Voilà le chapitre 6, avec l'affaire du Banquier aveugle.
RAR:
Nooo Aime:
Contente que tu ais aimé le chapitre ! J'étais contente d'avoir réussi à infantiliser Emily. Je me suis éclatée à écrire la tirade face à Anderson et celle face à John ^^.
Sherlock le saura un jour, mais je penses l'écrire plus tard. Il faudra attendre un peu :)
Je me suis tout de suite imaginé Emily nous faire une danse à la fin, ça tranchait bien avec la discussion des trois personnages, (rappelons que Mycroft, c'est pas vraiment Bozo le clown), et surtout je l'imaginais trop danser sur une scène de crime !
En espérant que la suite te plaira !
MaxWho:
Salut ! Merci pour ta review, ça m'a vraiment fait plaisir ! Parapluie-Man, j'étais obligée de le mettre, je me suis tuée en l'écrivant et puis c'était tellement du Emily ce surnom que je n'ai pas résisté ^^
C'est sûr qu'Emily est un sacré numéro ! Le mélange Sherlock et John se ressent bien. J'aime écrire ses suppositions foireuses, ça me ressemble ^^
En espérant que la suite te plaira !
Emily Watson, son école et ses personnages sont à moi. Le reste est au tout puissant Mark Gatiss, au grand magnifique Steven Moffat et à l'illustre Sir Arthur Conan Doyle.
Chapitre 6: Problèmes d'ados:
Ça fait presque deux mois que nous avons emménagé au 221B Baker Street. Mon père est agacé par la flemmardise de Sherlock. Moi, je suis agacée parce-que je ne peux pas venir avec eux sur les enquêtes et que je me fais chier en cours.
Nous sommes le lundi 22 mars, j'attends dans le couloir que mes amis terminent le cours de Maths. La prof, Mrs Garns que j'ai affectueusement rebaptisé Mrs Garce me déteste tellement qu'elle ne m'accepte plus dans son cours. Tant mieux. Mon père ne le sait pas, naturellement.
Je jette un coup d'œil à l'heure sur mon téléphone et m'attarde sur mon fond d'écran. Alan et Thomas ont encore grandis ce qui à le don de m'énerver prodigieusement.
Je fais 1m60, j'ai le teint clair, les yeux bleus-gris et les cheveux blonds.
Thomas fait 1m72, il a le teint clair, les yeux noisettes avec des reflets verts et les cheveux châtains cuivrés qui tombent devant ses yeux.
Alan fait 1m74, il a le teint mat, les yeux bruns et des dreadlocks brunes qui lui tombent sur les épaules.
Henry fait 1m68, il a le teint pâle, les yeux noisettes encadrés par des lunettes rectangulaires, les cheveux blonds cendrés coupés courts.
Zoe fait 1m54, elle a le teint mat dû à son métissage afro-asiatique, des yeux marrons clairs en amandes, et des cheveux noirs qui tombent en un carré long sur ses épaules.
Taylor fait 1m63, elle le teint doré, des yeux bleus foncés, une épaisse chevelure rousse qui frisent.
Nathan et Mallory sont presque identiques: 1m65, le teint clair, des yeux verts, des cheveux bruns clairs, qui sont relevés en épis pour Nathan et qui forment des Anglaises dans le dos de Mallory.
Je suis énervée. Ma prof de maths à trouvé le moyen de me faire convoquer par le directeur et je reviens tout juste de son bureau. Je suis apparemment, "insolente" et je "ne fait pas absolument aucun effort" dans sa matière. Je la hais, elle et sa matière.
J'attends la sonnerie. J'entends un gloussement aiguë dans le couloir.
Oh, non... Pas elle.
Les dindes et les gorilles arrivent. Yipii...
Non, pardon. Je me corrige.
Un groupe de dixième années arrivent.
Ce sont tous des redoublants. Et ils sont connus pour se croire tout permis. Ou pour s'embrouiller avec moi et mes amis depuis la maternelle.
Une fille, les cheveux blonds platines, des yeux noisettes, un décolleté plus que rembourré et un air stupide qui me fait irrésistiblement pensé à Anderson arrive au bras d'un grand type brun. Les autres sont en retraits. Ce ne sont pas ses amis mais plus ses toutous.
C'est hyper cliché, mais nous avons donc la bande de bouffons "populaires" grâce à leurs aptitudes à rabaisser les autres et faire des coups tordus de gamines.
- Tiens, tiens, mais voilà Watson. Comment ça va, Watsy ? Demande donc Hannah Green.
Watsy ? Sérieusement ?
- Mais très bien, Hulky... Je réponds avec un sourire hypocrite.
- Ta petite bande n'est pas avec toi ? Poursuit-elle.
- Finement observée. Tu devrais faire carrière dans la police.
Elle me fait un petit sourire mielleux. Je vais l'égorger.
La première fois qu'elle et sa petite bande s'en sont pris physiquement à nous c'est parce-que du haut de leur dix ans et du haut de nos huit ans, nous avons refusé de les laisser nous racketter de l'argent. En guise de représailles, le lendemain, ils ont attrapé Thomas qui rentrait seul et l'ont tabassé. Mon meilleur ami est resté traumatisé.
- Comment va ton petit copain ? Stevens ? Demande Casey Wood, le brun accroché à la taille de Green.
C'est lui qui avait porté le plus de coup d'après ce que je sais.
- Comment va ton nez ? Je réplique.
Lorsqu'un mois plus tard, Thomas m'avait enfin avoué ce qui s'était passé j'avais envoyé mon sac de cours d'une petite dizaine de kilos dans le nez de Wood. Bien évidemment, il s'est retrouvé avec le nez cassé.
Il me regarde méchamment en caressant l'arête de son nez. Il est encore plus con qu'il n'est mignon. Si c'est pas dommage.
La sonnerie retentit et nous continuons à nous lancer des regards meurtriers. Lorsque mes amis sortent de la salle de classe, ils s'aperçoivent immédiatement de la présence des autres. Thomas se crispe brusquement et devient extrêmement pâle.
Casey s'approche doucement et lui chuchote quelque chose à l'oreille. Thomas a l'air complètement apeuré. Je pousse fortement Casey loin de mon meilleur ami qui se met à trembler.
- Tu t'approches à nouveau de lui et je te massacre. C'est clair ?
- Ne t'inquiète pas. Je ne ferai pas de mal à Stevens... Pas totalement en tout cas. Me répond-t-il en regardant Thomas d'un regard brûlant.
Mon genou part de façon mécanique dans l'estomac du brun. Il se plie en deux. C'est comme un signal de départ. Les deux groupes se sautent dessus et c'est la bagarre générale.
- C'EST INADMISSIBLE ! COMMENT POUVEZ-VOUS VOUS PERMETTRE DE VOUS COMPORTER DE CETTE FAÇON DANS MON ETABLISSEMENT ?! WRIGHT, GREEN, WOOD, MARTIN, CLARKE ! VOUS ETES REDOUBLANTS ! VOUS ETES LES PLUS AGES ! VOUS ETES SENSÉS DONNER L'EXEMPLE ! C'EST LA DERNIÈRE FOIS QUE JE VOUS REPRENDS ! J'AI ÉTÉ CLAIR ? C'EST PAREIL POUR VOUS HUIT !
- Oui, Monsieur. Répondons-nous tous.
La bagarre a durée une dizaine de minutes avant que les surveillants arrivent à tous nous maîtriser.
Nous avons tous un avertissement. Et une exclusion de quelques jours.
Nos parents n'ont pas été prévenus. Il nous a dit de les informer nous-mêmes.
Green a la lèvre en sang et il lui manque plusieurs touffes de cheveux. Wright, sa copine insipide se tient le bras en reniflant. Wood est l'un des plus amoché, il a le nez de nouveau cassé. Ses deux gorilles, Martin et Clarke ont divers griffures et bleus et plusieurs plaies.
De notre côté, Thomas est seulement secoué. Zoe a la lèvre fendue et une écorchure sur la joue. Alan a les jointures en sang. C'est qu'il a de la force. Taylor a les cheveux ébouriffés et du sang sur sa chemise mais je ne sais pas si c'est le sien. Henry saigne du nez. Mallory et Nathan sont dans un état épouvantable. Leurs vêtements sont déchirés, ils saignent à divers endroits et ont plusieurs bleus. Ils ont dû se battre contre Martin et Clarke.
Moi j'ai un petit œil au beurre noir, un bleu qui s'étale sur ma pommette gauche et les jointures en sang. J'ai cogné fort.
Le directeur, toujours furieux nous fait signe de dégager. Je pars la première, avec mes amis. Nous allons dans la cour. Mallory crache un mollard ensanglanté.
J'hausse un sourcil dans sa direction. Elle hausse les épaules:
- Me suis pris un coup dans les dents.
Thomas est toujours un peu choqué. Je le force à s'asseoir sur un banc:
- Qu'est-ce qu'il t'a dit ? Je demande.
Thomas a toujours eu un côté fragile depuis son agression. Depuis je suis surprotectrice avec lui.
Il fait un signe de négation avec la tête. Je n'aurai aucune réponse.
- Tu veux dormir à la maison cette nuit ? Lui demande Alan.
Il fait de nouveau non avec la tête.
Je fini par appeler Alex. C'est le frère aîné de Thomas. Et l'une des seule personne à qui mon meilleur ami se confie quand il est chez lui. Il y a également sa sœur, Chrissy de 18 ans. Alex à 19 ans et à obtenu une bourse pour Oxford, après ses examens.
- Allô ?
- Salut Alex, c'est Emily. Je réponds lorsque la voix de l'aîné des Stevens retentit dans le téléphone.
- Salut Emily. Mon frère va bien ?
- Pas trop, non. On a eu un problème à l'école... Enfin si tu pouvais venir ça serait bien.
- Je suis avec Chrissy. On est à côté. On arrive dans dix minutes. Me dit-il en raccrochant.
Je me tourne vers Thomas.
- Chrissy et Alex arrivent.
Il hoche la tête pour signifier qu'il m'a entendu.
Il a les yeux qui regardent dans le vide.
Je déteste le voir comme ça.
Mallory et Nathan examinent les blessures l'un de l'autre, pour une fois qu'ils ne se les infligent pas mutuellement.
Henry qui éponge son nez avec un mouchoir, donne plusieurs mouchoirs à Zoe.
Taylor repasse une main dans ses cheveux, histoire de se recoiffer un peu.
Alan déplie ses doigts avec une grimace de douleur.
On a l'air bien, tiens.
J'attrape un mouchoir que Zoe me tends et essuie mes jointures.
Je m'assoie près de Thomas. Je vois des larmes qui coulent sur ses joues. Il n'est pas quelqu'un d'hypersensible. Ça l'a vraiment remué.
J'appuie sa tête contre mon épaule pour le consoler et caresse ses cheveux, tandis que les autres lui serre l'épaule ou lui frotte le dos pour tenter de le calmer. Les larmes silencieuses deviennent bientôt des sanglots et je vois les Stevens arriver au même moment. Alex relève la tête de son jeune frère et s'agenouille face à lui:
- Explications.
Thomas lui explique l'altercation à voix basse. Les yeux gonflés et rouge à force de pleurer.
Chrissy nous fait un petit signe et lorsque ça sonne, Mes amis reçoivent des appels de leurs parents. Le directeur nous l'a mise à l'envers. Il a appelé nos parents.
Les autres sont obligés de partir. Les parents de Thomas sont en voyage. C'est donc Alex et Chrissy qui s'occupent de lui. Moi je ne reçois ni d'appel ni de SMS. Sherlock et papa ne sont donc pas à la maison et je n'ai donné que le numéro du fixe de Baker Street à l'école.
- Il t'a dit quoi, l'autre enfoiré ? Demande Alex, l'air sombre.
Thomas avoue dans un murmure la phrase que Wood lui à chuchoté.
Je blanchis d'un seul coup. Idem pour Chrissy. Alex est furieux.
- Emily, montre le moi.
- Alex, déconne pas. Dit Thomas à son frère.
- Ça s'appelle du harcèlement Thomas. Je vais pas rester là sans rien faire.
- Chrissy. Dit lui d'arrêter. Supplie mon meilleur ami.
- Tom, qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ? Sérieusement, Alex a raison. Soit on va voir directement ce petit con, soit c'est chez les flics. L'école ne fera rien.
- Mais je signe mon arrêt de mort si vous allez le voir. Dit-il.
Il nous fait une crise de panique.
Après mainte négociation, Alex et Chrissy abandonnent. Les Stevens me raccompagnent.
Je file dans l'appartement et après avoir effacé le message de l'école sur le fixe, je colle une poche de glace sur mon œil, une autre sur ma joue et deux autres sur mes mains. Je suis allongée dans ma chambre. Je prie pour que Sherlock et mon père ne rentre pas tout de suite. Il faut que j'explique comment j'ai pu me faire virer pour une semaine.
Je suis dans la merde.
Plusieurs minutes plus tard, j'entends quelqu'un qui rentre.
Je me relève d'un bond, réalisant que je ne me suis pas changée.
Je balance mes vêtements dans l'armoire et enfile le jean que je portais en partant ce matin. J'attrape un t-shirt rouge, au hasard et l'enfile.
Je cours jusqu'à la salle de bain et cherche fébrilement du fond de teint. Je camoufle tant bien que mal mes bleus et tire les manches de mon haut sur mes mains. Je détache mes cheveux et les dispose de façon a cacher mon œil et ma joue.
On dirait un mélange du cousin machin et de Chewbacca. Version blonde.
J'arrive dans le salon.
Sherlock et mon père sont là.
- Salut !
- Emily ? Tu es rentrée à quelle heure ? Me demande mon père.
- Juste après les cours. Pourquoi ? Je demande en tentant de dissimuler mon angoisse.
Mon œil me fait un mal de chien.
- Pour savoir. Bonjour chérie. Il m'embrasse sur la joue. Là où j'ai mon bleu. Je me mords la lèvre pour ne pas crier.
Sherlock mets sa main sur le sommet de crâne. C'est sa façon de me dire bonjour.
Nous nous asseyons dans le salon, chacun s'occupant.
C'est au moment où je m'apprête à parler de cette grève des profs imaginaire à mon père que le téléphone retentit et que mon père décroche.
Il se trouve que c'est mon école. Karma de merde.
J'attends que mon paternel apprenne mes "méfaits". Le directeur, toujours dans sa colère lui apprend que ma prof de maths ne m'accepte plus en cours. En plus de la bagarre que j'ai commencé.
Mon père raccroche. Il a l'air beaucoup trop calme à mon goût. je vais me prendre la soufflante de ma vie.
- Euh, papa...
- Tu. Te. Tais. Dit-il les dents serrés.
- Mais...
- TU TE TAIS ET TU VAS DANS TA CHAMBRE ! TOUT DE SUITE !
Putain.
- Démaquille-toi, au passage. Me dit Sherlock.
- Comment ? Demande mon père.
- Rien. Je réponds à la place du brun.
- Dans ta chambre, toi. Sherlock qu'est-ce tu viens de dire ?
- Qu'elle ferait mieux d'enlever le fond de teint qui cache ses coquards. Répond tranquillement Sherlock.
Je maudis mon colocataire. Mais savoir que j'ai le visage tuméfié, a réussi à calmer mon père.
- Va te démaquiller et reviens ici. Me dit mon père.
J'obéis. Je crois que Sherlock vient de m'éviter de me faire engueuler.
J'enlève la substance de mon visage et regarde mon état dans le miroir. J'ai un œil entièrement noir et la joue dont la couleur oscille entre le violet et le bleu.
Mes jointures sont bleus foncés.
Je reviens dans le salon. Mon père a sortit une trousse de soins.
- Non mais tu as vu dans quel état tu es ?! S'exclame mon père en me forçant à m'asseoir.
- J'ai défendu un ami. Je dis.
- Ce n'est pas une raison.
- Tu as tué un homme, pour Sherlock ! Je rétorque.
- Pas pareil.
Mauvaise foi.
- C'est exactement pareil. Je réplique.
- Et ta prof de maths ?
- Elle me déteste.
- Et ?
Je lui explique à quel point ma prof est une garce. En prenant le dernier cours de maths pour exemple. Elle m'a viré pour insolence, alors que je lui ai seulement demandé ce qu'elle avait écrit au tableau, car je n'arrivai pas à la lire.
Je me prends un léger savon. Je suis privée de téléphone pour la soirée. Je vais directement me coucher, sans manger.
Je hais Green et sa bande.
Le lendemain, je veux profiter de ma grasse matinée, mais mon père me réveille et me donne une pile de feuilles. Il dit que c'est mon prof principal, qui lui a envoyé par mail. C'est du travail pour la semaine. Je vais prendre un thé en guise de petit déjeuner. Je pars me laver et vais enfiler un jean noir et un débardeur blanc.
Pendant qu'il part faire les courses, je me mets à bosser. J'entends soudain des bruits dans le salon. Je descends et trouve Sherlock en train de se battre avec un mec qui l'attaque avec un sabre. Sherlock me pointe soudain du doigt avec une exclamation, l'homme me regarde et Sherlock l'assomme. Il me fait signe de remonter dans ma chambre. J'obéis. Mieux vaut ne rien dire.
Je redescends dans le salon, dix minutes plus tard, je suis mieux en bas pour travailler.
Mon père arrive et gueule à propos d'une caisse automatique.
Il engueule aussi Sherlock. Et puis moi.
- Si t'as tes règles faut nous prévenir, histoire qu'on soit préparé ! Je m'exclame après un énième reproche.
Mon père me lance un regard noir. Il emprunte la carte de crédit de Sherlock et s'en va. Je claque la langue, signe de mon agacement envers mon paternel. Il a fait l'armée. C'est pas lui qui va me reprocher d'avoir fait preuve de violence à l'école. Je n'ai pas le souvenir qu'il était à l'armée des Bisounours non plus. Je continue de bosser toute la matinée. J'ai de nouveau camouflé mes bleus avec du maquillage. Lorsque mon père reviens il engueule Sherlock à propos de son ordinateur.
Sérieusement faut qu'il arrête. Surtout si c'est parce-que Sherlock réponds à ses mails. Je les écoutes vaguement discuter à propos de recherche d'un travail.
Sherlock déclare soudain:
- Il faut qu'on aille à la banque.
Les garçons sortent et j'attrape mes affaires avant de les rejoindre.
- Rentre. Me dit mon père.
- Papa ! Je proteste.
- Emily, tu es punie.
- Mais pourquoi ?!
- Tu oses demander pourquoi ? Tu t'es battue à l'école !
- Mais t'es pas sérieux ?!
- Si je suis très sérieux. Tu ne bouges pas de l'appartement de la semaine. Pas de portable, pas d'ordinateur sauf si c'est pour travailler.
- C'est injuste ! Je crache.
- Au contraire. C'est mérité. Maintenant tu files.
Je rentre en claquant la porte. Je me retiens vraiment de casser un truc.
Au final je vais ranger mon travail dans ma chambre et enlève mes bottines. J'attrape l'ordinateur de mon père et commence à rédiger de façon assassine, un post sur son blog. Je finis par l'effacer, au moment où le nombre d'insultes envers mon père dépasse la trentaine.
J'ai un langage vraiment varié.
Mon téléphone vibre. Mon père ne l'a pas prit avec lui. Je regarde ce que c'est.
-"Tu as déjà vu ces symboles ? SH."
Une série de photos de graffitis jaunes accompagne le message.
-"Non. Tu veux que je me renseigne ? -E"
Aucune réponse. Je dépose mon portable en le mettant quand même à charger. Je m'allonge sur le canapé en essayant de ravaler ma rancœur. Sherlock et John sont sur une affaire et je ne peux même pas participer parce-que j'ai défendu mon meilleur ami. Je suis de plus en plus en colère contre mon père.
-"Une intrusion dans un bureau de la Tower 42. En 1 min. Laissé des graffitis sur le mur. Porte close. Il n'est pas passé par la porte. Besoin d'idées pour savoir comment il est rentré et pourquoi. SH."
-" Bouche d'aération ? Fenêtres ? Téléportation ? -E"
-" Pas assez large. Dernier étage. Existe pas. SH."
-" Demande à John. -E"
-" Humour ? SH."
-" Sarcasme. -E"
-" Et les graffitis ? SH."
-" Quel bureau ? -E"
-" Président décédé. Bureau transformé en sanctuaire à sa mémoire. SH."
-" Visible depuis l'extérieur du bureau ? -E"
-"Oui. SH"
-" Pas d'idée. Un message pour quelqu'un ? -E"
-" J'ai trouvé. SH."
- De rien, Sherlock. Je dis à haute voix en regardant l'écran.
Je vais faire la misère à mon père. Ils sont sur une affaire... Et pas moi.
-"Alors ? -E"
-" Trouves adresse d'Edward Van Coon. SH."
Après un rapide coup d'œil dans l'annuaire, je texte l'adresse à Sherlock.
Je passe la journée à m'emmerder. J'ai fini le travail que mon prof m'a envoyé. Je vais voir Mrs Hudson une demi-douzaine de fois jusqu'à ce qu'elle me demande de m'occuper. Je finis par explorer le 221B Baker Street. je pique les clés de Mrs Hudson et vais voir l'appartement du sous-sol. Si mon père me fait une réflexion en rentrant, je l'enferme là-dedans.
John et Sherlock rentre dans l'après-midi. Je salue Sherlock, ignore mon père et me recule lorsqu'il essaye de m'embrasser.
Je prends un livre et mets le plus de distance entre mon paternel et moi. De toute la soirée.
Le lendemain, John va postuler dans un cabinet médical. Je reste à la maison avec Sherlock qui peste contre un certain Inspecteur Dimmock et la stupidité du Yard.
J'en apprends un peu plus sur l'affaire. Sherlock a été engagé par un ancien camarade de fac, Sebastian Wilkes. L'effraction commise à la banque était pour laisser des menaces codés à Edward Van Coon un trader qui bossait avec Hong-Kong. Van Coon a été assassiné. Le Yard a conclu à un suicide. Alors que Van Coon à une balle dans la tempe droite et qu'il était gaucher. Quel bande de débiles.
Nous passons plusieurs heures à réfléchir à la signification des symboles. J'envoie les photos à mes amis, par un quelconque espoir.
Seule Zoe me répond en disant que ça lui dit vaguement quelque chose en rapport avec la Chine. Elle me promet de se renseigner.
J'écoute de la musique, je n'entends pas mon père arriver.
Il m'enlève les écouteurs de force.
- Quoi ?!
- Tu ne peux pas donner un stylo à Sherlock ? Me reproche-t-il.
Je regarde le brun.
- Tu m'as demandé un stylo ?
- A ton père. Me répond Sherlock.
- Bah voilà. Pourquoi tu m'agresses ? Je grogne contre mon père.
- Je n'étais pas là.
- Pas ma faute.
Papa, lance un stylo à Sherlock.
- J'ai passé un entretien dans ce cabinet médical. Nous apprend mon père.
- C'était comment ? Demande Sherlock.
- Génial. Elle était géniale. Répond mon père.
Euh, attends, "elle" ?
- Qui ? Je demande en même temps que Sherlock.
- Le boulot.
- "Elle" ? Demande Sherlock avec incompréhension.
- Il. Corrige mon père.
M'ont saoulé avec leurs pronoms personnels.
- Viens voir. Dit Sherlock.
Mon père regarde l'ordi. J'ai déjà lue l'article. Ça concerne un journaliste qui s'est fait tué hier soir.
Ils discutent un peu de l'affaire. Le meurtrier de Van Coon est aussi derrière le meurtre de ce journaliste, Brian Lukis je crois. Même mode opératoire. Issues fermées de l'intérieur.
Les garçons partent pour Scotland Yard. Je suis encore une fois bloquée à la maison.
Le début du chapitre est un peu particulier... Je voulais montrer un peu qu'Emily avait aussi une vie d'ado. Même si elle n'est pas facile.
La suite arrive tout à l'heure. See you later !
