Chapitre 3 ! J'ai mis du temps pour celui là, l'inspiration ne venait pas...

RAR:

Noooo Aime:

Un an près! Je suis de 98.

Sa passion pour la musique est quelque chose qui me tenait à cœur et je souhaitais travailler ce point vis-à-vis de Sherlock par la suite... Je n'en dis pas plus :3

Au début je ne pensais pas mettre le passage de l'analyse de Sherlock, car l'histoire est du point de vue d'Emily et par un soucis du détail, les dates montrent qu'au moment de la rencontre John-Sherlock, Emily est à l'école (Pointilleuse, moi ? Nooon...). Au final je voulais vraiment mettre l'analyse de Sherlock, car c'est un moment clé de la série. Du coup je te laisse voir ma petite solution alternative. :)

marine bo:

Je tiens à te rassurer, je suis moi-même fan de La fille du colocataire et de La belle-fille de l'espionne. En AUCUN CAS, je ne plagie quoi que ce soit, j'ai du respect pour le travail des autres. Pour te répondre très franchement, il est vrai qu'il y a des goûts en commun entre mon OC et celui d'Anissa Potter (l'auteur), la raison est assez simple, j'ai fait mon OC à mon image, je lui ai donné des ressemblances avec moi notamment mes goûts, mes passions. À ma connaissance Anissa a fait de même avec le sien. Et il se trouve que nous avons des goûts en commun, comme les films, les séries, les livres etc. Ensuite, en toute honnêteté, la ressemblance majeur entre les deux personnages c'est seulement d'avoir été introduit comme la fille de John Watson. Peut-être le fait que les deux aient un groupe d'amis définit, encore une fois c'est un point commun avec moi. Ensuite, le fait qu'Emily n'ait pas vécu avec son père, réponse très simple: Généralement, les soldats qui partent en Afghanistan n'emmènent pas leur enfant d'un an et demi ou deux ans avec eux au front. Pas à ma connaissance en tout cas.

J'espère que tu es rassurée sur mes intentions mais effectivement, ma fiction ne prendra pas le même chemin.

Emily, ses amis, son école, ses camarades d'école et ses profs sont à moi. Le reste appartient à Mark Gatiss (Hot Dieu), Steven Moffat (Dieu bis) et Sir Arthur Conan Doyle (Genius).


Chapitre 3: Sherlock Holmes:

Nous sommes le 28 janvier, je bois un thé avec mon père.

Il a l'air préoccupé.

- Qu'est ce qu'il y a ? J'interroge.

- Ma pension est insuffisante pour qu'on continue de vivre de cette façon, à Londres. Dit-il, crispé.

C'est pas bon ça.

- Comment on va faire ?

- Je ne sais pas. Je ne me vois pas te renvoyer chez Harry et j'ai beau adorer Clara je ne pense pas qu'elle voudra voir son ex beau-frère.

Au moins il ne va pas se débarrasser de moi à nouveau.

- On va trouver une autre solution, t'inquiètes pas. Je me lève et l'embrasse sur la joue.

J'enfile ma veste, resserre mon écharpe noire et vais en cours.

Thomas m'attend au coin de la rue, j'embrasse sa joue et nous rejoignons Taylor et Zoe devant l'école. Nous ricanons ensemble lorsque Nathan arrive avec la joue rouge et Mallory qui vocifère des insultes contre lui en tapant sur le crâne de son jumeau. Taylor nous annonce qu'Alan ne s'est pas réveillé comme à son habitude et qu'il nous retrouvera en cours.

C'est donc tous ensemble que nous allons en cours d'Anglais.

Mr Gale est un prof super sympa en dehors des cours mais durant son cours, il impose une discipline casi-militaire. J'en connais un qui serait ravi de le connaître.

En plus d'être notre prof d'anglais c'est aussi notre professeur principal.

La journée de cours passe lentement. Il faut que je pense à dire à John qu'il doit signaler deux ou trois trucs auprès de l'école, comme mon changement de tuteur et mon changement d'adresse.

Lorsque je rentre à la maison, il est en train d'écrire sur son blog.

- Salut, qu'est-ce que tu racontes ? Je demande en posant mon sac de cours.

- Je parle brièvement des nouvelles que j'ai lues dans le journal. Me dit-il.

- Les suicides en série ? Je demande en me rappelant du journal du matin.

- Tout à fait. Tu lis les journaux, toi ? Demande mon père en se retournant pour me regarder.

- Evidemment.

Il retourne à son blog, tandis que je commence mes devoirs. Je laisse tomber les maths au bout d'une demi-heure et passe à mon devoir d'histoire que je termine en une vingtaine de minutes.

J'échange des SMS avec Thomas et Mallory durant une bonne partie de la soirée.

Vers 20 h 30 je signale à John qu'il est l'heure de dîner. Après un bol de soupe et une bonne douche bien chaude, j'attrape un livre au hasard. "Harry Potter et les reliques de la mort ". J'ai passé mon enfance à lire les Harry Potter. Je le relis.

au bout d'une demi-heure je m'endors sur mon livre.

Le lendemain soir, en rentrant de cours je vois mon père encore et toujours sur son ordinateur. Par le caleçon de Merlin, je suis la fille d'un geek.

Je jette un coup d'œil sur l'écran.

- C'est qui "Sherlock Holmes" ? Je demande.

- Un homme assez surprenant. Figure-toi qu'aujourd'hui j'ai croisé un vieil ami de fac, Mike Stamford et lorsque je lui ai parlé de nos difficultés financières, il m'a conseillé de chercher un colocataire. M'explique-t-il.

- T'as répondu un truc du genre, "Qui voudrait vivre avec moi ?" ? Je suppose.

- C'est exactement ce que j'ai répondu. Et c'est là que Mike m'a dit que j'étais la deuxième personne à lui dire ça aujourd'hui.

- Le premier était ce Sherlock Holmes ?

- Exactement.

- Et tu l'as vu ? Je demande en lisant le site de ce Monsieur Holmes.

- Je suis allé avec Mike à St Bart's et la première chose que Holmes m'a demandé lorsqu'il m'a vu, c'est "Afghanistan ou Irak ?"

Je me fige de stupeur. Comment ce type a pu savoir ça en regardant mon père durant quelques secondes, selon ses dires ?

- Ensuite ?

Mon père continue de me raconter l'entretien avec ce mystérieux Sherlock Holmes dans les moindres détails.

Nous regardons ensemble son site web. "La science de la déduction". Si ce gars peut réellement déduire tout ça il est trop fort.

- On est samedi demain. Je pourrais venir avec toi ? Je demande à John concernant son rendez-vous avec Sherlock Holmes.

Je veux voir ce mec de mes propres yeux. Et l'appartement.

- Oui si tu veux. De toute façon il faut bien que tu visites aussi au cas où on prend l'appartement. Il passe une main dans mes cheveux.

On peut dire que rencontrer des inconnus hors du commun le rend plus détendu.

Je passe la soirée à jouer du saxophone et John m'écoute jouer en actualisant son blog.

Étonnement, John ne fait pas de cauchemar cette nuit.

Nous sommes le samedi 30 janvier. Nous passons la journée ensemble avec mon père.

Nous allons à St James Park. Puis nous faisons un petit tour dans les rues de Londres avant d'atterrir au Starbucks à côté de Baker Street. Nous prenons ensuite le chemin du point de rendez-vous.


PDV JOHN

Je regarde Emily qui marche à mes côtés, tandis que je claudique en direction du 221B.

Cet homme, Holmes m'intrigue énormément. Comment a-t-il su ?

*Flash-Back*

J'avance à travers Russel Square Garden, comme chaque jour. Il faut bien que je m'occupe entre les visites chez Ella et la cohabitation avec ma fille. Autant ma psy est pesante, autant aussi bizarre que ça a l'air, ma fille est presque reposante. Un comble.

Je tourne légèrement la tête vers ma gauche puis continue d'avancer. Au bout de quelques mètres j'entends:

- John ! John Watson !

Je me retourne. Un homme à forte corpulence, s'approche de moi.

Je le regarde ne sachant pas qui il est.

Il semble s'en rendre compte.

- Stamford. Mike Stamford. On était à Barts tous les deux.

Le visage rond d'un jeune homme intelligent refait surface dans mon esprit.

- Ah oui. Bonjour, Mike. Je réponds en lui serrant la main.

- Je sais, j'ai grossi. Me dit-il en baissant les yeux sur son ventre.

- Non, non. Je réponds.

- Je te croyais au front, sous le feu de l'ennemi. Que s'est-il passé ?

Je lui dis d'un ton entre l'ironie et l'évidence.

- L'ennemi m'a eu.

Mike perd peu à peu son sourire.

Nous allons nous asseoir sur un banc après avoir acheté deux cafés.

- Toujours à Barts ?

- J'y enseigne maintenant. M'apprends Mike. À de jeunes génies comme nous l'étions autrefois... Je les détestes. Me dit-il avec un léger rire. Tu restes à Londres le temps de te retourner ?

- Trop cher avec ma pension. J'ai beaucoup de mal. Et puis j'ai la garde d'Emily.

- C'est super ça ! Je me rappelle seulement d'une petite tête blonde qui courrait vers toi à la sortie de l'hôpital. Concernant Londres, tu ne pourrais pas vivre ailleurs ! Pas le John que je connais ! S'exclame Mike.

- Je suis peut-être plus le même. Je rétorque sombrement.

Après un petit blanc.

- Harry ne peut rien pour toi ?

Je ricane en pensant à mon alcoolique de sœur qui a surtout laissé Clara élever ma fille et qui a quitté mon adorable belle-sœur.

- Tu rêves !

- Eh bien, as-tu pensé à la colocation ? Déclare finalement mon ami.

- Je t'en prie ! Personne ne voudrais de moi comme coloc.

Mike se met à rire doucement.

- Quoi ? Je demande.

- T'es la deuxième personne à me dire ça, aujourd'hui. Me dit-il.

A peine deux secondes plus tard.

- Qui était la première ?


Mike ouvre la porte, me laissant entrer. Je regarde le laboratoire qui me servait durant mes jeunes années d'étudiant.

- Ça a changé, ici.

- Et pas qu'un peu. Me confirme Mike.

J'observe la pièce et voit un homme d'une trentaine d'année, un teint d'albâtre, des boucles brunes, des pommettes hautes, des traits fins. Il est concentré sur ses échantillons.

- Mike, prête-moi ton portable, je n'ai pas de réseau sur le mien. Dit l'inconnu en continuant d'examiner son travail sans lever les yeux vers nous.

- Le fixe ne marche pas ? Demande Mike.

- Je préfère les SMS. répond l'homme.

Je continue de regarder l'homme.

- Désolé, je l'ai laissé dans mon manteau. Répond Mike en faisant un vague signe vers la porte.

Je décide de prendre un peu part à l'échange.

- Tenez, prenez le mien. Je propose à l'homme en sortant mon téléphone de ma poche.

L'homme me regarde de ses surprenants yeux dont la couleur oscille entre le bleu, le gris et le vert donnant une étrange teinte argenté.

- Ah, merci. Il se lève.

- Un vieil ami à moi, John Watson. Présente Mike.

L'homme se rapproche et prend mon portable.

- Afghanistan ou Irak ?

Je bugue légèrement comme dirait Emily.

Mike me regarde comme s'il guettait quelque chose. Je tourne la tête vers mon interlocuteur.

- Pardon ? Je demande.

- C'était en Afghanistan ou en Irak ? Demande-t-il en me regardant dans les yeux.

Je regarde Mike ahuri.

- Afghanistan. Mais comment avez-vous su ?

Il me coupe en se tournant vers la porte et s'exclame.

- Ah Molly ! Le café, merci.

Une jeune femme aux cheveux auburn rentre dans la pièce avec une tasse fumante.

Il me rend mon portable sans me répondre.

- Où est passé votre rouge à lèvres ? Demande l'individu à la jeune femme en blouse blanche.

- Ça ne m'allait pas. Répond-elle.

Il se dirige de nouveau vers ses expériences.

- Vraiment ? C'était mieux pourtant. La bouche est trop petite maintenant.

- D'accord. Répond timidement la jeune femme avant de s'en aller.

- Que pensez-vous du violon ? Demande de nouveau le brun.

La jeune femme ne se retourne pas.

Mike me fait un petit sourire.

- Pardon, quoi ? Je réponds finalement.

- J'en joue quand je réfléchis. Parfois je reste muet durant des jours entiers. Un problème ? Deux colocs doivent savoir le pire l'un de l'autre avant la colocation. Me déclare-t-il tout sourire.

Je me tourne vers Mike.

- Tu lui as parlé de moi ?

- Du tout. Répond mon ami.

- Alors, qui a parlé de colocation ? Je demande sur mes gardes.

- Moi ! J'ai dit à Mike, ce matin, que j'éprouvais des difficultés à me trouver un coloc. Et le voilà après la pause du déjeuner, qui ramène un vieux pote manifestement ex-soldat rapatrié d'Afghanistan. C'est assez simple. Dit-il en enfilant son manteau.

- Et comment avez-vous su pour l'Afghanistan ?

- Il y a un joli petit appart dans le centre de Londres. À deux c'est abordable. Soyez-y demain, à 19h. Désolé, je dois vous laisser, j'ai oublié ma cravache à la morgue.

Il s'apprête à partir lorsque je reprends mes esprits et que je l'interpelle.

- C'est tout ?

- Comment ça ? Réplique-t-il en se retournant.

- On vient juste de se rencontrer et on va visiter un appart ensemble.

- Un problème ? S'assure le brun.

Je fais un sourire ironique en échangeant un regard avec Mike.

- On ne sait rien l'un de l'autre, je ne sais pas où vous retrouvez demain soir, j'ignore même votre nom. Je réplique plutôt froidement histoire que cet homme se réveille enfin.

Il me fixe intensément.

- Vous êtes un médecin-militaire, blessé en Afghanistan et rapatrié. Un frère qui se soucie de vous, mais, vous ne voulez pas de son aide, vous n'êtes pas proches, peut-être à cause de son alcoolisme, ou plutôt car, il a quitté sa femme. Votre psy pense que votre claudication est psychosomatique et a en partie raison. Vous vivez avec quelqu'un qui vous en veut d'être partie au front, mais qui vous aime assez pour tenter de renouer les liens, votre partenaire ou un autre membre de la fratrie c'est peu probable, non, c'est un enfant, le vôtre. Je pense que c'est suffisant pour l'instant, non ?

Je ne sais absolument pas quoi répondre à ce type.

Avant de sortir il se tourne de nouveau vers moi:

- Mon nom est Sherlock Holmes et l'adresse est 221B Baker Street. Il me fait un clin d'œil. Bonne journée ! S'exclame-t-il en direction de Mike qui lui fait un signe.

Il part.

Je regarde Mike, toujours aussi ahuri.

- Oui, il est toujours comme ça.

*Fin du FlashBack*


PDV EMILY

Nous arrivons enfin devant L'appartement. Mon père frappe à la porte d'entrée, lorsqu'une voix basse retentit derrière nous.

- Bonjour.

Un homme d'une petite trentaine, un mètre quatre-vingt-cinq environ, un teint d'albâtre, un visage magnifique, des pommettes hautes, de fines lèvres charnues, des boucles noires encadrant son visage, des yeux argentés hypnotisant. Un ensemble pantalon noir-chemise blanche-veste noire et le tout cintré, on pourrait penser à du sur mesure, des brogues noires, un long manteau noir, une écharpe bleue cobalt et des gants en cuir qu'il enlève pour serrer la main de mon père.

- Monsieur Holmes. Salue mon père.

- Appelez-moi Sherlock. Répond le fameux Sherlock Holmes.

- Bonjour. Je salue à mon tour en tendant la main à l'homme.

Il me regarde un bref instant avant de serrer ma main.

- Sherlock Holmes.

- Emily Watson.

- Enchanté, Emily. Sa voix est fascinante. C'est une réelle voix basse, c'est rare.

- Idem, Sherlock.

Il se tourne vers mon père.

- C'est un coin assez prisé, ça ne doit pas être donné. Remarque mon père.

- La logeuse, Madame, Hudson, me fait un prix. Un retour de faveur. Il y a quelques temps, son mari a été condamné à mort en Floride. J'ai donné un coup de main. Expliqua-t-il.

- Vous avez empêché l'exécution ? Nous demandons, mon père et moi de façon simultanée.

- Non, au contraire. Répond-il.

Je ricane. La porte s'ouvre sur une vieille dame l'air accueillante.

- Sherlock. Madame Hudson et Sherlock s'enlacent.

- Madame Hudson, Docteur John Watson et sa fille Emily Watson. Présente Sherlock.

- Bonjour ! Entrez donc.

Je passe devant et laisse Sherlock nous indiquer le chemin.

J'entre à la suite de Sherlock et observe l'appartement.

- Ça pourrait être sympa. Vraiment pas mal du tout, même. Commente mon père.

Il a raison, l'appart à l'air vraiment cool.

Je vois que Sherlock est du même avis, car au vu des cartons, il a déjà emménagé.

- Oui, je pensais de même, exactement. Alors, j'ai déjà emménagé.

-... Il faudrait juste jeter ses saletés.

Ils ont parlé en même temps... Je sens que ça va pas être triste avec lui.

Ils ont un moment de gêne durant lequel mon père s'excuse à moitié et Sherlock bouge des objets dans le but de faire de l'ordre.

Je m'assois sur un petit pouf pourpre près d'une des fenêtres.

J'aperçois un violon sur le bureau.

- C'est à vous Sherlock ? Je demande en désignant l'instrument, vous en jouez ?

- C'est exact. Et tu joues du saxophone depuis tes huit ans.

Je m'abstiens d'un commentaire. Ce mec est impressionnant.

- C'est un crâne ? Dit mon père en désignant une boite crânienne humaine posée sur le manteau de la cheminée.

- Un ami à moi. Répond le brun. Enfin quand je dis un ami...

C'est trop classe d'avoir un crâne en déco.

- Qu'en pensez-vous Docteur Watson ? Et vous jeune fille ? Demande Mrs Hudson. Elle se tourne vers John. Il y a une chambre à l'étage si vous faites chambre à part avec Sherlock.

- Evidemment que nous faisons chambre à part. Réplique mon père, avec un air d'incompréhension.

- Oh, il y a de tout, ici. Madame Turner, la voisine en a même qui sont mariés.

Elle part dans la cuisine.

- Oh Sherlock ! Quel bazar, avez-vous laissé ?

Elle vient d'insinuer que mon père est gay ? Remarque on dit que l'armée change un homme.

Je m'imagine appeler John et Sherlock "Papa". Je pouffe de rire.

John qui jusque là regardait Sherlock se tourne vers moi et me regarde bizarrement.

Pardon, Papa John.

Je ricane à nouveau.

John attrape un coussin aux couleurs du drapeau et le cale derrière son dos en s'asseyant sur un fauteuil.

Sherlock est en train d'allumer son ordinateur.

- J'ai enquêté sur vous sur internet. Dit mon père à Sherlock.

De si grands mots dans la bouche d'un si petit homme.

- ON a cherché des informations sur vous. Je corrige en lançant un regard courroucé à mon père.

- Bonne pêche ? Nous demande le brun.

- Nous avons trouvé votre site web. Informe mon père.

- "La science de la déduction". J'ajoute.

Sherlock regarde mon père avec un petit sourire et une lueur de curiosité dans les yeux.

- Alors ?

Il perd son sourire devant la moue dubitative de mon père.

- Vous affirmez pouvoir reconnaître un informaticien à sa cravate et un pilote d'avion à son pouce gauche. Déclare mon père.

- Et je lis votre passé sur votre visage et votre jambe et l'alcoolisme de votre frère sur votre téléphone. Concernant votre fille, on décèle aisément ses loisirs notamment le saxophone sur ses mains et le reste de son corps et son manque de présence parentale par sa manière de s'exprimer et sa manière de penser.

- Comment ?

- Vous déduisez les choses de quelle manière ? Vous observez ? J'interroge.

Il nous ignore. Mrs Hudson revient dans la pièce en tenant un journal.

- Que pensez-vous de ces suicides, Sherlock ? Vous seriez à même de les élucider. Trois suicides exactement identiques.

Sherlock regarde par la fenêtre.

- Quatre. Dit-il. Un quatrième suicide avec quelque chose d'inédit cette fois.

- Un quatrième ? Répète Mrs Hudson.

Des bruits de pas résonne dans les escaliers.

Un homme d'une quarantaine d'années, le teint hâlé, les cheveux poivre et sel et des yeux bruns clairs fait son apparition.

- Où ? Demande Sherlock sans s'embarrasser des formules de politesse.

- Brixton. Lauriston Gardens. Répond l'inconnu.

- Qu'est ce qu'il y a de changer, cette fois ? Vous ne seriez pas là sinon.

- Vous savez que les victimes ne laissaient pas de mot. Celle-là si. Déclare l'homme. Vous venez ?

- Qui est en légiste ? Interroge Sherlock.

L'interlocuteur fait une grimace.

- Anderson.

Sherlock fait la moue.

- Il refuse de bosser avec moi. Grogne Sherlock.

- Il ne sera pas votre assistant.

- J'ai besoin d'un assistant.

- Vous viendrez ?

- Pas dans une voiture de police. Je vous rejoins.

- Merci. Il s'en va après nous avoir salué.

Sherlock se met à sourire et saute de joie en criant:

- Splendide ! Ouais ! Ah, Quatre suicides et enfin un mot, c'est Noël!

Il prend ses affaires.

- Madame Hudson, je rentrerai tard. J'apprécierai un repas.

- Je suis votre logeuse, pas votre gouvernante. Déclare la femme.

- Un plat froid suffira. John, Emily, buvez un thé, mettez vous à l'aise. Ne m'attendez pas ! Sherlock s'en va.

- Toujours à courir partout. Mon mari était comme lui. Mais vous êtes plus du genre casanier, cela se voit. Dit Mrs Hudson à John.

Je ris sous cape. La fierté du soldat doit en prendre un coup.

- J'amène votre thé, reposez votre jambe. Poursuit la logeuse.

- AU DIABLE MA JAMBE ! Hurle mon père en faisant sursauter la pauvre femme et moi-même par la même occasion. Pardon, toutes mes excuses. Reprent-il de sa voix normale, il y a des fois, où cette saleté de...chose.

- Je vous comprends, j'ai un problème de hanche. Dit Mrs Hudson.

- Merci pour le thé. Remercie John.

- Oui merci. J'ajoute.

- Juste pour cette fois. Je ne suis pas votre gouvernante.

- Avec des biscuits si vous en avez. Rajoute mon père en prenant un journal, je me glisse derrière lui pour lire par-dessus son épaule. J'apprends que le policier de tout à l'heure est un flic du Yard, le lieutenant Lestrade.

- Je ne suis pas votre gouvernante ! Répète Mrs Hudson en descendant.

Je m'apprête à parler quand je remarque Sherlock dans l'encadrement de la porte.

- Vous êtes médecin. Dit Sherlock à mon père. Médecin Militaire même.

John se lève du fauteuil.

- Hum, oui.

- Bon ?

- Très bon. Répond mon père.

On pourrait penser qu'ils se draguent.

- Vous avez vu des tas blessures. Des morts violentes.

- Hum, Oui.

- Du grabuge aussi je suppose ?

- Bien sûr. Assez pour une vie et même plus. Dit mon père.

Sherlock se tourne vers moi.

- Tu es intelligente, vive d'esprit, observatrice et rapide.

- Euh, oui.

Il se tourne vers mon père.

- Vous voulez du rab ?

- Oh, mon Dieu, oui ! S'exclame mon père.

C'est donc au pas de course que nous sortons de l'appartement.

- Désolé, Madame Hudson, le thé attendra. Nous sortons.

- Tous les trois ? Demande la logeuse.

Sherlock se retourne et attrape la femme par les épaules en l'embrassant sur la joue:

- Quatre suicides impossibles ? Pourquoi rester oisif quand on peut enfin s'amuser ?

- Tant de joie, ce n'est pas décent, Sherlock.

- On s'en fiche de l'indécence. La partie, Madame Hudson, commence ! S'écrie Sherlock en quittant le 221B.

Il hèle un taxi et nous montons tous les trois.


Un silence est installé depuis plusieurs minutes.

- OK posez vos questions. Déclare Sherlock.

- Où allons-nous ? Demande mon père.

- Sur la scène du crime. Suivant ?

- Quel est votre métier ?

Pas con comme question ça.

- Selon vous ?

- Je dirais détective privé. Dit mon père.

- Je dirais plutôt consultant. Je réponds.

- Mais ?

- La police ne fait pas appel à eux. Rajoute John.

- Je suis un détective consultant. Le seul du métier, j'ai inventé la fonction. Explique Sherlock.

- Vous enquêtez auprès de la police ? Je demande.

- Eh bien, lorsque la police est larguée, ce qui est tout le temps le cas, elle me consulte.

- La police ne consulte pas d'amateurs. Rétorque mon père.

Je ricane. Sherlock va forcément répliquer quelque chose mais, ce n'est certainement pas un amateur.

- Hier j'ai cité l'Afghanistan et l'Irak. Vous sembliez surpris. Fait remarquer Sherlock.

- Oui, comment avez-vous su ? Demande mon père.

- Je ne savais pas, j'ai vu. La coupe de cheveux et le maintien dénote un militaire, mais vous avez dit: "Ça a changé, ici". J'en déduis: formé à Barts. Donc un médecin militaire. Visage bronzé mais, peau pâle au-dessus des poignets, à l'étranger mais, pas en vacances. Vous boitez mais, ne demandez pas de chaise quand vous restez debout. Donc vous somatisez en partie. Qui dit blessure traumatisante, dit blessé au combat. Blessure au combat et bronzage égal Afghanistan ou Irak.

- Je vois un psy ?

- Claudication psychosomatique. Bien sûr que vous voyez un psy. Le frère, ensuite, le portable: coûteux, fonction e-mail et MP3. Mais, vous cherchez une colocation, c'est donc un cadeau. Des éraflures, nombreuses au fil du temps, dues aux clés et aux pièces dans une poche, l'homme à côté de moi ne traiterai pas ainsi son seul objet de luxe. Donc, une seconde main. Point suivant, vous l'avez deviné.

- La gravure. Je dis simultanément avec John. Nous échangeons un petit regard complice.

- Harry Watson. Le parent qui vous a donné son téléphone. Pas votre père, c'est un modèle de jeune. Pas votre fils, car si il était mineur il vivrait avec vous et votre fille et si il était majeur, vous seriez parti vivre chez lui. Or, vu votre âge et celui de votre fille, vous avez pu difficilement avoir un enfant avant et de vous en être occupé correctement. Non, Emily est fille unique. Un cousin peut-être, mais personne ne veut du héros de guerre. Pas de parent éloigné qui vous soit proche. Donc, un frère. Ensuite, venons-en à Clara. Qui est Clara, trois baisers signifient un lien amoureux, c'est un cadeau cher, donc offert par l'épouse, pas par la petite amie. Cadeau récent, le modèle à six mois. Le mariage dépérit, donc il le donne. Si elle l'avait quitté, il l'aurait gardé par sentimentaliste. Non, c'est lui qui est parti. Il vous le donne car, il veut garder le contact. Vous cherchez un logement bon marché, sans solliciter votre frère ? Parce qu'il y a mésentente. Vous étiez ami avec elle, ou fâché parce-qu'il boit. Ou alors parce-qu'il boit et qu'il était censé élever votre fille.

- Comment savez-vous qui a élevé Emily ?

- Très simple, pas de mère, sinon vous seriez avec elle et même séparés, Emily serait avec elle le temps que vous trouvez un appart. Pas de parents, sinon vous leur demanderez de l'aide. Il ne reste donc que le frère, de plus votre fille n'a manifestement pas été élevé par vous puisque vous étiez au front et possède un téléphone aussi coûteux que celui de votre frère. Ensuite, en faisant une petite parenthèse sur toi, Dit Sherlock en me regardant, tu sais comment j'ai su pour le saxophone ?

- Bien sûr. Vous jouez du violon, je joue du saxo. Nous avons des mains de musiciens. Pour la gym et la danse, je suis petite mais, mon corps est tout en muscle, donc une pratique sportive mais, qui n'augmente pas ma masse corporelle. Donc de la danse et de la gym.

- Bien.

- Comment pouvez-vous savoir pour l'alcoolisme ? Demande John.

- Hypothèse, mais bien tombé. Les rayures autour du port chargeur. Il tremble trop pour pouvoir le brancher correctement tous les soirs. Un homme sobre n'en fait pas. Mais l'ivrogne oui. Et vous aviez raison, John. Dit Sherlock.

- Vraiment ? À quel propos ?

- La police ne consulte pas d'amateurs. Réplique Sherlock.

POPOPO ! Hum, gardons un peu de fierté.

- Ça... C'était remarquable. Dit mon père.

- Vous êtes génial, vous le savez ça ? Je déclare en lui faisant un grand sourire.

- Vous le pensez sérieusement ? Nous demande Sherlock, l'air surpris.

- Et comment, c'est franchement très impressionnant.

- Extraordinaire, tu veux dire. Je dis à mon père.

- On ne me dit pas ça, habituellement.

- Et que vous dit-on ? Demande mon père.

- "Va te faire foutre". Répond Sherlock avec un petit sourire timide.

Mon père se met à rire.

- Les génies sont toujours incompris. Je souffle à Sherlock avec un sourire.

Il se met à rire doucement lui aussi.


Nous arrivons à Lauriston Gardens, la nuit est tombée depuis longtemps.

Nous sortons du taxi. Et nous mettons en route vers la scène de crime.

- Me suis-je trompé quelque part ? Demande soudain Sherlock.

- Harry et moi ne nous entendons pas, on n'a jamais réussi à s'entendre. Confirme John. Harry et Clara se sont séparés il y a trois mois ? Je hoche la tête. Un divorce est en vu. J'ai confié Emily à Harry et Clara il y a une dizaine d'années avant de partir en Afghanistan, Harry est effectivement alcoolique.

- C'est un sans-faute. Je ne m'y attendais pas. Déclare Sherlock.

- Laisse-moi lui dire. Je chuchote à John.

- D'accord.

- Harry est le diminutif d'Harriet. Je dis sur le ton de la conversation au détective.

Il s'arrête.

- Harry est votre sœur et ta tante.

- Je fais quoi, ici ? Demande mon père.

- La sœur ! S'exclame Sherlock dans un grognement.

- Sérieusement, je fais quoi ici ? Répète mon père.

- Y a toujours un piège. Continue Sherlock.

Une femme métisse aux cheveux frisés accueille Sherlock:

- Salut le taré !

- Je viens voir le lieutenant Lestrade.

- Pourquoi ?

- On m'a invité.

- Pour ?

- Donner mon avis.

- Tu sais ce que j'en pense.

- Toujours Sally. Je sais même que tu as découché hier soir.

Mon père et moi nous nous avançons.

- Qui est-ce ? Demande la dénommée Sally.

- Des collègues. Le Docteur Watson et sa fille, Mademoiselle Watson. Voici le Sergent Sally Donovan. Nous présente Sherlock. Une vieille amie.

Wow, Mademoiselle Watson. Ça en jette.

Le "Une vieille amie" pue l'ironie. D'ailleurs elle regarde Sherlock super mal.

- Des collègues. Tu as des collègues, toi. Il vous a suivi chez vous. Suppose la jeune femme.

- Devrais-je rester ? Demande mon père.

- Non. Sherlock nous laisse passer.

Le Sergent Donovan attrape son talkie-walkie et contacte sans doute le Lieutenant Lestrade.

- Le taré est arrivé.

Un homme arrive dans une combinaison bleue. Il a l'air antipathique au possible.

- Anderson, comment on se retrouve. Dit Sherlock.

- C'est une scène de crime. Pas de contamination. C'est clair ? Fait Anderson.

- On ne peut plus clair. Répond Sherlock. Madame est en voyage ? Demande Sherlock.

- Fais pas ton devin, on te l'a dit.

- Ton déodorant me l'a dit.

- Mon déodorant ?

- Il est pour hommes. S'exclame Sherlock.

Sa tête est splendide.

Je m'éloigne de deux pas pour éclater de rire doucement.

- Evidemment, je le porte. Réplique l'homme, incrédule.

- Tout comme le Sergent Donovan.

Oh. Mon. Dieu. Les deux amants se regardent interloqués. Mon père se fend la poire discrètement.

- Ouf. Ça se répand. Puis-je entrer ? Demande Sherlock.

- Si tu insinues...

- Je n'insinue rien. Sally était venue pour bavarder, puis elle est restée pour la nuit. Je suppose qu'elle a récurer tes sols, vu l'état de ses genoux. Déclame Sherlock.

Mon père et moi baissons les yeux vers les genoux incriminés.

Nous rentrons à l'intérieur de la maison. Sherlock se dirige vers le Lieutenant Lestrade qui enfile une combinaison bleue.

- Enfilez ça. Nous dit Sherlock à mon père et moi.

- Qui est-ce ? Demande Lestrade.

- Ils sont avec moi. Répond Sherlock.

- Mais qui sont-ils ? Insiste le Lieutenant.

- J'ai dit qu'ils sont avec moi.

- C'est seulement une gamine ! Je ne laisse pas une môme de dix ans se balader sur une scène de crime. S'exclame Lestrade en me désignant.

Mais qu'il aille se faire foutre !

Je lui lance un regard noir et rétorque que j'ai plus de dix ans et que je suis plus intelligente que la totalité des flics présents.

- Vous avez une fille maintenant ? Demande Lestrade à Sherlock.

La théorie de Papa Sherlock et Papa John revient.

- Non c'est la sienne. Répond Sherlock en désignant John.

- Vous n'en mettez pas ? Demande mon père à Sherlock.

Un simple regard, le fait taire.

- Où allons-nous ? Demande Sherlock.

- En haut. Répond Lestrade.

En montant les escaliers, Lestrade déclare:

- Je vous accorde deux minutes.

- Ça risque d'être court. Dit Sherlock.

- Son nom est Jennifer Wilson, d'après ses cartes de crédit. On a déjà lancé des recherches. Elle est là depuis peu. Des gamins l'ont trouvée.

Ils s'avancent dans une pièce. Mon père me barre le passage.

- Hey ! Je proteste.

- C'est un cadavre, tu ne peux pas entrer. Me dit mon père.

- C'est un détail, John. Je dis.

- Bon sang, tu as treize ans Emily !

- S'il te plait !

- Débrouille-toi si tu es traumatisée. Me dit mon père.

- Oui, Soldat !

Il soupire et retourne dans la pièce.

Y a du rose. Y a du rose partout. Je vais vomir. C'est moche le rose.

- La ferme. Dit Sherlock en regardant Lestrade.

- Je n'ai rien dit. Se défend le Lieutenant.

- Vous pensiez. C'est agaçant.

Sherlock s'approche de la victime et l'observe. Je m'approche aussi et regarde ce qu'il fait. Il observe le message. "Rache". Rache ? Rachel ? Possible.

Il touche le dos de son trench. Le col extérieur. Le parapluie. Il regarde les bijoux et retire puis remet l'alliance de la morte.

Manteau et col humide vu que ses doigts luisent. Le parapluie à l'air sec. Les bijoux sont propres. L'alliance non et semble vieille. L'intérieur est nettoyé. Elle est gauchère. Que peut-il en déduire ?

- Quelque chose ? Demande Lestrade.

- Si peu. Répond Sherlock.

- Elle est allemande. Fait une voix. Anderson. "Rache" signifie vengeance en allemand. Elle tente peut-être...

Il est con ce type.

- Ouais, merci pour ta contribution. Coupe Sherlock en lui claquant la porte au nez.

Il pianote sur son téléphone.

- Elle est donc allemande. Dit Lestrade.

- Non, mais elle n'habite pas ici. Elle pensait passer la nuit à Londres avant de rentrer à Cardiff. Limpide jusqu'ici.

Ce qui explique les vérifications du trench et du parapluie. Les intempéries, révèle le lieu de départ de la victime.

- Limpide ? Répète mon père.

- Et le message ? Demande Lestrade.

- Votre avis Docteur Watson ? Demande Sherlock.

- Sur le message ? Demande mon père dans l'incompréhension la plus totale.

- Le corps, Docteur.

- On a toute une équipe. Dit Lestrade.

- Qui refuse de travailler avec moi. Rétorque Sherlock.

- Votre présence est déjà une entorse ! S'exclame-t-il.

- Elle vous est nécessaire. Contre Sherlock.

Lestrade se tait puis.

- Oui c'est vrai. Que Dieu me vienne en aide.

Sherlock interpelle de nouveau John. Ce dernier se tourne vers Lestrade dans l'attente d'une approbation.

Ce dernier le laisse analyser le corps et va s'assurer que personne ne rentre dans la pièce.

Mon père observe la femme en rose et donne son avis sur la cause du décès.

Lestrade demande à Sherlock ses infos.

- La quarantaine, cadre dans les médias à en juger par ses vêtements et l'affolante nuance de rose. Venue de Cardiff, pour une seule nuit ici, vu la taille de sa valise.

- Valise ? Répète Lestrade.

- Valise, oui. Mariée depuis une dizaine d'années, mais malheureuse. Une foule d'amants mais, aucun ne savait qu'elle était mariée.

- Bon Dieu, vous plaisantez... Dit Lestrade.

- Son alliance a au moins dix ans. Les autres bijoux sont régulièrement nettoyés, mais pas l'alliance. Reflet de son mariage. L'intérieur brille pas l'extérieur, elle l'enlève très souvent. Le polissage se produit quand elle l'ôte. Pas pour le travail, vu ses ongles. Donc pas une manuelle. Pour qui l'enlève-t-elle alors ?

- Plusieurs amants. Si elle était avec un seul homme elle n'aurait pas pu garder son mariage secret sur une si longue période. Je dis d'une petite voix.

- Excellent, Emily. Plusieurs amants, effectivement.

- Brillant ! S'exclame mon père. Il me regarde avec fierté. Mais son compliment va à Sherlock.

Sherlock le regarde.

- Pardon. Dit John.

- Cardiff ? S'interroge Lestrade.

- N'est-ce pas évident ? Demande Sherlock.

- Pas pour moi. Répond mon père.

- Seigneur. Qu'y a-t-il dans vos cerveaux? Ça doit être d'un ennui mortel. Emily ? Demande Sherlock.

OK, donc je suis devenue son Padawan, si je comprends bien.

- Hum... Son manteau est trempé. Mais il n'a pas plu à Londres ces dernières heures.

- Ensuite ? M'encourage-t-il.

Je répète les mêmes gestes que lui sur le corps.

- L'arrière du col est trempé. Elle l'a relevé pour se protéger du vent. Mais le parapluie est sec. Elle ne l'a pas utilisé. Le vent devait être trop fort. Non ? Je suppose.

- Exact. Valise et nuit à Londres suggère pas mal de kilomètres, environ trois heures de trajet, le manteau n'a pas fini de sécher. Complète Sherlock. Donc, pluies battantes, vents violents et le temps du trajet nous donnent : Cardiff.

- Fantastique. Dit John, fasciné.

- Vous savez que vous faites du bruit ? Demande Sherlock à mon père.

- Désolé, je me tais.

- N'en faites rien. C'est bien. Dit Sherlock.

Il aime entendre des gens le complimenter.

- Pourquoi répétez-vous le mot valise ? Demande Lestrade.

- Où est-elle d'ailleurs ? Elle devait avoir un portable ou un agenda électronique.

- Et Rachel ? Je demande à Sherlock.

- Ah oui. Trouvez qui est-elle.

- Elle a écrit Rachel ? Demande Lestrade.

Sherlock à raison. Ils sont idiots.

- Non, elle exprimait sa fureur en allemand. Répond le détective avec ironie. Bien sûr que c'était Rachel. Mais pourquoi l'écrire juste avant de mourir ?

- Peut-être qu'elle connaissait son assassin et qu'elle aura écrit son nom. Dans ce cas-là, c'est peut-être le lien entre les victimes. Mais c'est une piste peu vraisemblable. Le Yard a sans doutes déjà exploré l'entourage des victimes pour trouver une correspondance. Donc ça représente un lien affectif. Un membre de la famille proche. Ou une meilleure amie. Je dis à voix haute.

- Ce sont des suicides. Me rappelle le Lieutenant. Pourquoi une valise ? Poursuit-il.

- Éclaboussures sur le mollet droit, pas le gauche. Causées par une valise à roulette tirée de la main droite. Petite valise vu la projection. Taille réduite, femme coquette, que le nécessaire pour une seule nuit. Qu'en avez-vous fait ? Demande Sherlock.

- Il n'y avait pas de valise.

- Vous dites ?

- Pas de valise. Il n'y en a jamais eu.

Sherlock se met à beugler. Lestrade lui assure qu'il n'y a jamais eu de valise. Sherlock l'insulte de la façon suivante :

- Mais ils ont pris le poison et avalé les pilules tout seuls. Des signes immanquables même pour vous !

- Sympa. Et ?

- Ce sont des meurtres. J'ignore comment. Le suicide est exclu. C'est une série de meurtres. Un tueur en série, j'adore. Il faut toujours garder espoir.

- Expliquez-vous.

- Sa valise. Bon sang, où est-elle ? Elle ne l'a pas mangé ! Quelqu'un d'autre était là et a prit sa valise. Le tueur l'a conduite ici, mais a oublié la valise dans le coffre.

- Peut-être laissée à l'hôtel ? Dit mon père.

- N'y est jamais arrivée. Voyez ses cheveux. Tout est assorti chez elle. Elle n'aurait jamais quitté l'hôtel les cheveux... Il a une exclamation de surprise, une révélation.

- Sherlock ? S'enquit Lestrade. Qu'y a-t-il ?

Il marmonne un truc à propos de tueurs en série.

- Sherlock ! Rugit Lestrade.

- Regardez là ! Houston, il y a une erreur ! Allez à Cardiff, trouvez les proches de Jennifer Wilson. Trouvez Rachel !

- Bien sûr. Mais quelle erreur ? Demande Lestrade.

- Le rose ! S'écrie Sherlock en partant en courant.

John et moi nous nous retrouvons tout seuls à nous faire bousculer par les flics. Nous sortons de la bâtisse.

Je cherche Sherlock des yeux. John aussi. Nous retrouvons la femme de tout à l'heure.

Après un bref échange où elle décrit Sherlock comme un psychopathe et nous conseille de rester loin de lui. Nous partons à la recherche d'un taxi. Une cabine téléphonique sonne au moment où nous passons devant.

C'est décidément la journée la plus dingue et la plus géniale de mon existence. Et pour la première fois, j'ai vu mon père rire et être dynamique. Sherlock Holmes va nous apporter beaucoup de bonnes choses j'ai l'impression.


Voilà... Enfin posté ! Pardon pour l'attente. Prochainement, le second Holmes. ^^ See you later !