Chapitre 9 :
Troisième Age- Mars 3019 :
Lothlorien- Caras Galadhon :
Le vent s'était levé. Appuyée à la rambarde de bois blond, Tauriel observa les feuilles mortes virevolter et tomber lentement autour des branches-piliers de la demeure de Galadriel. Le ballet tourbillonnant aux couleurs de cuivre parvint pendant quelques minutes à lui faire oublier l'inquiétude qui la tiraillait depuis son arrivée à Caras Galadhon. Mais une inquiétude en remplaçait une autre : les feuilles tombaient, la lumière du soleil était diaphane alors que le printemps devait à présent reprendre ses droits sur l'hiver. Même les saisons semblaient soumises à la force obscure et démoniaque qui menaçait la Terre du Milieu.
Voilà trois jours de cela, Tauriel avait franchi les portes de Mirkwood avec de bien sombres nouvelles du Nord. Des bataillons d'orques de plus en plus nombreux se formaient près d'Erebor et attaquaient sans vergogne hommes et nains. L'ombre du Mordor progressait vers la Montagne. L'œil enflammé était tourné vers le royaume nain et par la même occasion, vers Dale. Elle avait demandé à parler à Thranduil sans attendre et sans vraiment oser se l'avouer, elle se languissait de revoir aussi Legolas. De nombreux mois s'étaient écoulés depuis sa dernière visite au palais et le sauvetage in extremis du rôdeur nommé Aragorn et le chagrin avait encore une fois ravagé son âme lorsqu'une fois de retour à Dale, on lui avait annoncé la mort de sa chère amie Sigrid. Sa quête pour trouver un remède à sa démence naissance avait été vaine. Le cœur de la vieille femme était fatigué de battre et Elig avait assuré à la femme elfe que Sigrid était morte le plus tranquillement du monde, dans son sommeil. Après ses parents, Kili, Bard et son fils Bain cela avait été au tour de Sigrid de disparaitre à jamais de sa vie. Elle était donc retournée passer un peu de temps à Lacville auprès de Tilda et de sa famille puis avait repris son rôle de conseillère auprès du roi Brand, le fils de Bain. C'est ce dernier qui lui avait demandé de tenter de rallier Mirkwood à leur cause. Les nains, les hommes et les elfes devaient à nouveau faire front ensemble contre l'ennemi. Mais ses tentatives afin de convaincre le souverain de la Forêt Noire avaient échoué. Il était toujours aussi borné et protectionniste. Le royaume des elfes avant tout. Thranduil lui avait également appris que Legolas avait rejoint la communauté de l'anneau après l'évasion réussie de Gollum des geôles du palais. Son cœur s'était alors instantanément figé dans une gangue d'effroi. Les dernières nouvelles avaient annoncé le groupe de voyageurs dans le royaume de Lorien. Alors, sans perdre de temps, Tauriel avait enfourché sa monture et galopé jusqu'à la cité de la dame blanche dans laquelle elle se trouvait à présent. L'accueil de Galadriel avait été chaleureux.
-Votre crainte est justifiée, ma chère amie.
La femme elfe se retourna brusquement pour se retrouver face à face avec son hôte. Bien que Tauriel possédât les sens aiguisés des elfes, Galadriel la magicienne parvenait toujours à surprendre ses semblables et sa voix profonde était envoutante.
-Soyez sure qu'ils vont encore devoir affronter de nombreuses épreuves et braver moults dangers avant que l'anneau ne parvienne jusqu'au Mordor. La pureté de leur cœur et leur courage seront testés sans ménagement. La communauté s'est séparée. Boromir, fils d'Echtelion est malheureusement tombé. Frodon et Sam Gamegie se dirigent vers l'Est. Aragorn, Legolas et Gimli ont suivi les traces des Uruk-hais ayant capturé Peregrin Touque et Meriadoc Brandebouc. Ils sont à présent chez Théoden du Rohan libéré de l'emprise du traitre Saroumane. Et un grand danger pèse sur eux.
- Comment le savez-vous ? Une de vos visions ?
L'Eldar afficha un léger sourire.
-J'ai un allié précieux…
Tauriel crut comprendre. Le miroir de Galadriel. Et sans qu'elle n'ait eu à prononcer le moindre mot, l'elfe vit la dame blanche acquiescer d'un signe de tête comme si elle avait lu dans les pensées de son invitée.
-Je peux les aider, balbutia Tauriel, le souffle court. Je peux tenter de rejoindre le Rohan.
Galadriel avança lentement vers la femme elfe.
Une grande bataille se joue en cet instant précis entre nos amis et les forces de Saroumane. Théoden du Rohan a été libéré de l'emprise du magicien. Il a conduit son peuple au gouffre de Helm. Vous n'y arriverez jamais à temps. Il y a de cela quatre jours, Elrond a envoyé ses archers, menés par Haldir, pour se joindre à la bataille. Frodon devra quant à lui continuer à se débrouiller seul.
Tauriel la dévisagea avec incrédulité. Galadriel était si différente de Thranduil. Comment son roi pouvait-il rester si passif alors que Celeborn et même Elrond étaient prêts à lutter aux côtés des hommes ?
-Mais comment ce hobbit pourra-t-il survivre jusqu'à la Montagne du Destin ! Les orques sont partout ! Sans protection qui plus est ? Sans Legolas ? Sans Aragorn ?
-Les hobbits peuvent s'avérer des êtres exceptionnels. Ne les sous-estimez pas.
-Dame Galadriel ! Ils auront besoin d'aide ! s'enflamma Tauriel.
L'Eldar s'approcha encore et posa sa main diaphane sur l'épaule de son invitée.
-Je ressens toute votre fougue et votre frustration Tauriel. Je sais que tout ce qui vous importe est de combattre le Mal. C'est notre but aussi. Le mien, celui de Mithrandir, d'Elrond et même celui de Thranduil quoi que vous en pensiez.
-Le roi Thranduil ne m'écoute pas. Il s'enferme dans son palais et reste sourds aux suppliques de ses voisins. Le roi Thrain, le roi Brand… Ils implorent son aide. Le pouvoir de Sauron gagne du terrain au Nord. Les orques seront bientôt aux portes de Mirkwood et il ne le voit même pas ! Notre peuple est aussi en danger tout comme ceux de la Terre du Milieu ! Et je suis là, impuissante !
Galadriel soupira et sembla soudain écrasée de lassitude. Tauriel, instinctivement, se permit se poser sa main sur le bras de l'Eldar.
-Dame Galadriel, quelque chose ne va pas ?
La princesse elfe lança un regard inquiet vers Tauriel.
-Une intuition cette fois. Un cri de guerre dans mon esprit. Je pense que l'armée de Saroumane a lancé l'assaut.
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Gouffre de Helm
Legolas s'en voulait. Il n'aurait jamais dû perdre son sang-froid dans l'armurerie. Il n'avait pas peur de mourir. Il était simplement en colère. Voir tous ces pauvres gens acculés dans la forteresse avec de si faibles chances de réchapper à la mort avant le lever du jour avait eu raison de sa retenue habituelle.
-Tout comme vous, cette situation me met hors de moi, mon ami.
Le prince se retourna pour se retrouver face à Gimli, debout dans l'embrasure de la porte. Legolas était en train de confectionner les lots de flèches pour les archers. Il baissa les yeux au sol pour éviter de croiser le regard du nain.
-Mais Aragorn a raison, nous devons garder la tête froide et faire face à leurs côtés.
-Dit le personnage le plus irascible que je connaisse…répliqua Legolas avec un sourire triste.
Il n'y avait aucune animosité dans la voix de l'elfe et Gimli se mit à sourire à son tour.
-Je ne suis pas irascible. J'ai du caractère ! rétorqua-t-il de sa voix rocailleuse.
Legolas leva enfin les yeux vers le nain et acquiesça de la tête.
-Je suis navré d'avoir réagi ainsi. C'était inapproprié. Je vais aller parler à Aragorn.
-Finissons cela avant, proposa Gimli en désignant les bottes de flèches posées sur la grande table devant l'elfe.
Les deux amis se remirent au travail. Ils restèrent silencieux pendant un long moment.
-A notre arrivée ici, Aragorn, Théoden et moi sommes allés voir l'entrée des cavernes étincelantes. Les hommes les considèrent comme des « trous où se réfugier en temps de guerre » ! Mais ces souterrains sont exceptionnels. La lumière des cristaux y est enchanteresse. J'aurais tellement aimé explorer cet endroit en d'autres circonstances…
-Les nains et leur passion du monde souterrain…soupira Legolas avec amusement.
-Quand nous aurons remporté cette bataille je retournerais les explorer, déclara Gimli avec conviction.
Legolas et lui échangèrent alors un regard de connivence. C'était si étrange. L'elfe n'aurait jamais cru se lier d'amitié avec un nain. Car il s'agissait bien d'amitié. Leurs perpétuelles joutes verbales ne trompaient personnes. Ces deux-là s'appréciaient. Et malgré les rancœurs ancestrales existant entre leurs deux races, l'adversité et la lutte commune pour le salut de la Terre du Milieu avait effacé les rivalités et les siècles de haine : ne restait que deux compagnons d'armes et à présent frères de cœur.
-J'espère que mon peuple poursuivra la lutte et parviendra à vaincre l'ennemi si je tombe aujourd'hui, souffla Legolas, le regard soudain perdu dans le vide. Et si nous parvenons à nous en tirer tout à l'heure et à éliminer le Mal, je vous promets de me joindre à vous pour explorer ces cavernes étincelantes.
Gimli sentit sa gorge se serrer mais ne laissa nullement paraitre son trouble.
-Votre père ne laissera pas Sauron l'emporter si facilement, déclara-t-il, comme pour mettre un peu plus de baume au cœur de son compagnon. Dame Galadriel, Celeborn et le seigneur Elrond pourront compter sur l'aide de Gandalf pour le vaincre définitivement. J'en suis persuadé. Et mon peuple aussi se battra jusqu'à la mort si il le faut. Mais je suis confiant. Frodon et Sam réussiront à détruire l'anneau et Sauron sera anéanti pour de bon.
Legolas leva ses yeux d'azur vers le ciel tandis que Gimli le dévisageait d'un air curieux.
-Vous me semblez troublé mon ami. Et j'ai le sentiment bizarre que cela n'est pas seulement dû au fait que nous nous apprêtons à affronter des milliers d'Uruk-Hais prêts à nous tailler en pièces.
L'elfe soupira. Il alla chercher son arc pour en vérifier à présent la courbure et la tension.
-J'aurais juste…commença-t-il avant d'hésiter à continuer.
Gimli s'approcha de lui. Les bruits de pas des soldats se rendant sur les remparts parvinrent jusqu'à eux. Dehors, le brouhaha prenait de l'ampleur. Le moment fatidique se rapprochait inexorablement. Legolas se décida finalement à avouer ce qui le contrariait.
-J'aurais juste voulu revoir quelqu'un de très cher à mon cœur avant de…
Gimli ne put masquer son étonnement. Legolas Vertefeuille, prince de Mirkwood était en train de lui faire des confidences. Qui l'eut cru ? Le nain prit une profonde inspiration avant de répondre.
-Serais-je indiscret de demander de qui il s'agit ?
Legolas se mit à sourire. Gimli ne put s'empêcher de l'imiter.
-Elle s'appelle Tauriel, avoua finalement l'elfe.
-Oh, oh, oh…s'exclama alors le nain, ce qui fit immédiatement regretter au prince d'avoir pu baisser sa garde ne serait-ce que quelques instants. Et qui est donc cette dame elfe dont vous ne nous avez jamais parlé et qui a su visiblement ravir votre coeur?
Le regard de Legolas se voila mais il demeura silencieux. Gimli n'insista pas. La voix de Théoden résonna au loin. Il invectivait ses soldats à se presser et ses paroles furent suivies par le bruit de métal des armures et des épées cognant contre les boucliers.
-Aucune dame naine ne m'attend à Erebor, fit le nain en se saisissant de sa hache, posée sur la table. Mais je compte bien rendre mes ancêtres fiers de moi ce soir !
Sur ces mots, il donna une tape dans le dos de l'elfe avant de rejoindre la sortie.
OoooooooooooO
Il se mit à pleuvoir. Haldir se tenait aux côtés de Legolas sur le rempart principal. Les armures dorées des archers elfes scintillaient à la lueur des flammes des torches. Chaque éclair déchirant le ciel illuminait quelques secondes l'immense armée noire de Saroumane marquée de la main blanche. Les Uruk-Hais avançaient vers eux de leurs pas lourds martelant le sol. La voix d'Aragorn s'éleva parmi les soldats, exhortant les elfes dans leur langue maternelle à n'avoir aucune pitié pour leurs assaillants. Le cri guttural du commandant Uruk commanda l'arrêt de ses troupes et les créatures hideuses stoppèrent à quelques dizaines de mètres de la muraille du fort. Legolas pouvait entendre leurs souffles rauques sous leurs heaumes d'acier et ressentir leur soif de chair et de sang. Gimli était à ses côtés.
-Qu'est-ce qui se passe là-bas ! lança le nain en sautillant sur place pour tenter de voir par-dessus le rempart.
-Dois-je tout vous décrire ou vous trouver un marchepied ? ironisa le prince.
Gimli lui lança un regard assassin avant de partir d'un petit rire sincère.
Les lances commencèrent à frapper le sol en cadence. Aragorn tira son épée. Les archers mirent l'ennemi en joue. La bataille était sur le point de commencer.
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Lothlorien- Caras Galadhon :
Tauriel ferma les yeux. Sa poitrine était à présent comme écrasée dans un étau invisible.
-Dame Galadriel, je dois savoir ce qui se passe là-bas, je vous en supplie.
Sa voix n'était que supplique. Son visage n'exprimait plus qu'angoisse et désespoir. L'Eldar s'accrocha à son tour au bras de l'elfe sylvestre. La dame de Lorien partageait son inquiétude. Le doux parfum du jasmin de nuit embaumait à présent la terrasse. Les lucioles incandescentes virevoltaient autour des deux silhouettes longilignes et semblaient les inviter à les suivre alors qu'à présent la nuée aérienne se dirigeait vers les escaliers. Galadriel y vit un signe.
Venez avec moi, murmura-t-elle.
Elle prit Tauriel par la main et l'entraina avec elle à la suite des insectes de lumière.
Elles arrivèrent bientôt en bas d'un escalier de pierre, au centre d'une minuscule clairière au sol recouvert de mousse épaisse. Au milieu des racines d'un grand arbre sombre, coulait une source à l'eau limpide. Au centre de la clairière, un plat circulaire en argent était déposé sur un piédestal aux contours sculptés. Le lierre grimpant finissait d'en orner le pied. Tauriel fut subjuguée par la solennité du lieu. Elle n'osait plus bouger et observa Galadriel saisir une amphore et la remplir avec l'eau de la source. Puis il revint et s'approcha du récipient en argent avant d'y verser le contenu de l'amphore. Elle leva ensuite ses yeux de cristal bleu vers l'elfe sylvestre et tendit la main vers elle.
-Venez mon enfant.
Tauriel hésita un instant puis se décida à approcher et à saisir la main de la dame de Lorien. Toutes deux, côte à côte virent alors la surface sombre et translucide se troubler et apparaître la face hideuse d'un soldat Uruk Hai hurlant et crachant avant de s'élancer vers le fort.
L'elfe sylvestre se sentit comme happée par le miroir. Du moins son esprit. Elle se retrouva au milieu de la bataille mais sans vraiment y être. Elle sentait pourtant toujours le contact de la paume chaude et bienveillante de la dame blanche contre la sienne. L'odeur des soldats de Saroumane lui souleva le cœur. L'odeur de la mort également. Le bruit était assourdissant. Le choc des épées, des blocs de pierre lancés depuis les murailles. La fumée et les cris. Les corps s'amoncelaient devant elle. Elle était au pied du rempart principal et leva les yeux. Elle crut apercevoir une silhouette aux cheveux blonds s'agiter au-dessus d'elle avant de disparaitre.
-Legolas ! ne put-elle s'empêcher de hurler.
Soudain, elle fut tirée en arrière et crut perdre l'équilibre. Lorsqu'elle voulut résister, elle s'aperçut qu'elle était à présent à l'intérieur du fort. Le rempart venait d'être pulvérisé. Un flot continu d'Uruks entrait par la brèche. Le sol était jonché d'hommes et d'elfes morts. Tauriel eut la nausée. Ses jambes ne semblaient plus vouloir lui obéir. Elle leva les yeux vers la forteresse intérieure. Les hommes étaient débordés. Elle entendit les cris de Théoden ordonnant le repli et soudain en regardant vers le haut du rempart, elle aperçut le corps d'un elfe aux cheveux blonds gisant près de l'escalier. Tauriel sentit son cœur s'arrêter de battre. Elle ne pouvait plus bouger, submergée par les hurlements, le chaos et la douleur. La main dans la sienne l'accompagna lorsqu'elle monta l'escalier. Tel un spectre, elle gravit les marches, son corps immatériel traversé par les Uruks qui se ruaient vers les hommes en contrebas. Elle ne pouvait plus respirer. Son esprit était de retour à Ravenhill. Elle revit le corps de Kili étendu au sol. Sa vision se troubla. Les larmes coulèrent sur ses joues. Elle ne pourrait pas supporter de perdre aussi Legolas. Elle avança tout de même, arrivant au niveau supérieur et découvrit le corps sans vie d'Haldir étendu au milieu de plusieurs cadavres de soldats. Elle reprit instantanément une grande goulée d'air. Ses poumons étaient en feu. Elle hoqueta avant de tomber à genou aux pieds de l'elfe de Lorien. Par tous les Eldars, ce n'était pas Legolas. Le soulagement la submergea aussitôt remplacé par le remord d'éprouver un tel sentiment alors qu'un des siens était tombé sous les coups ennemis. Elle n'eut pas le temps de s'apitoyer davantage. Ses oreilles d'elfes perçurent une voix familière. Celle de son prince criant après un certain Gimli plus haut dans la forteresse. Elle aperçut alors Legolas entrer dans le fort suivi par Aragorn. Il était vivant. Son cœur se remit à battre.
Soudain, elle sentit son corps comme aspiré dans un tourbillon luminescent. Elle se sentit défaillir mais la main toujours accrochée à la sienne parvint à lui faire garder son équilibre. Elle ouvrit les yeux et aperçut le plateau d'argent devant elle. La surface de l'eau était redevenue lisse et cristalline. Elle mit quelques secondes à récupérer l'usage de tous ses sens et chercha Galadriel du regard. Elle se mit alors à paniquer en voyant la dame de Lorien, assise sur le sol, le regard perdu dans le vide et le visage livide.
-Galadriel, s'écria Tauriel en se précipitant vers elle.
Tauriel s'agenouilla près de l'Eldar et l'entoura de ses bras.
-Je suis désolée, sanglota alors l'elfe sylvestre. Je suis désolée…Je ne voulais pas…
La dame blanche leva finalement les yeux vers Tauriel et posa la main sur sa joue.
-Les nôtres sont tombés avec bravoure, déclara Galadriel d'une voix dévorée par le chagrin. Je ne vous en veux pas… Votre amour pour Legolas est pur et sincère.
La jeune elfe lui lança un regard perdu.
-Vous l'aimez Tauriel. Et vous le savez.
Tauriel ne put qu'acquiescer de la tête devant l'évidence qui venait de la frapper de plein fouet.
- J'ai confiance en notre bonne étoile. Tout semble sans espoir mais j'ai le sentiment que le combat n'est pas perdu. Nous devons y croire, murmura la dame de Lorien.
Tauriel l'aida à se relever et toutes deux rejoignirent le palais main dans la main.
A suivre…
