Hello ! Voilà la suite ; j'espère qu'elle vous plaira et n'hésitez pas à laisser des reviews (aussi bien négatives que positives, tout est bon à prendre).

Enjoy.


Major Lazer x DJ Snake feat. MØ - Lean On

L'ambiance dans la pièce était comme électrique. Il pouvait sentir sa respiration dans sa nuque et cela lui déclenchait des frissons qui couraient le long de son dos l'air semblait se raréfier ou alors c'était plutôt lui avait du mal à respirer. Il sentait le corps de l'autre se rapprochait encore plus du sien, il ressentait la tension qui émanait du corps étranger et qui se propageait dans le sien. Il sentit des lèvres se posaient sur sa nuque, tout d'abord doucement puis plus sensuellement. Il se mordit les lèvres pour ne pas gémir, il était au bord de l'évanouissement. Tandis qu'il tentait de répondre ses esprits, il fut surpris par des doigts qui parcourait son épaule, son bras lui déclenchant encore plus de frissons.

Oh mon dieu, il allait défaillir si ça ne s'arrêtait pas de suite mais si ça s'arrêtait, il s'en voudrait pour ça. Prenant un courage à deux mains sorti de nulle part, il se retourna vers la source de plaisir qui se trouvait derrière lui et se jeta sur les lèvres, avidement. Commença alors un ballet où les langues s'entremêlèrent, où les corps se furent plus pressants et les respirations plus saccadées. Il plongea ses doigts dans la chevelure de son vis-a-vis, laissant flotter un dernier baiser sur ses lèvres si parfaites. Et en ouvrant les yeux, il vit ce visage sourire, sourire qu'aucune personne ne lui avait jamais dédié. Il se sentit fondre, il se sentit vivant, comme jamais il ne l'avait été.

« Tu es beau. Ça devrait être interdit.

- Tu me fais rire. Mais sache que si je suis aussi beau, c'est pour mieux te séduire Bilbo. »

Comme une bombe, l'appel de son nom le réveilla. Il ouvrit les yeux subitement, la respiration coupée et scanna l'endroit où il était : sa chambre, tout était à sa place. Il renfonça sa tête dans l'oreiller, poussant un long soupir. C'était quoi ce rêve, sérieusement ? Il était en manque à ce point pour rêver de ce type qu'il avait à peine croiser hier soir ? Se passant la main sur le visage pour chasser les derniers vestiges de fatigue, il se leva en se disant qu'un thé bien corsé ne lui ferait pas de mal. Manquant de se prendre les pieds dans le tapis dans le couloir, il se dirigea vers la cuisine. Une fois son thé préparé, il allait s'installer devant son PC quand il regarda l'heure.

« NOM DE MAHAL ! »

Il était en retard, lui qui ne l'était jamais. Il se dépêcha de s'habiller, but à toute vitesse son thé et fonça vers sa voiture. Tandis qu'il roulait, il pesta contre lui-même pour son retard, lui Bilbo, jamais en retard ! Ce rêve l'avait complètement dérangé, il n'arrivait pas à chasser de son esprit les souvenirs épars qu'il en avait. Sérieusement, c'était quoi son problème ? Rêver d'un type dont il ignorait tout. Et qu'il ne reverrait jamais, pensa-t-il en soupirant.

En se garant sur le parking de la bibliothèque, il n'imaginait pas la journée qu'il allait passer.

12h30, l'heure de la pause déjeuner. Profitant d'un doux soleil du mois de mai, Bilbo en profita pour aller déjeuner dans un parc non loin de son travail. La chanson de KT Tunstall « Universe & U » résonna dans sa poche il sortit son portable et vu qu'il s'agissait de Gandalf.

« Allô ?

- Comment vas-tu mon ami ?

- Agréablement bien, je profite de ce temps. Mais je suppose que tu ne m'appelles pas pour parler de la météo.

- Eh bien, c'est lié à vrai dire. Un verre ce soir en terrasse, ça te dit ?

- Tu as décidé de passer ta vie dans les bars ?

- HEY ! C'est toi qui voulait sortir hier soir !

- Pas faux … Partant pour ce soir alors !

- Parfait, 21h au même endroit. A ce soir. »

En raccrochant, un sourire pointa sur son visage. Même si sa journée avait mal commencé, il ne pouvait nier qu'il n'en profitait pas à ce moment-là. En retournant vers la bibliothèque, sa joie fut de courte durée.

« Bonjour Bilbo. »

John, le libraire. Celui qui lui avait brisé un jour le cœur, sa plus grande (mais aussi l'unique) déception sentimentale. Il faillit défaillir mais se retint : il ne voulait pas flancher devant cette enflure. Mais il ne voulait pas lui parler si il le faisait, un flot d'émotions contenues depuis trop longtemps pourrait s'échapper. Ainsi s'échappa-t-il aussi.

« Bilbo, s'il te plaît ! J'aimerai te parler. »

Il sentit la main de John qui agrippait son bras pour le retenir. Bilbo se retourna violemment.

« Lâche-moi. » cracha-t-il entre ses dents.

« Bilbo ..

- LA FERME ! Ne me parles pas. Je n'ai pas envie de savoir pourquoi tu es là, encore moins que tu me parles. Tu n'es qu'un salaud, un salaud de première. T'es une pourriture de la pire espèce, tu m'as assez brisé comme ça alors barre-toi vite. »

La réaction de John le déstabilisa : ce dernier éclata de rire.

« Oh Bilbo, toujours aussi pathétique. Je me doutais que tu ne voudrais pas me parler mais là, ta réaction est juste grandiose. Alors maintenant, tes menaces tu vas les oublier et tu vas m'écouter. »

John s'approcha dangereusement de lui, le bloquant contre le mur le plus proche.

« J'ai longtemps pensé regretter de t'avoir quitté et je me suis même demandé si j'avais bien fais de t'avoir brisé le cœur. Mais à vrai dire, tout ça, c'était faux. Ca n'a jamais été aussi libérateur et jouissif de t'avoir brisé. Tu étais là, comme une marionnette que je prenais plaisir à manipuler et voir tout cet amour dans ton regard alors que je te faisais souffrir, c'était juste trop bon. Tu n'étais et tu l'es encore d'ailleurs, un vrai naïf pour toi, tout étais guimauve et pays des Bisounours. Tu es tellement .. pathétique, vraiment je n'ai jamais vu ça. »

Tandis que John lui parlait tout bas, Bilbo pouvait sentir son corps trembler. Il ressentait une peur certaine car cet homme était dangereux, vil et il ne pouvait pas savoir ce qu'il pourrait lui faire. Tandis qu'il priait intérieurement pour que cette conversation cesse au plus vite, il sentit la bouche de John contre sa joue lui murmurait : « A bientôt Bilbo, ce fut un plaisir. » avant de le laisser seul, tremblant contre un mur.

Quand l'homme fut assez éloigné, Bilbo s'écroula le long du mur, des larmes silencieuses coulant sur ses joues. La terreur, la colère et trop de souvenirs douloureux du passé l'avait submergé et il n'arrivait pas à lutter contre cette vague qui le fracassait de plein fouet.

Il se releva tant bien que mal, essuyant du mieux qu'il pu les larmes traîtresses qui filaient le long de ses joues. Il voulait finir cette journée au plus vite, avant que d'autres événements de ce type ne lui tombe dessus.