BONSWAR. C'est encore moi avec un nouveau chapitre, un peu plus long, on avance dans l'histoire doucement, avec une fin pas très très charlie.
MERCI a toutes vos reviews, vos favs et vos follows, ça m'émeut de oufff !

Je réponds au gentilles reviews en fin de chapitre, as usual.

Bonne lecture,
Eris


« Bonjour, Tony. Café ? »

Steve était debout de bon matin, encore une fois. En fait, il ne s'était pas couché du tout. Quand la nuit tombait, les mauvais souvenirs l'assaillaient, et il quittait la solitude de sa chambre pour aller dans le salon. Et tous les soirs, Tony l'y rejoignait.

« Moui, merci, Cap. »

Un sourire en coin, il tendit sa tasse au milliardaire endormi. Quand Tony le rejoignait, ils parlaient de leurs souvenirs et depuis que Tony avait découvert que Steve n'avait pas encore vu le Seigneur des Anneaux, il se faisait un point d'honneur à mettre à jour la culture cinématographique du soldat. Cette alors qu'ils regardaient Terminator, Tony avait été pris d'une crise épouvantable, lui faisant cracher des roses oranges, couvertes de sang. Heureusement, depuis que les deux vengeurs passaient leurs nuit ensembles dans le salon, Steve avait appris de Bruce comment juguler les crises, et calmer l'ingénieur.

« He ho, Stevie Wonder, reparti dans ton iceberg ? »

Le capitaine se re-concentra sur Tony qui lui faisait face. Son ami semblait bien, mais il savait pertinemment que Tony était épuisé, et ce n'était pas a cause du manque de sommeil, depuis les 6 semaines qu'il passait avec l'ingénieur. Quand ils regardaient un film, Tony s'endormait toujours le premier. Au début, il dormait sur l'accoudoir, mais a présent qu'il partageait un plaid très chaud en fausse fourrure blanche, le scientifique s'assoupissait sur son épaule. Steve, quant a lui, refusait de s'endormir. Il avait peur que Tony crise et de rien pouvoir faire pour l'aider.

« Je suis toujours là, Tony. Et pas prêt de retourner dans mon glaçon. »

L'ingénieur sourit, et le cœur de Steve se serra. Il imaginait mal la vie des Vengeurs si Tony venait a disparaître. Il avait appris à apprécier cet homme si arrogant, cet enfant incompris, isolé et mal-aimé. Un homme trahi, trop intelligent, trop fantasque, trop tout. Ce n'était pas Tony Stark le milliardaire-playboy-génie-philanthrope qu'il avait appris a apprécier, mais juste Anthony Stark, l'ingénieur solitaire.


Steve revenait tout juste du SHIELD ou il devait faire un rapport a Fury. Il entra dans le salon des Avengers, pour y trouver Bruce qui faisait du thé. Le scientifique avait la mine sombre, tout en ajoutant du sucre dans sa tasse.

« Bonjour, Bruce. »

Le généticien se retourna vivement, et sa mine sombre ne se radoucit qu'a peine quand il vit le Capitaine en face de lui.

« Oh, bonjour, Steve. »

Les deux hommes s'installèrent dans la cuisine, laissant un silence glaçant planer sur eux. Soudainement, Bruce frappa du poing sur la table, faisant sursauter le soldat. Il se passa une main nerveuse dans les cheveux, alors que Steve lui demandait doucement s'il avait un problème.

« Je n'arrive pas à trouver un traitement pour Tony. Le voilà, le problème. »

Steve se figea d'horreur. Pas de traitement, pas d'opération. Tout cela voulait dire que Tony allait mourir, et peut être bien plus vite qu'on s'y attendait. Il imagina ses nuits, de nouveau solitaires, sans le rire du milliardaire, sans ses remarques sur son manque de culture pop, sans sa compagnie sous le plaid chaud du canapé, sans sa tête posée sur son épaule alors qu'il dormait, sans les réponses de Jarvis à son propriétaire.

« On doit le guérir. On doit savoir de qui il est amoureux. »

Steve serra le poing. Il devait sauver le milliardaire. Il avait laissé Bucky être le maitre de son destin, mais il ne pouvait pas perdre Tony. Rien que le fait de penser à continuer à vivre sans l'humour sarcastique de son compagnon d'arme lui oppressait la poitrine, le laissant profondément craintif.

« Je ne vois pas comment tu veux te débrouiller pour savoir ça. Pour l'instant, parmi les vengeurs, c'est toi qui passe le plus de temps avec lui. Si quelqu'un peut réussir à grappiller cette information, c'est toi, Steve.

Alors je vais trouver un moyen pour que Tony me dise qui le mets dans cet état. Fais moi confiance Bruce, on va le guérir. »

Steve se releva de son tabouret, et sortit de la cuisine, laissant derrière lui un docteur pensif et inquiet. Bruce sentait que la situation commençait à déraper. Steve s'attachait beaucoup trop a Tony, et quand ce dernier allait mourir, parce que oui, il allait mourir a coup sûr, il était bien trop fier pour donner le nom de la personne qu'il aimait.

Le soir même, alors que Tony entrait dans le salon, Steve lisait dans un fauteuil. Le milliardaire portait un tee-shirt Black Sabbath et un jogging noir, avec la mention « Maitre de la Ligue », un cadeau de Clint (qui était archi fan de Pokémon, malgré le fait qu'il avait une team composée d'oiseaux, cet amateur).

« Que regardons-nous, ce soir ? »

Tony s'avachit dans le canapé, tapotant la place a coté de lui, demandant à Steve de le rejoindre. Le militaire posa son livre, et avec un petit sourire, se leva pour prendre le plaid, sous le regard de Tony. Le milliardaire détaillait le dos du Captain Pureté, qui lui inspirait des envies pas du tout pures. Ce dos taillé dans le marbre, cette chute de reins à se damner, et ces fesses. Grands dieux ces fesses. Tony en avait les joues un peu rouges, et le regard brillant de convoitise.

Steve se retourna, plaid en main, vers Tony. Il le regarda, prenant la main dans le sac son ami qui le dévorait des yeux. Il s'intrigua sur le regard que l'ingénieur posait sur lui, puis revient vers le canapé alors qu'il étalait le plaid sur eux deux, et que Jarvis lançait Orgueil et Préjugé. Le film se déroulait, et Tony finit par se détendre aux coté de Steve, posant sa tête sur son épaule. Le sommeil le gagnait, tandis que Steve le surveillait du coin de l'œil.

« Tony, j'ai une question à te poser. »

Le milliardaire releva son visage endormi vers lui, qui tournait la tête dans sa direction. Seulement éclairés par la lueur de la télévision, les deux hommes se fixaient, Steve se perdant dans la contemplation des traits de Tony. Les yeux bruns chocolats brillants, envoutants, si chauds, si chauds, si brillants. Les cheveux en bataille, l'air endormi.

Les visages des hommes étaient proches, si proches, qu'une pichenette et leurs lèvres étaient scellées. Le souffle de l'un s'échouait sur le visage de l'autre.

« De qui es tu amoureux ? »

La magie de l'instant vole en éclat, brutal retour à la réalité. Une réalité où Tony est mourant, une réalité où Steve ne sait plus ce qu'il ressent. Tony fit voler le plaid et se leva, après un instant de choc.

Ça ne te regardes pas. Bonne nuit Steve. »

Tony se dirige vers la porte du salon, alors que Steve se lève, le rattrape, et que sa main se referme sur son poignet, pour l'empêcher de s'éloigner un peu plus.

« Lâche moi !

- Tony, j'essaie de t'aider ! Si tu me dis qui c'est je pourrais lui parler, la convaincre de venir …"

- Justement Steve, tu ne comprends pas ! Ce n'est pas une femme !»

Le milliardaire se détacha de la poigne du soldat, continuant son chemin vers la sortie. Steve, peu enclin a lâcher cette affaire, le plaqua contre le mur, ses mains de chaque coté de sa tête, leurs corps a peine séparés.

« Alors explique moi ! Tu es mon ami, Tony, laisse-moi t'aider ! Que ce soit un homme ne change rien ! »

Tony ferme les yeux. La proximité avec Steve est insupportable. Il va craquer, il le sait. Sa respiration s'emballe.

« Steve, s'il te plait, laisse-moi ... »

Tony commence à tousser violemment alors que le militaire se recule. Il étouffe, mais il sent les bras puissants de son ami le porter jusqu'au sofa. Et il tousse, encore et encore, avalanche de pétales, alors que Steve sort le masque et le tranquillisant. Et il tousse, toujours, et encore plus, orage de fleurs. Et voilà les tournesols, jaunes comme le soleil et teintés du rouge grenat du sang de Tony. La fleur de l'orgueil l'étouffe, il suffoque, il voudrait lui dire, oh il voudrait tellement lui dire, lui dire que son regard hante ses nuits, ses journées, sa tête, et que ça le fout en l'air. Il voudrait lui dire qu'il se consume de penser que ses mains ne le toucheront pas, ne le caresseront pas.

Mais les tournesols tombent, et voilà, l'orgueil aussi, il tombe. Il est là, et comme une hyène, il ricane et se moque de Tony, parce qu'il sait, l'orgueil, qu'il va triompher de son malade. Il regarde Steve, avec méchanceté, l'orgueil, parce qu'il sait que l'homme va tout faire pour sauver Tony. Et il rit, l'orgueil, il rit a n'en plus pouvoir, il rit à en avoir mal, il rit aux éclats, et son rire monte haut, là-haut, très haut, plus loin que les étoiles, plus loin que la galaxie, plus loin que les confins des dimensions.

Et les morts ont peur, les morts tremblent, et alors que les tournesols tombent, les vivants aussi, et Steve a peur, et Tony a peur.

Et puis la seringue se plante, et le masque se pose, et Tony sombre, poursuivi par les éclats de rire des tournesols ensanglantés.


Et c'est a fin pour ce chapitre, siouplé, ne me frappez pas !
Alors, ce chapitre vous a plu ? Dites le moi !

Réponse aux reviews
xNJx : je ne m'arreterais jamaaaaais ! J'ai rejoint le groupe hier, d'ailleurs, merci pour tous ces gentils compliments, j'espère que ce chapitre te satisfera !

Supercaaat : Ravie que ça te plaise, Merci de ta review !

Obviously Enough : OH MON DIEU VOUS ICI. Je suis archi honorée de ta review, et ravie que mon histoire te plaise. Encore un peu de poésie ici, et surtout beaucoup de drama dans les prochains chapitres. C'est après que tout bascule, puisque les deux suites font commencer a se former a partir de maintenant ! Ah Gudule, si tu m'embrasse, je t'offrirai ... Sacré Boris ! Merci de ta review !

Nekonya-myu : Voila la suite, en terme de doute, tu va être servie ! Le prochain chapitre va spliter les deux fins, mais ce n'est pas la fin, encore. On va avoir plus de fleurs, et plus de drama. Je vais rentrer, pour les deux ends, dans une phase sombre pour Tony, et tres dure pour Steve, alors accroche toi !

A plus dans le bus !
Eris