Alors voici le chapitre 6! Sérieusement, ce chapitre à été mon préféré à écrire. Je me suis vraiment fait un plaisir en le faisant, et j'espère que vous prendrez autant de plaisir en le lisant!

Je sais que je ne publis pas souvent, et que mes chapitres sont plutôt court, c'est pourquoi je vous remercie sincèrement de ne pas lâcher cette histoire, qui est très importante pour moi. Donc je vous remercie tous! En particulier X'Quelqu'une, qui corrige cette histoire et qui prends le temps de m'aider à améliorer cette histoire. J't'aime :D!

Le prochain chapitre risque d'être juste un PDV de Sasuke! Alors dites moi ce que vous en pensez!

Ah oui, et ça sera du Narusasu, puisque vous avez l'air à préféré :). (Et que moi-même je préfère x)) Il y aura du lemon d'ici quelques chapitres (sois vers le chapitre 8-9)

Réponses aux reviews:

LaurenceNS: Alors, ça sera définitivement un NaruSasu! Pour la personne qui était derrière la porte, tu vas le découvrir sous peu! haha ;) merci pour ta review

Sello: Comme tu a pu voir, ça sera du NaruSasu :)!

Patate: Le Narusasu sera bientôt présent!

Makichan: Merci ^.^! Et ça sera du Narusasu!

Elixyr: Merci, et ce chapitre est plus long que les autres, j'espère que ça te satisfera :)! Oui, j'ai trouvé quelqu'un pour mes fautes d'orthographes, mais merci quand même!

Donc je vous laisses enfin lire!
Enjoy mes amours!


- Je croyais que...

Il n'eut le temps de finir sa phrase que la porte s'ouvrit. Oh non. Merde, merde, merde !

- Non mais je rêve !


Mon cœur battait à une vitesse fulgurante. Comment avais-je pu laisser les choses dégénérer de cette façon ? J'avais encore cette chaleur qui m'étranglait le bas-ventre, les joues en feu et les pensées embrumées par l'envie de laisser Sasuke faire ce qu'il s'apprêtait à entamer, avant que je ne l'en empêche.

Me rappelant de la présence de la fille, je tournai la tête vers elle. Ah oui... c'est vrai. Sasuke devait sûrement paniquer... Je le voyais souvent avec elle, ils devaient donc être proche. Et effectivement, il était alarmé par la situation. La rouquine qui se tenait devant nous aussi avait l'air plutôt affolée. Je me sentis tout d'un coup de trop. Ils se défiaient du regard d'une façon trop personnelle pour que je m'y interpose.

Ce fut finalement la jeune femme qui parla en premier.

- Comment peux-tu ? dit-elle amèrement.
- C'est pas ce que tu crois..., objecta Sasuke, essayant de se défendre.

Étaient-ils un couple ?

- Je ne sais pas comment tu peux me croire si sotte ! Il... Je croyais que c'était spécial entre nous... Je croyais qu'on était un couple...
- C'est faux, répondit le ténébreux sèchement. Tu savais très bien qu'il n'y avait que du sexe entre nous deux. Si je veux coucher avec quelqu'un d'autre, ça ne te regarde pas.
- Sasuke, c'est un mec... T'es en train de me dire que tu voulais le baiser ? Tu me dégouttes ! Comment tu peux être ce genre de chose ? fit-elle rebuté en tournant la tête pour me fixer. Et toi, tu crois quoi ? Il n'est pas homo comme toi ! Il baise tout ce qui bouge et ne te désire pas plus qu'un autre... Écoute-moi bien... si tu l'approches, si tu le regardes ou nuis à sa réputation, je m'arrangerais pour que tu vives un enfer !

J'étais réellement sans voix. Non que ses menaces m'impressionnaient vraiment mais Sasuke ne disait rien... Cela me confirmait qu'il avait juste voulu baiser, que j'avais confié une partie de moi à quelqu'un qui s'en fichait.

Je sentis les larmes monter. Humilié, voilà ce qui venait de m'arriver. Je serrai mes poings au point que mes jointures blanchirent.

- Ne t'inquiète pas, je n'ai pas l'intention de lui reparler. Je n'en ai jamais eu l'intention, rétorquai-je d'une voix trahissant ma tristesse et mon embarras.
- Attends, Naruto !

Je l'ignorai et partis en courant. Je sentis mes larmes déferler à toute vitesse sur mes joues. Putain, je savais que je n'aurais jamais dû lui dire tout ça, juste éviter de venir. Je ne serais jamais venu si ça n'aurait pas été de... Oh merde ! Il fallait que je retrouve Sakura ! Je ne pouvais pas la laisser ici.

Je descendis les marches rapidement. Ne regardant pas vraiment où j'allais, je me précipitai sur quelqu'un et chutai sur le sol.

- Je suis désolé, criai-je dû à la musique rythmée qui envahissait mes oreilles à nouveau.

Le jeune garçon m'aida à me relever. Il ne me donnait pas l'impression d'être conscient. Je le reconnus. C'était le mec qui dansait avec Sakura plus tôt. Ses longs cheveux ébènes retenus en queue de cheval, sa large poitrine et cet air perdu m'intimidaient.

- Dis, la fille avec qui tu dansais plus tôt, tu ne saurais pas où elle est ? demandai-je sans le regarder dans les yeux.
- Euh..., ricana-t-il. Ouais, je vois de qui tu parles. Je l'ai vue dans le salon à gauche en train de s'enfiler une ligne.

Merde... Ce n'était vraiment pas bon.

Sans prendre la peine de remercier le type, je partis en courant, bousculant le monde jusqu'au fameux salon et vis Sakura affalée sur le plancher. Qui sait quelle merde elle avait pu prendre... J'allai l'aider à se relever.

- Aller Sakura... On ne peut pas rester ici. Il faut... il faut juste partir au plus vite avant d'avoir des ennuis.
- Mais je m'amuse ici, rit-elle.
- On ne peut pas, contrai-je la voix ébranlée et commençant à vraiment m'inquiéter.

Elle rigola encore avant de voir mes yeux rougis par les larmes. Elle hocha finalement la tête et prit ma main pour partir.

Plus loin, à quelques rues de la fête, je pris le temps de prendre une grande respiration et me calmer. On ne disait pas un mot, l'un comme l'autre encore perdus dans nos pensées, mais je finis tout de même par prendre la parole.

- Tu devrais venir chez moi. Je ne crois pas que tes parents seront très enjoués par ton état actuel.

Elle hocha à nouveau la tête. Je ne pouvais dire si elle était sous l'effet de toutes les substances qu'elle avait pris pendant la soirée, ou si elle m'en voulait à cause de Sasuke. Je préférai ne pas demander. J'en avais assez de me soucier de ce dernier. Il... Je me rappelais parfaitement du regarde qu'il m'avait lancé après mon récit. Ce regard qui m'avait confirmé qu'il y avait une ressemblance entre nous et qui m'avait nettement donné envie de l'étreindre... Néanmoins, plus je l'avais embrassé, plus il avait cajolé ma peau et plus j'avais senti Gaara, derrière mon dos, qui me disait de ne pas lui faire ça. De ne pas le trahir de la sorte.

Même si Sasuke m'attirait vraiment, je ne pourrais jamais faire ça à Gaara. De toute façon, Sasuke n'était pas vraiment intéressé par moi. J'en avais eu la confirmation un peu plus tôt. Je ne savais pas quel avait été son but. Sûrement un pari débile avec un de ses amis. Et puis, ça n'avait plus d'importance. Son amie m'avait explicitement dit de ne plus l'approcher. Elle n'était pas vraiment menaçante mais... le regard silencieux de Sasuke, oui.

Enfin arrivée chez moi, j'aidai Sakura à monter les escaliers jusqu'à ma chambre.

Dans la pièce, elle me poussa délicatement pour aller s'allonger de tout son long sur mon lit. Je ne dis rien, ne sachant pas trop quoi faire. Un malaise s'installait petit à petit et je ne savais pas comment le gérer.
Finalement, ce fut elle qui brisa le silence :

- Qu'est-ce qui s'est passé quand tu es revenu ? demanda-t-elle la voix base et à moitié endormie.

- On t'a regardée... danser ? Et puis après, on s'est retiré pour parler, expliquai-je, ne voulant pas trop m'aventurer sur le sujet.
- Est-ce qu'il t'a raconté ce qu'il m'a dit ? Qu'il se fichait de moi et que c'était toi qui l'intéressais ?

Je voyais très bien qu'elleétait dégoûtée en ce moment. Mais que pouvais-je répondre ? Que Sasuke et moi, nous nous étions embrassés jusqu'à presque coucher ensemble ? Hors de question de lui dire de cette façon... Je savais qu'elle m'en voulait, qu'elle me prenait pour le fautif de la situation.

- Ouais. Écoute Sakura, je m'excuse. Je ne croyais pas qu'il allait te traiter de la sorte. Et puis, si tu n'avais pas insisté, je n'y serais même pas allé... Il ne veut plus me voir.

Elle me regarda, plutôt méfiante. Elle était toujours contrariée, mais sur ce point, je ne pouvais rien y faire. Par contre, j'aurais dû éviter de spécifier que je n'étais pas responsable du rejet du ténébreux.

- C'est bon.. Je te pardonne, finit-elle par me répondre en se tournant vers le mur.

Ce n'était pas sincère. Je voyais très bien.

Elle était obligée de rester chez moi à cause de ses parents. Mais si elle avait pu retourner chez eux,ellem'aurait sûrement envoyé me faire foutre.

J'ignorai tout de même son comportement. Si je la perdais, je finirais encore seul et je ne pourrais pas le supporter.

- Je vais aller te chercher des comprimés pour ne pas que tu vomisses partout demain...

Après avoir donné les médicaments à Sakura et m'être assuré qu'elle allait bien, je descendis à la cuisine. Je fus surpris de voir qu'Iruka y était présent. Il était supposé être parti pour l'Ohio hier mais était assis à la table et regardait des documents. Sûrement ses comptes.

J'allai au frigo me chercher une bouteille d'eau tout en espérant éviter ses questions.

- Tu étais où ? demanda-t-il malheureusement, sans même lever ses yeux de ses papiers.
- J'étais chez Sakura, mais on a décidé de venir ici, mentis-je pour ne pas avoir d'autres questions.
- Tu me crois idiot ? rétorqua-t-il en me regardant cette fois.

Je m'assis à la table devant lui et soupirai. Sa question était claire : m'avais-je mis encore dans le trouble ?

Iruka avait pris l'habitude – plutôt énervante – de s'imaginer le pire pour tout. Même si cela m'exaspérait, je ne disais rien. Je ne voulais pas qu'il le soit à son tour.

Je pensai rapidement à ce qui s'était passé avec Sasuke et me sentis rougir. M'étais-je mis dans le pétrin ? La jeune femme, avait-elle été sérieuse ?

- Je n'ai rien fait, commençai-je, perdu dans mes pensées. C'est juste qu'il y avait cette fille qui faisait une fête et Sakura m'y a traîné de force. Aucun ennui, ne t'inquiète pas.

Il me regarda, sceptique, mais n'insista pas davantage. Un silence apaisant s'installa, ce qui me fit du bien.

Avec Iruka, c'était toujours pareil. Il s'intéressait à ma vie comme un parent devait le faire, mais il ne savait pas comment s'y prendre. Moi non plus d'ailleurs...

Je me rappelai soudainement de sa présence ici alors qu'il était supposé être chez Jiraya.

- Tu n'y vas plus finalement, en Ohio?
- Si tu ne veux pas y aller, je ne te forcerais pas. Je m'y rendrais pour mes propres parents en février.
- Qu'est-ce que Jiraya a dit ?
- Qu'il comprenait. Qu'il était déçu que tu ne viennes pas après tant d'années...

Je hochai la tête. Ça faisais si longtemps que je n'avais pas vu mon parrain, mais tout ça, c'était un peu hypocrite. Je n'aurais pas pensé à lui si je n'avais pas parlé de lui à Sasuke. L'idée de ce dernier, à nouveau dans mon esprit, m'empourpra le visage. Si seulement je pouvais oublier ce baiser !
Je finis par me lever, souhaitai une bonne nuit à mon père et remontai à l'étage. Sakura était toujours endormie dans mon lit. Je m'allongeai à ses côtés et, rapidement, je m'endormis.


Deux semaines s'étaient écoulées depuis cette fameuse fête. J'avais évité Sasuke autant que je le pouvais. En fait, à part pour notre travail d'équipe, j'avais catégoriquement refusé de lui parler. Il en était hors de question. Je m'étais promis de me tenir loin des problèmes, et lui, il en était un gros.

Avec Sakura, rien ne s'arrangeait. Notre amitié n'était que surface. Elle ne m'avait pas vraiment pardonné et m'en voulait énormément pour l'avoir laissé dans une situation embarrassante. Comme si c'était de ma faute si elle se frottait à n'importe qui ! Je ne savais pas trop ce qui l'incitait à rester mon ami. En réalité, ça me blessait réellement. Je ne lui avais rien fait. Ce n'était pas de ma faute si Sasuke s'était foutu d'elle. Mais au moins, nos amis en commun semblaient m'apprécier et ça me suffisait.

Assis sous un arbre, Sakura, Kiba, Hinata et moi mangions tranquillement tout en parlant des clubs qui allaient, pour la plupart, ouvrir cet après-midi.

- Moi, j'entre dans l'équipe de football, dit Kiba enjoué. Tu viendra avec moi, Naruto ?
- Je me suis déjà inscrit en natation, répondis-je désolé. Je commence les cours tout à l'heure.
- Est-ce que le club est mixte ? demanda Sakura avec un sourire fictif.

Je hochai la tête ayant le même sourire, du dédain en plus. Si seulement je pouvais savoir ce qu'elle voulait !

- Alors je vais m'inscrire avec toi. Veux-tu te joindre à nous Hinata ?
- N-non... je suis dans le conseil des étudiants et j'en ai bien assez avec ça !

Un silence s'installa.

M'inscrire à ce club, c'était uniquement pour éviter Sakura et Sasuke. Maintenant, j'allais me coltiner l'un de mes problèmes.
Je finis par me lever. Mes trois compagnons me fixèrent, attendant une explication.

- Il faut que j'aille me préparer pour le cours de cet après-midi. Tu devrais aller t'inscrire tout de suite Sakura. Sinon, tu ne seras peut-être pas prise...

Sur ces mots, je partis en saluant Hinata et Kiba.

Arrivée à mon casier, je pris mon sac de sport à toute vitesse et allai immédiatement aux vestiaires. J'avais pris l'habitude de ne pas m'attarder aux casiers. L'événement du mois passé m'avait particulièrement heurté. L'idée de me retrouver à nouveau enfermé m'irritait car, si ça arrivait à nouveau, Sasuke ne m'aiderait pas. Je ricanai à cette pensée.

« Comme s'il allait froisser ses très chers et humbles amis, pensai-je ironiquement. »

Perdu dans mes idées, je n'aperçus pas la personne devant moi et trébuchai dans ses pieds. Je me pris de plein fouet le plancher. Je me fondis en excuses, habitué à ce genre de situation dû à ma maladresse.

- Ce n'est rien, Naruto.

Je reconnus immédiatement cette voix : Sasuke.

Je relevai rapidement la tête. Son regard était toujours aussi profond et souffrant. Je me redressai précipitamment et allai dans les vestiaires. Pour mon grand malheur, Sasuke me suivit. Étant les seuls dans la petite pièce, je savais qu'il ne me lâcherait pas cette fois.
Je laissai mon sac tomber rudement sur le sol.

- Qu'est-ce que tu veux ? dis-je, déjà énervé.

PDV SASUKE

Qu'est-ce que je voulais ? Bonne question. Je l'ignorai.

En fait non, je le savais : son pardon, mais je bloquai. Comment le trouver ? J'avais conscience qu'il n'en voulait pas de mes excuses. Alors, j'étais supposé faire quoi ? Les mots que je m'étais répétés tant de fois restaient bloqués dans ma gorge nouée.

« Allez ! Dis quelque chose bon sang, pensai-je. »

- Crois pas ce que Karin a dit, commençai-je.

« T'esdébile ou quoi ? Songeai-je aussitôt. »

- Qu'est-ce que tu veux que ça me fiche ? Je sors pas avec toi et suis encore moins intéressé, dit-il avec une pointe de mépris.
- Justement ! Je sais que ça t'a blessé ! Pas parce que tu m'aimes, mais parce que tu crois que je t'ai trahi. Ce que tu m'as conté... ça m'a ému. Je ne voulais pas rire de toi, même si c'est ce que Karin a voulu te faire croire ! Et puis, je me fiche de cette fille ! Elle ne vaut rien pour moi. Toi, c'est différent. Sans même vraiment te connaître, tu es ce qui m'est le plus proche d'un... ami.

Je relevai la tête essoufflé par mes paroles. Ça y était. J'avais dit tout ce que j'avais sur le cœur. Peut-être pas la fin par contre...

La vérité était que je n'avais jamais été aussi proche du sentiment de désir qu'avec lui. Je ne voulais pas le terroriser avec mes émotions saugrenues.

Le blondinet me regardait, stupéfait. Il frottait son pendentif et avait l'air de penser à une vitesse fulgurante. Il s'assit sur le banc puis frotta sa tête. Enfin, il me regarda à nouveau droit dans les yeux.

- Ce baiser ne signifiait rien ?

Je fus surpris de sa question. C'était la dernière chose à laquelle je m'attendais. Qu'est-ce qu'il voulait que je réponde ? Que oui, effectivement, j'avais apprécié et que j'aurais adoré pouvoir aller plus loin ? Il voulait peut-être, au contraire, que je mente en disant que c'était juste dû aux émotions que son histoire m'avait procurée. Je préférai ne pas répondre.

Je m'assis à ses côtés sur le banc puis le regardai droit dans les yeux.

- Et pour toi, il signifiait quoi ?

Il fuit mon regard, puis fixa ses pieds.

- Une bêtise, finit-il par murmurer.

Je ne voulais pas le croire. C'était à sens unique ce désir que j'avais ressenti ?

- Tu me pardonnes de t'avoir embrassé, alors ? me renseignai-je plein d'espoir.

Pendant un court instant, je crus qu'il allait dire oui. Les sentiments que je pouvais percevoir au travers de ses azurs, me montraient son envie de m'excuser. Néanmoins, ce ne fut pas ce qu'il se passa. Son regard changea tout à coup en affolement et colère, et il secoua la tête vivement.

- Tes paroles ne valent rien pour moi. Tu dis tenir à moi mais si je te disais de laisser tomber ta popularité, tu ne le ferais pas. Même si tu sais que tes amis sont des salauds de première classe, tu les préféreras à moi. Pourquoi ? C'est simple... parce que tu n'as pas le cran de tout délaisser pour un type comme moi.
- Qu'est-ce que tu en sais ? fulminai-je. Tu ne me connais pas ! Tu ne sais rien !

Il secoua la tête négativement avant de rire dans sa barbe. Maintenant ça le faisait rire ? Autant là, il me donnait envie de lui mettre mon point dans la figure, autant parfois, j'avais plutôt le désir de l'embrasser à pleine bouche.

- Alors fait-le, répondit-il.

Je restai bouche bée. Je pensai vite.

Étais-je prêt à perdre tout ce que je m'étais construit ? Je ne savais plus trop. En valait-il vraiment la peine ? Je savais que oui, mais je me sentais tellement insulté à ce moment, que j'hésitai.

- C'est bien ce que je croyais.
- Et peut-être que toi, tu serais capable de le faire ?! criai-je. Comme si c'était si simple de tout laisser tomber pour une personne !
- Je l'ai déjà fait.

Encore une fois, je ne sus quoi répondre. Je ne m'étais pas vraiment attendu à cette réponse.

- Et puis, continua-t-il, je suis presque sûr que dans n'importe quelle cas, tu voudrais tenir cette relation secrète.

Il avait visé dans le mille. Ma tête surchauffait. Elle était passée où cette complicité qu'on avait eu à quelques reprises ? Cette discussion prenait une tournure qui ne menait à rien. Pourtant, j'avais seulement voulu m'excuser, être plus proche de lui. Il fallait tout de même que je fasse une dernière tentative.

- Tu as raison, je ne suis pas prêt à laisser tomber mes amis pour toi, mais je ne veux pas cacher notre lien.

Il eut l'air surpris, ce qui me donna satisfaction. Il massa de nouveau son collier. Puis d'un coup, la tension s'évapora, ses gardes presque disparues.

- Pourquoi tu tiens tant à ce qu'on soit ami ? finit-il par quémander.
- Je te l'ai déjà dit, tant que je ne saurais pas ce que tu caches, je ne laisserai pas tomber.
- Tu le sais... je te l'ai dit pour la morts de mes-
- Non, le coupai-je rapidement. Il y a autre chose. Nie-le si tu veux, mais je le sens. Il y a bien plus que ça. Ton histoire est bien plus pénible.

Il ne dit rien. Ça y était, allions-nous faire la paix ? Si seulement cette histoire avait pu être plus simple.
Naruto se leva, prit son sac de sport et partit vers les casiers des vestiaires, sans m'adresser un seul mot. Je restai figé, ne sachant pas comment agir. Il revient aussi vite, un maillot sur lui. Une bouffée de chaleur m'envahit.

Son corps était si alléchant... Sa peau basanée, ses muscles qui étaient plutôt bien dessinés, cette fine ligne de poil blond qui allait se perdre un peu plus bas. J'étouffais. Ce maillot de bain moulait tout à la perfection : ses fesses, son membre... Je relevai la tête. Oh non ! Merde, merde, merde ! J'avais carrément un début d'érection à la vue de son corps. Étais-je vraiment descendu aussi bas ?
Naruto ne remarqua rien et s'accota contre le mur. Il avait l'air à se demander ce que je faisais encore là.
- Je ne te fais pas confiance. Pourtant, je suis prêt à te laisser une chance. Je... il faut juste mettre une chose au clair. Je ne sais pas si tu es gay ou bi et je m'en fiche. Ce qui s'est produit cette nuit, ça n'arrivera plus. Je ne veux pas ce genre de relation.

Il me fixa pour voir si j'avais bien compris.

Pour ma part, j'étais content de voir que je n'étais plus en érection. Le message était clair. Je ne pouvais pas dire si j'allais tenir cette promesse, mais lui non plus. Il ne voulait juste pas être blessé. Je finis par secouer la tête positivement. Il sourit alors d'un de ses sourires que j'avais, à plusieurs reprises, souhaité qu'il m'adresse. Il tendit son point devant moi. Je crus, pendant quelques secondes, qu'il allait me frapper.

- Amis ? demanda-t-il.

Je fus surpris puis souris, soulagé, et tendis mon point pour le persécuter sur le sien.

- Amis, répondis-je


Derrière le comptoir du dépanneur où je travaillais, je repensais à ce moment d'exaltation que j'avais vécu un peu plus tôt. C'était déjà un début, on était ami. Maintenant, il ne me restait plus qu'à le conquérir. Ça ne sera vraiment pas facile, mais je savais que j'y arriverais. Je devais juste réussir à contenir mes pulsions de désir et ne pas l'embrasser à nouveau. Il y avait juste un problème... Il m'avait clairement dit que les embrassades, il n'y en aurait plus. Que toute cette histoire, on n'en parlerait plus.

Je sentis soudainement mon cellulaire vibrer. Je le sortis de ma poche. J'eus un tic : c'était Karin. Elle était mon plus gros problème pour le moment.

J'avais réussi à négocier avec elle pour qu'elle ne parle pas de ce qu'elle avait pu voir. Je l'avais convaincu qu'il s'agissait d'un accident, ce qui s'était produit avec Naruto, mais si elle nous voyait ensemble, elle deviendrait furieuse. De plus, comme je voulais conquérir le blondinet, je devais assurément arrêter de coucher avec elle. Sa réaction m'inquiétait. Je me doutais qu'elle en serait furieuse.
Soupirant, j'ouvris finalement le message

« De Karine :

Samedi au club avec le gang. »

Je mâchouillai l'intérieur de ma joue. Je travaillais cette fin de semaine. Je ne pouvais pas me permettre de manquer.

Je pianotai donc aussi rapidement que je pus sur le petit clavier.

« Je ne peux pas. Je travaille toute la fin de semaine. Prochaine fois, peut-être. »

Je remis mon téléphone dans ma poche, avant de me perdre à nouveau dans mes pensées.
Il y avait cette chose que Naruto m'avait dit, qui ne voulait pas partir de ma tête. Étais-je... gay ? Après tout, jusqu'à maintenant, j'avais plus agis sous des pulsions, sans réfléchir. Je ne m'étais jamais vraiment posé la question. Ça m'avait toujours paru si clair. Je couchais avec des filles, j'étais donc hétéro. Je n'en étais plus si sûr.

Je me rappelai du corps de Naruto et la fébrilité que ça m'avait procurée... Avais-je déjà ressenti ça auparavant ? J'essayai de me rappeler un événement, n'importe lequel, qui aurait pu me donner un indice sur mon homosexualité. Rien. Peut-être que Naruto était une exception à la règle.

Un sourire ironique apparut sur mon visage. Gay ou pas, j'allais finir avec Naruto.