Chapitre 4 !

RAR:

Noooo Aime : Coucou ! Merci pour cette nouvelle review. Je suis contente que ça te plaise. En écrivant le chapitre, je me suis regardée l'épisode de Sherlock pour rester dans le scénario de façon précise.

J'adore l'idée de la petite famille aussi ! Quant à l'exploiter... J'hésite énormément mais j'attendrais de voir comment évolue la série en elle-même. (Un côté UA, peut-être ?) Mais "Papa John" et "Papa Sherlock" restera une private joke récurrente.

Alors, le cadavre. Je suis entièrement d'accord avec toi. C'était hyper limite. Emily aurait eu quinze ou seize ans, ça serait passé. Or, vu l'âge, pour le coup, ça prend un côté WTF. Mais bon pour me rattraper car, c'est encore une similitude entre l'esprit d'Emily et mon esprit tordu, voilà une explication bancale : Cadavre clean, sans mare de sang, pour Emily c'est comme un tournage de film. Le cadavre est juste endormi. Avec du sang, "Papa John" réagit vraiment et interdit à sa fi-fille de voir une scène de crime gore avant ses quinze ans. Voilà, voilà.

Retournons sur Emily. Chère enfant vive d'esprit... Ressemblance avec Sherlock ? C'est sûr ^^. Le côté déduction va être approfondie par la suite, Emily la padawanaussi, ce qui va d'ailleurs poser des problèmes à John. Je n'en dis pas plus.

Je te laisse voir la rencontre Mycroft-Watson ! :)

Emily, ses amis, les personnages de son école et l'école sont à moi. Le reste est aux superbes Mark Gatiss, Steven Moffat et Sir Arthur Conan Doyle.


Chapitre 4: Parapluie-Man et overdose... De rose :

Depuis une vingtaine de minutes. John et moi, nous bataillons pour avoir un taxi. Aucun ne s'arrête. Karma pourri, tiens.

Un téléphone dans une laverie juste derrière nous retentit. Lorsque l'employé s'apprête à décrocher, le téléphone redevient silencieux.

C'est le troisième téléphone qui sonne lorsqu'on passe devant. On essaye de nous joindre ?

On avance dans la rue lorsqu'une cabine téléphonique retentit.

Nous nous arrêtons. Après un bref échange de regard. Nous entrons dans la cabine et mon père décroche le combiné.

- Allô ?

Je colle mon oreille contre le téléphone pour pouvoir écouter.

- Il y a une caméra de sécurité sur l'immeuble à votre gauche. La voyez-vous ?

- Qui est l'appareil ? Qui est là ? Demande mon père.

Quant à moi, je cherche déjà la caméra.

- Voyez-vous la caméra, Docteur Watson ?

OK. C'est mauvais signe le "Docteur Watson" ?

J'ai repéré la caméra depuis un bon moment. Mon père la regarde également.

- Je la vois. Répond John.

- Observez. Une autre se trouve sur l'immeuble d'en face. La voyez-vous ?

Je colle mon nez à la vitre crasseuse pour apercevoir la caméra en question. Mon père fait de même. La caméra se met à tourner.

La voix reprend:

- Et une dernière, en haut de l'immeuble, à votre droite.

Nous regardons dans un bel ensemble la caméra. Qui que ce soit. Ce type est trop fort.

- Comment faites-vous ça ? Demande à nouveau mon père.

- Montez dans la voiture avec votre fille, Docteur Watson. Je pourrais vous menacer tous les deux, mais je suis certain que vous avez saisi.

La personne a raccroché.

Je sors de la cabine et entraîne mon père vers la berline noire. Un chauffeur ouvre la portière arrière.

Je rentre et trouve une jeune femme. Elle est vraiment jolie. Jeune, des cheveux bruns cuivrés, des yeux verts d'eau, des formes pulpeuses, habillée d'une robe noire. Elle est mannequin, c'est pas possible. Elle pianote sur son Blackberry.

Finalement, mon père brise le silence sur le chemin.

- Bonsoir ?

La jeune femme tourne la tête vers lui.

- Salut.

- B'soir. J'ajoute pour être sûr que mon existence a été remarquée.

- Salut.

Elle a un sourire magnifique.

- C'est quoi votre nom ? Demande mon père.

Je tourne la tête vers lui, surprise.

C'est moi ou il drague cette fille ?

La femme hésite puis finalement :

- Hum, Anthea.

Mytho.

- C'est votre vrai nom ? Continue John.

Elle se tourne vers lui en souriant.

- Non. Avoue-t-elle.

- Je m'appelle John. Se présente-t-il.

5£ qu'elle le sait déjà.

- Oui, je sais.

Je suis riche.

- Est-ce utile de vous demander où l'on va ?

Rooh, mais tais-toi, bon sang ! Elle va pas te donner de vraie réponse ! Ça se voit, non ?

- Pas du tout. Répond Anthea.

Elle s'amuse bien, dis donc.

Elle rajoute un petit John. En mode "J'en-ai-rien-à-foutre-mais-je-reste-polie"

La voiture arrive dans un entrepôt désaffecté.

Un homme s'appuie sur un parapluie, une jambe croisée derrière l'autre, la main dans la poche. C'est classe comme pose.

Il porte un costume trois pièces. Des cheveux auburn foncés, des yeux bleus clairs avec un reflet vert, la quarantaine je pense. Il a vraiment la classe.

- Prenez place, John. Dit-il en pointant la chaise en face de lui avec son parapluie.

OK, donc moi...

- Vous savez, j'ai un téléphone. Dit mon père.

- Moi aussi. J'ajoute.

L'homme pose son regard sur moi et hausse un sourcil.

- C'était très malin, tout cela... Mais, vous auriez pu juste m'appeler, sur mon portable. Reprend mon père.

Il a prononcé la fin de sa phrase sur un ton conspirateur comme s'il racontait une histoire d'horreur à des enfants. C'est son ton ironique, non ?

- Pour ne pas attirer l'attention de Sherlock Holmes, on apprend à être discret, d'où cet endroit. Votre jambe doit vous faire souffrir. Asseyez-vous. Dit l'homme.

- Non, Merci. Répond mon père.

Poli, mon père.

- Vous n'êtes guère effrayé. Remarque l'homme.

T'es pas hyper effrayant, mon coco.

- Vous n'êtes guère effrayant. Réplique mon père.

John est legilimens ! John est un sorcier ! Tu étais à Poufsouffle ou Gryffondor ?

L'homme à un vieux rire dégueulasse. Tu as brisé ton charme tout seul, mon pote.

- Oui, la bravoure du soldat. Ironise l'autre.

- Où celle des Watson. Je marmonne.

L'homme me dévisage.

- Ne pensez-vous pas que le terme "bravoure" est un euphémisme pour "stupidité" ?

- Ne croyez-vous pas que votre côté suffisant démontre le doux mélange cuillère en argent dans la bouche et manche à balai dans le cul, qui vous représente si bien ? Je rétorque.

Tu veux jouer à qui sera le plus hautain ? Tu peux avoir la même tête que la reine, je te bats à plate couture, mon grand.

- On ne t'a jamais appris à respecter tes supérieurs et tes aînés ? Me demande-t-il.

- Le respect se mérite. Respectez-moi et je ferai de même. Je susurre.

Il a définitivement perdu son sourire. Il se tourne vers mon père.

- Quel lien avez-vous avec Sherlock Holmes ?

- Aucun. Je le connais à peine. J'ai fait sa connaissance... hier. Déclare mon père.

- Et depuis hier, vous cohabitez ensemble et vous enquêtez de concert ? Doit-on s'attendre à un mariage et une adoption à la fin de la semaine ?

John et Sherlock en mariés. Moi, jetant du riz sur eux en les appelant "Papas". J'ai un petit sourire.

- On vous enverra un faire-part. J'assure.

- Qui êtes vous ? Demande John.

- Un tiers intéressé.

Il a des vus sur mon père ou sur sur Sherlock ?

- Par Sherlock ? Pourquoi ? Vous n'êtes surement pas amis. Fait mon père.

Voilà, il se renseigne par jalousie. Défend ton homme, Papa John !

- Vous l'avez rencontré. Croyez-vous qu'il ait beaucoup d'amis ? Dit l'homme.

Mon père semble réfléchir.

- Je suis ce qui s'en rapproche le plus pour Sherlock Holmes. Continue Parapluie-Man.

- Autrement dit ? Je demande.

- Un ennemi. Dans son esprit, certainement. Si vous l'interrogiez, il dirait son ennemi juré. Il adore être dramatique.

- Vous êtes au-dessus de ça! Dit mon père toujours en laissant suinter l'ironie dans sa voix.

Oh ! J'aime de plus en plus mon papa.

Le portable de mon père et le mien sonnent dans un bel ensemble. Toujours en synchronisation, nous les sortons et lisons le message.

-"Baker Street. Viens avec ton père sans tarder si dispo. SH"

- Je dérange? Demande Parapluie-Man.

- Pas du tout. Répond mon père.

- Si peu. Je réplique.

- Poursuivrez-vous votre collaboration avec Sherlock Holmes ?

- Je peux me tromper, mais je crois que cela ne vous regarde pas. Répond mon père.

- Effectivement ce que nous faisons avec Sherlock Holmes ne regarde que Sherlock et nous. J'ajoute.

Ce type est réellement antipathique. Mais classe.

- Peut-être que si. Rétorque l'homme.

- Oh que non. Répondons mon père et moi simultanément.

C'est quand même affolant d'être aussi synchronisés.

- Si vous veniez à emménager au...221B Baker Street, je serai heureux de vous verser une belle somme de manière régulière, ainsi qu'une somme sur le compte de votre fille servant à payer ses futurs études et en guise de contribution.

Vient-il de proposer de payer mes études à la fac ?

- Pourquoi ? Demande mon père.

- Vous n'êtes pas fortuné.

- En échange de quoi ? Demande mon père.

Je suis persuadée que c'est pour donner des infos sur Sherlock en échange.

- D'informations.

Qu'est-ce que je disais ?

- Rien d'indiscret, Poursuit l'homme, rien qui pourrait vous mettre mal à l'aise. Seulement ses projets.

- Pourquoi ? Répète mon père.

- Je me fais du souci pour lui. Constamment.

Bah tiens. C'est son père ou quoi ?

- C'est très gentil. Dit mon père.

Tu vas pas accepter quand même ? !

- Mais j'aimerais, pour diverses raisons, que vous ne le mentionniez pas, nous avons ce qu'on pourrait appeler... Une relation tumultueuse.

Faut que je demande à Sherlock s'il a un frère. Ou un cousin.

Nos portables sonnent à nouveau. Avoue Sherlock, tu ne peux plus te passer de nous.

-"Si pas dispo, venez quand même. SH"

- Non. Répond mon père.

Papa, je t'aime !

- Je n'ai pas parlé de chiffre. Tente l'autre.

- Inutile. Dit mon père.

Il ricane.

- Vous êtes très loyal et très vite.

On n'est seulement pas des putains de collabo, connard.

Ouh, je suis grossière en pensées, en ce moment.

- Non, Assure mon père, je ne suis simplement pas intéressé.

Le "parent de Sherlock" ? Change de tactique et sors un carnet.

- "Se méfie toujours". C'est ce qui est écrit ici. Mon père écarquille les yeux devant l'objet.

- Quoi ? Dit mon père.

- Et entre tous, c'est à Sherlock Holmes que vous décidez de faire confiance ?

- Qui vous dit, que c'est le cas ? Rétorque mon père.

- Vous ne vous liez pas à n'importe qui. Même votre fille reçoit moins de confiance de votre part que Sherlock Holmes en reçoit.

Aoutch. Ça fait mal.

- Ce sera tout ? Demande mon père, agacé.

- A vous de me le dire. Répond l'homme.

Il est quand même super classe pour un super enfoiré.

Mon père fait mine de partir.

- On a dû vous conseiller de vous tenir éloigné de lui, Continue l'homme, mais je vois à votre main gauche, que vous n'en tiendrez pas compte.

OK, capacités de déduction, intérêt et inquiétude pour Sherlock. Un membre de la famille de Sherlock. En plus il porte des brogues, comme Sherlock.

- Ma quoi ? Demande encore une fois mon père.

- Montrez-la-moi.

Holmes, tente d'attraper la main de John mais, ce dernier la recule :

- Non.

Il lui fait un regard qui signifie clairement: "Avez-vous le choix ? "

Il examine la main et commente:

- Remarquable. Tous ces gens qui déambulent dans la ville, n'y voient que rues, boutiques et autres voitures. Avec Sherlock Holmes on y voit le champ de bataille. Vous l'avez déjà vu, n'est-ce pas ?

- Qu'y a-t-il avec ma main ?

- Elle est agitée par un tremblement intermittent. Syndrome de stress post-traumatique selon, votre psy. Elle vous croit hanté par vos souvenirs de guerre.

- Qui êtes-vous, bon sang ? Demande mon père, l'air remué, D'où tenez-vous ça?

- Virez-là, elle se trompe totalement. Vous êtes actuellement stressé, pourtant, votre main est calme. La guerre ne vous hante pas, Docteur Watson... elle vous manque.

Mon père est tout blanc.

- Bienvenue parmi nous. Chuchote Holmes.

Je m'éloigne un peu et lorsqu'il s'en va je lui dis dans un murmure après une dernière phrase à John:

- Merci et au revoir... Monsieur Holmes.

Il me regarde interloqué. J'avais donc vu juste.

- Comment ?

- Juste dit ça au hasard.

Il me sourit et étonnement je lui renvoie.

- A une prochaine fois, Miss Watson.

Miss Watson aussi, ça claque.

Je rejoins mon père qui donne l'adresse à Anthea. Je consulte le nouveau message de Sherlock:

- "Ça peut être dangereux. SH"

-"On arrive. E"

Sur le chemin du retour, John fait un passage à Montague Street. Il me demande d'attendre dans la voiture. Je n'obéis pas et le suis.

- Emily, Je t'avais demandé de m'attendre dans la voiture. Dit mon père en entrant dans notre appartement.

- Tu cherches quoi ? Je demande en le voyant ouvrir un tiroir.

Son Browning . Sérieusement?

- Allons-y. Me dit John.

Pour ma part j'attrape mon chargeur de téléphone. Peux toujours étrangler le tueur si on le croise et qu'il m'attaque. Sinon je peux fouetter Lestrade si il me traite à nouveau de gamine.

- Tu comptes faire quoi avec ça? Je demande à mon père.

- Nous protéger. Du danger. Me dit-il devant mon expression interrogative.

Lorsque nous arrivons à Baker Street, mon père parle avec Anthea jusqu'à ce qu'il lui demande si elle a du temps libre. Je sors et embarque John avec moi.

- Bonne soirée ! Je m'exclame.

- Bye ! Nous répond Anthea.

La voiture s'en va.

Nous entrons dans l'appartement et trouvons Sherlock étendu sur le canapé.

- Que faites-vous ? Interroge mon père.

- Patch à la nicotine. Répond Sherlock en relevant sa manche pour nous montrer trois patchs sur son bras, Ça m'aide à réfléchir. Impossible d'entretenir son tabagisme à Londres, ces temps-ci. Dommage pour la réflexion.

- Tant mieux pour la respiration. Réplique mon père.

- Respirer est d'un ennui.

Ouais enfin, c'est quand même utile.

- Vous mettez trois patchs ? Demande John perplexe.

- Problème à trois patchs. Explique Sherlock.

- Vous vouliez nous voir, ce doit être important. Dit John.

- Ah oui ! Prêtez-moi votre portable. Vous ou Emily peut importe.

Hein ? On a traversé Londres pour qu'on lui file nos portables ? Il est pas bien celui-là.

- Mon portable ? Je répète avec John.

- On pourrait reconnaître mon numéro, il est sur mon site.

- Madame Hudson à un portable. Fait remarquer mon père.

- J'ai hurlé, elle ne m'entend pas. Justifie le détective.

- On a traversé tout Londres ! S'insurge mon paternel.

- Rien ne pressait.

Oh mais c'est pas vrai ! Je donne mon portable à Sherlock.

- Tiens. Je dis en passant au tutoiement sans m'en rendre compte.

- Ça concerne l'affaire ? Demande mon père.

- Ses affaires... Souffle Sherlock.

Mon Dieu, qu'il est beau.

- Ses affaires ? Répète John.

- La valise, bien sûr. Dit Sherlock. Le meurtrier a pris sa valise, première grosse erreur.

- Il l'a prise et ?

- Il ne reste que ça. Il faut tenter le coup. Sur mon bureau, il y a un numéro. Tu vas envoyer un SMS. Me dit Sherlock.

Je reprends mon portable qu'il me tend et cherche le numéro sur le bureau. Un foutoir, oui.

- Vous nous avez fait venir ici pour envoyer un SMS ? Dit mon père.

- SMS. Oui, le numéro sur mon bureau. Emily ?

- Attends.

Mon père observe par la fenêtre.

- Qu'y a-t-il ? Demande Sherlock.

- Nous avons rencontré un ami à vous.

- Un ami ? S'exclame Sherlock en fronçant les sourcils.

Sa tête est épique.

- Un ennemi. Corrige mon père.

- Ah ! Lequel ? Demande Sherlock, son visage à nouveau détendu.

- Votre ennemi juré, d'après lui. Ça existe en vrai, les ennemis jurés ? S'interroge mon père.

Sherlock lève les yeux vers mon père.

- Il a tenté de vous soudoyer ?

- Oui.

- Avez-vous accepté ?

- Non.

- Dommage. Nous aurions pu partager. Fait Sherlock. Réfléchissez, la prochaine fois. Conseille-t-il.

- Je lui ai dit la même chose. Je m'incruste.

- Tu ne m'as rien dit de tel. Me dit mon père.

- Tu n'avais qu'à le deviner. Je le taquine.

- Qui est-ce ? Demande mon père à Sherlock.

- Un très grand danger, mais hors-sujet. Emily ! Le numéro.

- Je l'ai, qu'est-ce que j'écris ?

Mon père regarde derrière mon épaule.

- Jennifer Wilson ? C'est la victime.

- Pas important. Entre le numéro.

- C'est bon.

- Mot pour mot: "Que s'est-il passé à Lauriston Gardens ? J'ai dû m'évanouir. 22 Nothumberland Street. Venez, je vous en prie."

- Vous vous êtes évanouis ? Demande mon père.

- Quoi ? Non, non. Emily, tape et envoies. Dépêche-toi.

J'envoie le message j'ai compris ce que Sherlock est en train de faire.

Je me retourne et le voit avec une valise... Rose. Beurk.

Mon père se retourne et son visage se décompose.

- C'est... La valise rose de cette femme, celle de Jennifer Wilson.

- Bien, évidemment. Dit Sherlock.

Il croit quoi que Sherlock a tué cette femme ?

- Je devrais ajouter que je ne l'ai pas assassinée. Ajoute Sherlock.

- Pas dit ça. Se reprend mon père.

- Pourquoi pas ? Le SMS et le fait d'avoir la valise pourrait le laisser penser.

- On te suspecte souvent d'être le meurtrier ? Je demande à Sherlock.

- De temps à autres. Répond Sherlock en se mettant en position accroupi sur son fauteuil.

- Comment l'avez-vous eue ?

- En cherchant. Je réponds à la place de Sherlock.

- Où ça ? Demande mon père.

Sherlock continue:

- Le tueur a déposé la victime. Il a oublié la valise dans le coffre.

- Valise loin d'être discrète. J'ajoute. Surtout pour un homme.

- Le plus probable. Il devait s'en débarrasser. Il a dû réaliser son erreur en moins de cinq minutes. Confirme Sherlock.

- Donc tu as cherché toutes les petites rues assez larges et à cinq minutes de Lauriston Gardens. Là où il pouvait s'en débarrasser discrètement.

- Une petite heure pour trouver la bonne benne. Me confirme Sherlock.

- Le rose. Vous l'avez retrouvée parce-qu'elle est rose ? Demande mon père.

- Forcément rose. Dit Sherlock.

- Pourquoi j'y ai pas pensé ? Dit mon père à voix haute.

C'est dingue comme cette Jennifer Wilson me fait penser à Dolorès Ombrage. Je hais le rose.

- Car vous êtes un idiot. Répond Sherlock à mon père.

John le regarde super mal.

- Non, non, ne le prenez pas mal, c'est commun, rassurez-vous. Maintenant, regardez. Que manque-t-il ?

- Comment le saurais-je ?

Je regarde la valise. Un roman à l'eau de rose, une trousse de toilette, une autre de maquillage, du linge pour la nuit et le lendemain.

Je me remémore le cadavre. Vêtements, parapluie, portefeuille...

- Portable ! Le portable. Où est son téléphone ? Je m'exclame en regardant Sherlock.

- Exactement. Où est-il ? Pas sur elle, pas dans la valise, mais elle en a un, pour preuve, le SMS.

- Et puis, vous connaissez beaucoup de cadre dans les médias sans téléphone, vous ? Je demande aux deux hommes.

- Encore exact.

- Peut-être est-il chez elle ? Elle aurait pu le laisser à la maison ou l'oublier. Hypothèse John.

- Avec tous ses amants et sa prudence c'est inimaginable. Contre Sherlock.

Mon père regarde mon portable qui est posé sur l'accoudoir de son fauteuil tandis que je suis assise sur une chaise entre lui et Sherlock.

- Pourquoi le SMS ? Demande mon père.

- La question c'est: Où est le portable en ce moment ?

- Elle aurait pu le perdre.

- Oui, ou bien ?

Mon père hésite puis comprend le raisonnement de Sherlock.

- Le meurtrier. Vous pensez que le tueur l'a sur lui.

- Peut-être l'a-t-elle oublié en même temps que sa valise, ou il le lui a pris pour une certaine raison. Au final et, selon toute probabilité, c'est lui qui détient le portable.

- Pardon, vous venez de faire envoyer un message à un tueur par ma fille de treize ans ? Demande mon père entre effarement et colère, Pourquoi faire ?

Comme pour lui répondre. Mon téléphone sonne. Numéro Inconnu. Bah voyons.

- Peu après son dernier crime, il reçoit un SMS qui ne peut provenir que de sa victime. Si quelqu'un trouve le portable, il va ignorer ce SMS, mais le tueur... lui, paniquerait. Fait Sherlock en refermant la valise d'un revers de la main au dernier mot.

- La police le sait ? Demande John, tandis que Sherlock prend sa veste.

- Déjà quatre morts. Le temps presse.

- Alors, pourquoi nous en parler ? Demande mon père.

- Madame Hudson a pris mon crâne. S'aperçoit Sherlock en prenant une voix d'enfant.

Ce type est épique.

- En gros nous remplaçons votre crâne. Constate mon père.

- Tout va bien. Dit Sherlock.

- Eh bien ?

- Eh bien quoi ? Vous pourriez rester là à regarder la télé...

- Où vous suivre ? Je dis en renfilant mon manteau.

- J'aime sortir accompagné. Et je pense mieux à voix haute. Le crâne est trop voyant, alors...

Je me mets à rire. Mon père a un sourire.

- Un problème ? Demande Sherlock.

- Le sergent Donovan.

Qu'est ce qu'elle vient foutre dans l'histoire celle-là?

Sherlock perd son sourire.

- Eh bien ?

- Elle a dit que vous y preniez du plaisir. Que c'est une jouissance.

- J'ai tapé: "Dangereux" et vous êtes revenus immédiatement, tous les deux.

Sherlock s'en va. Je le suis.

- Oh et puis merde. Déclare mon père depuis le salon.

Il apparaît ensuite dans les escaliers.

Nous sortons dans la rue.


La suite d'une Etude en Rose dans le prochain chapitre. See you Later !