Chapitre 5, et fin d'une Etude en rose.
RAR:
Noooo Aime :
Contente que la suite te plaise et que tu apprécies mon raisonnement ! Je m'éclate à écrire les raisonnements intérieurs d'Emily ^^
En effet, les Holmes vont bien l'aimer et de son côté c'est pareil.
Ah, John... Il faut bien qu'il soit un peu lent sinon trop d'esprit s'échaufferait dans Sherlock ! Mais je l'imaginais bien réagir avec lenteur comme dans la série sauf que pour le coup, il flippe pour sa fille et non pour lui.
Pour la déduction sur l'identité de Mycroft, c'est du vécu ^^ La première fois que j'ai regardé l'épisode, quand j'ai vu la rencontre John-Mycroft, vu les questions et le "je m'inquiète pour lui... Constamment." Je me suis dit : c'est un Holmes.
Bon je te laisse voir la suite et la fin de la première enquête :)
Emily Watson, son école, les personnages de l'école et ses amis sont à moi. Tout le reste est à Mark Gatiss (Mon Dieu), Steven Moffat (Mon Maître) et Sir Arthur Conan Doyle (Mon Idole).
Chapitre 5 : Course et pilule du hasard :
Tout en marchant et en claudiquant pour mon père, nous avançons dans la rue.
- Où allons-nous ? Se renseigne John.
- Nothumberland Street c'est à cinq minutes. Répond Sherlock.
- Serait-il assez bête pour venir ?
- Il est assez brillant pour le faire.
- Ou assez suicidaire pour risquer de se faire attraper. Je commente.
- Ceux-là, je les adore. Ils sont si pressés de se faire prendre. Dit Sherlock.
- Pourquoi ? Je demande encore en symbiose avec John.
J'espère que ça va nous passer avec les années, on doit paraître flippant quand même.
- La reconnaissance ! Explique Sherlock. Les applaudissements ! Enfin dans la lumière. C'est le point faible du génie, il lui faut un public.
Mais c'est qu'il parle en connaissance de cause, le petit génie. Enfin le grand génie.
- Ouais. Approuve mon père.
- Ceci est son terrain de chasse. Ici, au cœur de la ville. Le fait qu'il enlève ses victimes, ça change tout. Toutes ces disparitions ont lieu dans des rues bondées, en pleine foule, mais sans aucun témoin. Réfléchissons. À qui se fie-t-on sans même le connaitre ? Qui passe partout sans se faire remarquer ? Qui chasse au milieu de la foule ?
- Oui, qui ? Demande John.
Je réfléchis à la question.
- Aucune idée. Répond Sherlock. Vous avez faim ? Nous demande-t-il.
Mon ventre gargouille à sa question.
Il nous conduit dans un petit resto, appelé "Chez Angelo". Le serveur nous fait signe vers la place juste devant la vitre.
- Merci Billy. Dit Sherlock en prenant place.
Je m'installe dans le coin de la table sur la banquette.
- Le 22 Nothumberland Street. Ne le quittez pas des yeux. Nous dit Sherlock.
- Il n'irait pas sonner. Dit mon père. A moins d'être fou.
- Il a tué quatre personnes. Je rappelle. C'est pas vraiment ce que j'appelle être saint d'esprit.
- OK. Dit mon père.
Un homme avec une queue de cheval arrive et sert la main de Sherlock.
- Sherlock. Tout ce dont tu as envie, c'est la maison qui régale pour toi, ton petit ami et ta belle-fille.
Wah. On est revenu à la théorie du couple. Et là je ne suis pas la fille de Sherlock mais sa belle-fille. C'est la couleur des cheveux qui m'a trahie sur l'absence de lien génétique ? Emily Watson-Holmes. Ça sonne bien. John Watson-Holmes. Sherlock Watson-Holmes. Bon c'est bon, je commence à rédiger les invitations pour le mariage dès demain matin.
- Petite faim ? Demande Sherlock en passant outre le "petit ami" et le "belle-fille".
- Je ne suis pas son petit ami. Dit John.
Tu t'en tapes du "Belle-fille" ?
- Cet homme m'a innocenté. Nous raconte le gérant.
- Voici Angelo. Précise Sherlock.
Il sert la main de mon père et me fait un baisemain. Sont tous comme ça les latinos ?
- Il y a trois ans, j'ai prouvé à Lestrade, qu'à l'heure d'un triple homicide, Angelo était en train de cambrioler une maison. Nous explique Sherlock.
Ah ouais, pas mal comme alibi.
- Il a lavé mon nom.
- Un petit peu. Du nouveau en face ? Demande Sherlock.
- Rien. Sans lui, j'aurai fait de la taule. Nous dit Angelo.
- Mais tu en as fait.
- J'amène une bougie, c'est plus romantique.
- Je ne suis pas son rencart ! S'exclame mon père tandis que l'homme s'en va.
- Mangez. L'attente risque d'être longue.
Angelo pose une bougie et lève son pouce avec un clin d'œil. Mon père le remercie en grommelant.
Je regarde les passants dans la rue pour passer le temps.
- Les gens n'ont pas d'ennemis jurés. Dit soudain mon père.
T'es resté sur ça, toi ?
Sherlock qui était concentré regarde mon père et dit finalement :
- Plait-il ?
- Dans la vraie vie. Ça n'existe pas les ennemis jurés, en vrai.
Tu fais un parallèle, vie réelle et jeu vidéo ?
- Vous êtes sûr ? L'existence serait bien morne.
- Alors, qui était cet homme ? Demande mon père.
Si je te réponds que c'est un Holmes tu ne poseras plus de questions ?
- Dans ce cas-là, qu'ont les gens dans la vraie vie ?
- Des amis ? Des gens qu'ils connaissent, qu'ils apprécient, qu'ils détestent... Des petits amis, des petites amies...
- Ennuyeux. Je vous l'ai dit.
- Donc pas de petite amie ? Demande mon père.
C'est pour savoir si on sera réveillé par des gémissements la nuit ?
- Petite amie ? Non, ce n'est pas vraiment mon domaine. Répond Sherlock.
Tu avoues donc que tu es gay. Je vais donc pouvoir te caser avec mon pôpa.
- Je vois. Dit mon père après un temps d'arrêt. Vous avez un petit ami ? Ce qui n'est pas un problème, c'est tout à fait convenable.
Encore heureux ! On est pas sous le Troisième Reich !
- Je sais que c'est tout à fait convenable. Dit Sherlock en regardant intensément mon père.
Peut-on avoir un orgasme à treize ans en regardant un homme ?
- Donc, un petit ami. Dit mon père avec un sourire.
- Non. Réplique Sherlock.
- Bien, OK. Dit mon père avec le même petit sourire.
C'est normal le petit coup de langue sur tes lèvres ? Papa, tu vas faire peur à Sherlock. T'es vraiment intéressé ?
- Vous n'avez pas d'attache. Continue John. Comme moi.
Gnein ? PAPA, SÉRIEUX ?!
Sherlock est en train de flipper, il regarde mon père vraiment bizarrement.
- John, hum, sachez que je me considère marié à mon travail et que bien que flatté, je ne cherche pas...
NON ! Sherlock ferme-là ! Ne met pas un râteau à mon père ! J'ai déjà commencé les préparatifs pour le mariage ! J'ai même promis un faire-part à Parapluie-Man !
- Non, non, ce n'était pas une proposition. Non, j'ai juste dit que c'était convenable.
Tu l'as pas vraiment tourné comme ça.
- Bien. Dit Sherlock.
Bon je sais pas si je suis triste pour mon père ou si je suis contente pour moi.
Bah oui, si j'arrive pas à caser Sherlock avec mon père, je pourrai toujours le garder pour moi dans quelques années.
Bon revenons à notre surveillance.
- Sherlock. J'interpelle.
- Mmh ?
- Un taxi vient de s'arrêter. Personne ne sort, personne ne rentre.
Les deux adultes regardent le taxi en question.
- Pourquoi un taxi ? Ingénieux, mais l'est-ce vraiment ?
- C'est lui? Demande mon père.
- Ne le fixez pas. Ordonne Sherlock à John et moi.
- Vous le fixez bien. Rétorque mon paternel.
- Trois c'est trop.
Il se lève et sort et je fais de même, mon père attrape sa veste et nous rejoins.
Le taxi s'en va, après que le passager est remarqué Sherlock.
C'est notre homme.
Sherlock s'élance, glisse sur une voiture qui le percute à moitié, je saute sur le capot et cours derrière Sherlock.
J'entends mon père qui s'excuse auprès du chauffeur.
- J'ai mémorisé la plaque. Dit mon père.
- C'est bien. Répond Sherlock.
Il réfléchit et énumère à toute vitesse:
- À droite, sens obligatoire, travaux, feux, bus, passage piétons, à gauche, feux.
Il s'élance à toute vitesse et nous le suivons en courant.
John s'excuse devant les gens que Sherlock bouscule.
Nous empruntons des escaliers, puis des escaliers de secours:
- Allez John ! S'exclame Sherlock tandis que je grimpe les escaliers quatre à quatre.
Nous passons par les toits, descendons des marches, sautons un balcon. Sherlock saute un toit. Je saute aussi et atterris sur le toit en question. Mon père est à la traîne.
- Allez, papa ! Nous le perdons! Je crie.
Il nous rejoint.
Les garçons dévalent les marches d'un autre escalier, je les double en sautant par la balustrade en faisant un salto.
Nous redescendons dans une ruelle, toujours au pas de course.
Nous manquons le taxi de peu et Sherlock part à droite.
- L'AUTRE CÔTÉ ! J'hurle au brun en courant dans la direction opposée.
- Désolé ! S'écrie Sherlock en me rattrapant avec mon père juste derrière.
Je tape un sprint dans les rues et après avoir traversé une énième ruelle, nous sautons sur le taxi.
- Police ! Ouvrez ! Clame Sherlock, à moitié affalé sur le capot.
Il ouvre la portière et tombe nez à nez avec un touriste.
- Non. Bronzage, dentition... Californien ? Suppose-t-il. Il vérifie l'étiquette. Los Angeles, Santa Monica, fraîchement débarqué.
- Comment pouvez-vous l'affirmer ? Demande mon père.
- L'étiquette. Je réponds.
- Premier séjour à Londres, non ? Si j'en crois la destination finale et le trajet du taxi. Dit Sherlock.
- Pardon, dit l'homme, vous êtes de la police ?
- Exact. Confirme Sherlock en montrant une carte de police.
- Même elle ? Demande-t-il en me montrant d'un signe de tête.
- Stagiaire. Je m'exclame. Tout va bien ?
L'homme sourit. Il doit nous prendre pour des dingues.
- Ouais.
- Bienvenue à Londres. S'exclame Sherlock.
Il se retire de la portière.
- En cas de problème... Contactez-nous. Ajoute mon père.
- Euh... Salut ! Je dis en claquant la portière.
Je rejoins les deux autres.
- Simplement un taxi au ralentit. Conclut mon père.
- Simplement. Approuve Sherlock.
- Ce n'était pas le tueur. Dit mon père.
- Exact.
- Mauvais pays, bon alibi.
- Comme vous dites.
- D'où tu sors ça ? Je demande à Sherlock en prenant la carte.
Mon père lit par-dessus mon épaule.
- "Inspecteur Lestrade" ?
- Je le détrousse quand il m'agace. Nous avoue Sherlock. Garde là, j'en ai plein. Je vous en passerais une. Dit-il à mon père.
Mon père se met à rire.
- Quoi ? Demande Sherlock.
- Rien, c'est le "Bienvenue à Londres".
Nous rions doucement.
Nous apercevons le pauvre touriste qui nous pointe du doigt en parlant avec un flic.
- On remet ça ? Nous dit Sherlock.
- Quand vous voulez. Approuve mon père.
- C'est parti ! Je m'exclame en partant en courant avec eux.
Nous claquons la porte du 221B.
- C'était ridicule. Dit mon père en posant son manteau dans l'entrée. La chose la plus ridicule que j'aie faite de ma vie.
- Et vous avez envahi l'Afghanistan. Dit Sherlock.
Nous éclatons tous les trois de rire. Mon père à un rire ridicule d'ailleurs. Mais je ne me moquerai pas, le mien l'est aussi.
- Pas tout seul. Se défend mon père en riant.
- Nous retournons au restaurant ? Je demande en me rappelant du 22 Nothumberland Street et de notre surveillance depuis "Chez Angelo".
- Ils surveilleront pour nous. Dit Sherlock. J'y croyais pas trop de toute façon.
- Alors que faisait-on là-bas ? S'enquit mon père.
- Nous passions le temps. Et prouvions une théorie.
- Laquelle ?
- Vous. Et Emily en partie, mais surtout vous. Répond Sherlock.
Il hausse la voix:
- Madame Hudson ! Docteur Watson et sa fille prendront les deux chambres du haut.
- Qui l'a décidé ? Demande mon père.
- Ne me regarde pas comme ça, j'en sais pas plus que toi. Je dis en levant les mains en signe de mon innocence.
- L'homme à la porte. Répond Sherlock en souriant.
On cogne.
Mon père va ouvrir. Je le rejoins. C'est Angelo, le patron du restaurant.
- J'ai eu un SMS de Sherlock. Il dit que vous avez oublié ça. Il nous montre la canne de mon père.
- Oh mon dieu. Je murmure en tournant la tête vers Sherlock qui me fait un sourire.
- Euh, merci. Merci beaucoup. Dit mon père en reprenant sa canne.
J'observe la jambe de mon père.
- Papa, ta jambe... Je dis d'une voix hésitante.
Bizarrement, j'ai les larmes aux yeux.
- Oui, je... Comment tu m'as appelé ? Me demande soudainement mon père.
Je n'ai même pas fais attention. Un flash de la course poursuite me reviens:
"Allez papa ! Nous le perdons !"
- Papa. Je lui fais un sourire.
Le sien fait deux fois le tour de sa tête. Il me serre dans ses bras.
Mrs Hudson arrive soudain, l'air paniquée.
- Sherlock ! Qu'avez-vous fait ?
- Madame Hudson ? Réponds mon colocataire interloqué.
- A l'étage.
Nous grimpons tous les trois.
Sherlock ouvre la porte et nous tombons nez à nez avec Lestrade, assis sur un fauteuil. Des flics sont en train de fouiller l'appartement.
- Que faites-vous ? Demande froidement Sherlock.
- Je savais que vous finiriez par trouver la valise. Dit Lestrade.
- C'est une effraction. S'exclame Sherlock.
- Vous faites de la rétention de preuves ! Réplique Lestrade.
En même temps, si le Yard faisait son job...
- Et ce n'est pas une effraction. Se défend Lestrade.
- C'est quoi, alors ?
- Une saisie de drogue.
Hein ?! Papa, est mort de rire à côté de moi.
- Sérieusement ? A-t-il vraiment l'air d'un drogué ? Demande-t-il.
- John. Appelle Sherlock.
Lestrade regarde mon père avec un petit sourire ahuri.
Oh putain... Dites-moi que c'est pas vrai...
- Cherchez toute la nuit, vous ne trouverez rien de répréhensible.
- Vous pourriez peut-être vous taire maintenant. Dit Sherlock, à quelques centimètres du visage de mon père.
Je me retiens pour ne pas provoquer un baiser. Pour l'instant je suis sous le choc de savoir que Sherlock est un junkie. Ou un ex junkie.
- Mais... Poursuit mon père.
Le regard de Sherlock est très clair.
- Non. Dit mon père en comprenant.
- Quoi ? Demande Sherlock.
- Vous ?
- La ferme ! Répond Sherlock sur le même ton. Il se tourne vers Lestrade. Je ne suis pas votre chien renifleur.
- Non, Anderson est mon chien renifleur. Rétorque le Lieutenant.
Anderson passe sa tête de derrière le mur de la cuisine et fait un signe de la main à Sherlock.
Il se fait traiter de chien par son boss, mais il s'en fout. Il a une grande estime de lui-même ce mec.
- Anderson, qu'est-ce que tu fous à une saisie de drogue ?! S'exclame Sherlock.
- Je me suis porté volontaire. Répond le légiste.
Mais quel enfoiré !
- Ils se sont tous portés volontaires. Personne n'est de la brigade des Stups. Dit Lestrade.
Mais quels enfoirés !
- Ce sont des yeux humains ?! Demande Donovan en arrivant avec un bocal dans la main.
- Remets-le. Ordonne Sherlock.
- Dans le micro-ondes ? Répond-t-elle, incrédule, tandis qu'Anderson jette un coup d'œil en direction du bocal.
Tu veux les bouffer ou quoi ?
- C'est une expérience ! S'exclame Sherlock, excédé.
- Continuez les gars ! S'écrie Lestrade.
Ce type est un salaud.
- Si vous nous aidez, nous arrêtons. Rajoute-t-il à l'attention de Sherlock.
- C'est infantile. Marmonne Sherlock en faisant les cent pas.
- Vous êtes un enfant. Rétorque Lestrade en se levant. Sherlock, c'est notre affaire. On doit travailler ensemble.
- Tu travailles réellement avec ces abrutis ? Je demande à Sherlock.
Il me fait un léger signe de tête.
- Vous avez donc simulé une saisie pour l'intimider ? Je demande n'en revenant pas.
Lestrade me lance un regard condescendant et je me fais violence pour ne pas laisser mon majeur se lever dans sa direction.
Mon père me tire vers le canapé mais, je ne bouge pas d'un millimètre.
- Sauf si on trouve quelque chose. Dit Lestrade.
- Je suis clean ! Crie Sherlock.
- Tout est à vous, ici ? Continue le lieutenant.
- Je ne fume même plus. Dit Sherlock en déboutonnant sa manche pour montrer son patch de nicotine.
- Moi non plus. Dit Lestrade en répétant le geste du plus jeune, laissant apparaître un patch identique. Travaillons ensemble.
Il y a un silence.
- Nous avons trouvé Rachel. Nous apprend Lestrade.
- Qui est-elle ?
- Sa fille unique.
- Sa fille ? Je répète en même temps que Sherlock.
Tiens, je suis synchro avec lui aussi.
- Pourquoi écrire son prénom ? Se questionne Sherlock.
- Oubliez, on a la valise. Coupe Anderson. Et d'ailleurs, selon une certaine personne, le tueur l'a et on la trouve chez notre psychopathe favori.
- Je ne suis pas un psychopathe, je suis un sociopathe de haut niveau, renseigne-toi.
Il est tellement génial.
- Nous devons interroger Rachel. Dit Sherlock à Lestrade.
- Elle est morte.
- Excellent ! Où et quand ? Il y a un lien.
Mon père regarde Sherlock de travers depuis qu'il a dit "excellent".
- Elle est morte il y a quatorze ans. Elle n'a même jamais vécue. Précise Lestrade. Rachel est la fille mort-née de Jennifer Wilson.
Ça n'a pas de sens.
- Ce n'est pas normal. Dit Sherlock.
Tiens, toi aussi t'es legilimens ?
- Pourquoi faire ça ? Continue Sherlock. Pourquoi ?
- Pourquoi penser à sa fille juste avant de mourir ? Répond Anderson avec ironie, Sociopathe, effectivement.
- Elle ne pensait pas à elle. Dit Sherlock.
- Sherlock a raison, ça n'a pas de sens. Elle a gravé le prénom de sa fille sur le sol avec ses ongles. Elle agonisait. Ça lui faisait mal, ça demandait un effort. Je réplique.
- Et une deuxième tarée. Qui a bien voulu te faire un enfant ? Demande Anderson à Sherlock.
- C'est ma fille. Déclare froidement mon père.
- Les mêmes femmes qui ne voulaient pas de vous de peur d'attraper la gale. Je rétorque. Et puis contrairement à certain, Sherlock n'a pas besoin de prendre en levrette sa collègue de dix ans sa cadette quand sa femme n'est pas là, seulement pour pouvoir ajouter le peu d'intérêt que possède la minable vie d'un crétin graisseux de légiste.
Si un regard pouvait tuer.
- Emily ! Ton langage ! Braille mon père.
- J'ai juste dit "crétin" ! Je proteste.
- On aura une discussion sur tes connaissances, jeune fille. Il insiste sur les mots. Ah OK. C'est le "levrette" qui le dérange.
- J'ai vécu dix ans avec Harry.
- Je ne pense pas qu'elle soit le mieux placer pour parler de ça.
- On peut avoir cette discussion plus tard ? Je demande.
Il ne dit rien.
Sherlock me regarde avec fierté. Moi aussi je suis fière de moi. Lestrade est manifestement en train de lutter entre le rire et l'ahurissement.
- Les victimes ingèrent le poison volontairement. Rappelle mon père, nous remettant d'emblée dans l'enquête. Il les oblige à le prendre, peut-être qu'il leur parle. Il a dû utiliser la mort de sa fille.
- Ça fait quatorze ans. Elle n'a pas fait son deuil ? S'énerve Sherlock.
Non, là c'est limite.
- C'était limite ? Demande Sherlock en remarquant le silence éloquent qui a suivit sa tirade.
- Plutôt, oui. Confirme papa.
- Si on vous assassinait, quels seraient vos derniers mots ? Demande Sherlock à mon père.
- "Pitié Seigneur, laissez-moi vivre."
- Soyez créatif.
- Je n'ai pas à l'être.
Afghanistan, le retour.
- Oui mais si vous étiez très intelligent, Jennifer Wilson l'était, elle. Il y a un...
- Message. Je termine.
- Sherlock votre taxi est là. Dit Mrs Hudson en arrivant dans la pièce.
- Je n'ai rien demandé. Du vent ! S'exclame Sherlock.
J'entends mon père qui discute brièvement avec Mrs Hudson.
Il faut que je réfléchisse. Pourquoi Jennifer Wilson a marqué ça ? Il y a un message... Il y a un message...
- Taisez-vous tout le monde ! Ne faites rien ! Laissez-moi réfléchir. Anderson demi-tour, tu me distrais.
- Quoi ? Ma figure ?
- Ne bougez plus. Anderson tournez-vous. Ordonne Lestrade.
- Vous plaisantez ?
- Pour l'amour du ciel ! Crie Lestrade.
Anderson se tourne en grommelant.
- Réfléchis. Vite ! Se dit Sherlock.
J'essaye d'en faire autant. Message... Message...
- Et votre taxi ?
- MADAME HUDSON ! Hurle Sherlock.
Message... SMS !
Au même moment, nous avons le déclic.
- Sherlock ! Je m'exclame.
- Elle était maligne ! Mais bien sûr ! Même morte elle reste plus maligne que vous tous réunis.
- Sherlock ! Je grogne.
- Excepté Emily. Réfléchissez !
- Oh ! Arrête ton cirque ! Ils ne vont pas trouver. Je m'exclame avant de m'élancer sur l'ordinateur de Sherlock et d'expliquer:
- Vous vous souvenez Lestrade, quand j'ai dit que Rachel était peut-être un moyen de désigner son assassin ? Elle ne désignait pas la personne. Rachel était un message. Le seul objet manquant dans ses affaires c'est son portable. Elle l'a utilisé comme mouchard. Et Rachel va nous guider jusqu'au meurtrier.
- Elle l'a planqué sur lui. Elle se savait condamner lorsqu'elle est sortie de la voiture, elle a laissée le téléphone pour nous conduire au meurtrier.
- Comment ? Demande Lestrade.
- Comment ça ? Rachel. C'est clair: Rachel ! Regardez vous avec votre air ahuri, ça doit être si relaxant de ne pas réfléchir. Rachel n'est pas un nom. S'écrie Sherlock.
T'es parti en vrille.
- C'est quoi, alors ? Demande mon père, agacé.
- Un mot de passe. Je réponds. Ils se tournent tous vers moi. Papa, sur la valise, il y a une adresse mail. Donne-là moi.
Mon père s'exécute. Je tape l'adresse tandis que Sherlock attend, se tenant à mon dossier de chaise.
- Elle n'avait pas d'ordinateur. Dit Sherlock, Elle faisait tout sur son smartphone, dont ses mails. Regardons son compte. Son identifiant est son adresse électronique et son mot de passe...
- Est Rachel. Je termine en rentrant dans le compte de la femme rose.
- On peut lire ses mails. Et ensuite ? Dit stupidement Anderson.
- Anderson, tu fais baisser le QI du quartier en parlant. Dit Sherlock.
- C'est un smartphone avec une fonction GPS. Si on le perd, on peut le localiser. Le téléphone nous mène au tueur. J'explique, tandis que Sherlock, Lestrade et mon père regarde l'ordinateur par-dessus ma tête.
- Il a pu s'en débarrasser. Contre Lestrade.
- On sait que non. Dit mon père.
- Plus vite. Marmonne Sherlock.
Je grogne contre le temps que met la localisation à se faire.
- Sherlock ! Ce taxi... Dit Mrs Hudson en revenant à la charge.
- Madame Hudson, n'est-ce pas l'heure de votre relaxant du soir ? Demande Sherlock dans mon dos.
Sherlock dit un truc à Lestrade à propos de voiture.
Mon père est resté à côté de moi pour attendre la localisation du mobile.
Le résultat s'affiche enfin.
Voyant que je ne réagis pas, mon père appelle Sherlock.
Ce dernier vient voir l'ordinateur.
- Il... Il est ici. Ici, au 221B Baker Street. Dit mon père avec hésitation.
- Comment est-ce possible ? Comment ? Je demande à voix basse.
Sherlock et Lestrade échangent quelques mots.
Ils se mettent tous à chercher le téléphone.
Quelque chose cloche.
Je me tourne vers Sherlock. Il est en pleine réflexion.
Il reçoit un SMS.
- Sherlock, ça va ? Demande mon père.
- Oui, oui, ça va.
- Comment le portable peut être ici ?
- Je l'ignore. Il dit ça d'une voix lointaine.
- Je vais réessayer. Dit-il pendant que je lui cède ma place devant le pc.
- Bonne idée.
- Où vas-tu ? Je demande au détective.
- Prendre l'air. Je ne serai pas long.
Il ment. Même mon père voit qu'il y a un truc étrange.
- T'es sûr que ça va ?
- Je vais bien.
Il descend précipitamment les escaliers.
Je me mets en boule sur le canapé.
Qu'est-ce qui se passe ?
Je vais coller mon nez à la fenêtre. Un taxi est arrêté devant la porte. Le chauffeur est appuyé sur la portière. Il discute. Je suppose que c'est avec Sherlock. Je n'ai pas le bon angle de vu pour le voir.
Je le vois enfin. Il s'est avancé. Il lève les yeux vers la fenêtre et croise mon regard.
Après quelques phrases dont j'ignore la nature -Je ne lis pas sur les lèvres-, le chauffeur rentre dans son taxi. Mais il ne s'en va pas. Pourquoi ?
Sherlock regarde à nouveau la fenêtre et son regard croise à nouveau le mien. Ses yeux semblent me crier: "Ai confiance en moi. Ne t'inquiètes pas." J'ai un mauvais pressentiment. Je hoche la tête en signe de négation. Il détourne les yeux.
Il regarde par la vitre du taxi. Je suppose qu'il lui parle.
Il monte dans le taxi. Il y a définitivement un problème.
Le taxi s'en va et je mémorise la plaque. OVO4 PYG.
Sauf que je n'en ai pas besoin. Je la connais déjà. Je l'ai déjà vu. C'est le taxi du touriste américain de Nothumberland Street.
Les questions de Sherlock me reviennent en mémoire.
"À qui se fie-t-on sans même le connaitre ? Qui passe partout sans se faire remarquer ? Qui chasse au milieu de la foule ?".
- Un taxi. Je souffle.
Mon père est juste à côté de moi. Il a vu la scène.
- Il a pris un taxi. Dit mon père.
Il se tourne vers Donovan et Lestrade.
- Sherlock ! Il est parti en taxi.
- Comme d'habitude, il nous laisse en plan. Commente Donovan. On perd notre temps !
J'ai envie de la frapper. Parapluie-Man avait raison. Je suis très loyale. Et très vite.
- J'appelle le portable. Ça sonne dans le vide. Dit mon père en appelant le téléphone de Jennifer Wilson avec son propre téléphone.
- Donc il n'est pas ici. Dit Lestrade.
Sherlock doit l'entendre. Lui. Dire que cet idiot est avec le tueur. J'espère que ça ira bien pour lui.
- Je relance la recherche. Fait finalement mon père.
- Quel intérêt ? Réplique Donovan. C'est un dingue on ne peut pas compter sur lui. Vous perdez votre temps et nous aussi.
Lestrade soupire devant sa subordonnée.
- Très bien, tout le monde, on remballe. Lance-t-il à la cantonade.
Je tourne en rond depuis une dizaine de minutes. J'hésite entre attraper l'ordinateur et suivre le signal du portable en solo, ou tout avouer à mon père. Sherlock, ne crève pas aujourd'hui... On se connait depuis seulement quelques heures et il a déjà révolutionné nos vies.
- Pourquoi est-il parti comme ça ? S'étonne Lestrade.
- Vous le connaissez. Dit mon père.
- Non. Pas même après cinq ans. Soupire Lestrade.
- Et vous continuez avec lui ? Demande mon père.
- En désespoir de cause. Et c'est un génie ! Et j'espère qu'un jour, avec beaucoup de chance, ça pourrait être un type bien.
Je ne dis rien. J'ai juste hâte d'attraper l'ordinateur, mon père et un taxi pour m'assurer que Sherlock va bien.
Nous sommes seuls. Mon père et moi.
- On rentre ? Me dit mon père, pas très convaincu.
- Attends. S'il te plait, papa. Attends. Je lui réponds en faisant les cent pas.
Comme pour exaucer mes prières silencieuses, l'ordinateur émet un bruit. La localisation est enfin actualisée. Nous regardons l'ordinateur. L'université Roland Kerr. Un lieu isolé où Sherlock n'a rien à y faire. Il va se faire tuer ce con.
Mon père attrape l'ordinateur et se met à courir. Je fais de même.
On arrive Sherlock.
Nous sommes dans un taxi. Mon père tente d'appeler Lestrade. C'est une véritable galère. Je demande au taxi d'emprunter le chemin le plus court, lui donnant deux ou trois indications au passage. Je ne dis pas à mon père que j'ai compris tout ça juste après le départ de Sherlock. Je tiens à ma vie.
Au bout d'un bon quart d'heure, nous arrivons à Roland Kerr. Sauf qu'il y a deux bâtiments. Et nous ignorons dans lequel se trouve Sherlock et le tueur.
- On se sépare. Je lance à mon père.
- Non, toi tu restes ici. Tu attends le Lieutenant Lestrade.
- C'est hors de question !
- Emily ! Ce n'était pas une question c'est un ordre.
Il me laisse en plan et rentre dans le bâtiment de droite.
J'attends qu'il soit hors de mon champ de vision pour me précipiter sur celui de gauche.
Je déambule en courant dans les couloirs, appelant Sherlock à tout va.
Je décourage de minute en minute. Papa trouve le...
J'entends une porte qui s'ouvre et se referme.
Ma main au feu que c'est Sherlock.
Je commence à ouvrir toutes les portes. Je viens tout juste d'arriver à cet étage.
- Mais quelle conne. Je marmonne en me tapant le front du plat de la main. La seule salle avec de la lumière est en face de moi. À l'autre bout du couloir.
Je cours.
À une dizaine de mètre de la porte j'entends un coup de feu qui retentit. J'hurle:
- SHERLOCK !
J'entre dans la salle. Sherlock regarde par la fenêtre. La vitre est brisée. Le tireur était donc dans le bâtiment d'en face. Bien joué, papa.
- Sherlock ! Tu n'as rien ?! Je m'exclame.
- Je vais bien. Sors. Je te rejoins.
Je lui obéis. Je descends par les escaliers de secours et sors du bâtiment.
Je tombe nez à nez avec mon père.
- Emily ! Je t'avais dit de ne pas y aller !
- Bien joué, papa.
Il ne me répond pas. Je lui tends un mouchoir et il se débarrasse des traces de poudre sur ses doigts. Je cache le mouchoir dans ma poche de jean.
Je me blottis contre mon père. Il enroule son bras autour de mes épaules.
Nous attendons à l'écart des bâtiments scolaires, le temps que la police boucle le périmètre et que Sherlock arrive.
J'aperçois Lestrade arriver, pendant qu'un ambulancier pose une couverture rouge sur les épaules de Sherlock qui, vu sa tête ne comprend pas pourquoi.
Ils parlent tous les deux.
Nous sommes juste à quelques mètres de Sherlock et mon père joue très bien le mec innocent.
Sherlock parle à toute vitesse à Lestrade. J'espère qu'il n'est pas en train de déduire le profil du tireur. Il s'est arrêté de parler en regardant papa. Je crois que si et qu'il se rend compte de sa bourde.
Je le vois inventer des excuses auprès de Lestrade car, j'entends ce dernier tenter de rappeler le détective à l'aide d'un "Sherlock !" le tout avec les bras croisés sur la poitrine.
On dirait un père qui engueule son fils et qui finit par un "On verra ça plus tard".
Sherlock arrive dans notre direction.
Mon père commence son baratin jusqu'à ce que:
- Joli tir. Commente Sherlock.
- Oui, je n'en doute pas. À travers la vitre. Continue mon père.
- Vous en savez long.
Un petit silence, puis:
- Effacez la poudre sur vos doigts. Vous n'iriez pas en prison mais, tâchons d'éviter un procès.
- C'est déjà fait. J'assure.
- Ça va ?
- Bien sûr, que ça va.
- Vous venez d'abattre un homme.
- Oui, je s... Je l'ai fait. Il sourit.
Psychopathe, va. Personnellement, j'aime bien. Ça explique beaucoup de choses que les gens trouvent bizarre chez moi. Attendez que je vous présente mon père et mon coloc. Je suis normale, moi.
- Mais c'était pas un type bien. Ajoute mon père.
- Non, je vous l'accorde.
- Et un très mauvais chauffeur de taxi.
Sherlock se met à rire. Moi aussi.
- À ça, il ne valait rien. Il a fait de ces détours pour arriver jusqu'ici.
Nous pouffons à nouveau de rire.
- Ce n'est pas bien de rire sur une scène de crime. Dit mon père.
- C'est vous qui l'avez descendu. Réplique Sherlock.
Je pouffe à nouveau de rire.
- Pas si fort. Dit mon père en voyant Donovan se tourner vers nous d'un air réprobateur. Désolé, c'est nerveux.
- Désolé. S'excuse Sherlock.
- Pardon ! J'ajoute à mon tour.
- Vous l'auriez prise cette pilule. Dit mon père.
- Bien sûr que non. Répond Sherlock. Je patientais. Je savais que vous viendriez, tous les deux.
- Ce n'est pas vrai. Je rétorque.
Mon père poursuit:
- Vous aimez ça. Risquer votre vie, pour prouver votre intelligence.
- Pourquoi je ferais ça ? Demande Sherlock.
- Parce-que vous êtes/Tu es un idiot. Répondons mon père et moi en parfaite harmonie.
Sherlock sourit.
- Dîner ?
- Je meurs de faim. Approuve mon père.
Sa phrase est ponctué par un grognement particulièrement bruyant de mon ventre.
Je grogne en rougissant tandis que mon père m'ébouriffe les cheveux et que Sherlock sourit à nouveau.
- Je connais un bon chinois, ouvert jusqu'à deux heures du matin.
- Ouais ! Chinois ! Je m'écrie en sautillant.
Quand j'ai faim, je suis un mélange entre le Gremlin et la gamine de cinq ans.
- Un bon chinois se reconnait aux traces sur la poignée.
- Sherlock. Interpelle soudain mon père. c'est lui, l'homme dont je vous ai parlé.
Oh ! Parapluie-Man !
- Je sais exactement qui il est. Je le connais très bien.
Donc, frère ? Cousin ? Ou autre ?
- Alors... Une autre affaire résolue. Quel sens du devoir civique. Ironise Holmes-Parapluie. Mais ce n'est pas ce qui te motive.
- Que fais-tu là ? Demande Sherlock.
- Je m'inquiète pour toi.
- Oui, on m'a parlé de ton "inquiétude".
- Encore ce ton agressif. L'idée ne t'effleure jamais que l'on soit du même côté ?
- Étrangement... Non.
- Nous avons bien plus en commun que tu ne veux bien l'admettre. Notre petite querelle est vraiment puérile. Des gens vont en pâtir. Et puis, tu fais de la peine à Maman. Se désole-t-il.
JE LE SAVAIS !
- JE LE SAVAIS ! Je braille comme une bienheureuse.
- Je lui fais de la peine ? Moi ? Ce n'est pas moi qui lui fais de la peine, Mycroft. S'énerve Sherlock.
- Non, non, attendez voir, Maman ? Qui est maman ? Demande mon père pendant que je danse la macarena à côté des trois hommes à seulement dix mètres d'une scène de crime.
- Une mère notre mère. Voici mon frère, Mycroft. Présente Sherlock. Tu as repris du poids ? Reprend-t-il à l'intention de son frère.
Mon père est éberlué. Moi je continue de danser.
- J'en ai reperdu, en fait. Déclare Mycroft.
- C'est votre frère ? Demande mon père, toujours sous le choc. Emily arrête de danser, tout le monde te regarde. Me dit-il en m'attrapant par l'épaule pour me tenir droite.
- Bien sûr que c'est mon frère. Répond Sherlock.
- Et toi comment ça se fait que tu sois au courant ? Me demande mon père.
- Déduction. Je réponds en gardant mon sourire de deux kilomètres.
- C'est pas un...
- Un quoi ?
- Je ne sais pas... Un génie du crime ?
- Pas vraiment la tête de l'emploi. Je commente.
Mycroft me regarde sévèrement.
- Pas loin. Dit Sherlock.
- Pour l'amour de Dieu ! J'occupe un poste mineur au sein du gouvernement.
- Il est le gouvernement, quand il n'est pas les services secrets ou la filiale de la CIA.
Ah ouais, quand même.
- Bonsoir, Mycroft. Et de grâce, pas de guerre ce soir. Il y a déjà assez d'embouteillages. Dit Sherlock en s'en allant.
Mon père le suit, puis se retourne:
- Quand vous vous disiez inquiet, vous le pensiez donc vraiment ? Demande-t-il.
- Oui, bien sûr.
- Il s'agit vraiment d'une querelle futile ?
- Il est très rancunier. Vous imaginez les Noëls en famille. Soupire Mycroft.
- Oui... Enfin, non. Je préfère pas. Dit mon père. Je ferai mieux de... Il se tourne vers Anthea. Re-bonsoir.
Elle est toujours sur son portable.
- Salut. Dit-elle.
- Nous nous sommes vus, un peu plus tôt dans la soirée.
- Oh.
Elle ne l'a pas reconnu.
- OK. Bonne soirée. Dit-il à Mycroft en partant une bonne fois pour toute.
- Bonsoir, Docteur Watson.
Je regarde le frère de Sherlock.
- Je suppose qu'on se reverra. Je dis.
- C'est certain. Me répond Mycroft.
- Bonsoir... Mycroft.
- Bonsoir Emily.
Je rejoins les garçons en courant à moitié.
- Je devine toujours les prédictions de leurs biscuits. Dit Sherlock.
- C'est pas vrai. Je réplique en même temps que mon père.
- Presque toujours. Mais vous avez bien été blessé ? Demande Sherlock à mon père.
- Pardon ?
- En Afghanistan. Vous étiez blessé ?
- Ah, oui. À l'épaule. Répond mon père.
- Je le savais.
- Tu mens. Je dis à nouveau en souriant.
- La gauche.
- Coup de chance. Réplique mon père.
- Connais pas. Rétorque le brun.
- Je suis sûr que si. Dit papa.
Sherlock fait un sourire de malade.
- Pourquoi ce sourire ? Je demande.
- Moriarty.
Connais pas.
- Qui est Moriarty ? Demande mon père.
- Absolument pas la moindre idée.
Nous échangeons un regard complice tous les trois.
Je n'entends pas Mycroft dire à Anthea d'augmenter le niveau trois de surveillance pour Sherlock Holmes, le Docteur John Watson et Emily Watson.
En fin de soirée, après un bon dîner, j'aperçois la prédiction du biscuit chinois de papa: "Rien de nouveau sous le soleil. Tout a déjà été fait.". Lorsque je lis la mienne, je souris: "Le bonheur arrive avec l'aventure.". C'est certain.
Voilà la fin d'une Etude En Rose.
See you Later !
