Voila la partie 2 du doujin ! Demain, il y aura un petit bonus, aussi extrait du doujin.


Partie 2

Encore une fois, une quinte de toux lui arracha la gorge. La tête enfoncée dans son oreiller, il s'étouffa presque.

Il fait froid.

Je me sens tellement mal.

Ses larmes coulaient encore. Elles étaient intarissables et il n'arrivait plus à s'arrêter de sangloter depuis qu'il était arrivé dans sa chambre d'hôtel.

Mais…

Je ne m'en soucie même plus.

La vision de celui qui lui avait brisé le cœur lui revint en mémoire et il se remit à se lamenter.

Subitement, il entendit quelques coups frappaient à la porte. Qui pouvait-ce bien être ? A part… BIELORUSSIE ?

Russie se tassa sur lui-même, les mains sur les oreilles tandis que l'image de sa terrifiante sœur en train de lui demander de l'épouser se fit dans son esprit. Il ne voulait pas la voir ! Pas maintenant ! Ni jamais d'ailleurs !

Mais bientôt, le silence se fit et Russie sut alors qu'il ne s'agissait pas de Natalya. Elle aurait déjà défoncé la porte.

Mais alors qui ?

- Qui… ?

Sa voix se stoppa immédiatement. Gilbert… son amour se tenait devant le pas de la porte. Était-ce un rêve ? Divaguait-il ou bien était-ce réel ?

- Tu avais vraiment l'intention d'aller te coucher juste comme ça ? Pas étonnant que tu ne sois pas encore guéri.

- Hein ?! Toi… Pourquoi ?

- J'entre !

Ce qu'il fit, sans se gêner le moins du monde, il poussa légèrement Russie pour pouvoir pénétrer dans la chambre d'hôtel. Ivan était trop décontenancé pour réagir tout de suite, mais une fois fait, il se retourna vers Gilbert.

- Hé, qu'est-ce que tu fais ?

- Tu ne le croiras peut-être pas, mais un Saint m'a illuminé et j'ai eu envie de venir ici. Kesesese !

Il s'amusa de sa propre blague

- Plus sérieusement, tu es malade, non ? Fit l'albinos en posant un sachet rempli de ce qui semblait être des médicaments sur la table du séjour.

- Ça, je le sais ! Ce n'est pas ce que je veux savoir !

Le ton montait. Ivan ne comprenait pas pourquoi celui qui l'avait rejeté était à présent ici. Il croyait pourtant que Gilbert ne voulait plus entendre parler de lui. C'était ce qu'il avait expressément dit.

Pourquoi ?

- Je pensais que tu étais allé boire avec Italie et les autres.

- Je suis sorti un peu.

- Ce ne sont plus tes affaires. Ne voulais-tu pas faire ce que tu voulais ?

Son ton était désespéré, il le savait. Il sentait sa voix perdre de son assurance, elle devenait tremblotante. Mais la tristesse et l'incompréhension s'y mêlaient. Pourquoi ? Pourquoi ne pouvait-il pas le laisser tranquille ?

- Je fais ce que je veux !

Parallèlement, le ton de Prusse était assuré et autoritaire. Cela figurait comme une déclaration, celle qu'il était venu pour le soigner parce qu'il en avait envie, qu'il était venu spécialement pour lui, parce qu'il s'inquiétait. Ivan n'en revenait pas. Alors peut-être que… tout n'était pas perdu. Peut-être que Prusse, de par sa présence, lui prouver qu'il tenait à lui malgré tout.

- Même si je suis en colère contre toi et que je ne veux pas m'occuper de ça… Je ne peux tout simplement pas me séparer d'un gosse comme toi qui pleure tout seul dans son coin.

Gilbert soupira.

- Je suis trop gentil, haha !

Tu es… injuste

- Gilbert !

Ivan se jeta sur lui, l'enlaçant par derrière. À nouveau, des larmes pointèrent au bord de ses paupières, mais cette fois, c'étaient des larmes de joie. Décidément, il n'aura jamais autant pleuré qu'à cause de son Prusse. Ce dernier accepta juste l'étreinte que lui donna le grand blond, sans la lui rendre, mais sans essayer de s'en dégager non plus. Il aimait aussi ce rapprochement

- Je t'aime ! Murmura Ivan.

Ils vinrent bientôt s'écrouler sur le lit où le Russe les avait emmenés, l'albinos sur le ventre, écrasait par le plus grand.

- Tu es lourd ! Bouge ! Cria-t-il à son adresse. Tu m'écrases !

- Je ne veux pas !

Gilbert dut tordre le cou pour pouvoir voir l'autre homme, le visage enfoui dans son épaule. Dans un élan de tendresse qu'il ne se connaissait pas, il embrassa le haut du crâne du Russe.

Hein ?

Ce dernier releva la tête, de plus en plus étonné du comportement de son chéri. Gilbert en profita pour lui voler ses lèvres. Il en profita aussi pour s'allonger sur le dos. Il retira ses lèvres avant de les poser sur son front.

- Ivan.

L'interpellé sentit soudain une pression au niveau de son entrejambe

- Qu…Quoi ? Gilbert !

Oh non ! Si l'albinos commençait à le titillait avec sa main, il n'allait pas pouvoir se retenir très longtemps.

- Hein ?! Qu'est-ce qui te prend, tout à coup ? Tu n'as jamais fait quelque chose d'aussi provocant… avant. C'est… C'est sexy !

- Ah… Peut-être ! Répondit l'albinos sur un ton indifférent.

Son cœur… son pauvre cœur torturé battait trop fort. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait plus entendu son organe interne s'emballait de cette façon.

- Tu es devenu plus pervers depuis que tu es rentré chez Allemagne.

- C'est tout ce que tu mérites ! Maintenant, couche-toi et dors !

Le Prussien renversa Russie et plaqua sa tête contre l'oreiller.

- Tu as bu de la vodka avant de manger quelque chose, pas vrai ? Tu pues l'alcool.

- Tu es si cruel ! Ce n'est pas sexy du tout !

Gilbert se leva, sans écouter le Russe ruminait, et prit le téléphone pour appeler le room-service.

- Je vais leur demander de t'apporter de la nourriture. Fit-il en composant le numéro.

De son lit, Ivan voyait le dos de son amoureux, assis sur une chaise non loin et parlant avec la personne à l'autre bout du fil. Il n'écoutait pourtant pas ce qu'il se disait.

J'avais oublié ça aussi.

Il fait si chaud…

Lorsque tu es près de moi.

Mais même si je ne m'en souviens plus,

Et même si tu ne seras plus jamais mien,

Tu continues à t'occuper de moi ainsi.

Je n'ai plus la force de te retenir.

Ce n'est pas juste.

.

Russie se réveilla doucement, son état s'était un peu amélioré. Il se sentait moins léthargique. Il se redressa et observa les alentours, visiblement toujours dans sa chambre d'hôtel. Sur la petite table non loin du lit, deux assiettes vides attendaient qu'on les lave. Et là, assis au sol mais la tête enfoui dans les draps, Prusse s'était endormi à ses côtés, ayant sans doute veillait sur lui jusqu'à ce qu'il s'endorme.

Le Russe sourit tendrement à cette pensée. Gilbert ne pouvait pas lui être aussi indifférent qu'il voulait bien le faire croire. Il l'observa amoureusement.

Tu es peut-être bien un Saint après tout.

Il approcha doucement sa main pour caresser la tête de son Prussien, mais sursauta lorsqu'une sonnerie de téléphone le surprit. Gilbert se réveilla instantanément, les yeux encore embrumés par le sommeil. Il sortit son portable – puisque c'était le sien – de sa poche et ne tarda pas à répondre. Il se morigéna de s'être endormi.

- West !

- Frangin ! Qu'est-ce qui t'a pris de partir ainsi ? Tu n'as pas répondu à mes messages. Où es-tu ?

Oui, c'était définitivement son frère.

- Tu as dit que tu devais aller voir… l'enfant, je crois !

Sa voix était clairement inquiète.

- Ah… Désolé, j'ai dit ça pour pouvoir sortir un peu. Je me suis endormi. Quelle heure est-il ?

- Il est 10 heures du soir. Après ton départ, nous sommes allés au salon de l'hôtel pour finir la soirée. Tu veux venir ? On reparlera de cette histoire de gosse.

- Vraiment ? Tu veux parler du salon là-haut ? Je viens ! Italie est là aussi ?

Ivan écoutait la conversation et n'aimait vraiment pas la tournure qu'elle prenait. Il ne voulait pas être séparé encore de l'albinos, surtout si c'était pour qu'il aille rejoindre son si précieux Italie. Une colère sourde montait en lui comme la lave d'un volcan. Il voulait garder Gilbert pour lui tout seul. Pas question qu'il aille rejoindre les autres !

Il lui agrippa alors le poignet et le tira violemment vers lui. Prusse se retrouva dans les bras du Russe en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, encore un peu secoué.

- Qu… ?

Ivan passa sa main sous la chemise du Prussien, appréciant le grain de peau si doux de son nouvellement amant.

- Attends ! S'écria ce dernier.

Il ne comprenait pas pourquoi Ivan faisait cela. Le grand Russe passa ses mains sous le pantalon gênant de Prusse et d'un mouvement habile le lui baissa. Le blanc se retint de gémir de plaisir, son téléphone était toujours dans sa main et Ludwig pouvait l'entendre.

- Frangin ?

L'albinos se fit retourner comme une crêpe, un Russe plus qu'entreprenant en train de le déshabiller.

- Toi… Arrêtes ça ! Lui cria-t-il.

- Frangin ! Il y a quelqu'un avec toi ? Que se passe-t-il ?

- N-Non ! Je suis seul ! C'est tellement bien d'être seul ! HAHAHA !

- Prusse ! Murmura le géant. Raccroche !

Ses mains se firent encore plus aventureuses et se baladèrent sous le caleçon pour le faire descendre.

- Si tu ne le fais pas, je te pénètre juste comme ça !

- Qu… ?

Deux doigts vinent frôler la fente de ses fesses et il gémit doucement. Seigneur, ça faisait trop longtemps qu'ils ne l'avaient pas fait. Si Ivan le pénétrait d'un coup, il souffrirait atrocement.

- Att… Attends !

- De quoi ?

Et son frère qui risquait de les entendre.

- Euh…

- Gil ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Il fallait qu'il fasse quelque chose. Jamais, au grand jamais, son frère ne devait apprendre pour sa relation avec Russie. Jamais il ne pourrait le regarder en face si c'était le cas.

- Dépêche-toi ! Lui conseilla Ivan.

- Je dois raccrocher…

Ce qu'il fit.

Je t'en supplie.

Gilbert était plus qu'honteux. Il enfouit son visage dans l'oreiller en gémissant d'embarras.

- T-Toi… À QUOI EST-CE QUE TU JOUE ?

- Mais-euh…

Je ne veux pas le laisser partir.

- Tsk !

Ne t'en va pas.

Juste encore un peu.

L'albinos lui frappa le front.

- N'es-tu pas malade ? Et ta fièvre alors ? Le sermonna-t-il.

Non, mais c'est vrai quoi. Cet idiot voulait guérir, mais il ne faisait rien pour.

- Ah… ça va mieux, je te remercie. Répondit le grand blond, penaud.

Le soulagement se fit dans les yeux de Gilbert.

- Je vois… Alors je ferais mieux de partir !

NON ! Pas encore ! Pas cette fois-ci ! Il ne voulait plus avoir le cœur brisé encore une fois. Il en avait marre de la douleur. Pourquoi Prusse ne comprenait-il pas qu'il n'était rien sans lui ? Qu'il ne voulait pas qu'il parte ou il mourrait ? Il fallait qu'il le retienne ou il serait de nouveau anéanti. Il ne voulait pas ça. Pitié !

Il s'écroula sur le plus petit, la tête dans son cou, les larmes aux yeux.

J'ai déjà…

- Pourquoi fais-tu une tête pareille ? Demanda Gilbert.

l'espoir,

- Je suis désolé… C'est impossible.

- Euh… De quoi ?

Que peut-être, je pourrais te faire mien à nouveau.

Il le renversa sur le lit, le pantalon baissé et les jambes de chaque côté de son corps. Il ne pouvait pas... Il ne pouvait plus le laisser partir. C'était trop tard. Si Prusse avait voulu partir, il aurait dû le faire quand il dormait. Il ne pourrait pas supporter l'image de son aimé fermant la porte derrière lui. Ça marquerait encore une fois la fin de leur histoire.

Il aimait tant ce corps, il aimait tant cet homme. Il aimait chaque partie de lui, chaque parcelle de corps, chaque aspect de sa personnalité. Il était prêt à tout sacrifier pour lui, rien que pour l'aimer. Et ce corps délicieux, pâle comme les premières neiges l'appelait. Il voulait lui faire l'amour, encore et encore… Ne jamais le lâcher. Il ne pouvait plus attendre, il voulait le faire avec lui. Des années s'étaient passées depuis leur dernière fois, des années d'abstinence où il n'avait pu qu'imaginer ce corps à portée de main.

Alors il se prépara à l'entrée de ce corps qui allait lui faire voir les étoiles.

- Hé, ATTENDS ! Qu'est-ce que tu fais ? Mais j'ai raccroché le téléphone ! Lui cria cette voix qu'il aimait tant, mais qui montait étrangement dans les aigus quand il avait peur.

Pourtant, il n'avait pas à avoir peur. Tout allait bien se passer. Ils allaient y prendre du plaisir tous les deux, ce n'était qu'une question de temps.

- Oui, c'est pourquoi je suis désolé ! Murmura le blond, le visage désolé.

- Alors ne le fait pas si tu t'excuses juste après ! Tu peux encore changer d'avis !

Il était paniqué et cela s'en ressentait dans sa voix.

- Je ne peux pas, je suis fou de toi.

- Je ne te comprends vraiment pas !

Prusse devait trouver une idée pour s'esquiver.

- De plus, c'est impossible pour moi de le faire. Ça fait trop longtemps !

- C'est bon ! Je l'ai fait correctement à l'époque, ça devrait aller !

- Ne dis pas n'importe quoi ! Ce n'est pas pareil, avant nous le faisions tous les soirs ! J'ai… toujours…

Comme il était mignon, son Prusse adoré.

- Fufu… Je suis heureux !

- Je n'ai pas dit ça pour que tu sois heureux ! Répliqua l'albinos. Vrai… Vraiment… Je…

C'était assez parlementé au goût d'Ivan. Il suréleva les jambes du plus vieux en le tenant par les fesses et poussa doucement en lui.

- Ah…

Petit à petit, il rentra dans cet étau de chair brûlante et gémit doucement. Comme cela faisait longtemps. Cette sensation de planer était grisante !

- JE NE VEUX PAS !

Pourquoi ? Pourquoi ne voulait-il pas ? N'était-il pas heureux d'être avec lui, après tant d'années séparées ?

Prusse agrippa ses épaules de douleur. Putain, ça faisait mal ! Cette hampe dure le déchirait en deux. Il retrouvait la sensation de sa première fois, cette impression d'être écartelait. Il en avait un tellement mauvais souvenir, il ne voulait plus revivre ce moment. Pourtant, c'était ce qu'il se passait à cet instant. Non… Il ne voulait pas ! Il ne voulait pas !

Des larmes chaudes coulaient sur son visage et celui-ci était tordu en une grimace de douleur. Cela fit mal à Ivan, mais il ne pouvait pas se retirait. Cela faisait trop longtemps qu'il souhaitait ça et de plus, il était persuadé que s'il se retirait, cela ferait plus mal encore à son aimé. Alors il continua à rentrer dans ce fourreau jusqu'à la garde puis se stoppa. Mais, c'était si serré, que ça lui faisait mal.

- Gilbert… être en toi après si longtemps… il s'écroula sur le corps plus frêle de l'autre … fait mal.

- Oh… Donc c'est douloureux pour toi aussi… Souffla l'albinos.

Quelque part, Gilbert était soulagé. Il n'était pas le seul à souffrir.

- Excuse-moi… Je vais te faire te sentir bien… Je viens d'y penser, mais… Les préliminaires viennent avant la pénétration, non ?

Non, sans blague ! Aurait voulu dire Gilbert, mais il se tut. Il savait aussi qu'Ivan avait souffert après son départ et que, tout comme lui, ne s'était pas adonné à ce genre de plaisir depuis belle lurette.

Il ne le dit cependant pas, car Russie avait commencé à lui titillait les tétons, à lui caresser le torse, à l'embrasser dans le cou… et il avait oublié à quel point l'amour avec lui n'était pas si mal, passé la douleur.

- Mais si les deux… te font te sentir bien, n'est-ce pas la même chose ? Fit Russie en recouvrant sa voix enfantine que le Prussien lui connaissait. Cette voix innocente d'un homme qui faisait cinq fois la taille d'un enfant.

- NON, ce n'est pas la même chose ! Tu es le pire, tu… !

Ivan poussa en lui, le faisant bien vite taire.

- Nnh… Nh !

Le Russe fit quelque va-et-vient dans son intimité. La douleur avait disparu, ne laissait place qu'au plaisir quand il trouva cette tâche en lui qui lui envoyait des éclairs de bien-être dans tout le corps.

Il n'y a pas moyen que ça me fasse me sentir bien.

Mais il savait qu'il se mentait à lui-même. Il aimait tout ce qu'il se passait à l'instant. Sa raison, sa conscience le lui criait, d'à quel point il était bien, là, dans les bras d'Ivan, son sexe en lui qui le pilonnait exquisément. Ses mains sur son corps qui le caressaient, qui l'aimaient. Qui torturaient son corps de la plus plaisante façon qui soit.

Pas de cette façon dégradante.

Le grand blond lui attrapa soudain la main et la dirigea vers sa propre entrejambe.

- Ah… Tu ne peux pas faire ça ! S'exclama Prusse.

- Si tu te sens bien, tu dois le dire.

Il rapprocha son visage pour n'être qu'à quelques millimètres de l'autre.

- Supplie-moi !

C'est le pire.

- Je fais ce que je veux, d'abord.

- Dans ce cas, nous le ferons juste comme ça. Rétorqua le plus grand, en poussant encore plus en lui.

Tous deux aimaient ça ! Ils étaient au paradis. Même si Prusse ne l'avouerait jamais, même sous la torture.

- Nnnh… Nh ! Uh ! Fuh… Ah… Non !

Les va-et-vient se firent plus brutaux, plus désordonnés, les envoyant presque au bord de l'extase. Ivan était si heureux, depuis le temps qu'il attendait ce moment. Il retrouvait enfin son chéri de la meilleure façon qui soit.

- Non… Je… Je veux jouir… Prusse planta ses yeux carmin dans ceux, améthyste de son vis-à-vis … S'il-te-plait… Ivan…

- Oui…

Ça n'avait été qu'un souffle.

C'est le pire.

C'est le pire…

La cadence augmenta encore. Le blond le pénétrait avec force, ses bras passaient autour de lui. Gilbert ne pouvait que répondre de la même manière, ses bras autour de son cou et ses jambes entourant sa taille.

Puis, la jouissance arriva, puissante, dévastatrice, et les emmena au septième ciel.

Lui et le sexe.

Pourtant,

Je ne peux pas me résoudre à détester tout ça.

Cela ne peut pas arriver…

La nation à l'écharpe se retira et tout deux tentèrent de reprendre leur souffle. Ivan était au comble du bonheur. Gilbert l'était tout autant, mais sans se l'avouait vraiment. Sa raison ne mentait pas, il le savait. Il aimait Russie.

- Tu es incroyable… Même si je t'ai pénétré sans préparation, tu as quand même joui.

Putain, comme cette voix le faisait chier à cet instant précis. Il donna un violent coup de pied dans la joue de ce con, puis se releva. Il remit correctement sa chemise et la reboutonna.

- Qu'est-ce que tu fais ? S'écria soudain le blond.

Oh non ! Il n'allait quand même pas partir. Pas après ce qu'ils venaient de faire. Il n'avait toujours pas compris qu'il ne pouvait pas vivre sans lui ? Pourquoi voulait-il encore partir ?

- Ah ! Je vais prendre un bain ! Italie m'attend !

Pourquoi pensait-il encore à lui ? À ce gamin puéril et ridicule ? Alors que lui était là, avec son corps et son amour pour lui. Ivan était vraiment en colère.

Mais à peine Prusse fit-il un pas qu'il s'effondra au sol comme une m*rde.

- Non mais vraiment, qu'est-ce que tu fous ? Se moqua Ivan, pourtant sans aucun sourire sur les lèvres.

- C'est… C'est parce que tu m'as pénétré avec ce gros truc sans me préparer… Merde, ma partie inférieure est morte !

- Hahaha… Tu ne peux pas te lever !

Voilà une bonne nouvelle ! S'il ne pouvait pas se lever, il ne pourrait pas partir.

- Merde… Je ne veux plus te voir, je veux aller voir Italie…

Trop perdu dans ses marmonnements, il n'entendit pas le géant Russe se levait du lit et ne le sentit que lorsqu'il s'agenouilla derrière lui.

- Attends, qu'est-ce que tu fais ?

- Tu pleures, n'est-ce pas ?

Puis, il se retrouva dans les bras du Russe, à au moins deux mètres du sol si on prenait en compte la taille de ce monstre, et, dois-je le préciser, complètement nu si ce n'était sa chemise ouverte qui lui recouvrait à peine les épaules.

- LAISSE-MOI !

- Wow, tu es si léger ! S'écria Ivan en riant aux éclats. Est-ce que tu manges correctement ?

Prusse se mit à bouder.

- Tais-toi ! Je veux prendre un bain tout seul !

Mais loin de l'emmener dans la salle de bains où il pourrait se laver de cet acte dégoûtant duquel ils s'étaient adonnés, Russie le jeta sur le lit une nouvelle fois, lui toujours au-dessus.

- Fufufu… Mais tu ne peux pas marcher comme ça.

Il approcha son visage pour l'embrasser, mais Gilbert se détourna.

- Ar… Arrête ! Tu te moques de moi, c'est ça ?

Une main caressant ses fesses lui fit comprendre que non, l'autre ne plaisantait pas. Il voulait encore le faire. Bon sang, il ne se souvenait pas que Russie fût une telle nymphomane !

- Idiot… ! Tu ne peux pas faire ça ! Je vais définitivement partir ! Je vais… Prendre un bain !

Deux doigts plongèrent dans son intimité, ce qui fit crier le pauvre albinos. Le sperme favorisait la pénétration des doigts et… Putain, il trouvait ça bon !

De son côté, Ivan sourit. Il connaissait les points faibles de son amoureux et il savait que lui caressait la paroi interne du rectum l'envoyait toujours au paradis.

- Ah ! Nnh… Je ne veux…

- Whoa, tu es incroyable, Gilbert ! S'en amusa le Russe.

- C'est seulement que tu… Objecta-t-il avant de laisser échapper un autre cri quand quelque chose de plus gros vint se présenter à son entrée.

- Tu es si confortable…

Ah…

Et Ivan rentra sans plus attendre pour un second round dans ce derrière si accueillant.

- Nooooon… Ah ! Ah…

Le Prussien dû mordre la couverture pour tenter d'étouffer ces cris, ce qui ne servait à rien puisqu'il ne supporta pas longtemps le goût du coton dans sa bouche. Il laissa alors libre-court à ses gémissements et hurlements alternés.

Pourquoi ?

- Ah… Ah ! Uh… Ahn…

.

Pourquoi dois-je supporter ce genre de situation ?

Ses yeux s'ouvrirent et tombèrent sur le réveil : 0h15.

- Le salon doit être fermé maintenant. Dit simplement Russie.

Cela avait l'air de l'enchanter. Il avait réussi à le garder prisonnier ici jusqu'à la fermeture du bar à l'étage.

Il n'y rien de bon qui puisse en ressortir à être avec lui.

Pourtant, il ne pouvait se résoudre à imaginer sa vie sans lui, maintenant. C'était un enfant… cette nation était un grand enfant duquel il voulait tant s'occupait. Mais en même temps, cette situation le gênait vraiment.

Ils étaient tous deux au lit, après deux bonnes heures d'activité intense, foncièrement épuisés, mais repus, peut-être même trop. Prusse n'arrivait cependant vraiment pas à accepter la présente condition, nouvelle relation qui les liait. Ils étaient passés d'ennemis jurés à amants, puis à simples connaissances avant de redevenir amants, peut-être même plus vu qu'Ivan semblait nourrir des sentiments que Gilbert ne s'amuserait pas à nommer.

Il sentit le Russe bougeait derrière lui, puisque ce dernier avait passé un bras autour de sa taille. Son visage arriva dans son champ de vision.

- Fufu… Ton visage est tout rouge ! Dit-il en lui caressant la joue du bout des doigts. Et tes yeux montrent à quel point tu as pleuré. Mais ça n'a pas d'importance, étant donné que tu ne vas voir personne.

Une claque et la main de Russie se retira de son visage.

C'est le pire.

- C'est exactement pourquoi je ne veux rien avoir à faire…

Même si je déteste Russie…

Je l'aime tant…

- … avec quelqu'un comme toi !

quand il est près de moi, je…

Je suis tellement nul quand il est près de moi…

Je déteste quand les choses ne vont pas comme j'aimerai.

Alors pourquoi je suis venu ici ?

- Merde, je ne veux plus m'inquiéter pour toi.

Il pleurait encore. Bon sang, quand est-ce que ça s'arrêterait ?! Il n'était pas une putain de gonzesse !

- Je m'occupe juste un peu de toi, et à la fin, je souffre.

- Mais si je ne fais pas ça, tu partiras.

Russie parlait à présent si faiblement, presque timidement. Ça lui pesait sur le cœur depuis tellement longtemps.

Est-ce vrai ?

- Je n'ai pas d'autres moyens de t'arrêter ! Si je te laisse partir, qui sait quand est-ce qu'on se reverra ?

Il avait mal. Encore. Il s'attendait presque à ce que Prusse se lève et s'en aille sans plus attendre.

Pourquoi ?

Ses pensées ne pouvaient plus rester dans sa tête, il fallait qu'il lui demande, qu'il lui dise aussi ce qu'il avait sur le cœur depuis tout ce temps, toutes ces questions qui le tourmentaient depuis leur séparation…

- POURQUOI ? Si tu veux me voir, tu peux juste me passer un coup de téléphone. Tu ne peux pas m'enfermer, indéfiniment, comme tu le faisais à cette époque ! De plus, tu n'as même pas essayé de me contacter depuis lors, pas une seule fois ! Même si tu m'as dit que tu m'aimais… Tu as vu ta chance de te débarrasser de moi quand tu ne pouvais plus régner sur mon pays.

Ah.

- Parce que… Je ne voulais plus te voir ! Répondit la grande nation.

J'étais brisé.

- Tu semblais tellement plus heureux une fois libéré que tu ne l'étais avec moi. Tout le monde me disait que tu étais heureux depuis ton retour chez Allemagne.

Il était brisé. Il savait maintenant qu'il allait encore devoir renoncer à lui. Parce qu'il savait que cet espoir qu'il avait eu ces dernières heures n'était qu'un leurre et que Prusse ne l'aimait réellement pas.

- Comment sais-tu cela ?

Gilbert feignait l'indifférence alors qu'à l'écoute des paroles d'Ivan, il avait le cœur fendu aussi. Dans quelle solitude Ivan s'était-il plongé à ce point pour être si malheureux ?

- Tu me détestes… poursuivit le blond … Et tu ne veux plus me voir, pas vrai ?

Il enfouit son visage dans le dos du blanc. Ça y est, il allait devoir renoncer à lui.

- Je n'ai pas le pouvoir de te forcer à rester avec moi… C'est pourquoi j'ai pensé que si je ne te revoyais pas…

C'était faux. Ivan avait tort. Il ne le détestait pas. Et il ne voulait pas partir, il ne voulait pas l'abandonner.

- Alors pourquoi, si je ne voulais plus te voir, aurais-je assisté à la réunion mondiale alors que je savais parfaitement que tu y serais aussi ? Répliqua Prusse, en colère, plus contre lui-même que contre son amant.

Inconsciemment, et il venait à peine de le reconnaître, s'il était venu à la réunion, c'était pour le revoir, lui, Ivan Braginski. Pourtant, Dieu sait le nombre de fois où West lui avait demandé si c'était réellement ce qu'il souhaitait.

Merde…

Je ne comprends pas pourquoi je raconte tout ce que j'essayais désespérément de cacher.

- C'est pour ça que je déteste les gens comme toi…

Parce qu'Ivan, sans même essayer, arrivait à lui faire dire tout ce que son cœur renfermait. Le Russe le serra fortement dans ses bras. Gilbert était toujours allongé sur le ventre et Ivan était placé juste derrière lui.

- Prusse… Qu'est-ce que je dois faire ? Je ne veux pas rentrer à la maison.

Il lui embrassa doucement l'épaule.

- Tu dois devenir mien ici et maintenant.

Puis il lécha l'endroit embrassé.

- QUOI ? Cria l'albinos, encore, en se retournant. Je suis totalement contre !

- Heeeiinn ?!

- Il n'y a pas de « Heeeiinn » qui tienne avec moi. Et même si tu essayes d'être mignon, ça reste « non ». Continua-t-il en voyant la moue trop adorable de son amant.

Il se réinstalla sur l'oreiller.

- On le fera la prochaine fois qu'on se verra, ok ? Je suis trop fatigué pour l'instant.

Le grand Russe observa la moue boudeuse de son amoureux qui tentait déjà de s'endormir. Il soupira, mais accepta. S'il y avait une prochaine fois avec lui, alors il pouvait bien attendre jusque-là. Il se recoucha tout contre le dos de son albinos préféré, un tendre sourire aux lèvres. Son chéri voulait le revoir, il n'y avait plus de problèmes alors.

- Oui. D'accord !

.

Je vais lui donner une leçon la prochaine fois.

Les deux amants se réveillèrent lorsque quelqu'un vint toquer à la porte le lendemain matin. Gilbert ne fit qu'ouvrir les yeux alors qu'Ivan se levait déjà pour aller ouvrir.

- Ah… Oui, oui… Fit-il en baillant.

- Russie, je suis désolé de te déranger si tôt le matin. C'est Allemagne ! Cria le gêneur à travers la porte.

Le Prussien, qui avait déjà commencé à refermer les yeux, les ouvrit soudain en grand. Son sang se glaça dans ses veines. Et merde, son frère était venu le chercher ! Il se releva en vitesse. Russie était en train de s'habiller. Il lui agrippa le bras.

- Hé, ne dis pas à West que je suis ici, ok ? Lui murmura-t-il.

Son frère ne devait pas apprendre ça. Jamais.

- Oh, bien sûr ! Lui répondit le Russe en souriant gaiement.

Rassuré par le bon sens que Gilbert ne lui connaissait pas, il se blottit plus dans les couvertures, attendant qu'Ivan règle ça et revienne dans le lit. Celui-ci se dirigea donc vers la porte d'entrée et l'ouvrit. Il y découvrit bel et bien derrière un Ludwig toujours aussi impeccable dans un costume-cravate gris.

- Désolé pour l'attente ! Débuta Russie. Que se passe-t-il ?

- Je suis sincèrement désolé de te déranger si tôt, mais… Il toussa de gêne … est-ce que mon frère est venu ici ?

- Oui !

- RUSSIE, ESPECE DE BATARD ! Entendit-on depuis la chambre.

Ivan ne s'en offusqua pas. Il rajouta même un petit « Tu vois ? » à un Ludwig quelque peu choqué.

- Bon, il semble aller bien. C'est bien dans ce cas. Je pensais bien qu'il y avait ce genre de chose entre vous.

Sur ce, Ludwig tourna les talons et s'éloigna doucement.

- Dans ce cas, fais en sorte qu'il ne soit pas en retard à la réunion.

Il s'arrêta un court instant pour lui dire :

- Et sois sûr qu'il prenne son petit-déjeuner. Fais des œufs brouillés et baveux de préférence.

- Oh… ok. En fait, Allemagne, comment as-tu su qu'il était ici ?

Ludwig ne répondit pas tout de suite. Comme le savait-il ? C'était simple :

- Depuis qu'il est rentré, je l'ai observé tous les jours pendant des années, c'est pour ça que je sais.

Que Gilbert aimait Ivan.

- Au fait, tu as vraiment une petite mine.

- … Je suppose…

Vous deux, les frères Beilschmidt, vous êtes vraiment quelque chose…

Ivan retourna dans la chambre, le même grand sourire aux lèvres que d'habitude.

- Tu vois, Allemagne ne s'est pas mis en colère ?!

- Ce n'est pas le problème ! Répondit l'albinos, déprimé. Ça va être trop dur maintenant de le regarder en face. Je ne veux pas me montrer à la réunion.

Le Russe réfléchi. Il voulait savoir.

- Prusse… Tu n'as pas oublié, n'est-ce pas ? Tu ne m'as pas oublié lorsque tu es retourné chez Allemagne ?

Il redoutait un peu la réponse, mais il voulait vraiment savoir. Il devait savoir si Gilbert avait continué de penser à lui après leur séparation.

- Comment aurais-je pu oublier ?

Il releva la tête, un sourire qu'Ivan lui avait rarement vu dédié éclairant son visage.

- Tout ce qu'il s'est passé là-bas… est une précieuse histoire pour moi.

End


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