Bonjour à tous =D
désoler du retard mais comme promis voici la suite ;)
merci pour les coms à aliena wyvern, à Julindy, à Angelyoru, à Sally-of-middle-earth, à Vincent Aguila, à lectrice en herbe, à williamyuki et à la nouvelle sakura naka =D
prévoyez tous vos paquets de mouchoirs :') je pense surtout à mon ami Noooo Aime qui risque bien de pleurer pour ce chapitre ;) parce qu'on arrive au passage des funérailles sans compter que Bili reprend enfin connaissance
je n'ai plus qu'à vous dire
BONNE LECTURE
on se retrouve en bas ;)
Sabrinabella
Chapitre 88 : Des funérailles douloureuses
La cérémonie des funérailles n'avait pas mis très longtemps à débuter.
Dès que les derniers blessés avaient été soignés et ne se trouvaient plus en danger de mort, tous ceux se trouvant capables de continuer d'aider, s'attaquèrent directement de tailler les tombeaux de leur frère d'arme tomber durant la bataille. Et comme promis, Elrond autant que Thranduil et Bard avaient fait part de l'offre de Thorin, concernant d'enterrer ceux tomber dans les cavernes d'Erebor et certains d'entre eux, plus de la moitié acceptèrent l'offre du Roi Sous la Montagne.
Et ayant travaillé en conséquences, certains des tombeaux durent être retravaillé pour la taille des hommes et des elfes tomber, alors que tous furent surpris de la taille du tombeau qu'était en train de s'occuper celui-ci. Mais personnes n'osèrent lui demander ce qu'il avait derrière la tête, ne voulant guère questionner le Roi d'Erebor, surtout devant la concentration que celui-ci déployait à sa tâche.
Et la cérémonie avait aussi finis par commencer après que la nuit était tombée.
Alors que tous avaient été rassemblés autour de toutes les couches des morts, entourés par des buchers pour y voir un peu plus dans le noir du tombeau, qui avaient été aussi préparé pour le dernier chemin qu'ils emprunteraient vers leur dernière demeure, toute la Compagnie de Thorin s'était rassemblés autour des corps d'Alaric et d'Alrik. Tout comme Fili et Kili qui avaient tous les deux accepter de délaisser leur cousin pour la cérémonie, après que l'une des guérisseuses elfes avait promis de demeurer auprès de lui et veiller à ce qu'il aille bien pendant leur absence.
Surtout que cela était la moindre des choses que les deux jeunes nains pour lesquelles ces derniers s'étaient sacrifier, soit présent pour les accompagner droit vers leur dernière demeure.
Et suivant les directives de Thorin, celui-ci avait confié qu'il désirait que ces trois camarades tomber soient déposés les derniers dans leur tombeau, et que le convoi soit mélanger entre les morts. Que les morts ne soient pas rassembler autour des trois races qui reposeraient, mais qu'ils soient mélangés entre eux. Que les nains, les elfes et les hommes reposent en paix dans ce tombeau sur un même pied d'égalité, après tout, ils s'étaient tous éparpiller les uns avec les autres durant le combat et beaucoup de ceux étant tombé, était tombé pour protéger celui se trouvant à ces côtés et ces derniers ne se trouvaient pas forcément de la même race qu'eux.
Aucunes différences n'avaient été faites parmis tous ceux étant tombés et cela convenaient pertinemment à leurs proches.
Très vite les chants funéraires des nains s'étaient mis à s'élever dans l'immense salle des tombeaux d'Erebor, résonnant avec les cloches alors que celui des elfes avaient suivis, puis celui des hommes. Mais si on aurait pensé que le mélange des trois chants auraient été un capharnaüm et créeraient une tension, au contraire ces derniers parvinrent facilement à se mêler les uns aux autres.
Les chants graves des nains trouvaient leur contraire dans ceux aigu des elfes alors que ceux des hommes trouvaient un juste milieu entre eux, faisant résonner toute la montagne de leurs voix triste et mélancolique alors qu'ils faisaient leurs adieux à leur proche sur le dernier chemin qu'ils étaient en train d'emprunter vers leurs mausolées.
Et ces derrières tous ces convois qu'arriva la couche sur laquelle était déposer le corps nettoyer et préparer de Dame Aglariel. Porter par quatre elfes de Foncombe, Glorfindel marchait devant leur groupe alors que ces trois nièces suivaient la civière de la morte, la plus jeune des trois soutenus par ses deux ainées, étant parvenus à reprendre connaissance quelques heures plus tôt. Celle-ci avait catégoriquement refusé de rester derrière alors que l'on enterrait sa tante, le pas des trois nièces emboités par le Seigneur Elrond et ces deux fils ainsi que par Estel le Dunédain.
Vêtus de l'une de ces robes blanches et d'or qu'elle avait emporté avec elle dans ces affaires, ces longs cheveux ruisselant tel une rivière d'or autour de son visage pâle, ou un doux sourire filtrait ces lèvres, la faisant paraitre endormis aux yeux de ceux qui la virent passer. Alors qu'une couronne de fleur couronnait son front et que des multitudes de fleur blanche avaient été déposés dans sa chevelure, contrastant avec son épée elfique reposant sur son torse dont ces deux mains étaient déposées autour de la garde de son arme. Hormis les quelques femmes de Lacville étant tombés et celle de la Forêt Noire, Aglariel faisait partis des quelques femmes elfes de Foncombe à être tombée. Mais elle était la seule Survivante de Gondoline qui avait été emportée et avait suivis les autres membres de sa famille étant partis avant elle.
Les suivant aussi, Thranduil et Legolas se tenaient tous les deux côtes à côtes, marchant une dernière fois ensemble, sur les traces du convoi de la Dame de Gondoline, alors que les deux dernières couchettes fermant le cortège se trouvait être ceux d'Alaric et d'Alrik.
Ayant lui aussi refusé de se reposer et d'être laissé de côté, Thrain accompagnait son fils et ces petits enfants, se tenant au côté de Thorin, ouvrant la route des deux membres tomber dans leur Compagnie, tandis que Fili et Kili les suivaient juste devant le reste de leur groupe s'étant répartis à porter les deux couches. Gloin, Oin, Bofur et Dori portaient la couchette d'Alaric alors que Nori, Ori, Bifur et Bombur s'occupaient de celle d'Alrik, tandis que Dwalin et Balin les suivaient avec Gandalf, Radagast et Beorn fermant le convoi.
Ayant été tous les deux revêtus dans leur armure de guerre que les nains avaient sagement restauré pour masquer les endroits où ils avaient reçus leur blessure, Alaric et Alrik avaient tous les deux leurs mains poser sur le poitrail, déposer sur le manche de leur arme de guerre. Leurs tresses brunes avaient été sagement nettoyées, comme leur visage, leur retirant les traces et la saleté qu'ils avaient eu, les faisant paraitre endormis comme tous les autres tombés.
Endormis dans la mort.
Chacun des proches des défunts savaient vers quel tombe se diriger et déposer les leurs tomber, mais Glorfindel ignorait complètement, comme les siens, laquelle de ces tombes seraient la dernière demeure de sa défunte sœur. Mais Thorin vint à se placer devant ces derniers et leur faisant signe de les suivre, lui et les autres, le Roi d'Erebor les mena droit vers la sépulture qu'il s'était charger.
Une seule tombe.
Une tombe assez grande en longueur pour accepter un elfe ou un nain, et assez large pour prendre plusieurs personnes quand les nains de la Compagnie ainsi que ceux de Foncombe et les autres saisirent ce que Thorin avait prévus pour les défunts. Si le Roi nain avait informé qu'il permettrait aux deux frères nains et à la Dame elfe de reposer côte à côte, personne n'avait saisis que celui-ci avait bel et bien l'attention de les mettre côte à côte, tous les trois ensemble dans la tombe.
Un mausolée pour trois personnes, deux nains et un elfe ? S'était du jamais vus !
Mais personne ne tentèrent de dire quoi que ce soit à cela, surtout quand les familles et les proches des trois concerner allèrent installer ces derniers sur le tombeau, les elfes de Foncombe plaçant Aglariel au centre alors que la Compagnie déposèrent Alaric et Alrik de chaque côté de cette dernière. Dès qu'ils furent tous les trois bien déposer, Aranel vint à se dégager des bras de sa sœur et de sa cousine, et chancelant vers le tombeau, Diriel et Beria dans son sillage, veillant à ce qu'elle ne tombe pas dans son avancée, attrapa la main gauche de sa tante et la droite d'Alaric, et terminant par emmêler ces dernières, reposa celles-ci entre leur deux corps côte à côte. Et pour faire bonne mesure pour ne pas laisser Alrik à l'écart, Aranel parvint à croiser leur bras avant de reposer la main droite de sa tante sur la garde de son arme, comme la main gauche du plus jeune nain qu'elle replaça sur le manche de son arme.
Ainsi, ils demeureraient ensemble jusqu'à la fin.
Et personne ne vinrent à dire quoi que ce soit à ce propos.
Comme dans toutes les traditions humaines, elfes ou naines, il était de coutume qu'un discours soit fait au Mort pour lui dire un dernier adieu avant de refermer le mausolée ou ces derniers viendraient à reposer pour l'éternité. Mais dans ce genre de rassemblement, c'était au leader du groupe de parler et c'est vers une seule et unique personne qu'Elrond, Bard et Thranduil se tournèrent.
S'était à Thorin de tenir le discours d'Adieu aux morts.
Et celui ignorait complètement quoi dire en cet instant précis parce qu'il devait faire ces adieux à ces compagnons, autant qu'à tous ceux qui étaient tombés. Il devait parler et dire ce que tous attendaient qu'il dise.
Mais que pouvait-il exactement dire ?
_ Tu peux y arriver Thorin lui fit savoir Thrain en posant sa main sur l'épaule de son fils et en lui souriant chaleureusement. Soit toi-même et laisse ton cœur parlez pour toi.
Et sur ces mots, Thrain poussa légèrement son Fils à s'avancer et à grimper sur l'estrade, derrière l'autel qui avait été dressé pour son discours, pour qu'il soit d'ailleurs en vue de tous par la même occasion. Et fixant un instant sa famille et ces proches, Thorin se sentit reprendre courage quand il croisa le regard de Fili et Kili, ces deux derniers lui souriant à leur tour et hochant de la tête à son encontre, leur Oncle sut pertinemment quoi dire en cet instant précis.
_ La vie est une bougie dans le vent. Telle était le dicton de mon défunt Frère, il ne cessait de dire qu'importe la personne que l'on était ou qui nous étions destinés à être, il disait que la vie était aussi fragile qu'une bougie et qu'il fallait pleinement vivre sa vie, et la vivre au jour le jour avoua Thorin sur les remarques que lui avaient fait autrefois Frérin, tout en souriant à ces souvenirs. De nous deux, Frérin a toujours été le plus pessimiste de nous deux, il a toujours eu foi en l'avenir et dans le monde merveilleux que nous aurions pu créer. Il était un rêveur de croire qu'un jour, tous les peuples de la Terre du Milieu pourrait de nouveau lutter côte à côte pour le bien de ce monde et mettrait de côté leur différence. J'ai toujours pensé que cela était des pensées enfantine et idiote leur confia-t'il sur la pensée qu'il avait eu au parole de son jeune frère.
« Mais à présent, à présent, je me dis qu'il n'était pas aussi fou que ça. Aucun de nous n'aurait survécus si nous nous n'étions pas unis contre les hordes d'orques. Bien plus des nôtres seraient tombés dans cette Bataille et peut-être même que les orques auraient finis par avoir le dessus sur nous, et tous l'Est serait tombé dans leur main. Sauf que cela ne fut pas le cas et ne le sera jamais. »
« Je sais que les chemins qui se dressent devant nous sera difficile et compliquer, car les différences et les problèmes entre les nains et les elfes ne pourraient se régler en une journée mais… nous sommes sur la voie de pouvoir nous accepter tel que nous sommes et pouvoir construire un monde sécuritaire pour les prochaines générations qui nous suivrons. »
_ C'est ce que mon Frère avait toujours souhaité, comme son fils d'ailleurs avoua Thorin sur le rêve qui avait abrité son frère comme celui de son fils d'ailleurs. Et c'est pour cette raison que les nôtres sont tombés aujourd'hui, pour donner la chance d'une vie meilleure pour leurs familles, pour leurs proches et leurs amis. Et nous nous devons de leur faire honneur, d'honorer leur mémoire et leur sacrifice, de faire en sorte que leurs morts n'aient pas été vaine. Nous honorerons leur mémoire jusqu'à ce que cette Bataille ne finisse par être qu'une légende, qu'une vieille histoire des temps anciens comme l'ont été celles de nos ancêtres avant nous. Nous avons la possibilité de faire à présent la différence, à nous d'être digne de leur sacrifice leur confia-t'il à tous alors que son regard se porta sur les corps d'Alaric, d'Alrik et d'Aglariel.
Et à ces mots, Fili et Kili ne purent s'empêcher d'applaudir, tout à fait d'accord avec celui-ci, ou ils furent très vite rejoins par le reste de la Compagnie ainsi que par Gandalf puis par les Glorfindel et sa famille et Tauriel, ainsi que les elfes de Foncombe. Ensuite vint les Dunédains et Thranduil et les siens, ainsi que Bard et les autres survivants de Lacville. Mais avant même que Thorin n'est pus les remercier alors qu'il voulut réclamer de nouveau le silence de toute l'assemblée se trouvant autour d'eux, un son fut pertinemment perceptible alors que les uns après les autres finirent par l'entendre et firent silence pour pouvoir le comprendre.
Sauf que tous auraient préférés ne jamais l'entendre alors que Thorin en eut des sueurs froides alors que son cœur cessa un instant de battre quand il finit par le reconnaitre.
C'était un cri de douleur et de rage qui résonnait dans toute la salle des tombeaux alors que tous les regards se rivèrent vers la source d'où celle-ci émergeait.
Et celle-ci venait droit de la bouche de son plus jeune neveu.
Bili était réveillé.
.oOo.
Il avait eu du mal à reconnaitre le lieu où il reposait.
Avec la douleur qui se propageait sur tout son corps et la terrible migraine qui prenait son crâne, Bili avait des difficultés à se rappeler de ce qui s'était passé et aussi pourquoi il se trouvait là ? La seule chose qu'il avait en mémoire, à cet instant précis, était qu'il avait tenu tête à Thorin sur le rempart d'Erebor, tentant de lui faire entendre raison alors que la simple évocation de l'Arkenstone l'avait rendu fou.
Son Oncle avait tenté de le jeter par-dessus le mur, est-ce qu'il y était parvenu en fin de compte ?
Etait-ce la raison pour laquelle il paraissait aussi mal en point ?
Levant son bras gauche, le seul qu'il parvenait à bouger, en sentant son bras droit bloquer depuis son épaule, Bili se rendit compte qu'il avait un énorme bandage entourant son crâne et que celle-ci masquait par la même occasion son œil gauche. Raison pour laquelle il ne pouvait voir de ce dernier, mais même aveugle du côté gauche, Bilbon pouvait pertinemment discerner les bandes qui recouvrait son corps, comme ressentir ces derniers le serrer et compresser ces blessures.
Se redressant lentement alors que ces cottes le tiraient atrocement, Bilbon attendit un instant que le monde autour de lui cessa de tourner pour regarder la pièce qui l'entourait et tenter de reconnaitre cette dernière. Etant allonger sur le lit d'une jambe qui lui paraissait étrangement familière, le jeune Sacquet finit par reconnaitre cette dernière quand il avisa l'un des poignards de Fili poser sur la table de chevet, juste à côté d'une bassine d'eau et des compresses déposer.
Il était dans la chambre de son cousin.
L'ancienne chambre de Thorin.
Il était à Erebor.
Est-ce que voir son neveu dans cet état avait ramené ce dernier à la raison comme cela avait été le cas quand il l'avait « bousculé » la fois d'avant ?
Repoussant la couverture qui le recouvrait et voyant qu'il ne portait uniquement que son bas, Bilbon tourna son regard vers la chaise se trouvant juste à côté de son lit, sur laquelle on avait reposé le manteau de son Père. Le jeune Sacquet tendit sa main droite vers lui et s'en enveloppa alors qu'il veilla à déplacer lentement sa jambe gauche quand il constata de l'état dans laquelle elle se trouvait.
Bilbon se disait qu'il ferait mieux d'attendre que quelqu'un vienne et finisse par lui expliquer ce qui s'était passé mais les sons et les chants qu'il entendait à travers les murs de pierre, l'attirait autant qu'il l'inquiétait. Pourquoi il entendait des chants aussi tristes ? Est-ce que quelque chose de grave s'était produite durant son inconscience ?
Chancelant sur son pied droit bandé, Bilbon parvint à se rattraper à la table de chevet à ces côtés pour ne pas tomber et prenant de prendre de profonde respiration pour tenter de faire passer son tournis, le jeune Sacquet attendit d'être sûr que sa jambe droite pourrait le porter pour pouvoir avancer et atteindre l'endroit d'où émergeait la source de ces sons. Et s'aidant du mur pour pouvoir avancer et ne pas utiliser sa jambe gauche à cause de la douleur cuisante qu'il sentait venir de son genou, et prenant des respirations à chacun de ces pas, Bilbon parvenu à quitter la chambre de son cousin sans guère remarquer de l'elfe qui était en train de préparer des tisanes et autres compresses pour son patient, tandis que le jeune blessé sortit dans le couloir et se mit à s'avancer vers la source du bruit.
S'il entendait les chants et autres, Bilbon avait tout simplement du mal à comprendre ces derniers et à saisir les paroles qu'il écoutait, mais il parvenait simplement à saisir le ton triste et mélancolique qu'il discernait. La route qu'il suivait lui parut interminable alors que la seule chose qu'il parvint à saisir, c'est que le couloir qu'il suivait, était en train de le mener bien plus bas sous terre. Si les escaliers lui prenaient du temps à descendre pour ne pas les dévaler plus vite, le jeune Sacquet termina par atteindre une sorte de balcon, qui paraissait surplomber la grande salle d'où émanait la source des voix.
Et grande salle qu'il finit par apercevoir en contrebas alors qu'il comprit dans quel lieu il venait de mettre les pieds.
Le tombeau.
Il avait atteint le tombeau d'Erebor.
Et les chants qu'il entendait, était des chants funéraires. Des chants émanant des nains des Monts de Fer, des elfes de Foncombe autant que ceux de la Forêt Noire, ainsi que les hommes de Lacville et les Dunédains. Tous étaient en train d'enterrer leur proche dans les nombreux caveaux qui se trouvaient tout autour de la salle, pouvant accéder à celle-ci en empruntant le long corridor descendant en colimaçon autour de la grande salle. Mais Bilbon n'eut guère le temps de prendre cette possible initiative qu'il se rendit compte de quelque chose d'important qu'il n'avait pas encore aperçus à cause de la faible vision qu'il avait de son unique œil droit.
Il avait finis par aviser les siens dans cette assemblée. Beorn, Gandalf et Radagast étaient plutôt facile à discerner parmis les rangs des nains et des elfes autour d'eux, alors qu'il reconnut facilement le reste de la Compagnie comme ces deux cousins et son Oncle. Mais s'était le fait que ces derniers se tenaient là, avec la Famille de Gondoline et les Seigneurs de Foncombe autour d'un immense tombeau qui fit attirer son regard sur celui-ci, détaillant les trois corps qui y reposaient.
Trois personnes qu'il aurait pu reconnaitre n'importe où alors que son cœur cessa de battre quand il finit par comprendre ce qui s'était passé, tandis que les souvenirs de la Bataille lui revinrent comme un coup de marteau sur le crâne.
La Tentative de Thorin de le tuer. Le Réveil de Durin. L'arrivée des nains des Monts de Fer. L'armée du Profanateur. La charge. L'armée de Foncombe. La sortie de la Compagnie. Raven Hill. Thrain. Azog. La blessure. L'essai d'Azog de le tuer. Sa recherche de Dard. Sa vision du corps d'Alrik plus bas dans le ravin. Puis celui de Dame Aglariel et d'Alaric. La deuxième armée arrivant. Le combat de Thorin conte Azog. La mort du Profanateur. Et sa perte de connaissance.
Ils étaient tombés.
Il n'avait pu les protéger.
Ils étaient morts à cause de lui.
Tous les trois.
Il avait perdus ces oncles.
Il avait perdus ces deux gardiens.
Bili mit un moment à se rendre compte que le hurlement de douleur et de rage qu'il pouvait entendre résonner dans ces oreilles et dans la grande salle, venait de lui-même. S'était de lui que ce cri émanait.
Hurlement entendus par tous et tous les regards s'étaient tournés vers lui mais Bilbon n'en avait cure, la seule chose qui lui importait vraiment, se trouvait juste sous ces yeux en la personne des deux corps de ces oncles entourant celui de la Dame elfe. Comment cela avait-il pu se produire ?
Ces deux oncles auraient dus se trouver en sécurité plus bas dans la vallée et ne jamais venir à Raven Hill. Pourquoi étaient-ils montés alors qu'il leur avait demandé de demeurer à Dale avec les autres ?
Il était parvenu à sauver les Durin mais pas les siens de la bataille, il les avait tués.
Bili resta dans cette obsession macabre, ne se rendant nullement compte des personnes l'ayant atteint alors qu'il était tombé au sol, sa jambe droite pliant sous le poids de la tristesse, de la culpabilité et de la rage qui le prit à cette révélation. Que pouvait-il faire à présent qu'ils n'étaient plus là ?
Qu'allait-il devenir sans eux ?
_ Bili ? Bili, tu nous entends ?
_ Reprends-toi Bili, tout va bien ? Je te promets que tout ira bien ?
Comment pourrait-il aller bien ?
Dans un état comateux en redressant la tête vers les nouveaux arrivants, Bili put reconnaitre les visages de ces cousins nains arrivés droit vers lui, vite suivis par le reste de la Compagnie et des autres. Mais il n'y avait qu'un seul visage qui attira son attention et l'apercevant, la colère et la rage refoulé remontèrent en lui comme une éruption fulgurante qui se propagea dans tout son corps, l'adrénaline parcourant ces veines et effaçant la douleur physique autant que mentale qu'il avait.
Il n'y avait qu'une seule personne responsable de tout cela et s'était lui le fautif de la mort de ces deux oncles. Thorin.
.oOo.
Ils s'y étaient précipités dès qu'ils avaient tous les deux vues leur cousin, hurler de douleur sur le balcon au-dessus d'eux. Fili et Kili n'avaient fait cas des autres dans leurs dos et se fichaient complètement si on les suivait ou non, et ne faisant pas attention aux autres personnes autour d'eux qui fixaient leur cousin un peu éberluer, les deux frères s'étaient mis à grimper les marches jusqu'à finir par atteindre celui-ci. Bili s'était laissé tomber à terre, son regard vitrer et douloureux fixer sur les corps sans vie de ces deux gardiens, sa jambe gauche toujours solidement maintenus droite avec l'attelle alors que le manteau de son Père lui gardait un peu d'intimité, en sachant qu'il n'était vêtus que de son pantalon et des bandages recouvrant ces blessures.
_ Bili ? Bili, tu nous entends ? Lui demanda Kili en s'agenouillant à ces côtés, tout en hésitant à poser une main sur lui, ayant peur de lui faire mal.
_ Reprends-toi Bili, tout va bien ? Je te promets que tout ira bien ? Se mit à lui promettre Fili en s'agenouillant de son autre côté et comme son frère, il tergiversa à poser la main sur son épaule mais finit par la poser sur la main gauche de son cousin pour tenter de le rassurer.
Même s'il savait pertinemment qu'on ne pouvait facilement rassurer quelqu'un quand ce dernier vient à découvrir qu'il a perdu deux personnes qui avaient pris soins de lui et élever pendant toutes ces années, sans compté qu'il tenait à ces derniers. Même, comment Fili et Kili pourraient lui dire que s'étaient pour leur sauver la vie qu'Alaric et Alrik étaient tous les deux tombés ?
Comment pourraient-ils le lui dire ?
Mais avant même que Fili et Kili n'aient pu dire quoi que ce soit pour tenter de soutenir leur cousin ou même, de trouver quelque chose, n'importe quoi pour le calmer quand ils virent son regard. Si celui-ci était larmoyant et en état de choc, à présent, s'était une lueur de pure rage et colère qu'ils pouvaient y discerner, inquiétant grandement Fili et Kili quand ils constatèrent que ses yeux étaient portés sur quelque chose dans leur dos.
Et tournant leur regard derrière pour tenter d'apercevoir ce qui avait attiré le regard noir de leur cousin, avisant facilement le reste de la Compagnie qui les avait suivis quand leur vision finit par distinguer Thorin en arrière du groupe, hésitant à se rapprocher de son plus jeune neveu. Et s'était vers lui que le regard furieux, limite haineux, de Bilbon était porté alors que son corps se mettait à trembler frénétiquement.
_ Bilbon ?
_ C'est de ta faute.
_ Qu'est-ce que tu as dit ? Lui demanda Fili n'ayant pas bien entendus le murmure ayant émané de son cousin alors que Kili le regardait tout aussi inquiet que lui.
_ C'est de ta faute. C'est de ta faute, Thorin. Tout ça c'est de ta faute ! Se mit à cracher avec véhémence Bilbon alors qu'il fusillait du regard son Oncle alors qu'un silence glacial se fit dans le cimetière d'Erebor tandis que tous les regards étaient tournés vers le jeune sang-mêlé.
_ Bili, qu'est-ce que tu… ?
Mais repoussant la tentative de Kili de l'aider, comme celle de Fili d'ailleurs, Bili repoussa les deux frères et ne faisant pas attention à leur tentative de l'aider, il usa de sa jambe valide comme de son bras tout aussi valide pour se relever et se mettre debout. Et se mettant à chanceler sur sa jambe droite, Fili et Kili observèrent leur cousin se mettre à avancer droit sur Thorin tandis que tous les autres ignoraient quoi faire, comme de ne pas savoir complètement ce qu'il pouvait dire pour apaiser la tempête qui était en train de montrer le bout de son nez.
_ Alaric. Alrik. Mes Gardiens. Mes Oncles. Ils sont morts. A cause de toi. Tu me les as pris comme tu as pris mon Père, Alrim et ma Mère.
_ Bilbon ?
_ Ne vous mêlez pas de ça Gandalf, vous savez pertinemment que j'ai raison ! Mon Père est parti à la guerre pour lui et lui seul ! Il est mort en le défendant contre Azog pour le protéger avec Alrim ! Ma Mère pensait que je ne l'avais pas vue mais je sais qu'elle s'est laissé dépérir après sa perte et que, même pour moi, elle n'a pas pu se battre pour continuer de vivre avec moi, me confiant à Alaric et Alrik pour veiller sur moi rapporta Bilbon en foudroyant le Magicien, le mettant au défi de le contredire avant de reporter son regard sur Thorin qu'il continuait de fusiller des yeux. Ils m'ont protégé, éduquer et élever au mépris de certains hobbit de la Comté avant qu'ils ne parviennent à se faire accepter par tous les miens. Ils ont été les seuls à s'occuper de moi et tu me les as pris aussi, comme mes parents avant lui fit-il savoir haineux à son encontre.
_ Bili, il n'est pas le seul…
_ Laisse Fili, ton cousin a raison contredisa Thorin sur le fait que Fili voulait informer ce dernier que c'était pour sa vie à lui et à Kili que ces deux Oncles étaient tombés. Je le suis le seul responsable de tout cela, comme de toutes les pertes que nous avons subis, si je ne m'étais laissé emporter par…
_ Tu penses sincèrement que tes excuses me feront quelque chose à présent ? Que ces dernières m'importent autant ?
_ Bili…
_ Bili est mort, Thorin ! Il est mort avec Alaric et Alrik. Tu l'as tué à l'instant même où tu l'as réveillé… ou tu m'as réveillé ! Que croyais-tu exactement qui allait arriver en me réveillant Thorin, que je te soutiendrais dans ta folie et causerait la perte de tout notre peuple par la même occasion ? Lui demanda Bilbon d'une façon ironique alors que son visage était tiré de trait hystérique qui inquiétait grandement les autres. V'là à quoi je suis destiné maintenant à cause de toi, Thorin ? De ne pas savoir qui je suis en cet instant précis ? Sais-tu ce que l'on ressent quand six autres vies se trouvent avec toi dans ta tête et que… tu ne sais plus qui tu es ? Et qui est qui ? Lui demanda-t'il alors qu'il ne put s'empêcher de se mettre à ricaner à ces propres mots alors que tous le fixaient alarmés.
Est-ce que les autres consciences des Durin allaient le rendre fou plutôt que de le faire disparaitre ?
Et continuant de rire alors que les autres s'inquiétaient de plus en plus pour lui, tandis que Fili et Kili se rapprochèrent de lui, prêt à le soutenir à la moindre chute, comme Gandalf s'étant avancé avec le Seigneur Elrond prêt à intervenir et à retenter leur sort pour amoindrir la conscience des Durin dans son esprit. Pendant que Thorin hésitait à s'avancer vers lui, craignant d'augmenter la démence qui commençait à prendre la conscience de son neveu quand quelque chose lui revena à l'esprit quand une des paroles de son neveu l'atteigna.
Bilbon ne savait plus s'il était lui ou s'il était l'un des autres Durin ayant vécus avant lui quand il vint à se souvenir des paroles porter par son Frère, durant leur courte retrouvaille quelques heures plus tôt. Il se rappela du surnom et de la promesse que les parents avaient fait à l'encontre de leur fils.
Peut-être que… ?
_ Frérin et Bella veilleront toujours sur toi, Bili. Ils veilleront toujours sur leur Petit Renard, tu n'auras seulement qu'à regarder par-dessus ton épaule pour les voir avec toi lui confia Thorin en lui souriant chaleureusement autant que mélancoliquement, alors que ces paroles firent tourner les visages de tous vers lui.
Tandis que le principal concerné cessa de rire et se figea alors qu'il porta un regard incompréhensible vers Thorin, pendant qu'une lueur de lucidité brilla dans son regard, masquant la lueur de fureur et de folie qu'ils voyaient quelques instants plus tôt. Les paroles de Thorin l'avaient atteint bien plus que tous auraient pu le croire, bien plus que le jeune sang-mêlé aurait pu le croire.
_ Comment… ? Seuls mes Parents me surnommaient ainsi… ni Alaric et Alrik n'ont eu le droit de m'appeler de cette façon ?
_ C'est ton Père qui me l'a dit. Je sais que cela peut-être difficile à croire mais Frérin, mon jeune frère est venu me dire que tout allait bien de l'autre côté… qu'ils ne fallaient pas s'inquiéter pour eux tous, qu'ils étaient tous ensemble de l'autre côté lui rapporta doucement Thorin, ne faisant pas cas des hoquets qu'il pouvait entendre autour de lui alors qu'il s'avançait lentement vers son neveu. Tes parents n'ont jamais cessés d'être avec toi, Bili et ils le resteront avec toi jusqu'à la fin…
_ Ce ne sont que des mensonges, encore des mensonges ! Refusa Bilbon en se mettant à secouer de la tête pour sortir ces idées de la tête alors que son regard redevenu noir de colère et de fureur, tourné vers son Oncle. Tu penses pouvoir te racheter de cette façon envers Durin en usant de la mémoire de mes Parents pour te faire pardonner ? Tu me crois aussi naïf que ça ! C'est vous qui lui avait dit pour mon surnom Magicien ? Cracha-t'il avec véhémence à l'encontre de Gandalf qui le regarda stupéfait.
_ Non Bilbon ! Bien sûr que non, je n'ai jamais…
_ Vous mentez ! Vous me mentez tous ! Il n'y a que vous pour…
Mais Bilbon ne put jamais finir sa phrase que quelqu'un avait contourné le groupe autour du jeune sang-mêlé et ne posant uniquement sa main sur le haut de son crâne, le jeune Sacquet eut les yeux qui se révulsèrent dans ces orbites avant de s'effondrer. Tombant droit dans les bras de Thorin qui fut le premier à le rattraper avant Fili et Kili, alors que tous les regards se rivèrent vers celui qui venait « d'assommer » le plus jeune Durin.
_ Qu'avez-vous fait Thranduil ?
_ J'ai fait ce que Mithrandir ou le Seigneur Elrond auraient dus faire pour l'arrêter dans sa colère fit savoir le Roi des Elfes de la Forêt Noire devant le regard furieux que Thorin porta sur lui. J'ai vus par le passé la colère d'un des Réincarnés de Durin et croyez-moi, pour votre tête, il vaut mieux reporter cette discussion à plus tard, surtout aux vus de l'état dans lequel se trouve l'enfant. Celui-ci peut risquer sa santé et même sa vie s'il entre dans une telle fureur, remettez cette discussion quand il sera capable de tenir sur ces jambes sans chanceler le tint-il informer sur les risques que pouvaient encourir l'enfant à entrer dans un tel état aux vus des blessures qu'il portait.
_ Il nous faut le ramener dans sa chambre et amoindrir d'avantage la conscience de Durin dans son esprit rapporta Gandalf, ces yeux inquiets pour la santé de son jeune protégé comme du danger que ce dernier pourrait représenter contre les autres s'il venait à entrer dans un tel état de fureur. Croyez-vous que nous pouvons faire cela Seigneur Elrond ?
_ Pour la survie de l'enfant, nous n'avons guère le choix fit savoir le Maitre d'Imladris sur les risques que pouvaient encourir l'enfant. Ramenons-le dans sa chambre !
_ Plutôt dans ma chambre rappela Fili à l'encontre de tous. Celle de Bili n'est pas encore en état pour l'accueillir annonça-t'il simplement sans pour autant jeter un regard vers son Oncle, ce dernier sachant pertinemment qu'il parlait de lui et de personne d'autre.
Après tout, Thorin avait saccagé la chambre de son neveu, qui avait été autrefois celle de Frérin, lorsqu'il s'était mis à la recherche de l'Arkenstone durant sa folie de l'or.
_ Allons-y dans ce cas ! Fit savoir Thorin en soulevant son neveu dans ces bras, tout en veillant à ne pas appuyer sur ces blessures alors qu'il refusa catégoriquement à ce que quelqu'un d'autre ne le porte. Que l'on enterre nos proches, il est temps que cette cérémonie soit finis rapporta-t'il montrant de la tête les familles autour de chacune des tombes ou reposaient ceux qui étaient tombés par-dessus les couvercles des mausolées.
Ne se le faisant pas dire deux fois, Thorin ne s'occupa plus des autres et se chargea de rapporter son neveu dans « sa » chambre, tandis que Gandalf et Elrond le suivirent. Alors que les autres redescendirent en bas pour terminer la cérémonie et enterrer leurs amis et leurs proches dignement, avant qu'une minute de silence ne se fasse en la mémoire des morts avant que les graveurs ne se mettent à parcourir les tombes pour y graver les noms des défunts. Tandis que la Compagnie regagna les quartiers royaux pour attendre les nouvelles, vite suivis par leur ami et camarade alors que tous pensèrent à une seule et unique chose.
A quel point ces funérailles avaient été des plus douloureuses pour eux tous.
v'là pour ce chapitre :') j'avais dis qu'il risquait d'être fort en émotion ;)
alors ? vos avis?
en tout cas les trois prochains chapitres seront calme avant les trois derniers qui seront plus corser avant la "cassure" à la fin =D
comme j'ai ralentis, on va passer à deux postes la semaine prochaine (mercredi/dimanche) si je parviens à écrire plus vite peut être un chap aussi vendredi cela dépendra ;)
v'là pour aujourd'hui les amis ;)
bon dimanche
et à mercredi pour la suite
biz
Sabrinabella
