C'est une intro à chier, je vous l'accorde. Mais avec de la chance et du travail ça va peut-être s'arranger ?

Rien ne m'appartiens hormis Emily Watson, son groupe d'amis, les personnages de son école et l'école elle-même. Tout le reste est à Steven Moffat, Mark Gatiss et Sir Arthur Conan Doyle.


Chapitre 1 : Retrouvailles

"Flash-back"

Je me réveille en sursaut, surprise par ma sonnerie. j'éteins l'alarme de mon téléphone et regarde l'heure. 7 h 15. Je repousse mes couvertures et me dirige vers la salle de bain tel un zombie de Bienvenue à Zombieland. Je prends une douche.

Je m'appelle Emily Watson, j'ai treize ans et aujourd'hui, ce samedi 14 novembre 2009, je vais voir mon père, John Watson. Un père que je n'ai pas vu depuis dix ans.

Je vis chez ma tante Harry et sa femme, Clara. Je n'ai jamais connu ma mère. Je ne connais même pas son nom. Elle a quitté mon père dès ma naissance. Elle ne voulait pas de moi.

John est médecin-militaire. Après ses études, il est parti en Afghanistan. Et dix ans après c'est de force qu'il a quitté le front. Il s'est fait tirer dessus. Lorsque Clara m'a annoncé qu'il était hospitalisé, mon cœur s'est arrêté. Brièvement.

Je ne suis pas sentimentale, loin de là, je n'ai aucun souvenir de mon père mais, il reste mon géniteur, une part de mon cerveau est donc partiellement attaché à lui.

Je sors de la douche et prend un jean gris, un t-shirt noir et un pull bleu foncé. Je m'habille en vitesse et m'attache les cheveux en une queue de cheval.

Mes yeux glissent machinalement sur une photo de mon père. Je lui ressemble énormément. Même Harry ne lui ressemble pas autant.

J'ai le teint clair, les mêmes yeux bleus striés de gris, des cheveux blonds légèrement ondulés qui m'arrivent au-dessus des reins. Je mesure 1m60, et j'ai pratiquement le même nez que John bien que le mien soit plus fin et plus petit. Pour le reste je suppose que je tiens d'ailleurs.

Je passe un doigt sur ma gourmette en argent. C'est à mon père. Je l'ai trouvé dans des cartons il y a des années et depuis je ne l'enlève jamais.

Je continue de me préparer et me maquille très peu. Je mets juste un peu de baume à lèvres et un léger coup de crayon autour de mes yeux.

Je prends une sacoche en cuir et met mon téléphone, mes clés, 50£, une pièce d'identité, ma Oyster, un stylo, un bloc-note, mes écouteurs, mon chargeur, des mouchoirs et des chewing-gum.

J'enfile mes rangers noirs et ma veste noire en cuir. je passe ma sacoche en bandoulière et descend les escaliers le plus doucement possible.

Clara est dans sa chambre et doit sans doute dormir. Je vois la silhouette d'Harry dormant sur le canapé. Le salon empeste l'alcool.

Je sors dans la rue. Il est 8 h 10. J'ai pris mon temps. John arrive à Londres à 10 h 42, en train à King's Cross.

Je vis à Brentwood au 136 Hutton Road. C'est une petite ville pas loin de Londres. Je suis scolarisée à Londres à la Gower School qui se trouve à Gower Street.

Je remonte donc Hutton Road, tranquillement. En tant normal je mets trois minutes mais, je suis large question temps.

J'arrive à Shenfield plus de six minutes plus tard. J'ai avancé en mode escargot. J'embarque immédiatement dans le train et visse mes écouteurs dans les oreilles, passant des reprises au saxophone.

Au bout d'un bon quart d'heure, le train s'arrête, je descends donc à Stratford et marche jusqu'au métro. Je prends Jubilee en direction de Stanmore et observe discrètement les gens.

J'arrive enfin à Green Park et remonte à la surface. J'avance tranquillement dans les rues jusqu'au Starbucks de Picadilly. Je prends des pancakes et un thé. J'avale mon petit déjeuner.

Je regarde mon téléphone et réponds à Thomas, mon meilleur ami:

"C'est le grand jour. Comment tu te sens ?"

-"Stressée. Je crois. Nan, je mens je stresse à mort"

Sa réponse arrive dans les secondes qui suivent:

-"Si c'est un psychopathe, appelle-moi. Si ce n'est pas un psychopathe appelle-moi"

-"Nouille. J'taime."

-"Moi aussi je t'aime"

C'est la seule personne avec qui je me laisse aller question bon sentiment et guimauve.

Je commande un Machiatto caramel à emporter et je prends le chemin de la Gare de King's Cross. il est 9h40. Je décide de marcher jusqu'à la gare.

En marchant, j'échange des SMS avec mes amis.

De Mallory:

"La gauche ou la droite ?"

-"Pour ?"

-"J'arrache la couille gauche ou la couille droite de mon frère?"

De Nathan, le frère jumeau en question:

"Je vis avec une psycho ! J'ai partagé l'utérus de ma mère avec une psycho !"

-"Epargne-moi l'historique de l'utérus de ta mère"

Un fichier audio étant une reprise de "Smell like teen spirit" de Nirvana par Taylor à la guitare électrique et Alan à la batterie envoyé par les deux.

De Zoe, un dessin représentant un homme prenant dans ses bras une fille avec l'ombre d'une gamine heureuse sur la fille.

"J'espère que tes retrouvailles seront ressemblantes"

-"Merci Zoe, le dessin est cool"

De Henry, des données sur mon père. Dieu que j'aime ce geek.

"Le train de ton père a dix minutes d'avance, arrivera en voie 10, il est dans le troisième wagon. Bon courage"

-"Merci"

J'arrive à la gare à 10 h 23. Le train arrive dans une dizaine de minutes. Je vérifie que je suis présentable dans le miroir des toilettes et rejoins le quai numéro 10. J'inspire, j'expire, j'essaye de me relaxer, j'angoisse comme une idiote.

je joue avec ma gourmette, je le fais souvent quand je suis angoissée. Ce qui est le cas, actuellement.

Le train arrive et s'arrête. Les passagers commencent à descendre. Je lance mon chewing-gum dans la poubelle la plus proche et surveille la porte du wagon.

Il est là, une canne à la main, un sac militaire sur le dos et deux autres sacs à la main. Il descend péniblement et je m'avance vers lui. Il croise mon regard, ses yeux expriment le doute:

- Salut, Papa. Je salue timidement.

Il met un certain temps à réagir. Puis finalement:

- Emily.

"Fin du FlashBack"