HELLO !
Chères lectrices et chers lecteurs, je m'excuse platement pour ce retard.
Excuse ? Je n'en ai aucune, au contraire j'ai eu beaucoup de temps libre ces derniers temps. J'ai énormément réfléchi aux tournants importants que prendrait l'histoire, sur la suite des évènements…mais je n'ai rien écrit. Toutes mes excuses !
Review !
Ange : Merci pour ta gentille review, je vais tout de même devoir te contredire, les femmes ne portaient pas de corsets au Moyen-Age ) si le sujet t'intéresse, j'ai fait un petit cours d'histoire du costume à la fin du chapitre 6. Haaa, la rencontre avec Saroumane ! Il faudra attendre quelques chapitres pour avoir ta réponse !
Plop59 : Merci ! Je me demande souvent pendant l'écriture si mes touches d'humour dans l'histoire ne font rire que moi et ma correctrice, avoir des retours me fait plaisir ! Haaa, pour la réaction de roi, je te laisse lire !
Celestediam1789 : Merci pour ta review ! Et Abracadabra… Voilà la suite !
Ssyela : Tes reviews me font toujours tellement rire ! Avec Frodon ? whouaaa, ce serait un peu bizarre non ? haha ! mais pourquoi pas !
rtry'toz'-p : Très sympa ! Je suis fière d'être celle qui t'encourage dans la merveilleuse aventure qu'est la création de pseudo ! Ouiii ! Vive le féminisme à la Tolkien ! J'aime beaucoup Eowyn également, elle est très forte et attachante !
Blue Pyro : C'est corrigé )
Violetaubepine : Whouaaaa je vais rougir ! meurciiii !
Skaelds : Honnêtement ? Moi aussi je pense que j'aurai fait un arrêt cardiaque ! biz !
Aliete : J'espère que la suite te plaira ! Oui, je vais essayer de suivre ton conseil, je me rends compte qu'effectivement tout se passe assez vite, pour les descriptions je m'y penche ! Merci de m'avoir donné ton avis !
Mona Ysa : Il s'agit bien de ton premier commentaire, mais ne t'inquiète pas, je ne vais pas te poursuivre une cloche à la main en disant Shame Shame…. Je vais tout faire pour éviter se genres de dérapages, puis, je suis totallement d'accord avec toi, il va falloir qu'elle s'adapte. Si jamais tu vois des prémices de Mary Sue dis le mois de suite !
Fet : Merci beaucoup, j'èespère que tu apprécieras toujours autant la suite !
Ouaaaah merci à toutes et à tous (sait-on jamais) pour tous vos commentaires, j'espère que la suite vous plaira !
Chapitre 7
Dire qu'Olympe était énervée était un bel euphémisme. Elle était hors d'elle et cela se voyait ; ses lèvres étaient aussi pincées que celles du professeur McGonagall et ses yeux lançaient des éclairs.
A côté d'elle Legolas lui souffla :
- Je ne sais toujours pas si je dois sourire de votre caractère ou être complètement perdu face à nos différences culturelles.
- Quand vous parlez de « différences culturelles », vous faites sans doute référence à ce machisme qui nous prend au nez comme une eau de toilette trop forte dès que nous approchons un individu mâle de ce monde ? J'avoue, moi aussi, que j'ignore si je dois sourire du ridicule de vos mentalités moyenâgeuses ou vous offrir une plus grande ouverture d'esprit à coup de sortilèges interdits.
- Les points de vue divergent-ils tant que ça entre ce monde et le vôtre ?
- Vous n'avez pas idée…
Des dizaines de chandelles allumées paraient la pièce d'une lueur chaude mais les bribes d'une conversation agitée refroidissaient l'ambiance.
Olympe aperçut Gandalf, dans sa robe blanche immaculée, suivre le roi. Ce dernier se dirigeait vers Gimli et Aragorn qui étaient tous deux attablés.
Ses yeux se posèrent sur le trône inoccupé, désormais éclairé par un puit de jour qui n'était pas ouvert à leur arrivée. Elle remarqua du coin de l'œil la belle Eowyn aux côtés de deux enfants, le nez plongé dans leurs assiettes.
À les observer manger sa main se dirigea inconsciemment vers son ventre qui criait famine.
Je pourrais avaler un troll…
- Ils doivent être à trois cents lieux d'ici à présent, s'exclama le roi. Éomer ne peut rien pour nous.
Olympe s'installa le plus silencieusement possible près d'Aragorn. Elle aurait aimé être une petite souris lorsqu'elle croisa le regard dur et inquisiteur que le roi jetait sur elle.
- Je sais ce que vous voulez de moi. Mais je ne ferai pas subir de nouvelles pertes à mon peuple. Je ne risquerai pas une guerre ouverte.
Elle ne se doutait pas que quelqu'un dans la salle sondait le moindre de ses gestes avec une profonde admiration.
Installée face à Gimli elle contempla avec envie l'assiette de fromage disposée devant lui. Il lui fit un rapide clin d'œil pour l'encourager à piocher dedans.
-Elle est pourtant déclarée, intervint Aragorn. Que vous le vouliez ou non !
- Qu'est-ce qu'il se passe exactement ? murmura t'elle au nain, ne comprenant pas le sujet de la discussion.
- Nous vous expliquerons après…
- Aux dernières nouvelles c'est Théoden et non Aragorn le Roi du Rohan ! répondit le suzerain avec humeur.
- Alors quelle est la décision du Roi ? Interrogea Gandalf, qui souhaitait mettre fin à la conversation.
- Nous partons pour le Gouffre de Helm.
Ce n'était apparemment pas une bonne nouvelle à ces mots, les visages de ces amis s'assombrirent. Ne souhaitant pas en rajouter elle s'abstint de tout commentaire ou questionnement. De toute façon elle avait la bouche pleine.
- Comment vous sentez vous ? demanda Aragorn en se penchant vers Olympe.
- Propre mais affamée, elle appuya ses dires en avalant une grosse bouchée de pain et de fromage. Ah et aussi, je préfère mes vêtements habituels, ceux-là sont sympas mais ça va cinq minutes. Je vais devoir partir à la recherche de la nana qui me les a piqués.
Profitant du fait que la réunion était terminée, Eowyn chuchota quelque chose à l'oreille de son oncle.
- Retrouvez-la vite dans ce cas. Nous ne resterons pas longtemps ici, soupira Aragorn avec amertume.
- Pourquoi ?
Toute tentative de réponse fut avortée par le roi qui se dirigeait vers eux, Eowyn sur les talons.
- J'ai ouïe dire que certains de mes soldats avaient été malmenés avec une étonnante facilité par une femme qui vous accompagnait. Son regard s'arrêta sur Olympe. J'ai été tout d'abord profondément surpris puis je me suis rappelé que certains peuples du sud avaient pour coutume d'entrainer leurs femmes à l'art de la guerre, j'ai donc accepté l'hypothèse avec une curiosité non feinte. Mais maintenant que la femme en question que je qualifierais plus de jeune femme se trouve devant moi je suis quelque peu…désappointé.
Remarquant enfin sa présence, Gandalf se hâta de la lever sans ménagement pour la présenter au roi.
- Roi Théoden, voici Olympe, ma jeune disciple. C'est une puissante magicienne qui m'a déjà tenu en échec lors d'un combat singulier. Ne vous fiez pas à ses traits juvéniles, vous vous en mordriez les doigts.
- Vous me peignez un bien joli tableau de ses compétences. Demoiselle Olympe, j'aurais préféré faire votre rencontre en de meilleurs temps.
Il y eu un instant de silence durant lequel la sorcière, comprenant qu'elle devait répondre, avala précipitamment le pain qui lui encombrait la bouche.
- Enchanté, dit-elle finalement en lui tendant naturellement la main.
Il observa la main tendue vers lui avec étonnement. Voyant qu'il ne savait pas comment réagir elle l'abaissa rapidement, gênée. Gandalf lui lança un regard blasé.
Oups.
Mais le roi ne se formalisa pas, portant son attention sur un détail bien particulier.
- Quel est le blason cousu sur votre vêtement ? il ne me dit rien, demanda t'il en pointant son écharpe du doigt.
- Oh, c'est le blason de ma maison, Gryffondor, répondit-elle en repensant à sa salle commune et à ses dortoirs avec nostalgie.
- Olympe de la maison Gryffondor.
Heuuuu...
- Je suis ravi de faire votre connaissance. J'aimerais pouvoir converser plus longtemps mais j'ai de nombreuses choses à régler avant le départ.
Quel départ ?
Elle fit un sourire de convenance au roi qui touraniait les talons invitant Eowyn à le suivre. C'est à regret que celle-ci se séparait de la jeune fille, elle avait souhaité profiter de ses présentations pour converser avec elle. Quel évènement incongru : une jeune fille acceptée et respectée dans une compagnie d'homme !
La lourde porte retentit en se fermant et Olympe se tourna vers ses compagnons.
- Alors, qu'est ce qu'il se passe ?
- La conversation ne s'est pas déroulée comme nous l'avions espéré… Dans un premier temps il faut que tu saches que quand nous t'avons trouvée tu étais à quelques jours de marche de l'Isengard, la demeure de Saroumane et de ses armées. Ceci peut te donner un aperçu de sa proximité. Nous sommes venus ici pour prévenir le roi que Saroumane nous a trahi et qu'une guerre est imminente. Nous espérions le convaincre d'attaquer le magicien traître de front mais il a décidé de se réfugier au Gouffre de Helm.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Une forteresse fortifiée entourée de montagnes.
- Je ne comprends pas où est le problème ?
- En se réfugiant dans le gouffre Théoden risque une véritable hécatombe, répondit Gandalf à la place d'Aragorn. Personne n'a encore réussi à pénétrer le fort mais je crains une ruse de Saroumane. Il fonce tête baissée dans un piège. Les femmes et les enfants seront retranchés dans les cavernes sans aucun moyen d'en sortir. Si les défenses sont brisées je crains la fin du Rohan.
Olympe repensa à la bataille de Poudlard et l'évacuation des élèves loin du champ de bataille.
- Pourquoi ne pas envoyer les femmes et les enfants loin des combats ? Plutôt que de les enfermer à attendre juste à côté, il faut les faire partir le plus loin possible.
- Théoden est persuadé que les remparts ne cèderont jamais. Il sous-estime son ennemi.
- Qu'allez-vous faire ?
- Je pars sur le champ chercher Eomer et ses troupes. Vous, vous resterez auprès du roi et de son peuple.
- Quoi ? S'exclama Olympe, mais vous venez de dire que c'était du suicide ! Pourquoi on les accompagne ?
- Théoden aura besoin des conseils du reste de la communauté.
Ils acquiescèrent, acceptant sans broncher la décision du Magicien.
- Mais je ne comprends pas ! Ils s'engagent dans une guerre perdue d'avance et vous voulez qu'on aille avec eux ? Vous les avez prévenus non ? S'ils n'en font qu'à leur tête on y est pour rien !
Ils vont se faire massacrer ? Et bien restez avec eux ça leur fera de la compagnie.
- Je crois que tu ne réalises pas encore la gravité de cette guerre, répondit calmement Aragorn d'un ton docte. On ne peut pas les abandonner. Ce n'est pas un clan qui risque de disparaître, c'est l'humanité entière qui est menacée. Nous sommes tous concernés. Nous ne pouvons pas nous permettre de penser de cette façon.
Une bataille perdue d'avance… Pourquoi cette situation lui était-elle si terriblement familière ? Durant la guerre des sorciers personne dans son entourage n'avait baissé les bras, aussi sombre la situation soit-elle et peu importent les menaces, ils s'étaient toujours battu.
Et elle…en cet instant, elle ne leur faisait pas honneur.
Depuis quand suis-je devenue aussi défaitiste ?
- Bien, je vous suis, affirma-t'elle après un moment de réflexion.
- Nous partons dans quelques heures, profite-en pour te reposer, conclu Aragorn.
- Le Gouffre de Helm ! Ils fuient vers les montagnes alors qu'ils devraient rester et se battre, s'énerva Gimli tandis qu'ils accompagnaient Gandalf aux écuries. Qui les défendra si ce n'est le Roi ?
- Il fait ce qu'il croit être le mieux pour son peuple, dit Aragorn. Le Gouffre de Helm les a sauvés par le passé.
- Il n'y a aucun moyen de sortir de ce ravin, s'emporta Gandalf. Théoden fonce dans un piège. Il croit les mettre en sécurité alors qu'il va droit au massacre. Théoden a une volonté de fer mais j'ai peur pour lui. J'ai peur pour la survie du Rohan. Il aura besoin de vous avant la fin, Aragorn. Le peuple du Rohan aura besoin de vous. Leurs défenses doivent tenir.
- Elles tiendront.
- Le Pèlerin Gris... médita Gandalf en caressant la croupe de Grispoil, c'est ainsi qu'ils m'appelaient. Depuis 300 vies d'hommes je foule cette terre et aujourd'hui le temps me manque. Avec de la chance, ma quête ne sera pas vaine, il enfourcha son cheval.
Il médita un instant et reprit :
- Je vous confie Olympe, surveillez-la. Assurez-vous qu'elle ne fasse rien d'inconsidéré. Elle est très puissante, beaucoup plus qu'elle ne l'imagine, mais tellement fragile. Il considéra ces trois compagnons d'un regard entendu. Elle est entourée d'une épaisse brume de mystères et de tristesse dans lequel elle a tendance à s'égarer. Je vous mets en garde, elle est dans un âge incertain où, si elle s'enfonçait trop loin dans sa détresse… il chercha ses mots un instant et continua dans un souffle, elle ne serait plus jamais la même. Aux mains de l'ennemi elle ferait un formidable adversaire facilement manipulable que je ne tiens pas à affronter.
Les trois compagnons ne surent que répondre à cet avertissement. Jamais ils n'avaient imaginé ce qui se passerait si Olympe se retrouvait chez l'ennemi. Serait-elle si puissante que même Gandalf la craindrait ? Tout en étant si fragile ? Etait-elle si précieuse ? Aux dires de Gandalf, la réponse ne faisait aucun doute. Oui.
Attendez ma venue aux lueurs du cinquième jour. À l'aube, regardez à l'est.
- Il pèle dans ce château, grommela Olympe en serrant ses affaires contre son ventre, espérant de cette manière créer une barrière contre les bourrasques qui s'engouffraient dans les couloirs.
Contrairement aux conseils d'Aragorn, Olympe partit à la recherche de ses vêtements qu'elle trouva étendus sur une corde à linge dans une cour du château. Elle les sécha d'un coup de baguette et une fois dans sa chambre se hâta d'ôter sa robe pour enfiler son pantalon et son pull.
Il n'y a pas à dire, on est plus à l'aise avec un pantalon et un soutien-gorge !
Elle s'installa sur le lit et posa la tête sur l'oreiller imprégné de l'odeur du feu de bois de la cheminée qui réchauffait la pièce puis ferma les yeux.
Passer la journée et la nuit à chevaucher et à lutter contre le sommeil était éreintant. Mais être épuisée, avoir la possibilité de dormir et ne pas y arriver, c'était pire. Elle tourna et se retourna dans son lit une heure durant en vain, le sommeil ne venait pas. Lasse, elle s'emmitoufla dans son écharpe, son sac sur le dos et sortit de sa chambre.
Ses pas la menèrent à l'entrée du château. Du haut des marches de marbre, elle pouvait voir les villageois déserter leur foyer. Y retourneraient-ils ? Auraient-ils la chance de pouvoir les retrouver après la bataille ?
Et le sien, de foyer, le reverrait-elle un jour ?
- Tu ne dors pas ?
Plongée dans ses pensées, elle sursauta à cette interruption.
- Je ne voulais pas t'effrayer, s'excusa Aragorn en s'asseyant avec elle.
Elle secoua la tête.
- Je ne vous ai pas entendu arriver. J'ai essayé de dormir, mais je n'y arrive pas…
- C'est un bien triste spectacle, commenta Aragorn en regardant les Rohirim quitter la cité.
- C'est terrible de ne pas savoir si ces familles pourront rentrer chez elles.
- Nous ferons tout notre possible pour.
- Enfin, ce ne sont pas quatre personnes en plus qui vont changer le cours de la bataille.
- C'est vrai, mais tant qu'il y aura de l'espoir les hommes continuerons à se battre. Nous avons plus à perdre que les Orcs, nous nous battrons avec plus encore de détermination.
- C'est de la force des convictions que dépend la réussite, pas du nombre de partisans, médita-t'elle.
- C'est de toi ?
Elle secoua la tête.
- C'est du meilleur professeur que j'ai jamais eu.
Aragorn plaça un bras protecteur autour de ses épaules.
- Ne t'inquiète pas, Olympe. Je veillerai personnellement à ce qu'il ne t'arrive rien. En attendant, évite de menacer et de te mettre à dos tous les Rohirims que tu croises, dit t'il en écrasant ses épaules avec son bras et en ébouriffant ses boucles blondes avec son poing.
- Legolas vous a raconté !? s'exclama-t-elle retenant son rire avec peine.
Il lui répondit par un sourire qu'elle ne put voir, ses cheveux tombant devant ses yeux..
- Je n'ai fait que les remettre à leur place ! Ils ont été dégradants et misogynes, dit elle en soufflant sur la boucle qui lui chatouillait le nez.
- Je n'en doute pas mais n'oublie pas que ce sont nos alliés.
- J'essaierai de me contrôler alors, abdiqua-t-elle en en souriant d'un air mutin.
- Vu que tu es réveillée nous allons pouvoir partir.
- Combien de temps ça nous prendra d'arriver au gouffre ?
- Peut-être deux jours de marche.
- Bon, ça va. On a fait pire.
Deux jours de marche ? Il y a tout juste une semaine il lui aurait paru tellement insensé de dire ça On va à Londres ? Transplanons ! Ou sinon, poudre de cheminette et HOP on est sur place. À présent, c'était : Tu as soif ? Tu vois la rivière à trois heures de marche ? C'est là. La vie des moldus à l'époque était bien fatigante.
- Où sont les autres ?
- La dernière fois que j'ai vu Gimli et Legolas ils aidaient les soldats à rassembler leurs armes. Ils ne devraient plus tarder maintenant. Gandalf est parti à la recherche d'Eormer et de ces troupes.
- Gandalf est parti !? Réalisa-t'elle soudain. Je n'ai même pas pu lui dire au revoir !
- Tu étais sensée être en train de dormir je te rappelle. Il se releva, mettant fin à leur étreinte. Si tu as toutes tes affaires, ta jument t'attend aux écuries, nous t'y rejoindrons rapidement.
- D'accord !
Aragorn resta un moment à observer la petite sorcière aux boucles folles descendre précipitamment les escaliers, un sourire serein éclairant son visage. Il ne vit pas l'ombre blanche derrière lui rentrer précipitamment dans le château.
Cela faisait à peu près vingt-cinq minutes qu'Olympe attendait ses compagnons dans les écuries. Elle avait retrouvé Mewyn, prête au départ, une selle en cuir décorée d'entrelacs et de motifs floraux installée sur son dos. Elle la sortie de son boxe et attendit un moment. Les écuries étaient belles, mais vidées de presque tous leurs occupants elles lui semblaient lugubres. Il ne restait que trois ou quatre chevaux, la plupart des Rohirim étant déjà partis.
Repensa à Aragorn et à la discussion qu'ils avaient eu. Elle n'avait jamais eu de parrain ou de marraine, mais si elle avait dû en avoir dans son monde, elle aurait voulu qu'il soit comme lui.
Fatiguée d'attendre, elle s'installa sur sa jument et sortit sa guitare de son sac. Elle enchaîna quelques accords à la sonorité douce et ne remarquant aucune réaction inquiétée de la part de sa monture elle poursuivit. La mélodie de l'une de ses chansons préférées s'éleva dans les écuries, suivie de quelques paroles éparses fredonnées.
Help me if you can, I'm feeling down
And I do appreciate you being round
Help me, get my feet back on the ground
Won't you please, please help me…
…Lympe…Olympe…
La musique cessa net.
- Qui est là ?
Personne ne répondit. Elle était là depuis un bon moment et si quelqu'un était entré elle l'aurait vu.
- Qui est là ? insista-elle.
Encore une fois elle n'eut aucune réponse.
Elle descendit silencieusement de sa jument et déposa sa guitare dans son sac. Il n'y avait plus aucun bruit à l'exception du vent qui s'engouffrait sinistrement dans l'écurie et faisait voler le foin étalé au sol. Une sensation de malaise grandissait lentement au creux de son ventre tandis que les battements de son cœur s'emballaient. Les chevaux semblèrent soudain pétrifiés de terreur, les naseaux dilatés, les yeux exorbités et les oreilles baissées vers l'arrière.
La tête commençait à lui tourner et elle se rendit compte qu'elle avait arrêté de respirer. Elle avança doucement, contrôlant son souffle, se redressant sur la pointe des pieds pour regarder dans les boxes autour d'elle qui restaient désespérément vide.
Elle sortit finalement sa baguette. S'il y avait quelqu'un, elle le saurait bientôt.
- Hominum Revelio, chuchota-t-elle.
…
Rien ne se passa. Elle était bel et bien seule.
- Okay…flippant…
- Olympe ?
- AAAAAH !
Elle fit volte-face, baguette dressée, la main sur le cœur et se trouva nez à nez avec Aragorn, Legolas et Gimli,
- Eh bien ma jeune amie, on dirait que vous avez vu un fantôme, rigola Gimli tandis qu'elle glissait haletante, le long de la paroi de bois pour reprendre son souffle.
C'était comme si rien ne s'était passé. Les chevaux se remirent à brouter leur foin ou à frapper le sol de leurs sabots comme s'ils n'avait jamais étés perturbés.
- Oh mon dieu…souffla-t-elle en essayant de réguler les battements frénétiques de son cœur. Ne refaites plus jamais ça ! Suppliqua-t'elle.
Le nain lui tendit la main pour l'aider à se relever. Elle l'accepta et une fois en équilibre sur ses deux pieds, le remercia.
- Vous êtes drôlement sensible, dites donc !
Ne trouvant rien à répliquer elle se contenta d'un sourire gêné.
- Ne traînons pas, avertit Aragorn en sortant son cheval de son boxe.
Elle enfourcha sa monture et tenta de dissiper son malaise en observant Legolas aider Gimli à monter sur « ce maudit canasson ». Une fois tout le monde installé il reprirent la route. Elle ne cacha pas son soulagement en quittant l'écurie.
Elle ne put s'empêcher de se retourner plusieurs fois, la boule au ventre, fixant l'endroit qu'ils quittaient comme pour y discerner une présence.
Que s'est-il passé là-bas exactement ?
En se redressant, elle croisa le regard perçant et glacial de Legolas. Comme à son habitude, elle se pressa de regarder ailleurs.
TADAAAAAAM ! Et voilà voilà, c'est la fin du chapitre ! dites-moi tout ce que vous en avez pensé en commentaires -Review Review- ! La suite est déjà entamée, j'espère que vous pourrez tenir jusque-là !
Sur ce, pleins de bisous !
