Et voilà ! le chapitre 5 est là ! J'espère que vous avez bien supporté l'attente et je m'excuse du retard que j'ai pris pour le publier ! (shame shame). Merci à Klara pour ses supers corrections, sans elle le texte ne serait pas ce qu'il est.

Review :

Ssyela : Non ! ne me tue pas ! (si tu me tue tu n'auras pas la suite ! Ha ! ) c'est bon, pas de panique, il est là ! Merci pour tes reviews aussi régulières !

Grain de sable : Merci pour ta super review ! mais on s'est déjà tout dit je crois )

Guest : Tu auras les réactions des personnages dans ce chapitre ! Et n'hésite pas à te mettre un pseudo, je trouve « Guest » extrêmement impersonnel. Merci de ta review !

Laureskellington : Merci beaucoup ! C'est toujours agréable d'avoir de nouveaux lecteurs ! J'espère que la suite te plaira !

Avant de vous laisser à l'histoire je voudrai vous parler de quelque chose qui me tient particulièrement à cœur. Je suis une fiction sur SdA nommée L'éveil immortel écrit par Roselben depuis sa cré est vraiment très belle et bien écrite et je suis juste outrée par le peu de popularité qu'elle a alors qu'elle est absolument magnifique. Donc, je n'ai peut-être pas beaucoup de notoriété moi-même mais s'il vous prend l'envie d'y jeter un œil et (sait-on jamais) de l'apprécier, laissez-y un commentaire !

Encore une chose… Nous sommes le premier janvier alors… Bonne Année ! Je vous souhaite une année pleine de bonne choses, de bonne santé, de joie et de chapitre de toute les fanfictions et livres que vous aimez !

Aller, j'arrête de vous embêter ! On se retrouve après le chapitre !


Chapitre 5

Gandalf observa la jeune fille avec un intérêt non dissimulé. En réalité, avant qu'elle ne prenne la parole il ne s'était pas aperçu de sa présence.

Par contre le reste du groupe ne semblait pas savoir comment réagir. Ce fut un rire gras qui rompit le silence.

- Ha Ha Ha Ha ! Vous êtes vraiment de plus en plus surprenante, ma jeune amie ! S'esclaffa le nain.

Legolas et Aragorn se contentèrent d'un sourire mi-figue mi-raisin. Gandalf s'approcha d'elle en bousculant tout le monde et lui saisit le menton afin d'examiner son visage. Elle vit ses sourcils se froncer et ses yeux s'élargir de surprise.

- Fíriel, chuchota t'il.

- Pardon ? Le magicien la regardait droit dans les yeux mais semblait être ailleurs, comme s'il ne la voyait plus.

- Non, c'est impossible…

- Quoi ? Qu'est ce qui est impossible ?

Elle regarda ses compagnons à tour de rôle, les interrogeant du regard. Aucun ne semblait savoir ce qu'il se passait.

Elle perdit patience.

- Bon ça suffit maintenant ! S'exclama-t-elle. Le vieil homme cligna des yeux comme s'il sortait d'un rêve. Alors, vous pouvez me faire rentrer chez moi ?

- Vous avez de nombreuses choses à apprendre, jeune Olympe, mais le temps des révélations n'est pas encore venu, j'en suis navré. L'heure est grave, nous devons aller à Edoras sans plus attendre.

Sur ces mots il s'élança, suivi de près par le reste du groupe.

Quoi ? C'est tout ? Et mon problème alors ?

- Edoras ? C'est pas tout à côté, fit remarquer Gimli.

- Quoi ? Mais... Non ! Je ne comprends pas ! Quelles révélations ? Demanda-t-elle après un moment.

- Nous savons savons qu'il y a la guerre au Rohan et que le Roi va mal, dit Aragorn.

- Et il ne sera pas aisé de le guérir ! Nous nous pencherons sur votre cas, jeune fille, en temps voulu. Je ne possède pas encore les réponses à vos questions mais en revanche, vous en avez aux miennes.

- Vous être en train de me dire que ce n'est pas le moment ? S'indigna-t-elle.

- Alors on a couru tout le long du chemin pour rien, ralla Gimli. Allons-nous laisser ces pauvres Hobbits dans cet horrible endroit, sombre et humide, infecté d'arbres ? Des grincements sinistres résonnèrent autour d'eux. Je veux dire charmante, très charmante forêt...

Olympe était à bout de forces et énervée. Savoir que l'on ignorait ses questions ne faisait qu'attiser sa colère. Les autres conversaient encore mais elle ne les écoutait plus. Elle préféra s'écarter du groupe pour essayer de se calmer. Baguette à la main, elle décida de s'acharner sur un rocher, hurlant presque les maléfices qu'elle lançait.

- EXPULSO ! CONFRIGO !

Les sortilèges fusaient, créant de nombreuses explosions et détonations. Des dizaines d'éclats de rocs bondissaient autour d'elle.

Injuste ! C'était si injuste ! Pourquoi ? Pourquoi devait-elle endurer tout ça ? Pourquoi était-elle ici ? Pourquoi devait-elle TOUJOURS prendre sur elle sans rien dire ?

Quand elle se détourna de la roche il ne restait plus qu'un amas de graviers. Elle s'empressa de rattraper le groupe à la lisière de la forêt. Ils avaient récupéré les chevaux. Tous prirent soin de ne pas parler de ce qu'ils venaient de voir.

Un long sifflement mélodieux s'éleva dans les airs. Olympe comprit rapidement qu'il venait de Gandalf et quelques instants plus tard un superbe cheval à la robe blanche apparu, galopant vers eux.

- C'est un des Mearas, commenta Legolas, à moins que mes yeux soient abusés par quelque sorcellerie.

- Gripoil, énonça le magicien une fois le cheval à sa hauteur. C'est le Seigneur de tous les chevaux et ce fut mon ami lors de maints dangers. Avant que nous partions, je voudrais m'entretenir avec vous, Olympe. Oh, il se retourna comme s'il avait oublié quelque chose et s'adressa aux trois hommes, et je vous demanderai de ne pas intervenir.

Il passa son bras derrière ses épaules et la guida à une vingtaine de mètres du groupe.

- On est assez loin, non ? demanda Olympe irritée.

- Assez loin pour quoi ?

- Si vous avez des questions à me poser, je pense que d'ici ils ne les entendront pas, l'avertit-elle plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu.

- Effectivement, dans le cas où je voudrais vous poser des questions, bien sûr. Néanmoins, les oreilles indiscrètes ne sont pas la raison pour laquelle je vous ai prise à l'écart, et devant l'incompréhension de la jeune fille, il ajouta : Sortez votre baguette voulez-vous ? Très bien, maintenant, attaquez-moi.

Il avait prononcé cette dernière phrase sur le ton de quelqu'un qui commande un croissant dans une boulangerie.

- Pardon ?

- Vous avez correctement entendu, attaquez-moi.

- Mais…Non, je ne peux…

- Faites ce que je vous dis ! Je veux avoir un aperçu de vos compétences autre qu'en combat singulier face à un rocher !

Piquée dans sa fierté, elle acquiesça et les sortilèges jaillirent.

- Impédimenta ! Atakunto ! Expeliarmus !

Le vieillard para les sortilèges avec une facilité déconcertante, se protégeant avec son bâton. Il se contentait de les bloquer sans passer à l'offensive. Elle changea donc de méthode.

- Avis ! et de minuscules oiseaux sortirent de sa baguette, Oppugno !

Pendant que le magicien était occupé à éviter les oiseaux qui le pourchassaient, elle lança un Stupefix informulé. Le sort le percuta de plein fouet et il s'écroula par terre. Elle courue à ses côtés et défit l'enchantement.

- Vous allez bien ? lui demanda-t-elle en l'aidant à se relever.

- Vous n'avez pas toujours besoin de formuler vos sortilèges alors ? l'interrogea-t-il en ignorant sa question.

- Non, c'est juste plus compliqué...Je ne vous ai pas fait mal ?

- Pas le moins du monde, la rassura-t-il avec un sourire malicieux. Je suis même ravi.

- Pourquoi ça ? Mais il tourna les talons et se dirigea vers le groupe. Vous savez que la plupart du temps quand on pose une question, on attend une réponse ! rala-t-elle plus pour elle-même que pour Gandalf, qui de toute façon jouait la sourde oreille.

- Nous partons, annonça t'il en montant sur Gripoil, vers Edoras !

- Et Olympe ? demanda Aragorn.

- Elle vient avec nous.

Ils chevauchèrent tout le jour durant, ne s'arrêtant qu'en de rares occasions. Elle avait espéré qu'en rencontrant un sorcier elle verrait un balai volant à ses côtés mais quand elle avait interrogé Gandalf sur le sujet il s'était contenté de la dévisager.

Une fois le soleil couché, ils décidèrent au grand soulagement d'Olympe de s'arrêter pour la nuit. Sa mauvaise humeur ne l'avait pas quittée de la journée et mais elle était trop fatiguée pour le montrer. Si son corps était habitué à porter son sac de cours et à courir dans les couloirs de l'école pour ne pas arriver en retard, passer toute la journée à cheval avec uniquement un morceau de pain de mie dans l'estomac c'était trop lui demander. Tous ses membres la tiraillaient. Ses jambes étaient raidies par la chevauchée et ses mains, pleines d'ampoules, la faisaient grimacer de douleur dès qu'elle tentait de serrer les poings.

Elle s'occupa d'apporter du bois qu'elle enflamma ensuite d'un coup de baguette sous les yeux émerveillés de la compagnie. Ils en profitèrent pour cuisiner deux lapins qu'ils avaient chassés.

- Nous ne plantons pas de tentes ou d'abris ? S'étonna Olympe.

- Nous voyageons léger, se contenta de répondre Aragorn.

Dormir à belle étoile. Génial…Bon, à la première occasion je révise mes sortilèges et je nous fabrique une tente version sorcière. Faut pas pousser non plus.

- Vous avez beaucoup de choses à nous raconter, je crois, mademoiselle la sorcière, avança finalement Gimli pendant le repas.

Olympe vit bien qu'Aragorn et Legolas étaient aussi curieux que Gimli mais seulement trop polis pour le montrer. Gandalf, lui, restait à l'écart à observer le ciel rouge qui se dessinait à l'horizon.

Puis après tout, je leur dois bien ça.

- C'est vrai. Je pense que vous avez le droit à des explications. Allez-y, posez-moi des questions, je ne saurai pas par où commencer sinon.

- Déjà, pourquoi ne pas nous l'avoir dit ? interrogea Legolas, plus vif que les autres.

Il avait planté ses yeux dans les siens et encore une fois elle se sentie atrocement mal à l'aise. Ce n'était pas comme quand elle parlait à Aragorn ou Gimli. L'elfe la regardait toujours droit dans les yeux avec une raideur et une intensité qui finissait par lui faire baisser les yeux à chaque fois.

En y repensant, elle se rendait compte que c'était la première fois qu'il desserrait les dents à son égard depuis la « déclaration ».

- Et bien…Avant tout, il faut savoir que votre monde ressemble au mien. Mais au mien d'il y a au moins 500 ans et à cette période ont torturait et brulait les femmes qui étaient soupçonnées de sorcellerie. Et quand vous m'avez parlé de Magiciens... il pouvait s'agir de n'importe quoi. Tant que je ne voyais pas de magie de mes propres yeux, je ne pouvais pas risquer de me faire tuer…

Legolas acquiesça.

- Ils brûlaient des femmes ? répéta Gimli abasourdi.

- Oh, pas que. Dès qu'une femme était soupçonnée... si elle soignait quelqu'un grâce à des plantes médicinales ou que quelqu'un lançait une rumeur… Dans le doute, on l'exécutait. Et les moldus, ceux qui n'ont pas de pouvoirs magiques, ont toujours été très inventifs pour ce qui était de tuer ou torturer. Parfois ils les accrochaient à des pierres qu'ils laissaient couler dans une rivière. Si elle se détachait et qu'elle ressortait c'était une sorcière, si elle se noyait…bien, c'est que ce n'en était pas une. Naturellement il s'agissait presque toujours de moldues innocentes.

- Quelle horreur !

- Et encore, ce n'est rien comparé au massacre de Salem. Mais maintenant les choses ont évolué et le monde magique est plus ou moins caché. Pour les autres, nous n'existons pas. Les rares fois où les moldus nous ont remarqué, ils finissaient toujours par vouloir nous exterminer.

- Pourquoi cela ? Ils ne pourraient pas simplement vous accepter ? demanda Aragorn.

- À cause de la peur l'homme a peur de la différence et nous avons en main un objet qui peut presque tout faire... et ça va de préparer ses bagages à commettre un meurtre. Nous sommes trop puissants et dangereux pour eux. À leurs yeux, nous serions une menace à éradiquer.

- Votre monde est étrange.

- Vous voulez que je vous le montre un peu, mon monde si étrange ? dit-elle en ouvrant son sac.

À la surprise générale, elle s'enfonça dedans jusqu'à l'épaule et en sortit son vieux grimoire. Elle revint avec un tas de photos puis s'installa entre Gimli et Legolas afin que tout le groupe puisse les voir.

- Ça c'est une photo de mon école, là c'est Lisa et Morgan, mes amies. On était en train de réviser dans le parc, précisa-t'elle en désignant les deux jeunes filles qui arrêtèrent d'écrire pour faire coucou à l'objectif avec un château en arrière-plan.

- Elles bougent ! Comment sont-elles entrées à l'intérieur ? demanda Gimli émerveillé.

- Elles ne sont jamais rentrées… C'est l'appareil photo qui fait ça, enfin… c'est compliqué. Dites vous que c'est comme un tableau qui bouge, seulement c'est un cliché de la vie réelle.

- Là c'est Morgan pendant un match de quidditch, c'est un sport, elle est poursuiveuse ... Ça c'est Pré-au-Lard, le village à côté de l'école, ça c'est la salle commune de ma maison, ça… c'est Mattew, un copain qui s'est encore amusé à me piquer mon appareil. En effet, on voyait le visage d'un jeune homme faire des grimaces en gros plan.

Elle leur donna le reste des photos le temps de chercher quelque chose dans son sac. Ils furent interrompus dans leur contemplation par une détonation ainsi qu'un violent flash de lumière. Aragorn se leva d'un bon, sa main sur le pommeau de son épée mais il ne trouva qu'Olympe, tout sourire, avec un curieux appareil dans les mains. Une feuille ivoire en sortit et la jeune fille se réinstalla à sa place, les yeux rivés sur le fin rectangle blanc.

Petit à petit des couleurs apparurent, puis des visages et un décor, puis un mouvement : Aragorn se redressant soudainement et les mines ahuries des deux autres.

- Mais c'est nous ! s'exclama l'elfe.

- Et oui, c'est une photographie.

- De qui s'agit-il ? demanda Gimli en tendant une photo à Olympe.

- Oh, c'est ma maman et mes frères. J'ai pris cette photo cet été avant de partir à Poudlard.

- Votre mère est superbe, affirma t 'il, faisant circuler la photo parmi le groupe pour prouver ses dires. Votre père n'y est pas ?

Elle eut un sourire gêné.

- Il est mort, il y a trois ans.

- Je suis navré, murmura Gimli.

- Vous ne pouviez pas le savoir... et puis, c'était pendant la guerre…

Et vraiment, elle ne lui en voulait pas mais brusquement, une tristesse infinie l'envahit. Parler de son père remontait d'horribles souvenirs.

D'habitude, lorsque quelque chose lui rappelait son père, elle souriait, empreinte de souvenirs heureux. Mais la façon dont il leur avait été arraché refaisait surface pour lui briser le cœur.

Injuste… Injuste… Tout comme ma présence ici !

Elle continuait de leur montrer de nombreuses photographies : les couloirs de son école, la grande salle et son plafond magique. Profitant de l'intérêt qu'ils portaient aux les images, elle s'éclipsa pour trouver un peu de solitude. Elle s'enfonça un peu dans le bois et s'installa contre un tronc. Des sanglots silencieux la secouèrent. Son monde lui manquait terriblement.

- Les larmes ne sont pas une honte. Encore moins dans votre cas. Vous n'avez pas à vous cacher.

Elle n'avait pas entendu Gandalf s'asseoir à ses côtés.

- C'est facile pour vous de dire ça, rétorqua-t'elle avec amertume. Mais aussitôt elle capitula, trop lasse pour se battre.

Ils me manquent tous tellement, soupira-t-elle en essuyant vainement ses joues. Je ne devrais pas être ici.

- Je ne suis pas de cet avis. Au contraire, je pense que ce n'est pas le fruit du hasard si vous avez croisé la route de l'héritier d'Isildur. Je sens que vous aurez votre rôle à jouer dans cette quête.

L'héritier d'Isildur…

Ces mots résonnèrent longtemps dans son esprit. Comme un écho lointain qui essayait de remonter à la surface. La voix de sa mère envahit son esprit :

« Tu n'as absolument rien à craindre aux côtés de l'héritier d'Isildur… »

- Comment ça se fait que ma mère connaisse ce monde ? Demanda-t-elle, soudain ahurie. Elle m'a conseillée en rêve, elle m'a parlé d'un magicien Blanc. Vous avez dit quelque chose quand vous m'avez vue… quand vous avez vu mon visage. Les connexions semblèrent se faire les unes après les autres dans l'esprit d'Olympe. Je lui ressemble… Je ressemble à ma mère… Vous connaissiez ma mère ?! Gandalf ! Cria-t'elle devant son regard fuyant.

- J'ai connu une femme nommée Fíriel, avoua-t'il d'un ton bourru. Une elfe qui a disparu il y a plus d'un millénaire. Il se trouve que vous lui ressemblez ! Et cela me contrarie mais Saroumane est celui qui l'a le mieux connue.

- Un millénaire ? répéta-t-elle, abasourdie. Vous n'avez toujours pas répondu à ma question, pourquoi ma mère connaît-elle ce monde ? Les visions sont plutôt communes chez les sorciers... mais connaitre des personnes d'un autre monde ça en est une autre ! C'est vous le magicien Blanc ! Oh je ne comprends plus rien…

- Je suis le Magicien Blanc depuis peu. Si votre mère s'en référait à ce monde en parlant de Magicien Blanc, elle parlait sans doute de Saroumane.

- Je croyais que c'était un ennemi.

- Cela n'a pas toujours été le cas…

- Donc en gros, j'ai été envoyée, Merlin seul sait comment, dans un monde qui semble avoir cinq cents ans de retard sur le mien et la seule personne susceptible d'avoir des informations qui me permettraient de rentrer chez moi est, depuis peu, l'ennemi publique n°1 qui veut détruire l'humanité tout entière !

Ai-je bien résumé la situation, Monsieur le Magicien ?

Le ton qu'elle employait ne plaisait manifestement pas à Gandalf et elle savait que son comportement était insolent mais elle s'en fichait royalement. Elle était désespérée et surtout, elle en avait marre de ce magicien qui tournait toujours autour du pot et attendait des heures avant de lui donner les informations dont elle avait besoin. Et les brides d'informations qu'elle découvrait n'étaient absolument pas à son goût.

- Une confrontation avec Saroumane, à l'avenir, est inévitable. Nous l'interrogerons alors. Mais pour l'instant, nous nous dirigeons vers Edoras chez les Rohirim. Saroumane a empoisonné l'esprit du roi afin d'avoir le contrôle sur son peuple. Je ne peux prédire comment nous serons accueillis, mais si nous sommes séparés n'utilisez en aucun cas votre magie.

- Pourquoi ?

- S'ils vous voient l'utiliser alors que vous n'êtes pas à mes côtés, ils penseront que vous êtes une envoyée du Mordor. Peu importeront vos arguments : dans le doute, ils vous tueront. Ne sous-estimez jamais quelqu'un dont les pensées sont déformées par la peur. Officiellement, vous serez mon élève. Cela suffira à éviter les soupçons.

- Je suis déjà la filleule d'Aragorn.

- Ah bon ? dit-il amusé, et bien vous serez les deux ! Si quelqu'un vous demande d'où vous venez, restez vague. Je ne veux pas que vos origines remontent aux oreilles de Sauron.

Sur ces mots, il se releva pour partir mais elle l'interrompit.

- Gandalf ! Elle décida de mettre sa fierté de côté et poursuivit : Je vous demande pardon pour mon comportement désagréable…

Il s'agenouilla afin de lui faire face.

- Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous aider mais vous devrez être patiente parce que votre cas n'est pas une priorité. Avec la guerre à nos portes, nous ne pouvons pas nous permettre de nous éparpiller et de perdre de vue notre but. Il posa sa main sur son épaule, quel âge avez-vous ?

- Dix-sept ans.

- Dix-sept ans…Vous n'êtes encore qu'une enfant. Pourtant la guerre ne vous est pas étrangère, je me trompe ? Elle secoua la tête. Ne vous braquez pas mais vous êtes tellement obnubilée par vos soucis que vous en oubliez de regarder autour de vous. Je ne cherche en aucun cas à minorer ce qui vous arrive et nous trouverons tôt ou tard une solution. En attendant, n'oubliez pas de vivre et d'observer ce qui vous entoure. Vous n'avez pas à culpabiliser pour ça. Je vous disais à l'instant que vous avez votre rôle à jouer… Parfois les âme meurtries et tourmentées ont simplement besoin d'une touche de douceur pour ne pas se perdre dans les abimes de leur cœur.

Olympe resta un moment à méditer sur le sens de ses paroles et décida de prendre son mal en patience. Aucun des membres du groupe n'était responsable de ce qui lui arrivait, elle n'avait pas à leur faire subir sa frustration.

Quand elle retourna au campement il ne restait que des braises incandescentes du feu qui leur avait servi à cuisiner. Gimli semblait dormir et ses autres compagnons paraissaient tous perdus dans leurs pensées. Après avoir rangé ses photos elle sortit sa guitare de son sac. La chute qu'elle lui avait accidentellement infligée à son arrivée l'avait bien abimée. La caisse était enfoncée et deux cordes avaient cédées. Elle la répara en un tour de baguette et commença à l'accorder.

- Je n'ai jamais vu pareil instrument, constata Legolas en face.

- Ah bon ? Vous ne connaissez pas la guitare ?

- Du tout.

La guitare telle qu'Olympe la connaissait était une invention plutôt récente finalement, elle ne s'en souvint qu'après coup.

- Ça ressemble un peu au luth dans l'aspect mais ça n'a pas du tout le même son.

Ses doigts glissèrent sur les cordes, jouant l'introduction musicale de l'une de ses chansons préférées : Blackbird des Beatles.

Une fois l'ouverture du morceau terminée, elle s'interrompit, attendant les réactions.

- Et c'est tout ? demanda Gimli qui s'était réveillé.

- Je ne faisais qu'une démo pour vous faire découvrir l'instrument, rigola Olympe.

- Allons ne vous faites pas prier, ralla le nain.

- Très bien, très bien…

Elle joua l'introduction plusieurs fois avant de trouver le bon moment pour poser sa voix. Elle n'avait pas une voix magnifique, mais elle était douce et cela suffisait pour ce qu'elle chantait.

Blackbird singing in the dead of night
Merle chantant au plus profond de la nuit

Take these broken wings and learn to fly
Prend ces ailes brisées et apprend à voler

All your life
Toute ta vie
You were only waiting for this moment to arise.
Tu attendais seulement ce moment pour prendre ton envol

Blackbird singing in the dead of night
Merle chantant au plus profond de la nuit
Take these sunken eyes and learn to see
Prend ces yeux enfoncés et apprend à voir
All your life
Toute ta vie
You were only waiting for this moment to be free.
Tu attendais seulement ce moment pour être libre

You were only waiting for this moment to be free.
Tu attendais seulement ce moment pour être libre

Blackbird fly Blackbird fly
Vole merle, vole merle

Into the light of the dark black night.
Dans la lumière de la sombre nuit noire

Blackbird singing in the dead of night
Merle chantant au plus profond de la nuit

Take these broken wings and learn to fly
Prend ces ailes brisées et apprend à voler
All your life
Toute ta vie
You were only waiting for this moment to arise.
Tu attendais seulement ce moment pour prendre ton envol

You were only waiting for this moment to arise
Tu attendais seulement ce moment pour prendre ton envol

You were only waiting for this moment to arise
Tu attendais seulement ce moment pour prendre ton envol

Le dernier accord vibra doucement sous les doigts d'Olympe avant de s'éteindre.

- C'est une belle chanson et vous avez une voix très plaisante, commenta Legolas, mais c'est insolite : Ici les chansons servent à conter des histoires.

- Disons que chez moi, les chansons permettent de parler de sentiments individuels. C'est la passion qui domine. Il faut ressentir quelque chose quand on écoute une chanson. Tout le monde se sent concerné par une chanson qui parle d'un amour perdu comme : « Yesterday, all my troubles seemed so far away… » ou une belle chanson d'amour : « All you need is love…All you need is love… All you need is love, love… Love is all you need ».

Elle chantonna ces deux airs accompagnée de sa guitare, elle avait enfin l'impression de revivre un peu. Son humeur s'éclaircissait un peu. Mais la fatigue prit petit à petit le dessus et ses paupières se firent lourdes. Ses doigts s'ankylosèrent dans l'air froid.

- En parlant d'amour, un fiancé attend-il votre retour dans votre monde ? l'interrogea le nain, une lueur malicieuse dans l'œil.

- Un quoi ? Un fiancé ? Elle rit un instant. Non non, bien sûr que non ! La compagnie ne semblait pas trouver ça spécialement drôle. Mais enfin, je suis trop jeune !

- Personne ne fait battre votre cœur là d'où vous venez ? L'interrogea Aragorn.

- Si, mon professeur de potion quand il nous rappelle qu'on avait un devoir à rendre que j'ai oublié de faire ! Ha ha ! Enfin, plus sérieusement…non pas vraiment.

- Vous devriez tous dormir, conseilla Gandalf, le regard fixé vers l'Est, notre halte ne sera que de quelques heures.

Olympe rangea sa guitare et chercha des yeux un endroit où dormir. Gimli l'invita en tapotant le sol entre lui et Legolas. Elle s'installa entre eux et sortit son bocal. En un tour de baguette, une flamme bleue y apparut. Elle se servit de son sac comme oreiller, les jambes remontées contre sa poitrine et se pelotonna dans sa cape de voyage, le verre chaud contre son ventre.

- Dame Olympe ? Chuchota Gimli dans son dos.

- Juste Olympe, dit-elle.

- Oui, pardon. Olympe, pourriez-vous nous chantez d'autres chansons de votre monde ? Une prochaine fois, bien évidement...

- Oui… oui, bien sûr.

Un grand sourire se peignit sur son visage sans qu'elle puisse le réfréner mais à peine eut elle fermé les yeux qu'elle dormait déjà.


Et…. Voilà ! Une fin moins frustrante je l'espère que celle du dernier chapitre et vous connaissez désormais l'origine de nom de l'histoire ! Je tiens vraiment à tous vous remercier pour tous vos commentaires, et si vous avez aimé (ou détesté) laissez-moi une review pour me donner vos avis.

REVIEW REVIEW !

J'ai pas mal d'incertitude pour ce chapitre car il va faire partit de ces moments « creux » ou il n'y a pas beaucoup d'action et où j'ai toujours peur que le lecteur s'ennuie.

Aller Bisouille mes amours de lectrices (et lecteurs s'il y en a, je ne perds pas espoir).