VOTRE ATTENTION S'IL VOUS PLAIT, LA MOITIE DE CE CHAPITRE SERA UN « CHAPITRE PERSONNAGE »
Définition : Raconte la vie du OC pour vous permettre de la/le connaitre un peu plus :v ! Le personnage parle de ses problèmes familiales en quelque sorte . Je préviens car pour certains ça peut être ennuyant, enfin je ne sais pas !
Nekoko 3 : qui n'a pas commenté sur l'un des chapitres (le chapitre 7 intitulé « Renvoi ») ce qui est considéré comme sacrilège ! JE VAIS TE MANGER! « Oh non, la prophétie du titan YK s'est réalisée ! '0' ». Non plus sérieusement moi aussi je mérite d'être emprisonnée et mangée puis cuite à p'tit feu, presque une semaine sans poster et c'est seulement maintenant en ce 26/07 à 19 :02 que je vais commencer à écrire. T~T
MRScarpoute : J'espère que ton nom passera ainsi :v Levi n'aime pas Eren ?! Mais comment peut-on être aussi con ?! '0' si Levi a joué des sentiments de Petra ET a déclaré être jaloux parce-que Erinouchou passait du temps avec Mikasa, je te laisse deviner la réponse ~ :v
Emylou : Je ne te cache pas que moi-même j'ai faillis craquer plusieurs fois face à ma mère. Tout s'éclaire avec le temps ~ :v
Lin Konasa : Yumi n'a pas exactement tout foiré et sinon, ça m'arrive aussi de croire à mes propres mensonges ! ~:v
TMVioletta : Il ne s'en fout pas, il a très bien entendu comprit le mot « je t'aime » enfoui discrètement dans le monologue d'Eren gnihihihi. ~ :v
PAIRING : Un léger Marco x Yumi, toujours pas de Eren x Levi en vue mais ça évolue xD ! *rime*
Bonne lecture !
Pas la peine de se poser des questions sur son existence, ni sur comment papa et maman font pour avoir des gosses, ou encore pourquoi les gosses sortent plus précisément du cul ou il y'a toute sorte de merde, pourquoi leurs têtes ne sont pas couvertes de caca car tout ceci est complètement enfantin et irréel. Le sens de la vie se résume en ma situation actuelle : Je suis dans la merde. Mon secret universel dont ma vie dépend est en danger et je ne sais toujours pas comment expliquer à Levi ET Eren la connerie que j'ai dite. Leur dire que je les shippe depuis le collège ? Risqué. En espérant juste que mes jambes ne me lâcheront pas au moment ou l'un des deux décidera de me tuer. Quand bien même, mourir sous les mains de son OTP qui va peut-être bientôt se réaliser, quelle magnifique fin glorieuse pour une vie chiante comme la mienne !
« J'attends, morveuse »
Concentres-toi, bon sang ! Il attend une réponse qui ne lui plaira pas surement et là, il faut que j'appelle à mon esprit caché d'actrice– qui est caché car il n'a justement jamais existé–.
«Je trouve que… »
Que ? Les mots s'arrêtent ici. Mon cerveau m'abandonne à cet instant et décide d'annuler toute mise à jour d'informations pouvant me sortir de ce beau merdier.
« Yumi, tu es sûre que ça va ?... »
Eren, et si tu faisais appel à ta grande gentillesse pour une fois ? Je suffoque, ce n'est pas possible. Et si mes espérances étaient infondées ? Et si Levi n'était pas bisexuel, même pire, serait homophobe ? Déjà, pourquoi je me bourre le cerveau de telles questions. C'est facile à dire, facile à sortir, c'est sur le bout de ta langue alors crache le morceau Yumi ! 1 , 2 , 3… Maintenant !
« Je trouve que formez un beau couple »
Bon ça, c'est fait. J'aurai avoué à tout le monde que je salis ma robe à chaque fois que j'ai mes règles, que je laisse la porte des toilettes ouverte la nuit car j'ai peur, que j'ai frappé ma mère. J'aurai avoué n'importe quoi, tout mais pas ça. Jetons un coup d'œil sur leurs réactions. Déjà, celle d'Eren ne m'étonne même pas : visage complètement rouge, lui-même entrain de guetter la réaction de son ami. D'ailleurs, c'est l'heure de tester si le terme ''ami'' tiendra éternellement ou pas. Je tourne mon regard vers Levi qui, pour la première, laisse exprimer une sorte d'étonnement vu ses orbes oculaires qui ont considérablement rétrécit au milieu de ce regard surprit. Il reprit vite son masque de froideur.
« Tsk, quelles conneries… »
C'est quoi le fuck dans cette réplique. Il essaye de changer de sujet ou il est tout simplement un gros connard déambulant sur pattes ? Car la deuxième supposition me semble plus logique que ses paroles. Mon esprit ne veut pas renoncer et la dernière trace d'hésitation qui bloquait ma bouche s'envole.
« Arrête de nier ! Tu te mens à toi-même et tu fais du mal à Eren et ce que tu as fait de Petra et Mikasa en est la preuve ! »
« Pourquoi je ferais du mal au morveux ? »
Bug cérébrale.
« Attends… t'as quand même pas dit ça, j'espère ? Est-ce que t'as écouté au moins la déclaration qu'il t'a fait il y'a même pas dix minutes ou t'as juste joué l'oreille sourde ? »
« Soigne ton langage gamine et vire moi ce mauvais regard, sinon je t'envoie à la morgue sans passer par la case hôpital. En matière de sentiments c'est sûrement toi qui merde le plus.»
Attends, attends. Quoi ?! De quoi parle-il ? Il m'attaque ou c'est comment ?
« Moi quand j'aime une personne, j'assume complètement mes sentiments pour elle, pas comme toi ! Et puis je ne vois pas pourquoi-… »
« Tss, je comprends mieux pourquoi Marco a arrêté de te courir après. »
Deuxième bug cérébrale. Il continua.
« Ne parle pas de quelque chose dont tu es la première fautive. »
Il me laissa ainsi, quittant la cour. Le pire pour moi –qui est figée comme une statue– était d'admettre que d'un côté il avait certes tort –vu que je me suis réconciliée avec lui– mais que de l'autre je ne peux pas lui reprocher le fait de ne pas prendre en compte les sentiments d'Eren alors que moi-même je le fais avec Marco, même pire. Je cherchais seulement à arranger la situation entre lui et Eren et voilà qu'il me sort Marco pour m'embrouiller. Bien, bravo Levi !
Qu'est-ce que j'ai fait à part le rejeter continuellement pendant ces trois ans ? Profiter de la moindre embrouille pour l'ignorer ? Peut-être que c'est l'occasion pour moi de remettre en question mes sentiments enfouis que je refuse de croire vis-à-vis du brun.
Putain, je suis perdue.
« Bye-bye Yumi, à dans une semaine ! »
« Bye Enzo, prends soin de toi! »
Enzo est vraiment adorable. Alors qu'il secoue énergiquement sa main à la fin des cours, je lui réponds de même avec un sourire. C'est l'un des rares garçons qui m'ont souhaité au-revoir. Je n'ai pas revu Eren et Levi de toute l'après-midi, vu qu'ils discutaient ensemble pendant la période des cours. Enfin, le terme ''discuter'' n'est pas vraiment approprié vu qu'ils s'aboyaient carrément dessus jusqu'à la fin de l'heure. D'ailleurs, Marco aussi n'a pas fait son apparition depuis l'incident qui s'est passé toute à l'heure, désignant qu'il était quasi-absent aux cours et qu'il participait rarement, contrairement à moi qui essayait de sauver la mauvaise image que j'ai commencé à me donner auprès des nouveaux instituteurs.
Pendant tout le chemin je rencontrai plusieurs gens des classes voisines qui étaient au courant de mon renvoi. Ils semblaient… satisfaits et je ne cherchais même pas à cacher l'évident malaise qui m'a prit à ce moment en passant entre eux. Des mots très gentils et très encourageants fusaient d'ici et là-bas sur le buzz que j'ai causé. Heureusement que Marie et Lucie étaient là pour me soutenir, restant à mes côtés jusqu'à la fin du trajet ou on a fait nos adieux, avec la promesse de tout se raconter une fois que je serai de retour –Bh bien-sur, l'amitié ça sert à ragoter !–.
Alors que j'allais emprunter la direction de chez moi dans la plus grande sérénité –ou pas–, je fus interrompue une seconde fois par un cri.
« Yumi, attends ! »
Je me retournai brusquement à l'entente de cette voix. Marco. Et merde ! J'avais subis assez de moments gênants aujourd'hui et je regrette déjà la connerie que j'ai faite avant le début des cours.
« Oui ? »
Paraitre naturelle, exactement. J'ai beau dire à tout le monde que Marco ne me fait aucun effet, je reste une très vilaine menteuse. Il ne me procure pas ces fameux papillons au ventre dont on entend parler dans les films à l'eau de rose, qu'on lit dans les romans harlequins car ça c'est c'était au début de notre relation –soit au collège– mais plutôt cette sensation de timidité soudaine, de besoin de l'écouter et c'est pour ça que je n'arrive toujours pas à mettre le point définitif sur l'émotion exacte que je ressens pour lui –amour, amitié ou fraternité ?–.
Il s'approcha de plusieurs enjambées hésitantes alors que j'haussai un sourcil, comme pour lui rappeler la distance personnelle qu'il devait garder. Pourtant, il continua à s'avancer jusqu'à me prendre brusquement dans ses bras. Le rouge me monta rapidement aux joues tandis que ma cage thoracique essayait de résister contre mon cœur affolé. L'euphorie était montée d'un coup dans l'air et je n'ai pas su comment stopper ce magnifique papillonnement dans mon ventre jusqu'à ce que je me souvienne que… je suis juste à côté de chez moi et que ma mère risque de me voir ! Cette réalisation a fait l'effet d'un calmant sur mon cerveau : je le repoussai presque immédiatement en lui souriant bizarrement, avant de filer en quatrième vitesse sans regarder sa réaction. Bordel… pour un adieu ''mouvementé et chaleureux'' il ne s'est pas loupé le p'tit Marco! Mon visage semble avoir prit un coup de soleil. Etait-ce un remerciement pour toute à l'heure ? Je ne sais pas et je ne veux pas y-penser maintenant.
Bon, pense à tes problèmes actuels Yumi : tu es devant la porte de ta maison. Enfin, pas exactement TA maison mais celle de ta mère qui était anciennement celle de ton père qu'il a laissé pour vous. D'accord je m'embrouille ! Quel est le problème de rentrer chez-soi ? Aucun, à part le fait qu'on a souvent du mal à frapper à la porte après avoir réalisé –après tous ces moments de bonheur– qu'on a giflé sa mère il n'y a même pas deux petits heures. Je sens d'ici la répugnante odeur des embrouilles qui vont commencer.
Je donnai trois coups secs sur la planche en bois… bien, peut-être qu'elle est énervée et qu'elle a décidé de m'enfermer dehors comme une vulgaire chienne ? Je ne serai même pas étonnée si c'était le cas. Mes pensées furent coupées par le grincement insoupçonné de la porte et je retins mon souffle en m'avançant à l'intérieur. L'air devint soudainement plus pesant tandis que ma mère refermait la porte. Elle se tourna vers moi, les bras croisés sur sa poitrine et le menton relevé comme dans l'attente muette d'une explication.
« Tu n'as rien à m'dire ? »
Ouch, ça commence. N'oublie pas Yumi, résister au pêché de la gourmandise-… euh pardon, de pleurer !
« Je n'ai rien à t'dire.»
Pause.
« Le déjeuner est prêt ? J'ai faim »
« Je ne sais pas, va voir toi-même »
J'adore –pas dans le sens exact du terme– quand ma mère parle comme ça. Je trouve ça ironique, surtout pour une femme de quarante-deux ans (42) qui veut tenir tête à une adolescente qui ne fait même pas la moitié de son âge. On était toutes les deux étrangement calmes, aussi froides qu'un verre d'eau fraîchement sortit du congélateur. Tiens, en parlant d'eau ! J'ai soif alors autant en profiter pour filer loin de ce couloir. Je me dirigeai vers la cuisine en sifflotant comme si de rien n'était et sortis une bouteille glacée du réfrigérateur dont je bus directement.
« On n'est pas dans un zoo, tu bois dans l'verre »
Putain de merde, elle cherche la baston ? Je finis par refermer la bouteille en la regardant froidement dans les yeux avant de la fourrer dans le frigo, une goutte d'eau fixement collée à mon menton.
« T'es vieille pour ce genre de remarque. Tu cherches à m'intimider mais t'es à court de mots ? »
« Tu la fermes. Non seulement tu frappes ta mère mais tu oses répondre ! »
« Faut voir qui a commencé à parler sans aucun respect ni aucune écoute, on ne t'a donc jamais éduqué les bonnes manières d'écouter avant de l'ouvrir ? »
AAAH Mais qu'est-ce qui m'a prit de dire ça ! Elle me fixe, sidérée par mes dires avant de se mettre à hocher la tête dans un rire très mauvais. Ca n'promet rien d'bon.
« Je t'interdis de me reparler sur ce ton ou je t'accroche à la porte dehors »
« Tes menaces en l'air ? Azy essaye ! »
« Ne me sous-estime pas ! »
« Toi non plus, t'es pas John Cena ni personne. Excuse-moi si tu n'as pas confiance en ta propre fille et que t'écoutes toujours ce que disent les gens »
« Parce-que tu es une menteuse, tu me mens sur tes notes à l'école »
« Mais qui s'en fout des notes à l'école, putain ?! Tu veux t'débarrasser de moi c'est ça ? Autant revenir chez mon père alors ! »
« Vas-y ! Vas te réfugier dans les bras de ton papouné-chéri qui s'en fout royalement de toi ! »
« Lui au moins est compréhensif, pas comme une certaine personne ici ! »
Je claquai bruyamment la porte de ma chambre en la fermant à clefs. Elle commence aussitôt à cogner dessus avec ses poings en m'ordonnant de l'ouvrir. Je criai un dernier « LA FERME ! » en fourrant les écouteurs dans mes oreilles avant de mettre l'une de mes musiques métal préférées en réglant le son à fond. Tant pis si je deviens sourde, si ça m'évitera au moins d'écouter les paroles blessantes de ma mère.
Le lendemain matin les choses sont encore extrêmement tendues. Je prépare déjà mes valises pour aller chez mon père ou je trouverai au moins un peu de repos. J'ai téléchargé le maximum de musique sur mon téléphone et activé la 4G pour survivre pendant ces cinq jours qui promettaient d'êtres longs et chiants. J'ai également vérifié si mes BD et figurines ayant des contacts directs avec le Yaoi étaient bien cachées entre deux matelas. Il ne reste plus qu'à attendre la venue de mon père… quoique mon cerveau ne puisse s'empêcher de faire des flash-back mémorables.
Dans cette histoire, qui a le plus tort ? Moi ou ma mère ? Si je considérais correctement la situation, je me rendrai compte qu'elle avait tous les droits d'être énervée, qu'elle ne va pas sortir les verres et une bouteille de champagne ou simplement ignorer cette nouvelle comme les mamans américaines. Mais il en reste quand même qu'elle n'a pas pesé ses mots. L'intensité de ses paroles m'a fait mal autant que cette claque que je lui ai asséné. En parlant de ça, je n'arrive pas toujours pas à digérer le fait que j'ai frappé ma génitrice… j'esquissai un sourire. Suis-je vraiment prête à partir chez mon père et ses filles chiantes et jalouses avec leur petite maison de 3 carrés, ou de rester ici entre les quatre murs de ma chambre à m'engueuler avec ma mère ?
Je poussai un soupir. Pourquoi les choix sont toujours si difficiles et extrêmes dans ce genre de situations ? Entre l'abstinence de wifi et l'abstinence de calme, quelle est la suggestion la plus tolérable ?
J'attrapai soudainement mon téléphone à mes côtés à fin de composer habilement un certain numéro oublié au fond de mon répertoire. Mon choix est irréversible.
Et vous, entre se séparer d'internet ou se séparer du calme (rester avec sa mère) que choisiriez-vous ? =) Désolée pour cette fin PAS DU TOUT constructive ! xD
Ne me demandez pas comment on peut être si méchant avec sa mère : moi-même je ne sais pas T~T Et je n'vous cache pas que moi j'oublie de retenir ma langue des fois ou ma mère m'énerve x)
Lâchez des reviews ou je vous mange ! é.è
