Me revoilà, mes amis ! Oui, j'ai eu du mal à écrire ce chapitre, c'est vrai. Il y eu le bac, qui avait pour moi d'énormes enjeux, mais maintenant que je suis vraiment en vacances, je peux vous livrer le dernier chapitre d'Hanahaki.
J'espère que cette fiction vous a plu, j'ai un petit mot HYPER IMPORTANT à dire en fin de chapitre, surtout lisez le :)
Eris
« Je me suis fait roulé dessus c'est pas possible autrement … ! »
Il venait tout juste de réveiller et il avait vraiment l'impression de s'être fait piétiné par toute l'Iron Legion. Enfin merde, même le réveil d'un lendemain de cuite était plus sympa !
« Bonjour Monsieur. »
Grands dieux, au moins, il était dans la tour Stark et ça le soulageait vraiment d'entendre Jarvis, il était déjà en sécurité et c'était ça de gagné ! Mais en attendant, Tony avait mal partout, et il venait de remarquer qu'il avait un masque à oxygène sur le visage, et que sa respiration était très … sifflante. Alors qu'il essayait de deviner quelle était la date, il vit par la vitre de la chambre deux personnes arriver en courant vers lui. La porte s'ouvrit à la volée, dévoilant les deux visiteurs si pressés.
« Tony, tu es enfin réveillé ! »
Bruce s'avança vers lui, vérifiant les constantes qui étaient sur l'appareil, soucieux. Il remit en place la perfusion de Tony, vérifia rapidement ses pupilles, avant de se reculer, permettant à Tony de replonger son regard dans celui, surpris, écarquillé, ébaubi, de Steve qui était toujours sur le pas de la porte.
Steve, qui regardait Tony, sa feuille de note dans la main (mais si, vous savez, les fameuses notes sur le langage des fleurs !). Steve, qui voulait désespérément sauver le milliardaire d'une mort quasi certaine. Mais Steve qui ne sait pas comment faire. Il s'avance, et s'assied sur le bord du lit de Tony. Il veut lui prendre la main, mais il n'ose pas.
Il n'y a que Bruce, Tony et Steve, dans cette pièce, enfin, c'est ce qu'ils pensent. Les deux êtres sont là aussi, sur la tête de lit, et à côté des tournesols, et Hanahaki aussi est là, avec ses fleurs dans les bras, couvant du regard les humains présents dans la pièce.
Bruce décide de sortir, pour laisser les deux amis parler, et annonce à Tony qu'il ne peut à présent plus quitter le lit, parce qu'il est trop faible. Bruce comprend en voyant les constantes de Tony que le scientifique entame sa dernière ligne droite, son dernier temps de vie.
Alors que la porte se referme derrière le docteur Banner, Steve et Tony ne se sont pas quittés des yeux. Le soldat demande à son ami comment il se porte, s'il a mal.
« Non, ça va … mais, on est quel jour, exactement ? J'ai absolument aucune idée de combien de temps j'ai pu dormir… »
Steve inspire et jette un coup d'œil à la montre que Tony lui a fabriqué pour son anniversaire.
« On est le 17 juillet, Anthony. »
Alors que le silence prend de nouveau sa place de roi dans la pièce, le scientifique fronce les sourcils. La dernière fois qu'il avait regardé la date, c'était le 30 mai. Et on était à présent en juillet ! Il était resté inconscient un mois et demi … Il se prit la tête dans les mains en jurant, maudissant cette saloperie de maladie. A cause de ça, il avait raté un mois en présence de Steve, et le soldat semblait mal à l'aise en sa présence. D'ailleurs, le blond se leva, et quitta la pièce en lui demandant de se reposer, lui disant qu'il allait annoncer aux Vengeurs qu'il était réveillé.
Steve sortit de la pièce et ferma doucement la porte. Il s'y adossa, soupira et se laissa glisser par terre. Pourquoi avait posé cette question stupide ? Il avait perdu cette complicité qu'il avait avec le milliardaire, une proximité toute nouvellement acquise, en plus d'un lien privilégié avec celui qui se révélait être le plus farouche des super héros qu'il connaissait : Tony jouait un rôle, avec ce masque de playboy qu'il portait le jour, mais a la faveur de la nuit, il avait découvert un homme brisé par ce qu'il avait vécu, et c'était cette façon de ne pas se montrer, pour ne pas souffrir, qui rendait Anthony Edward Stark si dur à apprivoiser.
Le soldat se releva après de longues minutes, décidant qu'il était temps d'agir.
Tony n'arrivait pas à dormir. Le rêve qu'il avait fait durant son coma tournait dans sa tête, bouillonnait dans ses pensées, l'empêchant de trouver le repos. La solitude de la pièce l'oppressait. Il était habitué a du bruit, que ce soit les scies mécaniques qui découpaient du métal dans son atelier, les hard Rock qui résonnait dans la tour, la respiration de Steve à côté de lui sur le canapé …
Mais vous comme moi, vous savez bien que personne n'est vraiment seul, ici.
Il y a les fleurs. Elles sont là, dans des vases, comme les souvenirs douloureux des crises du malade. Les bouquets sont presque tous là, du moins ceux qui ne sont pas fanés, et sur le petit meuble blanc à côté de la porte, il y a les lys bleus et rouges.
Parce que bien sûr, le beau jeune homme du rêve est là lui aussi, Hanahaki dans toute sa splendeur, comme Michel-Ange devant son œuvre presque achevée. Il a dit à sa victime qu'il lui mènerait la vie dure jusqu'à la toute fin, succès ou échec. Pourtant, Hanahaki couve Tony d'un regard attendri. Les humains sont drôles, et chacune de leurs actions baigne dans le pathos au possible, rendant dramatique leur vie, leur ascension, et encore plus leur chute.
Mais Hanahaki n'est pas le seul spectateur de la déchéance de Tony, il y aussi les petits êtres. Le premier est bougon, à côté d'un bouquet roses oranges, et fusille du regard le deuxième être. Il est sur le bord de la fenêtre, et de son perchoir, il observe l'humain.
Ils sont quatre, et pourtant le silence est toujours là, à peine troublé par les machines qui bipent les constantes de Tony, sans cesse, depuis le 30 Mai. Soldats sans âmes, âme sans repos, malédiction divine, et divine providence, tous réunis dans la même pièce, autour du même homme.
Et Tony qui s'est redressé, et qui aimerait bien se lever, s'il pouvait. A la place, il décide de demander a Jarvis qui est encore éveillé, malgré l'heure tardive.
« Monsieur, il semblerait que le Capitaine Rogers soit toujours debout. »
Mais voilà, c'est devenu gênant entre eux, et il ne sait pas s'il peut lui demander de venir. Heureusement que Jarvis le fait à sa place, sans même lui demander son avis connaissant déjà la réponse de son créateur.
Quand Steve fait son entrée, en pyjama (composé d'un tee-shirt Star Wars offert par Tony, et d'un bas de coton fluide), les regards des deux hommes se croisent, et Tony peut lire toute l'angoisse qui se lit dans les yeux de son ami, et il regrette.
« Je suis désolé.
- Pourquoi t'excuses-tu ? »
Steve ferme la porte, et tout le monde s'agite. Le petit être bougon s'approche de Tony, et celui qui était à la fenêtre volette à côté de Steve. Le soldat s'approche, et s'enhardit. Il s'assied et saisit la main de Tony dans la sienne. Le regard de l'être se fait triomphant, tandis que l'autre voit rouge. Il monte sur l'épaule de Tony et lui ordonne de lâcher la main de Steve, comme une petite voix de conscience.
Mais voilà, la magie opère, et la main de Steve dans la sienne semble être le seul point qui raccroche Tony à notre monde. Tony, qui soit dit en passant, aimerait beaucoup dévorer les lèvres de Steve, là maintenant, tellement le regard qu'ils échangent est intense.
L'ingénieur n'a même plus besoin de parler, Steve peut lire dans ses yeux pourquoi il s'est excusé. D'ailleurs, il lâche la main du brun, et le regarde avec tendresse, avant de le prendre dans ses bras.
Alors que Tony passe ses bras autour de Steve, au bord des larmes tellement ce moment le soulage, tellement il avait peur que rien ne soit plus comme avant entre eux, qu'il est serré contre le soldat, il se sent mieux. Parce qu'il sait qu'il peut compter sur Steve.
« Je serai avec toi, Tony. Jusqu'à la toute fin. »
Et la vie suit doucettement son cours dans la Tour des Avengers. Natasha, Thor, Clint, ils sont tous venus rendre visite à Tony, heureux de le voir toujours vivant. Bruce continue de le surveiller attentivement, et Steve à capter la lueur inquiète et attristée dans les yeux du docteur. Pourtant, il fait comme si de rien était, et il reprend sa routine avec Tony. Il recommence à venir dans la chambre de l'ingénieur pour leur soirées Pop Culture, profitant de chaque moment avec son ami.
Les jours passent et Steve voit son regard changer. Il n'avait jamais remarqué les paillettes dorées dans les yeux de Tony. Il n'avait jamais vu non plus cette façon que Tony avait de se passer la main dans la nuque lorsqu'il était gêné, ni le petit sourire en coin qu'il abordait quand il s'apprêtait à dire quelque chose de particulièrement, ni son habitude de se mordre la lèvre quand il était perdu dans ses pensées.
Il se rendit compte qu'il ne pouvait plus lâcher Tony des yeux, et quand il y avait d'autres personnes dans la pièce, il ne voyait que lui. Tout autour de lui était effacé par la présence de l'ingénieur. Steve remarqua que son monde tournait autour de Tony : quand il n'était pas avec lui, il pensait à lui, il rêvait de lui, il parlait de lui. Et ça ne le dérangeait pas outre mesure, parce qu'il avait déjà connu des sensations similaires avec Bucky.
Mais dans le cas de Tony, Steve savait qu'il était déjà amoureux, et si Tony était tactile avec lui, cela ne voulait pas pour autant dire qu'il avait ses chances. Et puis Steve savait que Tony était presque au bout de son chemin, et il ne voulait pas lui ajouter un poids supplémentaire, se contentant d'être là pour son ami.
Tout aurait pu continuer sur cette voie, le temps et la maladie faisant son affaire, si nous n'avions un tas de personnage que personne d'autre que vous et moi ne voyons.
Hanahaki continuait de faire cracher ses fleurs à Tony, et un mois, elles avaient été nombreuses. Les deux êtres continuaient de se battre, et il semblerait que le second prenne le dessus sur le premier.
La dernière crise avait tellement affaibli Tony qu'il ne pouvait plus bouger. Ses amis lui rendaient visite tous les jours, Bruce essayait de faire ce qu'il pouvait pour le convaincre de se faire opérer, la situation étant critique, et Steve le veillait, continuellement.
Le 26 aout, alors que Steve lui tenait la main, Tony ferma les yeux. Jarvis s'affola en appelant Bruce, Hanahaki restait assis sur son siège, le petit être bougon et amer sautillait, triomphant, tandis que son homologue tombait à genoux, accablé. Il avait échoué …
La Tour Avengers était en pleine ébullition, et Steve restait les yeux fixés sur Tony, qui s'en allait, une bonne fois pour toute. Il sera sa main, et se pencha vers le brun. Avec son autre main, il lui enleva le masque à oxygène, et caressa la joue de son ami, doucement.
Steve se pencha, et les larmes aux yeux, posa ses lèvres sur celles encore chaudes, de Tony, avant de laisser tomber sa tête sur la poitrine de l'ingénieur, le cœur en lambeaux.
« Si seulement … si seulement c'est de moi que tu étais tombé amoureux. »
Et il reste là, le cœur en miette, l'âme en morceaux. Les Avengers arrivent en courant, mais n'entrent pas, vous comprenez, il faut le laisser seul, un peu.
Ils sont tous réunis dans le salon, même Steve, qui se sent comme une coquille vide, même Fury semble affecté, même Pepper est revenue quand elle a appris.
Ils sont là, dans la Tour, assis, en silence et ils ne savent pas quoi faire. Personne n'était prêt, oh bien sûr, ils savaient que Tony allait mourir, mais ils n'étaient pas prêts. On n'est jamais vraiment prêt.
Jarvis s'est retiré, se mutant volontairement, affecté lui aussi par la disparition de son créateur. Les êtres sont silencieux, et sur la terrasse, Hanahaki et Noroi sont eux aussi affligés.
Les minutes passent et personne ne bouge, personne ne sait quoi faire, quoi dire.
« Qui est le con qui m'a étalé un drap dessus ?! Et pourquoi vous tirez des tronches de déterrés ?! »
Comme un seul homme, les Vengeurs se tournent vers la source de la voix, qui se tient dans l'embrasure de la porte du salon.
Anthony Edward Stark se tient devant eux, sur ses deux jambes, avec un cerveau fonctionnel et un cœur qui bat, on ne peut plus vivant.
Steve se lève et prend Tony dans ses bras en pleurant, le serrant fort contre lui, savourant la chaleur de son corps, les bras de l'ingénieur qui l'étreigne avec force, sanglotant des « Tu es vivant … Tu es vivant ! » dans le cou du brun.
Puis il se recule, et l'embrasse avec tendresse, et soulagement.
« Imbécile ! Tony, tu n'es qu'un connard arrogant, mais qu'est-ce que je l'aime, ce connard arrogant ! »
Pepper et Bruce pleurent de soulagement, tandis que Natasha se sert un verre, trop d'émotion, m'voyez ? Franchement, Thor pensait connaître la plus grande drama queen de la galaxie (Oui, nous parlons bien de Loki-sama), mais il devait bien avouer que Tony avait le sens du drame.
« Je t'aime, Steve, pardonne-moi, pardonne-moi … »
Le jour se lève sur New York, et une nouvelle vie commence. Quant aux deux petits êtres, leur bataille a pris fin. L'Orgueil remballe ses tournesols, son cynisme et sa cruauté, ployant devant le grand vainqueur. Il trouvera une autre victime, il ne sait. Les Orgueilleux ne manquent pas, et il n'aura pas à chercher bien longtemps.
Sur la terrasse, deux acolytes cherchent une nouvelle activité.
« Hana, qu'est-ce qu'on pourrait bien faire ? »
Et voilà Hanahaki qui agite un petit cahier de cuir noir sous les yeux de sa comparse.
« Un cadeau de mon ami, un dieu de la mort. Il en a lâché un dans le monde humain, et c'est parti en génocide carcéral. J'ai bien envie de tenter l'expérience …
- Grand fou, quelle excellente idée ! »
Elle lui donne la main, et attrapant le cahier, elle saute avec lui dans le vide.
Le jour se lève sur New York, et pour la première fois, ce 27 Aout, Tony qui tient toujours la main chaude de Steve dans la sienne, sait pour quoi il se bat, pour qui il se battra, demain, et tous les autres jours.
Que les ennemis viennent, ils sont prêts. L'un des leurs est revenu d'entre les morts, ils n'ont plus personne à craindre à présent.
Ah, tant d'émotions, ce fut dur de mettre un point à cette histoire … Néanmoins, je dois vous dire qu'Hanahaki n'est pas tout à fait terminée.
Il reste le chapitre sur la mort de Tony, et un petit quelque chose pas piqué des hannetons qui arrivera après, parce que la fin de cette histoire m'a inspiré quelque chose …
Alors selon vous, qu'est-ce que Noroi et Hana vont-ils faire ? est ce qu'on va revoir les petits êtres ? Qui sera la prochaine victime de la terrible Noroi … ?
Dites-moi vite si vous avez des théories (je suis amoureuse des théories), que je vous confirme, ou infirme cela )
Un IMMENSE MERCI ET PLEIN DE BISOUS a tous ceux qui ont lu, reviewé, partagé, favé, follow cette histoire, vous avez fait chaud à mon petit cœur d'auteur !
Merci mille fois à mes grandes déesses du Fandom Avengers (ui c'est à vous que je parle, xNJx, ObviouslyEnough, Sanashiya, vous êtes ma trinité Fanfictionnesque)
Merci aussi à tous les membres de l'Asile (iels se reconnaitront aisément)
Ça fait beaucoup de gens à remercier, mais bon voilà, j'adore m'épancher.
A plus dans l'bus !
Eris ;)
