Bonjour, bonjour,
C'est bientôt l'heure de la grande bataille, mais d'abord, place à un chapitre surprise haut en couleurs que vous attendiez avec impatience.
Trouverez-vous qui est le fameux personnage de la série qui intervient au tout début avant que son nom apparaisse ? A vous de jouer...!
Merci pour vos reviews et on se retrouve plus bas. Bonne lecture mes petits angelots !
POV : ?
Musiques : Holes in the Sky (M83 ft. HAIM) / The Wings (from Brokeback Mountain)
La Dernière Bataille (I). Dead Or Alive ?
?
-Police, bonjour. Annonce l'homme à l'accueil en présentant son badge. Est-ce que cet individu se trouve ici ? Demande-t-il en sortant une photo de sa poche intérieure de blouson et en la montrant à la secrétaire se trouvant derrière le comptoir.
-Une minute s'il-vous-plait. Répond la jeune femme. ...C'est le monsieur sans nom qui a été déposé ici il y a quatre jours.
-Déposé ? Par qui ? Demande le flic.
-On ne sait pas... Le jeune homme qui l'a amené est reparti sans donner de nom.
-Je dois lui poser quelques questions. Déclare l'homme en tapotant la photo du doigt.
-Je ne suis pas sûre qu'il soit en état de vous répondre... Il est encore très faible.
-Ce ne sera pas long. Assure-t-il. C'est très important.
-Chambre 221-B.
-Merci.
L'homme prend l'ascenseur, monte au deuxième étage et longe les couloirs de l'hôpital pour se rendre à la chambre 221-B. Lorsqu'il s'y trouve enfin, il pose la main sur son arme à feu se trouvant sous son blouson et pousse la porte.
-Et merde... Lâche le brun en grimaçant, ne trouvant là qu'un lit défait, vide.
Il fait demi-tour et traverse au pas de course les couloirs tout en jetant des regards frénétiques autour de lui, cherchant le patient disparu...
-"Faible", mon cul ouais... Grommelle-t-il avant de sortir de l'hôpital.
*o*o*o*
Le vent sifflant à mes oreilles.
Une douleur inouïe.
Le goût du sang dans la bouche.
Des cris emplis de terreur.
Des murmures.
Une dispute.
Des pleurs...
"On le débranche"
Et le silence, oppressant.
...
Mon corps à un spasme et je me redresse subitement en position assise, les yeux écarquillés d'effroi en prenant une grande bouffée d'air comme si je venais de faire de l'apnée.
"Bon Dieu, il est revenu !"
L'air s'engouffre dans mes poumons, et chaque inspiration douloureuse me brûle l'oesophage. Une douleur encore plus intense me déchire de l'intérieur, s'en est presque insoutenable. Désorienté, je tourne la tête, cherchant à savoir où je suis. Des silhouettes indistinctes se pressent autour de moi. J'essaie de distinguer des visages, mais ma vision est trouble et tout semble bouger au ralentit, comme si j'étais dans un état second. Je cherche ma respiration mais elle semble bloquée, comme si ma cage thoracique était comprimée. Je sens encore la dureté de l'asphalte et des morceaux de verre logés dans ma chair, dans mon dos à vif. Je tente de regarder par-dessus mon épaule pour comprendre pourquoi je souffre autant. Je n'en ai toutefois pas le temps.
"Amenez-lui de l'air !"
On me colle un masque sur la figure et l'air envahit mes poumons. Je ferme les yeux, et me laisse aller jusqu'au moment où on me repousse et je hurle lorsque mon dos touche la surface dure du lit. La douleur me vrille les omoplates et descend jusqu'au bas du dos. J'en ai les larmes aux yeux.
"Son dos...!"
"Impossible..."
J'essaie de me redresser en serrant les dents, souffrant comme jamais. Mon corps refuse et les silhouettes m'immobilisent.
"Il s'accroche !"
"ça va aller mon gars, bats-toi... Tu peux t'en sortir."
La voix se fait lointaine, assourdie par l'épaisseur de la nuit qui m'entoure et je retombe dans l'inconscience...
*o*o*o*
Des chuchotements indistincts, gagnant en puissance jusqu'à devenir parfaitement audibles.
"Il faut l'opérer."
"C'est étrange... Ses blessures ont déjà guéri...Qu'est-ce qu'il est ?"
Mes paupières sont lourdes comme du plomb. Je tente de bouger, mais mon corps refuse de coopérer. Je suis paralysé, complètement impuissant. Je parviens au bout de quelques minutes -ou peut-être plus longtemps ? Je n'ai plus la notion du temps- à ouvrir les yeux très faiblement. Je bouge lentement la tête pour regarder autour de moi et essayer de comprendre la situation. Je distingue vaguement ce qui m'entoure et quand ma vision s'éclaircit quelque peu, je remarque les liens en cuir qui entravent mes poignets, et très probablement mes chevilles. Je n'ai pas la force de lutter.
"Ce qu'il était, il ne l'est plus. Il faut les lui couper..."
-Hmmm... Je gémis faiblement.
Une des silhouettes en blanc s'approche et se penche vers moi, s'apercevant que je suis en train de me réveiller.
-Je suis désolé, ça risque de piquer un peu. Mais c'est le seul moyen. Commençons. Annonce la voix.
Un bruit de scie électrique résonne soudain.
Et je me mets à hurler.
*o*o*o*
Le flic slalome entre les passants, traverse la rue et cherche obstinément jusqu'à trouver celui qu'il cherche. Il sort son arme de fonction et se met à courir en direction du fuyard. Ce dernier n'est pas bien difficile à repérer, il n'a que pour tout habit une blouse blanche de patient. Il est pied nu, dos à lui et marche d'un pas lent en regardant vers le ciel, comme perdu. Trenton n'est pas dupe. Lorsqu'il n'est plus qu'à une dizaine de mètre, il lève son arme et la pointe sur le dos du jeune homme.
-Ne bouge plus ! Lui crie-t-il.
Le jeune homme se stoppe et se tourne lentement, pour lui faire face.
-Qu'est-ce que je fais ici ? Lui demande-t-il, l'air hagard.
Trenton plisse les yeux et détaille son suspect, analysant son comportement.
Sur quoi est-il encore tombé...?
*o*o*o*
Bam.
Le policier plaque ses mains sur le bureau et me fixe d'un air accusateur. Je déglutis et m'enfonce dans mon siège, les deux poings menottés. Cela fait déjà vingt minutes que j'ai le droit à un interrogatoire qui n'a aucun sens pour moi.
-ça suffit. Fait le flic, irrité. Cesse de faire l'écervelé.
-Je vous l'ai dit, je ne sais rien à propos de cet attentat à Chicago !
-Tu nies avoir été sur les lieux la semaine dernière ?
-Je ne sais même pas en quoi je serais impliqué !
-Menteur ! S'exclame de plus belle l'homme, ses yeux me lançant des éclairs.
-Vous n'êtes même pas un vrai flic, je parie.
-Oh, monsieur est perspicace ! Je ne suis peut-être pas un vrai policier, mais je suis un ancien Marines, alors ne joue pas avec moi, gamin. De nous deux, je crois que c'est toi le plus mal dans cette affaire.
Je baisse la tête, fatigué. Le policier pousse un soupir et se lève pour faire un tour dans la pièce.
-Bien. On va essayer autre chose. Fait-il, résigné.
Je relève les yeux tandis qu'il se baisse pour attraper quelque chose derrière le bureau. Lorsqu'il se redresse, il tient dans ses mains une sorte de coffre cylindrique en bois, qu'il dépose sur le bureau devant moi.
-Ceci te rappelle peut-être quelque chose ?
J'agis d'instinct, me jetant en avant pour m'emparer du coffre et le serrer contre moi, comme pour le protéger. Le faux flic me regarde stupéfait et j'écarquille les yeux, ne comprenant pas ce qui m'a pris. L'homme fronce les sourcils et fait un pas en avant.
-Ne le touchez pas. Je lui défends.
-... ça t'appartient ? Il demande avec incertitude.
-... Je... Je ne sais pas... Je fais, perplexe et le cœur tambourinant.
Mais qu'est-ce qui m'arrive, bon sang ?
-Tu étais sur les lieux...
-Non...Je ne comprends pas...
-Ne fais pas semblant de faire l'innocent. Tu es impliqué là-dedans... Ce n'était pas un attentat banal n'est-ce pas... ? C'était plus... surnaturel. Alors qu'est-ce qui s'est passé ? Réponds ! Je n'ai trouvé ton nom nulle part dans les bases de données... Alors, tu es qui ?
-Qu'est-ce que vous racontez ? Je... Je ne sais pas... Qui je suis ? Je demande la question me frappant de plein fouet, comme je n'arrive pas à me rappeler mon propre nom.
L'homme me scrute, interdit.
-Je crois que j'ai oublié mon identité. Je dois avouer.
-...Sans déconner. Il me sort, blasé.
*o*o*o*
J'enfile un pantalon et me stoppe après avoir attrapé une chemise pour contempler mon dos dans le miroir. Je passe mes doigts sur les points de suture ornant mes deux omoplates. C'est une sensation étrange et désagréable. Je les ai découverts lorsque j'ai enlevé le bandage entourant ma poitrine. Elles sont récentes et me tiraillent. Je dirais même plus, je ressens encore une mystérieuse douleur en les regardant. Mon cœur se serre et j'ai l'impression d'étouffer en pensant qu'il me manque quelque chose... Mais quoi ?
Je relève les yeux vers le miroir et oublie de respirer. Deux ailes immenses et gracieuses sont apparues dans mon dos. Je cligne des yeux mais tout est redevenu normal. Ce que j'ai vu n'était sans doute que le fruit de mon imagination.
Je finis de boutonner ma chemise et sort de la chambre pour le rejoindre. L'œil alerte, il me remarque aussitôt et me rejoins. Il ne me fait pas encore confiance.
-Mon nom est Cole, Cole Trenton. Il me fait en m'invitant formellement à le suivre.
-Je peux savoir où on va comme ça ?
-Je crois que tu as besoin d'un petit rafraîchissement de mémoire...
-...
Je me contente de monter dans sa voiture.
-Je me doutais que cet attentat à Chicago n'était pas naturel.
-C'est pour ça que vous m'avez...traqué ?
-On peut dire que c'est le bon mot. Il sourit, mi-amusé, mi-sérieux. C'est pour cette raison que je me suis intéressé à l'affaire. Et j'avais raison. Des anges y ont laissé leurs plumes. Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais je compte bien le découvrir. C'est sûrement à propos de cette Amphore...
-Attendez, vous êtes en train de me dire que les Anges existent ?
-Tu as vraiment tout oublié hein ? Les anges, les démons... Les chasseurs, ça ne te dit rien. Et pourtant, tu n'es sûrement pas humain...
Je le regarde bouche bée.
-C'est une blague. Je lâche, ahuri.
Et pourtant, en y réfléchissant bien, j'ai l'impression que quelque chose m'appelle. Quelque chose d'important que j'avais à faire. Je passe à côté de quelque chose mais je n'arrive pas à m'en souvenir.
-Il faut que je retrouve la mémoire. Je souffle. Vous pouvez m'aider.
Ce n'était pas une question.
-Hey, je ne suis pas baby-sitter ! Grogne-t-il. Mais bon... Tu n'as pas l'air d'un mauvais bougre. Mais tant que je ne sais pas de quel côté tu es, je vais garder un œil sur toi.
Il attrape un dossier sans détourner les yeux de la route et me le jette.
-Ton dossier médical dit que quelqu'un t'a déposé, allons le retrouver. Il aura probablement des réponses à nos questions.
-Pourquoi tu t'intéresses tant à ça ? Je fais en jetant un œil dans les papiers. Ce n'est pas ton combat.
Ce n'est pas un reproche, juste une constatation. Mais ces mots ont franchi mes lèvres tout seul. L'ancien moi semblant ressurgir de temps à autres de part des paroles ou des gestes.
-Peut-être parce que je suis l'un des cons qui vit sur cette planète que des gens ou choses essayent de détruire en faisant péter nos immeubles en pleine tête ! Donc ouais, ça me concerne. Répond Cole.
Dit comme ça...
*o*o*o*
Kansas.
Je me réveille parfois la nuit, en alerte. J'entends des voix, mais je n'arrive pas à voir les visages auxquels elles appartiennent. La plupart du temps, je ne me souviens que des sensations éprouvées pendant mes rêves ou mes cauchemars. Peur, courage, espoir, anxiété, stress... Je cours en tout sens sans pour autant savoir où je vais.
Apprendre ou réapprendre -je ne sais pas encore- que les créatures telles que les fantômes, les loups-garous ou les fées existent bel et bien, m'a fiché un coup. Étrangement, il semble que j'ai quelques réflexes. Comme tenir une arme entre mes mains et m'en servir habilement; prendre en chasse un polymorphe ou encore dessiner des sceaux anti-démon... Je n'ai cependant pas réussi à ouvrir ce coffre en bois mystérieux. Il me semble qu'il y avait une technique... Mais Cole a tout essayé, et il n'y arrive pas non plus.
Cole m'a emmené à une chasse. Il pense que j'étais un chasseur, dans mon autre vie...
Il a arrêté de me suspecter pour l'événement qui a eu lieu à Chicago. Il semblerait bien que je sois une victime plutôt que le fauteur de trouble. Une bagarre avec des anges, apparemment. Ils sont en guerre avec les démons, pour une histoire d'Amphore ou je ne sais quoi. Cole pensait que j'étais l'un d'eux mais il a essayé l'eau bénite et l'huile sacrée sur moi sans qu'il y ait d'effet.
-Oh, tu rêvasses ? Me lance Cole.
Je reviens à moi et le vois qui me regarde avec un demi-sourire.
-Tu fais une fixette sur les brunes ? Il demande, un sourcil levé.
-Non. Je fais vivement, en arrêtant de regarder une jeune femme aux longs cheveux noirs qui lui tombent dans le dos, sur le trottoir d'en face.
-Hey, surtout, ne te torture pas l'esprit. Parfois, ça ne sert à rien de forcer la recherche. C'est ton passé qui viendra à toi, tout seul. Assure le brun. Tu es un bon gars, qui que tu sois. La vie est courte, donc tâche de ne pas te perdre en cours de route.
-Ouais. Merci.
-Tu sais, je voulais arrêter la chasse. Ça te détruit la vie, si ça ne te tue pas avant. Alors si tu peux, évite. Tu es encore jeune, tu as toute la vie devant toi.
-J'y penserai, Monster-Donuts. Je souris. Mais je crois... Que j'ai quelque chose à accomplir avant de penser à ça.
-Crétin. Siffle Trenton.
Nous entrons dans un hôtel, où nous payons deux chambres pour la nuit.
-Je vais en profiter pour prendre une bonne douche, tu vas nous chercher un restaurant ?
-ça marche.
Je m'arrête dans un restaurant de passage et cherche une table de libre dans un coin pour être tranquille, lorsque je bouscule quelqu'un au passage.
-Pardon. Je m'excuse en rencontrant des yeux vert émeraude.
-Cas' ? Fait l'homme en fronçant les sourcils avant de s'apercevoir que je n'étais pas celui qu'il cherchait.
Je continue ma route comme il continue la sienne en secouant brièvement la tête pour se remettre les idées en place. Je m'installe ensuite dans un box et commande une bière. Sans le vouloir, j'entends les deux hommes à la table derrière moi et surprends leur étrange conversation.
-Tu as disparu d'un seul coup, où est-ce que tu étais passé ? Demande le premier, c'est d'ailleurs la voix qui appartient à l'homme qui m'est rentré dedans par mégarde tout à l'heure.
-J'ai été invoqué. Fait le deuxième, d'une voix rauque et profonde.
-Invoqué ? Par qui ?! S'exclame son compère.
-...Malia. Annonce le second.
Je tique à ce nom. Malia ? Qui est Malia ? Mais la suite retient encore plus mon attention.
-Tu... Quoi ? On parle bien de Malia-
-Oui Dean, cette Malia. Elle m'a parlé de l'Amphore. Il semblerait qu'elle a été retrouvée... Mis entre de mauvaises mains, elle sèmerait le chaos et la destruction.
-Pourquoi elle n'est pas venue ? Tu ne l'as pas emmené avec toi ?
-Non, elle souhaite retrouver Gabriel. Et ensuite récupérer l'Amphore avant que ce ne soit les Anges ou les démons qui s'en accaparent.
-Et Will ? Elle t'a parlé de Will ? Demande le premier, une certaine tension dans la voix.
-... Je... Je...Dean... Souffle le second la voix tremblante.
-...
Je sens le malaise peser entre les deux hommes.
Cette conversation est définitivement bizarre. Cole m'a parlé de cette Amphore... Et ils savent aussi pour les Anges et les démons... Qui sont ces types ? Des chasseurs ? Ils savent peut-être des choses sur Chicago ! Je me dois de les suivre... D'enquêter.
Quelque chose m'attire chez ces deux hommes, je sens que mes questions auront des réponses.
Lorsqu'ils sortent du restaurant je les suis discrètement du regard jusqu'à ce qu'ils montent dans une magnifique Chevrolet Impala et démarrent. Agissant d'instinct, d'un bond, je me lève et prend la route derrière eux... oubliant Cole.
*o*o*o*
Une heure plus tard, je me gare derrière un bosquet et observe l'Impala disparaître derrière les arbres. Un immense bâtiment en pierre, une sorte d'usine désaffectée perdue en plein milieu des bois, surplombe les lieux. Trouvant cela encore plus louche, j'attends que la nuit arrive avant de continuer. Une fois le repérage des lieux fait, je fais le tour du bâtiment et trouve en contre-bas une porte de bunker. Je sors l'arme de Cole dedans ma veste en cuir et teste la poignée qui s'ouvre dans un léger grincement. Je retiens ma respiration et entre le plus silencieusement possible à l'intérieur. Depuis le haut des escaliers et sous les lumières rouges de nuit, je peux voir l'immense salle se trouvant en contre-bas. Je m'y rends à pas de loup et observe l'imposante table tactique qui s'y trouve. Je me croirais presque dans un film d'agents secrets. Ce lieu parait irréel, hors du temps. Dans la pièce d'à côté se trouve une bibliothèque impressionnante. Je m'y rends, arme toujours pointée devant moi quand soudain, une main vient claquer mon poignet, faisant voler mon arme qui vole à l'autre bout de la pièce. Par réflexe, je pare la deuxième attaque de l'homme et lui donne un coup dans le ventre du pied droit. L'homme, le souffle court, vient s'écraser contre une des étagères qui s'effondre et j'en profite pour courir récupérer l'arme à feu. Mais l'autre se remet vite et me fait un croche-pied qui me fait tomber au sol. Je roule sur le côté pour éviter une autre attaque et me relève pour lui foncer dessus tel un rugbyman, l'entraînant dans une autre pile de livre tout ça en grand bruit de casse. Nous nous battons ainsi pendant une longue minute au corps à corps, jusqu'à ce que la lumière s'allume et que je réussisse à récupérer mon arme, que je pointe sur la tempe de l'attaquant qui se stoppe en sentant le métal froid contre sa peau. Nous expirons bruyamment en nous fixant entre les deux yeux. L'homme aux yeux émeraude profite de mon hésitation et me désarme lorsqu'un autre homme aux cheveux noirs apparaît brusquement entre nous deux.
-Dean, arrête ! C'est notre fils ! S'exclame celui-ci en saisissant l'arme et en l'abaissant.
Dean tourne le regard vers son compagnon et le fixe, abasourdi.
-Comment- Mais tu as dit qu'il était... Souffle-t-il.
-Ne le vois-tu pas ? Fait l'autre en tournant ses yeux aussi bleus que les miens vers moi.
Je les regarde à tour de rôle. Les ressemblances physiques me troublent et je sens ma tête me faire mal, tournant à plein régime.
-Je... je ne comprends pas. J'étais... Je... Je cherche mes mots, perdu, parce que j'ai comme l'impression que tout me semble familier. Cet endroit, leur voix, leur visage. Tout.
L'homme aux yeux identiques aux miens plisse les yeux, semblant comprendre ce qui m'arrive.
-Cas' ? Demande son compagnon.
-Je ne sens plus aucune Grâce en lui. Il est totalement humain.
-Quoi ?! S'étrangle l'autre.
Je m'appuie sur le dossier d'une chaise non loin de moi, me sentant étrange. J'ai comme une bouffée de chaleur et je cligne plusieurs fois des yeux lorsque qu'un flot d'images se mettent à envahir mon esprit sans que je puisse en contrôler leur venue. Les deux hommes semblent se rendre compte que quelque chose ne va pas car ils me regardent avec inquiétude.
-Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Je demande, la voix saccadée et tremblante. J'ai... J'ai l'impression que ma vie est en train de défiler devant mes yeux !
-Il a perdu la mémoire. Souffle l'étrange homme à la voix rauque à son partenaire.
Je lève un doigt vers lui.
-Je... Je vous connais. Peter, où est... Qui est Peter ? Je fais, totalement à l'Ouest.
-Laisse-moi t'aider.
-Non !
Trop tard. Castiel pose deux doigts sur mon front sans que j'ai le temps de répliquer.
D'un seul coup je me sens transporter dans les souvenirs de ma vie passée. Tout ce que j'ai oublié revient à moi et je sens que mon esprit va imploser. Cela s'arrête aussi brusquement que ça a commencé lorsque Castiel baisse lentement sa main. Et revenu à moi, je relève les yeux vers mes parents.
-...Will ? Demande Castiel les yeux brillants. Est-ce que ça va ?
-Je... Je crois oui... Mis à part que je suis mort il y a quelques jours de cela et que tout cela semble complètement dingue et irréel et... Je fais avec un sourire incrédule en les regardant tout deux, l'émotion grandissant en moi et les larmes me montant aux yeux. Papas...
Dean, muet et émerveillé, s'approche de moi. Il me fixe intensément durant quelques secondes puis n'y tenant plus, se jette en avant pour m'étreindre.
-Mon fils... Souffle-t-il, ému. Enfin...
Je pose mes mains dans son dos, et ferme les yeux, laissant ma tête reposer sur son épaule.
Enfin nous sommes réunis.
Et oui, Will est bien vivant ! (Merci Malia) J'espère que son retour, ainsi que les retrouvailles avec ses parents vous aura fait plaisir. Moi, ça me réchauffe le cœur, il a enfin atteint son but ! Même si pour ça, il a dû en baver pas mal...
L'invité de ce chapitre : Cole Trenton.
La semaine prochaine, on retrouve Sumiko, à la recherche de son frère dans : La Dernière Bataille (II). The Beginning Of The End.
L'heure est grave. Rappelez-vous ce que révélaient les cartes et les mots de la Prophétie, car la dernière bataille a commencé et elle s'annonce sanglante.
""Une âme aussi noire que la tienne va tout détruire, rien ne t'arrêtera." Conclut le démon, victorieux.
C'est la fin."
