Bon je crois que j'ai déjà répondu aux reviews et présenté Yumi Kairi avec plus de détails pour qu'il n y'ai plus de barrières entre vous et le personnage !

Lemon = scènes érotiques dans une fan-fiction.

Maintenant, Go :


« Levi descendit progressivement le pantalon d'Eren. Le membre dressé de son amant devant lui l'appelait au secours et sa position luxurieuse n'aidait en rien. Il s'approcha de l'objet de sa convoitise avant de le gober sans plus de cérémonies, arrachant un cri de plaisir au brun qui écarta les jambes face à ce doux supplice. Le ténébreux se contentait de balader ses lèvres sur le trophée puis entrer sa langue dans la petite fente, faisant durer la torture au jeune homme sous lui qui n'attendait qu'une prochaine visite de son membre à l'intérieur de ses parois serrées… »

Seul le bruit répétitif des touches de mon clavier osait violer le silence prés-ce que religieux qui régnait sur ma chambre. Pendant que certains préparent leurs livres scolaires, d'autres –moi– sont trop préoccupés à rédiger des fan-fictions érotiques gay. Je relis mon paragraphe pour la onzième fois, sans chercher à étouffer mes petits cris habituels de fan-girl. Bien-sur, je ne vais pas publier l'histoire avec les noms de Levi et Eren ! Je satisfais juste ma petite personne fujoshi cachée dans les profondeurs sombres de mon âme pour remplacer plus tard les noms. Pourtant ça serait si bien s'ils faisaient ça… Pas le temps ! Tandis que mon imagination farfelue me guide sur le ''bon'' chemin, mes doigts obéissent et se contentent de taper bruyamment et avec un peu trop de force les touches de mon clavier de peur de laisser le peu d'inspiration que j'ai maintenant fuir. Je suis si habituée à rester sur mon PC que je ne prends plus la peine de regarder toute cette compilation d'alphabets et de chiffres, mes yeux seulement fixés sur l'écran de mon ordinateur qui affiche un sacré pavé de Lemon*.

En fait j'ai eu la foutue idée d'écrire un récit charnel parce-que j'ai réellement rêvé d'eux cette nuit. La dose de fan-fictions Yaoi que j'ai ingurgité hier n'aidait en rien visiblement… j'arrêtai d'écrire pendant un moment, réfléchissant un peu au foutu sens de ma vie. D'une poignée ferme, je pris le téléphone dans ma poche à fin d'envoyer un message à Sarah : Bah oui, c'est ça la réponse.

« Tu m'manques wesh, tu n'donnes plus d'nouvelles. Appelle, salope »

Un soupir m'échappa. Bien-sur que Sarah ne pouvait pas appeler. Elle est à peu près dans la même situation familiale que moi : Selon ce qu'elle m'a raconté, ses parents sont tout le temps en constante dispute et lui confisquent SON portable pendant la rentrée. Elle n'y a accès que le week-end et les jours fériés, et encore faut-il qu'elle se cache pour ne pas se faire réprimander voir même frapper par son père. Que dire… que j'ai des amis tout aussi dépressifs que moi ? Elle me manque cruellement, j'espère qu'elle prendra la peine de jeter un coup d'œil sur son phone.

«- Yumi !

Bien, je crois que je commence à en avoir marre de la voix de ma mère. Je suis occupée à écrire des fan-fictions érotiques sur mes deux amours, un peu de respect! Tu ne peux pas la mettre en veilleuse pendant 3 secondes ? N'importe qui dirai que tu idolâtres ta fille vu le nombre de fois que tu m'interpelles par jour. Un second soupir s'évada de ma bouche et je fus contrainte d'enregistrer le petit bout que j'ai écris. Tant pis, j'aurai tout le temps pendant la soirée, enfin cela dépend de mon niveau d'inspiration qui augmente une fois par mois. J'adore l'écriture. Ca me permet de m'évader, d'écrire librement mes ressentis et les partager avec les gens. C'est mieux que de tenir un journal intime : Pff, franchement qui croirai en une connerie pareille ? Ecrire tes conquêtes amoureuses sur un cahier que ta mère retrouvera plus tard pour te donner une bonne fessée. La technique idéale pour un masochiste, ce que je ne suis pas. Je préfère être Seke, contrôleur et contrôlé.

– Quoi ?! Dis-je sur le même ton qu'elle (en hurlant). Plus on est, plus on est fous !

– Tu veux manger quoi pour ce soir ?!

Enfin, un peu de dignité de la part de ma mère !

– Spaghettis !

– T'as dis quoi ?!

… La chose que je déteste le plus au monde est cella. Eh bien, très chère maman, sache que mes cordes vocales ne sont pas faites en acier pour crier éternellement à tes oreilles sourdes.

- DES SPAGHETTIS !

Mon cri aurait pu résonner dans tout l'immeuble si ce n'est le peu de retenue que j'ai préservé dans ma voix –crier le mot « Spaghettis » comme si c'était son amour éternel n'est pas très évident aux voisins–. J'espère qu'à ce rythme là, elle a clairement entendu.

– Pas la peine de crier !

Bien. Self-control, ou te caches-tu ?! Pas la peine d'être surpris, chers gens : C'est ma mère et qui dit ''La mère de Yumi'' dit ''tout est possible !''. Ca me rappelle la fois ou elle a cuisiné des saucisses et qu'on a invité mon grand-père chez nous et pour rigoler il a volé ma part. Là, j'ai crié comme une conne : « Donne ou j'te gobe la saucisse ! » … Je n'oublierai jamais le regard débordant de sous-entendus qu'il m'a lancé, ni le fait que j'ai explosé de rire à la minute-même. Là j'ai compris que même les vieux de 70 ans étaient les bienvenus à Porno-Land.

Bon, jetons un coup d'œil sur Facebook : 1 nouveau message. Quelle solitude pour 73 amis… bon, ouvrons la boîte ! Un message d'Enzo, un mec de ma classe. Apparemment il m'a envoyé une photo de son nouveau chien :

«J'ai adopté un chien aujourd'hui ! Regarde comment il adore jouer avec sa queue ! Il aime aussi quand je la lui masse parce qu'elle frissonne en se pointant en l'air, haha ! Je t'invite pour le voir un jour ? »

Que dire. J'ai instantanément explosé de rire telle une demeurée pendant 15 bonnes minutes. Bordel ! Enzo est un mec normal et au fond, je sais qu'il n'insinuait rien mais sa phrase était juste… trop épique. L'innocence dont il a déballé ce chef d'œuvre est sûrement la chose qui a manqué de m'achever. Je tenais douloureusement mon ventre tandis que j'essayais de reprendre mon souffle –tâche difficile vu qu'à chaque fois que ce message me faisais face, je repartais en un deuxième fou-rire –. Putain ! Ca mérite un screen tout ça. J'envoyai cette découverte à ma meilleure amie et quelques potes pervers. J'espère juste qu'on ne va pas me lâcher des ''Vu ''. Merde, je déteste ce mot ! C'est… Vexant, humiliant ! On dirait que le créateur de Facebook l'a fait exprès pour nous faire rager : « Ouais t'as vu, hum hum. T'es une sous-merde sans amis, ma p'tite ! »

Je m'ennuie ferme dans la maison. Allez, pourquoi ne pas aller regarder un peu de tutoriels pour apprendre à dessiner ? Je sais que c'est de la pure merde, mais je veux absolument apprendre à manier un crayon. J'ai toujours rêver de dessiner Levi et Eren ensemble et je ne peux pas me fier à l'une de mes copines, ça serait un geste assez cafteur de demander à dessiner deux mecs dans une position assez chelou , puis je me vois mal demander : « Bon voilà, j'aimerai que tu dessines Levi qui gobe la bite à Eren. Mais oui Levi Ackerman, qui d'autre ! Haha t'es bête toi ! Bien, après… » Impensable. Autant dire que quand je dessine, la tête de mon ''personnage'' ressemble à une noix de coco et sa main à une bite en érection.

Le lendemain, Lucie et Marie étaient en bas de l'immeuble entrain de m'attendre pour aller à cette deuxième journée de cours. Je descendis les escaliers après m'être assurée que j'ai emmené tous les affaires nécessaires. Lucie fut la première à lancer la conversation.

– Wesh Yumi. Toujours avec cette boisson ? Tu ne crois pas qu'elle commence à s'faire démodée ?

– Ca peut t' foutre quoi ? Dis-je en riant

– Regardez-moi ça ! T'as appris à répliquer dis-donc. Continua Marie

– J'vais pas rester noob comme toi, t'as cru quoi.

– Azy, on va être en retard si on s'attarde les filles. Réprimanda Lucie

Pour vous donnez une image plus correcte d'elles, Lucie est de petite taille. Elle a une silhouette élancée et des yeux noirs arrogants ainsi que des cheveux tout aussi corbeau qu'elle attachait en queue-de-cheval haute. Marie est plus petite que Lucie et plus frêle –au point ou beaucoup de professeurs lui ont fait la remarque comme quoi elle avait un problème de croissance–, elle est comme elle : cheveux et yeux noirs mais qui reflètent bienveillance. Malgré leurs ridicules tailles, je n'ose pas les approcher : Les deux sont championnes en réplique –un peu comme Levi quoi– et prés-ce que personne ne les affronte dans ce domaine. Pour elles je suis « la fille hors-sujet qui n'a aucun goût » un surnom qui me va très bien d'ailleurs, issu de mes préférences vestimentaires assez douteuses pour une adolescente –du fait que je m'habille toujours en noir comme si j'étais en deuil–.

Le trajet se passa en discute banale. Les vacances et le lycée n'ont rien changé. On évoquait plusieurs sujets : la gueule de nos nouveaux professeurs, la vie au lycée, Marco. Quand on ne trouve plus de quoi ragoter on jette un coup d'œil sur les gens qui passent devant nous. Bref, on ne reste jamais silencieuses.

Au lycée, je m'autorisai un petit moment solo pour aller voir le camp des garçons qui m'attirait indéniablement. J'aime parler avec eux. Leurs discussions sont loin du monde girly, ils sont beaucoup plus drôles et ouverts d'esprit. Je n'ai qu'un très peu nombre d'amis faisant partie de la gente masculine mais ça ne me dérange pas pour autant. Bien-sur le mot « amis » ici ne veut pas dire : « Je raconte mes problèmes à des mecs », mais plutôt… pour rigoler, voilà. Une simple discussion hilarante.

La cloche sonne et tout le monde se dirige vers les classes. Tiens, Marco a l'air bien posé avec ses potes. Il me zieute d'un œil froid, comme si il croit qu'il allait m'faire de l'effet. Un rire très mesquin s'échappe de ma gorge ce qui attire son attention. Je l'ignore royalement, accentuant le sourire narquois qui demeure sur mes lèvres. Ha les cons, c'est bien de les larguer ! Je m'installai à la place typique d'une intello –juste en face du bureau du prof–. La première heure, j'ai sciences avec l'institutrice Hanji Zoe. Je me remémore son physique : une brune avec des lunettes de scientifique et son regard… son sourire… dignes d'une psychopathe sortie tout droit de l'asile. Elle a l'air très dynamique.

– Bonjouuuuuuur les enfants ! Aujourd'hui j'ai apporté dans ma poche une nouvelle élève ! Entre !

Huh ? Les enfants ? La classe entière afficha un visage décomposé et profondément ennuyé mais moi j'étais trop préoccupé à voir la nouvelle. Marie et Lucie qui sont horizontalement assises d'une table plus loin, me lancèrent un regard interrogé auquel je répondis par un haussement d'épaules : Je ne suis au courant de rien. L'adolescente fit son apparition et la classe se mit aussitôt à siffloter.
Déjà, elle était rousse avec une coupe de cheveux carrée. Son visage au teint légèrement hâlé préservait encore les rondeurs de l'enfance et un sourire bienveillant étirait ses lèvres. Son nez était assez petit, ses yeux agrandis d'une belle couleur noisette. Pas mal la nouvelle… une voix angélique –sa voix– monta dans l'air, déclarant sur un ton timide.

– Bonjour… Je m'appelle Petra Ral. Enchantée de vous connaître.

Elle inclina respectueusement la tête en baladant son regard sur la classe et d'une manière assez étrange, elle s'attarda sur Levi. Je notai la moindre articulation de son visage : ses lèvres rosées étaient entre-ouvertes, son regard plus écarquillé que la normale et ses joues devenir pourpres. Elle… rougissait. Hein ? Pourquoi ? Mon cerveau marchait au ralentit tandis qu'il analysait plus ou moins lentement la situation. Je reportai mon regard sur Levi qui lui rendit un regard neutre mais légèrement plus doux. Se connaissaient-ils ? C'est quoi ce bordel ?

– Mademoiselle Kairi ?

Je tournai précipitamment la tête vers l'institutrice. Elle a manqué d'arracher mon cœur de frousse, bordel ! J'essayai de donner un air au maximum calme avant de répondre.

– Oui ?

– Mademoiselle Ral s'installera à vos côtés, étant donné qu'il y'a une place libre. Veuillez ménager votre cartable de votre côté au lieu de le poser sur la chaise vide.

Putain.


– Yumi, que se passe-t-il ? On dirait que la nouvelle élève te dérange.

– Ouais Enzo, elle me dérange ! Tu veux savoir ça ?

Enzo haussa un sourcil. En même temps c'était compréhensible : comment peut-on détester une personne dont on ne connaît que le nom ? Pourtant c'est la vérité. D'une simple observation j'ai su que cette Petra allait être une menace pour mes futurs projets. La manière dont elle scrutait Levi pendant le cours de sciences a manqué de me pousser à lui coller une baffe. Je repris ma fâcheuse habitude de me ronger les ongles, un tique nerveux mais surtout assez révélateur en lui-même : J'étais jalouse. Extrêmement jalouse et déjà, mon cerveau me diffusait en série les pires scénarios. Bien, on va en avoir le cœur net ! Mes yeux longèrent la cour de récréation à la recherche d'une réponse à toutes mes questions, pas la peine de chercher plus loin : Elle était là, sous mes yeux. Petra Ral me surplombait tandis que j'étais assise sur le vieux banc, me regardant avec toute l'innocence du monde.

– Yumi ça va ? T'en tire une tête. Quelque chose ne va pas ?

C'est toi qui ne va pas.

– Non je n'ai rien ! Mais j'peux t'poser quelques questions ? Je n'serais pas longue, promit !

– Bien sur ! Je n'connais personne alors…

Je me levai de ma place, dépoussiéra mon jean et commença à lentement marcher avec la rousse dans la cour. Parfait. Attaquons la première question, Yumi !

– Tu connais Levi Ackerman ?

Elle tourna ma tête vers moi en souriant. Je faisais très attention à son langage corporel : si ses paroles me trompent, ses gestes la trahiront.

– C'est un ami d'enfance, mon père connaissait son oncle. On est de très bons amis, on va dire ?

Elle rougit. Un sourire étira mes lèvres. Non, pas heureux qui crie « Ils sont mignons ces deux -là ! » avec des petits cœurs partout. Un sourire… cachotier, comme si je cherchais à camoufler ma jalousie derrière ce bref étirement de lèvres. Bien, deuxième question.

– Raconte-moi un peu, j'aime entendre les vieilles histoires !

– D'accord ! On faisait prés-ce que tout ensemble quand on était jeunes. Des fois je venais chez lui pour jouer avec ses marionnettes… d'autres pour se lancer de la neige sur la face, ou même du sable quand on va à la plage ! On se racontait absolument tout sur nos vies. Mon père allait même jusqu'à dire qu'on ferait de parfaits époux (Elle rit nerveusement). Tout ça date de sept ans je crois, après on s'est séparé. On ne s'est revu qu'aujourd'hui.

Chaque mot qu'elle prononçait, chaque geste qu'elle esquissait était un poignard dans le cœur. Je baissai mon regard au sol, essayant d'évacuer la dangereuse vague de tristesse mêlée à une rage sans failles. Je sais que j'aurai probablement mal, mais je dois impérativement lui poser cette question qui me démange les lèvres. Cette question qui approuvera ou désapprouvera mes dires.

– T'étais amoureuse de lui ?

Je suis amoureuse de lui.

Bam. Le coup de grâce. La vague de haine qui cognait avec hargne les parois de mon cœur s'était instantanément calmée, laissant place à un calme troublant. Elle a employé le présent dans sa phrase, signe que ces sentiments tiennent toujours. Tu croyais quoi, Yumi ? Qu'elle allait venir et signer la paix ?

– Bien. Désolée de t'avoir saoûler. J'vais rejoindre mes copines !

J'essayais au maximum de contrôler ma voix bloquée par un ballon de foot qui avait prit résidence dans ma gorge. Je marchai rapidement vers les toilettes. Plus que quelques centimètres Yumi... Allez – je cognai violemment dans une personne. Cette collision avait suffit à faire couler les rares larmes que je retenais. Je ne pris même pas la peine de m'excuser ou de voir la personne qui me cria.

– Eh ! Fais attention ou tu vas !

Je balançai de l'eau froide sur mon visage : Toute cette histoire méritait une rude réflexion, et sûrement pas dans les toilettes. Je savais que Levi ne m'appartenait pas et que je n'avais prés-ce que pas le droit d'être jalouse –n'importe qui m'aurait prit pour sa petite-amie– mais que dire ? Cette salope de Petra vient me déballer de telles conneries avec son ton de fleur bleue à la con ! Pourtant c'est moi qui lui ai posé ces questions. La vérité était dure et inacceptable pour moi : Levi connait Petra depuis le jardin d'enfants et il vient à peine de la revoir. Il voudra passer du temps avec pour se remémorer les anciens souvenirs. Levi ne connait Eren que depuis le collège. Petra gagne sans aucun effort la Battle et bizarrement, cette conclusion hâtive me laisse un goût amer. Même la personne la plus proche de Levi ne ressentirait pas ce que j'ai ressentis.

Les cours se passèrent rapidement. J'étais tête en l'air, comme si j'avais perdu goût à l'instant présent. Petra continuait de zieuter Levi qui, par-dessus le marché, ne protestait pas–d'habitude il lance l'une de ses répliques cinglantes–. Mes espérances tombaient à l'eau au moment ou la cloche sonna. Les élèves commençaient à ranger leurs affaires avant de sortir progressivement de la salle dans un vacarme impossible. J'étais la dernière avec Levi et Eren et Petra, enfouissant tranquillement ma trousse bleu dans mon sac. Je voulais surtout connaitre la suite des événements et guetter Petra.

Pourquoi n'ai-je pas fais vite ? À ce moment, la scène la plus improbable, la plus WTF, la plus blessante passa sous mes yeux, tel des images dont j'étais la spectatrice VIP :

Petra s'avance doucement, prés-ce que timidement vers Levi à fin de lui demander :

– On rentre ensemble, Levi ? On a tant de choses à se raconter !

Levi tourne son regard vers elle. Pas avec cette expression faciale constamment ennuyée mais avec un regard… neutre, banale. Il ne doute même pas et répond sans rechigner :

– D'accord.

Eren arrive et pose une main sur l'épaule de Levi dont le regard se durcit soudainement, comme à l'accoutumée.

– Je vous accompagne ?

Bien maintenant très chers spectateurs vient la réponse la moins probable du monde. Préparez vos oreilles, apprenez de mes erreurs parce-que les miennes, elles, n'étaient pas prêtes à écouter ce qu'a dit Levi. Ni mon cœur qui a encaissé avec un énorme dégoût sa réplique.

– Peux-tu arrêter de me suivre partout, morveux ? Tsk.

À ce moment là, tous les restants dans cette salle affichent un regard surpris, intrigué même : C'était bien la première fois en quatre ans, que Levi repoussait Eren. Jamais il ne l'avait fait et encore moins pour une fille. D'habitude, il n'avait même pas le besoin de lui rappeler qu'il pouvait l'accompagner. Levi et Eren faisaient tout ensemble et là, avec l'arrivée de cette fucking rousse, il lui parle comme si c'était son chien. Les yeux verts d'Eren semblent fusiller indirectement ceux de Levi comme si ils lui transmettaient intimement « Comment oses-tu dire ça ? ».

– Arrête de me regarder avec ces yeux de chien battu. Viens Petra.

Petra qui faisait jusqu'là une soi-disant moue effondrée, semblait reprendre des couleurs à la dernière phrase de Levi. Aussitôt elle prit sa main dans la sienne en le trainant hors de la classe. Il ne rechigne même pas quant à la propreté de sa main, me laissant moi et Eren dans la salle. Bien, vous connaissez l'étrange « bruit du silence » qu'on entend dans les films Western quand les deux cowboys se font face ? Exactement. Même une statue aurait paru plus vivante que nos visages à cet instant ! J'étais tout aussi chamboulée qu'Eren, et dans un vain espoir de rattraper la situation je lança ma main :

– Eren, attends !

Il se retourne vers moi, son beau regard aux multiples nuances quasiment éteint.

– Désolé mais je dois y-aller. Merci Yumi, ne t'inquiète pas.

Il m'adressa le sourire le plus faux du monde, avant de sortir de la pièce telle un vampire qui n'a pas pu récolter son festin pour cette nuit. Moi, je suis restée droite comme un I, tandis qu'une seule question. Un seul mot rodait sans cesse dans ma tête :

Pourquoi ?


Bien, avant de déguerpir en courant je tiens à informer que je suis désolée si tout cela paraît un peu précipité ! xD mais comprenez : je ne peux pas faire venir Petra pendant la moitié de l'année, ça serait trop illogique v et puis je ne voudrais pas que mes chapitres se passent ainsi : «Des tentatives vaines de Yumi pour mettre Levi et Eren en couple en les emprisonnant dans la classe ».

À mon avis il faut faire éclater un problème entre eux pour après renforcer leurs relations ! :D les chapitres à l'eau de rose ne viendront qu'à la fin de la fan-fiction ~ rappelez-vous : ça peut arriver à tout le monde, c'est mieux que de les mettre ensemble dès le début de l'année puis foutre de la merde dans le reste des chapitres. ._. Voili voulou ~ Beuezouiiillleees.

Lâchez des reviews ou je vous mange ! é.è