Bonjour,

pour ce trente-neuvième chapitre, plein de surprises ! Je vous laisse découvrir lesquelles ! J'espère que ça vous plaira.

En attendant, bonne lecture et merci pour vos reviews !

Musiques : Archangel (Two Step From The Hell) / MIRACLE - Paula Seling & OVI / Dami Im - Sound Of Silence


La Dernière Bataille (III).The End's Not.

"Sumiko"

J'ai ouvert les yeux et tout tournait autour de moi. Comme si vous vous réveilliez d'un rêve avec une sensation douceâtre de pesanteur, une impression de flotter.

Et dans mon rêve délirant, je voyais un visage se pencher au-dessus de moi. Des cheveux blonds tombant sur sa nuque, des yeux dorés pétillants, une certaine malice dans un sourire pourtant étonnamment doux et bienveillant. L'image n'était pas très nette et je me demandais bien qui pouvait être cet homme qui me souriait et m'appelait par mon prénom. Et puis, je l'ai su. D'un seul coup, j'ai compris, sans même avoir besoin de chercher, de creuser dans ma mémoire qui me faisait défaut avant mes quatre ans. Mon cœur se rappelle l'amour; mon corps, la chaleur. J'en suis toute retournée. J'en ai la respiration coupée.

Un autre visage est apparu, encore plus souriant et aimant. Les cheveux chocolats, comme les miens lorsqu'ils sont naturels. Le regard sûr, tendre. La force tranquille. Il dépassait le blond d'une tête-et-demi au moins.

"Réveilles-toi" Fit une voix dans ma tête -je crois qu'elle vient du blond.

J'ai froncé les sourcils... Me réveiller ? N'étais-ce pas déjà la réalité ? N'étais-je pas avec eux ?

"Lèves-toi !" Fit plus fermement la voix, grondant presque.

J'ai levé les yeux et à ma grande surprise, le blond avait disparu. A la place, une entité dégageant une forte lumière dorée m'aveuglait et réchauffait ma peau, m'obligeant presque à fermer les yeux. La forme prenait de plus en plus d'ampleur, s'étendant et illuminant toute la pièce. Dans ce que j'imaginais être le dos de la chose, trois immenses paires d'ailes éblouissantes se déployaient...

"VIS !"

J'ouvre brusquement les yeux en prenant un grand bol d'air. Au-dessus de moi, je vois flotter cette même lumière chaude et pulsante. Perdue et paniquée, je me rends compte que je suis allongée au milieu de décombres, sur un sol poussiéreux et tâché de sang et me redresse en position assise. Je porte ma main par réflexe sur mon ventre, là où devrait se trouver la blessure mortelle. Et pourtant je vis encore... Mes doigts remontent sur ma poitrine, là où repose mon collier et baisse les yeux pour voir que le petit flacon qui pend à la chaînette est brisée... la substance bleuté qui s'y trouvait à l'origine s'en échappe encore, prenant un aspect dorée au contact de l'air. Les particules fines virevoltent telle une légère brise chaude et rassurante autour de moi. Je la suis du regard, émerveillée. Je lève une main et la vois s'enrouler autour de mon doigt, venant picoter ma peau. Puis je jette un coup d'œil tout autour de moi et mon regard tombe sur Peter, allongé à côté de moi.

Mon dieu, Peter ! J'ai- Je l'ai... tué...

Je me penche au-dessus de lui et fronce un sourcil. Quelque chose cloche. La substance lumineuse dorée se dépose sur lui et semble traverser sa peau, au niveau du cœur, là même où je l'ai poignardé. Je remarque avec effarement que bien que son tee-shirt est tâché de sang, il n'y a plus aucune trace de blessure. Pas une seule.

Un espoir fou me prend, mon cœur tambourinant dans sa cage thoracique.

-Peter ! Je m'écrie alors comme mon frère ouvre les yeux, l'étincelle de vie réapparaissant dans son regard.

-Oh Pete'...

Ma lèvre tremble sous l'émotion et mes yeux s'embuent de larmes.

-Qu'est-ce que... Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il demande sans bouger, perdu.

Nous sommes vivants... Quel miracle...

Je laisse ma tête tomber sur son torse, les épaules tressautant sous les sanglots et le sentiment de joie et de soulagement intense.

-J'ai raté quelque chose ? Demande le brun en posant une main sur mon dos pour le frotter gentiment.

Je lâche un rire et me redresse peu de temps après, séchant mes larmes pour afficher un regard sûr et déterminé.

-Peter. Il faut qu'on se dépêche.

Je me relève, prête à relever les défis. Je sais exactement ce qu'il nous reste à faire.

-Les Ténèbres... Elles étaient... Il souffle en essayant de remettre son esprit en marche tout en se relevant.

-Elles sont encore là. Et elles vont se répandre dans l'air, partout. Je lui annonce.

-Pire encore, cette chose va semer le chaos dans la tête des gens si on ne l'arrête pas. Je sais de quoi cette chose est capable. Je crois... On doit pouvoir l'enfermer à nouveau.

-Tu peux le faire Peter, il n'est pas encore trop tard. J'affirme. Retrouve Malia, renfermez pour de bon cette saloperie.

-Et toi ? Il me demande en fronçant les sourcils. Qu'est-ce que tu comptes faire ?

Je me tourne vers lui, un sourire aux lèvres. J'ai confiance, si on nous a ramené à la vie c'est qu'on peut y arriver. Il y a de l'espoir. Ce n'est pas la fin.

-Je sais où est notre père Peter. Et je vais le ramener. J'annonce.

Une lueur de surprise passe dans les yeux de Peter. Il y a encore quelques semaines, je haïssais nos parents. Mais maintenant, j'ai compris la raison de leur absence. J'ai senti leur amour. Je me trompais... Ce n'est pas à eux de venir nous sauver, mais à nous. Et je vais retrouver notre père. Pour Peter. Pour nous.

*o*o*[POV PETER]*o*o*

Sumiko disparaît, un faible sourire sur son visage rayonnant. Elle me laisse seul et pantois. Je passe une main dans mes cheveux en désordre, le regard perdu sur le sol de l'ancien hôpital. Un champ de bataille. Je peux encore sentir les traces de cette dangereuse puissance pulser dans mes veines, haineuse, grondante, dévorant toute forme de vie. Dévasté comme j'étais, je n'ai pas essayé de résister, j'ai tout de suite été englouti. A cause du chagrin et de cette douleur sans borne qui m'habitait, j'ai laissé cette noirceur envahir mon cœur en peine. Et tout n'a plus été que ténèbres.

Mes yeux se plissent en apercevant une petite forme grise entre deux morceaux de cloisons à terre. Je m'approche et, lorsque je la vois, un froid s'empare de moi. Le cœur au bord des lèvres, je m'agenouille devant le chaton gris et le soulève délicatement pour le prendre dans mes bras.

-On dirait bien que je l'ai fait finalement, hein ? Je fais, désabusé. J'aurai dû te tuer au début, mais je ne l'ai pas fait. Au lieu de ça, nous avons fait un marché, ton aide contre ma protection. Et puis, tu as continué à me suivre sans même te poser de question, comme si c'était naturel. Je crois que- Scarlett, je crois bien que je suis tombé amoureux de toi. J'aurai voulu te le dire... Mais je ne m'en étais pas rendu compte- non, je ne voulais pas me l'avouer. J'étais lâche. Alors que toi... Quand bien même je t'ai repoussé, tu es revenue. Pour moi. Et... Et ça ta coûté la vie... Je souffle, la voix brisée. Je ne pourrais jamais me le pardonner. Parce que je t'aime de tout mon cœur Scarlett. Je t'aime.

Je ferme les yeux et souffle en tremblant, le cœur douloureux. Et puis j'essaie de me reprendre, en me disant que tout n'est pas terminé en levant les yeux vers l'Amphore vide vers laquelle je me dirige.

-Je vais réparer ce merdier. Foi de Winchester. Je jure.

Pour tous ceux qui sont tombés.

***[POV MALIA]***

Je cours aussi loin que possible, à m'en faire brûler les poumons. C'est en plein milieu de route déserte que je m'arrête pour reprendre ma respiration.

J'aurai dû prévoir tout cela. La Prophétie. Peter. Ce fourbe de Crowley... Tout était écrit ! Et maintenant... Peter n'est plus Peter. Les Ténèbres se sont emparées de son corps et son esprit et je dois trouver le moyen de le sauver. De les sauver tous. Dans ma réflexion, je ne vois que l'instant d'après le ciel s'obscurcir et une étrange cendre noire malsaine s'élever depuis l'ancien hôpital que j'ai quitté plus tôt. Tout cela ne m'inspire rien qui vaille lorsque je vois la forme grouillante prendre de l'ampleur et s'étendre dans toutes les directions. Toutefois, une autre forme attire mon attention. Une poussière dorée se faufile entre l'énergie chaotique, mieux, cette dernière s'écarte à son passage ! Je sens son essence gracieuse ainsi que sa chaleur repousser le mal et se frayer un chemin à toute vitesse vers l'Ouest. On dirait... Une Grâce ! Sans attendre, je me remets à courir pour prendre de l'élan et ainsi prendre mon envol pour la poursuivre.

J'atteins une vitesse de pointe de cent-cinquante kilomètre-heure en quelques secondes, d'un vif battement d'aile afin de ne pas la perdre de vue. Je survole l'Etat en quelques minutes seulement et aperçoit la substance dorée descendre en piquet et disparaître dans une ville. Je me pose derrière une maison pour faire disparaître mes ailes puis me rends dans la rue où j'ai vu la grâce filer. Un léger filet de lumière se faufile à l'intérieur d'une boutique à l'air un peu vieillotte dans laquelle je m'empresse d'entrer. Un carillon sonne pour prévenir le vendeur de ma présence.

-Je suis à vous dans une minute ! S'écrie un vieil homme depuis la réserve derrière le comptoir.

L'endroit est fabuleux. Fabuleux dans le sens impressionnant parce qu'il s'entasse ici tout un tas de bibelots, vieux meubles et objets de toute sorte et de tout âge. L'odeur du bois et des vieux livres m'emplissent les narines et je me demande bien ce que je vais découvrir chez cet antiquaire. J'avance précautionneusement au milieu de ce bazar organisé, jetant un œil attentif dans les rayons. Ou se cache-t-elle ? Au fond de la boutique, entre un vieux coffre de pirate et un vase égyptien, se trouve une lampe lustrée, d'une couleur or éclatante. La grâce la survole, comme en attente. Je m'approche doucement et observe l'objet insolite avant de le prendre entre mes mains.

-ça alors... Une lampe de génie...?

Je plisse les yeux, vraiment interrogative. Quel lien avec la grâce flottant au plafond juste au-dessus de ma tête ? Je me mets à tourner entre mes doigts la lampe, afin de l'étudier sous toutes ses coutures.

Cela semble complètement fou mais...

-Et ce que ça se pourrait...

Je commence en attrapant ma manche afin de l'utiliser pour frotter la lampe.

-A ta place, j'arrêterai tout de suite. Fait une voix.

Je sursaute sous la surprise, mon cœur battant la chamade. Cette voix vient de surgir de la lampe !

-Si tu crois que je vais exhausser tes rêves les plus fous, c'est même pas la peine d'y penser ! Rugit la petite voix frustrée. Oh, et si tu retournes encore une fois cette lampe dans tous les sens, je te transforme en tapis, c'est clair ? Me prévient la voix.

-D'accord, d'accord ! Je m'empresse de répondre.

-Maintenant, repose cette lampe délicatement là où tu l'as trouvé, et oublie-la d'accord ? Si t'as besoin d'un génie, va en trouver un ailleurs. Je suis en grève, tu m'entends ? En grève. Et ouais. ça existe les syndicats pour Génie... Je viens de l'inventer.

Abasourdie, j'écoute sans l'interrompre la voix déblatérer son monologue de génie indigné.

-Parce que oui, y'en a marre ! Tout ce que je souhaite, c'est être libre. liiiiiiiii-bre. Libéré de cette foutue lampe toute moche -je vais commencer à devenir clostro' moi- mais tout le monde s'en fou ! Si, si, si. Sur trois vœux, y'en a pas un qui va utiliser un -juste UN bon sang c'est pas énorme- un tout petit vœux pour libérer le pauvre petit génie tout gentil et si généreux en train de moisir seul au fond de ce ramasse-poussière. Parce que tous ceux qui trouvent cette lampe ne pensent qu'à leur poire ! Donc, non, je ne réaliserai plus de souhaits pour qui que ce soit. Marre. La beauté, l'amour, la richesse. Vous voulez tous la même chose, mais si vous avez des problèmes pour vous accepter prenez rendez-vous chez le plasticien, merde. Pour l'amour adressez-vous à Cupidon ! Et si vous avez taaant de problèmes avec l'argent, appelez votre banquier ou braquez-le, comme vous voulez. Mais par pitié, laissez-moi. C'est pas marqué Crésus sur mon front.

-Heu... Je commence mais suis vite interrompue.

-Remarque, l'année dernière je m'étais bien vengé. C'était un grand con arrogant, imbu de lui-même, bref tout ce que je déteste, qui a trouvé la lampe et m'a fait le vœu de recevoir je cite "autant de billet que puisse avoir la banque. Non mieux, je veux la banque elle-même". Eh ben, je l'ai pris au mot. Ricana la voix du génie. Son petit paquet (de pognon) est bien arrivé chez lui. Par contre, vu que ça ne rentrait pas dans sa boite aux lettres... J'ai utilisé des billets de monopoli -plus petits- pour gagner de la place... Bah oui ! Il n'a jamais spécifié que ça devait être de vrais billets. Bon d'accord, après ça, il a jeté la lampe dans une poubelle. Mais je regrette rien. Sauf l'odeur.

Tout en me racontant son histoire de vengeance, j'entends du bruit à l'intérieur de la lampe, comme si on ouvrait un paquet de chips. Intriguée je ne résiste pas à jeter un œil par l'ouverture de la lampe.

-...je n'ai heureusement pas fini à la déchetterie parce que- hey ! Qu'est-ce que tu fais ?! S'exclame le génie.

J'aperçois à travers le versoir un petit homme bien installé sur un fauteuil luxueux, entouré de tapis hauts en couleur et une montagne de nourriture sucrée, gâteaux, bonbons et j'en passe. Le génie a remarqué que je l'observais et il s'est tourné vers moi. J'éloigne vivement mon œil, de peur qu'il le prenne mal ou qu'il puisse répliquer.

-Nan mais oh, on n'entre pas chez les gens comme ça. Petite voyeuse.

-Désolé... Je souffle.

-Ouais, bon, excuses acceptées. Maintenant repose-moi et rentre chez toi petite. J'aimerai... finir de passer l'éternité dans ce trou... tranquille... Murmure le génie.

-Depuis combien de temps êtes-vous enfermé là-dedans ? Je ne peux m'empêcher de lui demander.

-... Depuis trop longtemps.

-Est-ce que... Est-ce que les génies sont des anges ?

-... Pardon ? Fait la voix, ne s'attendant apparemment pas à cette question.

Un sourire étire mes lèvres.

-Comment est-ce que...

-Vous êtes Gabriel, n'est-ce pas ?

-...

-Je vous laisse bouche bée monsieur l'Archange ? Parce que, voyez-vous, j'ai pas mal de vœux en tête, comme retrouver ma famille par exemple, ou bien libérer un certain génie... Qui plus est, je crois qu'il y a une grâce qui n'attend qu'à retrouver son propriétaire.

-...Alors, tu n'as qu'à demander. Souffle l'archange.

-J'ai besoin de votre aide, Gabriel. Je déclare.

-Etes-vous en train de parler à une lampe ? Demande une voix derrière-moi.

Je me retourne pour voir l'antiquaire me regarder avec des yeux éberlués et c'est alors que la lampe de génie s'échappe de mes mains pour s'élever dans les airs au milieu de la pièce, la grâce de Gabriel venant tourbillonner autour de la prison de l'archange. Le vieil homme propriétaire de la boutique enlève ses lunettes pour suivre l'étrange manège se déroulant sous ses yeux, choqué. La lumière jaillit soudain et se forme alors devant nous un homme pas très grand, des cheveux blonds lui tombant dans la nuque, des yeux dorées pétillants et un sourire malicieux. Je reste sans voix.

-eh ben, c'est pas trop tôt.

L'archange regarde ses mains, agréablement surpris en croyant à peine à sa liberté retrouvé et lève ses yeux vers moi.

-Malia ? J'aurai dû m'en douter... Fait-il. Je crois que je te dois quelque chose.

-Et une aide d'un des Archanges ne serait pas de refus. J'affirme, ne m'étonnant même plus que le père angélique de Peter me connaisse.

-Oh, je vois qu'on a des gros problèmes à régler hein ? Devine Gabriel.

-...Bah ça alors. S'exclame le vendeur, ce qui nous fait tourner les yeux vers lui. Si j'avais su que j'avais un tel objet dans ma boutique... Je l'aurais gardé pour moi.

Gabriel hausse un sourcil et finit par soupirer.

-Et si on y allait, on a une famille à retrouver. Suggère l'archange avant de claquer des doigts pour endormir l'antiquaire.

*o*o*

Lorsque nous sortons de la boutique, Gabriel marque un temps d'arrêt.

-Bon sang, mais qu'est-ce qui se passe ici ? Demande-t-il, les yeux levés vers le ciel assombrit et menaçant.

-C'est l'Amphore des Ténèbres. Je lui révèle. Elle a été ouverte.

Le blond se tourne vers moi pour vérifier que je ne suis pas en train de blaguer.

-Les démons nous ont utilisés. Ils voulaient le pouvoir et faire la guerre aux anges. Et pour pouvoir ouvrir l'Amphore, ils avaient besoin d'un Nephilim assez puissant.

-Je comprends mieux. La Prophétie, hm ? Elle se réalise... Vous vous êtes tous retrouvés alors ?

-Oui, mais je n'étais pas assez... il leur fallait une âme tourmentée Gabriel... Et ils ont piégé Peter.

L'être céleste me regarde fixement, en comprenant le sens de mes mots. Il serre les poings et je sens son aura puissante s'agiter en tous sens autour de moi. Il ferme les yeux et inspire profondément pour essayer de reprendre le contrôle de ses émotions.

-Gabriel ? Je l'appelle comme il secoue la tête en pestant.

-Mon fils a besoin de moi et je ne suis même pas là. Se lamente Gabriel. Tu dois te demander quel genre de parent je suis, à abandonner son enfant de la sorte...

-Que s'est-il passé ?

-La guerre, Malia. Quand les anges ont su que vous existiez, Michel s'est retrouvé avec une révolution sur le dos. C'est déjà arrivé par le passé, un premier Nephilim est né et ça s'est très mal terminé. Michel persistait à croire que vous ne seriez pas en sécurité avec nous tant qu'il n'aurait pas résolu ce conflit. Tout le monde était opposé à son idée de vous séparer de nous. Qui voudrait abandonner ses enfants ? C'était inconcevable. Mais mon frère ne nous a pas laissé le choix. Il a... effacé vos souvenirs et vous a déposé aux quatre coins du continent. Tout ce qu'on a pu vous donner, ce sont ces coffres avec dedans, des armes, des moyens de vous protéger. Certains d'entre nous ont réussi à y glisser quelques souvenirs... Ils étaient là au cas où votre Grâce se manifesterait. Et puis... Michel a créé le lien qui vous unit. Ce lien qui vous permettrait de vous retrouver si l'un de vous est en danger. Parce que peut-importe que vous soyez caché à l'autre bout du monde, vos pouvoirs allaient bien se manifester un jour ou l'autre et vous n'arriveriez pas à les contrôler de prime abord. Vous seriez alors visible sur les radars angéliques et démoniaques et traqués. Je savais que ce jour arriverait, quoi que l'on fasse. J'ai essayé de le faire comprendre à mon frère. Après tout, on était les plus amènes à vous protéger ! Mais il ne l'a pas entendu de cette oreille.

Lorsque Michel est reparti au Paradis livrer bataille, nous étions tous abattus par votre perte. Et puis, les problèmes se sont accumulés : les portes du Purgatoire, les tablettes de Dieu, les Léviathans... On a essayé de vous retrouver, en vain. Michel vous avait bien cachés, invisibles au milieu des humains... Notre famille s'est peu à peu disloquée... Quelques années après, Lucifer et Charlie eurent Matt et Abby et Michel les a trouvé et séparés eux aussi… Lucifer a pété un plomb, mais il ne pouvait rien faire, étant humain. Dean et Castiel essayaient de faire face aux problèmes, pour ne pas perdre la face; Adam est parti dans son coin... Et Sam... c'était le pire. Il n'a pas pu supporter de perdre Peter et Sumiko. Il voulait à tout prix les retrouver. Il a pris ses distances. Et moi... Je ne pouvais rien faire parce que j'avais laissé une partie de ma Grâce dans le collier de Sumiko. Pour l'aider le jour où tout irait mal. Je me sentais si inutile, si impuissant. Incapable de protéger ma propre famille, mes enfants, mon Sam. J'ai tout perdu. Je ne savais pas quoi faire.

Je ne voulais pas ça. Alors je suis parti à mon tour. Je savais une chose que Michel ne savait pas : l'existence de Matt. Je l'ai retrouvé et j'ai parcouru les villes à votre recherche. Je t'ai retrouvé toi. Fait Gabriel avec un sourire alors que j'ouvre de grands yeux surpris. J'ai demandé à Matt de veiller sur toi. Et puis... Michel a remarqué mes agissements. Je me suis opposé à lui et pour m'arrêter, il m'a enfermé dans cette lampe. Je sais ce que ça lui en coûte à lui aussi-

-Mais il est temps de lui montrer qu'il a eu tort. Je conclus.

-Oui, il est temps qu'on se retrouve tous. Affirme avec vigueur Gabriel. Tout ce que je veux, c'est retrouver Sam, Peter et Sumiko. Ils ne sont plus très loin, je le sens...

-Mais d'abord, il faut en finir avec ça. Je fais en désignant les ténèbres au-dessus de nous.

-Alors il faut faire vite, avant qu'elle ne se répande partout.

-Tu peux l'arrêter ? Je demande avec espoir.

-Non, mais on devrait pouvoir l'enfermer à nouveau. C'est le seul moyen. Où est l'Amphore ? M'interroge le blond.

-Oh non... Elle est restée à l'ancien hôpital. Je geins.

-Bien, va la chercher. Moi, je vais faire tout mon possible pour contenir son pouvoir et faire en sorte qu'elle ne s'éparpille pas.

-Compris.

Sur ces derniers mots, nous nous serrons la main comme pour nous donner la force et nous nous envolons chacun de notre côté.


Gabriel, de retour et dans toute sa splendeur, sera une aide précieuse pour l'équipe, reste à voir comment ça va se dérouler...

La semaine prochaine, dernière sous-partie de la troisième partie : Renaissance (I). Struggle.

Disputes familiales, retrouvailles, nouvelles batailles à livrer et d'autres surprises seront au programme...

"C'est alors que nous entendons la porte d'entrée s'ouvrir dans un grincement et quelqu'un entrer. Nous nous retournons tous les trois.

-Bon sang, ça va être quoi cette fois ? S'exclame Dean, main sur son arme avant de s'arrêter net, bouche bée"

[...]

"Le plafond s'effondre et quelqu'un en tombe pour donner un fulgurant coup de poing à Sam. Lorsque je réouvre les yeux, la silhouette de dos se dessine à travers la poussière et fait craquer ses doigts.

-J'espère que je vous ai manqué ? Lance une voix espiègle que je ne reconnais que trop bien."