Voila le petit bonus !
Do you love me ?
Quelques années plus tôt
A Moscou, Russie
- Ah… Je pense que ça ira à Prusse ! Constata Russie en admirant l'anneau doré qu'il tenait entre ses doigts. Il se plaint toujours des choses que je lui offre, mais puisque cette fois, c'est un simple anneau, je suppose que ça ne le dérangera pas.
Depuis que tu es chez moi,
Tu m'as un peu ouvert ton cœur, je pense.
Même si j'ai abandonné, j'ai encore…
- Prusse…
Il était là. La nation qu'il aimait de tout son cœur depuis des siècles se trouvait devant lui, assis dans un fauteuil de sa chambre, lisant un livre dont le nom lui importait peu. Elle sursauta lorsqu'elle s'entendit être interpellée. Ivan reprit, surpris d'avoir fait peur à son amant ainsi :
- Nous sommes en plein milieu de la nuit, tu sais. Tu veux dormir avec moi, ce soir ?
Je lui dirai bien « félicitations ».
- Euh… J'aimerais t'offrir quelque chose. Poursuivit Russie.
Les mains derrière son dos, il jouait avec la bague, nerveux.
- À moi ? Qu'est-ce que c'est ? Lui répondit la voix quelque peu irritée de l'albinos. C'est quelque chose dé décent, j'espère ?!
Rapidement, Russie tendit ses deux mains droit devant lui, fermant les yeux très fort et cria presque :
- PRUSSE… JE T'AIME !
Donc…
- Est-ce que tu m'aimes un peu plus maintenant ?
Je t'en supplie,
- Hein, que… Qu'est-ce que tu racontes tout à coup ?
Au moins,
Aime-moi.
Ivan ouvrit sa main, découvrant le petit anneau doré qui reposait au creux de sa paume. Gilbert posa sa main sur celle du Russe.
- Qu'est-ce que…
- J'ai entendu dire que tu retournais en Allemagne. Lâcha finalement Russie.
Cela le travaillait depuis un bon de temps. Allemagne avait passé un contrat avec son boss comme quoi ils libéreraient Prusse. Ivan aurait été contre s'il n'avait pas été aussi persuadé que Gilbert l'aimait et que, même s'il retourné chez lui, ils continueraient à se voir. Il suffisait juste que Gilbert accepte l'anneau et cela voudrait dire qu'ils seraient liés à jamais. Cela voudrait dire qu'il l'aimait aussi et que ses sentiments étaient donc réciproques.
Et le Prussien était sur le point de l'accepter comme époux puisqu'il lui prenait l'anneau. Mais il s'arrêta en entendant la déclaration de la nation à l'écharpe.
- Hein ?
- Mon boss me l'a dit, je te ramène en Allemagne pour que l'Ouest et l'Est soient réunis.
- TU ES SERIEUX ?
Gilbert lui sauta presque dessus, agrippant ses bras. De choc, Ivan lâcha la bague qui vint s'écraser au sol dans un petit bruit métallique.
- Ah…
- C'EST POUR DE VRAI ?
Ivan baissa les yeux, brisé.
- Oui.
Alors c'était comme ça. Il l'avait rejeté comme il l'avait fait avec cette bague. Son frère comptait plus pour lui, c'était évident. Comment avait-il pu espérer que Gilbert le choisisse lui plutôt que Ludwig ? Quel idiot il avait été. Son cœur venait de se briser dans sa poitrine. Ça avait été la première fois d'une longue série.
L'albinos s'écroula sur lui, pleurant à chaudes larmes de joie alors qu'Ivan regardait le mur face à lui, le regard vide. Comme c'était douloureux.
Retourné en Allemagne veut dire que tu partiras d'ici.
Cela veut dire que notre relation s'arrête là.
Mais bientôt, Prusse se releva et sécha ses larmes.
- Ah… Tu as dit quelque chose à propos de me donner un truc. Je vais prendre ça comme un cadeau d'adieu.
Peut-être est-il juste heureux d'être enfin libre ?
Même si je te l'avais donné,
- Non… Non, ce n'est rien. Fit-il avec un sourire amer.
Après tout, il ne voulait pas que se soit le dernier cadeau qu'il offrira à l'albinos.
Jamais tu ne te retourneras vers moi…
Si tu étais libre.
.
C'était la fin. Gilbert était retourné chez lui. Ivan l'avait emmené jusqu'au pied du mur de Berlin, où Ludwig l'attendait. Trop pris dans la joie de se retrouver après tant d'années, aucun ne vit Russie s'en aller doucement. Parce que jamais Prusse ne se retournerait pour lui dire au revoir après tout, alors pourquoi attendre.
Adieu, Prusse.
- West, attends… Attends un peu !
Il se retira un peu des bras rassurant de son cadet.
- D'abord, je dois…
Mais Russie n'était plus là. Il n'y avait que le vide derrière lui. Aucune trace de son amant, disparu dans les décombres du mur détruit.
End (la vraie, cette fois)
Et c'est la fin pour cette histoire ! Un review, s'vous-plaît ?
