Et voilà le deuxième chapitre ! Je poste de façon aléatoire mais, ayant un été particulièrement long, j'essayerai de poster au moins une fois par jour.
RAR:
Noooo Aime:
Ma première review ! Merci pour ta review, ton commentaire m'a vraiment fait plaisir. Concernant ta remarque sur la maturité d'Emily, il est vrai qu'elle est très mature pour ses onze ans !
La raison est que tout d'abord, J'ai seize ans et devoir penser comme une fille de onze ans, c'est compliqué pour ma part, je ne me rappelle même pas comment moi-même j'étais à cet âge ! C'est pour te dire !
Ensuite, c'est en partie expliquée dans le second chapitre, elle a dû grandir plus rapidement que les autres, entre une mère inexistante, un père absent et être élevée par une alcoolique, je pense que ce sont des facteurs qui conduisent à une grande maturité acquise prématurément pour son âge. Je vais tenter de l'infantiliser un peu plus dans les chapitres suivants.
En espérant que la suite te plaira !
Emily, ses amis, son école et ses camarades m'appartiennent, tout le reste est aux merveilleux Mark Gatiss, Steven Moffat et Sir Arthur Conan Doyle.
Chapitre 2: Déménagement:
Aujourd'hui je quitte Harry et Clara et je pars m'installer avec John.
Un mois s'est écoulé depuis son retour.
On a fait connaissance. Plus ou moins.
"Flash-Back"
Ça fait vingt minutes que nous sommes dans ce café et John n'a pas dit un seul mot. Moi non plus.
Que peut-on dire à un père qu'on n'a pas vu depuis dix ans ?
Sachant qu'il s'est fait tirer dessus, on peut exclure les questions sur la santé.
J'inspire et finis par ouvrir ma bouche:
- John ?
Il relève la tête et me regarde bizarrement.
- Pourquoi tu m'appelles John ?
- Hum, il me semble que c'est ton prénom et je n'en suis pas au point de t'appeler Monsieur Watson. Je réponds en essayant d'adopter le ton le moins ironique possible.
- Et pourquoi pas "Papa" ? Me demande t-il de plus en plus surpris, c'est comme ça que tu m'as appelé à la gare.
Oh putain...
- Parce-que, je n'ai aucun souvenir de toi, que ça fait dix ans que je n'ai pas eu de nouvelle de toi, pas même une lettre et que tu es plus proche du statut de parfait inconnu que de celui de père. Donc "Papa" ne me semble pas approprié pour l'instant. Et il fallait bien que tu me reconnaisses.
J'ai débité tout ça à vitesse grand V. John continue de me fixer. Il pousse un soupir imperceptible et je le vois se tendre encore plus qu'avant.
- Très bien, on peut essayer de faire connaissance alors ? Propose t-il.
Il fait des efforts Em', il essaye en tout cas.
- Euh OK. Qu'est-ce que tu veux savoir ?
- Fais-moi un résumé.
Je retire ma pensée précédente, il s'en bat clairement les burnes.
- Je m'appelle Emily Kathleen Watson je suis née le 20 septembre 1996, je vis chez ta sœur Harry et ta belle-sœur Clara au 136 Hutton Road à Brentwood dans l'Essex, je suis en neuvième année à Gower School qui se trouve au 52 Gower Street à Londres. Mes passions principales sont la musique, la gymnastique et la danse. Je joue du saxophone depuis plusieurs années et j'ai monté un groupe avec mes amis, pour la danse j'ai aussi un groupe composé des mêmes amis. Sans être asociale, j'ai un groupe d'amis limité et je ne cherche pas spécialement à aller vers les autres. J'adore le Rock, j'aime lire et je suis une accro de films et de séries. Mes couleurs préférées sont le bleu, le rouge, le blanc, le gris, le noir et le violet. Je ne suis pas vraiment fan des militaires pour des raisons que tu peux deviner avec un peu de bon sens, je lis beaucoup de fanfictions, je suis une buse en maths et en sciences mais, je me débrouille en informatique, à l'école je suis une élève moyenne et ne bosse que dans les matières qui m'intéressent mais j'ai des notes suffisantes pour avoir la moyenne à chaque trimestre et réussir les examens de fin d'année. Je déteste les insectes et les bestioles grouillantes dans le style araignée, souris ou limace et j'ai une trouille monstrueuse des pigeons. Mon restaurant préféré est Starbucks et malgré mes activités physiques régulières, je suis une grosse flemmarde. Autre chose ?
John est un peu éberlué face à mon monologue.
- Du saxophone ? C'est bien. Tu en possèdes un ?
- Oui un alto, mais je joue aussi du baryton et du ténor.
- Tu as parlé d'un groupe d'amis, je crois.
- On forme une bonne équipe.
- Mais encore ?
Je sors mon téléphone et lui colle une photo du groupe sous le nez:
- De gauche à droite, alors moi, Thomas, mon meilleur ami, il joue un peu de saxo baryton ,mais, il est plus branché clavier. Ensuite, Taylor, elle, c'est la guitare et la harpe, Alan ,le batteur, Zoe qui n'est pas du tout musicienne, c'est une accro de la photo et du dessin, elle a toujours son appareil à la main, Mallory et Nathan qui sont jumeaux, c'est avec eux que je danse et que je fais de la gym et pour finir Henry, il est plutôt petit génie informatique ou gros geek, on ne sait pas trop. Mais l'année dernière il a réussi à pirater la NASA pour un exposé sur les fusées. Ils n'ont jamais remarqué l'intrusion d'ailleurs. Enfin voilà.
- Tu as l'air d'avoir une vie tout à fait bien.
Voilà le mot préféré de John. "Bien".
- Merveilleuse. Si on exclue une maturité acquise par un manque de parents et le fait d'avoir été élevée par une alcoolique, mais dans l'ensemble, oui, ma vie est bien.
Là, je n'ai pas caché le ton ironique.
- Tu m'en veux ? Demande John en me regardant dans les yeux.
- Beaucoup. Mais tu peux toujours te rattraper.
- Précise ta pensée ?
- Répond à cette question: Penses-tu qu'éventuellement tu vas reprendre tes droits parentaux où je vais devoir continuer à vivre entre une bouteille de rhum et une de vodka ? Ma voix est ironique ,mais je reste très sérieuse. J'ai treize ans, je ne suis plus une gamine et je le le tiens responsable de ceci.
Il semble réfléchir. Il finit par acquiescer.
- Tu sais, je reviens de la guerre. Je ne suis pas sûre que vivre avec moi pourrait être bien pour toi.
- OK. Je me lève et pose un billet sur la table.
- Emily...
- Vas te trouver un endroit où crécher et éventuellement on pourra avoir une vraie relation. Et demande à ta psy si elle pense que vivre avec ta fille que tu as abandonnée peut être bien pour toi.
- Comment tu sais que j'ai un psy ? Je ne l'ai même pas encore vu...
- Tu es un soldat, John, un soldat qui a été blessé à la guerre, qui à ma connaissance s'est pris une balle dans l'épaule ,mais pourtant tu boites, j'ai beau être nulle en sciences et n'avoir qu'onze ans, je me doute bien que tu as un psy avec tout ce bordel.
- Langage. Claque sa voix.
- Mmh. Bon on se voit au moins à Noël ?
- C'est dans un mois !
- Vaut mieux que je prévois à l'avance avant que tu trouves le moyen de retourner là-bas.
- Va pour Noël.
Je lui fais un sourire. Il me le rend presque. L'armée me l'a cassé c'est pas possible.
- Je vais y aller. Je transmettrai ton bonjour à Clara et Harry.
- Au revoir Emily.
"Fin du Flash-back"
Nous sommes le 27 décembre, Harry et Clara se sont séparés le mois dernier.
Mon père a trouvé un appartement à louer à côté du British Museum. Enfin plutôt un petit deux pièces. Le point négatif est que mon lit est un matelas posé au pied de l'horreur inconfortable qui sert de lit à John. Le gros point positif est que mon école n'est qu'à sept minutes à pied du 2 Montague Street.
Plus besoin des interminables voyages en train et en métro !
Je suis dans ma chambre chez Harry. Je rassemble mes affaires. Je prends tous mes vêtements que je mets dans ma valise, je range par-dessus mes affaires de toilettes et d'autres trucs. Je case avec difficultés mes chaussures. Je prends un sac de sport où je lance mes livres qui sont très nombreux, j'envoie mes DVD et mes CD par-dessus. Je range mes affaires de cours dans mon sac et dans un sac à dos je range des albums photos, deux ou trois trucs et finit par attraper l'étui de mon saxophone.
Bordel je suis trop chargée. Mais Harry qui pour une fois est sobre, a déclaré qu'elle m'accompagnait.
Je prends mon saxo, mon sac Adidas et mon sac à dos. Harry se retrouve donc avec la valise et mon sac de cours. Elle case le sac Adidas sur la valise et nous nous mettons en route. John vient nous récupérer à l'arrivée. On prend un café avec Harry et avant de partir elle lui donne son portable. C'est un cadeau de Clara, ma tante dit qu'elle veut garder contact avec mon père. Nous la saluons et partons en direction de l'appartement. Une fois arrivée, je pose mon fatras et me jette sur mon matelas.
Je déballe quelques affaires et traîne un peu dans la pièce. M'ennuie.
Je regarde mon père qui est assis à son bureau et qui regarde son ordi. Il est sur son blog.
- Ça va ? Je demande.
- Hein ? Oui, oui. Et toi ?
- M'ennuie. T'écris quoi ? Je réponds en pointant l'écran du doigt.
- Ton arrivée. Dit-il en pianotant sur le clavier.
Je me penche vers le portable par-dessus son épaule.
- L'intérêt de raconter sur internet que tu as une nouvelle charge financière sur les bras ?
- Hey ! Je croyais que tu voulais vivre avec moi ! Proteste John.
- Bien sûr, mais ça ne change pas qu'il va falloir faire plus de machine et acheter deux fois plus à manger. D'ailleurs le frigo est vide. Je signale.
- Il y a du thé dans le placard. Rétorque mon père.
- Tu n'as rien de solide ?
- Prend un yaourt. Dit-il.
Maudissant mon paternel, je vais chercher le fameux yaourt dans le frigo.
- Y a pas de yaourt. Je grogne.
- Emily ! Occupe toi bon sang ! S'exclame John exaspéré.
Je me dirige vers mon matelas et m'affale dessus dans la classe la plus totale.
Je me relève et me dirige vers mes bagages.
Je sors mon saxophone de son étui et réfléchit un instant. Je finis par choisir une chanson.
Prenant mon instrument, je commence "21 guns" de Green Day.
Je m'isole complètement mentalement et me contente de jouer en oubliant ce qui m'entoure.
Lorsque je m'arrête de jouer, j'entends des applaudissements. Je sursaute et me retourne vivement vers mon père. Il me regarde avec des yeux brillants et continue de frapper dans ses mains.
- Euh, John ?
- Tu joues merveilleusement bien ! s'exclame t-il.
- Merci. Tu joues d'un instrument ? Je demande en rangeant mon saxo.
- J'ai joué de la clarinette à l'école.
Je ris devant le demi-sourire qu'il me lance.
- Je meurs de faim. On commande un truc ?
- Emily, je ne roule pas sur l'or en ce moment, je n'ai pas une pension énorme.
- John Watson ! Tu n'es pas un cyborg, tu es un soldat ! Et tu as besoin de manger comme tout être humain. Chinois ça te convient ? Je grogne.
Il me regarde légèrement hébété puis finalement acquiesce.
Nous sommes le 1er Janvier dans exactement 11 secondes. 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1...
Ma messagerie est inondée.
Thomas: "BONNE ANNEEEUH ! ;) ;) ;) ;)"
Taylor: " Bonne année, bonne santé, bonne fête, bonne chai pas quoi..."
Alan: "Bonne Année, répèt' avant la reprise des cours ?"
Zoe: un dessin avec "Bonne Année" calligraphié en lettre gothique.
Nathan: "Popolopopopopo, c'est une joyeuse année !"
Mallory: "Boooooonneee Annéééée"
Henry: une vidéo d'un feu d'artifice qui forme les mots "Bonne Année 2010"
Clara: "Bonne Année ma chérie, comment ça va avec John ?"
Harry: un message vocale incompréhensible dû au fait qu'elle est complètement bourrée. Si je n'étais pas habituée, je l'aurai trouvé amusant.
Quelques personnes de l'école: "Bonne Année !"
J'envoie un message groupé à mon répertoire et répond brièvement par un "Date et heure" à Alan et un "Ouais, ça se passe bien" à Clara.
Je suis actuellement sur le lit de mon père à ses côtés en train de regarder "Da Vinci Code" sur son ordinateur. Je me tourne vers mon père et l'embrasse sur la joue.
- Bonne année.
Il me regarde surpris par mon geste et au bout de cinq secondes me répond en passant un bras autour de mes épaules.
- Bonne année Emily.
Nous continuons de regarder le film.
Je reprends les cours demain. Je suis actuellement chez Alan avec toute la bande.
On vient de finir de jouer.
Zoe a filmé chaque chanson reprise, Mallory et Nathan ont chantés un peu, ils se débrouillent pas trop mal en chant ,mais ils préfèrent vraiment le sport.
Henry n'a plus qu'à retravailler les vidéos sur son ordinateur et on pourra les poster.
C'est au tour de Mallory, Nathan et moi de nous entraîner. Je bois un peu d'eau tandis que Mallory demande à Henry de mettre une musique.
On commence les échauffements avec Nathan et Mallory nous rejoins dans la minute qui suit. Thomas, Taylor et Alan vont s'écraser sur le canapé face à nous et Zoe se place derrière sa caméra. Henry envoie un mix.
Au bout d'une demi-heure, je vois mon téléphone qui vibre sur la table. Je m'arrête et fait signe aux autres de faire une pause en décrochant.
- Allô ?
- Où es-tu ?! S'exclame la voix furieuse de mon père à l'autre bout du fil.
- Chez un ami. Je te l'ai dit en sortant.
- Tu es partie à midi ! Il est dix-sept heure ! Je m'inquiète Emily !
- Et bah cesse de flipper ! J'arrive...
- Je... Je lui raccroche au nez.
Me priver de ma séance de sport du jour est très mauvais pour mon humeur et pour la santé des autres.
Je balance mon téléphone dans mon sac et range mon instrument. Je change de t-shirt et met mon blouson.
- Tu pars ? Me demande Thomas.
- Mouais, mon père gueule. Je grogne.
- Sympa le paternel. Marmonne Mallory.
- Je te le fais pas dire. Je confirme en embrassant mes amis.
J'attrape mes affaires et rentre chez moi.
J'ouvre la porte et la claque derrière moi.
Mon père se tourne vers moi.
- Tu m'as raccroché au nez ! S'exclame John.
- Tu m'as interrompu ! J'étais avec mes amis ! Je réplique.
- Évite de me parler sur ce ton Emily !
- Évite de m'emmerder alors !
- Si tu me parles de cette manière tu peux te considérer comme privé de sortie pour les trois semaines à venir ! Imbécile ! Il crie dans mes oreilles. Je déteste qu'on me crie dessus.
Je contourne John et pose mes affaires. Je me laisse tomber sur mon lit et attrape le premier bouquin que je vois. Je le lis et ignore John durant le reste de la soirée.
Au bout de deux heures, j'entends une voix.
- Emily, tu as faim ?
- ...
- Emily, s'il te plait répond moi.
- J'ai pas faim. je réponds froidement. John. j'ajoute.
- Emily...
Je pars dans la salle de bain et en ressors un quart d'heure plus tard, douchée avec un sweat Batman, un jogging gris et des chaussettes aux couleurs du drapeau.
je retourne sur mon matelas et m'enroule dans mes couvertures. John vient me voir.
- On peut oublier tout ça ? Demande-t-il.
- Désolée de t'avoir parlé sur ce ton.
- Désolé de t'avoir crié dessus.
- On peut manger ? Je demande d'une petite voix.
- J'ai fait des pâtes. Il m'embrasse sur le front et je me blottis contre lui.
On va peut-être réussir à vivre ensemble.
Ce chapitre était beaucoup plus long que le premier mais m'a surtout servie à avancer chronologiquement pour arriver à la rencontre avec Sherlock. Qui devrait être dans le prochain chapitre. See you later !
