La suite !

RAR:

MaxWho:

Merci pour cette nouvelle review ! Je suis contente que la relation Emily/Sherlock te plaise autant !

Les chapitres 6 et 7 ne sont pas ceux que j'ai préféré écrire, mais je suis contente que tu aimes quand même :)

En espérant que la suite te plaise !

Emily, ses amis, leurs familles, les personnages de l'école et l'école sont à moi le reste appartient aux trois plus grands: Mark Gatiss, Steven Moffat et Sir Arthur Conan Doyle.


Chapitre 7: Engueulade, graffitis et dernière frayeur:

Tiraillée par l'ennuie, j'envoie un SMS à Sherlock.

- "Alors ? -E"

Je n'obtiens aucune réponse. J'envoie des SMS à mes amis. Aucun ne me répond. Je suppose que mon père n'est pas le seul à avoir privé quelqu'un de son portable. En revanche, l'absence de réponse de la part de Thomas m'étonne à moitié. Soit il ne veut pas parler, soit Alex a confisqué son portable pour qu'il se repose. Plus probable.

Je soupire.

Je finis par chercher un DVD. Very Bad Trip. Avec Bradley Cooper. Voir un truc con va me consoler.

Je mets le film en route.

Je regarde mon téléphone lorsque les trois idiots trouvent le chinois nu dans le coffre de la voiture.

Un SMS de Sherlock.

- "Sommes à la bibliothèque Kensington West. SH."

- "Du nouveau ? -E"

Je reçois la photo d'un autre graffiti jaune.

Deux heures plus tard, les garçons sont rentrés.

Je suis sur le canapé. J'écoute Sherlock résumé l'affaire.

- Le tueur va à la banque, y laisse un cryptogramme menaçant. Van Coon panique, rentre chez lui et s'enferme. Peu après, il meurt.

- Le tueur retrouve Lukis à la bibliothèque, il écrit le cryptogramme sur l'étagère, là où il puisse le voir, Lukis rentre chez lui... Continue mon père.

- Et il meurt dans la soirée. Complète Sherlock.

- Pourquoi sont-ils morts, Sherlock ? Demande mon père.

Pour faire parler les idiots.

- Le cryptogramme est la clé. Je réponds.

- Dans ta chambre. M'ordonne John.

Je retiens une insulte et sors en claquant la porte.


Le lendemain, j'attends que Sherlock et mon père partent. Je prends mes affaires et me mets à les suivre.

Sherlock ne va pas me dénoncer et mon père ne va pas s'en rendre compte.

Je suis suffisamment près d'eux pour entendre leur conversation. Mon père est aux anges lorsque Sherlock déclare qu'il a besoin de demander conseil à un expert en peinture.

Je baisse ma capuche et ma casquette sur mon visage et remonte mes lunettes de soleil. Je me suis plus ou moins déguisé pour ne pas que mon père me reconnaisse.

Ils se faufilent dans une rue derrière le Musée et discutent avec un jeune en train de taguer un flic sur une porte. C'est pas mal.

Si j'entends bien, le tagueur s'appelle Raz. Il regarde les photos. Il définit la peinture. Mais les symboles lui sont inconnus.

Il a lancé une bombe de peinture à mon père.

Merde. Les flics. Faut que je dégage d'ici. Sherlock et Raz partent en courant. Comme d'habitude, mon père est à la traîne.

Tiens ! Ils l'embarquent ! Il faut que je filme ça ! Ahah ! Mon père qui se fait arrêter ! Énorme ! C'est bien fait tiens !


Lorsque mon père rentre, je suis dans le salon avec un livre. Sherlock travaille.

- Te revoilà, enfin. Dit Sherlock.

- Tu sais ce que c'est. Les policiers n'aiment pas être pressés. Simples formalités. Empreintes, procès-verbal et je passe devant le tribunal, mardi.

J'étouffe un ricanement.

- Pardon ? Demande distraitement Sherlock.

- Moi, Sherlock ! Au tribunal, mardi ! On m'inculpe pour délinquance !

Sa voix est épique. Je pleure de rire derrière mon livre, tentant d'être le plus silencieuse possible.

- Merveilleux. Dit Sherlock, sincère.

- Ton pote peut aller se désigner quand il veut.

Cette fois mon ricanement est entendu par mon paternel.

- Tu peux m'expliquer, POURQUOI, tu rigoles ?! Ça n'a rien d'amusant, Emily ! S'écrie mon père.

Là, il me les casse vraiment.

- Et toi ?! POURQUOI, tu ressens le besoins de me hurler dessus en permanence ?! Je réplique. Tu es frustré ou quoi ?!

Je n'ai pas vu la gifle arriver. Mais je l'ai bien senti.

- Tu me reparle encore une fois sur ce ton, et tu retournes vivre chez Harry. C'est clair ? Fait froidement mon père.

- C'est tellement plus facile n'est-ce pas ? Je t'emmerde, donc tu m'abandonnes, c'est ça ? Si j'étais une telle charge dès le départ, John, il ne fallait pas t'encombrer. Tu n'avais qu'à m'abandonner directement à l'hôpital comme elle l'a fait. Je déclare d'une voix polaire, faisant référence à ma génitrice.

Je monte dans ma chambre, ne m'attardant pas sur son regard blessé par mes paroles.

Je ne regrette pas mes mots, tu les as cherché.

Je m'enferme et jette un coup d'œil dans le miroir. Mes bleus sont en train de disparaître mais ma joue est rouge. Des larmes sillonnent mon visage.

J'entends Sherlock qui marmonne quelque chose concernant la gifle. Puis il envoie John enquêter.

Il part en même temps que lui.

Je ne ressors pas de ma chambre de la journée.


Dans l'après-midi, Zoe m'envoie un SMS.

-"Les photos de l'autre fois. Les graffitis, ce sont des chiffres. Dans un ancien langage chinois. Seuls les marchands continuent de les utiliser."

-"Merci Zoe."

Je communique l'information à Sherlock.

Sa réponse arrive quelques secondes plus tard:

-"Je viens de le découvrir à l'instant. SH."

Je reçois un second texto:

-"John s'en veut. SH."

-"Pas mon problème. -E"

Dans la soirée, on vient sonner au 221B. Je vais ouvrir. C'est le tagueur de l'autre fois.

- Raz, c'est ça ?

- Ouais. Tu sais pas où est Sherlock ? Faut que je lui montre un truc.

- Attend-moi.

J'attrape ma veste et mon portable et demande à Sherlock où il se trouve. Je pars avec Raz jusqu'au Musée d'Antiquité.

Pile au moment où l'on arrive, Sherlock et John sortent du musée.

- Sherlock ! Crie Raz.

Ils se retournent.

- J'ai trouvé quelque chose. Dit Raz.

Je refuse de croiser le regard de mon père qui bizarrement ne me fait aucune remarque sur ma présence.

Nous nous mettons en marche vers la découverte de Raz. Sherlock me résume leurs découvertes.

John commence à emmerder Raz avec cette histoire de convocation.

- Oublie ta convocation. S'exclame soudain Sherlock, agacé.

Nous arrivons dans un skate-park.

Sherlock fait une métaphore à propos d'un arbre.

Bref.

Raz montre un des murs tagués. Sous diverses couches de peinture et de graffiti, on distingue les symboles chinois.

- C'est exactement la même peinture ? Demande Sherlock.

- Ouais.

- John, pour déchiffrer ce code il nous faudra plus de preuves.

Les garçons se mettent à chercher le long de la voie ferrée. Je pars avec Sherlock.

Nous trouvons une bombe de peinture jaune. Elle correspond.

Nous continuons de chercher.

Pendant une heure, nous ne trouvons rien. C'est frustrant. J'aurai mieux fait de rester à la maison.

Pile le soir où je sors, il n'arrive absolument rien d'intéressant.

Soudain un John sauvage apparaît.

Vous ne possédez pas ce Pokemon. Et je ne souhaites pas le posséder. Je laisse ça à Sherlock. Avec un peu de chance, si il a une vie sexuelle, il ne passera pas ses nerfs sur moi. Papa Sherlock, aide-moi à calmer l'autre énergumène.

- Décrochez vos téléphones ! J'arrête pas de vous appeler. Je l'ai trouvé. Annonce-t-il en reprenant son souffle.

Nous nous mettons à courir tout les trois.

Il nous conduit devant un mur... vierge.

On l'a trollé, où il s'amuse à dire de la merde ?

- On a repeint par dessus. Constate mon père. Je ne comprends pas. Il était... là. Je l'ai vu il y a dix minutes. Un pan entier de graffiti.

- Quelqu'un ne veut pas que je le voie. Suppose Sherlock.

Sherlock attrape soudain John par la tête.

Euh ? C'est quoi ce bordel ?

- Sherlock ! Proteste mon père.

C'est une parade nuptiale ?

- John, Concentre-toi ! J'ai besoin que tu te concentres. Ferme les yeux.

- Quoi ? Mais pourquoi ? Qu'est-ce que tu fais ? Demande John.

Il te drague. Parade Nuptiale, je te dis.

Sherlock se met à tournez avec mon père. Je résiste pour ne pas les filmer et les poster sur le blog de papa.

- Optimise ta mémoire visuelle. Essaye de te rappeler de l'image. Tu l'as ?

- Ouais.

L'image de deux gogoles de trente piges tournoyant dans la nuit sur une voie ferrée. Oui je l'ai.

- Tu te rappelles des dessins ?

- Bien sûr.

- Précise.

- Ne t'en fais pas !

- Car la mémoire visuelle moyenne de l'homme n'est précise qu'à 62%.

Pour la scène qui se passe sous mes yeux, ma mémoire visuelle sera précise à 100% quand je raconterai ça aux gens.

- Je me souviens de tout.

Vraiment ?

- Vraiment ? Demande Sherlock.

Ah. Copain.

- Si seulement je pouvais le sortir de ma poche ! S'exclame mon père en se dégageant.

Bah non t'en vas pas. Pour une fois que je te trouves amusant depuis des semaines.

- Je l'ai pris en photo. Explique-t-il.

Sherlock fait une tête bizarre. On pourrait penser qu'il est gêné ou triste.

Voilà, John a brisé le cœur de papa Sherlock. Tu es méchant John.

Nous rentrons à Baker Street, et lorsque mon père essaye de me parler, je vais m'enfermer dans ma chambre après avoir embrassé la joue de Sherlock.

Je ne pense même pas a aider Sherlock avec les chiffres chinois. Mais il passe la soirée à les traduire.

Mon père frappe plusieurs fois à ma porte. Je ne lui réponds pas et je finis par m'endormir.


Je me réveille un peu plus tard. Je me suis endormie avec mes habits. Je descends dans le salon dans l'espoir de trouver un peu de thé.

Sherlock et John ne sont pas couchés. Mon colocataire est concentré sur l'affaire, mon père ne pense qu'à dormir.

Sherlock déclare soudain que seul Soo Lin Yao peut traduire le code. Il part, mon père se lève. Je les rattrape dans les escaliers. John ne dis rien mais je le sens qui me fixe durant tout le trajet jusqu'au musée.

Arrivée là-bas, Sherlock discute avec un jeune aux cheveux roux qui travaillait avec Soo Lin Yao.

Sherlock observe alors les théières à côté de moi.

Il finit par demander plus d'information à l'employé.

- Hier, une seule théière brillait. Aujourd'hui il y en a deux.

Ça veut dire que Soo Lin Yao continue de venir s'occuper de ces théières.

Nous attendons plusieurs heures. Je colle les basques de Sherlock, refusant de laisser mon père me parler.

Enfin nous la voyons arriver. Elle est petite, assez mignonne. Elle me fait un peu penser à Zoe.

Sherlock sans le vouloir lui fait peur. Il rattrape la théière de justesse.

- Vieilles de plusieurs siècles. Ne la cassez pas. La lumière s'allume. Bonsoir.

- Vous avez le cryptogramme. Vous savez donc qu'il est à ma poursuite.

- Vous avez été assez maligne pour l'éviter. Répond le brun.

- Je devais terminer. Terminer ce travail. Ce n'est qu'une question de temps. Je sais qu'il me trouvera.

Elle parle comme une condamnée. C'est peut-être le cas.

- Qui est-ce ? Vous le connaissez ? Je demande.

- Quand j'étais enfant, je l'ai rencontré en Chine. J'ai reconnu sa signature.

- Le cryptogramme ? J'interroge.

- Seul lui ferait cela. Zhi Zhu.

- Zhi Zhu ? Je répète en même temps que mon père.

Il me regarde un court instant. Je détourne les yeux.

- L'araignée. Nous apprend Sherlock.

Soo Lin Yao retire sa converse droite et nous montre un tatouage. C'est une fleur.

- Vous connaissez ? Demande Soo Lin à Sherlock.

- Oui. Répond mon colocataire en regardant intensément la jeune femme.

J'aime quand il a ce regard.

- C'est la marque des Tong. Précise-t-il.

Tong ? Comme les chaussures ?

- Mmh ? Fait mon père.

- Un ancien syndicat du crime, en Chine.

Je sais quoi prendre pour mon prochain exposé d'histoire. J'aurai qu'a copier-coller le blog de John.

Je me concentre à nouveau sur Soo Lin.

- Chaque recrue porte la marque. Tout ceux qui travaillent pour eux.

- Travaillent ? Répète mon père avec incompréhension. Vous étiez une passeuse ? Comprend-t-il.

- J'avais quinze ans. Mes parents étaient morts. Je n'avais pas de gagne-pain. Jour après jour, aucun moyen de survivre, sauf à travailler pour eux. Nous raconte-t-elle.

- Qui sont-ils ? Demande Sherlock.

- Ils se font appeler... le Lotus noir.

C'était pas dans Tintin, ça ?

- Jusqu'à mes seize ans, j'ai passé des milliers de drogues, en traversant la frontière de Hong-Kong. J'ai réussi à laisser cette vie derrière moi. Je suis venue en Angleterre. Ils m'ont donné un boulot, ici. Elle a les larmes aux yeux. Tout allait bien. Une nouvelle vie.

- Et il est venu vous chercher. Comprend Sherlock.

- Oui. Elle ravale un sanglot. J'espérais qu'après cinq ans, ils m'auraient oubliée. Mais ils ne vous laissent jamais vraiment partir. Une petite communauté comme la notre... Ils ne sont jamais très loin. Elle essuie ses larmes. Il est venu chez moi, il voulait que je l'aide à retrouver quelque chose de volé.

- Vous savez ce que c'était ? Demande mon père.

- J'ai refusé de l'aider.

- Vous le connaissiez bien, lorsque vous étiez en Chine ? Tente de savoir mon père.

- Oh, oui...

Il y a un silence. Puis:

- C'est mon frère.

La surprise se lit sur nos trois visages.

Soo Lin Yao commença a nous raconter son histoire et comment son frère en était venu à devenir un assassin.

Sherlock sortit l'image du message crypté.

- Pouvez-vous déchiffrer ceci ?

- Ce sont des nombres.

- Je sais.

- Le trait ici, signifie le chiffre un.

- Et là c'est un quinze. Mais quel est le code ? Pressa Sherlock.

- Tous les passeurs le connaissent.

Sauf qu'on est pas des passeurs alors donne le code !

- Grâce à un livre. Expliqua-t-elle.

Brusquement la lumière s'éteignit.

Je me retourne, à la recherche du moindre mouvement pouvant trahir l'individu.

Sherlock fait de même. Je sens mon père se tendre à côté de moi.

- Il est là. Zhi Zhu. Il m'a trouvée. Souffle la jeune femme, terrifiée.

Sherlock commence à courir.

- Sherlock, non ! Attend ! Je m'exclame.

Mon père m'attrape par le bras et attrape Soo Lin Yao.

- Venez ! Ordonne mon père.

Nous nous cachons tout les trois.

Des coups de feu retentissent.

Soo Lin se penche sur la feuille.

J'observe les environs. Mon père est focalisé sur la direction des coups de feu.

- Je dois aller l'aider. Fermez la porte derrière moi. Dit-il finalement.

- Papa, non ! Je proteste.

Il ne fait pas attention à moi et part en courant.

- Et merde.

Je continue d'entendre les coups de feu. Je suis en train de paniquer.

Les bruits s'éloignent.

Je me retourne vers Soo Lin.

- Vous ne bougez pas d'ici. J'ordonne fermement.

Elle hoche la tête. Elle tremble autant que moi.

Je cours vers la porte par laquelle les garçons sont passés. Je sors la tête pour essayer de voir si il y a du mouvement. Je n'entends ni ne vois rien. Soudain, des bruits qui me font penser à un rythme de tambour résonnent. J'attends que ça s'arrête. Je retourne vers Soo Lin discrètement. Je l'entends parler en chinois. Elle n'est pas dans mon champs de vision. J'entends un unique coup de feu. Je sursaute et bouscule un objet qui éclate au sol provoquant un vacarme qui me parait monstrueux. Un homme s'approche de moi. Il pointe son arme sur mon front. Je ferme les yeux. Terrorisée.

Pardon, papa...


Désolée pour cette fin ^^ (rangez vos armes !)

La suite arrive ! See you later !