Enfin la discussion tant attendue entre Legolas et Tauriel...Vous me direz, après 14 chapitres, il était temps! Bonne lecture! Pour info, ce chapitre justifie un peu le rating T choisi pour cette histoire ;-))) Et merci encore à tous ceux qui laissent des reviews! J'essaie de répondre à tout le monde mais impossible de le faire pour les guests, alors je le fais ici! Merci !

Troisième Age- août 3019 :

Minas Tirith :

-Même après toutes ces années vous arrivez toujours à me surprendre, sourit Legolas en désignant de la main la tenue de Tauriel.

La femme elfe leva les yeux au ciel, amusée.

-Vous savez très bien que porter ces vêtements est une torture pour moi, répondit-elle avec un petit rire.

-Je sais, l'imita Legolas.

Puis les rires laissèrent place aux bruits de la fête en contrebas. Tauriel tentait de masquer sa nervosité en tortillant les pendants de la cordelette dorée qui ornait sa taille. Cela n'avait pas échappé à Legolas. Le prince laissa encore quelques minutes à la femme elfe pour trouver le courage de relancer la conversation.

-Le roi Aragorn m'a raconté votre périple avec la communauté de l'anneau. Votre père ne vous l'a peut-être pas dit mais, j'ai voulu vous rejoindre. Hélas, je vous ai manqué de peu en Lorien.

-Il me l'a dit.

Tauriel hocha la tête.

-Aragorn m'a aussi parlé de votre ami Gimli. Fils de Gloin ?

-Oui, soupira Legolas. Qui l'eut cru n'est-ce pas ?

Il n'avait pas manqué la pointe d'étonnement dans le ton de Tauriel. Evidemment. Il n'avait jamais caché son mépris pour le peuple nain alors qu'il vivait à Mirkwood. Il sentait le regard de la femme elfe posé sur lui alors qu'il se forçait toujours à fixer le sol.

-Vous avez…changé, lâcha-t-elle sans préambule. Nous avons changé tous les deux.

-En effet, rétorqua-t-il avant de se détourner une nouvelle fois pour observer la plaine déserte qui s'étendait au-delà de la place.

Une nouvelle mélodie parvint jusqu'à eux. Il semblait même que plusieurs Rohirrims s'étaient mis à chanter. Tauriel se décida à avancer jusqu'au balcon. Elle posa ses mains à plat sur la rambarde de pierre et son regard se perdit lui aussi vers l'horizon. Un nouveau silence s'installa entre les deux elfes. Effectivement, tout était si différent à présent. Legolas repensa à l'époque où Tauriel et lui se taquinaient lors de leurs parties de chasse, où ils se parlaient sans détour et avec franchise, où ils riaient ensemble tout en arpentant les sentiers de la forêt noire. Comme il aurait souhaité remonter le temps…

-Je me rends compte que je ne vous ai jamais remercié de m'avoir sauvé la vie, à Ravenhill.

Ce fut comme si les paroles de Tauriel venaient subitement de le priver d'oxygène. Pourquoi fallait-il qu'elle reparle de ce passé-là… La bataille des cinq armées…Ravenhill.

-Si vous n'aviez pas tué Bolg ce jour-là...

Si je l'avais tué à Lacville, elle serait auprès de son grand amour, Kili, en ce moment… pensa Legolas.

Il ne voulait pas reparler de cela. Il n'avait ni la force ni l'envie de se torturer à nouveau en repensant à ce jour funeste où il avait réalisé que l'amour de Tauriel pour ce nain était plus fort que tout.

-Vous avez sauvé la mienne tant de fois... Ainsi que celle de mon père au péril de la vôtre il y a de cela quelques mois, répondit-il en espérant détourner la conversation.

Tauriel hocha la tête.

-Thranduil m'a informée que vous étiez passé à Mirkwood durant ma convalescence.

-En effet, acquiesça le prince.

Et vous murmuriez le nom de Kili dans votre sommeil

La douleur revint par vagues brûlantes. Il ne s'en sortirait donc jamais. Il n'avait plus le courage de lutter. Il devait partir, échapper à cette souffrance qu'il éprouvait à présent à chaque fois que Tauriel se tenait près de lui, qu'il la voyait sourire, discuter avec un autre…

-Je… Si c'est cela tout ce que vous vouliez me dire, je crois que je vais retourner dans ma chambre, veuillez m'excuser.

Tauriel fut tellement prise au dépourvu, qu'elle eut à peine le temps de réagir aux paroles de Legolas. Le prince disparaissait déjà dans l'escalier alors qu'elle restait là, figée, la bouche ouverte et à court de mots.

OooooO

La femme elfe claqua la porte de sa chambre derrière elle. Ses mains tremblaient et elle se mit à arpenter à présent la pièce de long en large. Il fallait qu'elle bouge, qu'elle expulse toute cette frustration qui l'étouffait presque en cet instant précis.

Mais qu'est-ce qu'elle pouvait être stupide ! Comment avait-elle pu croire que tout allait s'arranger avec Legolas en un claquement de doigts ! Elle avait été incapable de lui avouer quoi que ce soit ce soir. Il lui semblait que le prince n'avait même pas envie d'écouter le moindre mot sortant de sa bouche, puisqu'il avait fui comme si elle était atteinte d'une maladie contagieuse dès qu'elle avait daigné s'approcher de lui. La détestait-il vraiment à présent ?

Elle lui avait brisé le cœur. Elle n'arriverait jamais à réparer cela. Sa rage se reporta à présent sur le bustier brodé qui enserrait sa poitrine. Elle avait l'impression de ne plus pouvoir respirer. Elle devait ôter cette robe immédiatement. Elle enleva sa tiare et la déposa sur sa petite coiffeuse près de son lit. Puis elle entreprit de délasser sa robe avec brusquerie avant de prendre quelques secondes pour se calmer. Elle ferma les yeux et parvint à maitriser sa respiration avant de continuer à se déshabiller. La robe tomba sur le sol et elle la ramassa pour la déposer sur un des sièges de la chambre. Elle pivota ensuite pour apercevoir le reflet de son corps nu dans le miroir sur pied face à elle. Elle se posa quelques instants et se contempla. Elle avait envie de disparaitre pour faire cesser cette sensation de chaos qui brulait dans sa poitrine, mélange de colère, de remords et de déception. Elle détourna finalement les yeux et se dirigea vers le lit où était déposée une longue chemise de nuit fluide de soie beige à fines bretelles. Sa tenue pour dormir. Elle l'enfila et défit le lit pour se glisser entre les draps. Allongée sur le dos, elle se mit à fixer le plafond. Impossible de se calmer. Sa main gauche battait une cadence imaginaire sur le matelas tandis que son autre main était en train de tordre le tissu de coton de l'autre côté du lit.

Stupide ! Stupide !

Elle changea de tactique et se força à penser à Eowyn et Faramir. Le couple avait quitté la fête peu avant la fin pour rejoindre ses appartements. Leur bonheur avait irradié toute l'assemblée ce soir. Se remémorer le visage de ses amis si heureux arracha à Tauriel un petit sourire inespéré. Mais le répit fut de courte durée. Ils étaient heureux, oui. Arwen et Aragorn étaient heureux. Belwen et Aerandir étaient heureux.

Elle sentit le trou dans sa poitrine se creuser un peu plus. Elle détestait ce qu'elle était en train de ressentir. Etait-ce de l'envie ? De la jalousie ? De la mélancolie ? Un peu des trois ?

Non. Ce n'était pas elle. Elle n'était pas comme ça. Elle avait besoin de se vider l'esprit. Elle se releva brusquement et sauta de son lit. Elle passa déshabillé assorti à sa tunique. Puis, elle attrapa son arc et son carquois avant de sortir de la chambre.

OooooO

La flèche alla se planter au cœur de la cible pour la troisième fois d'affilée. Au fur et à mesure que Tauriel décochait, c'est comme si chaque projectile emportait un lambeau de rage avec lui et elle sentait diminuer petit à petit la boule en fusion qui occupait l'intérieur de sa poitrine. Elle saisit un nouveau missile, arma son bras, visa et tira.

-Je vois que je ne suis pas la seule à souffrir d'insomnies.

L'elfe à la chevelure de feu sursauta. Il était rare qu'on parvienne à la surprendre de la sorte. Elle abaissa aussitôt son arc pour faire face à l'intruse.

-Dame Eruvande.

Tauriel haussa les sourcils à la vue de l'elfe blonde toujours vêtue de sa sublime robe bleue.

La lumière de la pleine lune éclairait la petite cour comme en plein jour. L'elfe sylvestre n'avait même pas pris la peine d'allumer les flambeaux. Cela rajoutait un petit défi supplémentaire à sa séance d'entrainement improvisée.

-Nous sommes au milieu de la nuit et la fête est terminée depuis longtemps. Vous n'êtes pas couchée ? demanda Tauriel, un peu déstabilisée par la présence de l'Eldar.

Eruvande s'approcha d'elle pour ne s'arrêter qu'à quelques pas.

-J'aime observer les étoiles et respirer l'air nocturne au calme. J'aime aussi profiter d'un peu de solitude quelquefois.

Tauriel ne savait plus trop quoi faire à présent. Comme la visiteuse restait debout à l'observer, elle hésitait entre continuer à martyriser sa pauvre cible ou poser son arc pour discuter.

-Et vous, vous avez décidé de vous entrainer au tir en pleine nuit ?

-Oui je… Je n'arrive pas à dormir. J'ai besoin de…

-De vous défouler. Ce n'était pas vraiment une question. Eruvande lui souriait à présent avec bienveillance.

Tauriel acquiesça d'un signe de tête avant d'armer à nouveau son bras.

-Il est fou amoureux de vous, vous le savez, n'est-ce pas ?

Cette fois, la flèche passa un bon mètre au-dessus de la cible et se perdit dans les fourrés.

Tauriel se retourna brusquement.

-Je vous demande pardon ? balbutia-t-elle alors qu'Eruvande prenait place sur le petit banc de pierre derrière elle.

-Le prince Legolas. Il est follement amoureux de vous.

L'elfe sylvestre se figea. Elle dévisagea l'Eldar avec circonspection, ne sachant trop que répondre.

-Et à la façon dont vous le regardez, je suppose que vous aussi vous éprouvez la même chose.

Eruvande se mit à sourire devant la mine stupéfaite de Tauriel. Son mutisme persistant amusait l'Eldar et elle en profita pour continuer.

-Vous savez, le roi Thranduil avait pensé nous marier fut un temps. Il a renoncé. Je comprends pourquoi.

Tauriel parvint subitement à retrouver l'usage de la parole.

-Non, Thranduil n'était pas d'accord pour que je…Enfin que le prince Legolas me… Enfin…

-Qu'il unisse sa vie à celle d'une elfe sylvestre ? ricana Eruvande. Oui, je m'en doute. Mais que peut-on faire contre le véritable amour ?

Le visage de l'Eldar était calme et serein. Son sourire était apaisant. Tauriel se dirigea lentement vers elle. Elle prit place sur le banc à ses côtés. Ses mains tremblaient toujours. Elle n'était pas parvenue à évacuer encore toute sa frustration. Et les paroles d'Eruvande lui rappelaient à quel point la situation était ironique. Tauriel leva les yeux vers le ciel étoilé et soupira. Elle ne savait pas pourquoi mais elle sentait que parler avec la femme elfe pourrait lui apporter un peu de réconfort.

-Je ne mérite pas quelqu'un comme Legolas, souffla-t-elle.

-Qui vous a dit cela ? Thranduil ?

-Moi je le dis. Je l'ai fait souffrir en tombant amoureuse d'un autre. J'ai perdu Kili et j'ai fermé mon cœur, enterré mes sentiments pendant si longtemps. J'ai même oublié que Legolas avait été un jour mon premier…

Tauriel marqua une pause. Elle n'avait jamais avoué cela à personne. Alors pourquoi ce soir en parler si librement avec une inconnue ? L'elfe sylvestre serra les poings. Elle détestait tellement se sentir faible et démunie. Elle ne voulait plus de cela.

Elle se releva et se dirigea à nouveau vers la cible mais la voix d'Eruvande brisa son élan. Le ton était bizarrement plus froid et tranchant. Tauriel fut surprise par ce soudain changement.

-Et donc vous renoncez. Vous n'allez même pas lui dire ce que vous ressentez et vous allez le laisser se morfondre jusqu'à la fin des temps. A moins que vous ne soyez finalement qu'un froussarde. Thranduil avait donc sûrement raison. Vous n'êtes pas digne de lui.

Les paroles de l'Eldar ranimèrent brusquement la boule en fusion. Tauriel pivota et lança un regard enflammé à Eruvande, assise tranquillement dans le clair de lune. Etait-ce un sourire dédaigneux à présent placardé sur son visage ? Tauriel fut un instant déstabilisée. Comment avait-elle pu ne serait-ce qu'un instant envisager de se confier à cette femme ?

-Comment osez-vous ? lâcha-t-elle en revenant vers elle précipitamment, son arc toujours à la main.

Mais le sourire dédaigneux n'en était pas un. Eruvande la regardait avec intensité et ses traits n'affichaient que compassion et sagesse. L'elfe sylvestre laissa tomber son arme à terre. Les paroles de l'Eldar avaient eu l'effet escompté : les derniers pans de l'armure invisible de Tauriel rejoignaient à présent l'arc à ses pieds. La brise nocturne caressa son visage et la soie de sa chemise de nuit se plaqua contre sa peau. Une larme se mit à couler le long de sa joue sans qu'elle ne puisse l'empêcher.

Eruvande leva le menton en direction du palais.

-Sa chambre est au deuxième étage, troisième porte à droite. On l'aperçoit d'ici. Comme vous le voyez, il y a de la lumière. A croire que tout le monde souffre d'insomnie cette nuit.

OooooO

Tauriel se tenait debout devant la chambre de Legolas. Un rai de lumière filtrait depuis l'intérieur à ses pieds. Son cœur semblait vouloir jaillir hors de sa poitrine. Elle inspira profondément avant de lever le bras pour frapper. Tout son corps vibrait. Elle n'avait pas vraiment réfléchi à ce qu'elle allait dire. En fait, tout était plutôt emmêlé dans son esprit. Elle entendit des pas se diriger vers la porte puis plus rien. Elle comprit que Legolas avait deviné que c'était elle. A présent, il hésitait. Tauriel sentit son courage s'évaporer lentement. Puis soudain la porte s'ouvrit et le prince se tint devant elle, le visage fermé. Sans y avoir été invitée, elle passa devant lui pour rejoindre le centre de la pièce.

-Mais entrez, je vous en prie, ironisa Legolas en refermant lentement la porte avant de se retourner pour lui faire face.

Tauriel leva furtivement les yeux vers lui. Il avait retiré sa tunique verte pour ne conserver que sa chemise à demi-ouverte. La femme elfe tentait de se concentrer sur son visage et non pas sur les lignes de son torse parfait. Elle ne devait pas flancher maintenant. Elle venait tout juste de faire irruption sans prévenir, dans la chambre de son prince, vêtue d'un simple tenue pour dormir, au beau milieu de la nuit. Legolas se mit à la détailler de la tête aux pieds et quand ses yeux d'azur vinrent se reposer sur les siens, elle eut l'impression que son corps allait s'embraser dans la seconde. Contre toute attente, son cerveau se remit en marche automatiquement.

-Je dois vous parler, déclara-t-elle d'un ton qu'elle voulut ferme et sans appel.

Pour seule réponse, Legolas fit deux pas vers elle sans cesser de la fixer. Elle ne pouvait plus faire marche arrière.

- Vous vous êtes enfui tout à l'heure avant que j'ai eu le temps de vous dire ce que j'avais sur le cœur, déclara-t-elle en serrant les poings.

Le prince soupira en levant désormais les yeux au ciel. La conversation reprenait une tournure qui lui déplaisait.

-Je n'ai pas envie de revenir sur le passé et d'entendre à nouveau vos excuses. Je vous ai déjà dit que je comprenais que…

-Non vous ne comprenez pas ! le coupa la femme elfe.

Legolas la dévisagea alors avec circonspection. Tauriel semblait à présent furieuse et s'était mise à faire les cents pas devant le lit.

-J'ai voulu vous rejoindre à Caras Galadohn et vous étiez déjà parti pour le Rohan. Et puis Galadriel m'a montré cette nuit atroce au gouffre de Helm grâce à son miroir magique… Cette nuit où j'ai cru vous perdre. Et j'ai su… Mes sentiments pour Kili étaient réels mais il est mort. Je l'ai aimé et je l'ai pleuré. Je croyais que plus rien ne compterait ensuite mais j'avais tort.

Tauriel passait et repassait devant lui en agitant les bras et en paraissant faire la conversation au tapis recouvrant le sol. Legolas restait sans voix en la regardant faire.

-J'avais tort et je ne savais pas que tout au fond de moi, il restait un fragment de lumière. Une étincelle… Celle que vous avez allumée il y a de cela si longtemps…

La gorge du prince se serra. Il était à présent incapable de faire le moindre mouvement. Les mots de Tauriel le transperçaient comme des milliers de poignards.

-Et puis dame Eruvande m'a traitée de froussarde tout à l'heure alors… Je me suis rappelée ce que m'a dit Bard ce jour-là sur ce balcon à Dale et aussi ce que m'a dit votre père après avoir combattu les araignées…

Legolas avait perdu le fil de la discussion. Tout était un peu confus et il se mit à froncer les sourcils tandis que Tauriel continuait son va-et-vient en reprenant à peine son souffle.

-Il suffisait juste de lâcher prise et de l'admettre.

La jeune femme s'arrêta enfin et leva les yeux vers lui.

-Je vous aime, lâcha-t-elle de but en blanc.

En cet instant précis, la cité entière aurait très bien pu s'écrouler sur Legolas. Le temps se figea. Les murs de sa chambre n'existaient plus. Tauriel venait de plonger son regard de jade dans le sien et tout ce qu'elle venait de dire se reflétait dans ses yeux.

-Je vous aime, répéta-t-elle en souriant et Legolas comprit enfin.

Sans hésiter une seule seconde de plus, il s'élança vers elle et posa ses mains de chaque côté de son visage. Il sentit la peau de la femme elfe frissonner sous ses doigts. Il avait attendu ce moment depuis si longtemps qu'il lui semblait à présent qu'il était en train de rêver. Il se pencha vers elle et captura ses lèvres. Et ce fut comme un raz de marée qui l'emportait. La douceur de sa bouche le rendit instantanément ivre. Tauriel posa une main sur sa poitrine et tout son corps s'électrisa. Les bras du prince descendirent pour l'enlacer. La peau des deux elfes étaient en fusion. Leurs langues commencèrent à se caresser avec volupté et tendresse. Legolas aurait voulu se fondre en elle en cet instant. Ils durent bientôt se séparer pour reprendre leur souffle. Le fils de Thranduil aperçut alors une larme couler le long de la joue de Tauriel qu'il s'empressa d'essuyer du pouce. Mais la jeune femme elfe souriait.

-Je vous aime aussi, murmura-t-il avant de gouter ses lèvres à nouveau.

Il avait l'impression qu'il ne pourrait plus jamais s'en passer. Tauriel passa ses deux bras autour de son cou et se colla littéralement contre lui. Seul le fin tissu de soie les séparait à présent. C'était trop. Ils devaient ralentir, reprendre leurs esprits. Mais Tauriel en avait décidé autrement. Toujours blottie contre lui, elle pivota et plaqua une main sur son dos. Elle sentit les muscles de Legolas se tendre et l'elfe soupira contre sa bouche.

-Tauriel…

Elle ne voulait rien entendre. Elle recula vers le lit en l'entrainant avec elle. Quand ses jambes touchèrent le matelas, elle relâcha son étreinte et d'un mouvement d'épaule, elle se sépara de son déshabillé qui tomba sur le sol. Legolas ne parvenait pas à détacher ses yeux d'elle. Il pouvait presque entendre les battements de son cœur et sentir palpiter ses seins parfaits sous l'étoffe couleur crème. Sans plus aucune pudeur, Tauriel fit glisser les bretelles de sa chemise de nuit et le vêtement rejoignit le reste de sa tenue à ses pieds.

Elle était éblouissante. Sa beauté irradiait dans toute la pièce. Legolas se dévêtit à son tour et vint appuyer son front contre celui de Tauriel en fermant les yeux. Leurs souffles se mêlèrent tandis qu'il se remit à caresser ses épaules pour descendre ensuite le long de ses bras. La peau de la femme elfe était aussi douce qu'il se l'était imaginée. Leurs doigts s'entrelacèrent et quand Tauriel recula pour s'asseoir puis s'allonger sur le lit, Legolas n'eut d'autre choix que de la suivre.

Son corps recouvrit le sien et ils ne firent plus qu'un. Leurs cœurs fusionnèrent tandis que les étoiles commencèrent à veiller sur les deux âmes-sœurs, le prince et la fille de feu.