Bien… on avance ! xD Je n'ai pas trop su quoi mettre dans la fin du chapitre. Ma main était en congé durant 2 semaines ~ Wow. J'écrivais lentement, y'avait des jours ou j'écrivais d'autres non~ é.è et je le faisais très lentement. Faut savoir : j'étais sur le point de supprimer ma fan-fiction quand j'ai vu que j'avais 2 reviews ! Allons-y ! :v :
Nekoko 3 : Alors là toi ! Ou que je vais je te trouve :v tu es là sur pratiquement toutes les fan-fictions Ereri. Merci pour tes encouragements, ça me fait plaisir. Notre héroine nous représente toutes que nous sommes ! :D nous les magnifiques fujoshis tant détestées mais admirées à la fois T~T ~ Bref, merci pour ta review. Reste fidèle !
Emylou : J'ai lu toutes tes fan-fictions Ereri –à part celle de l'exécuteur–. Je suis bien émue qu'une écrivaine aussi douée que toi me suive. Sinon j'ai changé le point de vue. Je ne suis pas du genre stable sur le PDV donc je ne sais pas si je changerai ou pas ~ Bref, merci pour ta review. Reste fidèle !
INFO : Alors cette fois-ci c'est Yumi qui parle et qui s'adressera à vous. Donc c'est plutôt des phrases comme « Je me lève le matin. C'est très chiant, voyez-vous ! » é.è Bh faut te lever ma chérie ! Bon voilà j'espère que vous avez eu un aperçu ^^'. Aussi je parlerai souvent de la vie personnelle de Yumi ! Donc ne vous attendez pas à ce que tous les chapitres contiennent du Ereri. En tout cas vous serez prévenus par un « Chapitre PERSONNAGE » définition : ce genre de chapitre vous permettra d'en connaître plus sur le personnage seulement, donc Levi et Eren ne seront pas toujours inclus dedans. Je préviens car ça peut être désintéressant pour certains. Le tour est fait ? Oui, enfin je crois ! xD Bonne lecture ~
- La rentrée -
Je me suis toujours demandée : les princesses qui se réveillent le matin dans leurs lits dorés, leurs cheveux parfaitement coiffés et leurs dents brossées. Comment font-elles ? Parce-que merde, on sait tous que les films Disney sont faits pour faire rêver les petites filles mais là ça a atteint un niveau de niaiserie pas possible. Moi, je vois ce genre de scénarios plus comme de la provocation, comme si on me rappelait le fait que ma chevelure ressemble à celle du roi lion pendant toute la journée ou que mes dents sont à la même couleur que les lits de ces princesses, sans oublier ma joue droite qui semble idolâtrer mon oreiller au point d'en copier les ornements.
Bon, tout ça pour dire que je ne suis pas du matin, et dieu seul –en qui je crois- sait compter le nombre de filles qui me disent « Yumi je te jure que t'es trop belle ! C'est vraiment dommage que tu abandonnes ces si beaux cheveux ! » Ou bien « tu m'en donnes un peu ? haha » Eh bien demoiselles, sachez que je ne vois aucun inconvénient d'avoir des cheveux bien entretenus –comme tout le monde- mais j'ai l'impression que la coiffeuse qui s'occupe de moi se dit dans sa tête à chaque fois que je pose un pied dans son salon « oh non pas elle et sa chevelure de 3 kilo ! » d'où sa tête exaspérée et la discrétion dont elle commère de moi avec ses potes. Fin' voilà. Très agréable.
Ma journée commence, et je peux facilement discerner la mélodie de «Dear Agony» qui me sert de réveil. Je la chantonne légèrement tout en me levant de mon lit, au diable saccadé. Je baisse les yeux sur ma pyjama, heureusement que j'ai pensé à enlever mes vêtements hier avant de dormir.. ah, en parlant d'hier : ma mère. Je l'avais complètement oublié, et pas la peine d'essayer de l'ignorer : c'est la rentrée et qui dit rentrée dit ''mère poule''. Je me dirige vers la salle de bain à pas somnolents –au début– , avant que je ne vois l'heure : 7h15 ! Je vais être en retard à ma rentrée ! Mon esprit s'affola tandis que mes jambes passèrent en quatrième vitesse à la salle de bain ou je blança une bonne quantité d'eau glacée sur mon visage.
Je ne rechigne même pas : je sais que c'est le seul moyen de me réveiller. Je me dépêche d'aller à la cuisine ou ma mère me montre d'un hochement de tête le tiroir ou elle a fourré ma boisson matinale depuis maintenant 8 ans –candy choco, mon amour !- Parce-que oui c'est connu, le matin je ne peux même pas sentir l'odeur nauséeuse du lait chaud.. Elle est trop lourde pour mes narines qui viennent à peine d'émerger, par contre le soir, là je peux boire 3 tasses de café au lait ! Je l'empoigne rapidement avant d'aller dans ma chambre. Tant pis je vais la boire dehors, à force mon entourage s'est habitué à me voir marcher avec.
J'ouvre mon armoire et rapidement, je prends un jeans-slim noir troué au niveau de la cuisse droite, un t-shirt noir et simple marqué par le mot « GEEK » écrit en gros caractères blancs. Je ne suis pas ce genre de filles qui bloquent en arrivant face à leur armoire –soi-disant trop remplie–, mon armoire regorge de vêtements noirs ou blancs pour sortir. Le reste des habits aux couleurs féminines et variées, c'est uniquement pour la maison. Hors de question de sortir avec un pull marqué dessus des conneries sorties tout droit du « fabuleux monde des bisounours et des barbie girls ».
Bien, maintenant c'est l'heure d'affronter le boss final : mes cheveux. Autant dire qu'ils remportent toujours la bataille. Je me poste fièrement devant le miroir du couloir qui reflète un regard ridiculement déterminé, ma brosse à cheveux empoignée soigneusement dans ma main droite telle une arme de guerre.
De ma main libre, je détache mes cheveux –une tâche difficile vu que mon ''chouchou'' a décidé de faire ses adieux– avant de sauvagement laisser traîner la brosse dessus. Je couinai de douleur, mais continua quand même jusqu'à laisser le chouchou retrouver ma chevelure en coup-de-cheval basse. J'ai abandonné en fin de compte.. Pas le temps de prendre ma revanche, autant se ridiculiser. Mes cheveux sont une vraie création du diable..
J'enfile mes chaussures, de banales baskets Nike entièrement blanches. J'aime paraître la plus neutre possible, sans avoir quatre-mille nuances de couleurs sur mes vêtements. J'accrochai la lanière droite de mon cartable sur mon épaule, laissant l'autre suspendue. Je cria un dernier : « J'y vais man' ! » , et alors que je vais franchir le seuil de la porte –pour la deuxième fois depuis le début des vacances–, ma mère cria : « Yumi, attends ! » . Merde ! Ne me dîtes pas qu'elle va m'accompagner ? Bon, la seule solution possible : fuir. Je claque bruyamment la porte en descendant hâtivement les escaliers faiblement éclairés de l'immeuble. Qu'elle aille se faire- . Oh non, j'ai oublié mon petit-déjeuner ! Comment ai-je pu ignorer cette désagréable sensation de sécheresse dans ma gorge ? Avant même que je ne puisse monter, un autre claquement de porte se fit entendre et des pas longeant à tout rapidité les escaliers m'interpellèrent de l'arrivée de ma mère. Misère.
Ses yeux étaient révulsés vers moi. Elle était encore en robe de chambre, c'est déjà ça.
- Je t'ai demandé de m'attendre, non ?!
- Hmpf. Donne, de toute façon tu ne vas pas sortir dehors dans une tenue pareille.
Elle ne put répliquer : j'arrachai la boisson de sa main –comme elle l'avait fait hier avec le plateau de cuisine– et repartit dans les escaliers. Suis-je enfin libre, chers gens ? Puis-je enfin respirer l'air de ma cité en toute tranquillité ? Apparemment oui.
Ce fut d'un enthousiasme mal-dissimulé qu'un sourire étira mes lèvres tandis que je marchais dans la rue vers mon école. Je rencontrerai pas mal de gens dans la rue, c'est déjà ça. Et si je re - verrai mes deux princes ? Un souffle d'impatience brisa la barrière de mes lèvres. Les magasins et même les voitures regorgeaient des milliers d'écoliers qui apparaissaient progressivement, sortant de partout. Il devait être encore tôt. Je reportai instantanément mon regard sur les filles habillées tout en rose se dirigeant vers le lycée en papotant bruyamment. Un soupir d'exaspération m'échappa. Etaient-elles sérieuses ? on n'est pas au primaire, bordel de merde.
– Regardez-moi ça ! Yumi, toujours aussi garçon manqué ?
Une voix arrogante vite suivie d'un rire aiguë et enfantin m'interpellèrent, et je pu reconnaitre sans le moindre effort Lucie et Marie, deux filles à la petite taille que je connais depuis maintenant 4 ans. Ces deux- là étaient mes ennemies – jalousie et embrouilles de gamines – mais on s'est rapidement entendues au bout de ma dernière année au collège. Malgré le fait que je doute sincèrement de leur amitié, elles m'aident parfois.
– Tiens Lucie ! Comment vas-tu ?
– Tiens Lucie niagniagna.. Imita-elle en affichant une grimace de pure conne qui me fit rire. Elle est ou la bise, connasse ?
– Elle est dans ton cul, ferme là. Dis-je en me penchant vers elle à fin de lui faire deux bisous sur chacune de ses joues. Je fis de même pour Marie qui me lança un « Wesh » auquel je répondis par un clin d'œil.
Le reste du trajet se passa en rigolade, bobards sur nos programmes de vacances.. ect. Lucie les a passés chez ses ses grands-parents à la mer, alors que Marie a gaspillé son temps à la compagne. Moi, je leur ai simplement dit que je suis partie rendre visite à mon père –mes parents étant divorcés– ce qui était totalement faux : mon père ne cherche plus de mes nouvelles depuis maintenant deux ou trois ans, ne donnant même plus les frais de divorce. Je le hais à un point inimaginable, et le simple fait de l'entendre dire ses « oh ma chérie tu m'as manquée ! » remplis de niaiserie me repousse. De toute façon, il y a pas de wifi chez lui alors.. il peut toujours compter sur moi pour jouer avec ses deux filles !
Arrivée au lycée, je ne fus pas surprise de trouver des couples amoureux dés le début de l'année, des filles habillées en robes – on aurait dit une soirée ! –, leurs cheveux naturellement lissés et leurs dents magnifiquement blanches entrain de mâcher un chwin-gum ! –bref, qui finira sous la table–. De loin, les garçons faisaient rage. Mes yeux se mirent prés-ce que automatiquement à chercher Levi et Eren dans toute cette foule.. Ou sont-ils, bordel de merde ? Peut-être qu'ils ne sont pas dans la même classe que moi ?! Ou pire même ! Ils ont changé de lycée ?! Une angoisse sans précédant forma un joli nœud dans mon ventre, tandis que je portais mes ongles vers ma bouche à fin de les ronger nerveusement.
- Oi, gamine !
Mon dieu. Mon cœur s'est arrêté à cet instant même. Je me retournai brusquement pour la deuxième fois dans cette matinée, cherchant le destinataire de ce « Oi » si caractéristique et je n'eus pas à chercher longtemps. Levi Ackerman était devant moi, plus classe que jamais, plus séduisant que jamais. Il portait une chemise blanche impeccablement propre avec de légères tâches noires surplombée par son éternel ''bavoir'' blanc, ainsi qu'un jean noir et simple moulant ses hanches. Ses chaussures étaient des Adidas noires, et juste dans son poignet gauche brillait une montre avec l'emblème des ailes de la liberté à l'effigie du groupe No Name.
Je détachai mes yeux de ce mec au corps d'Apollon, à fin de voir juste à ses côtés, un ange. Excusez-moi je voulais dire : mon bébé, Eren Jaeger. Il était habillé d'un simple jean-slim beige, un t-shirt blanc marqué dessus « Fuck you » –J'accepte, fuck me– et des baskets noirs.
- T'as finis ta contemplation ? Tch.
J'hocha de la tête telle une tarée incapable de parler avant de me pousser, ne faisant même pas attention à la connerie que j'ai faite –je viens d'approuver que je le contemplais– . Il esquissa un rictus moqueur, poursuivant son chemin sous les commères des ''pucelles en chaleur'' tout autour de lui. Elles me dérangent. Ils sont déjà en couple ! ils n'ont en rien à foutre de vous toutes ! Pensais-je intérieurement.
Les deux bombes s'avancèrent parmi la foule telle de réels mannequins, encaissant avec désintérêt les compliments des filles et les regards jaloux des garçons. Dans ma tête, le refrain de« You can leave your hat on » passait inévitablement comme correspondant à cette scène et un pouffe de rire franchit sans permission la barrière de mes lèvres. La cloche sonna et les grandes portes en acier s'ouvrirent dans un grincement familier et aussitôt tout le monde se bouscula tel un troupeau de moutons affolé. J'ai dû patienter dix minutes pour entrer au même moment que mes fantasmes chéris, souhaitant absolument connaître s'ils étaient avec moi dans la même classe.
Tout le monde se rua vers un petit bout de papier accroché près de la salle d'accueil, ou pendait une sorte de liste ou le prénom et nom de famille de chaque élève était inscrit, avec la classe convenue. Mes orbes oculaires se mirent à bouger dans tout les sens, essayant de se frayer un chemin entre ces bras suspendus qui cachaient le précieux bout de papier.
Bon sang ! Certains gens baladaient librement leur index sur la feuille comme si on était au primaire – la fameuse méthode du « je mets mon doigt sur le paragraphe que je lis pour suivre » – .Après quinze longues minutes de recherche, je trouvai enfin : ''Yumi Kairi'', classe°1. Comme au collège quoi.. Bien maintenant mes deux bébés ! Je ne fouillai pas longtemps. Un « YOUHOU ! » s'échappa de ma bouche, tandis que je levai mon poing droit au ciel comme si j'avais gagné une guerre, m'attirant ainsi des regards interrogatifs. Je m'excusai brièvement, courbant mon dos en passant une main devant ma bouche dont la rangée de dents inférieures paraissait, ne faisant qu'empirer mon cas. J'me tire..
Je rejoignis ce qui semblait être la cour. Plutôt spacieuse pour accueillir plus de 400 élèves… au moins on n'aura pas à se rouler dessus comme des poules en chaleur. J'avançais élégamment –un peu de bonne impression !– cherchant du coin de l'œil mes amies. Ma recherche fut interrompue par un coup de poing plutôt violent sur ma tête, et je dus me retenir de lâcher une injure –ce qui nuirai fortement à ma réputation, hein, n'est-ce pas maman ?–. Je me retournai, et dû retenir un soupir : Bien, je vous présente Marco, un beau garçon aux yeux noisettes et cheveux noirs. Tiens, ou sont passées ses lunettes ? Fin bref. Ce jeune homme à première vue accueillant et gentil, est amoureux de moi.
Oui, vous avez bien entendu. Amoureux de moi. Il se trouve que moi, Yumi Kiari, la fille négligente vis-à-vis de son apparence et m'en-foutiste a des fans. Hé oui, comme l'a dit Antoine Daniel : « Qu'importe ce que vous ferez, même si c'est de la pure merde, vous aurez toujours un public à vous supportez ». Une vraie devise, enfin, j'ai reformulé la phrase à mon propre style parce-que je l'ai oublié. Bref, que vous dire ? Ce garçon est un vrai pot-d'colle. Au collège je le fréquentais très souvent et je lui parlais toujours, mais après une minute de réflexion intense j'en suis venue à la conclusion que : Non. Je ne veux pas de ce genre de relations car comprenez moi, 80% de mes problèmes sont à l'origine de ce mec. J'ai toujours eu des menaces comme quoi : « tu fais ça ou je dis à ta mère que tu SORS avec ce garçon ». Bien, d'accord… parce-que moi comme une conne, je suis allée raconter à tout le monde la nature complexée de ma mère. Fin' .Comme l'a dit François Hollande : « Le changement, c'est maintenant ! » je crois ?
– T'es toujours tête en l'air à ce que je vois. Dit-il en souriant, moqueur mais toujours aussi franc.
Bizarrement, qu'importe la merde dans laquelle me fout ce garçon je ne peux pas me résigner à le détester et même si j'essaye de l'ignorer ça ne tient pas plus qu'une semaine. Son sourire fait partie de mon quotidien, son rire est si grave… et si silencieux à la fois. Une vraie mélodie. Beaucoup de gens dans ma classe nous ''shippe'', mais maintenant on est au lycée, avec de nouveaux gens, une nouvelle classe, de nouveaux professeurs. Un nouveau monde s'offre à nous pour oublier le passé et recommencer une vie neuve. De profiter pleinement de notre adolescence, ce que je compte faire !
– Ferme là, t'es saoulant Marco. Même au lycée tu ne m'as pas lâchée… t'es sérieux ?
– Je suis partout, haha ! Et je suis bien résigné à te faire craquer cette année, m'avait-il lancé avec un clin d'œil qui eut l'effet escompté.
Je suis énervée. Je ne veux pas retourner dans la spirale du collège et les problèmes avec lui, ne veut-il pas comprendre que je veux une nouvelle vie loin de la drague ?! De toutes ces putains de choses à la con ? Je veux vivre librement, n'être dépendante de personne et n'appartenir à personne. Je veux passer cette année à étudier –plus au moins sérieusement–, à profiter du temps que j'avais perdu avec lui à pleurer au lieu de faire des choses meilleures, comme surveiller Levi et Eren par exemple! Car malgré le fait qu'une partie de mon cœur ne peut le renier, ne peut supporter l'éloignement, l'autre majorité me hurle de répondre. Oui, de communiquer ce que je pense de lui et une bonne fois pour toute ! Toute cette histoire, tout ce cirque dont j'étais le clown ! Je n'en veux plus, je n'en peux plus.
– Bien, tu vas m'écouter maintenant ! Dis-je sur un ton effrayant et ferme, tellement que je ne me reconnus pas moi-même. Je suis très sérieuse : lâche-moi la grappe. (Il haussa un sourcil) Au collège, tu me causais de gros problèmes, d'immenses même et à chaque fois tu te barrais comme un con. Y'avait que moi pour affronter la haine de ces filles jalouses de toi. Merde ! Je n'appelle pas ça de l'amour. Tu vas toute de suite arrêter de te prendre pour le chef car je suis indépendante, ce qui veut clairement dire sors de ma putain d'vie Marco.
J'avais haussé la voix, un peu trop même vu la dizaine de gens qui s'étaient regroupés autour de nous. Parmi eux, je reconnus aisément Levi et Eren qui avaient l'air plus qu'intéressés à cette ridicule querelle digne d'un couple. Bordel… mes yeux me pique, ça sens pas bon putain ! Yumi, toi qui s'est promit de rester forte et de ne jamais pleurer devant quelqu'un – encore moins devant une foule de personnes–, ou est donc passée cette promesse ? Je me retirai au plus vite, sans rien écouter de plus. Je me retournai néanmoins pour voir l'effet que mes phrases eurent sur lui. Il avait l'air perdu, choqué, mais toujours avec cette tête de con comme si c'était une blague. Putain ! Ce n'est qu'un égoïste ! Et bordel je viens d'me payer la honte devant la moitié du lycée. Bien, ma rentrée promettait d'être mouvementée et ça c'est sans compter cette fichue peur que quelqu'un aille vendre la mèche à ma mère.
Je m'étais refugiée derrière un mur, bras et jambes croisés, réfléchissant intensément à la connerie que je viens de faire. Des bruits de pas s'approchèrent progressivement de moi. Merde, si c'est encore lui je n'hésiterai pas à agir physiquement ! Mais contre toute attente…
– Oi gamine, qu'est-ce que t'as à la fin ?
Levi. La honte… le rouge me monta inévitablement aux joues quand je vis la silhouette d'Eren l'accompagner. Merde ! Foutues hormones de Fujoshi, calmez-vous ! Rien ne se passe, il l'accompagne c'est tout ! J'oubliai aussitôt mon malaise et répondis :
– Je… ce n'est rien. Juste le fait que Marco m'a énervé.
– Tsk. Tu te laisses guider par le binoclard à la tête d'intello ?
Oh. Merde. Il venait de l'insulter. Mon fantasme ultime venait d'insulter Marco. N'importe qui pouvait deviner sans problèmes mes pensées à ce moment « Si il le déteste je le détesterai aussi, parole de Kairi ! ». Eren m'offrit un simple sourire compatissant que je lui rendis et pendant un brin de seconde, je crus voir Levi hausser un sourcil en regardant vers la direction de son compagnon. PUTAIN ! Serait-il jaloux ?! Hein ?! Pourquoi je ne peux pas lire à l'intérieur de leurs pensées ! Mon visage était entièrement rouge d'une excitation que je ne cherchais plus à dissimuler, tandis qu'un sourire-fou semblable à celui de ma professeur de sciences –Hanji Zoe– étira stupidement mes lèvres. Encore, j'en veux encore putain ! Allez je ne sais pas discutez ensemble faîtes n'importe quoi !
– Gamine, t'es bizarre. Pourquoi tu nous regarde comme si on faisait partie des sept merveilles ?
Parce-que vous l'êtes.
– Ah, excusez-moi c'est juste que…
– Yumi, m'interpella Eren. Ca te dit de roder avec nous dans la cour ?
Mon dieu ! OUI OUI OUI. Roder avec son OTP putain…
– Si Levi est d'accord, pourquoi pas.
Je l'ai dis sur un ton de « fleur bleue », histoire de se perfectionner un peu devant ses deux principaux fantasmes.
Je passai le reste de mon temps avec eux. Contrairement à ce que je pensais, ils ne parlaient pas de foot ou de ces trucs habituels de mecs. Ils avaient cette fâcheuse manie de parler d'un tout et d'un rien, de trouver du drôle dans du sinistre, de partager des banalités qui engendraient des chamailles, des altercations plutôt marrantes semblables à celles d'un couple. La familiarité dont ils faisaient preuve était prés-ce que déconcertante, donnant l'air qu'ils étaient des amis de très longue date. Des confidents, des frères. Levi semblait s'ouvrir un peu plus à son monde en compagnie du brun, et pour cela Eren l'aidait. Il suffisait simplement de les observer comme je le faisais, même discrètement depuis un banc dans un parc pour conclure cette cause qui les maintenaient ensemble.
Moi dans tout ça restais silencieuse. Pourtant, un sourire prés-ce que bête étirait mes lèvres. Ce duo est… juste trop génial. Je ne regrette pas de les shipper. Je ne regrette rien. Les élèves avaient arrêté de donner leurs coups d'oeils sur moi après la fameuse dispute avant que la cloche sonne, annonçant le début des cours. Je les remerciai avant de rejoindre mes amies que je n'avais pas prit le temps de saluer. D'une simple interaction avec eux, tout semblait rentrer dans l'ordre. Un simple mot, une banale intention pour que je ravale mes larmes de fragilité, pour que j'oublie les problèmes qui me menaçaient dès le début de l'année.
Putain ce que je dis là est trop beau ! Digne d'une prochaine fan-fiction que j'écrirai. Je ne suis pas très connue sur internet –mes écrits ne dépassant pas les 200 vues– mais heureusement, certains gens aiment entendre mes histoires sur deux personnages imaginaires et qui illustrent intimement Levi et Eren ! Seule Sarah était au courant. Elle n'est pas spécialement fan de Yaoi, encore moins de Levi et Eren mais elle supporte ma cause, ce qui est déjà assez suffisant.
Les cours passèrent : présentations, présentations, présentations… à ne plus en finir. Chaque professeur nous racontait sa vie, et ne sortait pas sans dire la fameuse phrase « Rappelez-vous ! Vos notes changent, mais la paie qu'on me donne à la fin du mois ne change pas, elle ! » Bien, on a comprit que t'étais un gros bourgeois dictateur qui vient ici pour l'argent, peux-tu maintenant passer cette foutue porte ? Cool. Pour passer le temps, je me suis donc mise à observer mes deux poussins qui étaient assis ensemble tout en ignorant royalement les regards de Marco qui essayait au maximum d'avoir de la pitié. Ne sont-ils pas trop mignons ?
– Yumi…
Allez avouez le !
– Yumi, s'il te plaît…
– Quoi ?! Dis-je prés-ce qu'en criant dans la gueule d'une certaine personne en tournant violemment mes traits énervés, agacée d'être sortie de ma bulle.
– Dis moi ce que t'as…
– J'ai rien Marco, fout moi la paix. On est au lycée, t'es sensé être assez grand pour mettre un terme à tes gamineries du collège. Avais-je répliqué d'un ton parfaitement froid en le coupant, encaissant un regard effondré de sa part. Bien fait pour sa gueule.
La fin des cours arriva rapidement et prés-ce que tout ma classe vint m'harceler de questions : « Y-se passe quoi avec Marco ? » « Alors, vous avez rompu ? » Des questions auquel je répondis par une oreille sourde. L'intéressé passa devant moi telle un squelette inerte et pendant ce court instant, je me sentis froide comme la glace. Comme si rien ne pouvait m'atteindre sur le moment. C'était ainsi, à chaque fois que je lui assénais une réplique froide dans son camp il affichait cette tête de déterré alors que je suis sûre et certaine qu'il rigole avec ses potes dans le quartier ! On ne se fie pas aux apparences.
Généralement, il fait ce genre de cirque pour que je vienne lui demander pardon. Bien, si il croit ça, il peut se fourrer le doigt dans l'œil jusqu'aux profondeurs de l'anus. Il a gâché ma rentrée, que demander de plus ? Il m'a humilié et m'a donné une semi-mauvaise image devant le lycée et il OSE faire ça comme si c'était une chose tout à fait naturelle de demander pardon à la victime.
Avec tout le respect que je te dois mais..
Marco, va te faire foutre. Levi et Eren, j'arrive ! ~
Désolé pour cette fin improbable et pour cette perte de temps ._. La prochaine fois je passerai les détails qui concernent les cours ~ Attendez-vous à du Ereri.. *murmure* et une fan-fiction de 20 chapitres. *tousse* Hum hum !
PS : Le Marco dans cette fan-fiction n'est pas celui dans SNK :v. Merci d'avoir lu ! À la prochaine~ (à dans quelque semaines xD !)
