Chapitre 8 !
RAR:
MaxWho:
Vraiment contente que tu veuilles me suivre jusqu'au bout ! C'est un réel plaisir de lire ceci... Merci ! :3
Je t'avoue que je suis déjà allé faire un tour sur ton profil et que j'ai eu les larmes aux yeux en lisant Ma fille (pourtant je ne pleure pas facilement devant les livres, les fictions ou les films et les séries) et que j'ai adorée Le troisième Holmes ! (Moriarty alias Sherrinford Holmes ! L'idée est vraiment géniale !) Je passerai te laisser une review plus détaillé sur tes fictions, il faut encore que je regarde celle sur Harry Potter ^^
J'espère en tout cas que tu continueras d'écrire, je veux vraiment savoir ce qu'il se passe dans la suite du Troisième Holmes !
En espérant que la suite te plaira !
Emily, ses amis, leurs familles, les personnages de son école et son école sont à moi ! Le reste appartient aux grandioses Mark Gatiss, Steven Moffat et Sir Arthur Conan Doyle.
Chapitre 8: Pardon, lecture, flirt et chinoiserie.
J'attends durant quelques instants. Je n'avais jamais pensé mourir à treize ans. Je n'avais jamais pensé mourir d'une balle dans la tête.
Je regrette de m'être disputée avec mon père. Je m'en veux de ne pas m'être excusée et de ne pas l'avoir pardonné. Papa...
Prends soins de mon père, Sherlock... Et de toi aussi.
Adieu mes amis. Je veux que vous jouiez une chanson durant mon enterrement et que Zoe prenne des photos.
Et que Harry ne picole pas trop durant la veillée funèbre.
...
C'est moi où il met beaucoup de temps machin ?
- Oh mon dieu ! Emily !
C'est la voix de mon père. J'ouvre les paupières.
Zhi Zhu n'est plus là.
Mon père se précipite sur moi et me serre fortement contre lui.
- Papa... Je chuchote dans un sanglot que je laisse échapper malgré moi.
- Emily... Je suis désolée ma chérie... J'ai cru... J'ai cru que je t'avais perdu...
- Je suis désolée... Je réponds en continuant de pleurer.
Sherlock arrive après.
- Elle n'a rien ?
- Elle est sous le choc. Mais il l'a épargné.
Faudra qu'on m'explique pourquoi alors qu'il a tué sa propre sœur.
La police arrive plusieurs minutes plus tard. Sherlock, mon père et moi allons avec Dimmock à Scotland Yard.
Mon père continue de me serrer contre lui.
Moi je repense à Soo Lin Yao qui serait encore vivante si je n'étais pas allé voir ce qui se passait.
Nous sommes dans le bureau de l'inspecteur Dimmock. Mon père est énervé contre la stupidité et l'inefficacité du Yard.
- Combien de meurtres vous faut-il pour envisager qu'il y a un malade dehors ?
Dimmock l'ignore.
- Une jeune femme à été assassiné ce soir. Il a tenté de tuer ma fille ! Reprend mon père. Ça nous fait trois victimes de meurtre et une d'agression en trois jours. Vous êtes sensé le trouver.
Sherlock enchaîne.
- Lukis et Van Coon travaillaient pour un gang de passeurs. Un gang dénommé le Lotus Noir, agissant ici même, à Londres, juste sous votre nez.
- Vous pouvez le prouver ? Demande Dimmock.
Ce type est hyper arrogant.
Nous sommes tout les quatre arrivés à la morgue de St Barts.
Sherlock cherche Molly Hooper, une légiste qui à l'air complètement sous son charme, pour pouvoir examiner les corps de Lukis et Van Coon.
L'odeur de la nourriture est affreuse.
J'ai les traits tirés. Mon père aussi. Lui par son manque de sommeil, moi par les émotions fortes de ce soir.
Avant que Sherlock n'emmène Dimmock à la morgue avec Molly, il se tourne vers moi:
- Tu es en forme ?
- Pas assez pour voir de nouveaux cadavres mais assez pour pouvoir vous aider.
- Parfait.
Il part. Je reste avec mon père qui m'achète un chocolat chaud.
Sherlock revient plus tard et nous apprends que les livres de Van Coon et Lukis vont nous être livrés par le Yard.
Nous rentrons tout les trois à Baker Street. Dans le taxi, je m'endors, la tête glissant sur l'épaule de Sherlock et la main serrant celle de mon père.
C'est mon père qui me réveille:
- Emily, on est arrivé.
Je me lève péniblement et rentre avec eux dans notre appartement.
- Ce n'est pas une organisation criminelle. Dit Sherlock en enlevant son manteau. C'est un culte.
Je vais me rouler en boule sur le canapé en baillant. Mon père se laisse tomber dans son fauteuil.
- Son frère a été corrompu par un des leaders.
- Elle a dit son nom ? Demande mon père.
- Ouais. Shan. Le Général Shan. Je réponds depuis mon canapé.
- On est pas près de le trouver. Soupire mon père.
- Faux. Rétorque Sherlock On a presque tout ce qui'il faut. Elle a presque complété le puzzle. Pourquoi devait-il voir sa sœur ? Pourquoi vouloir son savoir ?
- Elle travaillait au musée. Une experte en antiquité. Dit mon père. Bien sûr.
- Des antiquités de valeur. Précise Sherlock.
Je les écoutes silencieusement. N'ayant pas vraiment suivit l'enquête comme il se doit, j'ai peur de faire des suppositions erronées qui pourraient ralentir l'enquête. Et la soirée a été rude.
Je vais faire du thé et du café dans la cuisine.
- Des reliques anciennes acquises au marché noir. Poursuit Sherlock. La Chine regorge de trésors cachés depuis la révolution.
- Le Lotus Noir les vends. Je comprends en même temps que mon père.
Synchronisation père-fille. Ça me manquait.
Je rapporte les boissons chaudes dans le salon et dépose le tout sur un plateau. J'avale un café cul-sec, m'anesthésiant la langue et la gorge par la même occasion. Idiote.
Sherlock me colle l'ordinateur sur les genoux d'office, et me demande de consulter les objets venant de Chine sur les ventes aux enchères.
Nous trouvons plusieurs correspondances.
- Voyons les dates. Je marmonne. Ici ! Papa, Sherlock, "arrivé de Chine il y a quatre jours", vendeur anonyme.
- Le vendeur n'a pas laissé son nom. "Deux pièces rares cachés dans l'Est". Lit Sherlock.
- L'un dans la valise de Lukis, l'autre dans celle de Van Coon. Approuve mon père.
Je tapes "Pièces rares vendues aux enchères".
- En voilà une autre. Je signale en montrant l'écran. Arrivée de Chine il y a un mois. Une céramique chinoise. Vendue pour 400.000£.
- Tiens regarde, un mois encore avant, une peinture chinoise, 500.000£. Signale mon père.
- Toutes d'un vendeur anonyme. Ils les volent en Chine et alimentent le marché britannique. Déduit Sherlock.
- Chaque vente aux enchères coïncide à un voyage de Lukis ou Van Coon. Compare mon père.
- Et si l'un d'eux était devenu cupide et avait volé quelque chose ? Suppose Sherlock.
- D'où la présence de Zhi Zhu. Conclut mon père.
Je l'avais oublié celui-là.
Mrs Hudson arrive et nous nous retournons brusquement.
- Désolée, collectons-nous pour une oeuvre de charité, Sherlock ?
- Quoi ?
- Un jeune homme attend dehors avec des caisses pleines de livres. Nous informe Mrs Hudson.
Les livres de Lukis et Van Coon.
Pendant que les flics déchargent les caisses de livres, Sherlock et papa discutent. Si j'ai tout suivie, les nombres vont de paires. Donc page 15, premier mot. Le message dépend du livre. On est pas dans la merde.
Nous commençons à chercher.
Dimmock arrive et montre une pièce à conviction.
- On a trouvé cela au musée. C'est bien votre écriture ? Demande-t-il à Sherlock.
- Hum, nous espérions que Soo Lin nous le déchiffre. Explique mon père.
- Autre chose ? Demande L'inspecteur. Pour vous faciliter la tâche.
- Un peu de silence serait merveilleux. Répond Sherlock.
Ai-je déjà précisé à quel point j'aime quand Sherlock ordonne à un flic de fermer sa gueule ?
Dimmock se tourne vers nous. Je lui fais un grand sourire froid, histoire qu'il sache dans quoi il est tombé.
Il s'en va.
Après un quart d'heure de recherche, le premier livre en commun que je trouve chez ces deux messieurs, c'est le Kamasutra. Passionnant. Vraiment.
Mon père me demande plusieurs fois d'aller me coucher. Je réponds par la négative.
Nous passons la nuit à éplucher les livres deux deux passeurs. Rien. Au bout d'une certaine heure de la matinée, la montre de mon père sonne. Il doit aller au boulot.
Je m'absente le temps de prendre une douche et de me laver les dents avant d'enfiler un jean et un débardeur. Je coince mes cheveux dans une pince et continue de fouiller dans les livres.
- Un livre que tous auraient.
- Sherlock, tu répètes cette phrase depuis six heures...
Mon colocataire attrape les livres dans notre propre bibliothèque et les compare avec ceux de Van Coon et Lukis.
- J'en peux plus d'être ici. Je marmonne en baillant ostensiblement tout en me massant les tempes.
Il marmonne dans son coin puis se frotte les boucles, signe qu'il n'arrive plus à réfléchir.
Mon père arrive dans la pièce.
- On sort ce soir. Nous dit Sherlock. J'ai besoin d'air.
Ouais !
- En fait ce soir, j'ai un rencart. Nous annonce mon paternel.
- Quoi ? Nous exclamons-nous Sherlock et moi.
Comment ça un rencart ?!
- Quand deux personnes sont ensemble et sortent pour s'amuser. Nous explique papa.
Et on peut savoir avec QUI, tu comptes t'amuser ?!
- C'est exactement ce que je suggérais. Répond Sherlock.
- Non je ne crois pas. Ou du moins je ne l'espère pas. Réplique mon père.
Si ! Je refuse que tu fréquentes quelqu'un ! Tant que ce n'est pas Sherlock !
Papa John et Papa Sherlock ! C'était prévu ainsi depuis votre rencontre ! Pas que tu te tapes la première fille que tu croises ! Encore heureux que l'assistante de Mycroft t'ai mis un vent !
- Tu l'emmènes où ? Demande Sherlock.
- Au cinéma.
Tsss, cliché. Et vous allez vous peloter dans le noir et lancer du pop-corn sur les gens ?
- Ah, morne, ennuyant, et très prévisible. Commente Sherlock.
Bien dit Papa Sherlock !
- Essaye ceci. Ajoute-t-il en tendant à mon père un papier. Représentation unique à Londres.
- BORDEL ! Mais ne l'encourage pas !
Les deux se tournent vers moi, les sourcils froncés.
Bah quoi ?
- Bah quoi ?
- Pourquoi tu dis que Sherlock ne dois pas m'encourager ? Demande mon père les sourcils froncés.
Oups, j'ai donc pensé à voix haute...
- Une pulsion. J'ai du mal à me contrôler des fois. C'est nerveux. Je mens.
Mon père fait une moue dubitative.
Je retourne dans les livres.
- Merci Sherlock, mais je me passerai de tes conseils en matière de séduction.
Je regarde les gens. J'ai laissé mes cheveux lâchés dans mon dos. Je porte un haut prune, un short noir, des collants prunes et des bottines noires. Mon trench noir est ouvert et je marche tranquillement.
J'entends la voix d'un homme.
- En fait, j'ai quatre places à ce nom.
- C'est impossible je n'en ai réservé que deux.
- Et j'ai rappelé pour m'en prendre une aussi.
J'apparais à ce moment là.
- Et comme je ne comptais pas rester toute seule à la maison, j'ai rappelée pour en prendre une pour moi.
Mon père nous regarde super mal. Sherlock me regarde curieusement. Il n'a pas remarqué que je me trouvais juste derrière lui. La fille nous regarde d'un air poli et surpris. Elle m'horripile déjà.
- Je suis Sherlock. Se présente mon colocataire au "rencart".
- Euh. Bonsoir.
- Bonsoir ! Dit-il avant de filer.
- Et moi c'est Emily. Sa fille. Je précise en souriant de toutes mes dents en direction de mon père.
- Oh. Je ne savais pas que vous aviez une fille. Dit-elle en se tournant vers mon paternel.
- Je lui fait honte. Je souligne en gardant mon horrible sourire.
Sur ces mots, je pars sur les pas de Sherlock.
Mon père nous rejoins.
- Est-ce trop demandé, une soirée, seul ? Demande-t-il.
- Le cirque du Dragon Jaune à Londres, pour une nuit: tout colle. Répond Sherlock. Les Tongs ont envoyé un assassin...
- Déguisé en funambule ? Un peu de sérieux. Et toi pourquoi tu es là ?
- Pour pourrir ton rencart. J'avoue en continuant de sourire.
- Hein ?! Mais pourquoi ?! S'exclame mon père, les yeux exorbités par ma réponse.
J'hausse les épaules en souriant.
- Je fais mon complexe d'œdipe avec du retard. J'élimine la concurrence.
Il lève les yeux au ciel.
- Notre tueur grimpe à la corde. Rappelle Sherlock. C'est le lieu idéal pour le trouver. Les visas s'accordent peu en Chine. Il faut une raison valable pour sortir. Je dois jeter un œil par là.
- Fais donc, ça. J'emmène Sarah boire un verre. Déclare mon père.
- J'ai besoin de toi ! Proteste Sherlock.
C'est une déclaration d'amour !
- J'ai autre chose en tête, pour ce soir. Et tu n'as pas besoin de mon aide. Emmène Emily, tu l'occuperas.
- Comme quoi ? Demande Sherlock, agacé.
- Tu plaisantes ? Demande mon père à son tour.
- Qu'y a-t-il de si important ? Demande Sherlock.
- J'ai un rencart.
- C'est pas important ça. Je réplique.
Il me lance un regard noir.
- Tu poursuis un tueur quand j'essaie de...
- De quoi ? S'écrie Sherlock.
- De conclure avec Sarah.
L'insipide arrive. au même moment.
- Hey. Poursuit mon père tandis que Sherlock et moi tournons les talons. Prête ?
- Oui ! S'exclame-t-elle.
- Je l'aime pas. Je dit à Sherlock.
- Je sais.
Mon père grogne un truc à Sherlock. Je lui donne un léger coup de pied et me retourne en sifflotant d'un air innocent lorsqu'il se retourne brusquement vers moi.
Une musique retentit. Elle me replonge immédiatement la nuit de la mort de Soo Lin Yao. C'est le même air.
J'observe le spectacle d'un air morne.
Je ne parle pas du spectacle des passeurs chinois bien sûr. Non, je parle du spectacle minable qu'offre le flirt de mon père avec l'insipide.
Pa-thé-tique.
Elle s'accroche au bras de mon père en sursautant. Je regrette de ne pas avoir pris le browning de papa.
Sherlock glisse quelques commentaires. Si encore c'était pour critiquer le rencart de mon père.
Un type tente de se dégager de ses chaines avant de se faire planter par une arbalète. Dit Madame ! Tu me prêtes ton engin que je fasse joujou contre l'insipide ?
Sherlock a disparu. Merde. J'aurai dû le suivre plutôt que de supporter mon père et sa greluche.
La femme asiatique nous présentes le prochain numéro. Le terme "araignée" me fait tiquer ? Serait-ce Zhi Zhu ?
Un mec masqué descend du plafond en se déroulant d'un drap. J'entends mon père à côté:
- Vous avez vu ça ?
Non, non. En plus d'avoir l'air stupide, elle est aveugle.
L'homme araignée-oiseau commence à alterner entre pas de paon et petits vols. Je cherche Sherlock des yeux.
J'aperçois discrètement quelqu'un qui écarte un pan de rideau pour regarder le spectacle. C'est surement Sherlock.
Soudain, je remarque des mouvements derrière le rideau. Mon père aussi.
Sherlock déboule en train de se battre avec un mec portant un masque de dragon.
Papa se jette sur le type et je fais de même. Le gars repousse papa d'un coup de pied dans l'estomac et me jette au sol en m'attrapant par les cheveux. Je me retourne et est le temps de reconnaître Zhi Zhu qui s'enfuit.
Je me jette de nouveau contre le type à tête de dragon qui frappe mon père. Je fini par lui donner un coup de genoux en plein dans les burnes. JACKPOT !
L'insipide débarque et donne des coups de bâton sur l'homme.
Sherlock retire la chaussure du type, assommé.
Mon père attrape son rencart par la main et Sherlock attrape la mienne ce qui me surprend légèrement mais je ne fais aucun commentaire. Nous partons tout les quatre en courant.
Nous arrivons à Scotland Yard. Dimmock nous fait un topo.
- J'ai envoyé des agents. Le vieux hall était totalement désert.
- Ecoutez, j'ai vu la marque au cirque. Le tatouage des deux cadavres, la marque des Tong ! S'exclame Sherlock.
- Lukis et Van Coon faisaient de la contrebande. L'un d'eux a volé une pièce de valeur en Chine. Continue mon père.
- Les gens du cirque sont ici pour la récupérer. Poursuit Sherlock.
- Quoi donc ? Demande froidement Dimmock.
Sherlock, mon père et moi nous crispons. On n'a pas encore déchiffré le code.
- On l'ignore. Avoue mon père.
- Vous l'ignorez. Répète l'employé du Yard avec un air suffisant. Il se laisse tomber dans son fauteuil. Monsieur Holmes, je me suis plié à vos quatre volontés. Lestrade à une haute estime de vous. J'ai ordonné une descente. S'il vous plait dîtes-moi que j'ai autre chose à montrer à mon patron qu'une énorme facture.
- Si vous nous aviez écouté dès le départ, on aurait pu avancer plus vite et éviter au moins, le décès de Soo Lin Yao. Commencez par faire votre job avant de nous critiquer ! Je m'exclame.
- Ce n'est pas une petite gamine qui va m'apprendre comment faire mon métier.
- Une gamine qui vous est supérieure intellectuellement et qui a plus bosser que vous sur cette affaire. Je crache.
J'ouvre la porte de Baker Street avec humeur et jette mon manteau sur le canapé.
- Ils seront en Chine dès demain. Dit mon père.
- Pas les mains vides. Je rétorque.
- Elle a raison. Emily, il faut trouver leur repère, leur lieu de rendez-vous. Me dit Sherlock.
- C'est forcément caché dans le code. Je réponds en m'avançant en même temps que lui vers l'image, punaisée au mur.
Il y a un léger silence, brisé par la voix de l'insipide qui est toujours là.
- Je devrais peut-être m'en aller.
- Oui, ça serait mieux. Je réponds en chœur avec Sherlock en même temps que mon père réponds par la réponse opposée.
- Ils plaisantent. Ajoute mon père lorsque nous nous retournons vers lui. Restez si vous en avez envie.
- C'est juste moi où vous êtes affamés aussi ? Demande-t-elle.
- Oh pitié... Souffle Sherlock.
- Dalleuse. Je marmonne.
Je farfouille dans les images tandis que Sherlock fait de même. L'insipide nous tourne autour.
- C'est donc ce que vous faîtes. Retentit sa voix. John et vous gagnez de l'argent en résolvant des mystères. Dit-elle en s'adressant à Sherlock.
- On est pas dans Professeur Layton. Je réplique. Et je suis là, sur leurs affaires.
- Détective Consultant. Répond Sherlock.
- Oh.
Elle continue de nous agacer. Puis elle pointe de ses doigts osseux un cryptogramme sur une feuille que Sherlock consulte.
- C'est quoi, ces gribouillis ?
Sherlock fait preuve d'un sang froid monstre. Moi je vais l'égorger cette abrutie.
- Ce sont des nombres, dans un vieux dialectes chinois.
- Oh, oui. Evidemment j'aurai dû le savoir.
Je. Vais. L'étriper.
Elle regarde par dessus mon épaule.
- Et toi ? Tu fais quoi durant leurs enquêtes ?
Je lui fais mon pire sourire hypocrite et réponds:
- Je découpe des cadavres et les mets dans notre frigidaire. Vous voulez voir ?
Elle me regarde déboussolé, et je vais dans la cuisine.
Mrs Hudson a préparé un apéro pour mon père et son rencart, vu que notre cuisine est complètement vide de toute chose comestible.
- Madame Hudson vous êtes une sainte. Chuchote mon père.
- Si on avait été lundi, j'aurai pu faire des courses.
- Merci, merci.
- J'espère que vous avez craché dans son verre. Je dit à ma logeuse.
Elle me donne une légère tape sur le bras.
- Voyons Emily.
Je retourne dans le salon. L'autre peste tripote mes feuilles. Sherlock est choqué.
- Ces nombres, c'est un code ?
- Exact. Répond Sherlock.
- Vous pouvez reposer ça ? On ne touche pas ce qui ne nous appartiens pas.
Elle recule un peu.
- Et chaque paire est un mot ?
Sherlock et moi la fixons.
- Comment savez-vous ça ? Je demande.
- C'est sur la feuille. Deux mots ont déjà été traduits.
Elle nous pointe le début du message. Bon sang.
- Sherlock. Elle avait commencé à traduire...
- John ! Appelle Sherlock.
Il arrive.
- Papa regarde. Soo Lin Yao avait commencé la traduction au musée.
- On ne l'avait pas vu. Ajoute Sherlock. "Neuf mill".
- "Mill" pour million ? Suppose mon père.
- 9.000.000£. Pourquoi ? Trouvons la suite. Lance le brun.
Il attrape ses affaires.
- Où vas-tu ? Demande mon paternel.
- Au musée, la salle de restauration. Il pousse une exclamation, agacé, Ça devait sauté aux yeux !
- De quoi ?
- Le livre, papa. La clé pour le code. Soo Lin l'a utilisé pendant que vous couriez partout et que je vérifiais que vous étiez vivants. Elle a commencé à traduire le code.
- Il doit être sur son bureau ! S'exclame Sherlock en partant.
Je tente de le suivre mais mon père me retient.
- Non ! Dit-il.
- Papa ! Tu ne vas pas recommencer !
- Tu as faillit te faire tuer, une fois. Ça m'a suffit.
- Sherlock a besoin de moi.
- Sherlock peut se débrouiller tout seul.
- Si tu veux être tranquille pour roucouler, c'est ton choix, pas le mien. Je ne suis pas obligée de t'écouter !
- Je suis ton père.
Je ricane. Il commence sérieusement à m'agacer cette fois-ci.
- Tu l'es depuis quatre mois. Tu crois que ça fait de toi le père de l'année ?
- Emily...
- On ne remplace pas dix années de vide en quatre mois. Désolée.
- On peut en parler plus tard ?
Je le vois jeter un coup d'œil à Tara. Oui elle a gagné le droit de se faire appeler par son prénom. Même si ce n'est pas le sien.
- Comme d'habitude.
Je me colle contre la fenêtre. Je regarde des touristes qui consultent le "Londres de A à Z".
Le déclic se fait immédiatement.
Je me précipite sur les caisses de livres de Lukis et Van Coon. Je trouve enfin le livre. J'attrape une feuille du message avec les chiffres traduits. J'en ai fait des photocopies.
Je remplace les premiers les écrits de Soo Lin et me sers du livre pour compléter.
Je suis presque à la fin lorsque j'entends Sarah poussez un gémissement. Je me retourne brusquement me préparant à traiter mon père de gros dégueulasse pour pouvoir faire des trucs avec elle devant moi mais un homme à capuche m'assomme avec ce que je crois être du chloroforme.
Je me réveille, ligotée à une chaise. Putain...
Mon père est dans les vapes. Son rencart aussi.
Je suis entourée par des chinois.
Papa émerge après de longues minutes.
Une femme se met à parler. Je n'écoute pas. Je cherche juste un moyen pour me détacher et je prie pour que Sherlock ramène ses bouclettes.
Je tiques légèrement quand la femme appelle mon père "Monsieur Holmes".
- Je ne suis pas Sherlock Holmes. Répond mon paternel.
Ça, tu nous apprends rien.
- Pardonnez-moi si je ne vous croit pas.
C'est moche quand même d'être conne.
- Carte de crédit, au nom de S. Holmes.
- Ce n'est pas la mienne. Il me l'a prêtée.
C'est parce-qu'on est pauvre c'est pour ça.
- Et un chèque de 5.000£, au nom de Monsieur Sherlock Holmes.
- Je devais veiller dessus, pour lui.
Papa, ta gueule. On est dans la merde.
- Des places de théâtres, au nom de Holmes.
- Oui, bon. Je sais que c'est troublant, mais ce n'est pas moi.
- On l'a entendu de votre propre bouche.
Hein ?
- Quoi ? Demande mon père.
- "Je suis Sherlock Holmes et je travaille toujours seul."
- J'ai vraiment dit ça ? J'imagine qu'il est inutile d'essayer de vous convaincre que je ne faisais que de l'imiter ?
T'as essayé de faire une imitation de Sherlock durant ta bonne humeur ambiante de la semaine ?
Elle pointe un revolver sur mon père. Je parviens à dégager ma bouche du bâillon.
- Ce n'est pas Sherlock Holmes !
- Je suis Shan. Se présente la chinoise.
Shan ? Le Général du Lotus Noir ?
- Vous êtes Shan ?
Bravo papa, tu arrives à suivre.
- Nous avons tenté par trois fois de vous tuer vous et votre compagnon. Nous avons épargné la fille de votre ami, seulement par manque de temps. Que doit-on dire d'un assassin qui ne tire pas droit ?
Elle recule la culasse de son arme. Mon père se met à haleter, signe de panique. Je me débats.
- Non, il dit la vérité ! Ce n'est pas Sherlock Holmes ! S'il vous plait ! Laissez mon père tranquille ! NON !
elle appuie sur la détente. Je crie.
Mon père en vie. Elle a tiré à blanc. L'arme n'est pas chargée.
- C'est qu'il n'essaie pas vraiment. Conclue Shan.
Mon père reprend sa respiration. Cette fois-ci, c'est moi qui ai cru le perdre.
Elle charge son arme, et la pointe de nouveau sur mon père.
- Plus vide, maintenant. Si nous avions voulu vous tuer, ce serait déjà fait. Nous voulions juste vous rendre curieux.
- L'avez-vous ?
- De quoi ?
- Le trésor.
- J'ignore de quoi vous parlez.
Si elle le demande c'est qu'ils n'ont pas trouvé mes traductions à l'appart.
J'ignore où est cette foutue barrette de Jade et j'espère sincèrement que Sherlock va bientôt arriver.
- Je préférerez m'en assurer. Réplique le Général Shan.
Elle découvre l'arbalète du cirque. Putain, Sherlock ramène-toi. MAINTENANT !
- Tout à un prix en Occident. Ajoute-t-elle. Et le prix de sa vie ?
Elle désigne Sarah du menton.
- Ou de la sienne ? Cette fois c'est de moi dont-elle parle.
Elle fait signe à un homme. Je sens le métal froid d'une arme à feu sur ma nuque.
- Papa... Je marmonne en tremblant.
L'arbalète est tournée vers Sarah. Elle se met à pleurer. Je tente de bouger mais mon ravisseur me maintient par l'épaule.
J'en ai marre de me faire menacer de mort tout les deux jours.
- Simple info...
- Papa... Je répète.
Mon père chuchote des excuses à Sarah puis me regarde.
- Ça... Ça va aller... D'accord ma chérie ?
- Papa... Je me mets à haleter, cédant à la panique.
- Où est la barrette ?
- Quoi ?
- La barrette de Jade de l'Impératrice, estimée à 9.000.000£. Nous avions déjà un acheteur. Mais un des nôtres a été cupide. Il l'a prise, ramenée à Londres et vous l'avez cherchée.
- Pitié. Commence à supplier mon père. Ecoutez, je ne suis pas... Je ne suis pas Sherlock Holmes. Vous devez me croire. Je n'ai pas trouvé ce que vous cherchez.
- J'ai besoin d'un volontaire dans le public ! S'exclame Shan sur un ton théâtrale.
- Non je vous en prie !
- Ah merci, Madame ! Elle se retourne vers moi. Ne vous en faites pas, mademoiselle, vous serez la prochaine. Elle s'avance vers Sarah, Ah, oui. Vous ferez ça très bien.
Elle perce le sac de sable.
Elle continue son manège.
Je ne l'écoutes même pas.
Finalement, je me lève de ma chaise et écrase mon agresseur avec. Je fais une roue arrière par dessus le dossier. J'ai enfin défaits mes liens. Je me mets à éviter les chinois qui se lancent à ma poursuite. Aucun ne me tuera tant que Shan n'en donnera pas l'ordre. Je serai à jamais reconnaissante envers Mallory et Nathan de m'avoir forcée à m'inscrire aux cours de gymnastique avec eux lors de nos sept ans. C'est sans doute ce qui est en train de me sauver la vie.
Mon père me hurle de m'enfuir. J'obéis en me sentent horriblement lâche.
- Pitié ! S'écrie mon père que j'entends à quelques mètres derrière moi. JE NE SUIS PAS SHERLOCK HOLMES !
- Je ne vous crois pas.
- Vous devriez. S'exclame une voix que je connais bien.
Je me retrouve nez à nez avec Sherlock. Il me force à rester caché.
- Sherlock Holmes, ne lui ressemble pas vraiment.
Je ne vois pas la scène. Mais j'entends.
- Comment me décrirais-tu, John ? Plein de ressources ? Dynamique ? Énigmatique ?
- En retard ? Souffle mon père.
- C'est un semi-automatique, si vous tirez, la balle ira à plus de 1.000 mètres par seconde.
- Et ? Rétorque Shan.
Je me déplace doucement vers mon père. J'attends de pouvoir neutraliser les contrebandiers, pour le libérer. Mais j'ai besoin de Sherlock.
- Et... Sherlock assomme un type. Le rayon de ces courbes, est d'environ quatre mètres. Si vous ratez, la balle va ricocher. Elle pourrait toucher n'importe qui. Y compris vous.
Sherlock commence à faire du bordel. J'attrape une barre en fer et cogne contre le crâne du premier type qui passe devant moi.
Sherlock est en train de libérer Sarah lorsque Zhi Zhu l'attrape avec un espèce de ruban à la gorge. Je me précipite pour aider mon colocataire et attaque Zhi Zhu par derrière en coinçant sa gorge contre la barre et exerçant une forte pression.
Finalement Zhi Zhu s'écroule. Mon père a réussi à dévier l'arbalète sur notre agresseur.
Sherlock libère Sarah et je libère mon père. La police est là. Shan s'est enfuit.
- Tout va bien. Tout ira bien. C'est fini. Chuchote Sherlock à une Sarah traumatisée.
- Papa ? Ça va ?
- Je n'ai rien ma puce. Il se tourne vers Sarah. Je te promets que le prochain rencart sera différent.
Malgré toute la bonne volonté dont je suis capable, j'espère que tu n'auras pas de second rencart.
Sherlock et Dimmock échangent quelques mots à la sortie du Tramway. Je hoche la tête vers lui en signe d'adieu. Il me répond par une imitation de mon geste.
Mon père nous tiens par les épaules, Sarah et moi.
J'ai hâte de rentrer à la maison.
Les jours qui suivent sont plus calmes. Nous sommes allé annoncer à la secrétaire de Van Coon, qui était sa maîtresse, qu'elle est l'heureuse propriétaire d'une barrette de 9.000.000£. J'ai rencontré Sébastian Wilkes, l'ancien camarade de fac de Sherlock. Je me suis amusée à déduire des trucs sur lui. Sherlock était ravi. En revanche, Wilkes était franchement effrayé. Il a même demandé si j'étais la fille de Sherlock. J'ai répondu qu'il n'était pas le premier à poser la question.
Je n'ai plus d'ecchymoses sur le visage, je peux également reprendre les cours. Je revois mes amis.
J'ai eu une longue discussion avec mon père. Nous avons parlés. beaucoup.
Sur nos vies surtout. Sur le vide qu'il a laissé en partant pendant dix ans. Sur le challenge de m'élever convenablement que j'ai représenté dès ma naissance. Sur celui que je représente maintenant. Sur ma mère. Cette jeune femme dont il était tombé éperdument amoureux à l'âge de 18 ans. Qui, un matin de janvier 1996 était venue le voir à St Barts pour lui montrer le test de grossesse positif. Qui deux jours après son accouchement, après deux ans de vie de couple, avait laissé dans une chambre d'hôpital, un bébé et un mot d'excuse écrit sur un bout de papier. Il ne m'a pas donné de nom ni de prénom. Je sais qu'il n'a plus aucune photo d'elle.
Je n'en désire pas. Nous nous sommes réconciliés. Après cette semaine épouvantable dans notre cohabitation père-fille.
J'ai décidé d'avoir un peu plus de compassion pour Sarah. Accepter un second rencart avec mon père après l'affaire du gang du Lotus Noir, dénote soit un comportement masochiste, soit une grande force de caractère et de courage. Je suis donc polie avec elle. Presque.
Pour l'instant, je suis dans le salon avec Sherlock et papa. Sherlock commence un air au violon. Je le rejoins au saxophone. Papa nous regarde jouer.
Une vraie petite famille. Il faut que je trouves un nom de couple pour Sherlock et mon père... SherlOn ? WatsHolmes ? HolmSon ? Non, je sais ! JohnLock ! Parfait. Faut que j'en parle à Mrs Hudson. Et Lestrade. Et Mycroft.
Je m'ennuie. Quand est-ce que nous aurons une nouvelle enquête ?
Enfin fini ! Je vais pouvoir me consacrer à l'épisode 3 très prochainement. Ou faire quelques chapitres sur la partie "normale" de la vie d'Emily. Je ne sais pas.
Dîtes-moi ce que vous aimeriez lire: Vie Normale d'Emily ? Ou Episode 3 ?
N'hésitez pas à me dire si vous trouvez que la fic avance trop vite. Ou trop lentement pour les plus fous d'entre vous ! Héhé ! Pardon, je fais peur parfois. C'est la faute de mes parents. Ils me berçaient trop près du mur étant petite. Ça a laissé des séquelles sur mon étrange cerveau. Enfin, breeeeef. See you later !
