Bien le bonsoir ! Me revoila avec un nouveau chapitre, désolée pour l'attente, mais vous savez, les bacs blancs, et le bac bac, le vrai, qui approche, c'est complexe d'avoir du temps pour écrire !
Merci un trillion de fois pour vos favs, vos follows, vos reviews, vos conseils !
Ce chapitre est le dernier avant la séparation Bad End, Happy End.
On se retrouve en fin de chapitre, huhu !
Tony était parti dans un autre plan de l'existence. Il était ailleurs, entouré de nombreuses fleurs aux visages moqueurs et hautain, qui ne cessaient de lui rappeler pourquoi et comment il s'était mis dans une situation pareille. Il se leva, et époussetant la terre qui était sur son pantalon, il commença à marcher, sans tenir compte du froid de l'herbe humide après la pluie. Alors qu'il avançait, les questions se bousculaient. Il devrait être a la tour Stark, et non au beau milieu d'un bois, on ne sait pas trop où !
Derrière lui, de gigantesques plaines, des étendues vertes, sans arbres, sans bâtiments, sans rien d'autre que de l'herbe et des collines. A sa droite, à quelques centaines de mètres, le vide profond, un gouffre d'où émanait des de vibrations qui faisaient froid dans le dos. Par tous les dieux, il ne voulait vraiment pas se retrouver dans ce truc. Devant lui, un grand portal en fer forgé dévoré par le lierre, un chemin de pierres moussues, des arbres plus verts qu'il n'en avait jamais vu, et parce que ce chemin semblait mille fois plus accueillant que le gouffre froid et profond, il s'y engagea.
Après tout, autant essayer de rentrer chez moi, je vais pas m'éterniser ici. »
Tony commença à marcher, pieds nus, dans l'herbe. La dernière chose dont il se souvenait, c'était la crise qu'il avait eu juste après que Steve ait posé la question. LA question à un million de dollars, la question dont il ne voulait pas énoncer la réponse à voix haute. Il passa le portail en fer forgé, et s'engagea dans l'allée emplie de fleurs. Saloperie de fleurs.
« En voilà une tenue hon-teuse ! »
Tony se stoppa net. Il avait entendu une voix. Il se décida à chercher autour de lui la propriétaire de la voix. Putain, s'il y avait quelqu'un pour lui dire où il était, par tous les dieux, il devait savoir qui c'était.
« Qui êtes vous ? »
Il tourna sur lui même, cherchant activement la source de la voix.
« Qui je suis ? Il demande qui je suis, cet idiot !
- Quel idiot ! Quel idiot ! Il demande qui nous sommes !
- Par tous les dieux, cette tenue est scan-daleuse !
- Parfaitement hon-teuse ! »
Tony vit avec horreur les fleurs, ces saloperies de merdasse de putain de fleurs, qui s'animaient, avec des visages pleins de pétales, des bras pleins de feuilles et bordel de merde mais qu'est ce qu'il avait encore pris ?!
« Vous êtes des fleurs.
- Pfeu ! Des fleurs, seulement ! Mais non, petit vaurien, nous ne sommes pas des fleurs !
- Vous êtes des putains de fleurs. Je parle avec des fleurs, et des fleurs me parlent.
- Je suis un tournesol !
- Et moi un myosotis !
- Je suis une Réséda !
- Et je suis une tulipe rouge ! »
Tony regardait toute les fleurs qui s'agitaient dans tous les sens, complètement perdu. Le brouhaha lui donnait mal a la tête, il respirait mal, et les couleurs commençaient à se mélanger de plus en plus vite.
« Laissez-le. Vous voyez bien qu'il est déboussolé. »
Tony, qui était tombé à genoux, releva la tête vers la voix. Et ce qu'il voyait acheva de le figer de stupeur. Devant, lui, dans toute sa splendeur, se tenait un homme … absolument sublime. Il avait des cheveux noirs comme une aile de corbeau, un teint mat, une peau caramel à damner un saint, et se tenait face a lui, dans une tenue de lin, une chemise et un pantalon blanc, et portait dans ses bras un bouquet de lys.
Pas n'importe quels lys. Des Lys bleus, et des lys rouges. Les lys des deux couleurs qu'il aimait voir sur la personne qu'il aime. Les deux plus belles couleurs qui existaient. Le jeune homme se pencha vers Tony, et lui tendit la main pour qu'il puisse se relever.
« Viens, Anthony Stark. Il est temps, à présent. »
Les bips incessants des machines avaient un effet apaisant sur lui. Ils étaient la preuve que Tony était toujours vivant, et ça, c'était rassurant. Quand il avait énoncé cet état de fait, tout ce que Thor avait pu lui répondre était « Pour l'instant, mon ami … »
Oui, pour l'instant Tony était vivant. Pour l'instant. Il était dans l'étage infirmerie de son immense tour, perfusé et relié à plusieurs appareils. Depuis deux jours, Tony était allongé ici, inerte, avec pour seule compagnie permanente celle des damnés tournesols, et celle de Steve.
Le soldat avait décidé de veiller son ami, jusqu'à son réveil. Et s'il ne se réveillait pas ? Il allait se réveiller. Mais si … ? Non, Tony allait se réveiller.
Et Steve ne l'a pas vu, mais la porte s'est entre-ouverte. Il ne l'avait pas vu, mais un petit être est entré dans la pièce. Il avait vu qu'il était au bon endroit, reconnaissant son camarade, assis, triomphal, sur la tête de lit. Il se posa a coté du soldat, et il le regarda. C'est lui qui l'avait attiré ici. Le petit être tourna les yeux vers l'homme endormi, puis regarda de nouveau le soldat. Bientôt, bientôt. Bientôt, il pourra rester. Mais pas encore. Ils n'y sont pas tout a fait, mais bientôt, c'est certain. Ils s'installa sur le bord du lit, et regarda le tableau.
« Tu vas tout gâcher. Va-t'en. »
Le petit être releva son visage. Son homologue le regardait méchamment, si méchamment.
« Ce n'est pas encore le moment d'intervenir. Je ne vais rien gâcher du tout. C'est toi qui brise des vies.
- Tu vas m'empêcher de le tuer, égoïste.
- Ça ne dépends pas de moi. Mais de lui. Seulement de lui. Tout dépend uniquement de lui. Et heureusement pour eux, tu ne peux rien lui faire, à lui.
- J'ai Tony. Je n'ai qu'a l'empêcher de se déclarer. Je l'ai déjà fait, regarde ! Je vais gagner ! Je serai le vainqueur ! »
Le petit être porta son regard sur Steve. Il l'a dit, tout ne dépend plus que de lui. L'endormi a laissé des indices. Il a laissé des pistes, il a laissé les fleurs. Les dizaines de bouquets différents. Le petit être vola jusqu'au soldat, et alors qu'il s'apprêtait a le toucher, il constata que l'homme tenait entre ses deux mains celle de l'endormi. Il avait porté la main sacrée, la main si sure d'elle, la main ingénieuse, il avait porté la main de l'endormi a ses lèvres, et avait embrassé doucement les doigts.
« Bonjour, Steve. »
Un homme venait d'entrer dans la pièce, il portait une blouse blanche. Le petit être le regarda évoluer dans la pièce, curieux de ses agissements.
« Bonjour, Bruce. Du nouveau ?
- Tu as changé l'eau des tournesols ?
- Oui, ce matin. Tout comme celle des roses oranges, ainsi que celle des myosotis. »
Le petit être curieux finit, après de longs instants de réflexion, par poser sa toute petite main sur l'épaule du soldat qui sentit comme une décharge dans son bras. Steve releva les yeux vers Bruce, une question au bord des lèvres.
« Dis-moi, tu y connais quelque chose en langage des fleurs … ? »
Le petit être voleta jusqu'aux tournesols, sous le regard furibond de son homologue. Peut être que cette fois, les humains pourraient ils se sauver du fourbe Hanahaki ?
Tony avait suivi l'homme sans poser de questions. De toute façon, tout était tellement délirant, que personne ne pourrait lui reprocher d'avoir suivi un mec dans la forêt. Il était Tony Stark la prise de risques inconsidérés ça le connaissait, bon dieu !
« Dites, ou est ce qu'on va ?
- Nous allons voir Noroi, patience, nous y voilà presque.
- Noroi ? C'est qui ça encore ?
- C'est celle qui pourra vous éclairer sur votre avenir. Croyez moi, vous en avez grand besoin. »
Tony croisa les bras et bouda, dans une attitude parfaitement déplacée a l'ambiance et a la situation dans laquelle il se trouvait. Alors qu'ils s'enfonçaient dans les bois, et que les lumières se faisaient de plus en plus faibles, il se disait qu'il aurait peut-être du rester avec les insupportables fleurs. Alors que l'homme qui le guidait poussait un rideau de branches de saule pleureur, des volutes de fumées s'échappaient de ce qui ressemblait à un salon. Tony entra, pour y découvrir une femme allongée de tout son long sur des coussins et des plaids, cigarette a la main, de longs cheveux blancs cascadant dans son dos, des yeux verts rieurs qui le fixait.
« Anthony Stark, voilà notre cas désespéré ! »
Tony regarda la femme sans comprendre.
« Je suis Noroi. Mais nous ne sommes pas là pour parler de moi. Nous sommes ici pour parler de toi, Anthony. Nous sommes ici de parler de la façon dont tu gâches le cadeau que je t'ai fait.
- Pardon ? »
Pour être perdu, il était perdu, notre Tony. La femme soupira, puis tira sur sa cigarette, tandis que le guide de Tony s'asseyait en tailleur non loin d'elle. Elle expira la fumée en fermant les yeux, puis posa les deux émeraudes enfermées dans ses prunelles sur Tony, a nouveau.
« Je t'ai envoyé Hanahaki. Ce n'est pas une malédiction comme les autres, Anthony. Pour toi, c'est une chance de pouvoir enfin dire à ton ami que tu l'aime. Ce n'est pas une opportunité que tu peux négliger. Ce n'est pas quelque chose que tu peux éviter, cette fois ci. Tu devras te dévoiler, ou disparaître.
- Mourir, vous voulez dire ?
- Non, Anthony. La mort est un sort trop doux pour quelqu'un qui a reçu un cadeau comme Hanahaki. Tu disparaitras. Tu ne seras plus tangible. Plus perceptible par les humains, et pourtant tu seras juste a coté d'eux.
- Mais c'est cruel ! C'est horrible !
- Et c'est le sort qui t'attend si tu ne saisis pas ta chance. Tu as toutes les cartes en main, Anthony. C'est a toi décider, veux tu vivre avec lui, ou disparaître ? »
Tony la dévisage. Il n'avait pas envisagé les choses sous cet angle. Il pensait que c'était le rejet, l'abandon ou la mort. Ce que Noroi venait de lui dire, si seulement c'était vrai, changeait completement la donne.
« Maintenant, il est temps pour toi de prendre une décision. N'oublie pas, Anthony, que cette fois ci, tu n'es pas le seul maitre de ton destin. Tu dois aussi convaincre Steve. Tu dois le charmer. »
La femme termina sa cigarette, brulant le megot entre ses doigts fins. Le guide de Tony se releva, tandis qu'elle allumait une autre cigarette.
« Ramène le, il est temps. Adieu Anthony, j'espere que tu feras le bon choix. »
L'homme qui avait guidé Tony poussa une porte, et encouragea l'ingénieur a le suivre. Il s'engagea a sa suite dans un couloir, des questions plein la tête. Malgré cette multitude d'interrogations, Tony ne dit rien, se contentant de suivre son guide, toujours sous le choc. Ils arrivèrent devant une porte en verre, qui laissa passer une vive lumière. Le guide posa la main sur la poignée, et Tony se rendit compte que le bouquet de lys qu'il tenait tantôt était devenu un bouquet de tulipes rouges.
« Je ne vous ai pas demandé votre nom. »
Le beau jeune homme laissa ses yeux se poser sur Tony, le regard rieur, la main toujours sur la poignée de la porte, laissa un sourire en coin se dessiner sur son visage.
« Tu connais déjà mon nom, Anthony Stark. Je suis Hanahaki, n'est ce pas évident ? »
Il ouvrit la porte et se décala, pour que Tony puisse passer.
« Le monde conscient t'attends, après cette porte. Considère que la franchir équivaudra a ton réveil, dans ta Tour. Je souhaite bien du courage, Anthony Stark, je ne serais pas tendre avec toi. »
Tony le regarda, ahuri. Ça faisait vraiment trop d'évènements surnaturels pour toute sa vie d'humain, décidément. Sans prendre la peine de dire adieu à son guide, beh oui, c'était la personnification de cette saloperie de maladie, il allait pas être poli, en plus ! , il passa la porte, et ferma les yeux sous l'aveuglante lumière.
« Tu te souviens des toutes premières fleurs que Tony a crachées ? »
Le scientifique enleva ses lunettes, pensif. La première crise remontait a plusieurs semaines, et si sa mémoire était bonne, les premières fleurs de Tony étaient des bleuets. C'était d'ailleurs suite a cette crise que Bruce avait commencé les recherches, et avait découvert la maladie de son science bro. Il les ajouta tout en haut de la liste, sous le regard concentré de Steve. Ce dernier prit la liste que Bruce lui tendait, et commença a la lire.
« Donc, des ipomées, du rhododendron, des résédas, des gardénias, des roses oranges, des tournesols, des myosotis, et des sceaux de Salomon. Commençons à chercher les sens de ces fleurs, d'accord ? Je m'occupe des quatre premières, et tu fais la fin ?
- Parfaitement, ça me va. »
Steve reposa la liste, et dans un silence presque religieux, il alluma son ordinateur portable, tout comme Bruce, et commença à prendre des notes. Alors qu'il passait de pages en pages, son cœur se serrait en pensant à l'intensité des sentiments de Tony, qui devait souffrir le martyr, d'aimer a tel point sans réciprocité … Près de quarante minutes plus tard, alors qu'une page complète de note était écrite, il ferma son ordinateur, ses recherches étant terminées.
« Bon, qu'est ce qu'on a ?
- J'ai trouvé que les roses oranges exprimaient le désir, les tournesols sont l'orgueil et l'éblouissement. Pour les myosotis, ont dit qu'ils sont significatifs de l'amour véritable, de l'amitié sincère, et porte le message « Ne m'oublie pas. », quant aux sceaux de Salomon, ils sont témoin d'un secret bien gardé. Pour toi, Steve, ça donne quoi ?
- Les ipomées sont une déclaration d'amour, les rhododendrons sont l'aveu d'un premier véritable amour. Ils disent que les résédas sont le témoignage d'un amour secret, et les gardénias sont l'amour caché et la sincérité. »
Steve releva les yeux de ses notes, regardant Bruce, tous deux plongés dans l'incompréhension la plus totale. Pourquoi ? A qui les fleurs étaient elles destinées ? Les questions se bousculaient dans la tête du soldat, et la révélation du sens des fleurs ne l'avait pas du tout rassuré ….
La voix de Jarvis retentit, et les fit se lever rapidement.
« Monsieur Rogers, Monsieur Banner, je me dois de vous dire que Monsieur Stark vient de se réveiller. »
Alors, ce chapitre vous a plu ? J'espère, j'espère. Avec vous reconnu les deux nouveaux personnages ? Le Petit Etre, et son homologue ? Dites moi en reviews vos suggestions sur leurs identités !
Savez vous ce que Noroi signifie ? Dites moi ce que vous pensez a ce propos ^^ !
Merci mille fois de l'intérêt que vous portez a Tony, a Steve, a cette histoire, ça me touche beaucoup !
A plus dans le bus !
Eris
