pas dû vous amener si près des carcasses. Et vous n'avez presque rien dans l'estomac…
- Vos amis, vous les avez retrouvés ?
- Ils sont en train de chercher, je vais devoir aller les rejoindre…Vous vous en sortirez ?
- Je serai sur pied dans un instant. Ne vous inquiétez pas pour moi. Cherchez vos amis, c'est plus urgent.
Il lui sourit et posa une main affectueuse sur son épaule avant de retourner aider ses compagnons.
C'est ça le courage des Gryffondors ? Tomber dans les pommes à la première occasion ?
Elle retrouva le contrôle de ses membres assez rapidement et le choc passé, elle rejoignit la compagnie pour apporter son aide. Elle aurait aimé sortir sa baguette et mettre tout en lévitation pour faciliter le travail mais elle devait se contenter de la façon moldue : à la main. Plus le temps avançait, plus la compagnie désespérait.
- C'est une de leurs ceintures, dit finalement Gimli, les restes d'un tressage de cuire brulés entre les mains.
Olympe lâcha les pièces d'armures au sol, trop fatiguée et accablée pour dire quoi que ce soit. Legolas entama une prière en Elfique et Aragorn hurla de rage en frappant dans un casque.
Fini, ils sont bel et bien morts.
- On les a abandonnés, soupira Gimli.
Mais un détail dans la terre sembla intriguer Aragorn.
- Un Hobbit était allongé ici, l'autre là, expliqua-t'il en tâtant le sol. Ils ont rampé. Leurs mains étaient ligotées… Leurs liens ont été coupés, Tous étaient pendus à ses lèvres, ils ont couru par ici. Ils étaient suivis. Les traces s'éloignent du combat... et vont vers la Forêt de Fangorn.
- Fangorn. Quelle folie les a conduits là ? Gémit Gimli.
- Ça veut dire qu'ils sont en vie ? S'exclama Olympe, plus fort qu'elle ne l'aurait voulu.
- Il y a des chances, répondit Aragorn.
- Qu'attendons-nous pour y aller ? Olympe commença à avancer mais elle fut retenue par Aragorn.
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée que tu nous accompagnes cette fois. Nous ne savons pas sur quoi nous pourrions tomber.
- Alors quoi ? Je reste là à vous attendre en regardant l'herbe pousser ? Vous étiez prêt à m'amener dans une bataille suicide contre des Orcs mais visiter une forêt c'est trop dangereux ? Elle rigola du comique de la situation un instant, me faites pas rire, elle emboîta le pas, je vous accompagne. Et c'est pas négociable !
- Du sang d'orque, commenta Gimli après analyse de l'hémoglobine qu'il avait trouvé sur une écorce.
La troupe suivait Aragorn au petit trot dans l'épaisse forêt de Fangorn depuis un moment. Olympe tenait assez bien le rythme, à sa grande surprise.
- Ces traces sont étranges, observa Aragorn en s'arrêtant.
- Je sens que l'air est lourd ici, dit Gimli
- Cette forêt est vieille, expliqua Legolas. Très vieille. Pleine de souvenirs... et de colère. Les arbres se parlent entre eux.
Un grincement sinistre résonna autour d'eux. Olympe posa sa main sur sa baguette, prête à la brandir. Maintenant qu'elle pouvait marcher, elle pouvait s'enfuir en courant s'ils menaçaient de la brûler vive. Elle aurait bien utilisé le sortilège d'amnésie mais la dernière fois qu'elle l'avait essayé elle a fait perdre complètement la mémoire au sujet test.
- Gimli ! Abaissez votre hache.
Il leva les mains en l'air et la forêt redevint calme.
- Ils ont des sentiments, mon ami. Et cela grâce aux Elfes. Ils ont réveillé les arbres et leurs ont appris à parler.
- Des arbres qui parlent ! Et les arbres, de quoi est-ce-que ça parle ? A part de la consistance des crottes d'écureuil.
Olympe sourit à cette tirade.
- Chez nous, nous avons un arbre qui cogne, partagea-t'elle en repensant au Saule Cogneur, mais personne ne semblait l'avoir écouté.
Leoglas avertit Aragron de quelque chose en Elfique et tout le monde se tut, la tension palpable. Olympe tenait fermement sa baguette contre sa jambe.
- Le Magicien Blanc approche.
- Et c'est un ennemi ? interrogea Olympe, Gimli hocha la tête.
…Magicien Blanc…
- Ne le laissons pas parler. Il nous jetterait un mauvais sort, dit Aragorn en sortant son épée, Gimli prépara sa hache et Légolas arma son arc, Olympe, tu restes derrière moi. Il faut faire vite.
Olympe obtempéra. D'un mouvement, les trois compagnons se retournèrent, lançant hache et flèche sur une aveuglante lumière blanche qui brisa les attaques sans difficultés. La lame d'Aragorn rougit de chaleur, le forçant à la lâcher.
De la magie !
Olympe brandit sa baguette prête à attaquer mais son protecteur la bloqua derrière lui.
Merde !
- Vous êtes sur les traces de deux jeunes Hobbits, fit l'homme dont la lumière blanche dissimulait le visage.
- Où sont-ils ?
- Ils sont passés par ici avant hier. Ils ont fait une rencontre à laquelle ils ne s'attendaient pas. Est-ce que cela vous rassure ?
Non.
- Qui êtes-vous ? Montrez-vous !
L'éblouissante lumière se dissipa jusqu'à disparaître totalement laissant place à un vieil homme aux cheveux et à la longue barbe blanche.
Dumbledore ?
- Cela ne se peut, continua Aragorn.
- Pardonnez-moi, dit Legolas en s'inclinant, je vous ai pris pour Saroumane.
- Je suis Saroumane. Ou plutôt Saroumane tel qu'il aurait dû être.
- Vous êtes tombé.
…Magicien Blanc…
- A travers le feu et l'eau. Du plus profond cachot au plus haut sommet, je combattis le Balrog de Morgoth. Jusqu'à ce qu'enfin je puisse jeter à bas mon ennemi qui alla se briser sur le flanc de la montagne. Les ténèbres m'entourèrent. Et je m'égarais hors de la pensée du temps. Les étoiles tournaient au-dessus de moi et chaque jour était aussi long qu'une existence sur la terre. Mais ce n'était pas la fin. Je sentis la vie revenir en moi. Je fus renvoyé jusqu'à ce que ma tâche soit accomplie.
- Gandalf !
- Gandalf…C'est ainsi que l'on m'appelait… Gandalf Le Gris. C'était mon nom.
Si la bonne humeur et le soulagement s'emparait de la troupe, Olympe avait le cerveau qui bouillonnait. Les mots « Magicien Blanc » résonnaient comme un écho aux quatre coins de sa boîte crânienne. Où avait-elle entendu ça déjà ? Il faisait de la magie. Il y avait donc bel et bien de magie dans ce monde !
- Je suis Gandalf Le Blanc. Et je reviens vers vous en ce moment…
Mais sa phrase fut interrompue par des volutes de fumée bleue empruntant l'apparence d'un gros félin se déplaçant avec rapidité autour de chaque membre du groupe pour finalement se dissiper à son point d'origine : Olympe.
Elle profita de la surprise générale pour prendre la parole.
- Monsieur Gandalf, ma mère m'a dit que vous seriez dans la capacité de m'aider. Je m'appelle Olympe, je viens d'un autre monde…et je suis une sorcière.
Non ! Non! Ne me haïssez pas ! Mais c'est bien la fin du chapitre !
Voilà, Olympe a dévoilé sa magie ! L'évènement que vous me réclamez depuis le début est arrivé ! Allez, Review Review ! Donnez-moi vos avis en échange vous aurez... un bisou Legolas ! (sur la joue, je précise hein, mais soyez contente ça aurait été une fic sur Loki vous n'auriez rien eu...je partage pas Tom Hiddleston).
Allez Bisouille !
