Salut la compagnie ! Désolée du retard mais entre mes exams à la fac, mes stages et le fait que j'ai défaillis comme Bilbo devant Thorin en rencontrant une de mes idoles en vrai, eh bien j'ai pas eu le temps d'écrire. Mais voilà la suite (c'est un chapitre plus court que les autres mais je m'acharne sur mon rapport de stage en même temps) ! Bonne lecture à vous.
Alcest - L'éveil des muses
Deux semaines s'étaient écoulées depuis la rencontre avec Thorin au bar et Bilbo commençait vraiment à désespérer de la promesse qu'il lui avait faite. Enfin si on pouvait appeler ça une promesse, puis après tout ils ne se connaissaient pas plus que ça alors pourquoi aurait-il honoré sa parole ? Tandis qu'il marmonnait dans sa barbe, il ne voyait pas qu'une file s'était formé devant son bureau. Un raclement de gorge le sortit de sa rêverie et en bafouillant, il s'excusa et s'occupa enfin de ses lecteurs. Se levant pour ranger les livres entreposés sur un chariot, il parcourait les rayons, prenant soin des amis qui l'avaient guidés pendant toutes ses années.
« Que recommanderiez-vous à un artisan qui cherche à s'améliorer ?
- Tout dépend dans quel domaine vous souhaitez vous améliorer ?
- Les relations humaines. »
Se retournant, il hoqueta en découvrant la stature imposante de Thorin lui souriant.
« Thorin, je euh …
- Je m'excuse de ne pas être venu plus tôt mais avec mes neveux, je n'avais plus une minute à moi.
- Huum ne vous inquiétez, je ne vous attendais pas de pied ferme. »
Menteur lui susurra une petite voix dans sa tête.
« Vous me disiez que vous cherchiez des ouvrages sur les relations humaines ?
- Oooh huum c'était une blague. Enfin pas vraiment. Voilà, je voudrais ouvrir une boutique donc je cherche des livre sur la gestion de commerce, ce genre de choses et euh bien sûr comment fidéliser une clientèle, ce genre de choses. »
Il avait déclaré son discours d'une voix gênée tout en se grattant l'arrière du crâne et Bilbo ne pouvait pas s'empêcher de le trouver encore plus séduisant sous cet aspect quelque peu vulnérable de se dévoiler ainsi. Il le mena donc dans les rayons vers les étagères dédiées au commerce et il lui présenta tous les livres qu'il lui serait utile. Pendant 1h, il l'aida à chercher les bouquins les plus adéquats et tandis que Thorin feuilletait un des livres, Bilbo glissa en douce dans le tas un livre sur les relations entre un commençant et les clients. Quand les formalités furent remplies et que Thorin repartait les bras chargés de livres, il se retourna une dernière fois vers Bilbo.
« Est-ce que ça serait déplacé de ma part de vous invitez à dîner pour vous remerciez de votre aide ? »
Le cœur du bibliothécaire manqua un battement voire même plusieurs.
« J'accepte avec plaisir. » réussit-il à articuler tant bien que mal. Thorin revint près du bureau, sortit un stylo, griffonna quelque chose sur une carte de visite et la tendit à Bilbo.
« Ce samedi, 20h30 ? Ca vous convient ?
- Oui, bien sûr. Parfaitement.
- Alors mon numéro et mon adresse sont sur la carte. Bon eh bien, à samedi Bilbo. »
Et sur un clin d'œil, il quitta la bibliothèque.
Selon Bilbo, la semaine avait défilé à toute vitesse et quand arriva la date fatidique, il sentait son cœur battre à une telle vitesse que d'une minute à l'autre il pensait le voir jaillir de sa cage thoracique. Il s'imaginait la tête de Gandalf, hilare. Bien sûr, il lui avait tout raconté et le bonhomme n'avait pas pu empêcher de faire échapper un gloussement de victoire, que Bilbo avait pris pour un hoquet de surprise.
Tandis que Bilbo conduisait vers le domicile de Thorin, il ne cessait de se poser mille et une questions. Il était à la fois excité et anxieux, apeuré et heureux, submergé de plaisir et de crainte. Contrairement à la semaine qui était à la vitesse de l'éclair, la route lui paraissait durer une éternité. Enfin il se gara devant un pavillon de banlieue où des palissades en bois joliment sculptés entourées la maison. Il ferma les yeux, souffla un grand coup et se jetta dans la gueule du loup.
Quand Thorin lui ouvrit, il crut à nouveau défaillir. Il avait passé une chemise qu'il avait relevé sur ses puissants avants-bras d'où dépassaient des brides de tatouages. Et le sourire qui lui fit, il y avait de quoi illuminer une ville entière tellement il brillait.
« Bonsoir. Euuh je vous ai apporté une bouteille de vin.
- Il ne fallait pas mais c'est gentil à vous, merci. Entrez, faites comme chez vous. »
Tandis que l'hôte lui prenait sa veste et la bouteille de vin, Bilbo s'avança pour découvrir la maison de ce dernier. Un intérieur simple, minimaliste mais tellement douillet et avec une cheminée ! Oh qu'il aurait se blottir devant durant les soirs d'hiver, avec Thorin à ses côtés … Se gifflant mentalement, il reprit pieds dans la réalité.
« Vos neveux ne sont pas là ?
- Non, ils sont sortis prétextant une soirée quelconque. Enfin ils ont surtout dit ça quand je leur ai dis que j'avais un dîner avec quelqu'un. »
Bilbo sentit ses tripes se tordre. Bien sûr, ses neveux devaient penser qu'il invitait une femme. Comment un tel homme pourrait-il s'avérer homosexuel voire bisexuel dans la plus folle des théories ?
« Mais ils avaient hâte de vous rencontrez, sachez-le. Je dois sûrement un peu trop parler de vous. » Et il éclata encore de ce rire gênée qui avait tant charmé Bilbo.
« Vous vous boire quelque chose ? Bière ? Vin ? Autre chose ?
- Une bière, ça ira. »
Quand ils furent tous deux installés dans le canapé de Thorin, bière en main, de la musique en fond sonore, Bilbo se demanda si le Paradis pouvait bien ressembler à ça.
« Santé Bilbo.
- A la vôtre Thorin. »
Avec cet homme à ses côtés, le bibliothécaire se persuada que le Paradis pouvait vraiment être comme ça.
